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PCC (SK)
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2022-02-01 13:41
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Monsieur le Président, c'est toujours un privilège de prendre la parole à la Chambre au nom des résidants de Saskatoon-Ouest.
Il y a près de six mois, des élections ont été déclenchées. Le chef du Parti libéral a alors déclaré qu'il s'agissait des élections les plus importantes depuis la Deuxième Guerre mondiale. Il a mis des mois à assermenter ses ministres et à convoquer le Parlement. Soixante-neuf jours se sont écoulés depuis le discours du Trône, et les députés continuent de débattre du tout premier point à l'ordre du jour du gouvernement.
Mettons cela en contexte: il y a eu les élections, puis l'Action de grâces, le jour du Souvenir, Noël et le Nouvel An. Nous sommes maintenant en février et nous sommes encore en train d'en débattre. Ce gouvernement me semble usé. Il a du mal à accomplir quoi que ce soit. Certes, la COVID complique les choses depuis des mois, mais c'est précisément dans de telles circonstances que nos dirigeants doivent jouer leur rôle et faire preuve d'un leadership inspirant. C'est le moment de prendre les choses en main.
Cela dit, il y a trop de choses dont je souhaite discuter aujourd'hui, mais je parlerai d'abord du convoi de camionneurs, puis de la situation en Ukraine.
Il est impossible de faire fi de la manifestation à l'extérieur, aujourd'hui. On pourrait croire, à écouter les libéraux, le NPD ou les médias, qu'Ottawa est littéralement assaillie par ces manifestants. Le chef du NPD a déclaré: « Je suis préoccupé [...] par les éléments extrémistes qui diffusent de fausses informations et tentent de transformer le convoi en une version canadienne des attaques terroristes contre le Capitole américain. » Selon moi, le chef du NPD devrait être préoccupé par les fausses informations qu'il diffuse lui-même.
En réalité, les instigateurs de cette manifestation sont des camionneurs qui travaillent fort et qui sont fatigués des restrictions liées à la COVID. Si on s'y arrête, on voit que ce mouvement compte des dizaines de milliers de personnes de tous les sexes et de toutes les races, couleurs, orientations sexuelles et langues qui manifestent pacifiquement contre la vaccination obligatoire. Nous voyons également des familles avec de jeunes enfants, qui se sont joints aux manifestants ou qui les encouragent.
Évidemment, de mauvais éléments se sont greffés à la manifestation, ce qui n'est pas rare lors des rassemblements de ce genre. Prenons les rassemblements de Black Lives Matter. On y voit presque toujours quelques fauteurs de troubles. Au Canada, des vandales ont décapité la statue de la reine Victoria au Manitoba et déboulonné celle de John A. Macdonald à Montréal. Ici, des gens ont mis des drapeaux sur la statue de Terry Fox. Les députés condamnent ces gestes de façon unanime. Je condamne bien sûr tous les manifestants qui font la promotion de discours ou de symboles haineux. Par contre, j'ai vu également des manifestants ramasser les ordures, s'affairer à nettoyer et prier sur la Tombe du soldat inconnu. Ce sont des gestes qui ne sont pas rapportés dans les médias.
Bon, je ne dis pas que je suis d’accord avec toutes leurs revendications, pas du tout, mais quand un si grand nombre de Canadiens prennent congé et dépensent leur argent durement gagné pour venir à Ottawa, nous devons les écouter. Il faut écouter ce qu’ils disent. Je demande à tous les politiciens d’aller rencontrer ces gens et d’écouter ce qu’ils ont à dire, même si nous ne sommes pas d’accord avec eux. Ils méritent d’être entendus. Je demande au premier ministre de parler à ces gens. N’ayons pas peur d’eux. Ne nous cachons pas, allons plutôt leur parler. Nous pourrions être surpris de leur message. En leur parlant, nous découvrirons des gens normaux qui travaillent dur et qui n’en peuvent plus de la COVID‑19. Ils veulent la fin des confinements, des obligations vaccinales et des dérangements.
En ce qui concerne l’obligation vaccinale pour les camionneurs, plus particulièrement, ce qu’ils demandent est très similaire à ce que disent les conservateurs depuis l’été dernier. D’abord, nous encourageons les gens à se faire vacciner. Ensuite, nous encourageons les employeurs à faire des accommodements pour les personnes qui ne souhaitent pas se faire vacciner. Pour ce qui est des camionneurs, notre leader réclame des mesures d’accommodement depuis avant Noël. Toutefois, il y a un sentiment plus profond dans ce qu’on observe ici, et c’est celui-là qui motive des dizaines de milliers de Canadiens à klaxonner en soutien aux camionneurs: les gens n’en peuvent plus des confinements. À cet égard, je crois que les manifestants partagent l’avis de bon nombre de Canadiens.
En gros, la question est la suivante: comment revenir à la normale? J'ai toujours appuyé et encouragé la vaccination, et un grand nombre des manifestants sont vaccinés. Le fait est qu'environ 90 % des camionneurs canadiens sont vaccinés, mais les Canadiens en ont assez. Les mesures adoptées par le gouvernement jusqu'à présent ont eu des effets secondaires indésirables. Notre pays est profondément divisé. Bonne chance à quiconque est sur une liste d'attente pour une intervention chirurgicale. La solitude et des problèmes de santé mentale ont poussé bien des gens au désespoir et entraîné une hausse des suicides. En résumé, cela fait deux ans que nous avons renoncé aux plaisirs de la vie. Nous sommes aux prises avec un énième variant et, Dieu merci, les variants sont de moins en moins mortels, mais les gens veulent savoir ce que nous réserve l'avenir.
