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PCC (AB)
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2021-12-16 13:29
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Madame la Présidente, je suis très heureux de prendre la parole après le député de Barrie—Innisfil, qui a parlé avec tant d’éloquence des difficultés qu’éprouvent les conseillers en voyages indépendants. J’en ai rencontré beaucoup également, et il est indéniable qu’ils se sentent exclus de l’aide gouvernementale.
Le gouvernement demande essentiellement dans le projet de loi C-2 que nous lui donnions tout l’argent dont il a besoin maintenant et de régler plus tard les questions de reddition de comptes et de transparence. Je crois que le député a passé en revue certains des problèmes signalés par le CANAFE ainsi que les problèmes de fraude qui s’aggravent. Je reviendrai au CANAFE dans un instant pour aborder certaines de ses autres préoccupations.
De ce côté-ci de la Chambre, nous avons appuyé les Canadiens à qui on a interdit de retourner au travail en raison de diverses restrictions sanitaires. Nous nous sommes opposés à ce que les libéraux remettent des chèques de COVID à des prisonniers, à des membres du crime organisé, à des fraudeurs présumés et à des sociétés qui versent des primes et des dividendes à leurs cadres supérieurs. Nous n’étions pas d’accord pour payer des gens pour qu’ils ne travaillent pas pendant que l’économie était ouverte et qu’il y avait un demi-million d’emplois vacants. Dans ma province, l’Alberta, il y a eu une brève reprise de l’économie.
Je viens de parler avec un hôtelier qui m’a dit qu’ils ne peuvent rouvrir leur cuisine que trois jours par semaine parce qu’ils ne trouvent pas de personnel. Ils nettoient les chambres toute la journée et jusqu’à n’importe quelle heure parce qu’ils n’arrivent pas à trouver suffisamment de personnes pour travailler pendant les heures cruciales de la matinée, lorsqu’ils essaient de remettre en état une chambre pour le client suivant. La cuisine d’un grand hôtel ouverte trois jours par semaine n’est pas une façon de gérer une entreprise. Elle va perdre des clients. Les gens ne voyageront tout simplement pas. Les hôtels perdent également les revenus nécessaires pour continuer à payer leurs employés. C’est une lutte des deux côtés, pour les employés et les employeurs, mais nous, du côté des conservateurs, nous sommes là pour eux.
Je pense que le principe que nous devrions retenir est que, si un gouvernement provincial ou fédéral enlève à quelqu’un la capacité de gagner sa vie, il lui doit une indemnité, que j’appellerais une appropriation réglementaire. Il a enlevé quelque chose à une personne sans qu’elle en soit responsable et il doit donc l’indemniser, mais cette indemnisation ne doit pas s’étendre aux périodes où la personne a choisi de ne pas travailler; c'était son choix. De même, si une personne se livre à une activité criminelle, il va de soi qu’elle ne devrait pas recevoir de prestations du gouvernement pour faciliter son activité criminelle.
Nous voulons aider les entreprises de tourisme et d’hôtellerie touchées par les restrictions sur les voyages, mais nous nous opposons à une loi comme celle-ci qui ouvre les vannes pour faire tout ce que le gouvernement juge nécessaire. Il s’agit de 7,4 milliards de dollars de nouvelles dépenses qui s’ajoutent à toutes les autres dépenses qu’il a effectuées.
La Chambre a déjà entendu deux de mes collègues dire qu’ils avaient essayé de régler ce problème en comité. Nous avons proposé des idées pour améliorer les choses. Nous avons énoncé quatre conditions qui, selon nous, amélioreraient radicalement ce projet de loi.
