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BQ (QC)
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2022-06-21 19:19
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Bonsoir à tous.
Nous sommes prêts à commencer. Cela dit, il est toujours possible qu'il y ait des problèmes d'interprétation, alors soyez attentifs. Si cela arrive, dites-le-moi et nous nous arrêterons.
Je souhaite que nous applaudissions nos interprètes, qui font un superbe travail. Je viens d'aller les voir. Il fait chaud et il n'y a pas d'aération dans leur petite cabine, où ils sont trois à travailler avec des écouteurs sur la tête. J'ai vraiment beaucoup de respect pour leur travail. Cela dit, nous essaierons d'être attentifs à l'interprétation.
Compte tenu des nouveaux délais, je suggère que nous consacrions une heure, au lieu d'une heure et demie, à chacun des groupes de témoins. Cela serait-il suffisant?
Croyez-vous plutôt que nous devrions nous en tenir à une heure et demie, quitte à arrêter avant la fin du temps accordé au deuxième groupe de témoins?
Monsieur White, vous avez la parole.
Good evening, everyone.
We're ready to get started. That being said, there's always the possibility that we will have interpretation issues, so please be aware. If that happens, let me know and we will stop.
I want us to applaud our interpreters, who do a superb job. I just went to see them. It's hot and there's no ventilation in their little booth, where three of them are working with headphones on. I really have a lot of respect for their work. That said, we will try to be mindful of interpretation.
Given the new timelines, I would suggest that we spend an hour instead of an hour and a half with each of the panels. Would that be sufficient?
Do you think we should stick to an hour and a half instead, even if it means stopping before the second panel's time is up?
Mr. White, you have the floor.
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Vernon White
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L'hon. Vernon White
2022-06-21 19:20
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Monsieur le président, si vous le permettez, j'aimerais présenter une motion rapide afin que nous puissions avoir un remplacement pour la sénatrice Boniface. Tout le monde s'est dit d'accord avec moi à ce sujet.
Je voudrais proposer qu'à tout moment où la sénatrice Boniface aurait eu l'occasion de poser des questions, son temps de parole soit alloué à la sénatrice Busson, qui a été assermentée — si l'assemblée est d'accord.
Mr. Chair, if I could, I'd like bring forward a quick motion so that we could have a replacement for Senator Boniface. Everybody has agreed with me verbally on this.
I would like to move that at any point when Senator Boniface would have had an opportunity to ask questions this evening, the time be allocated to Senator Busson instead, who has been sworn in—if there's agreement from the room.
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BQ (QC)
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2022-06-21 19:20
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Je ne vois pas de problème à ce que la sénatrice Busson remplace la sénatrice Boniface.
I don't see any problem with Senator Busson replacing Senator Boniface.
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Vernon White
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L'hon. Vernon White
2022-06-21 19:21
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Merci, monsieur le président.
Thank you, Mr. Chair.
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BQ (QC)
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2022-06-21 19:21
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Bonjour, madame la sénatrice Busson.
Je crois comprendre que vous avez déjà été assermentée. Est-ce exact?
Good evening, Senator Busson.
I understand that you have already been sworn in. Is that correct?
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Beverley Busson
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L’hon. Beverley Busson
2022-06-21 19:21
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Oui, je l'ai été.
Yes, I did.
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BQ (QC)
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2022-06-21 19:21
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Merci.
Nous sommes prêts à commencer. Nous consacrerons une heure à chacun des deux groupes de témoins. Cela vous convient-il?
« Qui ne dit mot consent. » Vous êtes donc d'accord.
Monsieur Motz, vous avez la parole.
Thank you.
We're ready to get started. We will spend one hour with each of our two panels of witnesses. Is everyone okay with that?
Silence implies consent. So you all agree.
Mr. Motz, you have the floor.
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PCC (AB)
Je ne suis pas nécessairement convaincu que nous voulons donner moins de place aux témoignages de nos invités. Cela signifie que tout le monde n'aura pas l'occasion de poser des questions. C'est une responsabilité assez sérieuse que nous avons. Je suis prêt à rester assis pendant une heure de plus.
Si nos témoins sont disponibles, accordons-leur l'heure et demie que nous avions prévue pour eux. Telle est ma proposition.
I'm not necessarily convinced that we want to lessen the witnesses' testimony. That means that not everyone is going to get a chance to ask questions. This is a pretty serious responsibility we have. I'm prepared to sit for an extra hour.
If our witnesses are available, let's have them for the hour and a half each that we had originally planned. That is my proposal.
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BQ (QC)
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2022-06-21 19:21
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Merci, monsieur Motz.
Malheureusement, nous ne pouvons pas siéger une heure de plus. À 22 heures au plus tard, nous devrons avoir quitté la salle. Comme une heure et demie pour chaque groupe de témoins équivaut à trois heures, nous n'aurions pas le temps de terminer la séance prévue avec le dernier groupe de témoins et le chef de police Sloly.
Je ne veux rien négocier. Je veux juste vous aviser qu'à 22 heures, on nous met dehors.
Sénateur Harder, vous avez la parole.
Thank you, Mr. Motz.
Unfortunately, we cannot sit for another hour. We have to be out of the room by 10 p.m. at the latest. Since an hour and a half for each panel would take three hours, we would not have time to complete the scheduled time with the last panel and chief of police Sloly.
I do not want to negotiate anything, I just want to advise you that at 10 p.m. we are getting kicked out.
Senator Harder, you have the floor.
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Peter Harder
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L’hon. Peter Harder
2022-06-21 19:22
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Monsieur le président, j'aimerais proposer quelque chose. Que diriez-vous de faire passer le premier groupe de témoins et de faire revenir M. Sloly pour une heure et demie complète à une autre occasion? Cela nous permettrait d'avoir tout le temps nécessaire pour entendre le témoignage du premier groupe.
I have a suggestion, Chair. What if we did the first panel and brought Mr. Sloly back for a full hour and a half on another occasion? That would give us the full time with the first panel.
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BQ (QC)
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2022-06-21 19:22
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Si cela vous convient, je n'y vois pas de problème.
Vous me faites signe que cela vous convient.
Nous attribuons donc une heure et demie au premier groupe de témoins, comme prévu.
Monsieur le greffier, veuillez aviser M. Sloly de la situation pour qu'il ne nous attende pas inutilement et pour lui dire que nous allons le rappeler.
Je vous remercie.
Je déclare la séance ouverte.
Je vous souhaite la bienvenue à la 11e réunion du Comité mixte spécial sur la déclaration de situation de crise, qui a été créé conformément à l'ordre qu'a adopté la Chambre des communes le 2 mars 2022 et à l'ordre qu'a adopté le Sénat le 3 mars 2022.
La réunion d'aujourd'hui se déroule selon une formule hybride, conformément à l'ordre qu'a adopté la Chambre des communes le 25 novembre 2021.
Pour des questions de santé et de sécurité, je remercie les personnes présentes de bien vouloir respecter les recommandations des autorités sanitaires, ainsi que les directives du Bureau de régie interne.
S'il y a des problèmes techniques, veuillez m'en avertir pour que nous puissions, au besoin, suspendre la séance quelques minutes, afin que tous les membres du Comité puissent pleinement participer à la réunion.
Je rappelle aussi aux témoins qu'un service d'interprétation est mis à leur disposition.
Pour y avoir accès, veuillez cliquer sur l'icône représentant un globe au bas de votre écran.
Nous accueillons nos premiers témoins. Le commissaire, le commissaire adjoint et le surintendant en chef de la Police provinciale de l'Ontario comparaîtront pendant la première moitié de la réunion. En ce qui nous concerne, ce sera tout, conformément à la décision que nous venons de prendre.
Je souhaite donc la bienvenue au commissaire, au commissaire adjoint et au surintendant en chef de la Police provinciale.
Vous aurez cinq minutes pour faire vos observations préliminaires.
Monsieur le commissaire Thomas Carrique, vous disposez de cinq minutes.
If that's okay with you, I don't see a problem with it.
You are indicating that it's okay with you.
Therefore, we will spend an hour and a half with the first panel of witnesses, as planned.
Mr. Clerk, please notify Mr. Sloly of the situation so that he doesn't needlessly wait for us and to let him know that we will call him back.
Thank you.
I call this meeting to order.
Welcome to meeting number 11 of the Special Joint Committee on the Declaration of Emergency, which was created pursuant to the order of the House on March 2, 2022, and the Senate on March 3, 2022.
Today's meeting is taking place and a hybrid format pursuant to the House order of November 25, 2021.
I'd like to remind all those present in the room to follow the recommendations from public health authorities, as well as directives of the Board of Internal Economy to maintain health and safety.
Should any technical challenges arise, please advise me, as we may need to suspend for a few minutes to ensure all members are able to participate fully.
I also remind witnesses that an interpretation service is available to them.
To access it, please click on the globe icon at the bottom of your screen.
We now welcome our first witnesses. The commissioner, deputy commissioner and chief superintendent of the Ontario Provincial Police will appear during the first half of the meeting. That will be all, in accordance with the decision we just made.
I would therefore like to welcome the commissioner, deputy commissioner and chief superintendent of the Ontario Provincial Police.
You will have five minutes for your opening remarks.
Commissioner Thomas Carrique, you have five minutes.
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Thomas Carrique
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Thomas Carrique
2022-06-21 19:24
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Merci, monsieur le président.
Messieurs les coprésidents, messieurs les vice-présidents, membres du Comité, bonsoir...
Thank you, Mr. Chair.
Good evening, joint chairs, vice-chairs and committee members—
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BQ (QC)
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2022-06-21 19:24
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Veuillez attendre une seconde, monsieur Carrique. Quelqu'un invoque le Règlement.
Monsieur Carignan, vous avez la parole.
Just a moment, please, Mr. Carrique. We have a point of order.
Senator Carignan, you have the floor.
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Claude Carignan
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L'hon. Claude Carignan
2022-06-21 19:24
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Je veux être certain que le public a accès à la diffusion Web de la réunion. Je suis en communication avec les gens qui travaillent avec moi, et ils semblent avoir de la difficulté à accéder à la diffusion Web. Je veux m'assurer que la séance est publique.
I want to be sure that the public has access to the meeting webcast. I'm in contact with people who work with me, and they seem to be having trouble accessing the webcast. I want to make sure that the meeting is public.
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BQ (QC)
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2022-06-21 19:25
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Monsieur Carrique, nous sommes en train de faire des vérifications, car nous éprouvons des problèmes techniques. Il n'y a pas de WiFi pour l'instant. Nous sommes en train de valider cela, et c'est la raison pour laquelle nous vous demandons de patienter quelques instants.
M. Motz a la parole.
Mr. Carrique, we're in the process of doing some checks, because we're having technical issues. There is no Wi‑Fi for the time being. We're in the process of checking that, so we ask that you please hold on for a moment.
Mr. Motz has the floor.
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PCC (AB)
Je reçois un avis de quelqu'un qui essaie de suivre la séance en ligne et qui affirme que cela ne cesse de passer d'un écran complètement vert à un écran partiel sans rien dessus.
I'm getting a notice from someone who is trying to follow along online as well, and it keeps jumping from a completely green screen to a partial screen with nothing on it.
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BQ (QC)
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2022-06-21 19:26
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Nous allons suspendre la réunion quelques instants pour voir s'il est possible de régler le problème. Sinon, nous reporterons la réunion à plus tard.
Je suis désolé de l'inconvénient, messieurs Carrique, Harkins et Pardy.
We're going to suspend the meeting for a few minutes to see if we can resolve the issue. If not, we will postpone the meeting to a later date.
