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PCC (AB)
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole pour la première fois au cours de la présente législature. C’est la sixième fois que je suis élu pour représenter d’abord les gens d'Edmonton—Mill Woods, puis d'Edmonton—Wetaskiwin. Je tiens d’abord et avant tout à remercier les électeurs. Comme mon collègue l’a dit, nous n’aurions pas la possibilité de faire notre travail si nous n’avions pas de comptes à rendre à nos électeurs et si ces derniers ne nous appuyaient pas aux élections. Au cours des deux dernières campagnes électorales, nous avons eu la chance d’avoir le plus grand nombre de votes au pays dans Edmonton—Wetaskiwin. Je suis très reconnaissant aux électeurs et aux nombreux bénévoles qui viennent nous appuyer.
Je ne lirai pas toute la liste des bénévoles, mais je mentionnerai en particulier ma mère, Bonnie, et son mari, Dale, qui ont été des bénévoles infatigables au sein de l’équipe des pancartes électorales lors des six campagnes. Comme ma mère a eu 75 ans hier, je profite de l’occasion pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. Je l’aime, et elle est un modèle pour moi et pour notre famille par son amour des gens et tout ce qu’elle fait. Elle donne sans compter, et je lui en suis très reconnaissant.
Je pense aussi à mon père pendant que je suis ici aujourd’hui. Mon père est décédé en 2003. Il aurait fêté son 78e anniversaire le 4 décembre. Je pense à mon père alors que j’assume une nouvelle responsabilité à titre de ministre du cabinet fantôme pour la santé mentale, la toxicomanie et la prévention du suicide. Mon père était une véritable source d’inspiration. Il avait des défis à relever. Nous avons tous des défis à relever à certains égards, et mon père n’était pas différent. Malgré les nombreux défis qu’il a dû relever, il a aussi été l’un des êtres humains les plus extraordinaires que j’aie jamais rencontrés, non pas en dépit de ces défis, mais en raison de la façon dont il les a affrontés et qu'il a vécu. Il était un modèle à suivre et, encore une fois, quelqu’un qui n’a pas laissé ses difficultés l’empêcher d’améliorer le sort des gens et de les aimer. Je pense à lui. Il est mort trois ans avant mon élection. Il n’aurait jamais imaginé que son fils serait député, mais je sais qu’il serait très fier du travail que nous faisons tous ici.
Je vais remercier une autre personne et, encore une fois, attirer l'attention sur une personne en particulier. Nous ne pourrions pas faire ce que nous faisons sans un personnel incroyable, et un de mes infatigables collaborateurs va me quitter la semaine prochaine. C’est son anniversaire demain, alors c’est un peu le thème de mon intervention. David McClelland est mon adjoint. Il travaille avec moi depuis cinq ans et il est du genre plutôt cynique. Il retourne en Australie. Il n’a pas vu sa famille depuis quelques années, et je sais qu’au moment même où je parle, il lève probablement les yeux au ciel et fait un commentaire sarcastique au bureau. Dave nous manquera. Au cours des cinq dernières années, il a représenté un pilier pour notre équipe et il a toujours été à la hauteur. Je remercie donc David.
En ce qui concerne le discours du Trône, j’ai mentionné que, dans Edmonton—Wetaskiwin, nous avons obtenu le plus grand nombre de votes au pays au cours des dernières années. J’aimerais mettre les choses en perspective. Cette fois-ci, à l’Île-du-Prince-Édouard, où quatre députés libéraux ont été élus, le nombre total de votes dans toute la province pour quatre députés était de 38 956. Dans Papineau, où le premier ministre a été élu et où il a obtenu un peu plus de 50 % des voix, le nombre total de votes était de 45 423. Dans Edmonton—Wetaskiwin, le Parti conservateur a obtenu 48 340 voix. Lorsque nous faisons les calculs, nous obtenons un nouvel éclairage. C’est important parce que chacun de ces votes devrait avoir autant d’importance que n’importe quel autre au Canada.
Je sais que nous avons adopté un système uninominal majoritaire à un tour. Je ne veux pas parler de la carte électorale compliquée ou de toutes ces choses. Ce n’est pas ce que j’essaie de dire, mais plutôt que lorsqu’il y a cette disparité et des élections où le Parti conservateur du Canada a eu plus de votes, et même si nous avons perdu, nous avons tout de même eu plus de votes que tout autre parti au pays. Il faut en tenir compte dans une démocratie fonctionnelle. Il faut en tenir compte dans un gouvernement qui se soucie de tous ses citoyens, pas seulement des citoyens qui alimentent sa carte électorale. Au cours des six dernières années, nous avons été confrontés à une frustration incroyable en Alberta, en Saskatchewan et dans d’autres régions du pays. Cette frustration découle du fait que les gens ont l’impression qu’on ne les écoute pas.
