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PCC (NB)
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole aujourd’hui au sujet du projet de loi C‑2. Ces deux dernières semaines, en tant que député et membre du comité des finances, j’ai appris quelque chose de très intéressant. Une des premières questions posées au comité était la suivante: « D’où vient l’argent? »
Le gouvernement libéral va affecter 7,4 milliards de dollars à des programmes semblables à la PCU et aux autres programmes de la première série de mesures qu’il a mises en place pendant la pandémie. Cependant, nous avons depuis appris qu’une partie de cet argent a, en fait, fini dans les poches d’organisations criminelles. Des personnes ont pu frauder et obtenir des fonds publics à des fins criminelles, mais cela ne dérange pas les libéraux, puisque, tout récemment, ils ont réduit les peines pour certaines infractions, notamment celles liées aux armes à feu.
Nous savons que le gouvernement libéral est laxiste face au crime et aux criminels. Les Canadiens le savent. Cependant, si nous regardons ce qu’ils font en ce moment même, ils vont dépenser 7,4 milliards de dollars, et ce, sans qu'on exerce la moindre surveillance. L’Agence du revenu du Canada ne surveille aucunement l'utilisation de ces fonds. Le rapport du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada, le CANAFE, montre que des millions de dollars, de l’argent durement gagné par les contribuables, finissent dans les poches de criminels. D’autres fonds sont allés à des détenus. S’il y avait la moindre possibilité que l’argent des contribuables canadiens remplisse les coffres d’organisations terroristes, les députés peuvent-ils croire que le gouvernement du Canada permettrait qu'une telle chose se produise, mais surtout, qu’il ne réagirait pas?
Les citoyens de Miramichi-Grand Lake ne veulent pas financer des organisations terroristes. Ils ne veulent pas verser d’argent à des détenus. Ils ne veulent pas financer le crime organisé. Ils ne veulent pas financer des criminels dans quelque activité que ce soit, et ils ne veulent certainement pas que les peines imposées pour des infractions liées aux armes à feu soient revues à la baisse.
Le gouvernement libéral fait reculer le Canada à bien des égards en ce moment. Parlons de cette première question, que le député de Carleton a posée au comité: « D’où vient l’argent? » Le gouvernement du Canada n’a aucune idée d’où viennent ces 7,4 milliards de dollars. Il a fini par dire qu’ils viennent du fonds de réserve. Très bien, mais d’où venait cet argent?
J’insiste sur le fait que cet argent proviendrait des recettes énergétiques. Notre pays est un chef de file du secteur de l’énergie. Qu’il s’agisse de pétrole, de gaz, de minéraux ou de mines, nous sommes des chefs de file dans le développement de ces secteurs qui génèrent une part importante des revenus pour notre pays et ses contribuables. Les libéraux financent la PCU et d’autres programmes sans exercer la moindre surveillance, en utilisant les recettes provenant des industries mêmes qu’il cherche à éliminer face au reste du monde.
Actuellement, ils sont incapables de résoudre le problème des droits de douane sur le bois d’œuvre. Les États-Unis ont besoin de plus de pétrole et doivent se tourner vers l’OPEP et d’autres pays pour répondre à leurs besoins en matière de pétrole et de pipelines. Le gouvernement canadien ne pourrait-il pas dire aux Américains: « Nous allons vous fournir du pétrole. Construisons un oléoduc ensemble. En passant, ne pourriez-vous pas supprimer les droits de douane sur notre bois d’œuvre? »
C’est un argument plutôt général, un argument de base, mais je parie que les libéraux ne l’ont jamais formulé. Ils ne l’ont pas fait parce qu’ils n’ont aucun plan pour notre pays. Ils n’ont aucun plan pour Miramichi—Grand Lake. Tout ce qu’ils veulent faire, c’est parler de la crise climatique et avoir l’appui de tout le monde. Ils avaient le soutien massif des Premières Nations du pays à tel point qu’ils n’ont même pas assisté à la première Journée de la vérité et de la réconciliation. Ils ont mis le drapeau en berne durant six mois.
Nous parlons d’un gouvernement qui n’a aucun respect pour la population canadienne, aucun respect pour l’argent durement gagné par les contribuables de Miramichi—Grand Lake, du Nouveau-Brunswick et des autres provinces et territoires. Nous parlons du gouvernement de ce pays, qui affiche le deuxième taux d'inflation en importance au monde.