I'm sorry for the inconvenience, Mr. Carrique, Mr. Harkins and Mr. Pardy.
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BQ (QC)
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2022-06-21 19:29
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Nous reprenons la séance.
Je vais donner la parole à M. Thomas Carrique, qui disposera de cinq minutes pour faire son allocution.
Monsieur Carrique, vous avez la parole.
We're back in session.
I'm going to give the floor to Thomas Carrique, who will have five minutes for his speech.
Mr. Carrique, you have the floor.
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Thomas Carrique
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Thomas Carrique
2022-06-21 19:30
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Merci, monsieur le président.
Je suis accompagné aujourd'hui du commissaire adjoint aux opérations sur le terrain de la Police provinciale de l'Ontario, M. Chris Harkins, et de notre surintendant en chef, M. Carson Pardy, qui a été affecté au processus de planification intégrée.
Aux termes de la Loi sur les services policiers de l'Ontario, la Police provinciale de l'Ontario a un double mandat unique en son genre: elle fournit des services policiers de première ligne à 328 municipalités de la province et elle offre de l'aide ou un soutien spécialisé aux services policiers municipaux qui en font la demande.
En ce qui concerne le « convoi de la liberté » et les barrages illégaux connexes dans la ville d'Ottawa, le Bureau des renseignements criminels - opérations provinciales de la Police provinciale de l'Ontario a commencé à informer nos services policiers partenaires le 13 janvier 2022. À partir du 22 janvier, les rapports quotidiens du renseignement ont porté sur le convoi qui se dirigeait vers Ottawa et sur les mouvements de protestation prévus dans toute la province. Les rapports du renseignement ont été communiqués à plus de 35 organismes canadiens responsables de l'application des lois et de la sécurité.
Pendant que le convoi traversait la frontière entre le Manitoba et l'Ontario et se déplaçait à travers la province jusqu'à son arrivée à Ottawa le 28 janvier, les agents de la Police provinciale de l'Ontario ont rempli leurs fonctions de façon professionnelle et sans anicroche. Tout au long de l'occupation, en appui au Service de police d'Ottawa, un nombre croissant d'agents de la Police provinciale de l'Ontario et de ressources spécialisées de divers services se sont mobilisés et ont fini par contribuer à l'établissement d'un plan intégré et d'un commandement unifié.
Parallèlement à cela, nos membres ont dû répondre à de nombreux autres convois et à de nombreuses manifestations qui ont pris forme de façon constante et répétée dans les collectivités de l'Ontario. Cela comprenait, mais sans s'y limiter, le blocage névralgique du pont Ambassador, le blocage de l'autoroute 402 et de multiples autres tentatives de blocage des passages frontaliers terrestres entre le Canada et les États-Unis, ainsi que des manifestations qui posaient un risque pour le secteur de l'Assemblée législative de l'Ontario. Il importe aussi de mentionner que, dès le premier jour de l'entrée du convoi en Ontario, nous avons dû répondre aux demandes d'aide d'autres services de police municipaux.
Il s'agissait d'une situation de crise provinciale et nationale qui a attiré l'attention internationale. En réponse à cette conjoncture, la Police provinciale de l'Ontario et plus de 20 autres services de police de partout au pays, soit...
Thank you, Mr. Chair.
I am joined here today by OPP deputy commissioner of field operations Chris Harkins and the chief superintendent, Carson Pardy, who was assigned to the integrated planning process.
Under the Ontario Police Services Act, the OPP has a unique dual mandate, providing frontline policing services to 328 municipalities across the province, as well as providing assistance and/or specialized support to municipal police services upon request.
As it relates to the “freedom convoy” and the associated illegal blockades in the city of Ottawa, the OPP's provincial operations intelligence bureau commenced reporting to our policing partners on January 13, 2022. As of January 22, daily intelligence reports focused on the convoy headed to Ottawa and the anticipated protest movements across the province. The intelligence reporting was shared with more than 35 Canadian law enforcement and security agencies.
As the convoy crossed the Manitoba-Ontario border and travelled across the province until it arrived in Ottawa on January 28, OPP officers professionally fulfilled their duties without incident. In support of the Ottawa Police Service, throughout the occupation, an increasing number of OPP officers and specialized resources from various services became engaged, ultimately contributing to an integrated plan and the establishment of a unified command.
Simultaneously, our members responded to many other convoys and demonstrations that consistently and repeatedly emerged in communities across Ontario, including but not limited to the critical blockade of the Ambassador Bridge, the blockade of Highway 402, and multiple other attempts to block Canada-U.S. land border crossings and demonstrations that posed a risk to the area of the Ontario legislature. In addition, from day one, when the convoy entered Ontario, we were responsive to requests for assistance from other municipal police services.
This was a provincial and national emergency that garnered international attention. In response, the OPP and more than 20 other police services from across the country—
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BQ (QC)
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2022-06-21 19:32
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Monsieur Carrique, je dois vous interrompre un instant.
On m'avise que la transmission télévisée ne fonctionne pas.
Je m'excuse, monsieur Carrique, mais nous devons suspendre la séance encore une fois.
Mr. Carrique, I must interrupt you for a moment.
I'm being told that the television broadcast is not working.
I'm sorry, Mr. Carrique, but we're going to have to suspend the meeting once again.
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BQ (QC)
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2022-06-21 19:34
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Messieurs et mesdames, je suis désolé, mais nous allons devoir lever la séance. Il n'y a pas de diffusion publique de nos débats ni au Sénat ni à la Chambre des communes. De plus, il y a des députés et des témoins qui participent à la séance par Zoom. Nous allons devoir reporter cette rencontre à un autre moment.
Monsieur Motz, vous avez la parole.
Ladies and gentlemen, I'm sorry but we're going to have to adjourn. Our proceedings are not being publicly broadcast in either the Senate or the House of Commons. In addition, we have some MPs and witnesses attending with the Zoom application. We will therefore have to reschedule this meeting for another time.
Mr. Motz, you have the floor.
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Voir le profil de Glen Motz
PCC (AB)
Monsieur le président, avant de lever la séance, étant donné le nombre de réunions de comité qui n'auront pas lieu demain et jeudi, est‑il possible que nous ayons les ressources nécessaires pour nous réunir demain après-midi ou jeudi entre nos votes?
Mr. Chair, before we adjourn, with the number of committee meetings not going on tomorrow and Thursday, is it possible that we would have the resources to meet tomorrow afternoon sometime, or Thursday in between our votes?
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BQ (QC)
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2022-06-21 19:35
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Si vous le souhaitez, nous pouvons demander à nos whips de se parler pour savoir si nous pouvons reprendre la réunion demain après-midi. Si cela convient à tout le monde, nous pouvons faire cette demande.
Monsieur Green, souhaitez-vous intervenir.
If you wish, we can ask our whips to confer and see if we can hold the meeting tomorrow afternoon. If everyone agrees with that, we can request it.
Mr. Green, would you like to speak?
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Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Voir le profil de Matthew Green
2022-06-21 19:35
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Je sais que nous avons eu du mal, sur le plan administratif, à nous entendre sur les dates de l'automne, mais je propose au Comité d'envisager l'ajout de ces deux témoins aux super-audiences que nous voudrions tenir à l'automne. Je pense que nous serions un peu trop optimistes de penser que nous arriverons à insérer cela dans notre horaire de demain ou d'après-demain.
Je me demande, par votre intermédiaire, monsieur le président, si nous pouvions demander au greffier d'envisager d'ajouter cette question à nos super-audiences de l'automne.
I know that we've been struggling on the administrative side to get agreement on the dates for the fall, but I would put to the committee that we would look to perhaps add these two witnesses to our superhearings that we're contemplating in the fall. I think perhaps we're being a bit overly hopeful that we'll be able to squeeze this in tomorrow or the day after.
I'm wondering, through you, Mr. Chair, if we could have the clerk perhaps contemplate adding this to our superhearings in the fall .
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Voir le profil de Glen Motz
PCC (AB)
Nous devons établir sur quoi elles porteront avant même de les tenir.
We have to determine what those are going to be before we even have them.
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Voir le profil de Rhéal Fortin
BQ (QC)
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2022-06-21 19:36
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En fait, nous ne nous conformons pas aux normes en ce moment. Nos débats ne sont pas télévisés alors qu'ils sont censés l'être. De plus, des membres de ce comité sont présents par Zoom.
Tout ce que vous dites a du sens, mais la seule chose que nous pouvons faire est de demander à nos whips de voir si une salle, des greffiers et des interprètes sont disponibles demain après-midi, après la période de questions orales. C'est le mieux que nous puissions faire. Sinon, nous devrons nous reparler au cours de l'été pour fixer une rencontre à l'automne. Pour l'instant, je ne peux rien faire de plus.
Actually, we're not meeting the standards right now. Our proceedings are not being televised, when they are supposed to be. Also, some members of this committee are attending with Zoom.
Everything you're saying makes sense, but the only thing we can do is ask our whips to see if a room, clerks and interpreters are available tomorrow afternoon after Question Period. That's the best we can do. If not, we'll have to talk again over the summer to set up a meeting in the fall. For now, there's nothing more I can do.
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Voir le profil de Arif Virani
Lib. (ON)
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2022-06-21 19:37
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J'allais intervenir.
Je serais plus enclin à tenir une réunion exhaustive lorsque nous pourrons l'organiser de façon plus adéquate. Je suis conscient du fait que tous les leaders parlementaires des différents partis, je crois, travaillent fort pour faire avancer le programme législatif de demain.
On m'informe que les ressources de la Chambre vont se faire rares demain. Il serait un peu trop ambitieux de tenter de faire cela demain.
I was going to intervene.
I would be more minded to have a comprehensive meeting when we can more properly arrange it. I'm conscious of the fact that all of the House leaders from the various parties, I believe, are working hard to get through a lot on the legislative agenda tomorrow.
I'm being advised that House resources are going to be in short supply tomorrow. It would seem a bit overly ambitious to attempt to do it tomorrow.
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Voir le profil de Rhéal Fortin
BQ (QC)
Voir le profil de Rhéal Fortin
2022-06-21 19:37
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Je sais que certains d'entre nous ne veulent pas aller en vacances. J'ai du gazon à tondre chez moi, si vous tenez à travailler.
Monsieur Motz, vous avez la parole.
I know some of us don't want to go on vacation. I have a lawn that needs mowing at my house, if you really want to work.
Mr. Motz, you have the floor.
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Voir le profil de Glen Motz
PCC (AB)
Merci.
Compte tenu de l'information fournie par M. Virani, je propose que, s'il nous reste du temps aujourd'hui, nous parlions de ce à quoi ressemblera l'automne, notamment en ce qui concerne cette super-réunion dont parle Matthew. Avons-nous quelques dates auxquelles nous pourrions nous raccrocher afin de pouvoir en discuter avec tout le monde? Nous pourrions au moins commencer à planifier notre horaire.
Thank you.
Given that information from Arif, I would suggest that if we have any time today, we could talk about what the fall looks like as far as this supermeeting that Matthew speaks of. Do we have some dates that we can close in on to discuss what that is with everybody? At least we can start planning our calendars then.
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Voir le profil de Rhéal Fortin
BQ (QC)
Voir le profil de Rhéal Fortin
2022-06-21 19:38
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Nous ne pouvons pas tenir un débat, monsieur Motz. Nous discutons de façon informelle et nous ne sommes pas en réunion. Certains participants ne peuvent même pas nous entendre.
Les greffiers pourront peut-être nous suggérer des choses pour l'automne, mais il n'y a pas de débat présentement.
