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PCC (SK)
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2022-11-14 12:51 [p.9385]
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Madame la Présidente, je serais heureux de répondre à des questions à la fin de mon discours.
M. Kevin Lamoureux: Ce sera quand?
L’hon. Andrew Scheer: Nous y arriverons.
Madame la Présidente, nous voulions découvrir le fin fond de cette affaire. J'ai déjà été Président de la Chambre. Je ne peux imaginer aucun premier ministre avec qui j'ai servi ou que j'ai connu au fil des années agir ainsi, aucun autre à part l'actuel titulaire de ce poste. Il n'a pas apprécié que les représentants démocratiquement élus par la population réclament qu'on fasse la lumière sur un scandale qui a touché tous les Canadiens. En effet, tout enjeu lié à la santé publique a une incidence sur nous. La sécurité nationale touche tous les Canadiens. Nous avons le droit de réclamer des réponses dans cette enceinte.
Tous les partis politiques se sont entendus là‑dessus, et il en faut beaucoup pour unir les partis de l’opposition à la Chambre. Nous sommes foncièrement différents du Bloc québécois.
Nous croyons en un Canada uni, en notre histoire et en notre avenir. Il y a beaucoup de préoccupations sur lesquelles il n'y a pas de terrain d'entente avec le Bloc québécois.
Les néo-démocrates et les conservateurs sont en désaccord sur beaucoup de choses. Nous croyons aux marchés libres et à la liberté individuelle. Le NPD croit à la planification centrale et au contrôle gouvernemental. Par conséquent, lorsqu'un enjeu unit le Parti conservateur, le Bloc et le NPD et que ces trois partis exigent que le gouvernement rende des comptes et soit transparent, cela signifie quelque chose. C'est important.
L'ouverture et la transparence du gouvernement envers les Canadiens sont le désinfectant dont le premier ministre aimait parler auparavant. Nous ne l'entendons plus souvent tenir de tels propos. Il aimait dire que le soleil est le meilleur désinfectant et de nombreux Canadiens l'ont pris au mot, mais il est maintenant rare de l'entendre parler ainsi. Il a tiré les stores et les rideaux et s'est réfugié dans les coins les plus sombres de la maison pour éviter l'ouverture et la transparence dont il faisait la réclame.
Par conséquent, étant donné que sa décision de poursuivre le Président de la Chambre des communes commençait à lui coûter cher sur le plan politique, le premier ministre a déclenché des élections au lieu de se lancer dans une longue bataille juridique. Les députés savent-ils ce qui arrive aux mesures législatives du gouvernement lorsqu'il déclenche une élection? Elles meurent toutes au Feuilleton. Nous voici maintenant à la mi-novembre et le gouvernement s'est tout à coup rendu compte qu'il avait un problème de temps sur les bras. Il veut faire adopter à toute vapeur le plus grand nombre possible de ses projets de loi; voilà ce qui motive cette démarche.
Par ailleurs, il faut que les Canadiens connaissent la vraie raison pour laquelle le gouvernement agit ainsi. Le gouvernement n'aime pas du tout ce qui se passe aux comités depuis septembre.
Aux comités, les partis de l'opposition ont su unir leurs efforts pour faire la lumière sur la corruption et la mauvaise gestion au gouvernement libéral. Pour le gouvernement, il est très désagréable de voir les comités se pencher de près sur ce genre de scandales. En comité, nous avons appris que le gouvernement a dépensé 54 millions de dollars pour une application qui, selon des spécialistes, aurait pu être conçue en une fin de semaine pour 250 000 $.
Lorsque nous avons appris quelles entreprises se trouvaient sur la liste des entreprises qui avaient été payées, nous avons fait ce que n'importe qui aurait fait. Nous avons téléphoné aux entreprises pour leur demander si elles avaient été payées pour le travail. Certaines disent qu'elles n'ont jamais fait le travail et qu'elles n'ont jamais été payées, mais le gouvernement a quand même ajouté leur nom à la liste pour justifier les dépenses. Nous avons appris cela en comité, au grand déplaisir des libéraux.
Au comité, nous obtenons de l'information concernant certains des scandales dont j'ai déjà fait mention, notamment celui des laboratoires de Winnipeg. Bref, au comité, les députés font ressortir la corruption des libéraux et l'exposent au grand jour, notamment ce scandale.
En quoi les travaux des comités sont-ils touchés par la motion dont nous sommes saisis aujourd'hui? Comme les députés le savent, la Chambre des communes a la priorité pour ce qui est de l'utilisation des ressources parlementaires. Par conséquent, quand la Chambre des communes siège tard, les interprètes, les traducteurs et les travailleurs des TI doivent servir la Chambre des communes qui est la principale assemblée de la démocratie parlementaire canadienne. Ainsi, la prolongation des heures de séance à la Chambre prive les comités de ressources. Voici en fait de quoi il retourne: le gouvernement cherche de façon détournée à empêcher toute reddition de comptes en utilisant la gestion du temps de la Chambre pour justifier le fait qu'il détourne des ressources dont le comité aurait besoin.
Les députés n'ont pas à me croire sur parole. La meilleure indication d'un comportement à venir est le comportement passé. Or, une motion semblable à celle que nous débattons aujourd'hui a eu des conséquences similaires. Pour remettre un peu les choses dans leur contexte, je précise que le gouvernement a présenté une motion de nature très similaire en mai dernier.
Voici un grand titre paru dans le Hill Times: « Les ressources pour soutenir les comités sont à bout de souffle à cause des séances hybrides et de la prolongation des heures de séance ». Dans l'article, on ajoute ceci: « Treize séances de comités ont été annulées la semaine dernière; les députés attribuent la situation principalement à une pénurie de ressources de soutien. »
La dernière fois qu'ils ont présenté cette même motion, elle a eu un effet direct et dévastateur sur la capacité des comités à faire toute la lumière sur la corruption libérale et les scandales libéraux. Voilà de quoi il s'agit: d'utiliser ce type d'excuse pour détourner des ressources d'une sphère où les libéraux ne contrôlent pas l'ordre du jour vers une autre où ils le contrôlent, c'est-à-dire à la Chambre.
C'est le gouvernement qui fixe l'ordre du jour et qui décide des affaires du gouvernement. À l'exception des journées de l'opposition, c'est le gouvernement qui dicte aux députés, chaque jour, ce dont il faut débattre. Si nous voulons débattre d'autre chose, il faut attendre une de nos rares journées de l'opposition pour le faire. Nous ne pouvons pas présenter de projets de loi d'initiative ministérielle. Nous ne formons pas le gouvernement.
Le gouvernement contrôle tout cela ici, mais pas aux comités, où les députés sont maîtres de leurs propres travaux. Même si le gouvernement aimerait que le comité de l'éthique et le comité des comptes publics approuvent sans discussion toutes ses décisions, les vaillants députés conservateurs utilisent ces précieuses ressources et ces occasions pour mettre en lumière la corruption et la mauvaise gestion des libéraux. Voilà pourquoi les libéraux présentent cette motion aujourd'hui.
Je le répète, trafiquer les règles régissant le calendrier parlementaire, c'est comme trafiquer les règles d'une compétition sportive. Imaginons une équipe qui craint de ne pas marquer suffisamment de points et qui décide unilatéralement que le chronomètre s'arrête lorsqu'elle est en possession du ballon. La Coupe Grey se tiendra bientôt à Regina, et j'espère que le Président pourra y assister. Ce sera un fantastique...
M. Kevin Lamoureux: Allez les Bombers.
L'hon. Andrew Scheer: Je peux tolérer tous les types de chahut, monsieur le Président, mais quand le député de Winnipeg-Nord dit « Allez les Bombers », je dois réagir et demander si cette observation est parlementaire. Je suis plutôt certain que le député devrait se faire expulser de la Chambre en raison de cette observation.
Dans le cadre d'une partie de football, imaginons que les Bombers mettent la main sur le ballon et qu'ils tentent de dire de façon unilatérale aux arbitres qu'ils doivent arrêter le chronomètre tant que le ballon est en leur possession. Ce ne serait pas juste. Cela ne fait pas partie du jeu. Ce n'est pas ainsi que le jeu fonctionne.
Nous nous retrouvons dans une situation où, soudainement, en plein milieu de la session, les libéraux décident de truquer le chronomètre, de truquer le calendrier, pour pouvoir faire adopter à toute vapeur davantage de projets de loi dans l'espoir d'épuiser les députés conservateurs et de les empêcher d'utiliser leur temps à la Chambre pour soulever ces points. Quand le gouvernement compte le nombre d'heures ou de jours consacrés à un débat, ce n'est pas seulement une question de temps. Ce n'est là qu'une partie du tableau. Il existe de nombreux cas où les lacunes d'un projet de loi ont été révélées parce que le débat a pris un certain temps. Je pense notamment au projet de loi sur l'aide médicale à mourir, qui a maintenant été débattu à la Chambre durant plusieurs législatures.
Je sais que les députés de tous les partis ont fait preuve de bonne volonté afin de bien faire les choses dans le cas de ce projet de loi et d'inclure des protections adéquates pour les Canadiens vulnérables. C'est parce qu'il a fallu du temps pour examiner le projet de loi que de nombreuses personnes ont pu exprimer leurs préoccupations et relever les lacunes qu'il contenait, notamment que les Canadiens vulnérables, les personnes souffrant de problèmes de santé mentale, les jeunes canadiens et les anciens combattants seraient plus à risque. Ces gens auraient pu passer entre les mailles du filet et subir ce type d'intervention médicale sans leur plein consentement ou en l'ayant donné dans un moment de vulnérabilité.
Les conservateurs ont utilisé ce temps pour relever ces lacunes et en informer les Canadiens. Par conséquent, de nombreux groupes de personnes handicapées et d'autres types de groupes se sont mobilisés et ont ultimement tenté d'améliorer le projet de loi lorsqu'il a été renvoyé au comité.
Je pourrais citer de nombreux exemples. Grâce au fait que nous avons disposé de plus de temps à la Chambre, pas seulement en nombre d'heures ou de discours, mais en nombre de journées, les groupes de l'industrie, les intervenants et les Canadiens touchés par ce projet de loi ont disposé de plus de temps pour examiner celui-ci et pour renseigner leurs députés. Par conséquent, avant même que le projet de loi ne soit renvoyé au comité, il existait déjà un plan pour tenter d'en corriger les lacunes.
Le projet de loi C‑11 se trouve actuellement à l'étude au Sénat. Il s'agit d'une expansion gigantesque du pouvoir du gouvernement de réglementer Internet et de contrôler ce que les Canadiens peuvent voir et dire en ligne. Si le gouvernement n'en avait fait qu'à sa tête, le projet de loi aurait franchi rapidement toutes les étapes et il aurait déjà été adopté. Cependant, c'est parce que nous avons pris plus de temps pour débattre de la question que davantage de Canadiens ont réalisé que cette mesure aurait un effet négatif considérable sur leur capacité à s'exprimer librement. Ainsi, nous avons pu entendre des créateurs de contenu, qui sont des personnes très célèbres ayant leurs propres adeptes sur YouTube et sur les médias sociaux. Ils ont expliqué à des députés que le projet de loi C‑11 aurait un effet négatif sur eux en tant que créateurs de contenu canadien. Ils ont pu le faire parce que nous leur en avons donné le temps.
Au lieu de voir le nombre de jours d'étude comme un problème, le gouvernement devrait voir cela comme une bonne occasion à saisir. Les mesures qu'il prend ont des répercussions sur l'ensemble des Canadiens, et j'ose espérer qu'il veut faire les choses comme il faut. Voilà ce qu'on attend d'un bon gouvernement; il ne s'agit pas seulement d'adopter les mesures qui sont prioritaires pour les libéraux.