J’ai 43 ans. J’ai eu la chance d’acheter une maison construite en 1919 dans une région rurale du Nouveau-Brunswick. Elle n’était pas en très bon état et au fil des années, j’ai fait beaucoup de travaux pour la retaper. Il y a des gens de mon âge et même plus jeunes que moi qui n’auront jamais la chance de devenir propriétaires dans ce pays.
En 2006, j’ai acheté ma maison pour 40 000 $. Aujourd’hui, je pourrais la vendre 160 000 $ ou 170 000 $. J’habite dans une petite localité rurale du Nouveau-Brunswick où la connexion internet est très mauvaise et dont la seule ressource est la forêt. Au fil du temps, j’ai vu disparaître cette industrie. Si la valeur de ma maison a autant augmenté, imaginez ce que vaut aujourd’hui une maison payée 300 000 $ en 2005. Probablement des millions de dollars.
Les Canadiens n’auront pas les moyens d’acheter une maison. Ils n’auront pas d’enfants. Nous devons favoriser la croissance démographique. J’ai quatre enfants. Je peux dire qu’aujourd’hui, élever quatre enfants, cela coûte très cher. Si c’était à refaire, j’en aurais encore quatre. J’adore les enfants.
Cependant, prenons une personne qui a 28 ou 29 ans aujourd’hui. Cette personne veut acheter une maison, une maison qui devrait valoir 250 000 $, mais qui coûte maintenant 800 000 $. Elle a un conjoint qui veut avoir des enfants, mais ces deux personnes n’ont même pas les moyens d’en avoir un. Voilà le pays que le gouvernement laisse à nos enfants et à nos petits-enfants à venir. C’est inacceptable.
En tant que membre de l’équipe conservatrice, je crois qu'il faut demander au comité d'inviter l’Agence du revenu du Canada pour assurer un suivi de l’argent durement gagné par les contribuables canadiens ainsi que la vérificatrice générale, pour l'interroger sur ces questions sérieuses. Cela nous permettra aussi leur demander pourquoi ils ne soumettent pas à une vérification les personnes qui ont escroqué les Canadiens de leur argent durement gagné.
Pourquoi cela se produit-il? Comment le premier ministre du Canada peut-il soutenir cette entreprise? Comment peut‑il dire qu’il défend l’intérêt des Canadiens alors que des gens dans la vingtaine et la trentaine ne pourront jamais posséder une maison dans ce pays? Comment peut-il dire qu’il défend leur intérêt? Il est à l’origine de l’inflation du coût du logement. Le coût du bacon a augmenté de 30 à 35 % rien qu’au cours des deux dernières années. Les gens ne peuvent même plus se payer du bacon.
Je pense qu'il y a abus de pouvoir. Nous avons un premier ministre qui est déconnecté de tous les Canadiens. Il a assurément perdu contact avec la réalité du Canada rural. Il est déconnecté des gens de Miramichi—Grand Lake.
J’ai ici le rapport du Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada. Je suis éberlué qu’on y dise que les fraudes liées au Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes ont été commises de façon analogue, c'est‑à‑dire que le prêt était transféré du compte d’entreprise du demandeur à son compte personnel, puis retiré en espèces. Nous avons dans ce pays des gens qui s'approprient l’argent des contribuables. Nous avons un million d’emplois non pourvus, des maisons que personne ne peut se payer et de la nourriture que personne ne peut se payer.
C’est la beauté d’être à la Chambre aujourd’hui. J’ai à mes côtés un bon ami de la Nouvelle-Écosse. Mon père est de la Nouvelle-Écosse. J’ai un autre ami ici, de Terre-Neuve, et ils sont ici à travailler pour la population canadienne qui les a envoyés ici. Ils travaillent ici pour s'assurer que l’argent que les contribuables ont gagné à la sueur de leur front fasse l'objet d'un contrôle.
Le Parti conservateur du Canada est le seul parti qui a jamais exercé une surveillance sur l’argent que les contribuables canadiens gagnent à la sueur de leur front. Nous devons tenir le gouvernement responsable parce que le premier ministre est déconnecté, non seulement du Canada rural et de Miramichi—Grand Lake, mais de toute la population canadienne.
Nous devons nous assurer que l’argent des contribuables canadiens ne finance pas des organisations terroristes, des organisations criminelles, des escrocs et des petits criminels. Nous ne pouvons pas nous permettre que l’argent durement gagné par les Canadiens soit versé à ces organisations.
