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NPD (BC)
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2022-12-08 10:03 [p.10625]
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demande à présenter le projet de loi C‑310, Loi modifiant la Loi de l’impôt sur le revenu (crédit d'impôt pour les pompiers volontaires et les volontaires en recherche et sauvetage).
— Monsieur le Président, c'est un privilège d'intervenir aujourd'hui pour présenter ce projet de loi, qui demande au gouvernement du Canada de modifier la Loi de l'impôt sur le revenu pour faire passer le montant des crédits d'impôt pour les services de pompier volontaire et de volontaire en recherche et sauvetage de 3 000 $ à 10 000 $.
Nous savons que les volontaires en recherche et sauvetage et les pompiers sont toujours prêts à prêter main‑forte...
Des voix: Oh, oh!
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NPD (BC)
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2022-12-08 10:03 [p.10625]
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Monsieur le Président, je crois que les pompiers vous en seront reconnaissants.
C'est un privilège d'intervenir aujourd'hui pour présenter ce projet de loi, qui demande au gouvernement du Canada de modifier la Loi de l'impôt sur le revenu pour faire passer le montant des crédits d'impôt pour les services de pompier volontaire et de volontaire en recherche et sauvetage de 3 000 $ à 10 000 $.
Nous savons que les volontaires en recherche et sauvetage et les pompiers sont toujours prêts à prêter main-forte en temps de crise, notamment lorsque surviennent des incendies de forêt, des inondations ou des accidents dans nos collectivités. Des 126 000 pompiers au Canada, 90 000 sont des pompiers volontaires. Ces travailleurs essentiels donnent de leur temps, suivent une formation et font des efforts bénévolement pour leurs concitoyens, souvent au péril de leur vie, ce qui permet aux municipalités de maintenir leurs impôts fonciers à un niveau inférieur à ce qu'il devrait être si elles devaient recourir à des services rémunérés
Augmenter le crédit d'impôt permettrait à ces bénévoles essentiels de conserver une plus grande partie de l'argent qu'ils ont durement gagné et qu'ils dépenseraient probablement dans les collectivités où ils vivent. De plus, une augmentation du crédit d'impôt favoriserait le recrutement de volontaires et leur maintien en poste.
J’ai déjà présenté le projet de loi C‑201 qui portait sur ce sujet. Cependant, je présente ce projet de loi aujourd’hui, parce qu’il définirait les services de pompiers volontaires admissibles, en plus de préciser le moment où ce crédit d’impôt s’appliquerait.
Je remercie l’Association canadienne des chefs de pompiers pour son travail dans ce dossier, ainsi que les nombreux Canadiens qui ont signé les pétitions à l’appui.
J'espère que tous les députés appuieront le projet de loi et feront preuve de respect envers tous les pompiers volontaires du Canada qui risquent leur vie pour servir leur collectivité.
Je remercie ma collègue de Nanaimo—Ladysmith d'avoir appuyé le projet de loi.
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NPD (AB)
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2022-12-08 10:07 [p.10626]
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Monsieur le Président, je prends la parole aujourd’hui pour présenter une pétition signée par des Canadiens de partout au pays qui sont très préoccupés par les persécutions et le génocide qui ont été perpétrés contre le peuple hazara à partir de 1891. Nous savons que le peuple hazara continue de faire l’objet de persécutions systémiques et ciblées, comme les meurtres de nouveau-nés ou les attaques incessantes contre des hommes, des femmes, des enfants et des aînés.
Puisque le Canada entretient une relation spéciale avec l’Afghanistan, ces citoyens demandent au gouvernement du Canada de reconnaître officiellement que le nettoyage ethnique de 1891 à 1893 perpétré contre le peuple hazara constituait un génocide. Ils nous demandent de désigner le 25 septembre comme jour de commémoration de ce génocide.
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NPD (BC)
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2022-12-08 10:10 [p.10626]
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Monsieur le Président, j’ai ici une pétition signée par des gens de ma circonscription qui sont très préoccupés par la mousse de polystyrène, communément appelée styromousse, et par ses répercussions sur le milieu marin. Il est incroyablement difficile de nettoyer la styromousse qui pollue les plages et les rivages. Nous savons qu’elle se retrouve dans le milieu marin et qu’elle pose de nombreux défis. Nous savons également que le district régional qathet et l’Association of Vancouver Island and Coastal Communities ont appuyé à l’unanimité l’interdiction de la styromousse dans les milieux marins.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement d’agir, et j’espère qu’il le fera bientôt.