Si on s'aperçoit qu'un projet de loi comporte des lacunes ou qu'il aurait des conséquences imprévues, le gouvernement doit réagir comme le fait un propriétaire de petite entreprise lorsque son personnel l'avise que sa façon de faire lui fait perdre de l'argent ou déplaît à la clientèle. Un bon propriétaire de petite entreprise veut être informé de ce genre de choses, tout comme n'importe quel entrepreneur. Je tiens à ce que les membres de ma famille m'avisent lorsque la façon dont nous faisons certaines choses a des conséquences négatives pour l'un de mes enfants ou pour mon épouse. Nous devons être informés de ce genre de choses. Nous voulons un bon milieu familial, et les entrepreneurs veulent que leur entreprise ait du succès et que leurs employés et leurs clients soient satisfaits. Nous devrions encourager cela.
Lorsque les conservateurs demandent une autre journée de débat ou qu'ils souhaitent discuter plus longuement d'un sujet, le gouvernement devrait s'en réjouir et vouloir entendre notre point de vue et notre rétroaction constructive. Le leader du gouvernement à la Chambre s'est d'ailleurs longuement exprimé à ce sujet en se disant favorable au débat, à la critique et à la rétroaction, et en admettant que le gouvernement n'a pas toujours la bonne solution. Étant donné ce contexte, il est particulièrement hypocrite de la part du leader du gouvernement à la Chambre de présenter une motion qui vise à aider le gouvernement à imposer son programme encore plus rapidement. C'est pourquoi les conservateurs s'opposent à cette motion.
Nous sommes en faveur d'un bon gouvernement, nous voulons de bonnes mesures législatives et nous sommes prêts à faire notre part. Le gouvernement ne cesse de faire la sourde oreille aux demandes des Canadiens. Lorsque les Canadiens disent qu'ils ne veulent pas d'un taux d'inflation record et qu'il faut cesser de faire tourner la planche à billets, de dépenser sans compter et d'emprunter de l'argent pour l'injecter dans une économie où les prix explosent, le gouvernement refuse de les écouter. Nous devons leur permettre de se faire entendre. C'est le rôle qui nous incombe en vertu de la Constitution. En fait, c'est une obligation morale qui incombe à l'opposition officielle. Nous ne ferons pas preuve de lâcheté et nous ne nous excuserons en rien de froisser le gouvernement en l'empêchant de nous imposer son programme.
En terminant, il est vraiment pénible d'entendre un député libéral, le leader du gouvernement à la Chambre, parler de cultiver un climat de respect et de tenir des conversations cordiales et constructives, alors que son chef, le premier ministre libéral, parle avec tellement de mépris de tous ceux qui ne sont pas d'accord avec lui, sème la discorde parmi les Canadiens et cherche à les diviser.
Il suffit de penser à ce qu'a été la réaction du gouvernement pendant la pandémie lorsque de nombreux Canadiens demandaient de pouvoir prendre eux-mêmes les décisions relatives à leur santé et décider quels médicaments introduire dans leur corps. Le gouvernement a décidé de contraindre les gens à subir un traitement médical avec lequel ils n'étaient peut-être pas à l'aise s'ils voulaient conserver leur emploi. Cela ne me semble pas très constructif ou respectueux comme solution.
Le premier ministre s'est ensuite demandé publiquement s'il fallait tolérer ces gens-là. C'est le genre de langage qu'emploient de terribles dictateurs à l'endroit de segments de leur population qu'ils voudraient voir disparaître. Nous avons vu le mépris dont le premier ministre a fait preuve à l'endroit de ceux qui sont venus à Ottawa pour défendre leurs libertés. Il a invoqué la Loi sur les mesures d'urgence, une loi dont personne ne s'était jamais servi avant dans l'histoire du Canada. En passant, on constate maintenant à quel point les raisons invoquées pour le recours à cette loi n'étaient pas solides, alors que, les uns après les autres, les corps policiers, comme le Service de police d'Ottawa et la Police provinciale de l'Ontario, affirment qu'ils n'ont jamais demandé le recours à cette loi et que les lois en place suffisaient pour leur permettre d'effectuer le travail qu'on leur avait confié. Le premier ministre insulte, démonise et intimide.
Le leader du gouvernement à la Chambre a parlé des conséquences que ce genre d'environnement toxique a eues sur sa propre famille. Pourtant, il fait partie du caucus libéral, alors que bien des députés de ce côté-ci de la Chambre ont vu le premier ministre quitter sa banquette pour aller intimider une ancienne députée noire, qui s'est ensuite vue forcée de quitter la politique. Elle a dit que l'une des raisons qui l'avaient poussée à abandonner la politique à l'époque, c'était la façon dont le premier ministre l'avait traitée.
Le premier ministre a également congédié la toute première ministre de la Justice autochtone. Pourquoi? Parce qu'elle avait refusé d'être complice de sa corruption. Elle avait eu l'audace de se tenir droite et de dire non. En tant qu'ancienne ministre de la Justice et procureure générale, son devoir d'obéir à la loi primait celui d'obéir à son maître politique. Il l'a congédiée.
Le leader du gouvernement à la Chambre n'a aucun problème à siéger aux côtés du premier ministre et à l'appuyer dans tout ce qu'il fait. Cela prend du culot. Si le parti de l'opposition ne fait pas grand cas de ses paroles, c'est que, de toute évidence, le leader est bien à l'aise avec le comportement toxique du chef libéral à l'égard de ses propres collègues.
Étant donné que la motion mine énormément un important contrepoids à la capacité du gouvernement d'imposer son programme, étant donné l'hypocrisie du gouvernement, qui a très mal géré son propre échéancier et son propre calendrier, et étant donné les répercussions directes que la motion aurait sur les comités, les conservateurs ne peuvent pas appuyer la motion.
Puisque nous avons espoir qu'une partie de ce qu'a dit le leader du gouvernement à la Chambre était peut-être sincère, nous espérons que les libéraux appuieront un amendement dans le but de protéger le très important travail qu'accomplissent les comités.
Je propose:
Que la motion soit modifiée, au paragraphe a), par substitution, aux mots « et qu'une telle demande soit réputée adoptée », des mots « et, pourvu que le greffier de la Chambre garantisse personnellement qu'il n'y aura pas d'annulation ou de réduction conséquentes des ressources des réunions de comité normalement prévues pour ce jour, la demande soit réputée adoptée ».
Madam Speaker, I would be happy to answer questions at the end of my speech.
Mr. Kevin Lamoureux: When will that be?
Hon. Andrew Scheer: Madam Speaker, we will get there.
We wanted to get to the bottom of that. I held the role of Speaker. I cannot imagine something like that happening by any other prime minister I have ever served with or come to know over the years, except for this one. He did not like it when the democratically elected representatives of the people demanded to get to the bottom of a scandal that impacted every single Canadian. If it is related to public health, it impacts us. Our national security impacts every single Canadian. We have the right to come to this place and demand those types of answers.
Every political party agreed, and it takes a lot to unite opposition parties in this chamber. We are fundamentally different than the Bloc Québécois.
We believe in a united Canada, in our history and our future. There are a lot of areas of concern on which no common ground has been found with the Bloc Québécois.
The New Democrats and the Conservatives disagree on a whole lot of things. We believe in free markets and individual liberty. The NDP believes in central planning and government control. Therefore, when we have something that units the Conservatives, the Bloc and the New Democrats, and we all come together to we demand accountability and transparency, it means something. That is significant.
Providing Canadians with openness and transparency is the disinfectant that the Prime Minister used to like to talk about. We do not hear him say that a lot. He used to like saying that sunshine is the best disinfectant, and many Canadians took him at his word, but we do not hear him say that too often now. He has drawn the blinds, closed the drapes and gone into the darkest corners of the house to avoid that openness and transparency.
Therefore, rather than having that long-drawn-out court fight, as he started to feel the political pain from suing the Speaker of the House of Commons, the Prime Minister called an election. Do members know what happens to government legislation when they call an election? It kills it all. Here we are today, halfway through November, and now the government has suddenly realized that it has a time issue on its hands. It wants to get more and more of its agenda rammed through, so that is the motivation behind this move.
There is one other piece when it comes to motivation that we must make sure that Canadians are aware of and that is the real reason behind this move. Something has been going on since September that the government really does not enjoy and that is what is happening at committees.
At committees, the opposition parties have developed a working relationship where we can expose Liberal corruption and mismanagement. That is very unpleasant for the government because at committee we have been getting to the bottom of these kinds of scandals. At committee, we have found out that the government spent $54 million on an app that experts say could have been done for $250,000 over the course of a weekend.
When we found out who got paid, the companies the government had on that itemized list, we did what many people would do. We called the companies to ask if they had been paid for the work. Some of those companies are saying they never did the work and they never got paid, yet the government put their name on a list to try to justify the spending. We are finding that out at committee and the Liberals do not like it.
We are finding at committee some of the information as it relates to some of these scandals that I have already mentioned, with Winnipeg labs being one of them. The point is that at committee, members of Parliament are drawing out and exposing Liberal corruption and that scandal.
How does work at committees relate to this motion today? As members know, the House of Commons gets first dibs on parliamentary resources. Therefore, when the House of Commons sits late, translators and IT workers have to serve the House of Commons. This is the primary chamber of Canada's parliamentary democracy, and when they extend hours they take resources away from committees. That is what this is actually all about: killing accountability by stealth and using this bogus excuse of time management as a rationale for diverting resources away from committee.
Members do not need to take my word for it. The best indication of future behaviour is past behaviour, and there were outcomes of a motion similar to that we are debating here today. For a bit of context, the government did this back in May of last year. It brought forward a very similar motion.
I will read a headline from the Hill Times. It said, “Stretched thin: Resources to support committees strained amid virtual format, late-night sittings”. The article continued, “A total of 13 parliamentary committee meetings were cancelled last week, with MPs citing limited support resources as the main cause.”
The last time they moved this same motion it had a direct and devastating impact on the ability of committees to get to the bottom of Liberal corruption and Liberal scandals. That is what this is actually about, using this type of excuse to draw resources away from where the Liberals do not control the agenda to where they do.
In the House the government gets to set the agenda and it gets to call government business. Other than on opposition days, the government gets to tell members of Parliament, every day, what we debate. If we would like to debate something else, we have to wait until one of our precious few days to do it. We cannot propose government legislation. We are not the government.
The government controls all of that here, but it does not control it at committees. Committees are masters of their own domain. Even though the government would like the ethics committee and the public accounts committee to just rubber stamp all its decisions, hard-working Conservative MPs are using those valuable resources and those opportunities to expose the Liberal corruption and the mismanagement. That is why the Liberals are bringing forward this motion today.
Again, rigging the rules of the parliamentary calendar would be like in a sports contest. If one team was worried that they might not get to score enough points, then they unilaterally decide that when they had the ball the clock would not run. The Grey Cup is coming up in Regina, and I hope the Speaker is able to make it out. It is going to be a fantastic—
Mr. Kevin Lamoureux: Go, Bombers.
Hon. Andrew Scheer: Madam Speaker, I could put up with all the other heckling, Mr. Speaker, but when the member for Winnipeg North says, “Go, Bombers”, I have to react to that and ask if that is parliamentary. I am pretty sure that should get him ejected from the chamber.
In a football context, imagine if the Bombers got the ball and they tried to unilaterally tell the referees they were not going to run the clock while they had the ball. It would not be fair. It is not part of the game. It is not part of how the dynamic works.
To have a situation mid-session where, all of a sudden, the Liberals were going to rig the clock, rig the calendar, to help them ram through more of their legislation, hoping to exhaust Conservative MPs from using our time in the House to make these points. It is not just about time, when the government counts the number of hours or days when the debate is actually going on. That is just part of the picture. We can think of many examples where, thanks to the debate taking some time, flaws in the bills were exposed. I can think of the medical assistance in dying bill that the chamber has debated in several Parliaments now.