Nous avons présenté une motion au comité. Le Parti conservateur, les membres de ce comité et tous les députés de ce côté‑ci de la Chambre veulent une surveillance du premier ministre, parce que les Canadiens en valent la peine, parce que l’argent de leurs impôts en vaut la peine et parce que la population du pays doit passer en premier.
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Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2021-12-16 13:08
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Madame la Présidente, le député a fait des observations intéressantes. Je ne suis pas nécessairement d’accord dans le cas de plusieurs d’entre elles. Si j’étais d’accord, cela signifierait probablement que nous n’aurions pas eu de programmes comme la PCU, le programme de subventions salariales, et ainsi de suite, à cause de craintes ou de retards. Ce dont il est question ici, c’est du projet de loi C‑2, et le projet de loi C‑2 vise à soutenir les petites entreprises et les Canadiens de façon concrète et tangible.
Pourquoi le député ne reconnaît-il pas que les Canadiens s’attendent à ce que le gouvernement soit là durant les périodes difficiles, c’est-à-dire en cas de pandémie, pour fournir l’aide nécessaire? C’est là que va l’argent, pour soutenir de vraies personnes et de vraies entreprises. Pourquoi ne pas soutenir cela?
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Voir le profil de Jake Stewart
PCC (NB)
Madame la Présidente, soutenir les entreprises et les personnes dans le besoin sont des principes du Parti conservateur du Canada. Le problème, ici, c’est que les libéraux ne pouvaient pas nous dire d’où venait l’argent, et ils ne pouvaient pas nous dire combien il en coûterait pour l'administrer. Nous avons fini par obtenir un chiffre proche de 200 millions de dollars, et les libéraux n’ont pas pu nous dire si ce montant était compris ou non dans les 7,4 milliards de dollars.
Le gouvernement libéral du Canada n’a aucune idée de ce qu’il fait subir aux contribuables canadiens. Soutenons-nous les entreprises? Absolument. Soutenons-nous les gens dans le besoin? Absolument, mais nous surveillerons ce que font les libéraux avec les fonds publics.
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Voir le profil de Caroline Desbiens
BQ (QC)
Madame la Présidente, je profite de l'occasion pour dire que ma circonscription est la plus belle au monde; c'est le paradis.
Par ailleurs, le discours de mon collègue était très intéressant. Comme d'habitude, les conservateurs nous entretiennent beaucoup de l'axe économique.
Au Bloc québécois, nous considérons que les aînés de 65 ans et plus sont dans une situation économique précaire en ce moment. Nous en avons énoncé les différentes variables dans les derniers jours et dans les derniers mois. Cela fait même plusieurs années que le Bloc québécois réclame une meilleure qualité de vie pour les aînés, particulièrement en ce qui concerne leur pouvoir d'achat.
J'aimerais que mon collègue m'entretienne du fait que, lorsqu'on garde les aînés dans la précarité, cela ne profite à personne sur le plan économique. Cela engendre plus de frais de soins de santé, et la perte du pouvoir d'achat des aînées fait diminuer les retombées économiques.
Que pense-t-il de notre demande d'augmenter le pouvoir d'achat des aînés en leur donnant 110 $...
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Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
À l'ordre. Je dois donner à l'honorable député de Miramichi—Grand Lake l'occasion de répondre.
Le député de Miramichi—Grand Lake a la parole.
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Voir le profil de Jake Stewart
PCC (NB)
Madame la Présidente, il va de soi que le Parti conservateur du Canada fera toujours passer les aînés en premier. Nous savons que le gouvernement libéral du Canada ne fait passer personne en premier sauf ses amis, comme dans le scandale UNIS, les scandales liés à l’approvisionnement et celui de SNC‑Lavalin. Je n'ai pas assez de temps pour tous les nommer. Les députés peuvent regarder ce que les libéraux ont fait aux personnes âgées. Suis-je d’accord avec le député? En principe, oui.
Ma collègue et moi avons en commun de faire passer les aînés en premier, et nous savons que le gouvernement libéral fera passer ses amis en premier, de même que les criminels, les prisonniers et les terroristes.