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NPD (BC)
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2022-12-08 10:12 [p.10627]
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Monsieur le Président, il n'est pas surprenant que je présente maintenant une pétition sur le crédit d'impôt pour les pompiers. En effet, les pompiers, surtout ceux des collectivités rurales, risquent leur vie. Cette pétition a été signée par des habitants de ma circonscription, Courtenay—Alberni, c'est-à-dire de Courtenay, Cumberland, Royston, Dashwood, Parksville, Qualicum, Beaver Creek, Cherry Creek et Sproat Lake. En vertu du régime d’impôts canadien, les pompiers volontaires et les bénévoles en recherche et sauvetage peuvent actuellement réclamer un crédit d’impôt de 3 000 $ s’ils ont accumulé 200 heures de services bénévoles au cours d’une année civile. Les pétitionnaires veulent faire passer ce montant à 10 000 $. Ils réclament qu'une telle mesure soit prise, et ils espèrent que tous les députés y seront favorables.
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NPD (BC)
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2022-12-08 10:29 [p.10629]
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Monsieur le Président, à mon avis, la crise climatique et les pratiques abusives des magasins à grande surface et des grands détaillants en alimentation ont des répercussions beaucoup plus importantes sur les prix des aliments que la tarification du carbone.
Ma question est la suivante: alors que les agriculteurs canadiens ont de mauvaises récoltes et que l'infrastructure servant au transport de nos aliments est détruite par des catastrophes climatiques, pourquoi les conservateurs n'ont-ils aucun plan de lutte contre la crise climatique, la crise la plus importante à laquelle la population canadienne doit faire face? Pourquoi refusent-ils d'élaborer un plan crédible?
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NPD (ON)
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2022-12-08 10:44 [p.10631]
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Monsieur le Président, je tiens d’abord à remercier mon collègue d’avoir présenté cet excellent projet de loi d’initiative parlementaire. Il améliorerait la situation de tous les agriculteurs.
Je suis toutefois surpris de constater que la motion des conservateurs ne fait pas mention des chaînes d’épicerie. Premièrement, nous savons qu’il y a un manque de concurrence flagrant. Nous savons que certaines de ces chaînes mettent une partie de leur argent à l’abri à l’étranger et qu’elles ont dû payer une amende à l’Agence du revenu du Canada pour avoir caché de l’argent à la Barbade. Elles ont fixé le prix du pain; le Bureau de la concurrence l'a prouvé. Elles réalisent des profits faramineux grâce aux politiques liées à la COVID‑19, parce que les restaurants ont fermé leurs portes et qu’elles n’avaient pas de concurrence. Elles ont mis fin à leurs programmes de rémunération des héros de façon unilatérale, malgré le fait qu’elles ne devraient pas travailler de concert en coulisse. Les primes qu’elles ont versées à leurs hauts dirigeants et les salaires des gestionnaires feraient rougir les requins de la finance. Enfin, elles imposent des prix abusifs pour les produits locaux, ce qui empêche les agriculteurs de distribuer leurs produits.
Pourquoi les conservateurs omettent-ils de mentionner la situation en ce qui concerne les chaînes d’épicerie?
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NPD (BC)
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2022-12-08 10:57 [p.10634]
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Monsieur le Président, nous pensons nous aussi qu’il faut absolument tarifer le carbone. En Colombie‑Britannique, c’est un gouvernement libéral plutôt à droite qui a mis en place la taxe sur le carbone en 2009, et celle-ci est aujourd’hui appuyée par tous les partis provinciaux, car nous sommes conscients des impacts du changement climatique. Nous nous souvenons que Lytton a été ravagée par un incendie. Nous avons eu des inondations. Bref, nous voyons régulièrement les impacts du changement climatique, et j’ai eu l’occasion d’en parler souvent à mon collègue.
Ce qui me préoccupe, et je partage l’avis du Bloc, c’est qu’il n’y a toujours pas de taxe sur les profits excessifs des sociétés pétrolières et gazières. Nous savons que le Royaume‑Uni a joué un rôle de chef de file à cet égard, et que d’autres pays lui ont emboîté le pas. Les sociétés pétrolières et gazières ont engrangé plus de 100 milliards de profits records, mais les libéraux et conservateurs sont d’accord pour les laisser continuer de s’en mettre plein les poches.