Sur le plan de la vaccination, l'objectif avoué du Canada consiste à vacciner 80 % des adultes contre des maladies comme la grippe, et la COVID en fait partie. Voici la bonne nouvelle: nous y sommes parvenus. Plus de 80 % de la population canadienne a été vaccinée, ce qui représente un des taux les plus élevés au monde. En juillet dernier, le premier ministre avait déclaré que le Canada devrait parvenir à faire vacciner plus de 80 % de la population admissible pour que nous soyons en sécurité.
Nous y sommes. Nous avons atteint notre objectif. Commençons à célébrer et à lever certaines restrictions.
Prenons le cas de la Saskatchewan. On a tenté d'y réduire le confinement autant que possible. Il n'y a eu aucune restriction pour les restaurants et aucune limite pour les rassemblements au cours des derniers mois. Au lieu que le gouvernement impose des restrictions, il a permis à la population de faire elle-même des tests rapides et de décider elle-même s'il devait y avoir rassemblement ou non. Il en a résulté que la situation de la COVID en Saskatchewan est la même, voire légèrement meilleure, que partout ailleurs au Canada. Cette expérience montre que les règles et les restrictions strictes imposées par le gouvernement n'ont pas d'incidence sur les résultats. D'ailleurs, d'autres mesures devraient être levées très bientôt en Saskatchewan. Comme le premier ministre de la Saskatchewan l'a indiqué, la province abandonnera sa politique de preuve de vaccination très prochainement. Comment cela se fait-il? C'est parce que la politique a atteint l'objectif fixé. La province a réussi à faire vacciner la population.
Pour revenir à la manifestation des camionneurs, ceux-ci veulent savoir quand tout cela se terminera. Ils veulent qu'on leur dise que tous les sacrifices ont porté leurs fruits. De nombreux scientifiques conviennent maintenant qu'il faut apprendre à vivre avec la COVID. C'est ce que les camionneurs demandent, et la plupart des Canadiens sont d'accord avec eux. Trouvons le moyen de reprendre une vie normale. Au lieu de créer de la division, nos dirigeants doivent plutôt faire preuve de leadership.
Parlons maintenant de l'Ukraine. Les relations étrangères du Canada semblent, là encore, usées. Notre pays était autrefois un allié de confiance et un partenaire fiable, mais les libéraux l'ont réduit à un petit joueur qui a peu à offrir à ses alliés. Nous sommes maintenant aux prises avec une situation inédite depuis la Seconde Guerre mondiale. À la paix se substitue la perspective d'une guerre en Europe. Nos alliés en Ukraine nous demandent de l'aide, et nous nous en tenons à des paroles creuses, à des gestes purement symboliques et à des mots-clics alors que nos amis et alliés demandent beaucoup plus.
Il y a une importante diaspora ukrainienne en Saskatchewan. Plus de 16 % des habitants de Saskatoon sont d'origine ukrainienne. Le Canada compte la troisième population ukrainienne en importance au monde. J'ai grandi à Yorkton, en Saskatchewan, où l'on trouve une très forte population ukrainienne. Quand j'étais petit, les réunions communautaires s'accompagnaient toujours de mets délicieux comme le bortsch, les pérogies et les cigares au chou. Bien entendu, en Saskatchewan, nous sommes très fiers du gouverneur général Ray Hnatyshyn, qui est d'origine ukrainienne.
Les conservateurs appuient sans réserve les Ukrainiens de partout au Canada et le gouvernement démocratiquement élu de l'Ukraine. Nous sommes solidaires de l'Ukraine.
Dans ma circonscription, Saskatoon-Ouest, des membres de la communauté ukrainienne ont communiqué avec moi. Dimanche, Martin Zip, président de l'All Saints Ukrainian Orthodox Brotherhood, m'a écrit ceci:
Je vous demande d'appuyer les mesures suivantes:
1. Accélérer l'adoption d'un plan d'action pour l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN.
2. Intensifier les sanctions contre la Russie afin de la dissuader de commettre d'autres agressions contre l'Ukraine.
3. Veiller à ce que le gazoduc Nord Stream 2 ne devienne jamais opérationnel.
4. Accroître l'approvisionnement de l'Ukraine en équipement militaire et en armement défensif.
5. Élargir et prolonger l'opération Unifier, la mission d'entraînement militaire offerte par le Canada en Ukraine.
À la suite des pressions que nous avons exercées, les libéraux ont finalement consenti à prolonger la mission d'entraînement, l'opération Unifier, de trois ans. Ils ont également offert un prêt de 120 millions de dollars, ce qui est bien loin de ce qu'avaient réclamé nos amis. Qu'en est-il des autres demandes?
Les conservateurs demandent de fournir des armes défensives meurtrières à l'Ukraine. Les Ukrainiens se trouvent face à une armée russe bien plus imposante et beaucoup mieux équipée qu'eux. En cette période difficile, ils supplient leurs alliés de leur envoyer de l'aide et de l'équipement. D'autres États ont répondu à l'appel. Les États‑Unis, le Royaume‑Uni, la Pologne, la Lituanie, la Lettonie et la République tchèque sont tous là. Où est le Canada? Nous envoyons des messages sur Twitter.
