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PCC (AB)
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2021-06-11 10:03 [p.8261]
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Monsieur le Président, j'aimerais commencer sur une note personnelle. Mes parents ont vécu la Grande Dépression. Mon père, Tony, subvenait aux besoins de sa famille en étant mécanicien de locomotive. Il travaillait pour Algoma Steel, à Sault Ste. Marie, en Ontario, et a été secrétaire de son syndicat. Ma mère, Helen, qui avait cinq enfants, était une femme au foyer très occupée.
Nous étions heureux, mais nous n'avons jamais eu beaucoup d'argent durant mon enfance. Je peux compter sur les doigts d'une main les fois où nous sommes allés à un véritable restaurant à l'époque où je fréquentais l'école primaire. Ma mère avait l'habitude de dire: « Pourquoi gaspiller de l'argent au restaurant alors que nous avons de la nourriture à la maison? » Je me souviens que nous mangions parfois du steak à la maison, lorsqu'il y avait une grosse vente à l'épicerie, mais c'était rare. Je m'en souviens parce que chaque fois que nous en mangions, ma mère ne manquait pas de nous dire: « Ce steak coûte 99 ¢ la livre, alors n'en laissez pas dans votre assiette, pas même le gras ».
C'était une bonne leçon de vie. Les enfants de ma famille ont appris à un très jeune âge la valeur de l'argent et l'importance de ne pas gaspiller. Mes parents m'ont inculqué une excellente leçon de vie et j'étais heureux. Cette leçon m'est restée, et je crois que, de nos jours, elle est familière à bien des Canadiens, en ce sens qu'ils comprennent la valeur du travail et de l'argent et qu'ils veulent que les gouvernements utilisent l'argent de leurs impôts judicieusement.
Je sais que les temps sont difficiles. La pandémie a forcé les gouvernements à suspendre l'activité économique. Or, les gens ont besoin d'un revenu. Les gouvernements avaient le devoir de leur venir en aide. Toutefois, ils ont dépensé beaucoup d'argent, surtout le gouvernement libéral actuel. J'admets qu'une bonne partie de ces dépenses était nécessaire. D'ailleurs, les conservateurs ont fait pression pour que les libéraux augmentent les prestations financières offertes aux Canadiens pendant la pandémie. Dès le début de la pandémie, nous avons réclamé et obtenu une forte hausse de la subvention salariale offerte aux petites entreprises.
Toutefois, alors que nous sommes sur le chemin de la relance, nous avons besoin d'un plan pour rétablir l'équilibre budgétaire. C'est une leçon que mes parents et beaucoup de parents et de grands-parents ont apprise à leurs dépens. Je sais que mes concitoyens sont nombreux à être du même avis. Je sonde régulièrement mes concitoyens pour connaître leur opinion sur les questions importantes de l'heure. Je leur ai notamment demandé récemment si la dette fédérale les inquiétait. La grande majorité d'entre eux, soit plus de 80 %, ont indiqué en être très inquiets. Pourtant, les libéraux n'ont prévu aucune mesure prudente dans le budget. À part des dépenses sans précédent, le budget ne prévoit aucune mesure concrète pour réduire l'endettement massif, et « massif » est le mot important ici. La dette s'élève à plus de 1 billion de dollars et elle ne cesse d'augmenter.
Les libéraux n'ont même pas de plan à long terme pour rétablir l'équilibre budgétaire. C'est un échec flagrant du gouvernement. Il y a à peine un an, le premier ministre vantait la capacité fiscale du Canada, qui lui permettait de fournir du soutien au cours de la pandémie. Il disait que le gouvernement pouvait dépenser beaucoup d'argent en raison des décisions prudentes qu'il avait prises auparavant. Alors pourquoi ne prend-il pas le même genre de décisions prudentes pour l'avenir?
Comme la pandémie de COVID-19 l'a clairement montré, nous ne pouvons pas prévoir ces événements. Songeons à l'incapacité du gouvernement à reconnaître très rapidement la gravité du problème posé par la COVID-19. Dès le début, nous, les conservateurs, étions d'avis qu'il fallait interdire les vols en provenance des foyers de propagation du coronavirus. Les députés ministériels nous ont accusés d'être alarmistes, voire racistes. Compte tenu de notre capacité fiscale désormais limitée, que se passera-t-il au cours de la prochaine crise? Nous n'avons pas la capacité de continuer à dépenser.
Le premier ministre se vante de ses décisions prudentes, mais il ne parvient pas à les prendre. Avant la pandémie de COVID-19, le gouvernement a démontré un manque total de discipline financière. Au lieu de gérer prudemment l'argent des contribuables, les libéraux ont accumulé des déficits à répétition. Pendant la période de prospérité, les libéraux ont ajouté plus de 72 milliards de dollars à la dette nationale. Pour mettre les choses en perspective, cela représente près de 2 000 $ de dette additionnelle pour chaque homme, femme et enfant au Canada. Les déficits à répétition et l'endettement sans fin nous rendent vulnérables. Ce n'est pas viable.
Au cours d'une crise, il faut un bilan sain. Qui a dit cela? Un expert. C'est l'avis de Philip Cross, ancien analyste économique de Statistique Canada.
Lorsque nous, les conservateurs, étions au pouvoir, nous avons géré les finances de manière responsable. Nous sommes sortis de la crise financière de 2008 en meilleure posture que tout autre pays du G7. Voici ce qu'a dit M. Cross à ce propos: « la bonne santé des bilans du Canada a permis au pays d’endurer la récession et d’entrer en phase de reprise. La récession a été plus courte et moins forte au Canada que dans d’autres pays du G7, en partie parce que le flux de crédit n’a pas été perturbé comme il l’a été dans d’autres pays, et que l’épargne a permis de financer les dépenses lorsque les revenus ont temporairement baissé. »
Qu'arrivera-t-il lors de la prochaine crise, si le gouvernement libéral met en jeu notre filet de sécurité? La plupart des Canadiens connaissent la valeur de l'argent. Le gouvernement libéral doit en prendre conscience aussi. Je vais donner quelques exemples de dépenses inutiles effectuées par les libéraux. Cette année, j'ai fait inscrire une question au Feuilleton pour savoir à combien se chiffraient les dépenses engagées pour faire travailler les fonctionnaires de la maison. Le télétravail était, bien entendu, une mesure de sécurité importante, et je crois que nous pouvons tous accepter des dépenses raisonnables. Cependant, peut-on réellement justifier de payer, avec l'argent des contribuables, 2 815 $ pour un bureau ou encore 1 160 $ pour une chaise de bureau? À la lecture du document, il ne s'agit absolument pas d'incidents isolés. On ne fait qu'effleurer le problème.
Le mépris du gouvernement pour la transparence est évident depuis des années. Cependant, c'est pire depuis la crise de COVID‑19. Il va même jusqu'à cacher des informations cruciales sur la façon dont les fonds publics sont dépensés. Même un ancien directeur parlementaire du budget a critiqué le gouvernement pour son manque de transparence. Par exemple, les membres d'en face du comité des transports ont récemment parlé pour ne rien dire afin d'éviter de rendre des comptes. Au lieu d'être transparents quant à leur mauvaise gestion de la Banque de l'infrastructure, ils ont essayé de dissimuler les détails, mais les détails, évidemment, finissent toujours par surgir. Par exemple, le fait que la Banque de l'infrastructure a récemment versé près de 4 millions de dollars pour le licenciement de cadres, qu'elle n'a réalisé aucun projet en quatre ans et qu'il est prévu qu'elle perde des milliards de dollars de fonds publics.
La construction de projets nécessaires au Canada semble être trop compliquée pour le budget des libéraux, mais ces derniers ne semblent pas avoir de problème à financer la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures, laquelle est contrôlée par la Chine, pour construire des projets à l'étranger. Les libéraux ont versé des dizaines de millions de dollars à cette banque d'État chinoise, et ce, même si le régime communiste chinois détient deux citoyens canadiens contre leur gré sur la base d'accusations forgées de toutes pièces. En quoi, exactement, la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures nous en donne-t-elle pour notre argent?