La séance est levée.
We cannot have a debate, Mr. Motz. We're having an informal discussion, and we're not in a meeting. Some participants can't even hear what we're saying.
The clerks may be able to suggest things for the fall, but we're not in a debate right now.
The meeting is adjourned.
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Voir le profil de Marc Garneau
Lib. (QC)
Chers collègues et témoins, bonjour.
Je déclare la séance ouverte.
Je vous souhaite la bienvenue à la 27e réunion du Comité permanent des affaires autochtones et du Nord.
En cette Journée nationale des peuples autochtones, alors que nous sommes rassemblés sur le territoire non cédé de la nation des Algonquins Anishinabés, je tiens à saluer l'apport des Premières Nations, des Métis et des Inuits.
Aujourd'hui, nous continuons notre quatrième étude, qui porte sur la souveraineté, la sécurité et la préparation d'urgence des peuples autochtones dans l'Arctique.
Nous avons le plaisir d'accueillir l'honorable Richard Mostyn, ministre des Services aux collectivités, gouvernement du Yukon; le professeur Ken Coates, titulaire d'une chaire de recherche du Canada sur l'innovation régionale, école Johnson-Shoyama d'études supérieures en politique publique, université de Saskatchewan; Mme Marcia Mirasty, directrice principale, Santé, conseil tribal de Meadow Lake; enfin, le vice chef Joseph Tsannie, des Dénésulinés de l'Athabasca, grand conseil de Prince Albert.
Je voudrais rappeler à tout le monde les règles et les exigences du Bureau de régie interne concernant l'éloignement physique et le port du masque.
Voici quelques règles pour le bon déroulement de la séance.
Les membres du Comité et les témoins peuvent s'exprimer dans la langue officielle de leur choix. Aujourd'hui, nous assurons l'interprétation en anglais, en français et en inuktitut. Comme l'inuktitut doit d'abord être traduit en anglais qui sera ensuite traduit en français et vice versa, ça risque de prendre un peu plus de temps.
Le bouton pour le choix de la langue de l'interprétation se trouve dans le bas de votre écran, et vous avez le choix entre les trois langues susmentionnées. Prévenez-nous en cas d'interruption de l'interprétation. Nous suspendrons les travaux jusqu'à ce que le problème puisse être corrigé. Vous pouvez vous servir en tout temps de la fonction « lever la main » dans le bas de votre écran, si vous souhaitez prendre la parole pour signaler un problème à la présidence.
Avant de prendre la parole, attendez que je vous l'aie nommément donnée. Si vous participez par visioconférence, veuillez cliquer sur l'icône du micro pour l'activer. Le micro des personnes sur place sera contrôlé comme d'habitude par l'agent des délibérations et de la vérification.
Ayez un débit lent, une diction nette. Entre vos prises de parole, désactivez votre micro.
Enfin, je vous rappelle d'adresser toutes vos observations à la présidence.
Sur ce, accueillons notre groupe de témoins. Les témoins se succéderont à tour de rôle pour leur déclaration préliminaire de cinq minutes, après quoi, nous passerons aux questions.
Sans plus attendre, j'invite l'honorable Richard Mostyn, ministre des Services aux collectivités du gouvernement du Yukon à faire la sienne.
Monsieur le ministre, vous disposez de cinq minutes.
Good afternoon, colleagues, and good afternoon to our witnesses.
I call the meeting to order.
Welcome to meeting number 27 of the Standing Committee on Indigenous and Northern Affairs.
We are gathered here today on the unceded territory of the Algonquin Anishinabe nation. Of course, today is National Indigenous Peoples Day, and I want to recognize the contributions of all first nations, Métis and Inuit people.
Today we are continuing our fourth study, which pertains to Arctic sovereignty, security and emergency preparedness of indigenous peoples.
On today's panel, we will have the pleasure of hearing from the Honourable Richard Mostyn, Minister of Community Services, Government of Yukon; Dr. Ken Coates, professor and Canada Research Chair in Regional Innovation, Johnson Shoyama Graduate School of Public Policy, University of Saskatchewan; Marcia Mirasty, senior director of health for Meadow Lake Tribal Council; and, finally, Vice-Chief Joseph Tsannie, Athabasca Denesuline, Prince Albert Grand Council.
I would like to remind everyone of the rules and requirements of the Board of Internal Economy regarding physical distance and the wearing of masks.
To ensure an orderly meeting, I would like to outline a few rules to follow.
Members and witnesses may speak in the official language of their choice. Interpretation services in English, French and Inuktitut are available for today's meeting. Please be patient with the interpretation. There may be a delay, especially since the Inuktitut has to be translated into English first before it can be translated into French and vice versa.
The interpretation button is found at the bottom of your screen, and you have the choice of either English, French or Inuktitut. If interpretation is lost, let us know and we'll stop the proceedings until we can fix it. The “raise hand” feature at the bottom of the screen can be used at any time if you wish to speak or alert the chair.
Before speaking, please wait until I recognize you by name. If you are on the video conference, please click on the microphone icon to unmute yourself. For those in the room, your microphone will be controlled as normal by the proceedings and verification officer.
When speaking, please speak slowly and clearly. When you are not speaking, your microphone should be on mute.
Finally, I'll remind you that all comments should be addressed through the chair.
With that, we'll begin our panel today. I will be going from one witness to another, with five minutes for initial opening remarks and presentation, and after that we'll go to a question period.
Without further ado, I'd like to invite the Honourable Richard Mostyn, Minister of Community Services, Government of Yukon, to make his opening remarks.
Minister, you have five minutes.
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Richard Mostyn
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L’hon. Richard Mostyn
2022-06-21 16:27
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Merci beaucoup.
Mesdames et messieurs, bonjour.
Je suis Richard Mostyn, ministre des Services aux collectivités du Yukon. Je m'adresse à vous alors que je me trouve sur les territoires traditionnels de la Première Nation des Kwanlin‑Dun et du conseil des Ta'an Kwäch'än.
Monsieur le président, je suis ravi de travailler encore avec vous. Chers membres du Comité, merci de votre invitation à venir vous donner le point de vue du Yukon.
Il importe de reconnaître la mobilisation continue et mutuelle des gouvernements des territoires, du gouvernement fédéral et des Premières Nations dans le domaine de la sécurité. Ça montre l'importance, dans nos communautés, de la sécurité au sens le plus large. La sécurité et la souveraineté de l'Arctique devraient essentiellement viser celles des peuples du Nord, en faisant la part belle aux Premières Nations du Yukon. Nous devons faire tout notre possible pour que, sur tout le territoire, les collectivités soient dynamiques, prospères, en sécurité et en santé. À cette fin, il faut des investissements concertés dans des infrastructures adaptées au changement climatique et capables de services locaux soutenables.
Pour ceux qui ne connaissent pas le Yukon, permettez que je donne un aperçu du contexte dont il s'agit. C'est important.
Le Yukon connaît une croissance rapide. Pourquoi? C'est une région de diversité et d'inclusion, desservie par des services Internet robustes et un réseau de transport qui relient toutes les communautés. Son économie est forte, son environnement superbe. Effectivement, il s'y passe beaucoup de choses.
Cela étant dit, c'est une société incroyablement petite. Sa population, environ de celle de Campbell River en Colombie-Britannique, occupe un territoire qui équivaut à la moitié de la Colombie-Britannique, ou, si vous préférez, aux quatre cinquièmes de la France. Je vous accorde un moment pour bien vous en imprégner.
Nous n'avons pas de réserves, mais 11 gouvernements autonomes de Premières Nations, de vrais gouvernements, dont les droits sont reconnus et protégés par la Constitution canadienne. Stratégiquement, nous sommes indispensables au Canada. Plus encore. Nous le sommes à l'Amérique du Nord depuis la Seconde Guerre mondiale. C'est par chez nous que passe la seule route terrestre d'accès aux installations commerciales et militaires de l'Alaska. Les représentants de l'Alaska qui se rendent en voiture à Juneau doivent passer par le Yukon. Nous possédons également la seule route qui traverse le cercle arctique vers la côte nord du Canada, la route Dempster. L'aéroport international canadien situé le plus à l'Ouest est au Yukon, et ce territoire, pendant toute son histoire coloniale et peut-être longtemps avant a été un nœud de transport et d'échanges.
Dernièrement, pendant que vous évoquiez la souveraineté et la sécurité au Yukon, certains ont proposé des bases militaires, mais ce n'est pas ce dont il s'agit. Nous sommes dans l'ombre de la défense de l'Alaska, et il est peu probable que notre puissance militaire approche celle qui s'est concentrée dans cet État. Mais nous sommes sa principale voie d'approvisionnement et celle des militaires qui s'y trouvent ainsi que de la partie proche de l'Arctique de l'Est.
Je veux montrer que, pour les besoins de la souveraineté et de la sécurité, nous devons investir dans l'énergie et la puissance, c'est‑à‑dire dans l'énergie verte et l'influence diplomatique, et le faire comme nous l'avons toujours fait, par des investissements soutenus dans les transports, les échanges et les infrastructures énergétiques. Nous devons continuer à investir dans les routes, les ponts, les aéroports et les télécommunications. Dans un très proche avenir, nous devrons les brancher au réseau énergétique nord-américain. Dans le long terme et en prévision d'un passage du Nord-Ouest libre de glaces, nous avons besoin d'installations portuaires sur la côte Nord du Canada, le plus près possible de l'Alaska et, si possible, d'un réseau ferroviaire reliant ces installations à l'Alberta.
Ce sont des objectifs à court, à moyen et à long terme, 30 années et plus, pour exercer la souveraineté et instaurer la sécurité dans le Nord, désamorcer les situations d'urgence et y réagir quand elles se présentent.
Ce ne sera ni facile ni à coût modique, et ce ne sera possible qu'avec l'appui de nos partenaires des Premières Nations et du partenaire fédéral, ce qui explique pourquoi le modèle yukonais de cogouvernance est si important pour notre pays. Pour prospérer, tous les Yukonais doivent se considérer comme étant dans un contexte sûr, loin de l'insécurité énergétique, climatique, alimentaire et de celle qui est liée au logement. Cet aspect, à son tour, renforce les intérêts de la nation.
La vision yukonaise de la souveraineté et de la sécurité de l'Arctique se situe très près de l'intersection des besoins impérieux en matière de défense et de ceux de communautés résilientes. Mon ministère administre les programmes des services de protection du Yukon, notamment combattre les incendies de végétation, assurer les services médicaux d'urgence et appliquer des programmes territoriaux de mesures d'urgence et d'intervention en cas d'incendie.
Je termine sur ces quelques mots.
Dans le Nord, l'une des plus grandes menaces à notre souveraineté et à notre sécurité est le changement climatique, dont nous discutions récemment, en fait, immédiatement avant l'arrivée de tous pour la réunion. Il s'y manifeste beaucoup plus vite que dans le reste du Canada. Il y a donc énormément matière à discussion cet après-midi et, c'est avec plaisir, que je répondrai aux questions, plus tard, après avoir entendu les autres témoins.
Merci à tous.
Thank you very much.
Hello, everyone.
I'm Richard Mostyn, the Minister of Community Services for the Yukon. I'm joining you today from the traditional territories of the Kwanlin Dun First Nation and the Ta’an Kwach’an Council.
Mr. Chair, it's good to be working with you again. Members of the committee, thank you for inviting me to speak on behalf of the Yukon today.