J’étais ici lors de la dernière législature et nous avons vu le gouvernement faire des pieds et des mains pour faire adopter des projets de loi à la hâte et ne revenir que plus tard pour corriger les erreurs. En général, ces erreurs se traduisaient par des milliards de dollars de l’argent des contribuables qui étaient soit dépensés de manière imprudente, soit impossibles à dépenser parce que le programme ne fonctionnait tout simplement pas pour les personnes pour lesquelles il avait été conçu. Toutes ces choses sont généralement corrigées par un comité de la Chambre. C’est là que des témoins viennent dire si les programmes fonctionneront comme prévu et que des fonctionnaires fédéraux viennent expliquer les programmes.
Nous avons vu au Comité permanent des finances que les représentants du ministère étaient totalement incapables d’expliquer d’où viendrait l’argent. Je pensais que la question était très simple et qu’il suffisait de consulter le budget des dépenses pour y répondre. J’ai un proverbe yiddish, comme beaucoup de députés doivent s’y attendre. Le voici: « Ce n'est pas dans votre sommeil que se cachent vos péchés, mais dans vos rêves. » Je me souviens du débat sur un autre projet de loi à la Chambre, il y a quelques jours à peine. J’ai mentionné que, généralement, dans les projets de loi d’initiative ministérielle, il y a une différence entre ce que dit le projet de loi et les intentions que cache le gouvernement. Les deux sont en général complètement distincts. Le péché dans ce projet de loi, c'est qu’il n’y a pas suffisamment de reddition de comptes et de transparence envers les contribuables à qui l’on demande de régler une énorme facture pour remettre le pays sur les rails.
Le député qui m'a précédé a parlé du CANAFE. Je me permets donc de continuer de lire quelques-unes des préoccupations résumées dans son rapport. « Des entités déclarantes ont mentionné que des clients ont demandé et reçu la PCU, alors qu’ils ne vivent pas au Canada et qu’ils résident dans un 'territoire soulevant des préoccupations'. » Nous payons des gens à l’étranger qui obtiennent des fonds publics, alors que nous n’avons aucun moyen de vérifier s’ils ont droit à ces fonds et qu’ils ne sont pas au Canada. Quand je rencontre mes concitoyens, que je communique avec eux par courriel ou par téléphone, il m’est difficile d’expliquer pourquoi nous versons des prestations à des personnes qui se trouvent à l’étranger. « Des entités déclarantes ont souligné que des clients ont reçu plusieurs dépôts au titre de la PCU au cours d’une même semaine, qu’ils ont présenté plusieurs demandes de PCU en utilisant une ou plusieurs identités, ou qu’ils ont fait des opérations pour toucher des chèques de PCU à plusieurs endroits. »
Normalement, ce serait considéré comme de la fraude. Ce serait jugé très préoccupant et nous chercherions à limiter, à endiguer et à arrêter ce phénomène dès que possible.
« Des entités déclarantes ont mentionné que des clients qui se livraient à des activités financières douteuses ou illégales ont reçu des versements au titre de la PCU ainsi qu'un revenu d’emploi. » Enfin, « des entités déclarantes ont mentionné que des clients semblaient recevoir des versements au titre de la PCU, alors qu’ils percevaient un revenu de leur entreprise et/ou qu’ils recevaient des fonds du CUEC, tout en se livrant à des activités douteuses ou frauduleuses ». C'est un acte d'accusation. Le député qui s’est exprimé avant moi a abordé ce sujet. Nous nous appuyons sur le CANAFE. Je siégeais au Comité permanent des finances et j’ai suivi des séances d’information à huis clos où le CANAFE l’expliquait. Il s’agit d’un service exceptionnel qui est offert au gouvernement du Canada pour s'assurer que le versement des prestations est effectué avec une diligence raisonnable. Les prestations doivent être versées aux personnes qui en ont le plus besoin et la confiance à l'égard du gouvernement est sapée quand celui-ci se contente de dire qu’il va ouvrir les vannes et qu'il trouvera une solution par la suite.