Il faut aussi rétablir le service d'imagerie RADARSAT, qui était accessible lorsque nous étions au pouvoir. Il fournit des renseignements de sécurité essentiels de calibre mondial. C'est une mesure très simple que nous pouvons prendre pour aider nos amis qui sont dans le besoin.
Que dire des sanctions qu'ils réclament? Des sanctions sur les biens, les technologies et les services américains et européens pourraient nuire considérablement à l'économie de la Russie. Nous pourrions exclure la Russie du système bancaire SWIFT. Nous pourrions infliger des sanctions Magnitski aux personnes qui gardent les fortunes de Poutine et d'autres dirigeants russes, ce qui aurait pour effet de geler leurs avoirs à l'extérieur de la Russie.
Le gouvernement libéral, bien que fatigué, doit faire ce qui s'impose et venir en aide à nos amis en ces temps difficiles. Je m'ennuie de l'époque où le Canada était un véritable leader sur la scène mondiale. Je me rappelle lorsque le premier ministre Harper a regardé Poutine dans les yeux et qu'il lui a dit de quitter l'Ukraine.
Aujourd'hui, le Canada manque à l'appel. Qu'ont en commun l'Ukraine à l'autre bout du monde et les camionneurs ici, au pays? Un gouvernement libéral-néo-démocrate qui est à court d'idées à Ottawa. On dit dans le discours du Trône que le « Canada doit faire face aux défis urgents de notre époque ». Voilà près de six mois que nous vivons des défis urgents, qu'on pense aux camionneurs, à l'Ukraine, à l'inflation et à la crise du logement, et il y a très peu d'engagements et très peu d'action. Nous avons un gouvernement fatigué qui cherche davantage à semer la division qu'à diriger. En ce dernier chapitre de l'ère de la COVID, le moment est venu d'intervenir et de faire montre de leadership.
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PCC (SK)
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2022-02-01 13:52
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Monsieur le Président, les manifestations que nous avons vues à Toronto visaient à dénoncer Israël, et, malheureusement, personne n'en a parlé aux nouvelles. Apparemment, ce n'est pas important pour les médias.
La vraie question qu'il faut poser est la suivante: est-ce qu'il y aura une fin? Est-il possible de mettre un terme à cette situation? Je dirais que les problèmes de taille commandent des solutions novatrices. Si nous ne faisons rien, alors le député a bien raison: il n'y aura pas de fin. Nous serons coincés dans un cycle où il y aura sans cesse un nouveau variant suivi d'un nouveau confinement. Voilà ce que je dénonce.
Ce que veulent les camionneurs et l'ensemble des Canadiens, c'est que nous fassions preuve de créativité en tant que leaders, que nous trouvions des façons différentes de nous attaquer à ce problème. On dit que la folie consiste à faire toujours la même chose en s'attendant à des résultats différents. Nous devons essayer d'autres solutions.
Oui, je crois que nous pouvons vaincre cette pandémie. Nous pouvons trouver une façon de vivre avec la forme que prendra la pandémie de COVID‑19, normaliser la situation, reprendre notre vie normale et recommencer à vivre.
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PCC (SK)
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2022-02-01 13:54
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Monsieur le Président, il ne fait aucun doute que les travailleurs de la santé et les fournisseurs de soins de santé au pays méritent la médaille d'honneur. Ils travaillent très fort. Je crois que tous les députés seraient prêts à saluer leur travail.
Ce qui a été révélé, ce sont les lacunes du système de santé canadien. Les budgets doivent être accrus dans ce secteur, car il manque de ressources. Les hôpitaux sont débordés même quand tout va bien et les établissements de soins ont besoin d'aide. Tous ces problèmes ont été mis en lumière par la COVID.
Je crois qu'il faut travailler plus fort. Il faut remercier les travailleurs de la santé. Ils ont besoin de renforts. Il faut plus de ressources dans le secteur de la santé.
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PCC (SK)
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2022-02-01 13:55
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Monsieur le Président, d'abord, je ne dis pas qu'il faut arrêter de suivre les consignes de la santé publique, mais je parle de la situation en Saskatchewan. L'approche adoptée par la province est un peu différente. Il y a eu moins de confinements et de restrictions, mais les résultats sont similaires, alors il est possible de gérer la crise en faisant preuve de créativité. C'est possible.
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PCC (SK)
Monsieur le Président, je félicite la députée de King—Vaughan pour son premier discours.
Je sais qu’elle sait très bien que le gouvernement fait peu de cas de la montée en flèche du coût de la vie. J’aimerais savoir ce que la députée pense des coûts énormes que doivent assumer nos aînés, en particulier de l’augmentation des cotisations au RPC et du fait qu’aucune partie de cet argent ne leur est versée.
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PCC (SK)
Madame la Présidente, c'est un honneur d'intervenir à la Chambre au nom des habitants de Moose Jaw—Lake Centre—Lanigan. Je remercie mon épouse Cassandra, nos deux jolies filles qui me regardent aujourd'hui, et les membres de ma famille pour leur amour et leur soutien.
Malheureusement, ma grand‑mère n'a pas pu voir mon élection. Elle a été une grande source d'inspiration pour moi quand j'étais officier dans l'Aviation royale canadienne, ainsi que lorsque j'étais conseiller municipal et maire de Moose Jaw, et elle continue de l'être maintenant que je suis député.