It's important to recognize the ongoing engagement between the territorial, federal and first nation governments in the security domain. It reflects the importance of safety and security for our communities in the broadest sense. Arctic security and sovereignty should, at its core, be about the people of the north, with a strong lens on Yukon first nations. We must do everything we can to create healthy, vibrant, thriving and safe communities across the territory. This must include coordinated investments in climate-resilient infrastructure capable of delivering sustainable local services.
Let me provide a smattering of context for those of you who don't know the Yukon. It's important.
The Yukon is growing fast. Why? It's a diverse and inclusive region with robust Internet and transportation connectivity to every community. It has a strong economy and a stunning environment, so, yes, there's a lot going on.
All that said, it's mind-bogglingly small. Our jurisdiction is roughly the size of Campbell River, B.C., spread over a region half the size of B.C., or, if you prefer, four-fifths the size of France. I'll let that sink in for a minute.
We have 11 self-governing first nation governments, not reserves, but real governments, with rights recognized and protected by the Canadian Constitution. Strategically, we are critically important to Canada. Heck, we're critically important to North America, and we have been since the Second World War. We provide the only road access to Alaska's commercial and military interests. Alaskan legislators driving to Juneau have to pass through the Yukon. We also have the only road crossing the Arctic Circle to Canada's north coast, the Dempster Highway. The Yukon has the most western international airport in Canada, and throughout its colonial history, and probably long before, it's been a transport and trade nexus.
When you talk about sovereignty and security in the Yukon, some have recently suggested military bases, but that's not the play. We're in the defence shadow of Alaska, and unlikely to ever come close to matching the hard military power amassed in that state. However, we are the most important supply channel to that state and its military, and also the near eastern Arctic.
My point is that for sovereignty and security we must invest in power, with both tangible green energy and diplomatic influence, and we do that as the territory always has, through robust investment in transportation, trade and energy infrastructure. We must continue to invest in highways, bridges, airports and telecommunications. In the very near future we need to connect it to the North American power grid. I'd argue in the long term and in anticipation of an ice-free Northwest Passage, we need port facilities on Canada's north coast, as close to Alaska as possible, and possibly a rail network linking it to Alberta.
These represent short, medium and 30-year-plus goals to exert sovereignty and security in the north, to mitigate emergencies and to deal with them once they occur.
This won't be easy or cheap, and it won't be possible without the support of our first nation and federal partners, which is why Yukon's co-governance model is so important to the nation. To be successful, all Yukon people have to see themselves thriving in a secure environment, free from energy, climate, housing and food insecurity. In turn, that strengthens the nation's interests.
The Yukon's vision of Arctic sovereignty and security is very much an intersection of meeting the hard defence needs and building resilient communities. My department leads the Yukon Protective Services' programs, which include wildland fire, emergency medical services, and Yukon territorial fire response and emergency measures programs.
I'll end my opening remarks with this.
One of the biggest threats we face to our sovereignty and security in the north is climate change, which we were recently talking about, just actually before everybody arrived at the committee this afternoon. Climate change is being experienced in the north at an accelerated rate compared to the rest of Canada, so there's an awful lot to discuss this afternoon, and I'm happy to take questions later, after I've heard my colleagues.
Thanks very much, everyone.
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Lib. (QC)
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Je suis heureux de vous revoir. Vous devez tous savoir que lui et moi étions ministres des Transports en même temps. Nous sommes donc de vieux amis.
Entendons maintenant le professeur Coates.
Professeur, vous disposez de cinq minutes.
Thank you very much, Minister Mostyn. It's good to see you again. For everybody's information, Minister Mostyn and I were transport ministers at the same time, so we're old friends.
We'll now go to Professor Ken Coates.
Professor Coates, you have five minutes.
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Ken Coates
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Ken Coates
2022-06-21 16:32
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J'étais en train de vous remercier pour votre invitation à prendre la parole devant vous, quand je me suis aperçu que je devais activer mon microphone.
Mes observations s'articuleront en grande partie sur ce qu'il suffisait au ministre de dire. Ce n'est pas un sujet nouveau pour le Canada. En fait je dirai notamment, à la fin, simplement pour divulgâcher la fin de mes propos, que je suis presque certain que, dans 30 ans, nous serons de retour ici et nous aurons la même conversation.
Nous parlions de ce que le Canada devait faire pour assurer sa souveraineté sur le Nord, respecter les peuples autochtones et mobiliser le pays pour s'attaquer aux problèmes très graves qui sévissent depuis très longtemps dans le Nord canadien. Notre bilan national n'est pas très reluisant. Nous devons ne pas nous le dissimuler.
Très rapidement, je suis également ravi de la présence de mes homologues de la Saskatchewan. Je viens du Yukon. Je suis un chaud partisan du Nord territorial. Si on considère le revenu personnel, le produit intérieur brut, la santé et le mieux-être, les parties les plus pauvres du Canada se trouvent presque toutes dans le Nord des provinces. Les problèmes sont majeurs dans le Nord du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Ontario, etc. Il est vraiment important que nous adoptions un point de vue inclusif du Nord, édifié sur certains des phénomènes survenus au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et dans le Nunavut et que nous transmettions les leçons ainsi apprises vers le sud, dans les autres régions.
Comme j'aime le dire, je me penche sur la question depuis très longtemps. Depuis très longtemps, la démarche canadienne en vue de la souveraineté de l'Arctique a consisté uniquement à faire ce que j'appelle le numéro du drapeau, essentiellement annoncer au monde que nos agents de la Police à cheval du Nord-Ouest sont sur place. En fait, nous avons abdiqué nos responsabilités pendant la Seconde Guerre mondiale. Essentiellement, nous avons laissé les Américains faire à leur gré pour la construction de la route de l'Alaska et du pipeline Canol. Par la suite, c'est très lentement que nous avons assumé nos responsabilités nationales.
Nous nous retrouvons avec une présence militaire assez faible dans le Nord. Nos infrastructures n'y sont pas à la hauteur des normes nationales ni des normes circumpolaires. Nous sommes déficients. Je reviens du Groenland. Nous faisons pâle figure auprès de ce pays qui affronte des difficultés beaucoup plus terribles que beaucoup de régions du Nord canadien.
D'après moi, l'enjeu est de décider ce que nous devons faire. Les problèmes s'aggravent. Le ministre a parlé de changement climatique. La belligérance de la Russie en Ukraine a soulevé la question de la contestation de notre souveraineté et de notre inhabilité relative à particulièrement bien y répondre.
Permettez‑moi d'énumérer pour vous les cinq choses que nous pourrions améliorer le mieux, d'après moi, et sur lesquelles nous devrions-nous focaliser.
D'abord, la défense de la souveraineté de l'Arctique et l'amélioration des modes de vie des Autochtones coûtent très cher. C'est bien la dernière chose que les députés veulent entendre, mais préparez-vous à débourser encore plus que maintenant. C'est ce qui est arrivé au Groenland, aux Féroé et dans le Nord de la Norvège. Le Canada essaie de s'en tirer au meilleur prix pour la mise en valeur et les investissements dans le Nord. Il faudra beaucoup plus d'argent pendant bien plus longtemps.
Secundo, le Nouveau Nord du Canada sera créé non à l'aide des Autochtones, mais, dans l'esprit de ce que le ministre dit, par et dans une grande mesure les Premières Nations, les Métis et les Inuits. C'est leur autonomie qui impulse les plus belles améliorations dans le Nord. Ça se poursuivra très loin dans le futur.
Tertio, je suis particulièrement féru de… Je ne parlerais pas de modernisation de nos forces armées. Le ministère de la Défense nationale vient d'annoncer une addition majeure. Nous devons les adapter au Nord. Elles ne sont pas vraiment bien préparées, mais pas du tout, à y travailler.
Quarto, notre engagement envers le bien-être et la soutenabilité de l'environnement manque de conviction. Nous avons trahi nos scientifiques. Nous faisons le minimum pour la surveillance des changements dans l'environnement. Nous nous sommes à peine mis en train pour remettre les lieux en état. Ce sera le thème de la responsabilité environnementale dans les années à venir.
Enfin, nous, les Canadiens, nous aimons bien rabâcher d'innovation et de la possibilité, pour nous, de devenir une nation innovante qui relève les défis et saisit les occasions du XXIe siècle. Nous n'avons pas de stratégie d'innovation pour le Nord. Le Yukon se débrouille très bien dans l'innovation et l'entrepreneuriat localisé, mais, à l'échelle nationale, nous n'investissons pas beaucoup dans ce qui va des maisons imprimées en trois dimensions aux systèmes énergétiques de rechange en passant par la production localisée de nourriture. Nous devrions être un chef de file mondial des percées technoscientifiques pour répondre aux réalités de la vie dans le Nord. Ça me chagrine beaucoup de dire que nous brillons par notre absence.
Notre tâche est immense. Il nous faut plus d'argent. Nous devons reconnaître l'autorité des Autochtones et augmenter notre présence militaire. Nous avons besoin d'une surveillance de l'environnement et d'une remise en état des lieux à l'avant-garde du monde entier ainsi que d'une stratégie complète d'innovation.
Je termine comme j'ai débuté. Une tâche vraiment difficile nous attend. Mon travail d'historien me dit que nous serons de retour, ici, dans 30 ans, pour tenir exactement les mêmes propos et nous demander pourquoi nous n'en avons pas fait assez en 2022.
Merci beaucoup.
I was just thanking you for letting me speak to you, and then I decided I should turn the microphone on.
My comments are going to build very much on what the minister just had to say. This is not a new topic for Canada. In fact, one of the things I'm going to say at the end, just to give away my story, is that I'm almost certain we're going to be back having the same conversation 30 years from now.
We've been talking about what Canada should do about sovereignty in the north, about respecting indigenous peoples and about mobilizing the country to address the very severe problems in the Canadian north for a very long time. We haven't really done very well as a nation. I think we need to be clear about that.
I should also say really quickly that I'm delighted that my colleagues from Saskatchewan are here. I'm from the Yukon. I'm a huge fan of the territorial north. If you look at it in terms of personal incomes, GDP, and health and well-being, the poorest parts of Canada are almost all in the provincial north. There are huge problems in northern Manitoba, northern Saskatchewan, across northern Ontario, etc. It's really important we take an inclusive view of the north, build on some of the phenomenal things that have happened in Yukon, Northwest Territories and Nunavut, and bring that learning down further south into the other areas.
Like I say, we've been at this for a very long time. For a very long time, Canada's approach to Arctic sovereignty was actually just to do what I call the showing the flag routine, which is basically letting the world know that we had our North West Mounted Police officers up there. We actually backed away from our responsibilities during the Second World War. We basically let the Americans do what they wanted to do, in terms of building the Alaska Highway and the Canol pipeline. Afterwards, we moved very slowly to assume responsibilities as a country.
We're left with a situation in which we do not have a very strong military presence in the north. Our infrastructure in northern Canada is not up to national standards, nor is it up to circumpolar standards. We're not doing as well. I just got back from Greenland. We're not doing as well as Greenland, which is an area that has far more formidable challenges than many parts of the Canadian north.
The issue for me is what we do about this. The issues are getting greater. The minister mentioned climate change. Russia's belligerence in Ukraine has raised the question of challenges to our sovereignty and our comparative inability to really respond to that particularly well.
Let me give you a series of my five greatest hits in terms of things I think we can do better and where we should put our emphasis.
Number one is that defending Arctic sovereignty and improving the lives of indigenous people is very expensive. I know this is the last thing members of the House want to hear, but get ready to spend way more money than you're spending now. That's what's happened in Greenland, in the Faeroe Islands and in northern Norway. Canada is trying to get by on the cheap in terms of the developments and investments in the north. It's going to need a lot of money over a longer period of time.