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Voir le profil de Don Davies
NPD (BC)
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2021-12-16 13:12
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Madame la Présidente, je ne suis pas sûr que les conservateurs de Harper faisaient passer les aînés en premier lorsqu’ils essayaient de faire passer l’âge de la retraite de 65 à 67 ans au Canada. Toutes les personnes de 65 et 66 ans qui auraient été privées de prestations n’étaient pas très heureuses.
Ce projet de loi mettrait essentiellement fin à ce que nous appelons la PCU en exigeant qu’il y ait un confinement total dans une province avant que les travailleurs ne soient admissibles aux prestations. Étant donné l'arrivée du variant Omicron au pays, le NPD continue d'affirmer, comme nous le suggérons depuis un certain temps, que les travailleurs devraient obtenir un soutien jusqu’à ce que la pandémie de COVID soit terminée.
Mon collègue est-il d’accord avec le NPD pour dire que l'exigence d'un confinement complet est trop lourde? Dans l’affirmative, quelle condition proposerait-il pour que les travailleurs touchés par la pandémie puissent recevoir des prestations?
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Voir le profil de Jake Stewart
PCC (NB)
Madame la Présidente, d’abord et avant tout, mon collègue est mal informé. Deuxièmement, la seule chose que nous pouvons obtenir des néo-démocrates à la Chambre, c’est qu’ils voteront toujours pour le gouvernement canadien et le premier ministre. Ils sont la raison pour laquelle les libéraux continuent d’avoir un gouvernement minoritaire.
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Voir le profil de John Brassard
PCC (ON)
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2021-12-16 13:14
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Madame la Présidente, je vais partager mon temps de parole avec le député de Calgary Shepard.
La demande contenue dans le projet de loi C-2 s’élève à 7,4 milliards de dollars, et le projet de loi est adopté à la hâte à la Chambre, sans que l’on ait le temps de se pencher sur une autre dépense de 7,4 milliards de dollars en comité. Beaucoup de situations de ce genre se sont produites au cours des deux dernières années, depuis le début de la pandémie. Je me souviens qu’au début de 2021, il y avait un projet de loi représentant de 52 milliards de dollars de dépenses, et le gouvernement voulait que le Parlement l’approuve en quatre heures, littéralement, avec peu de possibilités de surveillance et peu de possibilités d'assurer un tant soit peu de transparence ou de responsabilité quant à ces dépenses. Maintenant, avec le projet de loi C-2, on nous demande d’approuver 7,4 milliards de dollars.
Je veux me concentrer sur quelques points aujourd’hui. Le premier est de savoir qui est laissé pour compte dans le projet de loi C-2. Je pense qu’il est très important que nous reconnaissions qui est laissé pour compte dans le projet de loi. Deuxièmement, je veux me concentrer sur la question de la responsabilité, de la transparence et de la surveillance, des éléments qui font gravement défaut dans le projet de loi. Le député de Carleton a demandé aux fonctionnaires du ministère des Finances d’où venait cet argent, et tout ce que nous avons entendu en retour, c'est un silence total. Il a suggéré qu’il y avait peut-être un arbre dans lequel pousse de l'argent dans notre pays, mais il n’y a pas eu de réponse. C’est le genre de questions dont nous pourrions traiter si nous avions plus de temps.
J’ai vraiment la chance de venir de la circonscription de Barrie—Innisfil, qui est aussi connue sous le nom de « Terminal 4 ». Beaucoup d’employés de l’aéroport Pearson et de compagnies aériennes, de voyages et de tourisme vivent dans ma circonscription. Bon nombre d’entre eux ont ressenti de l’anxiété, non seulement au cours des 18 derniers mois, en essayant de recoller les morceaux de leur vie alors que l’industrie du voyage et du tourisme a été décimée, mais aussi en raison du fait qu’au cours des derniers jours, nous avons vu des avis du gouvernement du Canada sur les voyages. Ils freinent vraiment certaines des décisions que les Canadiens ont prises de voyager pendant les Fêtes, d'aller à l’étranger dans des pays chauds, ce que font généralement les Canadiens, ou de voyager simplement pour rendre visite à leur famille aux États‑Unis. Beaucoup de ces voyages ne se font pas, et cela a un impact sérieux sur notre industrie du voyage et du tourisme, en particulier sur le secteur aérien, qui a été durement touché au cours des 21 derniers mois, et sur les conseillers en voyages, comme les agents de voyages, dont bon nombre ont été exclus au cours des 21 derniers mois des nombreux avantages offerts par le gouvernement. Aujourd’hui, ils sont à nouveau laissés pour compte.