I can appreciate the goodwill from members on all sides to try to get aspects of that right, and to put in proper protections for vulnerable Canadians. It was because it took time to go through that many people expressed their concerns and identified flaws in the legislation, saying that vulnerable Canadians, people with mental health issues, young Canadians and our veterans would be more susceptible. They may fall through the cracks and may have this type of medical action taken, maybe without their full consent or by catching them at a vulnerable time.
Conservatives used that time to help expose it and inform Canadians. As a result, we saw many disability groups and other types of groups become more engaged and ultimately try to make the bill better when it did get to committee.
There are lots of examples I could run through. Thanks to the fact that we had more time in the House, not just time in terms of hours of the day or number of speeches given, but literally days off the calendar, it gave those industry groups, stakeholder groups and people affected by the legislation more time to run through the bill and inform their members of Parliament. Therefore, before the bill even came to committee there was already a plan in place to try to fix the deficiencies.
Right now we have Bill C-11 in the Senate. It is a massive expansion of the government's power to regulate the Internet and control what Canadians could see and say online. If the government had had its way, it would have sailed through all stages and it would have been law by now. However, it was because we took extra time to debate it that more Canadians realized that this would have a massive negative impact on Canadians' abilities to express themselves freely. We were able to hear from content creators, who are very famous people with their own YouTube followings and social media presences. They talked to individual MPs and said that, as Canadian content creators, Bill C-11 would have a negative impact on them. They did that because we gave them that time to do so.
Rather than seeing the number of days as a problem, the government should see it as an opportunity and welcome it. What the government does has an impact on every single Canadian and I, for one, hope that it would want to get that right. That goal is actually good government not just Liberal priorities being passed.
If it should come to light that there is a flaw in a bill or unintended consequences, it should welcome that the same way that a small business owner does who hears from one of their staff that the way they operate is making them lose money or annoying customers. A good small business owner wants to hear that. Any business owner wants to hear that. I want to hear from my own family if there are certain things we do that have a negative impact on one of my kids or my spouse. We want to hear that. We want to have a good family environment, and business owners want to have successful operations with happy employees and happy customers. We should welcome that.
When Conservatives say they want another day of debate or we want to talk about this a little bit longer, the government should say that is great and it wants to hear what we have to say and the constructive feedback. The government House leader spoke at great length about this type of thing, encouraging conversations, encouraging feedback and critiques and admitting that the government does not get it right all the time. That is why it is so hypocritical to hear a House leader talk about all this context while he is putting through a motion that is going to assist the government to ram through its agenda at an even greater pace. That is why Conservatives are opposed to this piece of legislation.
We are in favour of good government, we are in favour of good legislation and we will do our part. The government continuously ignores the feedback from Canadians. When Canadians are saying they do not want record-high inflation and to stop the printing presses, stop the deficit spending and stop borrowing money to throw it into an economy that drives up prices, it is not listening. We have to be that voice. It is our constitutional role to do that. We actually have a moral obligation as the official opposition to do that. We are not going to be cowardly or apologetic just because the government is frustrated with its timelines.
To close, it is so difficult to hear a Liberal member of Parliament, the government House leader, talk about cultivating a climate of respect and talk about cordial and constructive conversations when his leader, the Liberal Prime Minister, speaks with such contempt for anybody who disagrees with him, pitting Canadian against Canadian and dividing us.
Remember the government's reaction during the pandemic when many Canadians wanted to make their own health care choices and make their own determination for themselves as to what medicines they put in their body? The reaction from the government was that it forced people to choose between keeping their jobs and taking a medical treatment that they may not have been comfortable with. That does not sound very constructive or respectful to me.
Then the Prime Minister openly asked if they should even tolerate these people. That is the type of language we hear horrible dictators use against segments of their population that they would rather do without. We saw the contempt that he had for those who came to Ottawa to fight for their freedoms. He invoked an Emergencies Act that had never been used in Canadian history. By the way, now it is coming out how flimsy the excuse was for doing that, as police entity after police entity, from the Ottawa police to the Ontario Provincial Police are all saying that they did not ask for it and that existing laws were sufficient to do the work that they were asked to do. We have a Prime Minister who insults, demonizes and bullies.
The government House leader talked about the impact that type of toxic environment has had on its own family, yet he sits in a caucus where many members on this side witnessed the Prime Minister get up out of his seat, walk over and bully a former Black female member of Parliament who was forced to leave politics. She said that one of the reasons she was leaving politics when she did was the personal treatment that the Prime Minister inflicted upon her.
The Prime Minister fired the first female indigenous justice minister. What did he fire her for? She would not go along with his corruption. She had the audacity to stand in her place and say no. As the former minister of justice and the attorney general, she had a higher obligation to the law than to her political master. He fired her.
The government House leader has no problem sitting beside the Prime Minister and supporting the Prime Minister in all he does. It is a bit rich. The reason the opposition party does not put a lot of stock in his words is that he is clearly quite comfortable with the toxic behaviour that his own Liberal leader has put his own colleagues through.
Since it is a massive undermining of a very important check on the government's ability to ram through its agenda, because of the hypocrisy of a government that has so mismanaged its own timetable and its own calendar and because of the direct impact that this motion would have on committees, Conservatives cannot support this motion.
Since we are hopeful that some of what the government House leader said may have been sincere, we are hoping that they may support an amendment to specifically protect the very important work that committees are doing.
I move:
That the motion be amended, in paragraph (a), by replacing the words “and that such a request shall be deemed adopted” with the words “and, provided that if the Clerk of the House personally guarantees that there would be no consequential cancellation or reduction of the regularly scheduled committee meeting resources for that day, the request shall be deemed adopted”.
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Voir le profil de Warren Steinley
PCC (SK)
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2022-03-02 16:43
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Monsieur le Président, je suis désolé d'avoir tenu des propos inappropriés. Je voulais dire que certaines choses se sont produites qui n'ont rien à voir avec ce qui a mené à l'utilisation de la Loi sur les mesures d'urgence. Le député a dit que cette loi devait être invoquée pour lever les barrages, mais cela ne s'est pas produit. Les barrages ont été levés avant que la loi ne soit utilisée.
J'aimerais revenir à l'objet de la question. Le fait que les libéraux continuent de raconter une histoire fictive contrarie vraiment mes concitoyens de Regina—Lewvan. Les critères nécessaires pour invoquer la Loi sur les mesures d'urgence avaient-ils été satisfaits? C'est la question à laquelle le comité veut répondre et pourquoi...
Mr. Speaker, I am sorry I misspoke. I wanted to say that some things have happened that are not relevant to the history of the Emergencies Act. The member said that the Emergencies Act had to be invoked to clear the blockades, but that did not happen. The blockades were removed before the Emergencies Act was used.
I would like to get back to the point of the question. The fact the Liberals keep telling a story that is fictional is something that really affects my constituents in Regina—Lewvan. Did they reach the criteria to invoke the Emergencies Act? That is the question the committee wants to have answered and why—
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Voir le profil de Jeremy Patzer
PCC (SK)
Monsieur le Président, le vendredi où les travaux parlementaires ont été annulés, j'ai parlé à des habitants d'Ottawa. J'ai discuté avec une dame qui m'a dit qu'elle était l'une des plus grandes partisanes du premier ministre jusqu'à il y a quelques mois, lorsque celui-ci a insulté et dénigré les personnes qui avaient une opinion différente de la sienne et qu'il a continué à leur manquer de respect. Cette dame en est finalement arrivée au point où elle ne pouvait plus soutenir le premier ministre. Elle voulait voir ce qui se passait, elle se sentait extrêmement en sécurité et elle n'avait aucune inquiétude.
Il y avait aussi un chef qui travaillait pour un restaurant qui a été fermé à cause des propos alarmismes tenus par le gouvernement, qui disait qu'il y avait des gens dangereux dans les rues. C'était absolument faux. De nombreuses personnes se sont retrouvées sans travail uniquement à cause des propos alarmismes tenus à la Chambre.
Au Parlement, nous nous fondons sur des précédents. Nous nous fondons souvent sur les coutumes et les traditions du Parlement. Je me demande si quelque chose s'est produit dans le passé qui donne au député une raison de croire que nous devrions confier la présidence au deuxième ou au troisième parti de l'opposition, alors que la lettre de la loi indique expressément qu'il faut la confier à l'opposition officielle. Sur quel précédent le député se fonde-t-il pour prendre une telle décision?
Mr. Speaker, on the Friday Parliament was cancelled, I actually was talking to the residents of Ottawa. I talked to a lady who said she was one of the biggest supporters of the Prime Minister until a couple of months ago, when the Prime Minister insulted, belittled and continued to be disrespectful to people who have a different opinion than his. She had finally gotten to the point where she could no longer support the Prime Minister. She wanted to see what was going on, felt extremely safe and had no concerns.
There was also a chef who worked for a restaurant that was closed because of the fearmongering by the government, which said there were dangerous people out on the streets. That was a blatant untruth. Many people were out of work simply because of the fearmongering that has happened in this place.
In Parliament, we go on precedent. We quite often go on the customs and traditions of this place. I am wondering if something has happened historically that would give the member reason to believe we should give the chairmanship to a second and third opposition party, when the letter of the act specifically speaks to giving the chair to the official opposition. What is the precedent he is using to make this decision?
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PCC (SK)
Madame la Présidente, dès le départ, je souligne que c’est le Jour de la famille ici, en Saskatchewan, et j’espère que les habitants de Battlefords-Lloydminster, malgré le temps froid, pourront sortir et s’adonner à certaines activités, puisque la Saskatchewan a levé presque toutes les restrictions.
Nous savons que l’invocation de la Loi sur les mesures d’urgence est une mesure non seulement sans précédent, mais aussi extrême. Le premier ministre a déclaré l'état d'urgence public dans l’ensemble du Canada pour justifier cette mesure, mais rien ne prouve qu’il y ait une urgence publique qui nécessite que le gouvernement s'octroie des pouvoirs si vastes et si extraordinaires. J’ai écouté attentivement les observations du premier ministre et des membres de son gouvernement à la Chambre et ce qu’ils ont dit aux Canadiens. Je n’ai pas encore entendu de justification légitime quant à la mise en œuvre de cette loi.
En réalité, le Canada est en difficulté en ce moment, et c’est décourageant. La situation actuelle est directement attribuable à la mauvaise gestion du premier ministre. Alors qu'il faut un véritable leadership pour unir les Canadiens, le premier ministre agit en tant que chef du Parti libéral, et non comme il le devrait en tant que premier ministre du Canada.
Dès le début, avant même que le « convoi de la liberté » n’arrive à Ottawa, le premier ministre a publiquement insulté les Canadiens et rejeté les véritables préoccupations soulevées, renforçant davantage la division que les propos et les politiques de son gouvernement ont semée dans le pays tout au long de la pandémie. Qu’il s’agisse d’orgueil ou d’entêtement, le premier ministre a refusé de faire le moindre effort pour montrer aux Canadiens qu’il avait écouté, entendu et compris leurs préoccupations.
Comme nous le savons, la semaine dernière, les conservateurs ont offert au gouvernement libéral une occasion extrêmement raisonnable de se montrer à l'écoute. La Chambre a voté sur une motion des conservateurs qui aurait obligé le gouvernement à déposer au Parlement, avant la fin du mois, un plan, rien qu’un plan, pour mettre fin aux exigences vaccinales et aux restrictions imposées par le gouvernement fédéral. Il s’agissait d’une motion très raisonnable qui, à tout le moins, aurait aidé à diminuer la frustration croissante. Elle aurait également donné à tous les Canadiens un peu de clarté, ce qui, très franchement, leur est dû. Malheureusement, les libéraux ont rejeté la motion.
Ce qui est encore plus troublant, c’est que le premier ministre et son gouvernement libéral ont refusé de dire aux Canadiens quels paramètres sont utilisés pour justifier l’application continue des exigences vaccinales et des restrictions imposées par le gouvernement fédéral. S’agit-il des taux de vaccination? Du nombre de cas? De la capacité des hôpitaux? Est-ce simplement à cause de l’idéologie libérale? Les Canadiens ne le savent pas.