Je suis le fils d'immigrants écossais qui sont venus au Canada en vue de bâtir une vie meilleure pour eux et leur famille. Mes parents ont connu des difficultés et ils ont été bouleversés par la mort d'un de leurs enfants en bas âge. Cela a nui à leur santé émotionnelle et mentale. Par conséquent, j'ai grandi dans une famille monoparentale. Ma mère a dû se démener pour garder un toit au‑dessus de notre tête et pour nous nourrir, et elle a traversé des périodes de dépression.
Ayant vécu sous le seuil de pauvreté pendant la plus grande partie de mon enfance et le début de mon adolescence, je sais ce qu'on ressent quand on reçoit de l'aide financière. Je sais ce que c'est de ne voir aucun cadeau sous l'arbre de Noël. Cependant, peu importe ce qui se trouvait ou non sous l'arbre, je me suis toujours senti aimé. J'ai dit que ma grand‑mère avait contribué à façonner mon avenir en me racontant des histoires du passé. Quand j'étais enfant, je passais tous les samedis avec elle à l'écouter parler de mon héritage écossais, de ma famille à l'étranger et des difficultés subies pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle était la meilleure conteuse que j'aie jamais connue. Une de ses histoires a eu une incidence profonde sur moi. Elle me rappelle constamment l'importance d'honorer le passé et la responsabilité que nous avons envers la prochaine génération.
C’est l’histoire de l’évacuation de la ville de Glascow. Ma grand-mère devait partir. Dans une main, elle avait une valise avec tous ses effets personnels et dans l’autre, elle tenait son bien le plus précieux: ma mère. Comme elle tentait de se frayer un chemin à travers les flots d’aviateurs, de marins et de soldats dans la gare de Glasgow, un officier australien est arrivé pour l’accompagner jusqu’à son train. Après l’avoir mise dans le train, il a demandé à deux soldats britanniques à côté d’intervenir si la sirène de raid aérien se déclenchait, et d’aider cette femme et son enfant à se rendre jusqu’à un abri antiaérien. Au bout d’à peine 30 secondes, la sinistre alarme s’est fait entendre et les deux soldats ont déguerpi. Alors que ma grand-mère se démenait et que ma mère pleurait, cet officier australien est revenu pour l’accompagner jusqu’à l’abri. Ils ont attendu la fin du bombardement. Après cela, le train étant annulé, l’officier australien a accompagné ma grand-mère et ma mère chez ma grand-tante et mon grand-oncle, qui vivaient dans un appartement minuscule à Glasgow. Ces derniers l’ont invité à prendre un thé et à partager leurs rations. Après avoir parcouru des yeux le minuscule appartement, il a regardé ma grand-mère et lui a demandé si c’était ce pour quoi son mari se battait. Je peux dire aux députés que mon grand-père ne se battait pas pour cela, mais plutôt pour défendre les siens et son mode de vie.
En tant que fils d'immigrants écossais, je crois à un avenir meilleur et à des possibilités pour tous les Canadiens. Nous sommes ici aujourd'hui pour débattre le discours du Trône. J'aimerais mettre l'accent sur des dossiers importants pour ma circonscription qui sont absents de ce discours, notamment l'énergie, l'agriculture, les dépenses dans les infrastructures et l'importance d'honorer nos aînés.
L'énergie est une industrie importante en Saskatchewan et elle est particulièrement bien placée pour aider les Canadiens à se remettre de la pandémie. Pourtant, la seule chose qui préoccupe le gouvernement, c'est de mettre un terme à la production éthique d'énergie au Canada et, par le fait même, au gagne-pain de milliers de Canadiens. Un autre gagne-pain compromis est l'agriculture. L'agriculture est l'une des industries les plus importantes de la Saskatchewan. Dans ma circonscription, il s'agit de la principale source d'emploi. Ce secteur est également en grande partie négligé par les libéraux et omis dans le discours du Trône.
Selon une étude réalisée par l'Université de Regina, la Saskatchewan a connu des sécheresses en 1910, en 1914, de 1917 à 1921, en 1924, en 1929, de 1931 à 1939, de 1958 à 1963, de 1967 à 1969, en 1974, en 1977, de 1979 à 1981, de 1983 à 1986, de 1988 à 1992, de 2001 à 2003, en 2009 et en 2021.
Les politiques devraient exister pour nous aider, et non pour nous punir. Une taxe sur le carbone n'a jamais été et ne sera jamais la solution aux problèmes que connaissent les agriculteurs. Pour eux, la solution à leur problème est évidente: c'est l'irrigation. Mais le gouvernement libéral ne le reconnaît pas.
Mener à bien le projet d'expansion de la capacité d'irrigation du lac Diefenbaker créerait de l'emploi, sauverait des gagne-pain et serait rentable sur le plan financier. Il existe une différence entre investir dans des projets d'infrastructure importants pour les collectivités qui font partie de notre moteur économique et gaspiller de l'argent pour des projets dictés par le gouvernement libéral sans consultation. Après une année de sécheresse et de pertes de revenu, l'agriculture ne mérite même pas une mention de la part du gouvernement libéral. Cette omission ne devrait étonner personne.