Alors que le Canada accumule de plus en plus de dettes, je me demande dans quelle mesure l'argent est gaspillé. Il s'agit d'une question importante, surtout pour les jeunes générations. Ce sont elles qui devront rembourser la dette que nous contractons, et il est de notre devoir de ne pas les plomber par la dette. Pire encore, les dépenses ne serviront même pas à stimuler l'économie. Les députés n'ont pas à me croire sur parole. Ils n'ont qu'à consulter l'analyse du directeur parlementaire du budget, qui est indépendant. Il a déclaré que « [l]es prévisions du budget de 2021 surestiment l’effet des dépenses de stimulation au cours des trois prochaines années. » Ainsi, même avec énormément de dépenses excessives, il n'y aura pas une plus forte croissance économique. Nous savons aussi que la stratégie du gouvernement n'est pas adaptée à une augmentation des taux d'intérêt. Même une augmentation mineure pourrait avoir un effet dévastateur à long terme sur les finances nationales.
Les électeurs de ma circonscription veulent des réponses. Comme mes parents, ils connaissent la valeur de l'argent. Ils travaillent fort pour leur argent, et ils attendent et exigent du gouvernement que leur argent ne soit pas gaspillé. Les Canadiens savent que le gouvernement libéral a perdu le contrôle des dépenses.
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Voir le profil de Christine Normandin
BQ (QC)
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2021-06-11 10:13 [p.8262]
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Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son discours.
Je comprends l'importance, pour les conservateurs, de diminuer les dépenses. Toutefois, certaines dépenses demeurent toujours essentielles. Je pense notamment au soutien offert aux agriculteurs, à la somme de 1 500 $ qui leur est accordée lors de l'arrivée des travailleurs étrangers et qui sera réduite à 750 $ dans les prochains jours.
J'aimerais entendre un commentaire de la part de mon collègue. Devrait-on maintenir plus longtemps cette partie du soutien puisque la crise n'est pas résorbée, qu'il y a encore des quarantaines et que les agriculteurs doivent encore assumer des frais liés à la venue des travailleurs?
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PCC (AB)
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2021-06-11 10:14 [p.8262]
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Monsieur le Président, je viens de l'Alberta, dans l'Ouest canadien. Les agriculteurs ont bâti le pays, et l'agriculture est absolument essentielle. Cela dit, regardons la situation dans son ensemble au lieu de mettre l'accent sur certains petits éléments du budget. Ce dont nous avons besoin, de manière plus générale, est un avenir durable, et nous ne pouvons pas continuer de dépenser comme s'il n'y avait pas de lendemain, car si c'est le cas, il n'y aura pas de lendemain.
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Lib. (NS)
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2021-06-11 10:14 [p.8262]
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Monsieur le Président, je trouve intéressant que l'idéologie des conservateurs sur la capacité fiscale du Canada serve d'excuse pour s'opposer à des mesures qui aideront les Canadiens vulnérables qui ont été touchés.
Je souligne au passage que le député peut choisir l'agence qu'il veut — Moody's, S&P ou DBRS —; elles ont toutes maintenu la cote AAA du Canada. Le Canada a le ratio dette-PIB le plus bas de tout le G7 et le FMI a affirmé que, si nous n'avions pas fait ces dépenses records pour soutenir les travailleurs et les entreprises canadiens, le ratio dette-PIB serait à peu près le même, mais l'impact négatif sur l'économie du pays serait beaucoup plus important.
Le député était-il d'accord avec le chef de son parti lorsqu'il s'est opposé à la Prestation canadienne d'urgence? Était-il d'accord avec son parti lorsqu'il a voté contre la prolongation des mesures d'urgence? Pourquoi invoque-t-il la situation fiscale du Canada pour justifier son opposition à des mesures qui viendront en aide aux gens dans le besoin?
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PCC (AB)
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2021-06-11 10:15 [p.8263]
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Monsieur le Président, c'est plutôt fort de café de la part du député d'en face. Nous avons travaillé pour améliorer un grand nombre de ces programmes. J'admets tout à fait qu'il y a beaucoup de dépenses absolument vitales. Lorsque des gouvernements interrompent toutes les activités économiques, on ne peut évidemment pas laisser les gens en plan. Il faut les aider. C'est notre parti qui a amélioré ces programmes, et il est ridicule de dire que, d'une certaine façon, nous nous y opposons. Nous nous opposons aux dépenses effrénées, et nous savons qu'un jour, le ciel va nous tomber sur la tête.
Lorsque nous regardons ce qui a été fait sous le gouvernement Harper, on constate qu'à la sortie de la crise de 2008, nous avions la cote, parmi les pays du G7. Le député n'a pas à me croire sur parole. Il n'a qu'à écouter ce que disent les experts financiers. Nous brillions au firmament, et c'est pourquoi, lorsque nous serons au pouvoir, nous serons dans une bien meilleure situation que celle que le gouvernement actuel laissera aux Canadiens la prochaine fois qu'il y aura une crise majeure.
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Voir le profil de Leah Gazan
NPD (MB)
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2021-06-11 10:16 [p.8263]
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Monsieur le Président, mon collègue a beaucoup parlé de déficit, mais voilà: alors que des millions de personnes s'inquiètent de perdre leur emploi, les 20 personnes les plus riches du Canada sont devenues encore plus riches. Au lieu de faire payer le coût de la reprise économique à ces personnes les plus riches, les conservateurs, tout comme les libéraux, veulent protéger leurs profits.
Le député peut-il expliquer pourquoi il refuse d'obliger les mieux nantis au Canada à payer leur juste part?
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Voir le profil de Kerry Diotte
PCC (AB)
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2021-06-11 10:17 [p.8263]
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Monsieur le Président, tout le monde doit évidemment payer sa juste part, mais c'est aussi les personnes créatrices de richesse au pays qui prennent des risques. Les jeunes et nouveaux entrepreneurs partent de rien. Depuis toujours, la croissance de tout pays développé a comme point de départ d'excellentes idées, et nous devons cultiver ces idées.
Je sais que certains députés néo‑démocrates adhèrent à la philosophie du NPD, qui consiste à enlever le plus possible d'argent aux riches pour le redistribuer. Ce n'est pas une bonne philosophie. Elle n'a pas donné de bons résultats ailleurs dans le monde. En fait, au fil des ans, y compris récemment, elle s'est souvent révélée un échec.
Les conservateurs ne croient pas qu'il faut punir les gens qui ont de bonnes idées, stimulent la croissance économique et créent de la richesse.
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Voir le profil de Jasraj Singh Hallan
PCC (AB)
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2021-06-11 10:18 [p.8263]
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Monsieur le Président, j’ai l’honneur de prononcer aujourd’hui un discours en réaction au budget du gouvernement. Bon nombre de mes collègues, des deux côtés de la Chambre, ont déjà exprimé leur opinion sur le budget. Mon objectif aujourd’hui n’est pas de soutenir aveuglément le budget ou de le critiquer à des fins idéologiques ou politiques. Je suis ici pour parler avec franchise. Je suis ici pour être le porte-parole de ma circonscription. Je suis ici pour dire à la Chambre ce que la majorité des habitants de Calgary Forest Lawn pensent de ce budget.
Je commencerais par dire que mes concitoyens albertains sont les parents pauvres de ce budget, qui n’a pas répondu aux attentes des secteurs du pétrole et du gaz, de l’énergie, de l’agriculture et de la foresterie, pour leur permettre de tenir une place de choix sur l’échiquier mondial de la performance et de l’innovation. Même si des sommes sont allouées à certains secteurs de notre économie, comme à l’accoutumée, le gouvernement n’a pas de vision. Pour reprendre les paroles d’Adam Legge dans le Calgary Herald à ce sujet: « Ce budget ne s’appuie même pas sur les sages recommandations du Conseil sur la stratégie industrielle, mis en place par le gouvernement lui-même. »
Bien que le gouvernement se plaise à dire que cet argent servira à créer un nouvel avenir plus reluisant et des emplois, dans les faits ce ne sont que des promesses creuses pour les Albertains. Il est très clair que le gouvernement a oublié la mère de famille monoparentale qui est directrice de projet sur le terrain, la femme musulmane qui vient d'obtenir sa citoyenneté et un emploi dans le secteur de l'énergie à titre d'ingénieure chimiste, et l'ouvrier de plancher de forage dans les champs pétroliers qui représente la huitième génération de sa famille à occuper ces fonctions. Le gouvernement a oublié la classe moyenne ouvrière qui a bâti le Canada pour en faire le grand pays qu'il est.