C’est inacceptable parce que cet argent pourrait servir à atténuer les difficultés des Canadiens par la suppression de la TPS sur le chauffage, y compris sur le chauffage électrique, ce que les conservateurs proposaient autrefois dans leur plateforme électorale, mais qu’ils ne proposent plus du tout aujourd’hui, au contraire, et par la suppression de la surtaxe de 39,5 % pour Postes Canada qui est parfaitement inacceptable.
Mon collègue est-il prêt à imposer une taxe sur les profits excessifs aux sociétés pétrolières et gazières afin d’alléger la pression qui s’exerce chaque jour sur les Canadiens ordinaires ?
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NPD (BC)
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2022-12-08 11:14 [p.10636]
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Monsieur le Président, il est quelque peu curieux que les conservateurs soulèvent le fait que le Canada se classe au 58e rang en matière de lutte contre les changements climatiques et qu’ils parlent de notre capacité à relever le défi des changements climatiques et à respecter nos engagements. C’est curieux parce que les conservateurs n’ont pas de plan pour lutter contre les changements climatiques, mais c’est aussi un problème parce que nous ne devrions pas occuper le 58e rang.
Même si le Canada a un système de tarification du carbone, il continue d’être à la traîne, de ne pas respecter les engagements qu’il a pris et de ne pas performer. Nous ne sommes pas en voie d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Que faut-il faire pour améliorer l’approche du Canada à l'égard des changements climatiques et cesser d'être à la traîne dans ce dossier crucial?
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NPD (ON)
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2022-12-08 11:43 [p.10640]
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Monsieur le Président, j'ai été surpris de constater qu'il n'y avait aucune mention des chaînes d'épiceries ni aucun lien avec l'intégration des produits des agriculteurs locaux dans les chaînes sans que les agriculteurs soient exploités ou se trouvent dans une situation moins avantageuse en ce qui concerne le placement des produits. Je pense qu'il valait la peine de mentionner cette situation, car elle affecte le prix des produits alimentaires. En fin de compte, si on empêche les produits canadiens d'être concurrentiels, cela nuit vraiment aux consommateurs.
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NPD (BC)
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2022-12-08 11:44 [p.10640]
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Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole en cette belle journée pour parler de la motion de l’opposition dont nous sommes saisis.
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la formidable députée de Nunavut.
C'est étrange de parler de ce sujet; c’est un peu comme le jour de la Marmotte. Il semble que, quel que soit le problème, les conservateurs se servent toujours du même outil. Je suppose que lorsque le seul outil dont on dispose est un marteau, tous les problèmes ressemblent à des clous.
La crise climatique et le problème très urgent de la hausse astronomique des prix des aliments et de ses répercussions sur les Canadiens sont des problèmes sérieux qui nécessitent des outils efficaces.
De toute évidence, la motion dont nous sommes saisis concerne les agriculteurs. J’aimerais prendre un instant pour parler des agriculteurs du Nord‑Ouest de la Colombie‑Britannique, qui font un travail incroyable, notamment des producteurs laitiers et des éleveurs de bovins.
À Terrace, l’autre jour, j’ai rencontré les propriétaires d’une nouvelle ferme de produits laitiers de chèvre. Ils souhaitent se lancer dans la production artisanale de fromage et de lait de chèvre dans le Nord‑Ouest de la province. C’est un projet vraiment extraordinaire. Cela touche également les producteurs de légumes, les maraîchers et d’autres producteurs qui vendent leurs aliments à la grandeur de la région. La production alimentaire est en plein essor dans le Nord‑Ouest de la province, et nous en sommes très fiers. Tous ces agriculteurs, quelle que soit la taille de leur exploitation, ont raison d’être fiers du travail qu’ils accomplissent.
Il est vrai que les agriculteurs ont de nombreux défis à relever. L’un de ceux-là est le coût des intrants dont ils ont besoin pour exploiter leur ferme, mais ce n’est pas leur seul défi. À long terme, l’un des grands défis est bien entendu l’impact de la crise climatique. N’est-il pas paradoxal de débattre d’une motion de l’opposition qui vise à miner l’approche du Canada à l'égard de la crise climatique, alors que les gens qui sont les plus touchés par cette crise sont justement les agriculteurs de tout le pays?
J’aimerais parler brièvement des agriculteurs qui risquent d’être touchés par cela, mais aussi de ceux qui ne risquent pas de l’être. Je remercie mes collègues bloquistes d’avoir souligné que la province de Québec a mis en place un système de plafonnement et d'échange, un marché du carbone provincial, avec lequel le gouvernement fédéral n’a aucun lien. La Colombie‑Britannique se trouve dans une situation semblable, puisqu’elle s’est dotée d’un système provincial de tarification du carbone.