The second point is that Canada's new north will be created not with indigenous people, but, in the spirit of what the minister said, actually very much by the first nations, by the Métis and by the Inuit population. It is their self-government and their autonomy that are driving the best improvements in the north. That will continue well into the future.
Third, I am a fan of...I wouldn't say modernizing our armed forces. The Department of National Defence just announced a major addition. We do need to northernize our armed forces. We do not have armed forces that are really well prepared to work in the north at all.
Fourth, we do not have enough of a commitment to environmental well-being and sustainability. We have let our scientists down. We're doing the bare minimum in terms of monitoring environmental change. We're only getting started on remediation. Remediation is going to be the theme of environmental responsibility in the years to come.
Fifth is that we always talk in Canada about innovation and how we can become an innovative nation responding to the challenges and opportunities of the 21st century. We do not have a northern innovation strategy. The Yukon is actually doing quite well in terms of localized innovation and entrepreneurship, but as a country we are not investing heavily in everything from 3D-printed homes to localized food production and alternative energy systems. We should be a world leader in the development of science and technology to address the realities of northern life. It pains me to say that we're not there.
We have a lot to do. We need more money. We need to recognize indigenous authority and expand our military presence. We need world-leading environmental monitoring and remediation and a comprehensive innovation strategy.
I'm going to end the way I started. We have a really difficult task in front of us. My work as a historian tells me we're going to be back here 30 years from now, having exactly the same conversation and wondering why we didn't do enough in the year 2022.
Thank you very much.
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Lib. (QC)
Merci beaucoup, monsieur Coates. J'espère que nous ferons des progrès au cours des 30 prochaines années.
Nous allons maintenant céder la parole à Mme Mirasty. Vous disposez de cinq minutes.
Thank you very much, Professor Coates. I hope we will make progress over the next 30 years.
We will now go to Ms. Mirasty. You have five minutes.
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Marcia Mirasty
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Marcia Mirasty
2022-06-21 16:37
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Tansi, et bonne Journée nationale des peuples autochtones.
Je suis Marcia Mirasty. Je suis la directrice principale du Meadow Lake Tribal Council, qui représente 16 000 membres de bandes dans le Nord de la Saskatchewan.
Je vais témoigner et vous faire part de notre réponse à la COVID. Je vais faire ma déclaration tout en effectuant une analyse des forces, des faiblesses, des possibilités et des menaces, FFPM.
La réponse à la COVID du Meadow Lake Tribal Council avait les forces suivantes.
Des réseaux et des soutiens solides ont été créés. Nous avons pu nous réorienter et nous engager de nouvelles façons. Nous avons établi des partenariats avec des organisations comme la Saskatchewan Health Authority, la Nation métisse de la Saskatchewan et la Northern Inter-Tribal Health Authority.
Les conférences téléphoniques virtuelles hebdomadaires et conjointes ont été bien soutenues par les chefs et les dirigeants communautaires, les cadres supérieurs et les fonctionnaires de Services aux Autochtones Canada et les médecins hygiénistes, ainsi que les représentants du gouvernement provincial, de l'Agence de la sécurité publique de la Saskatchewan et de la GRC.
Nos dirigeants des Premières Nations ont joué un rôle clé et important lors de ces réunions. Ils ont participé très activement. Le gouvernement fédéral a fourni des réponses opportunes et a travaillé avec le Meadow Lake Tribal Council, MLTC. SAC, Services aux Autochtones Canada, répondait aux demandes de financement. Notre programme d'immunisation contre la COVID a été offert à la fois aux communautés de la réserve et aux communautés avoisinantes.
L'engagement et le soutien des dirigeants des Premières Nations et des Métis ont été essentiels à la réussite. Une demande de financement conjointe a permis de créer le North West Communities Incident Command Centre. La force, l'adaptabilité et la résilience des personnes au sein des communautés ont été essentielles pour relever les défis. La planification préalable de la pandémie a permis de préparer le terrain pour une intervention.
La pandémie de COVID‑19 a également fait ressortir quelques faiblesses.
D'abord et avant tout, il doit y avoir une relation continue et directe entre les Premières Nations et le gouvernement fédéral. Les Premières Nations ont signé des traités avec le gouvernement fédéral. Lorsque le gouvernement provincial intervient et fait office d'intermédiaire, cela crée de la confusion pour notre peuple.
Une autre faiblesse, le confinement dans le Nord-Ouest de la Saskatchewan, a mis en évidence la nécessité d'assurer la sécurité et d'accroître la présence de la GRC. La fermeture de la route à l'Île-à-la-Crosse a causé des difficultés et a mis en évidence l'insécurité alimentaire. Le gouvernement provincial a fait preuve d'un manque de souplesse et a adopté une approche normative qui a réduit l'efficacité du déploiement des vaccins. La stratégie de déploiement en fonction de l'âge, imposée par la province, ne convenait pas à nos Premières Nations.
Il y avait des pressions sur le système de soins de santé, à la fois sur la SHA, la Saskatchewan Health Authority, et le MLTC aux Premières Nations de Meadow Lake. En ce qui concerne les ressources humaines en santé, il y a eu des démissions, des changements d'emplois, une pénurie de personnel infirmier et de l'épuisement professionnel. Il a été difficile de trouver du personnel permanent à temps plein, car un grand nombre de personnes choisissent de travailler à temps partiel. Cela a mis en évidence la nécessité d'augmenter le nombre de programmes de formation dans le domaine de la santé, comme les aides-soignants à domicile, les assistants en soins communautaires, les infirmières auxiliaires autorisées, les infirmières autorisées et le personnel infirmier praticien.
Les évacuations causées par les feux de forêt et les changements organisationnels qui ont eu lieu avant la COVID ont fait qu'il était difficile de savoir qui étaient les bonnes personnes-ressources au gouvernement provincial. Les exigences d'isolement liées à la COVID ont mis en évidence la surpopulation dans nos communautés et la nécessité d'avoir des logements supplémentaires. La pandémie a également mis en évidence le manque de connectivité, d'infrastructures et de ressources dans nos communautés.
En ce qui concerne les possibilités offertes par la COVID, il est possible de respecter davantage l'autonomie des Premières Nations en matière de prise de décision et de reconnaître l'autorité autochtone, notamment pour ce qui est du déploiement du vaccin, qui permettrait à toute personne âgée de 18 ans qui souhaite être vaccinée de recevoir le vaccin selon le principe du premier arrivé, premier servi, et de maintenir le sentiment d'urgence. Les dirigeants de nos Premières Nations savaient où le vaccin devait aller pour être le plus efficace possible.
Nous pouvons aussi renforcer nos partenariats et tirer parti de nos succès avec les principaux intervenants et les décideurs. La pandémie a mis en évidence l'importance de la famille et de la communauté pour nos concitoyens. Nous pouvons améliorer la communication et l'engagement communautaire afin de répondre aux menaces émergentes. Ce peut être rapide si nous faisons participer tous les partenaires. Nous pouvons également nous engager avec les Premières Nations pour déterminer les objectifs et les priorités et veiller à ce qu'elles soient préparées à faire face aux urgences futures, ce qui est important. La collaboration intergouvernementale doit être améliorée en ce qui concerne les Premières Nations.
La pandémie a également mis en évidence des pressions, des dangers ou des menaces. Je vais passer en revue certaines des menaces.
Le financement de la PCU a eu une incidence sur notre peuple. La stratégie du télétravail a fonctionné pour certains membres de notre personnel, mais pas pour d'autres. Notre travail dépendait des courriels et des téléphones, mais certaines de nos collectivités n'avaient pas de connectivité ou de service de téléphonie cellulaire. Les difficultés techniques nuisaient aux réunions et aux communications.
Notre capacité de protéger nos enfants en autorisant l'enseignement à domicile a été touchée, car les Premières Nations n'ont pas eu accès à l'infrastructure nécessaire, comme le service de téléphonie cellulaire et l'Internet haute vitesse — dans deux de nos Premières Nations en particulier.
Le manque de connectivité a également eu une incidence sur la santé mentale, les dépendances et la violence interpersonnelle. Pour de nombreux membres du personnel qui travaillaient tous les jours, il y a eu des épuisements professionnels et de lourdes charges de travail. L'augmentation de la violence des gangs, du désespoir, des idées suicidaires et des suicides a été mise en évidence après deux années de stress prolongé. Il faut porter une attention particulière à l'intervention et au rétablissement en matière de bien-être mental à l'avenir. Le manque d'installations qui répondent aux besoins en temps opportun, comme les centres de désintoxication et de traitement, doit également être abordé. Nous avons besoin de centres de bien-être mental, de guérison et de rétablissement pour traiter nos dépendances et notre santé mentale.
Je veux vous remercier de m'avoir écouté. Je suis prête à répondre à vos questions, et je ferai de mon mieux pour y répondre de façon opportune.
Je vous remercie de l'occasion que vous m'avez donnée.
Tansi, and happy Indigenous Peoples Day.
My name is Marcia Mirasty. I'm the senior health director for the Meadow Lake Tribal Council, which represents 16,000 band members in northwestern Saskatchewan.
I'm going to be a witness, and share our COVID response. I'm going to give my presentation through a SWOT analysis.
Our Meadow Lake Tribal Council COVID response had the following strengths.
There was the creation of strong networks and supports. We were able to pivot and engage in new ways. We partnered with organizations like the Saskatchewan Health Authority, the Métis Nation of Saskatchewan and the Northern Inter-Tribal Health Authority.
The virtual and joint weekly conference calls were well supported by chiefs and community leaders, senior management and officials from Indigenous Services Canada, and representatives from the provincial government, the Saskatchewan Public Safety Agency, the RCMP and medical health officers.
Our first nation leaders played a key and important role at these meetings. They were very involved. The federal government provided timely responses and worked with MLTC. ISC, Indigenous Services Canada, was responsive to funding requests. Our COVID immunization was provided to both on-reserve and neighbouring communities.
The engagement and support of first nations and Métis leadership was critical to success. There was a joint funding application that created the North West Communities Incident Command Centre. The strength, adaptability and resilience of people within communities was key to addressing challenges. Prior pandemic planning helped to set the stage for a response.
The COVID-19 pandemic also highlighted some weaknesses.
First and foremost, there must be a continued and direct relationship between first nations and the federal government. First nations signed treaties with the federal government. When the provincial government comes in and acts as a middle man, it causes confusion for our people.
Another weakness, the lockdown in northwest Saskatchewan, highlighted the need for security and increased RCMP presence. The highway shutdown to Île-à-la-Crosse also created hardship and highlighted food insecurity. There was a lack of flexibility, and there was a prescriptive approach from the provincial government that reduced the effectiveness of the vaccine rollout. The provincially mandated age-related rollout strategy was not a good fit for our first nations people.
There were pressures on the health care system, both on the SHA, the Saskatchewan Health Authority, and MLTC at Meadow Lake First Nations. In terms of health human resources, we experienced resignations, job changes, shortage of nurses and burnout. It has been challenging to find permanent full-time staff, as many opt to work part-time. It has highlighted the need for an increase in training programs in the health field, such as home health aides, community care assistants, licensed practical nurses, registered nurses and nurse practitioners.
Wildfire evacuations and the organizational changes that occurred prior to COVID made it hard to know who were the proper contacts in the provincial government. The isolation requirements with regard to COVID highlighted the overcrowding that occurs in our communities and the need for more housing. The pandemic also exposed and highlighted the lack of connectivity, infrastructure and resources present in our communities.