La vérificatrice générale a publié un rapport concernant les contrôles aux frontières, les tests de dépistage des personnes aux frontières et le suivi de celles-ci pour vérifier qu'elles ont bien fait la quarantaine. C'est un rapport accablant. Madame la Présidente, je sais que vous avez déjà siégé à ce comité et que vous appréciez, probablement autant que moi, les rapports des vérificateurs généraux. Il s'agit d'un rapport accablant qui montre que, dans une situation où le gouvernement a instauré un programme comme celui des paiements en espèces versés aux personnes dans le besoin, un petit groupe de personnes a, comme c'est toujours le cas, commis des fraudes. Le système devrait être conçu pour éviter que cela se produise et pour que les contribuables et les citoyens aient confiance dans le système ainsi que dans la capacité du gouvernement de maîtriser la situation et de sévir contre les fraudeurs. Il est raisonnable pour les contribuables et les citoyens de s'attendre à ce que nous agissions ainsi.
Nous avons dépensé une somme d'argent prodigieuse, et on nous demande d'approuver encore plus de dépenses dans ce projet de loi. Nous avons proposé des amendements qui amélioreraient radicalement cette mesure législative afin de nous assurer que nous disposons de ce mécanisme de reddition de comptes et de transparence. Nous venons de voir l'énoncé économique de l'automne qui prévoit encore plus de dépenses. Les recettes et les dépenses augmentent, et les résidents de ma circonscription se demandent qui va payer toutes ces factures.
En définitive, la pandémie se terminera un jour. Je dis toujours aux gens qu'elle prendra fin. J'ignore quand, car je ne suis ni médecin ni scientifique, mais la pandémie prendra fin, et, à un moment donné, il faudra payer les comptes. Il faudra reporter une partie de la dette. Qui paiera pour toutes ces dépenses? La dette s'élève maintenant à plus d'un billion de dollars.
Cela me fait penser à John Diefenbaker. En discutant avec mon caucus, je me suis souvenu des propos que le grand John Diefenbaker a tenus à la Chambre dans les années 1960 lorsqu'il débattait avec un libéral d'en face, M. Pickersgill, et qu'il décrivait certaines des mesures financières adoptées à l'époque par les libéraux. L'énoncé économique de l'automne me fait penser à cela. M. Diefenbaker a déclaré que c'était comme une soupe homéopathique préparée à partir de l'ombre d'un pigeon mort d'inanition. Je ne pourrais imaginer de meilleure analogie pour décrire ce que je vois. M. Diefenbaker a dit cela il y a 50 ou 60 ans, et rien n'a vraiment changé avec le gouvernement libéral. C'est du pareil au même. Il dépense d'énormes sommes d'argent et s'impose très peu de limites et de contrôles.
Voici un autre exemple. Un rapport du directeur parlementaire du budget sur le projet de brise-glace a été publié pas plus tard qu'aujourd'hui. En 2013, le montant pour deux brise-glace devait se chiffrer à 1,3 milliard de dollars. Le coût a gonflé pour atteindre 7,25 milliards de dollars. On ne fait pas l'acquisition d'un plus grand nombre de brise-glace; il n'y en a que deux. Il s'agit de contrôle des coûts et de gestion de projet. Le gouvernement actuel est au pouvoir depuis six ans et c'est complètement de sa faute. Les libéraux ne peuvent jeter le blâme sur personne.
En 2015, ils ont hérité d'excellents bilans financiers et de budgets équilibrés. À maintes reprises, nous avons dit aux libéraux de se préparer à une situation désastreuse ou à un ralentissement. Jamais nous n'aurions pu prévoir une pandémie comme celle-ci ni une crise financière soudaine, où les gens se feraient dire de demeurer chez eux et qu'ils ne pourraient se rendre au travail, au point de risquer de perdre leur gagne-pain. Dans de telles circonstances, il est tout à fait légitime pour le gouvernement d'intervenir afin d'aider les gens. Certains exploitent la situation indûment et il faut faire les suivis nécessaires pour que les prestations obtenues frauduleusement soient remboursées aux contribuables. Dans des situations comme celles-là, je comprends qu'il faille soutenir les gens.