Ce qui m’inquiète, c’est que cette motion est fondamentalement trompeuse, puisqu’il y est question d’aider les agriculteurs de tout le pays, et pourtant, cela n'aidera pas ceux du Québec ni ceux de la Colombie‑Britannique, que je représente. Ces agriculteurs ne recevront aucune aide si jamais la motion de l’opposition est adoptée et mise en œuvre par le gouvernement.
Le véritable problème auquel sont confrontés les agriculteurs en difficulté, c'est le coût du diésel pour leurs tracteurs. J’ai parlé à un voisin du côté Sud du lac Francois, qui a une exploitation bovine. Le prix qu’il payait pour le diésel de son tracteur était incroyable. C’est un véritable défi. Toutefois, si nous considérons le système canadien de tarification du carbone comme le méchant dans cette affaire, nous nous trompons de cible. Le véritable défi, en ce qui concerne les prix de l’essence et du diésel, c'est l’escroquerie ridicule des compagnies pétrolières et gazières.
Les députés ne sont pas obligés de me croire; ils peuvent demander au président des États‑Unis, Joe Biden. Il a qualifié cette pratique de profit de guerre et a menacé d’imposer une taxe sur les bénéfices exceptionnels aux compagnies pétrolières et gazières de ce pays. Elles n’escroquent pas seulement les agriculteurs, mais tous les Américains qui ont besoin de produits pétroliers dans leur vie.
Nous pourrions également nous tourner vers le Royaume‑Uni, où un gouvernement conservateur a mis en place une taxe de 25 % sur les bénéfices exceptionnels des sociétés pétrolières et gazières. Les recettes de cette taxe sur les bénéfices exceptionnels seront réinvesties dans des mesures d’accessibilité financière afin que les Britanniques puissent en profiter en ces temps difficiles où l’inflation est galopante.
C’est le genre de mesures concrètes que le NPD préconise pour que le gouvernement prenne au sérieux la lutte contre le mercantilisme et les bénéfices exceptionnels en cette période difficile pour tant de Canadiens. Nous avons besoin de ce genre de mesures.
La taxe sur le carbone en Colombie‑Britannique a une histoire intéressante. Elle a été introduite en 2007‑2008 par le célèbre premier ministre écosocialiste de la Colombie‑Britannique, Gordon Campbell. Il l’a fait parce qu'il croyait que le climat était le problème existentiel de notre époque et que nous devions agir de manière rigoureuse et fondée sur des données probantes, et c’est tout à son honneur. Il était un dirigeant politique très conservateur, comme le Président le sait bien, et il croyait que les marchés étaient le meilleur moyen d’y parvenir. L'une des croyances de la philosophie conservatrice, c'est que la meilleure façon de s’attaquer aux problèmes est de passer par les marchés, car ils sont efficaces et offrent souvent l’approche la moins coûteuse pour s’attaquer aux grands problèmes.
Par conséquent, si nous pensons que la crise climatique est un problème, il est logique de choisir un outil qui est efficace et peu coûteux. Voilà pourquoi les conservateurs, dans leur dernier programme électoral, ont inclus une forme de tarification du carbone. Ils voulaient utiliser un mécanisme fondé sur le marché, bien qu’un peu insolite, qui aurait imposé aux gens une taxe sur le carbone pour ensuite placer l'argent récolté dans un compte d’épargne spécial qui ne pourrait être utilisé que pour acheter des choses écologiques comme des bicyclettes et des panneaux solaires. Il s’agissait d’une mise en œuvre un peu bizarre de l’idée, mais au cœur de celle-ci se trouvait l’idée d’utiliser un mécanisme de tarification. Ils l’ont fait parce que presque tous les économistes du monde occidental s’entendaient pour dire que la tarification du carbone était la manière la plus efficace de procéder.
Les députés seront peut-être surpris d’apprendre que je suis un peu agnostique sur le sujet. Je veux m’assurer que nous utilisons tous les outils nécessaires pour réduire les émissions et nous attaquer à la crise climatique afin que mes enfants et les enfants de tous les députés puissent avoir le genre d’avenir stable, d’économie prospère et de bonne qualité de vie dont mes parents et moi-même avons bénéficié. C’est ce dont nous avons besoin. Cette motion n’y parviendrait pas.
Lorsque nous parlons du coût de la crise climatique, celui-ci est astronomique. Si nous n’agissons pas de façon catégorique, non seulement pour réduire les émissions, mais aussi pour adapter nos collectivités et nos infrastructures, nous paierons très cher cette crise.