J’ai entendu la secrétaire parlementaire du ministre du Tourisme dire qu’ils devront présenter une demande comme tout le monde, mais d’après les discussions que j’ai eues avec l’Association canadienne des conseillers en voyages indépendants, présenter une demande n’est tout simplement pas une option. Ils ne se sont pas admissibles parce que beaucoup d’entre eux sont des conseillers en voyages indépendants. Ils n’ont pas pignon sur rue et n’ont pas de locaux commerciaux. Ils travaillent à partir de chez eux. Cependant, ils génèrent 2,4 milliards de dollars de revenus, du moins ils le faisaient en 2019, avant que la pandémie ne frappe.
Un grand nombre des 12 000 conseillers en voyages indépendants du pays, comme Heather Kearns et Charlene Caldwell dans ma circonscription, n’étaient admissibles à aucune des prestations liées à la pandémie. Par conséquent, elles ont vu leur chiffre d’affaires chuter de façon vertigineuse. Souvent, ces personnes ne sont payées pour des réservations que lorsque les voyages ont lieu, alors les députés peuvent imaginer la situation, si nous réservions un voyage et que ce voyage était annulé et remboursé et que nous ne nous faisions pas payer pour les réservations pour lesquelles nous avions travaillé.
Les 20 derniers mois ont été terriblement difficiles pour les conseillers en voyages, et la situation va perdurer. Le projet de loi C‑2 n’aborde pas directement la demande de l’Association canadienne des conseillers en voyages indépendants, qui réclame une sorte de financement provisoire pour permettre aux conseillers en voyages d’accéder plus facilement aux programmes gouvernementaux. Je pense que c’est un échec du projet de loi C‑2.
L’autre élément, dont nous ont parlé les aînés, est la récupération du Supplément de revenu garanti. De nombreux aînés souffrent en ce moment. Le Canada est aux prises avec une crise de l’abordabilité et les hausses du coût du chauffage, de l’essence, de l’épicerie et de l’électricité touchent de façon disproportionnée les aînés, non seulement dans ma circonscription, mais partout au pays. De nombreuses personnes âgées ont demandé la PCU, et maintenant, parce qu’elles l’ont reçue, elles voient l’argent récupéré sur le montant de leur Supplément de revenu garanti. Le gouvernement s’attaque à ce problème, mais n’agira pas avant mai 2022, et par conséquent bon nombre de ces aînés continueront de souffrir de la crise de l’accessibilité financière et de la crise de l’inflation qui sévit actuellement.
Ce ne sont là que quelques-unes des graves lacunes de ce projet de loi.
Au cours des derniers jours, j’ai entendu, comme beaucoup de mes collègues à la Chambre, des conseillers en voyages et d’autres personnes de l’industrie du voyage et du tourisme dire à quel point ils sont inquiets des derniers avis aux voyageurs, surtout à l’approche du temps de l’année où le Canada connaît sa période de voyage la plus achalandée. Bon nombre de ces conseillers en voyages vont tout simplement perdre encore une fois des revenus, et nous devrions donc prévoir dans le projet de loi C‑2 des mesures de soutien plus larges pour le secteur des voyages et du tourisme. De telles mesures ne sont pas abordées dans ce projet de loi, et les conseillers en voyages indépendants en subiront les conséquences.
Ce que nous voulons également voir dans le projet de loi C‑2, et ce point me semble extrêmement préoccupant, est le niveau de responsabilité et de transparence qui a été demandé par les députés conservateurs au comité des finances, en particulier pour ce qui est de la surveillance. Le CANAFE a publié un rapport, et je rappelle aux Canadiens que CANAFE est l'acronyme du Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada. Son travail consiste à surveiller littéralement toutes les opérations financières effectuées dans notre pays. Il a publié un rapport, et ce n'est qu'après la réception d'une demande d'AIPRP présentée par M. Rubin, un chercheur d'Ottawa, que l'on a découvert l'étendue, la portée et l'ampleur des fraudes liées à la PCU commises au Canada. Les conservateurs ont proposé des amendements au projet de loi C‑2, mais ceux-ci n'ont pas été intégrés à la dernière version du projet de loi. Ces amendements visaient à inclure dans le projet de loi une vérification, fondée sur le rapport du CANAFE, effectuée par la vérificatrice générale, ainsi qu'un examen de certaines des mesures prises par l'ARC pour enquêter sur ce problème et poursuivre les fraudeurs.