Non seulement le nouveau budget du gouvernement complique la vie des habitants de ma circonscription qui veulent un gagne-pain, il augmente aussi le coût de la vie et cause un immense tort à nos enfants et aux générations futures. Le taux d'inflation en avril se situait à 3,4 %. Cela signifie que le coût des produits de consommation a augmenté de 3,4 %, en moyenne. Un nombre très élevé d'habitants de ma circonscription ont été mis à pied ou ont subi une grosse baisse de salaire à cause de la pandémie. Beaucoup de Canadiens vivent d'une paye à l'autre et ils le faisaient avant même le début de la pandémie. Beaucoup de Canadiens n'ont pas les moyens d'assumer le coût plus élevé des articles essentiels, augmentation causée par les dépenses et le budget irresponsables du premier ministre.
En avril, l'économie canadienne a vu disparaître 207 000 emplois et le taux de chômage a dépassé les 8 %. Quelle est la solution? Il faut dépenser davantage, selon la ministre des Finances. Elle considère que le moment est idéal pour emprunter, puisque les taux d'intérêt sont bas. C'est un point de vue intéressant dans un contexte où le rétablissement graduel de l'économie mondiale fait grimper les taux d'intérêt, comme on le voit depuis quelques mois. Le service de la dette correspond maintenant à 22 milliards de dollars par année, une somme astronomique. C'est donc dire que nous avons 22 milliards de dollars de moins pour financer le soutien aux aînés et aux vétérans, le système de soins de santé, et beaucoup d'autres systèmes et groupes importants qui auraient besoin de cet argent.
Évidemment, comme l'a déjà fait remarquer l'économiste Milton Friedman, gagnant d'un prix Nobel, « rien n'est gratuit ». Quelqu'un finit toujours par payer. Ce sera, dans ce cas-ci, nos enfants, nos petits-enfants et leurs descendants. J'ai déjà beaucoup de conversations avec des étudiants qui n'arrivent pas à trouver un stage, qui croulent sous les dettes, et qui sont aux prises avec de nombreux problèmes de santé mentale exacerbés par la pandémie mais qui étaient déjà présents. Plus stressés que jamais et incapables de trouver du travail dans une économie anémique, que diront-ils, dans quelques années, lorsqu'ils découvriront qu'ils devront payer pour ce fiasco, ce bourbier dans lequel le gouvernement libéral nous a enlisés?
Le mot clé est « inflation ». Chaque fois qu'on imprime un dollar, toute la masse monétaire perd de la valeur. C'est une notion économique élémentaire. J'aimerais que nous puissions imprimer tout l'argent du monde pour aider tout le monde, mais il y a ce qu'on appelle la modération. Le gouvernement ne comprend pas cela, et ce sont nos concitoyens qui vont en souffrir.
J'ai aussi le privilège d'être le ministre du cabinet fantôme de l'opposition officielle pour l'immigration, les réfugiés et la citoyenneté. On peut se demander quelle incidence aura ce budget sur l'immigration. Le ministre de l'Immigration a promis que le Canada allait accueillir 401 000 immigrants cette année, alors qu'il y a encore un énorme arriéré de demandes à traiter. Nous avons besoin de l'immigration. Notre population active prend de l'âge, et malheureusement, notre système d'immigration aussi. Ce budget ne fait rien de concret pour remédier à ces arriérés. Des familles sont encore séparées de leurs proches, et des parents ne sont pas là pour voir leur enfant faire ses premiers pas, pour célébrer son anniversaire, ou même pour assister à sa naissance.
L'autre mois seulement, j'ai reçu un appel d'une personne de ma circonscription qui m'a dit qu'elle voulait s'enlever la vie parce qu'elle n'en peut plus d'attendre de pouvoir revoir ses proches et elle ne supporte plus l'isolement causé par cette pandémie. Cette situation me brise le cœur.
Tout ce que ce budget prévoit, c'est un échéancier ou une promesse de présenter un nouveau programme d'ici 2023. Fermer les yeux sur les nombreuses promesses brisées du gouvernement et reporter à plus tard la résolution du problème n'aide personne. Des familles sont séparées pendant des années. Les gens doivent attendre cinq ans avant que leur demande soit traitée. Pourtant, le mieux que les libéraux peuvent faire, c'est de promettre le lancement futur d'un programme qui n'a pas fait ses preuves.
Le budget n'indique pas non plus si le gouvernement travaillera avec des experts et des professionnels en cybersécurité, ou ne serait-ce qu'en immigration, pour créer une plateforme vraiment efficace pour les Canadiens. Il n'y aura pas de reprise vigoureuse sans un plan solide pour l'immigration. Le Canada a besoin dès maintenant d'un système d'immigration mieux conçu qui vise d'abord à tirer parti des ressources d'ici et à faire du Canada un endroit plus accueillant aux multiples possibilités.
Un gouvernement conservateur veillera à remplacer les paroles creuses des libéraux par un système qui fonctionne de nouveau, un système qui, au lieu de séparer les familles et de les plonger dans le désespoir, leur inspire l'espoir de vivre une vie prospère au Canada.
En entendant ces faits sur le budget, le gouvernement va encore chercher des coupables. Bien sûr, il va blâmer la pandémie en disant qu'elle a mis un frein aux efforts visant la relance économique et l'amélioration du système d'immigration. Or, une nouvelle question se pose: que fait le gouvernement pour permettre la réouverture du Canada en toute sécurité? Le gouvernement a accumulé les plans inefficaces, que ce soit pour obtenir des vaccins, pour assurer la sécurité de nos frontières afin d'empêcher l'arrivée de variants ou pour aider les petites entreprises et l'industrie énergétique à résister aux répercussions de la pandémie.
Tout récemment, une entreprise de Calgary qui produisait un vaccin contre la COVID‑19 a annoncé qu'elle quittait le Canada après que le gouvernement a ignoré ses appels à l'aide. Or, l'objectif est de retenir les talents canadiens, pas de les chasser. Avant la pandémie, les politiques du gouvernement contre l'industrie canadienne de l'énergie, qui est de calibre mondial, ont conduit à un exode des investissements. J'ai personnellement vu les gens de métier avec qui je fais affaire devoir congédier leurs employés et retourner eux-mêmes sur le terrain. Ils en rejettent la responsabilité sur les politiques du gouvernement libéral et son refus de les soutenir.
Je demande aux gens de ne pas perdre courage, même dans les moments les plus difficiles et malgré un mauvais budget. Aux propriétaires de petites entreprises, aux familles qui vivent d'un chèque de paie à l'autre et à ceux qui tentent de refaire leur vie dans notre grand pays, je leur dis de ne pas baisser les bras, de ne pas perdre espoir, car ce qui fait la grandeur du Canada, ce sont les personnes, pas le gouvernement ni les beaux plans budgétaires qui n'aident guère les petites gens.
Ensemble, nous sommes plus forts. Je prends la parole au nom des résidants de ma circonscription pour m'opposer à ce budget et pour nommer ceux à qui il fait du tort, c'est-à-dire les Canadiens ordinaires. L'inflation qu'entraînent ces dépenses effrénées ne fait pas vraiment de tort aux riches et aux privilégiés. Ceux à qui ce budget fait du tort, c'est la mère seule de Calgary qui peine à payer les frais scolaires de ses enfants et sa facture d'épicerie, c'est le chauffeur d'autobus de Toronto qui doit payer son hypothèque, et c'est le propriétaire d'un restaurant familial à l'Île-du-Prince-Édouard qui doit fermer ses portes pour de bon parce que le gouvernement n'a pas su se procurer des vaccins assez rapidement, contrairement à d'autres pays.
J'ai immigré au Canada et j'ai grandi dans un milieu à risque. Je me souviens encore des gouttes de pluie qui frappaient mon visage pendant que ma famille et moi faisions la file pour obtenir des laissez-passer d'autobus pour travailleurs à faible revenu. Je me souviens que mes parents et moi-même avons dû cumuler plusieurs emplois pour arriver à joindre les deux bouts et pour survivre. Je ne veux pas que mes enfants ni les enfants de quiconque connaissent de telles difficultés, ni aucun Canadien, d'ailleurs. Nous sommes venus dans ce pays pour la prospérité, pas pour la dette du gouvernement ni pour une économie à genoux.
Un gouvernement conservateur aurait un véritable plan, conçu par des experts et axé sur le Canadien moyen. Notre vision fraîche apporterait un nouvel élan d'espoir. Ainsi, à l'instar de bien des députés, tous auraient la chance de vivre le rêve canadien, peu importe leurs origines, leur identité ou le temps écoulé depuis leur arrivée au Canada.