Prenons un instant pour parler des projets d'infrastructure qui sont utiles et nécessaires pour les collectivités locales. Lorsque j'étais maire, j'ai pu constater par moi-même à quel point les plans d'infrastructure du gouvernement fédéral se sont avérés inutiles pour les collectivités. Moose Jaw est en train de mettre en œuvre un projet s'étalant sur 20 ans pour remplacer des canalisations d'eau principales en fonte, ce qui coûtera plus de 120 millions de dollars aux contribuables locaux. L'approvisionnement en eau est absolument essentiel à la survie d'une collectivité. Au lieu d'être à l'écoute des besoins de la ville, les libéraux ont tenté de donner à cette municipalité de 35 000 habitants un montant de 15 millions de dollars pour un réseau de transport en commun écologique, alors que le réseau de transport en commun est déjà sous-utilisé et ne répond pas aux besoins de la collectivité. Moose Jaw avait besoin de remplacer ses canalisations d'eau principales en fonte qui sont vieilles de 100 ans. Le gouvernement actuel oublie que l'eau est quelque chose d'essentiel, que ce soit pour répondre aux besoins en eau potable des villes ou des Premières Nations, ou pour l'irrigation et la lutte contre la sécheresse.
La coalition internationale qui vise à lutter contre les changements climatiques sert plutôt à justifier l'inflation et à créer de l'instabilité à l'échelle mondiale sans pour autant réduire les émissions. Le gouvernement libéral est en train de vendre le Canada à d'autres pays qui n'ont pas ses intérêts à cœur. Il faut se concerter avec les municipalités et les provinces qui savent où les fonds pour les infrastructures doivent être dépensés. Il faut des solutions locales pour répondre aux problèmes locaux.
Pendant les cinq années de mon mandat comme maire, nous avons attiré plus de 1 milliard de dollars en investissements, favorisé la création d'emplois et la prospérité dans la collectivité, et mis en œuvre des projets d'infrastructure essentiels. Voilà ce dont nous avons vraiment besoin.
Le gouvernement libéral fait fausse route. Il a cessé d'écouter les gens qui comptent et il a commencé à faire passer ses propres intérêts en premier. Les gens ont l'impression qu'il a abandonné la prochaine génération en lui laissant une lourde dette et davantage de problèmes à régler.
Mes parents sont venus ici pour bâtir une vie meilleure pour eux-mêmes et la prochaine génération. Toutefois, les aînés d'aujourd'hui voient ce rêve s'envoler. On leur demande de faire davantage de sacrifices et de laisser un plus petit héritage. À cause de l'inflation, la valeur nette que les gens ont acquise sur leur maison ou leur ferme est menacée. On les prive de leur legs.
Chaque génération doit être responsable du temps qui lui est imparti. La génération actuelle doit améliorer le sort de la prochaine génération. Les électeurs m'ont confié un cadeau. Je m'engage à défendre les intérêts de mes concitoyens qui ont été laissés pour compte par le gouvernement actuel et par le discours du Trône.
Les travailleurs du secteur de l'énergie, dont l'éthique est irréprochable, doivent être récompensés pour avoir surpassé les nouvelles normes fédérales. Les producteurs agricoles méritent notre reconnaissance pour leurs contributions. Les collectivités méritent d'avoir leur mot à dire sur la façon dont les fonds destinés aux infrastructures sont dépensés. Les anciens combattants et les aînés méritent mieux. Notre histoire contribue grandement à façonner notre avenir. Nous devons aux générations qui nous ont précédés de faire mieux pour les générations qui suivront. Nous pouvons faire beaucoup mieux.
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Voir le profil de Fraser Tolmie
PCC (SK)
Madame la Présidente, j'aimerais mentionner que j'aime beaucoup la cravate du député. Elle sied bien à mes origines écossaises. J'en suis heureux.
La province de la Saskatchewan dépend de l'agriculture. C'est notre principale source de revenus. Lorsque nous avons tenté de discuter avec le gouvernement, nous avons eu l'impression de parler dans le désert et d'être abandonnés. S'il est possible de construire un pont, j'ai hâte de m'y mettre. Je suis ici d'abord et avant tout pour défendre les intérêts des gens qui m'ont élu.
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Voir le profil de Fraser Tolmie
PCC (SK)
Madame la Présidente, je dirais que la cravate du député remporte le troisième prix. Je dois m'accorder la deuxième place.
C'est une proposition très intéressante que je défends déjà dans ma région. La ville de Moose Jaw se trouve à 20 kilomètres de sa source d'approvisionnement en eau. Les agriculteurs ont besoin d'eau, à l'évidence, pour leurs cultures. C'est un problème dans ma région. Cela ne me surprend pas que d'autres régions du pays aient le même problème. Je suis ouvert aux suggestions et je serais prêt à en discuter plus tard avec le député et à lui parler des efforts que j'ai déployés dans ma région au sujet de l'approvisionnement en eau dans ma région, pas seulement en eau potable, mais également en eau pour l'agriculture.
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Voir le profil de Fraser Tolmie
PCC (SK)
Madame la Présidente, j'ai passé quelques années dans la belle province lorsque j'étais dans les forces armées. Oui, il y a beaucoup de silences. Notre travail est de prendre la parole pour répondre à tous ces silences du discours du Trône.
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Voir le profil de Cathay Wagantall
PCC (SK)
Madame la Présidente, je veux poser une question sur le programme universel de garde d'enfants proposé. Cardus a mené une étude importante à ce sujet, et j'aimerais savoir ce que le député en pense.