Toutefois, les contribuables se demandent: « Quand est-ce que ça va cesser? » Ils se demandent quand le gouvernement fera preuve de la transparence et de la reddition de comptes auxquelles on s'attend lorsqu'il emprunte avec la carte de crédit du pays dont tous les contribuables sont responsables.
Comme le dit mon proverbe: « Ce n'est pas dans votre sommeil que se cachent vos péchés, mais dans vos rêves ». Le gouvernement rêve qu'avec l'énoncé économique de l'automne ou un projet de loi comme celui à l'étude, il regagnera la confiance des Canadiens.
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Lib. (ON)
Madame la Présidente, cela me fait toujours rire quand les conservateurs disent qu'ils nous ont légué un budget équilibré. Oui, mais n'oublions pas qu'ils ont mis la hache dans les services aux anciens combattants et vendu des actions de GM à prix d'aubaine, tout cela simplement pour qu'ils puissent soi-disant équilibrer le budget en prévision des élections.
Toutefois, ce qui me surprend encore plus, c'est à quel point le député semble avoir la mémoire courte. Il n'est pourtant pas un nouveau venu; il était ici lors de la dernière législature. Il sait parfaitement que tous les députés conservateurs, lui y compris, ont voté en faveur de toutes ces dépenses au moyen de motions exigeant le consentement unanime. Il aurait pu se lever ou crier en restant assis à sa place. Il aurait suffi d'un simple « non », et l'argent n'aurait pas été dépensé. Le député avait le pouvoir de le faire. Pourquoi ne l'a‑t‑il pas fait?
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PCC (AB)
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2021-12-16 13:40
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Madame la Présidente, le gouvernement avait dit à ce moment‑là qu'il s'agissait d'une urgence, et nous, de ce côté‑ci de la Chambre, étions du même avis. Il s'agissait d'une pandémie mondiale.
Trois jours avant que l'OMS ne déclenche l'état d'urgence à l'échelle internationale, celle qui était alors ministre de la Santé a déclaré que le risque était faible, qu'il ne se passait rien de grave et que nous ne devions pas nous en inquiéter.
Je me souviens, c'était la fin de semaine de Pâques, et on nous a tous demandé de nous prononcer sur les dépenses. Nous avons voté oui, car c'était une urgence. J'ai même dit dans mon discours que, lorsque le gouvernement enlève aux Canadiens leur capacité de gagner leur vie, en raison d'une appropriation réglementaire, il doit alors intervenir et les indemniser. Or, à un moment donné, il faut mettre fin à la situation d'urgence. Nous avions convenu, depuis le début, que le gouvernement ferait preuve de transparence et de responsabilité, qu'il rendrait compte de ses dépenses, qu'il tiendrait les gens responsables de leurs actes et qu'il cesserait de donner de l'argent aux organisations criminelles.
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Voir le profil de Denis Trudel
BQ (QC)
Madame la Présidente, mon collègue a beaucoup insisté sur le fait qu'il fallait arrêter les dépenses. Effectivement, on n'imprime pas d'argent au Parlement. Cependant, au Québec et au Canada, on vit en ce moment une crise très importante, celle du logement. On en a parlé toute une journée la semaine passée, en réponse à une motion présentée par les conservateurs.
Au Québec, 450 000 ménages payent plus de 30 % de leur revenu pour se loger. Ce qu'on constate à l'heure actuelle, c'est que le marché ne fait pas son travail, qu'il ne réussit pas à contrôler le prix des maisons et les loyers pour loger les plus vulnérables au Canada.
Tous les organismes impliqués en logement au Québec, dont le FRAPRU, le Réseau québécois des OSBL d'habitation et les fédérations de locataires, sont unanimes: il faut que le gouvernement investisse massivement pour mettre fin une fois pour toutes à la crise du logement. Mon collègue est-il d'accord?