Comme l'a déjà dit Martin Luther King Jr, « il faut accepter les déceptions passagères, mais conserver l'espoir pour l'éternité ». Ensemble, nous réglerons ce problème, nous relancerons l'économie et nous mettrons le pays sur la voie de la prospérité.
Que Dieu protège notre pays, sa gloire et sa liberté.
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Lib. (NL)
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2021-06-11 10:28 [p.8264]
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Monsieur le Président, lorsque j'entends un conservateur parler de dépenses et de déficit, je ne peux m'empêcher de penser au porte-parole en matière de finances, le député de Carleton, qui nous reproche jour après jour de trop dépenser et d'offrir une aide exagérée. Je me demande si le député pourrait dire, en toute honnêteté, lesquels des programmes que nous avons instaurés pendant la pandémie les conservateurs élimineraient ou desquels ils réduiraient le financement.
Parler de ce qui s'est produit en 2008, c'est bien beau, mais jamais le monde n'a connu de bouleversement tel que celui qu'a entraîné la pandémie il y a un an et demi. Lesquels de nos programmes le député n'approuve-t-il pas? Lesquels éliminerait-il? Quels groupes démographiques en souffriraient le plus?
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Voir le profil de Jasraj Singh Hallan
PCC (AB)
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2021-06-11 10:29 [p.8265]
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Monsieur le Président, je trouve assez amusant que les libéraux nous accusent d'évoquer l'année 2008 alors qu'ils semblent littéralement obsédés par l'ancien premier ministre Stephen Harper.
Au début de la pandémie, les conservateurs demandaient plus de mesures de soutien. La version initiale du programme de subvention salariale présentée par les libéraux était insuffisante pour les propriétaires d'entreprises. De toute façon, les libéraux avaient déjà paralysé la majeure partie de notre économie et ils n'ont ensuite accordé que des petits montants aux propriétaires de petites entreprises, comme les restaurateurs. En ce qui concerne la subvention salariale, elle offrait beaucoup trop peu. Pour qu'un changement soit apporté, nous avons tous dû intervenir et rappeler au gouvernement que les propriétaires de petites entreprises seraient les plus touchés.
Lorsqu'il a été instauré, le programme de prêts aux entreprises était encore une fois insuffisant pour les propriétaires d'entreprises. Nous avons dû nous battre pour augmenter le montant du prêt et éliminer le critère d'admissibilité relatif à une masse salariale de 50 000 $. Comme nous le savons, la plupart des propriétaires de petites entreprises touchent des dividendes et non des salaires. Les conservateurs ont toujours défendu les propriétaires de petites entreprises.
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Voir le profil de Yves Perron
BQ (QC)
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2021-06-11 10:30 [p.8265]
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Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son discours. La question a été posée précédemment, mais nous n'avons pas eu de réponse claire.
Bien sûr, certaines dépenses sont peu pertinentes, mais certaines sont fondamentales et très importantes et il faut les maintenir, comme le soutien aux agriculteurs pour les quarantaines des travailleurs étrangers temporaires.
À l'heure actuelle, les producteurs maraîchers de l'Ontario et les gens du Québec demandent à la ministre de poursuivre le soutien au‑delà du 16 juin et de ne pas réduire les sommes. Ce n'est pas le temps d'abandonner les producteurs, alors que la guerre contre la COVID‑19 n'est pas terminée et que les quarantaines sont toujours essentielles. Quelle est la position des conservateurs à ce sujet?
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Voir le profil de Jasraj Singh Hallan
PCC (AB)
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2021-06-11 10:31 [p.8265]
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Monsieur le Président, nous voulons bien sûr soutenir les agriculteurs qui travaillent fort. Hier encore, j'ai participé à une réunion avec un groupe du Québec et nous avons parlé de la façon dont les retards empêchent complètement les activités économiques au Québec. Les agriculteurs ont désespérément besoin de travailleurs étrangers temporaires. Je suis tout à fait d'accord avec cela.
Le député siège avec moi au comité de l'immigration et nous en parlons toujours au comité. J'en ai parlé dans mon discours. Ce sont les retards qui causent beaucoup de tort, surtout aux agriculteurs. C'est le cas en Alberta. C'est le cas au Québec et en Ontario. Toutes les provinces souffrent à cause de l'incapacité du gouvernement libéral à rattraper les retards.
Le budget ne propose rien pour y remédier ou au moins pour élaborer un plan clair pour l'avenir qui aidera les agriculteurs. Nous voulons tous améliorer le sort des agriculteurs et cela passe par le rattrapage de ces retards.
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Voir le profil de Scott Duvall
NPD (ON)
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2021-06-11 10:32 [p.8265]
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Monsieur le Président, le député a parlé des nombreuses personnes en difficulté — je comprends totalement les enjeux —, mais il a oublié les aînés. Avec ce budget, le gouvernement instaure un système à deux volets qui sépare les aînés en deux catégories: les aînés juniors et les aînés séniors. Il sait pourtant que tous les aînés ont des besoins, car il a versé un paiement unique à l'ensemble de ce groupe l'année dernière. Voilà maintenant que le gouvernement accorde un paiement unique et une augmentation des prestations à un seul groupe d'aînés et qu'il laisse tomber ceux de 65 à 74 ans.
Le député est-il d'accord avec cette décision? L'appuie-t-il? Que ferait son parti s'il était au pouvoir?
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Voir le profil de Jasraj Singh Hallan
PCC (AB)
Voir le profil de Jasraj Singh Hallan
2021-06-11 10:33 [p.8265]
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Monsieur le Président, je dois admettre que je ne suis pas au courant de tous les détails. Toutefois, je peux affirmer que les conservateurs ne laisseront jamais tomber les aînés. Selon moi, les aînés ont une valeur inestimable pour la société. En ce qui me concerne, ce sont les aînés qui m'ont apporté le plus dans la vie. Nous préparons un plan qui propose des solutions susceptibles de dissiper un grand nombre d'angoisses chez nos aînés. Ce plan leur offrira l'aide dont ils ont besoin, parce qu'ils le méritent vraiment. Le gouvernement libéral a laissé tomber les aînés à maintes reprises de toutes sortes de façons, et le budget ne prévoit aucune solution pour s'attaquer à leurs problèmes.
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Voir le profil de Doug Shipley
PCC (ON)
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2021-06-11 10:34 [p.8265]
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Monsieur le Président, le gouvernement libéral a enfin déposé un budget dont le Parlement peut débattre et que les Canadiens peuvent examiner. Il s'agit même d'un nouveau record, négatif certes, mais tout de même un record, puisqu'il porterait, en cinq ans, la dette publique à 1,4 billion de dollars, une somme ahurissante. On constate aussi, avec presque autant d'inquiétude, que le budget ne contient aucune mesure visant à faciliter le retour à l'équilibre budgétaire. Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement libéral se démarque par ses dépenses inconsidérées. Il dépense sans avoir de plan. Il dépense rempli du bel espoir et du beau rêve que le budget s'équilibrera par lui-même.
Les gens de Barrie—Springwater—Oro-Medonte qui communiquent avec mon bureau par courriel et par téléphone sont inquiets et voudraient voir un plan. Si on porte la dette publique à 1,4 billion de dollars, ce seront nos petits-enfants, leurs enfants et leurs petits-enfants qui devront rembourser. C'est injuste de leur imposer ce fardeau.
Je comprends que nous traversons une période sans précédent et qu'il faut aider les Canadiens à survivre tandis que nous composons avec les effets de la pandémie de COVID. Ces mesures d'aide devraient toutefois être temporaires, et le gouvernement devrait mettre en place un plan pour le retour à l'équilibre budgétaire. Or, les libéraux n'ont pas de plan pour ce retour à un budget équilibré et leurs dépenses effrénées semblent loin d'être terminées.
J'aimerais changer brièvement de sujet. Nous sommes tous conscients des pressions que les Canadiens subissent depuis un an et demi à cause de la pandémie, mais le premier ministre avait la possibilité de faire des investissements sans précédent pour promouvoir la santé mentale et bâtir les infrastructures dont notre système de soins en santé mentale aura besoin pour aider les gens au sortir de la pandémie. Comme pour la plupart des choses que le gouvernement tente de faire, il a raté la cible.