Le gouvernement choisit de dépenser de l'argent pour créer des places en garderie à l'échelle nationale au lieu de renforcer l'écosystème complet de services de garde que les familles canadiennes utilisent actuellement et que beaucoup préfèrent parce que ces services répondent mieux à leurs besoins et sont offerts à l'échelle du pays, sans égard à la densité de population.
En outre, cet écosystème permet de traiter toutes les familles de la même façon, peu importe leurs besoins financiers. Cela me préoccupe parce que ce sont les parents seuls et à faible revenu qui ont besoin d'aide financière, mais, très souvent, elle est plutôt versée directement à ceux n'en ayant pas besoin, et on ne leur fournit pas les places en garderie nécessaires.
Pourquoi le gouvernement adopte-t-il une telle approche au lieu d'accorder la priorité aux gens ayant vraiment besoin d'aide? Si les paiements étaient alloués en tenant compte des moyens financiers, par exemple dans le cadre de l'Allocation canadienne pour enfants, les personnes aux revenus les plus faibles...
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Voir le profil de Jeremy Patzer
PCC (SK)
Madame la Présidente, dans la circonscription de mon collègue, tout comme dans la mienne, l’agriculture est le principal moteur de l’économie. Au cours des 20 dernières années, les agriculteurs ont apporté des changements à leurs pratiques agricoles afin de rendre l’agriculture plus durable. En fait, selon un indice mondial, le Canada a l’agriculture la plus durable au monde.
Avant les élections, le gouvernement a dit qu’il allait réduire de 30 % les émissions d’engrais, sans toutefois préciser comment il allait s’y prendre. Les agriculteurs de ma circonscription sont extrêmement préoccupés par cette question, car sans l’utilisation d’engrais, la quantité de cultures qu’ils peuvent produire diminuera; nos exportations diminueront et l’insécurité alimentaire deviendra un problème. De plus, comme la prochaine vague est celle des biocarburants, nous aurons besoin de plus de canola pour répondre à cette demande, mais nous verrons moins de canola cultivé en raison de la réduction de 30 % des émissions d’engrais.
Je me demande si le député a des renseignements qu’il aimerait partager avec la Chambre sur la façon dont le gouvernement pourrait accomplir cela afin que les producteurs sachent à quoi s'attendre.
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Voir le profil de Jeremy Patzer
PCC (SK)
Monsieur le Président, de 2014 à 2018, au moment où la production de pétrole et de gaz était à son zénith au Canada, nous avons augmenté la production de 38 %, mais réduit les émissions de gaz de torche de 22 %. Nous sommes le seul pays à faire cela. Si le monde adoptait les pratiques que nous avons ici au Canada, les émissions produites par le secteur partout dans le monde seraient réduites de 22 %.
Le gouvernement affirme avoir à cœur de réduire toutes les émissions, alors pourquoi ne parle-t-il pas des pratiques que nous avons au Canada et ne les fait-il pas connaître à l’étranger? Si les libéraux sont si préoccupés à ce sujet, pourquoi ne le font-ils pas?
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Voir le profil de Andrew Scheer
PCC (SK)
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec mon collègue d’Edmonton—Wetaskiwin.
En commençant ma première allocution de cette législature, je tiens tout d’abord à remercier les électeurs de Regina—Qu’Appelle de m’avoir choisi à nouveau pour les représenter à la Chambre. J’ai eu la chance d’assumer divers rôles à la Chambre des communes. J’ai été vice-président et Président de la Chambre, leader à la Chambre de l’opposition officielle et chef de l’opposition. Cependant, chaque fois que j’entre dans cette enceinte, je suis très conscient que je ne pourrais y jouer aucun rôle si je n’avais pas gagné la confiance des gens de ma circonscription, Regina—Qu’Appelle. Je remercie sincèrement tous ceux qui m’ont appuyé lors des dernières élections.
Une fois de plus, un grand affrontement idéologique secoue notre monde. En regardant leur avenir et la fin de la pandémie avec espoir, les Canadiens nourrissent deux visions différentes de ce qui les attend. Ce choc d’idées et de philosophies revient régulièrement à différentes périodes de l’histoire humaine, mais il est plus présent que jamais au XXe siècle.
Bien des gens, comme le premier ministre et ses amis de l’élite mondiale, se servent de la COVID comme excuse pour accroître la taille du gouvernement. Ils sont persuadés que le gouvernement devrait intervenir davantage dans l’économie et restreindre la liberté individuelle. D’autres, cependant, comprennent que la prospérité ne nous vient pas du gouvernement, mais du marché libre. Pour créer la richesse et faire sortir les familles de la pauvreté, il faut que les gens puissent acheter et vendre librement. Cette question revient régulièrement: devrions-nous faire confiance au gouvernement ou au peuple?
On entend souvent dire que pour prédire les résultats futurs, il faut examiner ceux du passé. Les faits historiques l’illustrent clairement. Tous les pays qui ont laissé le contrôle à leur gouvernement ont échoué lamentablement. Après tout, personne n’a été abattu sur le mur de Berlin pour essayer d’aller vivre à Berlin‑Est, et personne ne s’est épuisé aux rames d’un canot pour aller vivre à Cuba. La terminologie a changé avec le temps. Ce que nous appelions jadis le communisme et le socialisme, les gens de gauche appellent maintenant un programme progressiste. Ces changements de nom ne changent rien à la réalité.