In terms of the opportunities that COVID provided, there is the opportunity for increased respect for first nations autonomy on decision-making, and recognition of indigenous authority, such as on the vaccine rollout, which would allow anyone over the age of 18 who wants the vaccine to receive it on a first-come, first-served basis, and to keep the momentum going in a sense of urgency. Our first nations leaders knew where the vaccine needed to go for best effect.
We can also strengthen our partnerships and build on success with key stakeholders and decision-makers. The pandemic highlighted the recognition of how important family and community are to our people. We can improve on communication and community engagement in order to respond to emergent threats. It can be quick if we engage all partners. We can also engage with first nations to determine goals and priorities and on the importance of ensuring their readiness for future emergencies. Intergovernmental collaboration needs improvement when it comes to first nations.
The pandemic also highlighted pressures, dangers or threats. I'm going to go over some of the threats.
The CERB funding affected our people. The working from home strategy worked for some of our staff and not for others. Our work was reliant on emails and phones, but some of our communities did not have connectivity or cell service. The technical difficulties impeded meetings and communication.
Our ability to safeguard our children by allowing home-schooling was impacted, as first nations have not been afforded the necessary infrastructure, such as cellular service and high-speed Internet—in two of our first nations in particular.
The lack of connectivity also affected mental health, addictions and interpersonal violence. For many staff who were working every day, there was staff burnout and heavy workloads. Increased gang violence, hopelessness, and suicide ideation and completion were highlighted after two years of prolonged stress. The mental wellness response and recovery needs attention moving forward. The lack of facilities that address needs in a timely manner, such as detox and treatment centres, also needs to be addressed. We need mental wellness and healing and recovery centres to address our addictions and mental health.
I want to thank you for listening. I'm open to any questions you may have, and I'll do my best to respond in a timely manner.
I want to thank you for this opportunity.
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Lib. (QC)
Merci, madame Mirasty.
Nous allons entendre M. Tsannie, pour cinq minutes.
Thank you, Ms. Mirasty.
We'll go to Mr. Tsannie for five minutes.
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Joseph Tsannie
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Joseph Tsannie
2022-06-21 16:45
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Merci, monsieur le président.
Merci aux membres du Comité et à mes collègues qui sont en ligne.
Je suis Joseph Tsannie d'Athabasca, vice chef du Grand conseil de Prince Albert.
Bonne Journée nationale des Autochtones à tous.
Je suis dans la région du ministre, à Whitehorse. Une équipe de Hatchet Lake participe à la course Yukon River Quest aujourd'hui et demain. Nous espérons qu'ils ramèneront le championnat dans le Nord de la Saskatchewan, et je les encouragerai. Ils se sont classés en deuxième position en 2019. Les niveaux d'eau élevés continuent de représenter un défi, mais le moral est bon ici, et nous avons des jeunes prêts pour la compétition.
Je suis ici au Yukon dans les édifices gouvernementaux, où je participe à cet appel sur Zoom.
Je suis de la Première Nation dénésuline de Hatchet Lake, sur les terres visées par le Traité no 10. Je suis actuellement le vice chef du Grand conseil de Prince Albert. Nous comptons 12 Premières Nations membres pour les plus de 45 000 membres des Premières Nations. Certains services comprennent la santé, l'éducation, le logement et les services technologiques, la technologie de l'information, la justice, les services de police, la foresterie et les services d'urgence.
Nos collectivités du Nord de la Saskatchewan comprennent la Première Nation dénésuline de Hatchet Lake, la municipalité de Wollaston, Black Lake, le village de Stony Rapids, la Première Nation dénésuline de Fond du Lac, Uranium City et la collectivité de Camsell Portage. Nous avons accès à nos collectivités du Nord par des routes de gravier jusqu'à Stony Rapids, et des routes de glace à Wollaston Lake et Fond du Lac nous permettent d'accéder à certaines des collectivités du Sud.
Nous possédons et exploitons un service de transport aérien dans le Nord de la Saskatchewan appelé Rise Air. La compagnie appartient aux 12 Premières Nations du Grand conseil de Prince Albert.
Aujourd'hui, j'aimerais me concentrer sur le besoin de recherche et de sauvetage dans le Nord de la Saskatchewan. Les Dénés sont sur ces terres depuis des milliers d'années. Nous sommes les experts et pouvons répondre à toute situation d'urgence dans les conditions météorologiques difficiles des régions du Grand Nord. Nous continuons à vivre de la terre, et nos aînés continuent à transmettre les techniques de survie traditionnelles à nos jeunes.
Notre jeunesse est notre plus grande ressource. Soixante-dix pour cent de notre population totale est âgée de moins de 25 ans. Nos jeunes obtiennent leur diplôme et cherchent des perspectives d'emploi, qui sont limitées dans le Nord de la Saskatchewan et dans la plupart des régions du Nord du Canada, où certaines collectivités sont isolées.
Notre communauté nordique a accueilli plusieurs événements de l'organisme Wounded Warriors pour les militaires canadiens, et nous sommes fiers de leur faire découvrir nos magnifiques lacs et terres du Nord de la Saskatchewan.
Nous avons actuellement des Rangers canadiens dans trois de nos Premières Nations, la Bande indienne du Lac La Ronge, et nous travaillons actuellement à l'ajout de deux autres dans nos collectivités du Grand conseil de Prince Albert.
Nos collectivités qui ont des Rangers canadiens sont très fières de partager leurs connaissances et leurs habiletés de survie en plein air avec nos partenaires. Parmi les capacités du Grand conseil de Prince Albert, citons notamment notre équipe de recherche et de sauvetage, qui est un organisme communautaire bénévole offrant des services de recherche et de sauvetage au sol et sur l'eau. Nous nous engageons à fournir des services de recherche et de sauvetage de la plus haute qualité. Notre engagement consiste à fournir à toutes les Premières Nations de la Saskatchewan des services de gestion des urgences qualifiés. Nous avons des accords et une bonne relation de travail avec la Croix-Rouge. La gestion des urgences pour les Premières Nations de la Saskatchewan s'occupe des inondations, des feux de forêt, des déversements et d'autres menaces pour nos communautés, et nous assurons également la formation.
L'assistance technique des services de protection contre les incendies des Premières Nations de la Saskatchewan est une aide technique pour la protection contre les incendies dans les Premières Nations de la province.
En ce qui concerne certaines des régions du Nord de la Saskatchewan que nous défendons et que nous espérons développer, nous voulons continuer à créer des partenariats et des relations avec l'armée canadienne, en tenant des réunions régulières pour cibler les défis et les menaces pour le Nord et le potentiel de formation en recherche, sauvetage et récupération pour la capacité d'intervention à distance dans le Nord de la Saskatchewan.
C'est le principal domaine que je veux... J'ai plaidé en faveur de cette base de recherche et de sauvetage dans le Nord de la Saskatchewan et j'ai établi des liens avec elle. Nous avons les compagnies aériennes que nous dirigeons. Nous voulions effectuer de la surveillance aérienne dans l'Arctique, et un endroit central dans le Nord de la Saskatchewan est un endroit parfait pour avoir une base de recherche et de sauvetage dans le Nord.
En ce qui concerne les capacités d'intervention au sol et sur l'eau, avec nos traditions, nos aînés et nos compétences en navigation, nous sommes dans une situation parfaite pour offrir ces services. C'est l'occasion pour nos jeunes de servir notre pays et l'occasion de leur offrir des carrières enrichissantes et valorisantes. Comme je l'ai dit plus tôt, nous avons un grand nombre de jeunes diplômés dans nos collectivités. Ils sont notre plus grande ressource.
Pour terminer, au nom du Grand conseil de Prince Albert, je veux profiter de l'occasion pour remercier tout le monde de m'avoir permis de faire cette déclaration aujourd'hui et de continuer de promouvoir la création de communautés saines et sûres pour tous nos membres. Je répète que notre plus grande ressource est notre jeunesse.
Il y a quelques années, un avion s'est écrasé dans le Nord de la Saskatchewan et, par chance, juste à l'extérieur d'une de nos collectivités. Ce sont nos gens, les Rangers locaux, qui ont répondu à ce besoin.
Imaginez, avec toutes les menaces qui pèsent sur le monde en ce moment, à quel point nous sommes bien préparés. Qui d'autre sera le mieux à même de fournir les services nécessaires? Nous en sommes capables dans le Nord de la Saskatchewan. Nos gens sont capables d'intervenir à moins 40 degrés, dans des conditions météorologiques difficiles, de naviguer dans ces conditions et de fournir une capacité de recherche et de sauvetage. Nous avons les compagnies aériennes, les jeunes et les ressources nécessaires pour fournir de nombreux services, si bien que nous continuons de réclamer de le faire.
Nous intervenons et travaillons actuellement avec les Rangers canadiens, mais nous voulons une base de recherche et de sauvetage dans le Nord de la Saskatchewan. Nous avons des personnes qui sont portées disparues chaque semaine. Nos gens sont toujours sur le terrain, mais nous avons besoin du soutien du Canada pour offrir ce service. Nous pouvons offrir ce service jusqu'au Passage du Nord-Ouest, dans l'Arctique, au Nunavut, dans les Territoires du Nord-Ouest, etc.
Nous sommes ici. Nous sommes des partenaires motivés, et nous voulons cette occasion pour nos collectivités dans le Nord de la Saskatchewan.
Sur ce, merci beaucoup. Je suis ici pour répondre à vos questions, et je suis disposé à établir ces liens pour que ce projet devienne réalité.
Merci à tous ceux qui ont présenté de bons arguments.
Thank you, Mr. Chair.
Thank you to the committee there, and my colleagues who are on the line.
My name's Joseph Tsannie of the Athabasca, vice chief of the Prince Albert Grand Council.
Happy Aboriginal Day to everybody.
I'm here in the minister's area: I'm in Whitehorse. We have a team from Hatchet Lake entering in the Yukon River Quest here today, competing tomorrow. They'll hopefully take the championship back to northern Saskatchewan, and I will be cheering them on. They came second in 2019. High water levels continue to be a challenge, but there are good spirits here, and we have some young folks ready for the competition.
I'm here in Yukon at the government buildings, where I'm taking this Zoom call.
I'm from the Hatchet Lake Denesuline first nation, in Treaty 10 territory. I'm currently vice-chief of the Prince Albert Grand Council. We have 12 member first nations for the 45,000-plus first nation members. Some services include health, education, housing and tech services, information technology, justice, policing, forestry and emergency services.
Our northern Saskatchewan communities include Hatchet Lake Denesuline first nation, the town of Wollaston, Black Lake, the hamlet of Stony Rapids, Fond du Lac Denesuline first nation, Uranium City and the town of Camsell Portage. We have access on gravel roads to our northern communities all the way up to Stony Rapids, and ice roads into Wollaston Lake and Fond du Lac give us access into some of the southern communities.
We own and operate an airline service in northern Saskatchewan, called Rise Air. It's owned by the 12 first nations within the Prince Albert Grand Council.
Today I'd like to focus on the need for search and rescue based in northern Saskatchewan. Our Dene people have been on the land for thousands of years. We are the experts and can respond to any emergency situation in harsh weather conditions in far northern regions. We continue to live off the land, and our elders continue to pass on traditional survival skills to our young people.
Our biggest resource is our young people. Seventy per cent of our total population is under the age of 25. Our young people are graduating and are desperately seeking opportunities, which are limited in northern Saskatchewan and in most northern parts of Canada, where some of the communities are isolated communities.