Le nombre de suicides chez les hommes augmente de manière effarante. Dans le cadre d'un sondage Léger commandé par la Commission de la santé mentale du Canada, on a observé une forte hausse du nombre de répondants qui disent souffrir de dépression, ce taux étant passé de 2 % à 14 %. Le McMaster Children's Hospital a constaté que les tentatives de suicide chez les jeunes ont triplé à cause des restrictions liées à la COVID‑19. La même étude a révélé une hausse de 90 % du nombre de jeunes aiguillés vers les services de traitement des troubles de l'alimentation de l'hôpital. Il ne fait aucun doute que des gens sont en difficulté, et que le premier ministre n'a pas su faire les investissements nécessaires en santé mentale.
Ce budget ne fait absolument rien pour la croissance et la prospérité à long terme des Canadiens ou de l'économie. Je vais citer les propos de David Dodge, ancien gouverneur de la Banque du Canada, qui ont été rapportés dans un article du National Post:
La critique que j'aurais à faire sur le plan stratégique, c'est que le budget n'est vraiment pas axé sur la croissance [...] Disons simplement qu'il ne s'accorde pas avec ce que j'appellerais un plan financier raisonnablement prudent.
Selon Robert Asselin, qui a été directeur des politiques et du budget pour l'ancien ministre des Finances Bill Morneau, le budget dont nous sommes saisis est « une solution politique à la recherche d'un problème économique ». Lorsque les libéraux voient leurs amis déçus de leur budget, comment peuvent-ils s'attendre à ce qu'il suscite l'enthousiasme des Canadiens?
La COVID a touché de manière disproportionnée les aînés, qui ont été isolés de leurs enfants et petits-enfants, et dont certains sont décédés tragiquement, sans que personne ne les accompagne. Je ne soulève pas la question avec détachement. Encore une fois, les libéraux avaient l'occasion de faire des investissements fondamentaux mais ils ont failli à la tâche. Les programmes et les mesures de soutien annoncés dans le budget à l'étude sont très peu détaillés et beaucoup d'aînés seront laissés pour compte. Le gouvernement doit respecter les personnes âgées, remplir ses promesses et offrir aux provinces et aux territoires du financement pour les aider à relever les sérieux défis que posent les soins de longue durée.
Barrie—Springwater—Oro-Medonte étant une circonscription en partie rurale, mes collaborateurs et moi recevons constamment des messages de gens qui se plaignent de la mauvaise connectivité à large bande. Le premier ministre a promis d'investir dans les services à large bande dans les régions rurales et a assuré que le financement se ferait sans tarder. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Malgré toutes les annonces de financement, les projets ne se concrétisent pas. Ces retards et cette inaction ont eu de véritables répercussions sur les régions rurales de ma circonscription, étant donné que beaucoup de gens font du télétravail. À quand des mesures concrètes au lieu des promesses creuses?
Le premier ministre a promis de verser 1 milliard de dollars supplémentaires sur six ans, à compter de cette année, dans le Fonds pour la large bande universelle. Le budget de 2021 prévoit 2,75 milliards de dollars pour le financement de projets dans tout le Canada. Or, des localités de ma circonscription souffrent parce que l'actuel premier ministre et son cabinet préfèrent faire des annonces au lieu de prendre des mesures concrètes pour soutenir les Canadiens des régions rurales.
Au cours de la dernière année et demie, le premier ministre a suscité une telle incertitude dans l'économie que les Canadiens ne savent plus quand ils pourront reprendre une vie normale. L'incertitude créée par la pandémie et l'inaction du premier ministre qui n'a rien fait pour bâtir une économie solide ont entraîné des pénuries dans de nombreuses chaînes d'approvisionnement. La situation est catastrophique pour les entreprises de ma circonscription, Barrie—Springwater—Oro-Medonte.
La pénurie concerne notamment les semiconducteurs. À cause d'elle, des propriétaires de concessions automobiles de ma circonscription ont de la difficulté à se procurer des pièces. Autre exemple, l'entreprise Napoleon Home Comfort est un autre fleuron de ma circonscription qui fabrique des barbecues et des foyers. Fondée en 1980, elle emploie des centaines de personnes. Or, elle risque d'ici quelques jours de devoir fermer ses portes et de mettre à pied des travailleurs canadiens à cause de la pénurie de semiconducteurs qui l'empêche de fabriquer ses produits. Cette même pénurie risque de toucher des dizaines de milliers d'emplois dans les secteurs canadiens de la fabrication et de la distribution.
Les résidants de Barrie—Springwater—Oro-Medonte comptent sur les sociétés de transport comme Greyhound ou l’opérateur local d’autocars, Hammond Transportation. Nous savons tous que Greyhound a décidé de ne plus poursuivre ses activités au Canada, laissant ainsi de nombreuses personnes dépourvues, partout au Canada. Dans ma circonscription, les gens utilisent Greyhound pour se rendre au travail. En effet, il est plus économique de se rendre au travail en autocar pour ceux qui travaillent à Toronto.
Hammond Transportation est une société familiale d’autobus scolaires, d’autobus nolisés et d’autocars. J’ai récemment rencontré les propriétaires pour savoir personnellement quels problèmes ils rencontraient. Comme de nombreuses sociétés d’autocars en Ontario et au Canada, Hammond s’est à nouveau endettée pour poursuivre ses activités, alors que ses revenus baissaient. L’absence de plan coordonné de réouverture des frontières a eu des répercussions sur sa budgétisation trimestrielle et l’entreprise a dû réduire sa trajectoire de rétablissement. Kent Hammond, le propriétaire de l’entreprise, m’a confié qu’il est essentiellement préoccupé par les conséquences de la fin du programme de Subvention salariale d’urgence et de Subvention d’urgence du Canada pour le loyer. Comme la réouverture des frontières est incertaine, les visites guidées ne sont pas à l’ordre du jour, et il est impossible pour la société de se projeter dans l’avenir sans pouvoir fixer une date de reprise des activités.
La plupart des industries et des secteurs essentiels ont été négligés dans le budget. De plus, ce dernier a sous‑estimé considérablement les répercussions des changements sur certains secteurs. Franchement, c'est de la mauvaise planification et gestion. Je suis déçu, et le mot est faible, de ce budget de plus de 800 pages. Le premier ministre avait l'occasion de présenter un budget qui soutiendrait les industries et les entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises, et les aiderait à sortir de la pandémie en position de force. Malheureusement, il ne l'a pas fait.
Le premier ministre n'a pas investi dans des services de soutien en santé mentale pour les Canadiens et notre système de santé, alors que ceux qui souffrent à cause de la pandémie ont besoin d'une aide supplémentaire. Le gouvernement n'a pas non plus investi des sommes conséquentes pour aider les aînés. Au lieu de se retrousser les manches et de se mettre au travail, le premier ministre et sa ministre des Finances ont réaffecté des fonds et fait d'autres promesses creuses.
Par ailleurs, le premier ministre n'a pas investi suffisamment dans les services à large bande en milieu rural, alors que le nombre de personnes travaillant et étudiant chez elles a augmenté. Il est crucial d'avoir accès à une connexion Internet fiable. C'est un problème qui touche, de manière disproportionnée, les Canadiens des régions rurales, mais le premier ministre semble se soucier davantage des Canadiens des régions urbaines.
Il est vraiment regrettable que le premier ministre ait raté l'occasion d'effectuer des investissements concrets et majeurs qui auraient aidé les Canadiens. De surcroît, si même ses amis Mark Carney et Robert Asselin ne sont pas satisfaits du budget, comment pouvons‑nous nous attendre à ce que les Canadiens le soient?
Se lancer en affaires est toujours angoissant et stressant, mais pour le faire en temps de pandémie, il faut encore plus de courage. Stephanie Stoute, de Barrie, a ouvert le Curio Exploration Hub. Il s'agit d'un nouveau centre d'activités novateur pour les enfants. Elle a éprouvé des difficultés à l'ouverture, parce qu'elle n'était pas admissible aux programmes lancés en réponse à la COVID. Mme Stoute est une entrepreneure mère de deux enfants qui travaille fort pour gagner sa vie. Cependant, le gouvernement et le premier ministre n'étaient pas là pour la soutenir lorsqu'elle a eu besoin d'aide.
Le 8 décembre 2020, j'ai posé une question à la Chambre au sujet des problèmes de Mme Stoute. Même si l'entreprise de cette dernière est toujours ouverte, le premier ministre a rendu la tâche difficile aux petites entreprises qui veulent accéder aux mesures d'aide pour survivre à la pandémie et prospérer une fois qu'elle sera terminée.