En Colombie‑Britannique, nous l’avons déjà ressenti. Nous avons perdu toute la collectivité de Lytton, qui a été réduite en cendres. Les inondations dans les basses-terres continentales ont emporté une énorme quantité d’infrastructures clés et paralysé notre chaîne d’approvisionnement juste l’année dernière. En 2018, des incendies de forêt dévastateurs ont ravagé le Nord-Ouest de la Colombie‑Britannique et ont touché tant de secteurs de notre économie et de notre collectivité.
Cette crise mérite une approche sérieuse. La crise de l’abordabilité et la crise de l’inflation et des prix des aliments sont des problèmes graves qui méritent une approche sérieuse. Pour ce faire, nous devons sévir contre le mercantilisme. Nous pouvons faire cela en ayant un véritable plan climatique qui utilise des outils crédibles fondés sur des preuves pour réduire les émissions. Je suis agnostique quant à savoir s’il s’agit de réglementation ou de mécanismes de tarification.
Nous avons besoin d’une action urgente et de dirigeants politiques qui ont un plan, qui sont transparents au sujet de leur plan et qui peuvent dire aux Canadiens que c’est le défi de notre époque et qu’ils ont l’intention de s’y attaquer avec tout le sérieux qu’il mérite. Nos enfants en valent la peine. Les gens de nos collectivités qui doivent composer avec le prix des aliments en valent la peine. Les aînés de Terrace, Smithers, Prince Rupert et Kitimat qui ne peuvent pas se payer l’épicerie en valent la peine.
Des motions comme celle-ci, qui sont intrinsèquement trompeuses et qui essaient de faire croire aux Britanno‑Colombiens, aux Québécois et aux gens de tout le pays que le fait de retirer la taxe sur le carbone de certains secteurs va résoudre ces problèmes, sont franchement injustes et ce n’est pas comme ça qu’il faut aborder des problèmes très graves dans notre pays.
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NPD (BC)
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2022-12-08 11:54 [p.10642]
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Monsieur le Président, l’honnêteté en politique est l’une des choses les plus importantes. Tous les dirigeants politiques doivent être francs et transparents envers les Canadiens quant à la façon dont ils ont l’intention de s’attaquer aux plus grands problèmes de notre époque. Lorsqu’ils le font, ils doivent s’appuyer sur des données probantes et montrer leur travail, leurs calculs et la façon dont ils s’attaqueront réellement aux problèmes auxquels nous sommes confrontés.
Nous en savons beaucoup sur la crise climatique. La majorité des Canadiens réclament des mesures urgentes contre la crise climatique. Cependant, je dirais que le gouvernement est loin d’en avoir fait assez à cet égard. Il faut des politiques suffisamment rigoureuses pour réduire les émissions et devons veiller à ce que cela soit fait d’une manière abordable pour les Canadiens. En fin de compte, les chiffres ne mentent pas, et les chiffres du Canada ne sont pas bons.
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NPD (BC)
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2022-12-08 11:57 [p.10642]
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Monsieur le Président, comme mon collègue l’a fait remarquer, nous appuyons les efforts ciblés visant à aider l’industrie agricole, et nous avons appuyé le projet de loi d’initiative parlementaire présenté par son parti. C’est une approche qui a certainement été bien accueillie.
Toutefois, en pratique, les mesures contenues dans la motion dont nous sommes saisis ne seraient pas appliquées de manière égale dans tout le pays. Si nous parlons d’aider les agriculteurs, faisons des propositions qui aident tous les agriculteurs du pays, et pas seulement ceux de certaines provinces qui paient le prix fédéral du carbone. Ce serait une approche équitable que je serais davantage disposé à examiner.
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NPD (BC)
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2022-12-08 11:58 [p.10642]
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Monsieur le Président, je partage la consternation de mon collègue. Non seulement nous parlons du même sujet pour la sixième fois maintenant, mais nous le faisons aussi dans le contexte du gouvernement et d'une opposition officielle, deux groupes qui n'en font pas assez pour s'attaquer à la crise climatique.
Comme je l'ai dit dans mes observations, nous avons besoin d'une approche plus rigoureuse sur cette question des plus importantes. Franchement, nous pourrions profiter de l'occasion qui nous est donnée aujourd'hui pour montrer en quoi l'approche des libéraux ne nous met pas sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs et assurer à nos enfants l'avenir sûr qu'ils méritent.