En novembre, nous avons célébré le 32e anniversaire de la démolition du mur de Berlin. Tout au long de l’histoire de l’humanité, les murs étaient considérés favorablement. Ils protégeaient les humains. En période de danger, les gens couraient vers les murs pour entrer dans les villes. Toutefois, cette perspective a changé avec la montée du socialisme. Le mur de Berlin empêchait les gens de sortir.
Berlin est devenue une sorte d’étude en temps réel sur l’économie et sur le comportement humain. Dans l’Est, c’était le socialisme, le contrôle de l’économie par l’État. Les fonctionnaires décidaient de ce que le pays produirait, désignaient ceux qui le feraient et fixaient les volumes à produire. Ils déterminaient les salaires et les prix. Ils supprimaient aussi les droits fondamentaux de la personne comme la liberté d’expression et interdisaient toute critique de leur régime. Ils ont ainsi produit la misère, les interminables queues pour acheter du pain, des pénuries et une qualité de vie stagnante.
Dans l’Ouest, c’est le libre marché qui décidait. Les gens achetaient et vendaient assez librement, ils fixaient les prix et ils indiquaient au marché ce qu’il fallait produire. Cela a eu pour résultat d’améliorer considérablement la qualité de vie. La différence entre la vie dans un marché libre et la vie au sein d’une société sous le contrôle du gouvernement était frappante. Les habitants de Berlin‑Est ne pouvaient pas participer à de véritables élections, mais ils pouvaient partir, et c’est ce qu’ils ont fait. Il y avait un flux constant de gens qui fuyaient les horreurs du socialisme.
Voilà pourquoi le mur a été construit, non pas pour empêcher l’ennemi de pénétrer à l’intérieur, mais pour empêcher les gens de sortir. C’est le symbole d’un gouvernement interventionniste dans nos vies. Les gens de gauche ne cessent de nous répéter à quel point les politiques socialistes seront merveilleuses, mais ensuite, ils se mettent à construire des murs, parfois virtuels, à nous empêcher de choisir et à nous priver de nos libertés pour nous empêcher de partir.
Lorsque j’ai été élu pour la première fois, en 2004, le Canada vivait sa propre expérience en matière de libre marché et d’ingérence gouvernementale. La différence entre l’Alberta et la Saskatchewan tout au long de l’histoire du Canada est également très marquée. Durant des décennies, la Saskatchewan a été dirigée par le NPD, qui a adopté des politiques d’intervention gouvernementale massives. Les néo-démocrates ont paralysé le libre marché et fait fuir les investisseurs du secteur privé. Ma province a donc connu une longue période de stagnation économique et une stabilité démographique relative. L’Alberta a connu une croissance. En Alberta, il y avait des possibilités.
J’ai eu la chance de visiter l’Alberta en ma qualité de chef de parti et je me suis toujours demandé combien de personnes dans l’auditoire étaient originaires de la Saskatchewan ou dont les parents venaient de la Saskatchewan. En parcourant l’Alberta, je posais la question dans pratiquement toutes les salles et près de la moitié des gens levait la main. J’avais l’habitude de dire que les bons Saskatchewanais ont bâti deux provinces extraordinaires dans ce pays.
La formulation change, mais les politiques demeurent les mêmes. Le communisme a finalement été un échec si notoire que ses plus loyaux promoteurs ont admis que cette doctrine ne serait plus jamais acceptée. Cependant, nous assistons maintenant à une résurgence de ce courant de pensée selon lequel le gouvernement a toujours raison.
Au moment où nous émergeons de la pandémie, nous pouvons déjà constater les effets négatifs de l’ingérence considérable du gouvernement dans le libre marché. En mars dernier, la Banque du Canada a commencé à faire quelque chose de tout à fait inédit dans l’histoire canadienne: elle a commencé à créer de l’argent de toutes pièces, au rythme de cinq milliards de dollars par semaine. Le gouvernement n’avait plus d’argent pour emprunter, il a dû demander à la banque centrale de remettre la planche à billets en marche pour acheter la dette du gouvernement que personne d’autre ne voulait acheter.
Les gens de la circonscription de Regina—Qu’Appelle, que je représente, me demandent souvent comment le premier ministre va financer ses énormes déficits. Il ne le fera pas. Ce sont les Canadiens qui en font actuellement les frais en raison de l’inflation. Ils en paient le prix aujourd’hui, en temps réel. Les prix ne cessent d’augmenter parce que le gouvernement a forcé la Banque du Canada à inonder le système d’argent frais créé de toutes pièces. Que se passe-t-il lorsqu’il faut plus d’argent pour acheter la même quantité de marchandises? Les prix montent.
L’activité économique a diminué en raison des restrictions imposées à notre économie par la pandémie de COVID. Non seulement la production économique a-t-elle diminué, mais la masse monétaire a augmenté de façon exponentielle. Les gouvernements adorent l’inflation.
Au cours de l’histoire de l’humanité, nous trouverons des exemples qui montrent que lorsque les gouvernements dépensent trop d’argent, cela a pour effet de dévaluer la monnaie. Il s’agit d’une fraude commise contre les gens qui travaillent si fort pour gagner leur chèque de paie et pour mettre un peu d’argent de côté; une fraude commise par le gouvernement qui, essentiellement, dévalue ce travail en créant de l’argent de toutes pièces.