Les provinces de tout le pays ont présenté des plans pour la levée des restrictions sur le territoire. Des pays du monde entier ayant des taux de vaccination inférieurs à ceux du Canada ont levé les restrictions. On ne peut s’attendre à ce que les Canadiens s’accommodent indéfiniment des exigences vaccinales et des restrictions imposées par le gouvernement fédéral. Nous le savons parce que j’ai entendu le son de cloche de mes électeurs et que tous les députés de la Chambre ont entendu celui de leurs électeurs.
Les Canadiens ont fait énormément de sacrifices au cours des deux dernières années et ils méritent des réponses du gouvernement libéral. Cependant, au lieu d'offrir des réponses ou un plan, le premier ministre a invoqué la Loi sur les mesures d’urgence. À quoi sert cette mesure? Vise-t-elle à sévir contre les manifestants et ceux qui ont soutenu les manifestations? Soyons clairs, la primauté du droit est un principe fondamental de la démocratie canadienne. Les organismes d’application de la loi ont la responsabilité de faire appliquer la loi et nous nous attendons à ce qu’ils le fassent, mais nous savons qu’ils n’ont pas besoin de la Loi sur les mesures d’urgence pour s'acquitter de cette tâche. Le recours à cette mesure extrême qui suspend des libertés civiles n’a rien à voir avec la sécurité publique, le rétablissement de l’ordre ou le respect de la primauté du droit.
La Loi sur les mesures d’urgence est claire dans sa définition d’une urgence nationale qui justifierait sa mise en œuvre. La loi définit une urgence nationale comme une « situation de crise nationale » à laquelle « il n’est pas possible de faire face adéquatement sous le régime des lois du Canada ». Or, une telle situation n’existe pas au Canada.
Le premier ministre a lui-même dit que la Loi sur les mesures d’urgence ne devrait pas être le premier ou le deuxième recours. Le début du déblocage des barrages illégaux aux frontières – qu’il s’agisse du pont Ambassador ou du passage de Coutts, en Alberta – démontre parfaitement que les organismes d’application de la loi disposent déjà des outils nécessaires pour faire respecter la loi.
Cela dit, il s’agit en fait pour le premier ministre d’accorder aux organismes d’application de la loi et aux institutions financières des pouvoirs extraordinaires pour punir les Canadiens qui appuient une cause qu’il n’approuve pas. Par cette proclamation de l'état d'urgence nationale, le gouvernement s’est arrogé le droit de geler les comptes et les avoirs personnels et commerciaux de Canadiens. Le recours à cette mesure draconienne et la façon dont le gouvernement entend l’appliquer suscitent d'innombrables questions qui sont sans réponse. Il s’agit d’un précédent très dangereux. Dans aucun cas, le premier ministre et ses ministres n’ont donné de réponses claires. Je n’ai rien entendu qui justifie cet abus de pouvoir. Ce n’est pas ainsi que le gouvernement devrait fonctionner dans une société libre et démocratique.
Il est également évident qu’il n’y a pas de consensus parmi les premiers ministres provinciaux pour appuyer la décision extrême du gouvernement libéral. Or, cette loi prévoit un devoir de consultation, et nous savons que dans le cas du gouvernement libéral, il y a rarement, voire jamais, un processus de collaboration, et encore moins un processus transparent.
Le premier ministre n’a certainement pas l’appui du premier ministre de la Saskatchewan. Le premier ministre Scott Moe a clairement déclaré que la Saskatchewan n’appuie pas le recours à la Loi sur les mesures d’urgence par le gouvernement libéral. Il a ajouté que le premier ministre est allé trop loin en recourant à cette loi et a demandé à tous les parlementaires de mettre fin à cet abus de pouvoir.
Le premier ministre Scott Moe a exprimé très clairement son opposition à l’utilisation de cette loi, mais il n’est pas le seul. Les premiers ministres de l’Alberta, du Québec, du Manitoba, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île du Prince-Édouard ont tous exprimé leur opposition à la décision du premier ministre. Par conséquent, en plus d’empiéter sur les libertés civiles sans justification claire, la mise en œuvre de la Loi sur les mesures d’urgence empiète également sur les compétences des provinces sans leur consentement exprès, ce qui semble être une tendance du gouvernement qui ne semble pas se soucier de la compétence sur laquelle il empiète. Encore une fois, ce débat ne doit pas être pris à la légère. Il s’agit d’une question de principe dont les enjeux sont très importants pour la sauvegarde de nos libertés fondamentales.
Il convient également de noter qu’il est clair que le monde entier observe le Canada en ce moment. En examinant la validité de la décision du gouvernement, les députés doivent décider si le seuil élevé établi dans la Loi sur les mesures d’urgence pour en justifier le recours a été atteint. Si la Chambre accorde au premier ministre ces pouvoirs extrêmes et sans précédent sans une justification légale et morale, le Canada perd de sa crédibilité sur la scène mondiale lorsqu'il s'agira de critiquer les abus de pouvoir.
J'exhorte les députés à réfléchir à quel côté de l’histoire ils veulent être associés. Les décisions prises dans cette enceinte ont des conséquences à long terme. Les députés doivent se demander si le seuil nécessaire à la mise en œuvre de la Loi sur les mesures d’urgence a été atteint, ou s'il ne l’a pas été. Le moindre doute à cet égard devrait suffire à justifier l'opposition à cette loi, car une mauvaise décision entraîne un coût trop élevé pour les Canadiens à titre individuel et pour les libertés fondamentales.
Je n’appuierai pas cette motion. Je ne pense pas que les conditions soient réunies pour justifier un recours à la Loi sur les mesures d’urgence. Le gouvernement n’a pas démontré l’existence d’une urgence nationale. Rien ne prouve que les services de police ont besoin de pouvoirs supplémentaires considérables pour faire appliquer la loi. Les Canadiens qui s’opposent à la politique du gouvernement ne devraient pas être exposés à de lourdes sanctions financières.
Il est évident que cette crise a été principalement causée par la mauvaise gestion du gouvernement. Le premier ministre n’a fait aucun effort pour trouver une issue pacifique à cette impasse, au contraire. Il s’est employé à diviser, à stigmatiser et à insulter les Canadiens qui ne partagent pas les mêmes opinions que lui.
Il est temps de dénoncer l’approche clivante et les abus pouvoirs du premier ministre. La Loi sur les mesures d’urgence doit être suspendue et nous devons…
Madam Speaker, right off the hop, I want to acknowledge that it is Family Day here in Saskatchewan, and I hope the residents of Battlefords—Lloydminster, despite the cold weather, are able to go out and enjoy some activities, since Saskatchewan has lifted almost all of its restrictions.
We know that the invocation of the Emergencies Act is not only unprecedented but also extreme. While the Prime Minister has declared a public order emergency throughout Canada to justify this, there is no evidence that there is a public emergency to necessitate these broad, sweeping powers. I have listened closely to the comments from the Prime Minister and his government in the House and what they have told Canadians. I have yet to hear a legitimate justification for the implementation of this act.
The reality is that our country is hurting right now, and it is disheartening. The current state of affairs is a direct consequence of the Prime Minister's failed leadership. At a time when we need leadership to bring Canadians together, the Prime Minister is acting like the Liberal Party leader, not the Prime Minister of Canada.
At the very onset, before the “freedom convoy” even rolled into Ottawa, the Prime Minister publicly insulted Canadians and dismissed the genuine concerns being raised, doubling down on the division that his government's rhetoric and policies have sown into this country throughout the pandemic. Whether it be hubris or stubbornness, the Prime Minister has refused to make even the smallest of efforts to demonstrate to Canadians that he has listened to, heard and understood their concerns.
As we know, this past week, the Conservatives presented the Liberal government with an extremely reasonable opportunity to do just that. The House voted on a Conservative motion that would have compelled the government to table in Parliament, by the end of the month, a plan, just a plan, to bring an end to the federal mandates and restrictions. This was a very reasonable motion and, at the very least, would have helped to bring some resolution to the growing frustration. It would have also given all Canadians some clarity, which, quite frankly, they are owed. Shamefully, we know the Liberals rejected the motion.
What has been even more troubling is that the Prime Minister and his Liberal government have refused to tell Canadians what metrics are being used to justify the continued enforcement of federal mandates and restrictions. Is it vaccination rates? Is it case counts? Is it hospital capacity? Is it simply Liberal ideology? Canadians do not know.
Provinces across the country have presented plans to lift restrictions under their jurisdictions. Countries around the world with lower vaccination rates than those of Canada have lifted their restrictions. Canadians cannot be expected to live with federal mandates and restrictions indefinitely. We know this because I have heard from my constituents and I know every single member of the House has heard from constituents.
Canadians have sacrificed so much over the past two years and they deserve answers from the Liberal government. However, instead of answers or plans, the Prime Minister has invoked the Emergencies Act. What is it for? Is it to crack down on protesters and those who have supported protests? To be clear, the rule of law is a fundamental principle in our Canadian democracy. Law enforcement agencies have a responsibility to enforce the law and we expect them to do so, but we know that they do not need the Emergencies Act to enforce the law. This extreme suspension of civil liberties is not about public safety or restoring order or upholding the rule of law.
The Emergencies Act is clear in its definition of a national emergency that would give grounds for its implementation. The act defines a national emergency as an “urgent and critical situation” that “cannot be effectively dealt with under any other law of Canada”. There is no such situation.
Even in his own words, the Prime Minister has said that the Emergencies Act should not be the first or the second resort. The start of the clearing of illegal blockades at our borders, whether it be the Ambassador Bridge or the Coutts, Alberta, crossing, perfectly demonstrates that law enforcement agencies already have the necessary tools at their disposal to enforce the law.
That said, this really becomes about the Prime Minister granting law enforcement and financial institutions extraordinary powers to punish Canadians who support a cause that does not have his approval. Through this proclamation of a national emergency, the government has given itself the right to freeze the personal and business back accounts and assets of Canadians. There are so many unanswered questions about this draconian measure and how the government intends to apply it. This is a very dangerous precedent. At every turn, the Prime Minister and his ministers have failed to give any straight answers. I have not seen justification for this overreach. This is not how the government should operate in a free and democratic society.
It is also evident that there is no consensus among the premiers to support the Liberal government's extreme response. We know there is a duty to consult built into this act, and we know that with the Liberal government, there is rarely, if ever, a collaborative process, let alone a transparent process.
The Prime Minister certainly does not have the support of Saskatchewan's premier. Premier Scott Moe has clearly stated that Saskatchewan does not support the Liberal government's invocation of the Emergencies Act. He has gone on to say that the Prime Minister has gone too far with the use of this act and has called on all parliamentarians to stop this abuse of power.
Premier Scott Moe has been very vocal in his opposition to the use of this act, but he is not alone. The Premiers of Alberta, Quebec, Manitoba, New Brunswick, Nova Scotia and P.E.I. have all expressed their opposition to the Prime Minister's actions. Therefore, in addition to encroaching on civil liberties without clear justification, the implementation of the Emergencies Act is also encroaching on provincial jurisdiction without their expressed consensus, which seems to be a trend for the government. It does not seem to care about what jurisdiction it is encroaching on. Again, this debate is not to be taken lightly. This is a matter of principle with the very high stakes of safeguarding our fundamental freedoms.
It is also worth noting that it is clear the world is watching Canada at this moment. In considering the validity of the government's action, members of the House must decide whether the high threshold set out in the Emergencies Act to justify its use has been met. If the House gives the Prime Minister these unprecedented and extreme powers without the legal and moral justification to do so, Canada loses credibility on the world stage to criticize abuses of power.
I want each and every member of the House to think which side of history they want to be on. The actions of this place have long-lasting consequences. Either the threshold needed to implement the Emergencies Act has been met or it has not. Any doubt in that threshold should be enough to warrant opposition to it, because the personal cost to Canadians and to our fundamental freedoms is too high to get it wrong.