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Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
J'aimerais implorer les députés de faire attention au volume de leur voix pour les interprètes.
L'honorable député de Calgary Shepard a la parole.
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PCC (AB)
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2021-12-16 13:42
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Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa question et de l'énergie avec laquelle il me l'a posée.
Je suis d'accord sur le fait qu'il y a une crise du logement dans notre pays. Le prix moyen d'une maison a augmenté au Canada et est maintenant de 720 850 $. Même dans ma région, à Calgary, les prix n'ont plus aucun rapport avec les salaires que les gens peuvent toucher dans les communautés que je représente.
De novembre 2021 à maintenant, l'augmentation a été de 19,6 %. Je pense que le problème est que les dépenses publiques du gouvernement sont trop élevées et que cela continue. Le taux hypothécaire est de moins de 1 % à certaines banques. Il est trop facile de se procurer trop d'argent et cela fait augmenter le prix des maisons au Canada.
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Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
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2021-12-16 13:43
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Madame la Présidente, je remercie les députés conservateurs et, bien sûr, les députés néo-démocrates qui ont beaucoup parlé des agents de voyage et de ceux qui ont été laissés pour compte par le gouvernement et privés de la Prestation canadienne d'urgence. Il y a beaucoup de Canadiens qui ne reçoivent pas le soutien dont ils ont besoin.
Le député pourrait-il parler de ce que les conservateurs offriraient aux agents de voyage et à ceux qui ne reçoivent aucun soutien? Il est clair qu'ils ne reçoivent rien actuellement. On parle ici d'un nombre disproportionné de femmes, qui restent à la maison et qui seront durement touchées par les décisions d'un gouvernement qui les a abandonnées.
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PCC (AB)
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2021-12-16 13:44
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Madame la Présidente, le député a tout à fait raison. J'ai parlé à de nombreux agents de voyage de ma circonscription, qui sont surtout des femmes. Habituellement, c'est leur deuxième emploi ou un des deux emplois qu'elles occupent à temps partiel. Elles sont laissées pour compte. La solution la plus simple serait de les rendre admissibles aux mêmes programmes gouvernementaux auxquels ont droit les grandes sociétés.
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Voir le profil de Jamie Schmale
PCC (ON)
Madame la Présidente, je suis heureux d'avoir l'occasion de prendre la parole au sujet de ce projet de loi et d'exprimer nos préoccupations quant à la demande d'approbation de plus de 7 milliards de dollars supplémentaires. Je partagerai mon temps de parole avec mon collègue le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola. J'apprécie ses interventions et j'ai hâte d'entendre son discours.
Les libéraux affirment souvent qu'ils ont un plan pour l'économie, mais je pense que nous savons tous ce que cela veut vraiment dire: des politiciens et des bureaucrates réunis autour d'une table qui créent un énième programme gouvernemental pour lequel ils pourront dépenser de l'argent.
On nous demande d'examiner un projet de loi qui prévoit plus de 7 milliards de dollars en fonds supplémentaires. Nous avons dit à maintes reprises à la Chambre que l'impression de tous ces billets, les 400 milliards de dollars, cause d'énormes problèmes d'inflation partout au pays. Ainsi, le prix d'à peu près tout a augmenté, ce qui a rendu bien des choses plus chères, y compris des biens du quotidien, et cette situation touche de plein fouet les gens qui vivent d'un chèque de paie à l'autre et qui peinent à joindre les deux bouts tous les jours.
Comme nous le savons tous, chaque fois qu'un nouveau plan est établi, il finit par échouer. Puis, le gouvernement explique que quelque chose ne va pas et qu'il doit présenter un nouveau programme pour corriger celui qu'il vient de mettre en œuvre. Pensons à quelqu'un qui va chez le médecin pour un problème d'hypertension artérielle et à qui on prescrit un médicament. Ensuite, il se plaint d'avoir la bouche sèche, et le médecin lui prescrit un autre médicament. Le problème d'hypertension artérielle revient, et il doit prendre encore un autre médicament. La liste s'allonge encore et encore. Nous nous trouvons exactement dans le même type de situation.