Le monde vit une période sombre. La population soufre et, plus que jamais, nous devons transcender la partisanerie et nous attacher en priorité à l'intérêt des Canadiens. Les Canadiens veulent des dirigeants sincères et authentiques. Nous avons l'occasion d'être ces dirigeants, mais nous devons travailler ensemble et investir dans les aînés, dans l'Internet à haute vitesse en région rurale, dans les petites et moyennes entreprises et dans la campagne de vaccination nationale pour que les Canadiens puissent retourner travailler et que l'économie du pays recommence à croître.
Nous devons également faire les investissements nécessaires en santé mentale pour soutenir ceux qui subissent les contrecoups de la pandémie et des confinements. Nous vivons peut-être une période sombre, mais nous voyons la lumière au bout du tunnel. Pour nous en sortir, nous devons tous travailler ensemble.
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Voir le profil de Andréanne Larouche
BQ (QC)
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2021-06-11 10:44 [p.8267]
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Monsieur le Président, je remercie mon collègue de Barrie—Springwater—Oro‑Medonte de son discours dans lequel il a notamment parlé de dépenses débridées qui mèneraient à une certaine incertitude.
J'invite mon collègue à réfléchir. Cette incertitude ne viendrait-elle pas plutôt d'un certain manque de prévisibilité pour nos entreprises, notamment avec les mesures de stabilisation de revenus? Certains secteurs sont inquiets. Certains secteurs sont oubliés, comme les cabanes à sucre, ou vont être touchés plus longuement, comme le tourisme.
Aurait-il souhaité prolonger aussi longtemps que nécessaire la Subvention salariale d'urgence du Canada ou la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer, ou aurait-il souhaité de l'austérité? Il a parlé de la santé. Est-il prêt à faire des coupes? Est-il conscient que ce n'est pas un cadre national en santé mentale dont nous avons besoin, mais plutôt d'une augmentation des transferts en santé à hauteur de 35 %?
J'aimerais entendre mon collègue sur l'importance d'aider le plus longtemps possible certains secteurs économiques et sur le fait que d'autres secteurs doivent être absolument protégés.
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PCC (ON)
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2021-06-11 10:45 [p.8267]
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Monsieur le Président, cette question soulevait beaucoup de points très pertinents et j'aimerais essayer de répondre à certains d'entre eux.
Le plus grand problème à l'avenir, c'est d'avoir un plan et des dates sûres. Comme je l'ai dit dans mon discours, Hammond Transportation a été littéralement fermé pendant 18 mois et a eu du mal à ne pas couler. J'ai rencontré des représentants de l'entreprise la semaine dernière à propos de la réouverture. Ces représentants ont expliqué qu'à moins d'avoir des dates de réouverture sûres et de savoir quand ils pourraient reprendre leurs activités, ils ne pourraient pas s'organiser. De nombreux employés ont quitté l'entreprise et sans date de réouverture, ils ne pourront pas être réintégrés.
L'industrie du tourisme a été l'une des plus touchées. Nous devons veiller à ne pas juste supprimer des programmes. Il faut avoir un plan et des dates à proposer.
La question portait aussi sur la santé mentale et les mesures à prendre dans ce domaine. Je suis fier de dire que le Parti conservateur a un plan en cinq points et que l'un de ses points, c'est s'assurer que la santé mentale est prise en compte. L'année dernière nous a permis de nous rendre compte que nous sommes confrontés à une crise en matière de santé mentale. Il est temps de reconnaître que la santé mentale, c'est la santé, et qu'il est temps de s'en occuper adéquatement.
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NPD (BC)
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2021-06-11 10:46 [p.8267]
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Monsieur le Président, la circonscription que je représente inclut de nombreuses collectivités côtières. L'industrie du tourisme s'y développe depuis longtemps, mais elle éprouve à l'heure actuelle de grandes difficultés. Beaucoup de visiteurs viennent en effet de l'étranger. J'admire profondément la force dont font preuve nos collectivités et la façon dont elles tentent d'attirer les touristes potentiels des environs.
Un élément qui me préoccupe dans le document à l'étude, c'est que la période où des fonds et des ressources seront accordés aux petites entreprises du secteur du tourisme est trop courte. Cela ne permet pas une stabilité suffisante et n'offre pas les mesures de soutien dont les entreprises ont besoin pour survivre et ainsi contribuer à la relance économique. Le député peut-il s'exprimer sur ce point?
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PCC (ON)
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2021-06-11 10:47 [p.8268]
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Monsieur le Président, j'habite dans le centre de l'Ontario. Il s'agit d'un haut lieu du tourisme. Juste au nord se trouve la porte d'entrée du Nord de l'Ontario et de la région de Muskoka, qui attirent de nombreux touristes.
Comme je viens de le dire, nous devons veiller à fixer une date et à établir un plan pour l'avenir. Comment y arriverons-nous? Nous ne pouvons pas uniquement dire aux gens qu'un jour, ils seront en mesure d'ouvrir et d'accueillir des touristes. Il nous faut leur donner une date précise.
Si nous nous penchons sur cette question si tardivement et que nous avons pris autant de retard, c'est en raison des délais d'approvisionnement en vaccins. Présentement, surtout dans le centre de l'Ontario, de plus en plus de vaccins sont administrés. Nous pouvons constater que les choses s'améliorent et que nous nous en sortirons. Nous avons cependant besoin d'échéances fermes. Voilà comment nous y parviendrons.
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Voir le profil de Eric Melillo
PCC (ON)
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2021-06-11 10:48 [p.8268]
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Monsieur le Président, dans une réponse antérieure, le député a parlé d'un plan en santé mentale. J'aimerais lui donner l'occasion de fournir quelques détails du plan en question, notamment la mise en place de la ligne 988, et de souligner l'importance de venir en aide aux Canadiens.
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Voir le profil de Doug Shipley
PCC (ON)
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2021-06-11 10:48 [p.8268]
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Monsieur le Président, la ligne à trois chiffres pour la prévention du suicide est d'une importance capitale pour les conservateurs. L'idée a été lancée par un député de notre parti. Nous avons fait pression pour que la mesure soit adoptée. Les choses n'avancent pas assez vite, alors que le besoin est urgent. Ma collectivité se réjouit de cette initiative, qui doit être mise en place.
Je remercie le député de sa question sur la santé mentale, car très franchement, notre plan pour l'avenir repose sur trois piliers: augmenter le financement versé aux provinces pour les soins de santé mentale, inciter les employeurs à fournir la couverture des soins de santé mentale à leurs employés et établir une ligne nationale de prévention du suicide à trois chiffres. Voilà notre plan pour la santé mentale.
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Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
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2021-06-11 10:49 [p.8268]
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Monsieur le Président, avant de commencer mon allocution, je tiens à vous féliciter publiquement: depuis 10 ans, vous occupez votre poste avec brio et dignité et vous savez bien faire rayonner la langue de Molière, que je chéris grandement. Je vous présente donc mes félicitations, je vous remercie pour tout ce que vous faites et je vous souhaite une bonne continuation.
Je suis bien content que nous soyons rendus à l'étape du rapport. Nous y avons passé beaucoup de temps en comité et le projet de loi est enfin de retour à la Chambre. À l'étape du rapport, seulement deux amendements ont été proposés, et ils ont été proposés par le gouvernement.
Le premier amendement est risible. Il vient interdire la subvention salariale aux partis politiques, mais seulement à partir de cet été, soit bien après que tous les partis ont allégrement pigé dans le plat de bonbons. Précisons que tous les partis l'ont fait, sauf le Bloc québécois.
On le sait, tous les partis politiques ont connu un financement record durant la pandémie. Or ce n'est pas suffisant; le gouvernement a détourné l'esprit du programme, un programme qui venait en aide aux travailleuses et aux travailleurs ainsi qu'aux entreprises touchées par la pandémie. Ce programme était financé par les taxes, l'impôt et l'endettement collectif.
Jamais les partis politiques n'étaient nommés dans le projet de loi, mais l'Agence a quand même choisi de les inclure. Cela a permis au Parti libéral de toucher 1 million de dollars, alors qu'il avait amassé 15 millions de dollars juste pour l'année 2020. C'est odieux. Le comble, c'est que, après avoir refusé d'exclure les partis politiques de la subvention, ce qui lui permet de garder son million de dollars, il propose cela pour le mois de juillet prochain, alors que plus aucun parti ne l'utilise. C'est cela, l'hypocrisie libérale.