Voici quelques exemples de ce que contient ce rapport du CANAFE. C'est vraiment troublant, et cela devrait aussi troubler les Canadiens compte tenu de l'étendue, de la portée et du montant de la fraude. Il est aussi important de souligner qui est impliqué dans cette fraude.
Le CANAFE a publié ce rapport pour la première fois en 2020. Les députés savent-ils combien d'enquêtes l'Agence du revenu du Canada a lancées depuis? Aucune en 21 mois. Ce fait à lui seul est troublant. Les conservateurs ont tenté de faire amender le projet de loi afin qu’on puisse enquêter au nom des Canadiens, ou au moins permettre aux organismes chargés d'enquêter d'examiner la question de la fraude.
Le rapport du CANAFE est intéressant à lire, et j'invite tout le monde à le faire. Je vais certainement l'afficher sur certains réseaux sociaux. Il contient un excellent sommaire, mais beaucoup de données ont été caviardées. Comme je sais que je n'ai pas beaucoup de temps, je vais rapidement résumer certains des défis liés à ce rapport du CANAFE et expliquer pourquoi il est important qu'ils fassent l'objet d'une enquête. En voici un extrait:
Des entités déclarantes ont indiqué que des organisations criminelles utilisant des identités volées ainsi que des particuliers recrutés dans les médias sociaux effectuent des « fraudes à la PCU » dans certaines villes...
C'était en 2020, et rédigé au présent. Le rapport se poursuit ainsi:
...les cartes prépayées sont chargées avec des allocations de la PCU et d'autres fonds blanchis.
Des entités déclarantes ont mentionné que des clients qui ne sont pas admissibles, ou qui travaillent à temps plein, ont demandé la PCU et l'ont reçue.
De plus, selon une entité déclarante, des fraudeurs se servent de renseignements d'identification personnelle volés pour demander en ligne la PCU ou des remboursements de la TPS et s'arrangent pour faire déposer les fonds sur des cartes prépayées ou rechargeables.
Nous avons aussi entendu parler des gangs et des organisations criminelles qui ont utilisé la PCU pour financer l'achat d'armes.
C'est un enjeu très important pour les Canadiens. Le gouvernement a distribué des milliards de dollars sans contrôle, sans reddition de comptes et sans transparence. Les conservateurs sont donc d'avis qu'il est important de faire enquête dans ce dossier.
J'ajouterai une dernière chose. L'autre jour, au comité de l'éthique, j'ai demandé aux membres d'étudier une motion dans laquelle il était proposé d'examiner les dépenses de plus de 600 milliards de dollars liées à la pandémie qui n'ont pas fait l'objet d'une reddition de comptes du gouvernement, et la motion a été rejetée par les députés libéraux.
Nous devons aller au fond des choses pour que les Canadiens puissent faire confiance au gouvernement et pour que nous nous assurions de bien comprendre où va l'argent. Je trouve décevant de voir que les amendements proposés concernant la reddition de comptes et la transparence n'étaient pas au nombre des amendements qui ont été acceptés pour le projet de loi C‑2, et il est difficile de comprendre pourquoi.
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Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
Madame la Présidente, le député a parlé un peu de responsabilité et de transparence, et je veux lui parler d’une entreprise de ma circonscription qui a eu recours à la subvention salariale pour mettre en lock-out ses chaudronniers. Il s’agit de Cessco Steel. Elle a mis ses travailleurs en lock-out, a reçu la subvention salariale et l’a utilisée pour payer des briseurs de grève.
Nous avons demandé au gouvernement à maintes reprises de corriger cette faille dans le programme. Nous avons demandé au gouvernement de revoir le processus afin que cela ne se reproduise pas. Cependant, jusqu’à présent, le gouvernement a fait la sourde oreille.
Je me demande si le député pense que nous aurions pu faire beaucoup mieux dans la mise en œuvre de ces programmes. Si le gouvernement avait écouté l’opposition lorsque nous lui avons fait part des lacunes de certains programmes, les Canadiens auraient été plus en sécurité et le déploiement des programmes aurait été bien meilleur.