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NPD (NU)
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2022-12-08 11:59 [p.10642]
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Uqaqtittiji, je suis heureuse de prendre la parole en tant que députée de Nunavut. Je remercie mes concitoyens de m’accorder leur confiance et de me permettre de continuer à porter haut et fort leur voix et celle des peuples autochtones.
Les gens peinent à joindre les deux bouts. Le coût de l’épicerie, de l’essence et du logement augmente. Nous le savons tous. C’est une réalité que les Nunavummiuts connaissent depuis des dizaines d’années. Il est regrettable que nous devions composer depuis des dizaines d’années avec des coûts élevés, alors que la plupart des Canadiens n'en ont fait l’expérience que récemment. Au moins, je me réjouis de savoir que la plupart des Canadiens peuvent maintenant comprendre les difficultés que mes concitoyens du Nunavut ont vécues.
Les milliardaires s’enrichissent alors que de plus en plus de gens souffrent de la pauvreté. À maintes reprises, j’ai pris la parole ici même pour parler des grandes épiceries qui continuent d’afficher des profits croissants, et ce, au moment même où nous avons constaté, comme l'indique la motion de l’opposition, un recours accru aux banques alimentaires.
Les néo-démocrates font preuve de leadership. Nous prenons la parole pour demander des comptes. Nous avons vu les fruits de notre travail assidu. J’ai pris la parole à quelques reprises à la Chambre pour parler des subventions accordées aux épiceries, notamment dans le cadre du programme Nutrition Nord.
Nutrition Nord subventionne des sociétés à but lucratif comme Northmart, qui continue d’afficher des profits. Les magasins Northmart sont de grandes épiceries dans le Nord du Canada, pas seulement au Nunavut. Ils sont également présents dans le Nord de l’Ontario et le Nord du Québec. Ces subventions accordées à des épiceries sont totalement inacceptables.
Pour ce qui est des agriculteurs, je vois dans mes notes que la Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre prévoit d’énormes exemptions pour le carburant agricole. Par conséquent, je pense que la motion dont nous sommes saisis pourrait être inefficace si elle était adoptée. Cette motion des conservateurs ne ferait rien pour les provinces qui disposent de leurs propres régimes de tarification de la pollution, comme la Colombie-Britannique.
Je vais revenir à mes notes sur le coût des aliments parce que, selon moi, c’est un enjeu à l’égard duquel nous pouvons tous essayer de faire quelque chose de plus. Je rappelle à la Chambre que le PDG de Sobeys a touché 8,6 millions de dollars en 2022. Sobeys, une épicerie, fait tellement de profits qu’elle accorde 8,6 millions de dollars à son PDG.
Honnêtement, dans cette enceinte, nous devons nous demander comment assurer l’équité fiscale. Comment pouvons-nous faire en sorte que ces gens paient leur juste part d’impôt, afin de réduire réellement la pauvreté et de fournir aux familles l’aide dont elles ont besoin?
Comment ce parti peut-il convaincre les Canadiens que c’est acceptable?
Que veulent les néo-démocrates? Nous voulons obliger les PDG et les grandes entreprises à payer leur juste part sur les bénéfices excédentaires. Ils doivent payer de l'impôt sur tous les profits qu’ils font. Il faut lancer une stratégie alimentaire abordable et équitable qui s’attaquerait à la recherche de profits des épiceries, notamment en demandant au Bureau de la concurrence d’enquêter sur les profits des chaînes d’épicerie.
Pendant qu’on perfectionne les technologies vertes pour remplacer les combustibles carbonés, il faut soutenir les agriculteurs en les aidant à faire face au coût élevé du séchage du grain, de même qu'à celui du chauffage et de la climatisation des bâtiments utilisés pour élever et abriter le bétail. Nous devons stimuler et augmenter les investissements pour que le Nunavut passe du diésel aux énergies renouvelables.
Le programme Nutrition Nord Canada doit être revu. Jusqu’à présent, les épiceries à but lucratif subventionnées par ce programme en font elles-mêmes le suivi. Le gouvernement fédéral ne cherche pas à savoir comment ces sociétés à but lucratif fonctionnent dans le programme.
Il faut exempter de TPS les factures de chauffage.
Enfin, je conclurai en rappelant à la Chambre que, pendant que les Canadiens font les frais de la hausse du prix de l’alimentation, le milliardaire Galen Weston, président du conseil d’administration de Loblaws, augmente les dividendes versés aux actionnaires, qui sont passés de 118 millions à 125 millions de dollars en 2022.
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