I will not be supporting this motion. I do not believe that the necessary threshold has been met to justify the use of the Emergencies Act. The government has not provided sufficient evidence that we are in a national emergency. There is no proof that law enforcement agencies need additional and far-reaching powers to enforce the law. Canadians should not face harmful financial penalties for opposing government policy.
We cannot sidestep the simple fact that this really is a crisis of failed leadership. There has been no effort made by the Prime Minister to bring a peaceful resolution to this impasse. In fact, it is quite the opposite. The Prime Minister has been purposeful in his words to divide, to stigmatize and to insult Canadians with whom he does not agree.
It is time to reject the Prime Minister's divisive politics and abuse of power. The Emergencies Act must be revoked and we need to—
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Voir le profil de Rosemarie Falk
PCC (SK)
Madame la Présidente, il me semble que c’était prévisible. C’est en fait un bon exemple de ce que j’ai dit dans mon intervention, à savoir que le premier ministre n’écoute pas les premiers ministres provinciaux. Si le premier ministre avait pris le temps d’écouter ce que les Canadiens ont à dire au sujet des restrictions qui affectent leur vie quotidienne et professionnelle, nous ne serions pas dans la situation dans laquelle nous nous retrouvons aujourd’hui.
J’aimerais demander au gouvernement ce qui va se passer maintenant. Certes, les rues autour de la rue Wellington ont été dégagées, mais que va-t-il se passer? Il n’y a eu aucune conversation avec les Canadiens qui se plaignent des restrictions.
Madam Speaker, in my opinion this was predictable. It is actually an example of what I said in my speech, that the Prime Minister does not listen to the premiers. If the Prime Minister had sat down, spoken to and heard what these Canadians had to say about how these restrictions are affecting their livelihoods and their opportunities to make a living, I believe we would not be in this position.
The question I have for the government is, what is next? Sure, the streets around Wellington may be clear, but what is next? There have been no conversations with any of the Canadians who have concerns about these restrictions.
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Voir le profil de Rosemarie Falk
PCC (SK)
Madame la Présidente, encore une fois, tout cela a été causé par la mauvaise gestion du gouvernement. Nous savons que les services de police ont des capacités suffisantes. Nous l’avons constaté. J’ai cité les exemples du pont Ambassador et de Coutts. En fait, tout cela est dû au fait que le premier ministre n’a pas voulu écouter les doléances des Canadiens au sujet des répercussions qu'ont les restrictions, depuis deux ans, sur leur vie familiale et sur leur gagne-pain.
Le fait que le gouvernement libéral, appuyé par le NPD, ait voté contre la motion des conservateurs qui demandait au gouvernement de présenter un plan d’action précis fait ressortir l’arrogance du premier ministre et son indifférence aux préoccupations des Canadiens.
Madam Speaker, again, this comes down to failed leadership. We know that law enforcement has the ability. We have seen this. I gave the examples of the Ambassador Bridge and also Coutts. This comes down to the Prime Minister failing to acknowledge actual concerns that Canadians have and how it has affected their families and their livelihoods for the past two years.
The fact that the Liberal government, along with the NDP, voted against the Conservative motion for the government to table a plan just shows arrogance and that the Prime Minister does not care about the concerns these Canadians have.
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Voir le profil de Rosemarie Falk
PCC (SK)
Madame la Présidente, il y a effectivement beaucoup de désinformation d’un côté comme de l’autre, mais je pense que la solution, c’est la communication. Si les gouvernants ne sont pas prêts à communiquer avec les citoyens, en l’occurrence le premier ministre avec les Canadiens parce qu’ils n’ont pas forcément la même idéologie que lui, c’est un vrai problème.
J’aimerais poser une question au député: va-t-il se rallier à la position du gouvernement, ou va-t-il s’en tenir à ses principes?
Madam Speaker, I do agree that there is lots of disinformation on any side of any issue, but I think this comes down to having communication. If leaders are not willing to communicate with their constituents, or in this case the Prime Minister with Canadians because they might think differently than him, that is a problem.
I also want to challenge the member. Is he just going to vote along with the government, or is he going to stand up on principle in our vote today on this?
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Voir le profil de Jeremy Patzer
PCC (SK)
Madame la Présidente, comme vous le savez, il est d’usage ici au Parlement de remercier ses concitoyens lorsqu’on prend la parole pour la première fois après des élections. Il y a évidemment une bonne raison de le faire, en plus des bonnes manières. Il s’agit de reconnaître la vérité la plus importante à propos l’endroit où nous nous trouvons, à savoir que les résidants de nos circonscriptions sont la raison pour laquelle nous sommes ici, qu’ils aient voté pour nous ou pour quelqu’un d’autre, et même s’ils n’ont pas voté du tout. C’est la Chambre des communes et elle appartient au peuple.
Je tiens à remercier une fois de plus les électeurs de Cypress Hills-Grasslands de m’avoir envoyé ici pour les représenter. C’est un grand privilège d’intervenir aujourd’hui en leur nom. Je dois parler pour eux et pour leurs familles. Je ferai toujours de mon mieux pour le faire.
Il faut toujours du temps et des efforts pour prendre le pouls de différentes personnes, pour aller à leur rencontre et comprendre ce qu’elles pensent, ressentent et vivent. Nous sommes parfois d’accord, parfois non, et c’est bien ainsi, mais cette tâche en vaut absolument la peine, quoi qu’il arrive. Si je ne suis pas d’accord avec mes concitoyens, cela ne devrait pas m’empêcher de les traiter avec courtoisie, dignité et respect en tant que personnes et en tant que compatriotes canadiens. En fait, c’est lorsque nous sommes confrontés à des pensées et à des idéologies contradictoires que nous prenons souvent les meilleures décisions pour nos concitoyens et notre pays.
Comme le disait une chanson de ma jeunesse, il n’y a pas de diamant sans pression. C’est ce que signifie être député. Chacun a un rôle à jouer dans le processus démocratique, mais les représentants élus ont le devoir de faire un effort supplémentaire. Une belle particularité de notre système parlementaire est que les personnes qui occupent les fonctions de premier ministre et de ministre sont aussi de simples députés.
Par exemple, l’actuel premier ministre a été élu comme député de Papineau et la cheffe de l’opposition officielle a été élue comme députée de Portage-Lisgar. Chacun de leur côté de la Chambre, ils doivent exercer les deux rôles en même temps. Il n’en reste pas moins qu’avant d’assumer une fonction publique au sein du gouvernement, ses personnes ont d’abord été élues par les gens de leur circonscription pour être leur porte-parole à Ottawa. C’est leur rôle principal. En tant que ministres, elles ont simplement ajouté une autre responsabilité, celle de servir tout le pays, sans égard à la représentation, mais cela ne devrait jamais changer le fait que ces personnes travaillent ici pour représenter la population du Canada auprès du gouvernement et non l’inverse.
Si jamais elles l’oublient et deviennent déconnectées, elles ont complètement perdu le cap et je crois que les événements récents montrent que nous sommes en train de perdre le cap en tant que pays. Ce point devrait être une priorité, tandis que nous débattons et nous nous prononçons sur le décret d’urgence du gouvernement. Une occasion parfaite s’offre à nous de rappeler au gouvernement minoritaire qu’il ne devrait pas jouer avec le pouvoir. Il ne devrait pas invoquer la Loi sur les mesures d’urgence pour renoncer à sa responsabilité publique. Les libéraux doivent redescendre sur terre.
Vendredi, comme l’intervention policière devait commencer ici à Ottawa, le débat prévu à la Chambre des communes a été annulé à court préavis. J’ai décidé de sortir me promener et de jeter un coup d’œil à la scène à l’extérieur du Parlement pour me faire une idée de la situation. Chemin faisant, j’ai rencontré un homme qui arborait fièrement des médailles militaires sur son manteau, un vétéran qui avait servi notre pays à l’étranger, en Afghanistan. Il a dit qu’il avait fait le long voyage à travers le Canada pour venir ici parce qu’il s’inquiète pour le pays qu’il aime, le pays qu’il a servi, et qu’il veut défendre la liberté. Je l’ai remercié pour son service.
Je me suis aussi entretenu avec une enseignante qui vit au centre-ville et elle ne s’est pas du tout sentie menacée alors qu’elle passait près du front des manifestations. Elle m’a dit qu’elle était autrefois une grande partisane du premier ministre, mais qu’elle ne pouvait plus le soutenir à cause de son arrogance et de son manque de respect pour les autres Canadiens.
Ce que j’ai vu et entendu de ces personnes était loin de ce que le premier ministre a appelé, selon son expression devenue tristement célèbre, une « petite minorité marginale » aux « opinions inacceptables ». Le décalage est plus évident que jamais et il est à l’origine de certaines des scènes troublantes observées dans notre capitale nationale le week-end dernier, après que les libéraux ont invoqué la Loi sur les mesures d’urgence. La démonstration de force du gouvernement a blessé notre société et ce sera probablement son résultat le plus durable.
Il est scandaleux de voir notre premier ministre employer un discours haineux contre ceux qui s’inquiètent pour leurs libertés, les qualifiant de « minorité marginale » et choisissant de les traiter de « racistes » et de « misogynes ». Surtout en cette période difficile, nous avons besoin d’un premier ministre qui mettra de côté la politique partisane pour le bien commun. Après tout, le premier ministre représente tous les Canadiens. Chaque Canadien est l’un de ses concitoyens.
Le fait que les injures soient la première et la seule mesure que le gouvernement ait prise avant de recourir à la Loi sur les mesures d’urgence montre encore une fois son manque de respect pour ceux qui ne sont pas d’accord avec lui. De nombreux Canadiens, vaccinés ou non, reconnaissent que les Canadiens devraient avoir le droit de prendre des décisions médicales pour eux-mêmes. Après tout, c’est un changement de position du gouvernement sur l’exemption de vaccination pour les camionneurs qui a tout déclenché.
Les Canadiens ne devraient pas être mis face au dilemme de se faire vacciner ou de perdre leur emploi. Il ne devrait pas leur être interdit d’entrer dans des magasins parce qu’ils n’ont pas été vaccinés. Ils ne devraient pas se voir imposer une sanction financière simplement parce qu’ils ne sont pas vaccinés. Les enfants ne devraient pas se voir interdire de pratiquer des sports parce qu’ils ne sont pas vaccinés. Aucun Canadien ne devrait avoir à subir un traitement aussi déshumanisant pour avoir simplement choisi de ne pas se faire vacciner.
Ce n’est pas le Canada dans lequel j’ai grandi, et ce n’est pas non plus le Canada dans lequel nos enfants devraient grandir.
En décembre dernier, j’ai pris la parole à la Chambre au nom de tous ceux qui ont perdu leur emploi et leur gagne-pain à cause de l’obligation vaccinale. Après cette déclaration, j’ai reçu des centaines de courriels de Canadiens de partout au pays me racontant leur histoire personnelle, souvent dévastatrice. J’ai entendu l’histoire de ceux qui ont perdu leur maison parce qu’ils n’ont plus d’emploi ou de revenu pour payer l’hypothèque. J’ai entendu l’histoire d’autres personnes qui ont dû expliquer à leurs enfants qu’ils ne pouvaient plus accompagner leurs amis au tournoi de hockey. J’ai entendu parler d’étudiants qui ont été renvoyés de leur programme universitaire. Plus dévastateur encore, j’ai entendu le récit de parents dont l'enfant s'est suicidé, selon eux à cause des confinements, des mesures obligatoires et de l’intimidation.
Ces gens vivent dans des circonscriptions libérales autant que dans la mienne, mais le gouvernement prend-il la peine de les écouter? Il ne suffit pas que le premier ministre dise simplement qu’il les a entendus dans une déclaration vide de sens pendant qu’il dégage les rues.