Mes collègues qui ont déjà participé à un encan silencieux ont peut-être déjà vu une reproduction d’un magnifique tableau, au bas de laquelle figurait un chiffre sur 100 ou sur 500. Cela signifie qu’il s’agit d’une reproduction à tirage limité et que l’artiste n’a produit qu’un certain nombre de copies de cette œuvre. Si quelqu’un achète l’œuvre pour ce qu’il croit être sa valeur et que l’artiste crée 5 000 reproductions de plus, l’acheteur est floué. Il a acquis quelque chose dont la valeur diminue simplement parce qu’on en a créé davantage. C’est ce qui se passe en temps réel avec l’argent que les travailleurs canadiens gagnent.
Que pouvons-nous faire pour remettre notre économie sur les rails? Pendant le temps qu’il me reste, je voulais demander au gouvernement d’écouter les préoccupations des gens de la Saskatchewan, de l’Alberta et de l’Ouest canadien.
Le secteur pétrolier et gazier est une source incroyable de richesse au Canada. Nous vivons maintenant dans un monde sens dessus dessous où la première chose que le président Biden a faite lorsqu’il est arrivé au pouvoir a été d’annuler le projet d’oléoduc Keystone XL. Cette question n’a même pas été soulevée par le gouvernement auprès du nouveau président. Le premier ministre a annulé le projet Northern Gateway et le projet d’oléoduc Énergie Est, qui aurait permis d’acheminer l’énergie de l’Ouest canadien vers les marchés de l’Est canadien.
Je vois beaucoup d’alarmistes et d’activistes radicaux s’enchaîner aux arbres et s’allonger devant des bulldozers dans l’Ouest canadien pour essayer d’empêcher l’exportation de notre pétrole et de notre gaz. Toutefois, je ne les vois jamais se rassembler le long du Saint-Laurent pour protester contre les pétroliers étrangers qui entrent sur les marchés canadiens. Nous avons l’occasion de fournir au monde l’énergie éthique canadienne au profit de tous. Depuis 2018, la production pétrolière et gazière du Canada a procuré près de 240 milliards de dollars aux gouvernements provinciaux et 66 milliards de dollars à Ottawa.
Les conservateurs seront toujours les défenseurs des hommes et des femmes qui travaillent fort dans le secteur de l’énergie. Nous avons besoin de plus de gens comme eux. Nous pouvons nous débarrasser du pétrole étranger provenant de dictatures violentes qui ne respectent pas les droits de la personne et remettre les Canadiens au travail.
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PCC (SK)
Monsieur le Président, le déficit que le gouvernement a accumulé l'a été en très grande partie avant même que la pandémie ne frappe. Le gouvernement enregistrait déjà un déficit de 87 milliards de dollars avant l'arrivée de la COVID‑19.
Pendant la pandémie, le gouvernement a pris la décision de verser 1 milliard de dollars à ses amis de l'organisme UNIS, en plus d'accorder des contrats à fournisseur unique à d'anciens députés libéraux. Pendant la pandémie, le gouvernement a donc pris le temps de s'assurer d'enrichir ses amis.
Parlons maintenant de l'inflation. Les libéraux aimeraient nous faire croire qu'il s'agit d'un phénomène externe comme la météo: c'est le fruit du hasard. Toutefois, cela n'arrive pas dans les pays qui n'ont pas fait marcher la planche à billets. Je pourrais parler longtemps des milliards de dollars de dépenses inutiles, d'aide aux entreprises parasites, et aussi des 35 milliards de dollars qui ont transité par la Banque de l'infrastructure du Canada pour financer de gros projets menés par des entreprises privées rentables.
Le député va tenter de convaincre les Canadiens que toutes les dépenses inflationnistes étaient liées à la pandémie de COVID‑19, mais nous pouvons prouver que c'est faux. Quand on examine les comptes publics, on constate qu'une bonne partie de l'argent dépensé par le gouvernement est lié à une augmentation des dépenses discrétionnaires. Nous avons entendu répéter tout au long de la semaine que l'effet a été contraire à l'objectif. Le gouvernement a dépensé plus d'argent dans le logement, mais moins de logements ont été construits, et le prix des logements est en hausse pour cette raison. C'est pourquoi la solution passe par moins d'ingérence gouvernementale dans l'économie et plus de libre marché.
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PCC (SK)
Madame la Présidente, très rapidement, j’aimerais rectifier les faits. C’est bien le gouvernement conservateur qui a rétabli les investissements en santé que le gouvernement précédent, celui de Jean Chrétien et Paul Martin, avait supprimés dans les années 1990.
C’est bien le gouvernement conservateur qui a défendu l’autonomie provinciale et l’innovation pour le système de soins de santé, s’opposant aux menaces du premier ministre de récupérer les transferts en santé de la Saskatchewan pendant les élections.
La députée demande si le président Biden comprend les enjeux mondiaux concernant le pétrole et le gaz. Tout ce que je sais, c’est qu’il a annulé le projet Keystone. Il a annulé un projet qui aurait pu acheminer aux États‑Unis des hydrocarbures de l’Ouest canadien provenant d’un allié solide, d’un partenaire de confiance; des hydrocarbures provenant d’une source éthique. Quelques mois plus tard, le président des États‑Unis suppliait l’OPEP, et des pays comme l’Arabie saoudite qui ont un piètre bilan en matière des droits de la personne, d’approvisionner davantage les États‑Unis en pétrole et en gaz. C’est insensé.
Voici le type de décisions idéologiques que le premier ministre soutient, et c’est pourquoi les conservateurs défendront sans cesse le secteur énergétique de l’Ouest canadien.
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