Pour donner un peu de contexte aux députés, le Parti libéral n’a réussi à présenter aucun candidat de ma circonscription aux deux dernières élections. Dans la circonscription la plus populeuse du Canada, qui compte probablement 200 000 habitants, pas un seul libéral n’a proposé sa candidature.
Certains députés ne vivent pas dans leur circonscription pour diverses raisons, comme le changement des limites des circonscriptions électorales, etc., mais les libéraux n’ont trouvé personne, ne serait-ce que pour présenter leur candidature. Par conséquent, dans deux élections d’affilée, quelqu’un de l’extérieur de la circonscription a été désigné par acclamation dans Edmonton—Wetaskiwin.
Cela montre que les libéraux ne viennent presque jamais dans ma circonscription. Ils viennent de temps en temps, parce que l’aéroport se trouve au centre de ma circonscription. Lorsqu’ils viennent ici, ils appellent des gens, surtout des libéraux, de partout dans la province pour se réunir dans une salle pas très grande, parce qu’ils n’ont pas besoin d’une très grande salle pour se réunir en Alberta. Ils viennent donc de temps à autre, tiennent une petite séance, puis remontent dans leur avion et se rendent là où ils sont susceptibles d’obtenir plus de votes. C’est un très grave problème.
Je parle souvent de trouver un terrain d'entente. En Alberta, il est possible de trouver un terrain d'entente dans de nombreux dossiers, mais je vais parler d'un dossier dans lequel il est particulièrement difficile d'y parvenir, et cela illustre à quel point il est nécessaire de trouver un juste équilibre entre production d'énergie et environnement. Mon collègue de Regina—Qu'Appelle et d'autres en ont déjà parlé auparavant.
Il est difficile à croire que, dans l'Est du Canada, des centaines de milliers de barils de pétrole sont importés sans être assujettis à la réglementation sévère en matière d'émissions en aval et en amont qui encadre le pétrole de l'Alberta, de la Saskatchewan et de Terre‑Neuve. Les gens de ma circonscription peinent à le croire. C'est une chose de débattre de l'énergie et c'en est une autre de parler des façons de réduire les émissions au pays. Tous les députés voudraient que cette discussion ait lieu et qu'on trouve des idées pour réduire les émissions encore plus pour que nos enfants et nos petits-enfants jouissent d'un environnement sain.
Par contre, même si nous discutons de ces questions, tout le monde conviendra que le pétrole provenant de l'Arabie saoudite ou du Nigeria devrait être assujetti à la même réglementation que le pétrole qui vient de l'Alberta, de la Saskatchewan ou de Terre‑Neuve.
Je regarde en face. N'y aurait-il pas quelques signes de tête? Est-il raisonnable de s'attendre à ce que le pétrole venant de pays étrangers, où les droits de la personne, de même que les normes du travail et environnementales, ne peuvent être comparés à ceux du Canada, soit soumis aux mêmes normes que le pétrole canadien? Une fois de plus, peu de signes de tête de l'autre côté de la Chambre. Peut-être que, pendant la période des questions et observations, certains prendront la parole et seront d'accord avec moi là-dessus.
Pour ce qui est de trouver un terrain d'entente, je vais parler de certains enjeux sur lesquels, je l'espère, nous pourrions nous entendre au cours de cette législature. Le député de Cariboo—Prince George est un collègue conservateur très apprécié qui compte d'ailleurs beaucoup d'amis au sein des autres partis. Le 11 décembre 2020, il a proposé une motion adoptée à l'unanimité. Tous les députés étaient d'accord avec la motion, qui se lit comme suit:
Que, étant donné que le taux de suicide alarmant au Canada représente une crise nationale en matière de santé, la Chambre demande au gouvernement d'agir immédiatement, en collaboration avec les provinces, pour regrouper tous les services d'écoute téléphonique pour la prévention du suicide en un seul service national accessible à tous les Canadiens au moyen d'un numéro à trois chiffres facile à mémoriser (988).
J'ose espérer que, si nous pouvons nous entendre là-dessus, nous pourrons aussi nous entendre sur la nécessité d'avoir un Parlement fonctionnel. C'est encourageant, et c'est bien que nous soyons ici en aussi grand nombre depuis deux semaines. Espérons que le Parlement continuera de fonctionner normalement. J'espère que les comités seront reconstitués pour que nous puissions étudier des questions vraiment importantes, comme la crise économique que traverse le Canada, ainsi que la crise d'inflation. J'ose espérer que nous pourrons mettre sur pied le comité de la santé pour étudier la COVID et le nouveau variant qui se répand et qui est une source de préoccupation.
Je sais que mon temps de parole est écoulé. Je conclus donc mes observations à la Chambre. Je répondrai aux questions des députés et j'écouterai leurs observations.
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