Dans ce cas-ci, le gouvernement parle d'un nouveau programme de garderies, un programme qui semble objectivement s'appuyer sur un financement déficitaire pendant longtemps. Ce programme causera d'importants problèmes pour les parents qui tentent d'accéder aux places déjà limitées. Ce que le gouvernement fait lorsqu'il s'ingère dans le marché, comme nous le savons tous, c'est d'oblitérer la concurrence. Il crée des règles du jeu inéquitables pour les autres fournisseurs.
Nous parlons de personnes qui exploitent une garderie dans leur sous-sol. Ces garderies sont réglementées et elles sont dans le voisinage. En injectant de l'argent et en altérant la valeur marchande de ces services, le gouvernement cause la disparition de ces places en garderie qui seraient autrement offertes sur le libre marché. Cela entraîne d'autres problèmes et encore des listes d'attente. Ceux qui pensent que les services de garde coûtent cher maintenant auront une surprise lorsque le gouvernement en aura obtenu la mainmise.
Il semble que le gouvernement ait deux modes d'action: interventionniste et très interventionniste. Nous parlons ici des garderies, mais il est question de l'élargissement de nombreux autres programmes.
Comme nous l'affirmons depuis le début et comme mes amis l'ont déjà souligné, quand le gouvernement a demandé aux Canadiens de rester à la maison et aux entreprises de fermer leurs portes en raison de la pandémie, et que personne ne savait vraiment ce qui était en train de se passer, il fallait aider tous ces gens, et nous avons appuyé les programmes en question. Or, ces programmes, comme la subvention salariale, l'aide pour le loyer et beaucoup d'autres, comportaient des lacunes que nous, députés de l'opposition, avons portées à l'attention du gouvernement. Dans certains cas, des changements ont été apportés, et dans d'autres, non. Malgré toute l'attention portée à ces programmes, beaucoup d'entreprises n'y ont pas eu droit.
Voilà que nous apprenons qu'il se pourrait que la PCU ait été versée à des membres du crime organisé, contribuant peut-être ainsi à la criminalité déjà croissante dans certaines grandes villes du pays. Cela mérite un examen. Cela mérite que les parlementaires fassent leur travail pour découvrir ce qui se passe avec ce programme, de même que ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.
Comme nous le savons, le gouvernement ne dispose pas de ressources divines. Tout ce qu'il a à sa disposition, c'est l'impôt que nous payons et, s'il fait un emprunt, nous nous retrouvons endettés. S'il imprime de l'argent, c'est une façon détournée de faire payer des impôts à la population. C'est une taxe sur l'épargne, et les économies de beaucoup de gens de la classe moyenne perdent ainsi de la valeur.
Comme on l'a souligné à maintes reprises à la Chambre, les personnes qui vivent dans de beaux manoirs ou qui disposent d'actifs imposants se sont enrichies. Toutefois, il y a aussi les personnes qui ont du mal à joindre les deux bouts, à se trouver une maison, voire à accéder au marché immobilier, qui peinent à payer leurs factures ou qui, lorsqu'elles font leur épicerie, se rendent compte que leur panier n'est pas aussi plein qu'avant, mais que les prix à la caisse sont les mêmes. Le gouvernement a tiré tout cet argent de son chapeau, puis refuse de changer d'approche, et voilà le résultat.
Au pire de la pandémie, la première chose que le gouvernement a faite a été d'essayer de s'approprier le pouvoir absolu de taxation et de dépenser sans compter pendant deux ans.
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Voir le profil de Jamie Schmale
PCC (ON)
Il s'agissait d'un autre projet de loi C‑2. Je remercie mon ami de Barrie—Innisfil de me l'avoir rappelé. Le gouvernement avait là une occasion d'essayer de s'emparer du pouvoir absolu, de se débarrasser de l'opposition et de donner tous les pouvoirs à l'exécutif. Heureusement, les députés de l'opposition et les Canadiens en général ont résisté à cette tentative.