Les exigences relatives à la vaccination ne sont pas une bonne chose. Elles sont immorales et il est de plus en plus clair qu’il s’agit d’un échec en matière de politique publique. Elles ont pour effet de détruire des gagne-pain, de perturber les chaînes d’approvisionnement, d’étouffer l’économie, de miner la protection des renseignements médicaux et de diviser la société, tout en ne respectant pas les promesses qui ont été faites de vaincre la COVID.
Pourquoi continuer d’agir comme s’il s’agissait d’une panacée pour mettre fin à la pandémie? Pourquoi continuer de bafouer les droits des manifestants et des Canadiens avec si peu de résultats? Quand le gouvernement assumera-t-il enfin la responsabilité de ses politiques qui sèment la discorde, quand éliminera-t-il les exigences de vaccination et quand présentera-t-il un plan global de lutte contre la COVID-19, notamment pour faciliter l’accès à des traitements et augmenter le financement des provinces afin qu’elles puissent accroître la capacité des unités de soins intensifs?
J’ajouterais également que le gouvernement doit présenter des excuses pour avoir traité les personnes qui refusent de se faire vacciner ou les manifestants pacifiques comme des citoyens de seconde classe. Ce ne sont pas des citoyens de seconde classe. Ce sont des Canadiens comme nous, et ils méritent d’être traités avec respect et dignité et d'être écoutés.
Je souhaite également inciter mes collègues néo-démocrates à voter contre la motion. Chaque fois que la Loi sur les mesures de guerre a été invoquée, je parle de la version précédente, elle a laissé des cicatrices dans notre société en raison des abus réels ou perçus qui en ont découlé. La situation actuelle risque d’être pareille. Je ne veux pas citer Tommy Douglas à tout bout de champ, mais je crois que le précédent qu’il a créé mérite notre attention. Il a comparé le recours à la Loi sur les mesures de guerre au Québec par l’ancien premier ministre Trudeau à « l'utilisation d'une masse pour essayer d'écraser une mouche ». Il a défendu ses principes à l’époque en s'y opposant.
Le caucus néo-démocrate craint qu'on ouvre une boîte de Pandore, mais les néo-démocrates affirment qu'on pourra régler le problème en instituant une enquête après coup. Un de leurs anciens collègues du caucus, l’ancien député de Regina—Lewvan, a lui aussi cité Tommy Douglas pour contester l’intention déclarée du NPD actuel d’appuyer cette mesure excessive du gouvernement libéral.
J’espère qu’ils écouteront leurs concitoyens, même s’ils viennent de ma province. Au cours des nombreuses heures de débat auxquelles j’ai participé, je n’ai entendu qu’une poignée de libéraux essayer de justifier le recours à la loi, et j’exagère à peine. Certains ont essayé de dire que les barrages érigés partout au pays étaient la raison. Malheureusement pour les libéraux, les barrages ont été presque tous levés avant l’invocation de la loi. Un autre a essayé de dire que c’était pour obliger les entreprises de camionnage à déplacer une partie des semi-remorques et des véhicules. Là encore, ils ont fait fausse route, comme mes collègues de Haldimand—Norfolk et de Perth—Wellington l’ont déjà fait remarquer, puisqu’il existe déjà des lois qui permettent de le faire.
La dernière raison qu’ils ont donnée, c’était pour mettre fin au financement étranger du « convoi pour la liberté ». Cela ne constitue pas une situation de crise nationale. Encore une fois, malheureusement pour les libéraux, les dons de quelques millions de dollars recueillis au moyen d’une campagne de sociofinancement ont été interrompus sans qu’il soit nécessaire d’invoquer la Loi sur les mesures d’urgence.
Au cours des dernières années, plus de 1 milliard de dollars en fonds étrangers ont déferlé au Canada et ont servi à intimider les travailleurs du secteur de l’énergie, à mener des campagnes de désinformation et à mettre fin à des projets d’oléoducs et d’exploitation des ressources. Le gouvernement fédéral et le NPD n’ont jamais exprimé la moindre inquiétude à cet égard.
Les effets de ce silence ont atteint de nouveaux sommets la semaine dernière lorsque des manifestants armés de haches ont blessé un agent et détruit de la machinerie lourde et des bâtiments dans un chantier en Colombie-Britannique, mais de nouveau, cela n’a aucunement préoccupé le gouvernement. Est-ce parce qu’il appuie cette manifestation ou parce qu’il sait que, si tout cet argent étranger devait faire l’objet d’une enquête, ses amis et ses partisans pourraient se voir impliqués? Si le gouvernement tient à nous servir son discours peu convaincant sur le financement étranger, il ferait mieux de le faire avec cohérence.
Après tout ce qui s’est passé à Ottawa, j’espère que nous en tirerons au moins les bonnes leçons. Écoutons mieux les Canadiens et tenons le gouvernement libéral bien en laisse.
Madam Speaker, as you know it is a common practice here in Parliament to thank one's constituents when one rises to speak for the first time after an election. There is obviously a good reason for doing that, beyond one having good manners. It acknowledges the most important truth about this place, which is that the people who live in our ridings are the reason why we are here, whether they voted for us or for someone else, and even if they did not vote at all. This is the House of Commons, and it belongs to the people.
I would like to once again thank the constituents of Cypress Hills—Grasslands for sending me here as their representative. It is a great privilege to stand here today on their behalf. I must speak for them and for their families. I will always try my best to do so.
It always takes time and effort to hear from different people, to reach out to them and figure out what they are thinking, feeling and experiencing. Sometimes we agree and sometimes we disagree and that is okay, but this task is absolutely worth it no matter what. If I disagree with constituents, that should not prevent me from honouring them with courtesy, dignity and respect as people and as fellow Canadians. In fact, it is when we are challenged with competing thoughts and ideologies that we often make the best decisions for our constituents and our country.
As a song from my youth says, “not a diamond without the pressure”. That is what it means to be a member of Parliament. Everyone has a role in the democratic process, but elected representatives have a duty to make an extra effort. A beautiful part of our parliamentary system is that the same people who serve as the Prime Minister and cabinet ministers are also just members of Parliament.
For example, the current Prime Minister was elected as a member for Papineau and the leader of the official opposition was elected as the member for Portage—Lisgar. On either side of the House they have to work in both roles at the same time. It remains true that, before assuming public office in government, someone was first elected by the people of their riding to be their voice in Ottawa. That is their primary role. As ministers, they have simply added another responsibility to serve the entire nation regardless of representation, but it should never change the fact that they are working here to represent the people of Canada to the government and not the other way around.
If they ever forget it and become disconnected, they have completely lost their way, and I do believe that recent events so far show that we are losing our way as a nation. This point should be front of mind, as we debate and vote on the government's emergency order. We have a perfect opportunity to remind the minority government that it should not be playing around with power. It should not be using the Emergencies Act to forsake their public responsibility. The Liberals need to come back down to earth.
On Friday, with police action expected to begin here in Ottawa, the scheduled debate of the House of Commons was cancelled with short notice. I decided to go for a walk and look around the scene outside of Parliament for myself to get a sense of the situation at hand. As I did, I met a man who was proudly wearing military medals on his coat, a veteran who had served our country overseas in Afghanistan. He told me that he made the long journey across Canada to be here because he is worried about the country that he loves, the country that he served, and he wants to stand for freedom. I thanked him for his service.
I also talked to a school teacher who lives downtown, and she did not feel threatened at all as she walked near the front of the protests. She talked about how she used to be a big supporter of the Prime Minister, but can no longer support him because of his arrogance and lack of respect for other Canadians.
What I saw and heard from these individuals was far from what the Prime Minister infamously called a “small fringe minority” with “unacceptable views”. The disconnect is more obvious than ever, and it brought out some of the disturbing scenes in our nation's capital over the weekend after the Liberals invoked the Emergencies Act. The government's show of force has wounded our society and this is likely to be the longest lasting result of it.
It is an outrage to see our Prime Minister invoke hateful rhetoric against those concerned for their freedoms, calling them a “fringe minority” and choosing to label them as “racist” and “misogynistic”. Especially in difficult times, we need a Prime Minister who will put partisan politics aside for the common good. After all, the Prime Minister represents every Canadian. Every Canadian is one of his constituents.
For name-calling to be the first and only action taken by the government before using the Emergency Measures Act further shows the lack of respect he has for people who do not agree with him. There are many Canadians, vaccinated and unvaccinated alike, who recognize that Canadians should have the right to make medical decisions for themselves. After all, it is a change in the government's position on the vaccine exemption for truckers that has triggered all of this.
Canadians should not have to face the question of taking a vaccine or losing their job. They should not be sent home from stores because they have not been vaccinated. They should not have to face a financial penalty simply because they are not vaccinated. Children should not be banned from playing sports because they are not vaccinated. No Canadian should have to face such dehumanizing treatment for simply choosing not to get vaccinated.
That is not the Canada I grew up in, and that is not the Canada our children should grow up in either.
This past December, I rose in the House on behalf of all those who have lost their jobs and their livelihoods as a result of vaccine mandates. Following that statement, I received hundreds of emails from Canadians all across the country sharing their personal stories, many of them devastating. I heard from those who have lost their home because they no longer have a job or an income to pay the mortgage. I heard from others who have had to explain to their children that they could no longer join their friends at the hockey tournament. I heard from students who were kicked out of their university programs. More devastatingly, I have heard from parents who have lost a child to suicide and attribute the cause to lockdowns, mandates and bullying.
These people live in Liberal ridings as much as they live in mine, but does the government bother listening to them? It is not enough for the Prime Minister to simply say he heard them in an empty statement while clearing the streets.
Vaccine mandates are wrong. They are morally wrong, and it is increasingly clear that they are a public policy failure. They are ruining livelihoods, clogging supply chains, stifling our economy, eroding medical privacy and dividing society, all the while not living up to the earlier promises of defeating COVID.
Why continue to act like they are a magic bullet out of the pandemic? Why continue to trample on protesters and Canadians' rights with little to show for it? When will the government finally take responsibility for their divisive policies, walk back their vaccine mandates and actually consider a comprehensive plan to combat COVID-19, including access to therapeutics and increasing funding to provinces so they can ramp up ICU capacity.
I will also add that I believe an apology is needed, an apology for treating those who are unwilling to get vaccinated or peaceful protesters as second-class citizens. They are not second-class citizens. They are as Canadian as we are, and they are worthy of respect, dignity and a listening ear.
I also want to encourage NDP members to vote against the motion. Each time the War Measures Act was used, the previous version of the legislation, it left behind wounds in our society after enabling real or perceived abuses of power. This is already turning out the same way. I do not expect to quote Tommy Douglas all the time, but I believe his precedent is worth considering. He described former prime minister Trudeau's use of the War Measures Act in Quebec as “using a sledgehammer to crack a peanut”. He stood on principle by voting against the grain at the time.
There have been some misgivings in the NDP caucus about opening Pandora's box, but they say they want to fix it somehow with an inquiry after the fact. One of their former caucus colleagues, who served as the former member for Regina—Lewvan, even used the same quote from Tommy Douglas to challenge the current NDP's stated intention to support Liberal overreach.
I hope they will listen to their own people, even if they are from my province. Over the many hours of debate that I have sat in on, I have only heard a handful of Liberals even try to outline a reason for invoking the act, and it is a stretch at best. Some have tried to use the blockades around the country as the reason. Unfortunately for the Liberals, they were all mostly cleared prior to invoking the act. Another tried to say they needed to compel tow truck companies to move some of the semis and vehicles. Once again, they were found to be wrong, as my colleagues from Haldimand—Norfolk and from Perth—Wellington have already pointed to existing laws that provide that ability.
The last reason they gave was to stop the foreign funding of the “freedom convoy”. This does not constitute a national emergency. Unfortunately for the Liberals, yet again, a couple million dollars donated to a crowdfunding campaign were halted without the use of the Emergencies Act.
We have witnessed over a billion dollars in foreign funding come into Canada over the last number of years to intimidate workers in the energy sector, lead misinformation campaigns and stop pipeline projects and resource developments, and there was not a word of concern from the federal government or the NDP for that matter.