Si le premier amendement est ridicule, le second est carrément dangereux. Le second amendement du gouvernement est très grave et menace le cœur même de l'économie du Québec. Il vise à défaire ce qui a été voté en comité, de façon à nuire au Québec et aux autres provinces et à mieux plaire à Bay Street.
Le gouvernement demande à la Chambre de rétablir le financement du Bureau de transition canadien en valeurs mobilières, à Toronto. Dans son entêtement à nuire à l'économie du Québec, le gouvernement demande à la Chambre de défaire ce qui a été adopté en comité. Nous savons que, pour le gouvernement, Bay Street pèse plus lourd que le Québec au complet. Nous le savons bien: la centralisation des valeurs mobilières vient bafouer la compétence du Québec et des provinces. Le but d'Ottawa est de dépouiller le Québec de son secteur financier. Cet amendement libéral veut reconduire et augmenter considérablement le budget du Bureau de transition canadien en valeurs mobilières pour en accélérer les travaux. Il autorise le gouvernement à y verser jusqu'à 119,5 millions de dollars, ou même davantage si le Parlement votait en ce sens dans une loi de crédit.
Mis sur pied en juillet 2009, ce Bureau vise à établir à Toronto une autorité unique pancanadienne en matière de valeurs mobilières. Grosso modo, les valeurs mobilières représentent les actifs financiers, comme les actions, les obligations et les autres options. Au Québec, c'est supervisé par l'AMF, soit l'Autorité des marchés financiers.
Après plusieurs revers devant la Cour suprême du Canada, qui jugeait que les valeurs mobilières ne relevaient pas du fédéral, Ottawa a finalement obtenu le feu vert, en 2018, pour s'ingérer dans le domaine, pourvu qu'il n'agisse pas unilatéralement et qu'il accepte de coopérer avec les provinces. Cette entente est sur papier, mais nous savons tous que, finalement, cela vient tout centraliser et dépouiller le Québec de sa place financière.
Encore une fois, papa Ottawa bafoue les compétences des provinces et veut tout centraliser. Papa Ottawa ne veut plus d'une fédération; il veut être tout. Tout doit passer par lui urbi et orbi. C'est l'alpha et l'oméga; on se dit que c'est tant pis pour le Québec, pour sa nation et pour le droit des provinces.
Il s'agit d'un projet néfaste. Le projet fédéral d'établir à Toronto un organisme pancanadien de réglementation des valeurs mobilières se traduirait inévitablement par un glissement des activités de réglementation à l'extérieur du Québec. Ce projet est néfaste et ne doit pas voir le jour.
Ce n'est pas qu'une querelle de compétences ou une chicane entre le fédéral et les provinces, c'est un combat entre Bay Street et le Québec. Sans un écosystème financier complet, il est illusoire de penser garder nos sièges sociaux. Le nationalisme économique deviendrait, à nos yeux, un slogan vide.
C'est pourquoi, au Québec, tout le monde est contre. Tous les partis politiques, les milieux d'affaires, le secteur financier et les fonds de travailleurs s'opposent à ce projet. À titre d'exemple, l'Assemblée nationale du Québec a adopté quatre motions unanimes dénonçant ce projet. Rarement a-t-on vu les milieux d'affaires québécois se mobiliser d'une seule voix pour s'opposer à une initiative gouvernementale.
En plus du gouvernement du Québec et de l'Assemblée nationale, unanime à quatre reprises, les milieux économiques s'y opposent farouchement: la Fédération des chambres de commerce du Québec, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Finance Montréal, la corporation du Centre financier international, le Mouvement Desjardins, le Fonds de solidarité FTQ, ainsi que la plupart des entreprises québécoises comme Air Transat, Transcontinental, Canam, Québecor, Metro, La Capitale, Cogeco, Molson et j'en passe.
Une Autorité des marchés financiers québécoise forte, c'est un bassin de compétences dans l'encadrement juridique de la finance, condition essentielle au développement et au soutien de ce secteur. Lorsque la Bourse de Toronto a acheté la Bourse de Montréal, la Commission des valeurs mobilières, ancêtre de l'Autorité des marchés financiers, a exigé avant d'autoriser la vente que Montréal conserve une place boursière. On sait qu'elle s'est spécialisée dans les marchés dérivés, notamment la Bourse du carbone.
Au Québec, le secteur financier représente 150 000 emplois et une contribution de plus de 20 milliards de dollars, soit l'équivalent de 6,3 % du PIB. C'est à cela que ce gouvernement s'attaque par le biais de cet amendement extrêmement dangereux et pernicieux.
Selon le classement du Global Financial Centres Index, Montréal occupe le 13e rang des places financières de la planète, avec presque 100 000 emplois.
C'est une attaque contre le maintien de nos sièges sociaux et la préservation de nos entreprises. Le Groupe de travail sur la protection des entreprises québécoises évalue que les 578 sièges sociaux qui se trouvent au Québec représentent 50 000 emplois avec un salaire deux fois plus élevé que la moyenne québécoise, en plus de 20 000 autres emplois chez des fournisseurs de services spécialisés, comme les services comptables, juridiques, financiers ou informatiques.
De plus, les entreprises québécoises tendent à favoriser les fournisseurs québécois, alors que les entreprises étrangères présentes au Québec s'appuient davantage sur des chaînes d'approvisionnement mondialisées, avec tout l'impact qu'on devine sur notre réseau de PME, en particulier en région. On l'a vu avec la pandémie: les chaînes d'approvisionnement mondialisées sont fragiles et nous rendent entièrement dépendants de l'étranger.
Au bout du compte, c'est un amendement qui s'attaque à l'ensemble de l'économie québécoise. C'est un affront direct. C'est important et il faut voter contre cet amendement.
Finalement, les entreprises tendent à concentrer leurs activités stratégiques, en particulier leurs activités de recherche et développement, là où se trouve le siège social. De plus, une économie de filiale est une économie moins innovante, et on ne veut pas perdre notre économie innovante au Québec.
Une place financière forte est indispensable au fonctionnement de nos sièges sociaux et à la préservation de nos entreprises. Le maintien au Québec de la réglementation du secteur assure une proximité des décideurs qui permet l'accès au marché des capitaux pour les entreprises, condition essentielle pour soutenir l'investissement et la croissance des entreprises partout au Québec.
C'est de cela qu'il est question dans cet amendement néfaste du gouvernement. Cet amendement n'aidera pas le commerce interprovincial, contrairement à ce qu'a pu dire le gouvernement. Le système de passeports, la lutte au blanchiment d'argent et à la fraude, la collaboration et la coopération entre les différentes agences de réglementation des valeurs mobilières fonctionnent très bien. La centralisation n'améliorerait rien à tout cela, contrairement aux arguments fallacieux avancés par le gouvernement.
Le Comité permanent des finances a choisi de tuer cela dans l'œuf en supprimant cet article du projet de loi C‑30, ce qui revient à couper les vivres au projet de centralisation du secteur financier à Toronto. J'invite ici tous mes collègues de cette Chambre à se montrer solidaires de la décision du Comité. J'invite tous mes collègues à voter en faveur de l'économie du Québec et contre ce cadeau à Bay Street, et à rejeter cet amendement comme nous l'avons fait en comité.
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Lib. (QC)
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2021-06-11 10:58 [p.8269]
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Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour remercier mon équipe de circonscription dans ma communauté de Vaudreuil—Soulanges. Tout au long de la dernière année, alors que des personnes âgées, des parents, des travailleurs et des étudiants étaient touchés par la pandémie de la COVID‑19, mon équipe s'est mobilisée. Ses membres ont travaillé d'arrache‑pied pendant des mois et des fins de semaine. L'une d'entre eux est même sortie de sa retraite pour donner un coup de main. Ils ont tout fait pour s'assurer que les membres de notre communauté de Vaudreuil—Soulanges restent informés des programmes de soutien fédéraux et des progrès réalisés pour obtenir et administrer les vaccins.
Tandis que nous commençons à sortir de la pandémie, je suis reconnaissant de pouvoir faire consigner dans le Hansard le nom des membres de mon équipe. Tous mes remerciements à Jennifer Frezza, Ramy Khoriaty, Sarah Lezmy, Tamara Salembier, Emily Krispis, Veronika Brand, Patricia Dota, Malia Chenaoui, Michael Ruscitti et Nicholas Guilbeault.
Je ne pourrais pas trouver meilleure équipe pour fournir la qualité de soutien et de service dont tous les habitants de Vaudreuil-Soulanges dépendent, et qu'ils méritent.