Our northern community has hosted several Wounded Warriors events for the Canadian military, and we are proud to treat them to our beautiful lakes and land in northern Saskatchewan.
We currently have Canadian Rangers in three of our first nations, Lac La Ronge Indian band, Hatchet Lake Denesuline first nation and Fond du Lac, and we are currently working on adding two more to our communities within the Prince Albert Grand Council.
Our communities that have Canadian Rangers are very proud to share knowledge and outdoor survival skills with our partners. Some of the capabilities of the Prince Albert Grand Council include our search and rescue recovery team, which is a community-based volunteer organization providing land and water search and rescue services. We are dedicated to providing the highest quality of search and rescue service. Our commitment is to provide all Saskatchewan first nations with qualified emergency management services. We have agreements and a good working relationship with the Red Cross. Saskatchewan First Nations Emergency Management looks after flooding, forest fires, spills and other threats to our communities, and we also provide the training.
The Saskatchewan first nations fire protective services technical assistance is technical assistance for Saskatchewan first nation wildfire protection.
As for some of the areas in northern Saskatchewan that we're advocating for and hoping to expand, we want to continue to build partnerships and relationships with the Canadian military, with ongoing meetings to identify challenges and threats to the north and the potential for search and rescue recovery training in remote response based in northern Saskatchewan.
That's the main area that I want.... I've been advocating and been making some connections on that search and rescue base in northern Saskatchewan. We have the airlines that we run. We wanted to do some aerial surveillance in the Arctic, and a central location in northern Saskatchewan is a perfect location to have a northern search and rescue base.
With regard to ground and water response capabilities, with our traditions, our elders and our navigation skills, we are in the perfect situation to provide those services. It's the opportunity for our young people to serve our country and an opportunity to provide them with meaningful and rewarding careers. As I said earlier, we have a high number of young graduates in our communities. They are our biggest resource.
In closing, on behalf of the Prince Albert Grand Council, I want to take the opportunity to thank everybody for getting me to present today and continue to advocate for building healthy and safe communities for all of our members. Again, our biggest resource is our young people.
We had an airplane crash in northern Saskatchewan a number of years ago, and luckily, it was just outside one of our communities. It was our people, the local rangers, who responded to that need.
Just imagine, with all the threats that are happening around the world right now, how well we are prepared. Who else is going to best respond with any services that are needed? We are capable in northern Saskatchewan. Our people are capable of responding in -40 weather, in harsh weather conditions, to navigate through those conditions and provide the search and rescue capability. We have the airlines, the young people and the resources to provide a lot of services, so we continue to advocate.
We are currently advocating and working with the Canadian Rangers, but we want a northern Saskatchewan search and rescue base. We have people who go missing on a weekly basis. Our people are always out there, but we need support from Canada to provide that service. We can provide that service up into the Northwest Passage, the Arctic, Nunavut, the Northwest Territories, etc.
We are here. We're willing partners, and we want that opportunity for our communities in northern Saskatchewan.
With that, thank you very much. I am here for any questions, and I am willing to make those connections to make this a reality.
Thank you to everybody who presented good points.
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Lib. (QC)
Merci, vice chef Tsannie.
Nous allons maintenant passer à la période des questions.
Soit dit en passant, je présente mes excuses aux témoins. Nous avons commencé un peu en retard, et je sais que nous vous avons fait attendre. Nous allons maintenant passer aux questions, jusqu'à 18 heures, qui est l'heure où la réunion prendra fin.
Nous allons commencer la première série de questions.
Monsieur Vidal, vous avez le microphone pour les six prochaines minutes.
Thank you, Vice-Chief Tsannie.
We'll now go to question period.
By the way, I apologize to the witnesses. We started a bit late, and I know we kept you waiting. We'll go through now with questions, up to six o'clock, which is our deadline.
We'll start the first round.
Mr. Vidal, you have the microphone for the next six minutes.
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PCC (SK)
Merci, monsieur le président.
Je veux tout d'abord souligner que nous nous réunissons aujourd'hui à l'occasion de la Journée nationale des peuples autochtones au Canada.
Personnellement, je suis ravi d'avoir des représentants des deux plus grands conseils tribaux de ma circonscription. Mme Mirasty et le vice chef Tsannie sont ici, représentant 21 des 25 Premières Nations de ma circonscription. Je ne pense pas que c'était prévu, mais c'est une très bonne chose de les avoir ici, et j'en suis ravi. Je tiens à vous souhaiter la bienvenue à tous les deux.
Madame Mirasty, je vais commencer avec vous, puis je m'entretiendrai également avec le vice chef Tsannie.
Vous nous avez donné environ 75 sujets différents dont nous pourrions parler en ce qui concerne la réponse à la pandémie, et il y en avait tellement. Je voudrais me concentrer un peu, tout d'abord, sur la planification d'urgence. Vous avez mentionné brièvement la planification d'urgence.
Je sais que pour les neuf Premières Nations que vous représentez, certaines sont plus éloignées que d'autres. Pourriez-vous nous parler un peu des plans d'urgence et de leur utilité — la coordination de l'Organisation des mesures d'urgence, OMU, entre autres? Vous avez parlé du North West Communities Incident Command Centre, soit le centre de commandement des incidents des communautés du Nord-Ouest, qui a vu le jour au milieu de la pandémie.
Qu'a‑t‑on appris sur l'importance des plans d'urgence, qui ne sont pas seulement un plan sur une tablette qui prend la poussière, mais un document vivant, prêt à être utilisé la prochaine fois que nous serons confrontés à une urgence, dans votre cas, dans le Nord-Ouest de la Saskatchewan?
Thank you, Mr. Chair.
I want to start today by acknowledging that we are meeting today on National Indigenous Peoples Day in Canada.
From a personal perspective, I am thrilled to have representatives from the two largest tribal councils in my riding. I have Ms. Mirasty and Vice-Chief Tsannie here, representing 21 out of 25 first nations in my riding. I don't think it was planned that way, but it worked out very well to have them here, and I'm really excited about that. I want to welcome both of you.
Ms. Mirasty, I'm going to start with you, and then I'll get some time in with Vice-Chief Tsannie as well.
You gave us about 75 different things that we could talk about relative to the pandemic response, and there was so much there. I want to focus a bit, first of all, on emergency planning. You briefly mentioned emergency planning.
I know that for the nine first nations you represent, some are more remote than others. Could you share a bit about the emergency plans and what benefit they were—EMO coordination, and some of that? You talked about the North West Communities Incident Command Centre, which arose in the midst of the pandemic.
What has been learned about the importance of emergency plans not just being a plan on a shelf that collects dust, but something that is a vibrant document that is ready to go the next time we face an emergency, in your case in northwest Saskatchewan?
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Marcia Mirasty
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Marcia Mirasty
2022-06-21 16:55
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Nous avons appris que les plans d'intervention d'urgence doivent être réexaminés et mis à jour continuellement, car ce sont des documents évolutifs. Nous devons les modifier en fonction des changements apportés à nos contrats, que ce soit à l'échelle fédérale, provinciale ou communautaire. Le roulement de personnel est élevé, tout comme l'est le nombre de changements. Il faut communiquer et travailler ensemble.
L'incendie de forêt survenu l'an dernier dans la nation des Dénés de Buffalo River a été synonyme de prise de conscience et d'apprentissage. La situation a été difficile, car la COVID a compliqué les choses quand les habitants ont été évacués de la communauté pour trouver refuge à Lloydminster. Il y a eu une éclosion de COVID, qui a été difficile à maîtriser alors que les lignes directrices provinciales étaient assouplies. Nous avons dû travailler étroitement et fortement avec les autorités sanitaires de la Saskatchewan, l'Agence de sécurité publique de la Saskatchewan et divers représentants.
Nous apprenons et échangeons des renseignements. Nous avons également des entrepreneurs, des services et une relation avec la Croix-Rouge canadienne. Nous gérons la question de notre mieux, car il faut du financement pour affronter les situations d'urgence. Nous voudrions examiner la possibilité que des services soient offerts plus près de la communauté en ce qui concerne les sauvetages et la formation. Dans le cadre d'un processus évolutif, nous échangeons avec nos partenaires — comme le Grand Conseil de Prince Albert et la Northern Inter-Tribal Health Authority — pour nous tenir au fait des incendies et des inondations, obtenir des mises à jour et garder tous nos réseaux informés. Nous faisons de notre mieux pour gérer ces situations émergentes.
J'espère avoir répondu à votre question. Je ne suis pas certaine de l'avoir fait.
We've learned that emergency response plans need to be revised and updated on a continual basis as living documents. We have to update the changes that occur among our contacts—those in the provincial system, our federal contacts and those at the community level. There is a lot of turnover in staff, as well as a number of changes. There is a need for communication and working together.
With the wildfire that occurred last year in the Buffalo River Dene nation, there were some blips and learning experiences. It was challenging in that there was the added concern of COVID as evacuees were being taken out of the community and into Lloydminster. There was a COVID outbreak, and it was hard to manage that outbreak when the provincial guidelines became more relaxed. We needed to work closely and strongly together with the Saskatchewan health authorities, the SPSA and different representatives.
We're learning, and we're sharing information. We also have contractors, services and a relationship with the Canadian Red Cross. We're looking at this as best we can, because there is funding attached to emergency situations. We would like to explore the opportunities for services closer to home in terms of rescue situations and training. It's an evolving process of sharing with our fellow partners—Prince Albert Grand Council and NITHA—keeping abreast of fire and flooding situations, getting updates and keeping all our networks informed. We're doing the best we can to handle those emergent situations.
I hope I answered your question. I'm not sure I did.
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PCC (SK)
Je vous remercie de cette réponse.
Je sais que vous êtes au cœur de l'action chaque jour. Je vous remercie donc du travail que vous accomplissez.
Je m'adresserai maintenant au vice chef Tsannie pour lui poser une brève question. J'espère vous revenir un peu plus tard.
Vice chef, la semaine dernière, la mission Stanley a été évacuée en raison d'un incendie de forêt qui ravageait votre territoire. Je pense que personne n'a été blessé, ce dont nous sommes très heureux. La pluie s'est mise de la partie, permettant de maîtriser le brasier plus rapidement que par le passé.
Vous et moi avons déjà discuté de l'accès à votre communauté de Hatchet Lake et à la route de Wollaston Lake, et du fait que cette situation pourrait nuire à la planification des mesures d'urgence, particulièrement en cas d'incendie de forêt. Un incendie a d'ailleurs touché la région il y a quelques années.
Pourriez-vous expliquer l'importance de l'accès à la route dans le cadre de la planification des mesures d'urgence dans votre nation?
Thank you for that.
I know you're in the midst of it every day, and I appreciate the work you do.
I'm going to switch over to Vice-Chief Tsannie for one quick question. I will hopefully get back to you both a bit later.
Vice-Chief, just last week you faced an evacuation at Stanley Mission due to a forest fire in your territory. We're very thankful...I don't think anybody was hurt, and the rain came and helped deal with that more quickly than it has in the past.
One thing you and I have had conversations about in the past is access to your home community of Hatchet Lake and to Wollaston Lake Road, and how that is a potential impediment to emergency planning, especially in a forest fire situation. You had a fire there a few years ago.
Could you speak to the importance of road access as it leads to emergency planning for your home nation?
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Joseph Tsannie
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Joseph Tsannie
2022-06-21 16:59
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Je vous remercie, monsieur Vidal. Je suis enchanté de vous voir.