The effects of this reached new levels this past week when axe-wielding protesters injured an officer and destroyed heavy machinery and buildings on-site in B.C. and still, not a word of concern. Is it because they support that protest, or is it because they know that, if all this foreign money were to be investigated, their friends and supporters might be implicated? If they are going to use this flimsy narrative of foreign funding, then they better be consistent in their approach to it.
If nothing else, after all that has been happening in Ottawa, I hope that we can learn the correct lessons. Let us listen better to Canadians, and let us keep the Liberal government in check.
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PCC (SK)
Madame la Présidente, soyons clairs. Personne à la Chambre n’appuie le renversement illégal du gouvernement. Après tout, nous vivons dans une démocratie.
En fin de compte, les problèmes dont nous entendons parler concernent des gens qui ont l’impression que le gouvernement ne les écoute pas. Ils se sentent abandonnés par le gouvernement, alors ils sont venus à Ottawa pour protester. Nous avons vu des manifestations un peu partout au pays. Malheureusement, les manifestants ont bloqué des infrastructures essentielles qui ont fait perdre des millions de dollars à l’économie. C’est vraiment malheureux.
Heureusement, la GRC, sans avoir eu recours à la Loi sur les mesures d’urgence, a pu intervenir pour faire ce qu’il fallait afin d’ouvrir les frontières, de rouvrir les postes frontaliers et de rétablir les flux commerciaux.
Madam Speaker, let us be clear. There is nobody in this House who supports the unlawful overthrow of the government. We live in a democracy, after all.
At the end of the day, the issues we are hearing about have to do with people who feel like they are not being heard by the government. They feel abandoned by the government, so they came to Ottawa to protest. We have seen protests pop up across the country. Unfortunately, we have seen blockades of critical infrastructure that have led to the loss of millions of dollars to the economy. That is definitely unfortunate.
Thankfully, the RCMP, without the use of the emergency measures act, was able to step in to get the job done, open the borders, open the crossings back up and restore our commerce.
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PCC (SK)
Madame la Présidente, je suis convaincu qu’il aurait dû dès le départ ouvrir le dialogue au lieu de passer de zéro à 100. Le maire d’Ottawa, même s’il n’appuyait très évidemment pas les manifestants et ce qu’ils faisaient, est allé rencontrer les organisateurs et leur a parlé. Il a ainsi réussi à libérer certaines des rues secondaires afin de permettre aux gens de se déplacer et de rentrer chez eux. Le travail du premier ministre est d’être un homme d’État, d’être prêt à parler aux gens pour vraiment entendre leurs préoccupations. Ce devait être la première étape, et nous aurions ensuite pu développer notre intervention. Nous aurions pu commencer à examiner certaines des autres lois dont nous disposions.
Nous avons déjà entendu des députés parler de lois qui auraient permis d’enlever des véhicules stationnés. Personne n’a appliqué les règlements municipaux sur les véhicules qui se trouvaient au milieu de la rue plus longtemps que permis. On aurait pu se prévaloir de certaines mesures très simples.
Je le répète, il nous faut du leadership. Nous devons écouter les Canadiens.
Madam Speaker, I really think that opening that dialogue, rather than going from zero to 100, would have been a great first step. The mayor of Ottawa, even though he clearly did not agree with the protesters and what they were doing, actually went out and tried to meet and talk to the organizers. He was able to talk to them and make some arrangements to free up some of the side streets to allow people to move around and to get some of the people to go home. The Prime Minister's job is to be a statesman, to be willing to stand and talk to people to really hear what their concerns are. That has to be the first step that happens, and then we can build from there. Then we can start looking at some of the other laws that we already have in place.
We already heard members talk about laws that would have allowed for the clearing of parked vehicles. We did not see any of the bylaw enforcement on vehicles that were in the middle of the street for longer than the bylaw allowed them to be there. There are some very simple measures that could have been taken.
Again, we need some leadership. We need to listen to Canadians.
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PCC (SK)
Madame la Présidente, de toute évidence, personne ne mérite d’être victime d’une alerte à la bombe chez lui simplement parce qu’il essaie de faire son travail. Le maire fait de son mieux pour servir ses électeurs.
Une partie de la question portait sur ce qui ne va pas. Le député a raison de dire que les choses ne vont pas bien. Partout au pays, les gens se sentent lésés depuis beaucoup trop longtemps. Ils ont eu l’impression d’être diabolisés et divisés pour des motifs purement politiques.
Il faut établir un dialogue constructif. Le premier ministre avait un rôle à jouer. S'il avait fait son travail, je pense qu'il n'y aurait pas autant de tensions dans Windsor-Ouest et dans les circonscriptions environnantes. Il est ridicule que la situation dégénère au point où une personne fait quelque chose d’aussi inconcevable et impensable que de faire une menace d'attentat à la bombe.
Madam Speaker, obviously nobody ever deserves to have a bomb threat to their house for simply trying to stand up and do their job. The mayor is doing what he can to best serve his constituents.
Part of the question was about things not being okay. The member is right that things are not okay. People all across this country have felt disrespected for far too long. They have felt like they have been vilified and divided on purpose, for only political gain.
Constructive dialogue needs to happen. The Prime Minister had a role to play. If the Prime Minister had done his job, I feel that the tensions would not be where they are down in Windsor West and the surrounding ridings. For things to have gotten to a point that somebody has done something so unfathomable and unthinkable as to offer up a bomb threat is ridiculous.
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PCC (SK)
Madame la Présidente, c'est toujours pour moi un honneur d'intervenir à la Chambre. Il est regrettable que nous débattions aujourd'hui de la Loi sur les mesures d'urgence. Dans les circonstances actuelles, le recours à cette loi est injustifié. Ce soir, je vais expliquer pourquoi j'estime qu'il faut voter contre cette mesure et pourquoi j'espère que le NPD se rangera de notre côté, qu'il conservera sa raison d'être et qu'il conviendra que cette mesure n'est pas nécessaire en ce moment.
Pour comprendre la situation, nous devons nous demander comment et pourquoi nous débattons actuellement de cette mesure et pourquoi des manifestants ont envahi les rues d'Ottawa. Le rôle des parlementaires consiste à écouter la population. Nous ne partageons peut-être ni le point de vue des manifestants ni l'ensemble des opinions émises par les Canadiens, mais nous écoutons nos concitoyens dans l'espoir de mieux les comprendre. Voilà ce qui a malheureusement fait défaut dans cette enceinte.
Il y a maintenant deux ans que nous sommes en pandémie et que nous en subissons les inconvénients. Tout le monde est écœuré et veut que cela finisse. La bonne nouvelle, c'est qu'il est de plus en plus manifeste que la pandémie tire à sa fin au Canada. Un peu partout au pays, on lève les restrictions. La liberté est de nouveau en marche. Nous pouvons retrouver nos vies. Le match du Super Bowl vient d'avoir lieu en Californie, dans un stade qui comptait 85 000 personnes, et il n'a pas été suivi d'une recrudescence du nombre de cas de COVID. Qu'est-ce qui explique cela? C'est en partie grâce aux vaccins, qui ont aidé.
Le taux de vaccination du Canada est l'un des plus élevés du monde. Il existe maintenant des solutions thérapeutiques. De plus, le variant qui prédomine actuellement est moins virulent. C'est ainsi que se dissipent habituellement les pandémies. La souche dominante devient un virus bénin qui se répand dans la population. On obtient alors une immunité naturelle qui s'ajoute à toutes les autres mesures dont j'ai parlé. Voilà pourquoi nous arrivons à la fin de la pandémie. Nous en voyons le bout. Les unes après les autres, les provinces lèvent leurs restrictions. C'est aussi ce que font de nombreux pays occidentaux. Nous y sommes presque.
Le gouvernement libéral avait qualifié les camionneurs, ceux qui nous ont littéralement approvisionnés en nourriture et autres produits essentiels pendant ces deux dernières années, de héros de première ligne; puis, en janvier, le mois passé, à la fin de cette pandémie, il les a fait passer de héros à zéros. Pourquoi? D’un trait de plume, alors que la pandémie tirait à sa fin, le premier ministre a décidé d’imposer la vaccination obligatoire aux camionneurs transfrontaliers. C’était il y a un mois. Nous parlons d’une petite partie de la population canadienne qui est majoritairement vaccinée et isolée 22 heures par jour. Les libéraux ont ciblé ces personnes. Pire que de les cibler, ils les ont insultées. Ils nous ont divisés.
Quand le convoi pour la liberté s’est mis en branle, le premier ministre a déclaré que ses membres étaient des séparatistes, rien de plus que des gens qui voulaient mettre notre pays en pièces. Or, ils sont arrivés à Ottawa, et je n’ai jamais vu un groupe brandir autant de drapeaux canadiens sur la Colline du Parlement. Ce ne sont pas des séparatistes, ce sont des patriotes. Ils ont été traités de sexistes et de racistes. J’ose espérer que les députés libéraux qui sont ici ont eu l’occasion de rencontrer certains de ces compatriotes et d’entendre leurs histoires. Ils auraient alors vu et entendu qu’ils sont de toutes les nationalités, que toutes les régions du monde sont représentées parmi ces camionneurs et ceux qui se sont joints à eux. Ils n’étaient pas racistes. Ils n’étaient pas sexistes. Ils n’étaient pas séparatistes.
Le premier ministre s’est acharné sur eux, mais dans quel but? On ne peut que supposer que cela visait à servir ses intérêts politiques, ce qui est inacceptable. Dans les deux dernières années, bien des choses regrettables se sont produites, mais au cours des deux dernières semaines ou du dernier mois, ma perception de notre institution et la façon dont les Canadiens voient le Parlement et leur gouvernement ont profondément changé, et pas pour le mieux.
La situation a changé. La reine, à 95 ans, a attrapé la COVID. Malgré toutes les précautions prises, la reine n'a pas été épargnée, mais elle va s'en sortir. Nous sommes assurément entrés dans une nouvelle phase de cette pandémie. Nous arrivons à la fin, alors pourquoi continuer d'imposer des exigences qui ne font que diviser les Canadiens plutôt que de les unifier?
Les pouvoirs accordés au gouvernement par la Loi sur les mesures d'urgence sont totalement inadmissibles, et nous savons que c'est vrai. Dans une société libre, nous ne gelons pas les comptes bancaires. C'est la mesure la plus terrible que les régimes en déroute ailleurs dans le monde appliquent. Dans les derniers jours de leur règne, ils impriment de l'argent, suppriment les libertés civiles et gèlent les comptes bancaires.
Il n'est pas si difficile de voir ce qui se passe au Canada d'un œil suspicieux. Les dirigeants devront promouvoir la guérison une fois la pandémie derrière nous. Une fois toutes les exigences supprimées, dans quelques semaines tout au plus selon moi, il faudra surmonter d'énormes divergences. L'invocation de la Loi sur les mesures d'urgence ne fait que diviser davantage les Canadiens à une période où nous ne devrions pas être divisés.
C'est un peu la raison pour laquelle nous sommes ici, mais comment en sommes-nous arrivés là? Comment se fait-il qu'une manifestation ait pu durer autant de jours? Lorsque l'enquête aura lieu, elle visera, entre autres, à déterminer ce qui s'est passé au début des manifestations et à analyser ces événements. Pendant des semaines, ou du moins des jours, les bulletins de nouvelles nous informaient que le convoi se dirigeait vers Ottawa. Des gens attendaient le long des autoroutes, dans le froid, juste pour le saluer.
Même ceux qui ne souscrivent pas au message du convoi doivent être objectifs et reconnaître le courage qu'il faut pour tout abandonner, prendre la route et venir à Ottawa défendre ses convictions et faire entendre son message par le gouvernement. Ce n'était pas un secret que le convoi s'en venait à Ottawa.