Une partie des 400 milliards de dollars initiaux a été affectée à la PCU, à la subvention salariale et à d'autres programmes, à des soutiens réels. Une partie de cette somme a été affectée au marché du logement, mais une grande partie a également été consacrée à une véritable caisse noire de dépenses des libéraux pour des projets qui n'avaient rien à voir avec la COVID, mais qui ont été présentés sous ce jour, ce qui a aggravé le problème que nous connaissons actuellement. Le fait est que les entreprises, en particulier les petites entreprises, sont en difficulté en ce moment même. Elles se battent pour faire face à la hausse des prix et à la pénurie de main-d'œuvre. Malheureusement, la situation ne va pas s'améliorer.
Pendant que les dépenses se poursuivent, on estime que les Canadiens vont devoir payer au moins 1 000 $ de plus pour leur épicerie par rapport à l'an dernier. On ne parle même pas du remboursement de la dette dans un avenir rapproché. On ne parle pas des milliards de dollars qui pourraient servir à financer de nombreux programmes, mais qui servent plutôt à payer les intérêts de la dette. Nous payons les intérêts, mais pendant ce temps, la dette continue de s'alourdir. Nous avons donc de plus en plus de mal à rester à flot.
Nous devons plutôt essayer de faire croître l'économie et, pour ce faire, nous devons maintenir un faible taux d'imposition, puis éviter d'alourdir la réglementation ou d'ajouter des contraintes et des formalités administratives afin qu'elles restent à un niveau raisonnable. Laissons le marché se réguler et laissons les entreprises faire ce qu'elles font le mieux, c'est-à-dire créer des emplois, des débouchés et de la richesse pour la collectivité. Laissons-les générer des salaires, puisque les employés rémunérés créent ensuite d'autres entreprises et davantage de débouchés. Pour aider les démunis, nous devons faire croître l'économie. En multipliant les règles, les règlements et les formalités administratives, on restreint l'économie. Il faut alors plus d'interventions de l'État, et on se trouve pris dans un cercle vicieux.
Comme nous l’avons maintes fois mentionné, nous aimerions que le gouvernement se montre plus responsable financièrement. Nous convenons qu'il faut aider les secteurs auxquels on dit qu’ils ne peuvent plus fonctionner, notamment le secteur du voyage et du tourisme, mais il faut aussi envisager des programmes qui permettent de développer l’économie, de produire des choses ici, dans notre pays. En Ontario, la situation est difficile. Nous avons des tarifs d’électricité parmi les plus élevés en Amérique du Nord grâce aux libéraux provinciaux. Et quel a été le résultat pour le cœur manufacturier du Canada? L’effondrement de l’industrie manufacturière.
Malheureusement, nombre de politiciens qui ont quitté Queen's Park sont venus à Ottawa, avec les mêmes intentions. Dans certains cas, nous avons payé leur déménagement. Nous devons commencer à faire le contraire. Nous devons commencer à encourager l’investissement, à encourager les cerveaux à venir et à se développer ici, et à créer des emplois, des perspectives et de la richesse. Il faut baisser les impôts, réduire la taille du gouvernement et donner davantage de marge de manœuvre.
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Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je trouve ce discours tout à fait fascinant. D’une part, le député a été entièrement capable de comprendre et de constater comment une économie peut se développer et se contracter. Vers la fin de son discours, il a précisément parlé de cela et des mesures que pourrait prendre le gouvernement pour développer et contracter l’économie.
D’autre part, au début de son discours, il a parlé de services de garde d’enfants, en prenant soin de souligner uniquement que de tels services contribueraient à un déficit plutôt que de reconnaître qu'en permettant à plus de gens de participer au marché du travail, on pourrait peut-être faire croître l'économie exactement comme le suggèrent les modèles qu’il a utilisées.