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PCC (AB)
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2021-06-11 10:59 [p.8269]
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Monsieur le Président, John Scott est un cowboy, un éleveur et un homme d'affaires, mais surtout, il est un fier Albertain.
John Scott, de Longview, sera le premier Canadien à recevoir le prestigieux prix Chester A. Reynolds du National Cowboy & Western Heritage Museum. Ce prix est décerné aux personnes qui font preuve d'un engagement inébranlable à faire rayonner les valeurs et les idéaux de l'Ouest.
Au cours de sa carrière de 45 ans, M. Scott s'est consacré à la préservation de notre patrimoine de l'Ouest et a contribué à la création d'une industrie télévisuelle et cinématographique fière et florissante en Alberta. Peu importe où il filme dans le monde, sa passion met toujours en valeur le paysage et les talents du Sud de l'Alberta. Ces talents comprennent l'orfèvre Scott Hardy et le sellier Chuck Stormes, qui sont membres de la Traditional Cowboy Arts Association.
Ces artistes de renom, dont les œuvres sont convoitées partout dans le monde, se consacrent à la préservation de l'artisanat traditionnel de la culture des cowboys. Cette association sera également honorée à Oklahoma City.
Je remercie le National Cowboy & Western Heritage Museum de célébrer la culture canadienne et je félicite ses plus récents lauréats. Le Sud de l'Alberta est extrêmement fier.
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Lib. (ON)
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2021-06-11 11:01 [p.8270]
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Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour rendre hommage à l'un des habitants exceptionnels de ma circonscription.
Michel Gravel a honoré nos soldats et notre pays dans son travail historique. Il a veillé à ce que nos soldats soient commémorés pour leurs efforts en France pendant la Première Guerre mondiale.
J'ai fait la connaissance de Michel Gravel il y a plusieurs années, alors qu'il m'a parlé avec passion de son projet visant à faire installer une plaque commémorative pour le général Arthur Currie en France.
Parmi les nombreuses réalisations, on peut citer le changement du nom de l'autoroute reliant Arras à Cambrai, en France, en « Voie sacrée du Canada », afin de sensibiliser les gens au fait que plus de 7 000 Canadiens sont morts et enterrés le long de l'autoroute.
Michel est l'auteur de cinq livres sur l'effort de guerre du Canada, dont l'un a inspiré la création d'un musée canadien de la Première Guerre mondiale en France.
Nous le remercions de ses contributions grâce auxquelles nos courageux soldats et leurs réalisations ne tomberont pas dans l'oubli.
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NPD (MB)
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2021-06-11 11:02 [p.8270]
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Monsieur le Président, j'ai présenté hier une motion demandant le consentement unanime de la Chambre visant à reconnaître que ce qui s'est passé dans les pensionnats constitue un génocide. Certains parlementaires ont refusé de donner leur consentement, niant ainsi cette vérité.
Nous commémorons aujourd'hui les excuses nationales présentées en 2008 aux survivants des pensionnats, en reconnaissance des sévices sexuels, spirituels, culturels, émotionnels, physiques et psychologiques subis par les enfants dans les pensionnats, qui ont parfois causé la mort. Ces excuses étaient importantes pour de nombreux Autochtones.
Toutefois, si nous voulons réconcilier ce pays, il faut dire la vérité. Ce qui s'est passé dans les pensionnats constitue un génocide au titre de l'article 2 de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.
En conséquence, je demande aux parlementaires à la Chambre d'avoir de nouveau le courage de dire la vérité pour que l'expérience des survivants ne fasse plus l'objet d'un débat. Les survivants, les familles touchées et les communautés méritent que justice leur soit rendue.
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Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
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2021-06-11 11:03 [p.8270]
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Monsieur le Président, en tant qu'Acadien et ancien éducateur en milieu linguistique minoritaire, je suis tellement fier de notre gouvernement dans le domaine des langues officielles pour faire avancer la dualité linguistique depuis 2015.
Nous avons réinstauré le Programme de contestation judiciaire, rétabli le Bureau de la traduction comme centre d'excellence, signé la toute première entente stratégique en éducation, révisé le règlement sur la prestation des services bilingues du gouvernement fédéral — depuis, plus de 600 nouveaux bureaux ont été désignés bilingues —, et ajouté des questions au Recensement de 2021 pour atteindre toutes les catégories des ayants droit.
L'hiver dernier, notre gouvernement a dévoilé son plan pour moderniser la Loi sur les langues officielles. Celui‑ci inclut de soutenir la vitalité de nos institutions en immigration et en éducation, d'assurer la nomination des juges bilingues à la Cour suprême, la promotion du français au Québec et partout au Canada, et l'établissement d'une agence centrale des renforcements des pouvoirs du commissaire aux langues officielles.
Nous travaillons fort pour livrer un projet de loi pour tous les Canadiens et les Canadiennes.
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Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
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2021-06-11 11:04 [p.8270]
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Monsieur le Président, la semaine dernière, j'ai eu plusieurs occasions de rencontrer des électeurs autochtones directement touchés par le pensionnat indien de Kamloops et le pensionnat indien de St. Mary. Lors de l'événement de samedi dernier, j'ai marché aux côtés de dizaines de survivants de pensionnat indien et de leur famille. Ils m'ont raconté des histoires d'horreur et ils m'ont décrit la perte de leur langue et une douleur qui existe encore aujourd'hui. Pour certains, c'était trop pour en parler.
En tant que député d'une circonscription comptant une importante population autochtone, je reconnais que j'ai beaucoup à apprendre et beaucoup à faire. Parmi les mesures immédiates que les électeurs réclament, mentionnons le financement de l'enquête sur tous les sites d'anciens pensionnats où il pourrait y avoir des tombes anonymes, l'attribution de ressources adéquates aux collectivités pour qu'elles puissent réinhumer, commémorer et honorer toute personne découverte dans le cadre de l'enquête, et l'élaboration d'un ensemble circonstancié et complet de ressources pour éduquer les Canadiens sur cette tragédie.
Enfin, je présenterai aujourd'hui à la Chambre une pétition à cet effet.
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Lib. (ON)
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2021-06-11 11:05 [p.8271]
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Monsieur le Président, l'horrible acte de terrorisme intérieur qui a été commis dimanche, le 6 juin, est un autre rappel tragique du mal, des préjugés haineux et du racisme qui continuent de sévir au Canada. C'était une attaque contre une famille innocente, contre une communauté religieuse et contre les idéaux des Canadiens.
Mercredi soir, j'ai assisté à une vigile tenue à Oakville. J'ai pu y voir une communauté musulmane ébranlée, mais non brisée. À cette occasion, j'ai parlé avec mon voisin Muhammad, qui vit à Milton et était parent avec les victimes de London. Il m'a exhorté à réclamer des investissements en éducation, en santé mentale, ainsi que des ressources et des services pour les personnes en difficulté. À titre de leaders et de citoyens, il nous incombe de dénoncer la haine sous toutes ses formes. Les préjugés, le sectarisme et l'islamophobie n'ont pas leur place au Canada et nous devons sans cesse condamner avec la plus grande fermeté les propos haineux.
Je tiens à dire à mes amis et voisins musulmans de Milton qu'ils ont notre amour et notre soutien. Ils font partie intégrante de notre communauté et contribuent à faire de notre ville un endroit fantastique. J'espère les voir bientôt se promener en soirée.
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Lib. (QC)
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2021-06-11 11:06 [p.8271]
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Monsieur le Président, hier, j'ai été profondément ébranlée et attristée d'apprendre le décès tragique de Mme Lisette Corbeil, directrice des projets stratégiques à la Chambre de commerce et d'industrie de la Rive‑Sud.
Il y a à peine un mois, Mme Corbeil a travaillé avec mon équipe à l'organisation d'une activité spéciale de la Chambre. Elle était compétente, chaleureuse et d'une extrême gentillesse.
Mercredi dernier, Mme Corbeil a été retrouvée sans vie dans sa résidence de Contrecoeur. Selon les autorités, elle aurait perdu la vie aux mains de son ex-conjoint.
Ce féminicide serait le 12e survenu au Québec depuis le début de l'année, une situation tragique et désolante. Nous devons tous dénoncer des actes de violence comme celui-ci et trouver des solutions pour que cela ne se produise plus jamais.
J'offre mes plus sincères condoléances à la famille de Mme Corbeil, à ses proches et à ses collègues de la Chambre de commerce et d'industrie de la Rive‑Sud.
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