Quand le convoi est arrivé ici, les panneaux électroniques de la Ville d'Ottawa l'ont accueilli et lui ont dit où tourner pour se diriger vers le centre-ville. Qu'a-t-on dit au convoi quand il est arrivé au centre-ville d'Ottawa? On lui a dit qu'il pouvait se stationner sur la rue Wellington. On l'a informé qu'il devait partir dimanche, mais que d'ici là, il était libre de s'y stationner et d'enfreindre la loi. On a invité les gens à s'installer et à manifester.
Au Canada, nous avons le droit de manifester. Ce droit existe toujours. Nous devons offrir un lieu aux gens pour qu'ils puissent manifester, contester le gouvernement et faire entendre leur message. Selon moi, quand on réalisera l'enquête pour déterminer notamment quelles étaient les premières erreurs, on découvrira que ce sont les pressions exercées par le premier ministre libéral qui ont amené le maire libéral d'Ottawa à inviter les manifestants à s'installer sur la rue Wellington. C'est le message qu'ils ont reçu lorsqu'ils sont arrivés à Ottawa.
Les gens se remettent maintenant en question et disent que nous avions besoin de rapports des services de renseignement parce que nous ne savions pas ce qui s'en venait. Il suffisait d'écouter les nouvelles. Tout le pays savait où les manifestants se dirigeaient et pourquoi ils y allaient. Leur gagne-pain était menacé. La pandémie tirait à sa fin, et, pendant les deux premières années de cette dernière, les camionneurs ont été qualifiés de héros pour avoir transporté des marchandises, traversé la frontière et mis leur vie en danger.
Dans les derniers jours de la pandémie, alors que les exigences relatives à la vaccination étaient éliminées partout au Canada, qu'a fait le premier ministre? Il a décidé de diviser les Canadiens, comme il l'a fait lors des dernières élections. Avant ces élections, il a dit: « Non, nous n'avons pas besoin d'exigences relatives à la vaccination. » Il a dû regarder des sondages qui montraient le contraire, puis il a décidé d'utiliser cette pomme de discorde contre son propre peuple pour diviser les Canadiens afin de marquer des points politiques.
Je voterai contre la motion parce qu'elle est inacceptable. Il est inacceptable de geler les comptes bancaires des gens et d'insulter les travailleurs canadiens qui composent le convoi.
Madam Speaker, it is an honour anytime to rise on my feet in this House. It is unfortunate that we are rising today to debate the Emergencies Act. It is an act whose use is not merited right now. I will outline my reasoning for voting against this tonight and why I hope that the NDP will join with us, stay relevant and hopefully support our position that it is not needed right now.
To get understanding, we need to ask ourselves how and why: How are we here and why are we here debating this, and why did we have protesters on the streets of Ottawa? It goes to the function of parliamentarians, which is to listen. We may not agree with the protesters and we may not agree with all views in Canada, but we listen, hopefully to have a better understanding of our fellow Canadians. That is what has been unfortunately lacking in this place.
We have gone through two years of this pandemic with these difficulties. Everyone is tired. Everyone wants this to be over. The good news is that in Canada it is slowly becoming very apparent that the pandemic is coming to an end. Mandates are being lifted across Canada. Freedom is on the move again. We are able to take back our lives. The Super Bowl was just played in California, with 85,000 people in that stadium, and we did not see a spike of COVID cases afterward. Why is that? Part of it is that vaccines have helped.
We are one of the most highly vaccinated countries in the world. We have therapeutic options now available. Also, the variant that is dominant right now is milder. In the past, this is how pandemics have ended, with the dominant strain becoming a mild virus that would go through our population and we would have natural immunity layered on top of all the other measures that I have outlined. That is why we are coming to the end of it. We are at the tail end of this. Province after province is lifting its restrictions. Countries, significant western world countries, are removing the mandates. We are so close to being in that spot.
Why would the Liberal government in January, last month, at the end of this pandemic, after claiming that truck drivers were frontline heroes, the people who literally fed us and delivered the goods that sustained us for these last two years, who called them heroes for the first two years, at the waning end of this pandemic, move them from heroes to zeros? At the stroke of a pen, the Prime Minister decided that at the tail end we are going to have this mandate imposed when they cross the border. That was a month ago. We are talking about a small portion of the Canadian population who, for the most part, are vaccinated and by themselves for 22 hours of the day, and the Liberals targeted those people. Worse than targeting them, they insulted them. They divided us.
As this convoy was getting started, the Prime Minister called out that the people in this freedom convoy were separatist, nothing more than people who want to tear our country apart. They got to Ottawa, and I have never seen as many Canadian flags in a group on Parliament Hill. These are not separatists; they are patriots. They were called sexist and racist. I would hope that the Liberal members who are here had the opportunity to meet with some of these fellow Canadians and hear their stories. They would hear and notice that they are from every nationality, that every corner of the world is represented by those truckers and the people who joined them. They were not racist. They were not sexist. They were not separatists.
We had the Prime Minister piling on, for what purpose? One would only surmise that it is for his political benefit, and that is wrong. A lot of wrong things happened in the last two years, but in the last two weeks or the last month there have been profound changes in the way I view our institution and the way Canadians view this place and their government, and it is not for the better.
We are in a different spot. The Queen, at 95 years old, caught COVID. With all the precautions that are out there, the bubble-wrapped Queen, at her age, caught COVID, and she is working through it. We are definitely in a new phase of this pandemic. We are coming to the end, so why pile on these mandates that only divide Canadians, not unify us?
The powers that the Emergencies Act gives the government are profoundly wrong, and we know this to be true. In a free society, we do not freeze bank accounts. That is the most horrendous thing that failed regimes around the world do. In their dying days, they print money, they remove civil liberties and they freeze bank accounts.
It is not that difficult to view what is going on in Canada through a lens of mistrust. We need leadership to bring healing once we are through this pandemic. When all the mandates are removed, and I believe we are weeks or less away from that, we are going to have huge divisions that need to be mended. Invoking the Emergencies Act only divides Canadians that much more at a time we should not be divided.
That is a little bit about why we are here, but how are we here? How was it that a protest would go on for as many days as it did? When the inquiry takes place, one of the questions and one of the things to analyze is what happened at the start. For weeks, or days at least, we would turn on the news and see the news of this convoy coming to Ottawa. People were lining the highways in the cold just to wave at the convoy.
Even if someone does not agree with convoy's message, they must take a step back and understand what it must take for people to give up all they had in their lives to get on the road and come to Ottawa to fight for what they believe in and to have their message heard by the government. The reports that they were coming to Ottawa were no secret.
When the convoy got here, they were directed or welcomed by the City of Ottawa's electronic signs that said “convoy turn here”, and they headed downtown. When they got to the downtown core of Ottawa, what were they told? “Go ahead, park on Wellington. You have to leave on Sunday, but you are free to come and break this law. You can set up shop and you can protest.”
In Canada, we have the right to protest. It is still a right. We need to provide a space for people to protest, to disagree with their government and to let their message be heard. I believe that when the inquiry looks at what the first mistakes were, they will turn out to be it was the Liberal Prime Minister's pressure that led the Liberal mayor of Ottawa to invite them down to set up shop on Wellington Street. That was the message they heard when they got to Ottawa.
People are now second-guessing themselves and saying we needed intelligence reports because we did not know what was coming. Turn on the news: The whole country knew where they were going and why they were going there. Their livelihoods were threatened. We were at the tail end of a pandemic, a pandemic in which they were treated like heroes for the first two years for delivering goods, crossing the border and putting their lives at risk.
In the dying days of this pandemic, as mandates were being lifted across Canada, what did our Prime Minister decide to do? He decided to divide Canadians, just like he did in the last election. Leading into that election, he said, “No, we do not need mandates.” He must have received some polling information that showed otherwise, and he decided to use this divisive weapon against his own people to divide Canadians for his political gain.
I will be voting against this motion because it is not right. It is not right to freeze people's bank accounts and it is not right to insult the hard-working Canadians who make up that convoy.
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PCC (SK)
Madame la Présidente, je me permettrai de corriger le député d'en face. Les restrictions à la frontière ont d'abord été instaurées par Ottawa, et les États‑Unis ont répliqué une semaine plus tard.
Si l'on veut que ces restrictions soient levées, il faut que quelqu'un fasse les premiers pas et ce devrait être le Canada. Je ne serais pas surpris si les États‑Unis décidaient de lever ces restrictions en premier et ensuite forcer le Canada à en faire autant. C'est totalement absurde d'imposer ces mesures sanitaires à des gens qui restent seuls 22 heures par jour dans leur camion. Pourtant, on les a laissés traverser la frontière pendant deux ans, les qualifiant même de héros. Voilà qu'ils sont maintenant traités de racistes, de séparatistes et de sexistes. C'est inacceptable.
Madam Speaker, I will correct the member opposite. The restrictions on crossing the border were first introduced by Ottawa. A week later, America retaliated.
With regard to having these restrictions removed, one side has to move first, and it should be Canada. I suspect the U.S. might actually move first and force us to rescind the restrictions, because it makes no sense to have these restrictions on people who sit in their cab for 22 hours of the day by themselves. While they have been crossing the border all through the last two years, they were being called heroes, and now you call them racists and you call them separatists and you call them sexist people. This is wrong.
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PCC (SK)
Madame la Présidente, cela fait 150 ans qu'il y a des manifestations au Canada. À ma connaissance, il a été possible de mettre fin à toutes les manifestations à l'aide des lois existantes. Il y a déjà eu des manifestations monstres dans de grandes villes canadiennes, des manifestations au cours desquelles des immeubles et des véhicules ont été incendiés et des personnes tuées. Pendant trois semaines, il ne s'est rien passé de tel dans les rues d'Ottawa. C'est le manque de leadership du premier ministre qui a contribué à ce que cette manifestation en arrive là.
Je suis contre les barrages et contre toute activité illégale. Les Canadiens ont cependant le droit de manifester. Ils ont le droit d'être entendus. Ces mesures sont inutiles, car dans l'histoire de notre pays, nous avons toujours pu mettre fin aux manifestations par d'autres moyens. Alors pourquoi a-t-on recours à celles-ci? Je crois que c'est pour des motifs politiques et non pour rétablir la loi et l'ordre, deux choses auxquelles je crois fermement.
Madam Speaker, we have had protests in Canada for over 150 years. Every protest that I have seen was able to be stopped with the current laws on the books. We had massive protests in major cities across Canada, protests in which buildings were being burnt, cars were being set on fire and people were getting killed. For three weeks, we had none of that on the streets of Ottawa. It was the lack of leadership from the Prime Minister that facilitated this protest getting to the place that it got to.
I am against blockades. I am against any illegal activity. Canadians still have the right to protest. They still have the right to have their message heard. These measures are not needed, because in the history of our country we have been able to put down all protests that we have had in the past up until now. Why is that? I believe it is because this act is being used for political reasons, not for law and order, which I am a big believer in.
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PCC (SK)
Il nous faut guérir, madame la Présidente. Il nous faut un leader prêt à écouter, un leader qui ne cherchera pas à nous diviser pour servir ses propres intérêts. Nous devons nous réunir comme jamais auparavant, étant donné ce que nous avons traversé au cours des deux dernières années. Nous parlons d'incidents traumatisants qu'ont vécus des gens d'Ottawa, qui n'ont pas pu se rendre au travail, voir des êtres chers ou se déplacer. Eh bien, c'est ainsi que vit tout le pays depuis deux ans.
Nous avons besoin d'un leader qui redonnera au Canada sa liberté et qui se souviendra que Dieu protège sa gloire et sa liberté.
Madam Speaker, we need healing. We need a leader who will listen, a leader who will not divide us for his own benefit. We need to come together like never before because of what we have been through in the last two years. We talk about the traumatic scenes that some people witnessed in Ottawa. They could not go to work, could not see loved ones and could not get around. Well, that is what our country has been like for the last two years.
We need a leader who will bring freedom back to Canada and remember “God keep our land glorious and free”.
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