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Voir le profil de John Brassard
PCC (ON)
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2021-12-16 13:25
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Madame la Présidente, c’est un point intéressant, même si je ne connais pas tous les détails de ce cas particulier. De façon plus générale, le gouvernement, dans sa hâte de débloquer cet argent, aurait dû songer à la surveillance. Il aurait également dû tenir compte de la responsabilité et de la transparence. Il aurait dû mettre en place des mesures permettant aux organismes d’enquête et aux autorités, comme l’ARC et d’autres, d’enquêter plus rapidement sur la destination de cet argent.
Comme je l’ai dit dans mon discours, l’ARC n’a pas encore enquêté à ce sujet, malgré le fait que le CANAFE ait repéré des milliers de cas de fraude avec la PCU. Aucune accusation n’a été portée à ce jour. Cela témoigne de la volonté du gouvernement d’enquêter réellement sur cette affaire. Va-t-il simplement fermer les yeux?
Nous devons aller au fond des choses, et les amendements au projet de loi C-2 que nous avons proposés auraient certainement aidé à cet égard.
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Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
Madame la Présidente, j’ai entendu les conservateurs parler abondamment de l’abordabilité et de la nécessité de veiller à ce que les Canadiens puissent continuer à se payer les biens et services dont ils ont besoin de nos jours. Cependant, hier, une motion d’adoption a été présentée à la Chambre pour lancer le débat et la discussion sur la première taxe nationale du Canada sur les propriétaires étrangers non résidents de terrains vacants ou de logements sous-utilisés.
Pourquoi le Parti conservateur a-t-il voté contre cette mesure alors qu’il est évident qu’elle contribuera à améliorer la situation en matière d’abordabilité?
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Voir le profil de John Brassard
PCC (ON)
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2021-12-16 13:27
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Madame la Présidente, il ne fait aucun doute que l’abordabilité est une question cruciale, en particulier sur le marché immobilier dans ma circonscription, Barrie—Innisfil, dont les jeunes et les aînés sont exclus. Il faut absolument se pencher là-dessus. En fait, plusieurs des propositions que nous avons faites au cours de la dernière campagne électorale portaient sur la question de l’abordabilité et visaient à ce que nous puissions examiner la propriété étrangère et nous assurer que nous faisons tout ce que nous pouvons pour rendre le logement abordable au Canada.
Nous continuerons d’insister sur l’abordabilité. Le principal problème dont j’entends parler, c’est l’accessibilité et l’abordabilité du logement, et il s’ajoute au fait que l’inflation atteint maintenant des sommets inégalés depuis 18 ou 19 ans. La vie devient de plus en plus inabordable pour les Canadiens, et c’est en grande partie à cause des politiques du gouvernement.
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Voir le profil de Dave MacKenzie
PCC (ON)
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2021-12-16 13:28
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Madame la Présidente, j’ai écouté très attentivement mon collègue parler aujourd’hui d’un secteur particulier de notre économie, celui des conseillers en voyages indépendants. Je sais qu’un certain nombre de députés de ce côté-ci de la Chambre, et je m’attends à ce qu’il en soit de même de l’autre côté, ont entendu les doléances de ces gens. Ce sont surtout des femmes qui travaillent à domicile. Ces personnes ont été les grandes oubliées de l’aide gouvernementale. Elles ne sont payées que lorsque le voyage qu’elles ont vendu a été effectué, ce qui peut prendre des mois, mais il n’y a rien dans le projet de loi C-2 pour les aider. D’après ce qu’elles m’ont dit, elles ont l’impression d’avoir été exclues presque délibérément. Mon collègue a-t-il quelque chose à ajouter à ce sujet?
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Voir le profil de John Brassard
PCC (ON)
Voir le profil de John Brassard
2021-12-16 13:28
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Madame la Présidente, j’ai passé beaucoup de temps à parler des conseillers en voyages indépendants, et il y a une raison à cela. J’ai passé énormément de temps à traiter avec leur organisation nationale et avec des conseillers en voyages locaux. Ils se sentent exclus et ils l’ont effectivement été. Bon nombre d’entre eux n’ont pas eu accès à certaines des prestations. Il s’agit d’une industrie de 2,4 milliards de dollars, qui compte 12 000 conseillers en voyages indépendants. Nous ne pouvons pas simplement les oublier. Nous devons nous assurer qu’ils sont appuyés. Ils n’ont pas reçu d’appui, mais nous continuerons d’essayer de remédier à cette situation partout au pays, non seulement à la Chambre, mais partout où nous irons.
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