Pourquoi les conservateurs sont-ils capables de parler de la croissance et de la contraction de l’économie quand cela leur est utile, mais complètement incapables de le faire quand il s’agit d’investir dans l'économie et d’y ouvrir des perspectives pour les gens?
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PCC (ON)
Madame la Présidente, de toute évidence, le député d'en face n'a pas écouté un mot de mon intervention. Comme je l'ai signalé, le gouvernement comporte deux volets: un gouvernement interventionniste et un gouvernement très interventionniste.
Le programme de garderies, que le gouvernement libéral fédéral cherche à faire accepter par tous les autres gouvernements du pays, sera financé par le déficit, ce qui signifie que ce sont les enfants entrant à la garderie qui devront en assumer les frais. Nous pouvons aussi regarder ce qui s'est passé dans d'autres pays ayant adopté un programme semblable. Bien sûr, la seule solution est d'alourdir l'appareil gouvernemental. Si on tente de parler d'autres solutions, les libéraux font la sourde oreille. C'est tout à fait incroyable.
Si nous examinons ce qui a été fait ailleurs au pays et dans le monde, nous constatons que lorsque le gouvernement prend les rênes des services de garde, les listes d'attente s'allongent énormément. Nous devons accroître les choix offerts à tous et permettre tant au gouvernement qu'au secteur privé de jouer un rôle. Nous ne pouvons pas exclure le secteur privé, et nous attendre à ce que le gouvernement ait toutes les réponses.
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NPD (BC)
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2021-12-16 13:57
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Madame la Présidente, puisque c'est peut‑être la dernière fois que je prends la parole avant les Fêtes, je vous souhaite, à vous et à tous mes collègues, de joyeuses Fêtes.
Depuis le début de la pandémie, un groupe a été laissé pour compte: les propriétaires d'entreprises en démarrage. Je pense à la boulangerie Wildflower à Port Alberni, dans ma circonscription. En plus des restrictions de capacité, elle a dû s'adapter à la nouvelle réalité. Ce nouveau variant va lui nuire. En effet, ses concurrents ont pu bénéficier des mesures d'urgence, mais la boulangerie a été privée de tout soutien. Nous avons proposé de bonnes idées au gouvernement, par l'entremise du site savestartups.ca, mais le gouvernement en a fait fi. Rien n'est prévu dans le projet de loi pour aider les entreprises en démarrage.
Mon collègue pourrait‑il parler des entreprises en démarrage de sa circonscription qui ont été laissées pour compte? Peut‑être pourrait-il aussi se prononcer sur certaines des idées des conservateurs pour donner à ces entreprises l'appui dont elles ont désespérément besoin?
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PCC (ON)
Madame la Présidente, je souhaite également un joyeux Noël au député, ainsi qu'une bonne et heureuse année en toute sécurité.
Les petites entreprises éprouvent certainement des difficultés. Nous avons parlé d'entreprises qui ont été tenues de fermer leurs portes et, dans de nombreux cas, de cesser toutes leurs activités, surtout les petites entreprises. Le gouvernement devait prendre un peu de recul.
En ce qui concerne la situation plus générale dont le député de la Colombie-Britannique a fait mention, les Canadiens se débrouillent assez bien pour mettre sur pied de petites, moyennes et grandes entreprises. Cependant, ils peinent à obtenir le financement ou les services dont ils ont besoin pour faire croître leur petite entreprise pour qu'elle atteigne la taille moyenne. C'est une belle occasion ratée pour l'ensemble de la société. Il arrive que les propriétaires de petites entreprises doivent céder leur entreprise ou qu'ils ne soient tout simplement pas en mesure de pousser leurs affaires plus loin et de bâtir le succès dont le pays a besoin. Au pire des cas, ils installent leur entreprise à l'étranger. Or, nous pouvons remédier à cette situation.
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