Avec les changements climatiques, la saison de la route de glace raccourcit. Comme je l'ai indiqué plus tôt, avant la séance, deux personnes sont toujours portées disparues et sont présumées noyées après avoir tenté de traverser le lac. Trois personnes se sont noyées en novembre. En outre, un professeur est passé au travers de la glace avec son véhicule, qui s'est déposé sur la glace flottante juste en dessous de l'eau. Il s'est produit de nombreuses tragédies, des gens perdant la vie simplement en tentant d'accéder à la communauté.
La situation devient plus difficile avec les changements climatiques. Nous réclamons la construction de cette route. En 2012, nous avons été frappés par la tempête parfaite. La communauté était entourée par un incendie, notre aéroport n'était pas en fonction et aucun avion ne pouvait atterrir parce que le feu était près de la communauté. Nous avons fini par évacuer les gens en hélicoptère jusqu'à Points North. En y faisant atterrir un appareil Hercules, nous avons évacué la communauté.
L'accès est primordial. Nous avons reçu des engagements à construire et à terminer la route, mais bien peu de soutien. Les travaux sont à moitié achevés, mais nous avons besoin de soutien constant pour les terminer. Nous ne demandons pas la lune. Nous sommes tout près des plus importants gisements d'uranium de la Saskatchewan; il n'y a donc aucune raison pour que cette route ne puisse être construite.
Depuis 30 ou 40 ans, nous demandons que cette route soit construite. Pourquoi est‑ce si difficile? Les travaux sont à moitié achevés. L'équipement est là. Pourquoi ne peut‑on pas poursuivre la construction cet été? C'est ce que nous faisons valoir au ministre. Il ne nous a pas encore répondu. La semaine dernière, des représentants étaient censés rencontrer le ministre Fox, mais nous n'avons pas eu de réponse, ou c'est toujours des « peut-être ». Des millions de dollars sont investis à côté de chez nous, et nous sommes incapables de faire terminer cette route. Voilà où nous en sommes.
Nous sommes toujours sur la brèche. Avec le Grand Conseil, j'étais sur place avec la Croix-Rouge et l'équipe de gestion des situations d'urgence des Premières Nations de la Saskatchewan. Nous surveillons la situation et continuons de fournir du soutien à nos communautés. Nous l'avons fait tant de fois que j'ai l'impression que nous sommes des experts en la matière.
Je vous remercie.
Thanks, Gary. It's good to see you.
With climate change, our ice road season is getting shorter. Like I said earlier, before this meeting, we're still missing two people who are presumed drowned after just trying to get across the lake. Three people drowned back in November. Also, a teacher went through the ice and the vehicle landed on the floating ice just under the water. There have been a lot of tragedies of people being lost just trying to get into the community.
With climate change, it's getting harder. We've been advocating to get that road built. Back in about 2012 we had the perfect storm. We had the fire surrounding the community, our airport wasn't operating, and you couldn't land planes because the fire was close to the community. We ended up getting helicopters to move people out of the community into Points North. We had a Hercules land in Points North, and we had to evacuate that way.
It's very important to have access. We had some commitment to get the road built and finished, but very little support. We're halfway done, but we need ongoing support to get the road finished. We're not asking for much. We're in the backyard of the biggest uranium deposits in northern Saskatchewan, and there's no reason we should continue to not have that road built.
For the last 30 or 40 years we've been advocating to get that road built. Why is it so hard? We're halfway there. The equipment is there. Why can't we continue to work on it this summer? That's what we've been saying to the ministers. We still haven't heard. Last week, they were supposed to meet with Minister Fox. We haven't heard back, or it's always, “Maybe, maybe.” There are millions of dollars coming out of our backyard, and we can't get this road finished. That's where we are.
We're always on top of it. With the Grand Council, I was there with our Red Cross and our Saskatchewan First Nations Emergency Management. We're on top of it, and we continue to provide that support for our communities. We've done it so many times that I feel like we're the experts in dealing with emergency management.
Thank you.
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Voir le profil de Marc Garneau
Lib. (QC)
Je vous remercie.
Nous accordons maintenant la parole à Mme Atwin pour six minutes.
Thank you.
We'll go to Ms. Atwin for six minutes.
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Lib. (NB)
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2022-06-21 17:01
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Je vous remercie beaucoup, monsieur le président. Je souhaite à tous et à toutes une bonne Journée nationale des peuples autochtones.
Pour tous ceux et celles qui célèbrent cette journée sur l'île de la Tortue et ici même, bien entendu, sur le territoire non cédé des Wolastoqiyik, comme le dirait mon beau-père, le grand chef Spasaqsit Possesom, c'est une bonne journée pour être autochtone et une journée propice pour nous rappeler, à nous leurs alliés, que nous sommes tous parties des traités.
Bien sûr, je voudrais aussi indiquer aux autres membres du Comité que c'est un honneur de tous vous servir au sein de cet important comité.
Je remercie nos témoins du fond du cœur de comparaître aujourd'hui. Je pense que dans le peu de temps dont je dispose, je commencerai par le ministre Mostyn.
Vous vous êtes attardé à une question qui me tient beaucoup à cœur: les changements climatiques. Je voudrais donc parler du besoin en infrastructures à l'épreuve au climat. Je me demande si vous pourriez nous donner un aperçu des échanges et de la planification relatifs aux changements climatiques et, surtout, de la manière dont on tire parti du savoir autochtone dans le cadre de ce processus.
Je vous remercie.
Thank you so much, Mr. Chair. I'd like to wish everybody a happy National Indigenous Peoples Day.
To anybody celebrating across Turtle Island and of course right here in unceded Wolastoqiyik territory, as my stepfather, Spasaqsit Possesom, grand chief, would say, it's a good day to be indigenous, and it's a good day for us allies to be reminded that we are all treaty people.
Of course, I would like to also mention to my fellow committee members that it's an honour to serve with all of you on this important committee.
Thank you so much to our witnesses for joining us today. I think what I'll do for my short time is start with Minister Mostyn.
You focused in on an issue that is very close to my heart, which is climate change, so I'd like to talk about the need for climate-resilient infrastructure. I'm wondering if you could give us a bit of insight into some of the conversations and planning that's happening around this, and more importantly, I think, how indigenous knowledge is informing that process.
Thank you.
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Richard Mostyn
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L’hon. Richard Mostyn
2022-06-21 17:02
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C'est là une excellente question, qui est très importante.
Nous sommes directement témoins des effets des changements climatiques dans le Nord. Même cet été ou ce printemps, des collines d'argile se sont affaissées à Whitehorse, bloquant une des deux routes donnant accès au centre-ville. À Ross River, une école construite sur le pergélisol est menacée dans cette petite communauté, dont je me suis occupé pendant de nombreuses années à titre de ministre des Routes. La route vers l'Alaska elle-même a des problèmes de pergélisol et son entretien est très coûteux pour le territoire, surtout au regard des normes que l'Alaska exige. De 250 à 300 personnes vivent le long de cette route nordique, alors que son entretien nous coûte quelque 30 millions de dollars par année. Nous ne disposons tout simplement pas des ressources nécessaires pour l'entretenir.
Nous devons commencer à examiner la manière dont nous entretenons nos infrastructures de manière à... Chaque dollar dépensé d'entrée de jeu dans des infrastructures solides se traduit en une économie de 11 $ en travaux de réfection et en autres dépenses. C'est ce qu'on m'a indiqué l'autre jour. C'est très important — c'est même une responsabilité de base — d'examiner ces questions et de les résoudre avant de commencer à construire des infrastructures de manière à anticiper et à combattre les effets des changements climatiques.
À Old Crow, nous sommes en train de construire un nouveau centre de santé, utilisant des technologies d'adaptation aux changements climatiques dans une tentative de prévenir le coup. Nous collaborons avec la Première Nation d'Old Crow à cette fin.
Cette Première Nation, du nom de Vuntut Gwitchin, possède presque une part majoritaire des actions d'Air North, le transporteur aérien qui dessert le Nord. Elle est donc fort bien informée. Elle vient de construire le plus important réseau de panneaux solaires au nord du 60e parallèle et délaisse le diesel afin de réduire son empreinte carbone dans la communauté. Nous l'avons aidée dans le cadre de ce projet, tout comme l'a fait Ottawa. Nous misons sur la technologie pour tenter de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.
En outre, le gouvernement du Yukon investira dans la production d'hydroélectricité à Atlin, en Colombie-Britannique, ce qui, ici encore, réduira notre dépendance aux combustibles fossiles. Nous collaborons avec la Première Nation de la région dans le cadre de ce projet.
Bien entendu, nous travaillons avec les Premières Nations dans le cadre du Forum du Yukon, auquel participent tous les chefs des Premières Nations tous les trois mois, établissant dans le territoire une relation et une cogestion comme il n'en a jamais existé auparavant. Tous les trois mois depuis notre élection, nous tenons des forums du Yukon avec tous les chefs autochtones du territoire pour discuter de questions d'intérêt commun. Les changements climatiques et les femmes et les filles autochtones assassinées figurent en tête de liste. Le dernier forum, qui s'est tenu l'autre jour à Old Crow, portait sur le fait que le saumon ne revient pas dans les frayères. Nous avons eu à ce sujet des discussions déchirantes avec les chefs autochtones du Yukon.
Au chapitre de la collaboration, je doute qu'on puisse gérer le territoire sans parler des changements climatiques, du saumon ou d'autres problèmes. Il est absolument impératif que nous travaillions ensemble comme un tout. Je pense réellement que ce modèle fonctionne, et je ne peux pas imaginer comment je pourrais accomplir mon travail si je n'étais pas régulièrement en contact avec les chefs des Premières Nations et les dirigeants municipaux. C'est essentiel.
De plus, nous réécrivons notre Loi sur les mesures civiles d'urgence, qui a été élaborée... Je pense qu'elle a un an de plus que moi; elle est donc très vieille. Nous allons la réécrire, de concert avec les Premières Nations et les dirigeants municipaux. La loi n'en fait même pas mention, soit dit en passant, alors qu'à l'heure actuelle, à Teslin, par exemple, où nous combattons des inondations presque historiques, c'est la Première Nation et l'administration municipale qui collaborent pour mettre en place une défense absolument remarquable. Elles peuvent compter sur notre soutien, bien entendu, mais nous n'avons pas grand-chose à faire dans cette communauté, car la Première Nation et la municipalité collaborent très bien afin de disposer des sacs de sable. Il faut qu'il y ait plus de collaboration de ce genre au pays.
It's a good and very important question.
We're seeing the effects of climate change first-hand here in the north. Even this summer or this spring we saw the clay cliffs in Whitehorse collapse, knocking out one of the two access roads to downtown Whitehorse. In Ross River we are seeing a school underpinned by permafrost compromised in the small community there, which I was dealing with as highways minister for many years. The road to Alaska itself has permafrost issues, and it's very expensive for the territory to maintain, certainly to the standards that Alaska demands. We have about 250 to 300 people living on that north highway, and it's about $30 million a year to maintain. We just don't have those types of resources to do it.
We have to start looking at how we maintain our infrastructure in a way that.... Every dollar we spend on good infrastructure up front saves us $11 down the road in remediation and everything else. That's what I was told just the other day. It's very important—it's even just a basic responsibility—to look at these issues and deal with them before, head them off, and start building our infrastructure in a way that anticipates and deals with climate change.
In Old Crow we're building a new health centre. We're using climate change adaptive technologies to try to make sure that it's there. We're working with the first nation in Old Crow to do that.
The first nation in Old Crow, Vuntut Gwitchin, owns almost a controlling share in Air North, which is the northern airline, so it's a very sophisticated first nation. It has just built the largest solar panel array north of 60, and it's turning off its diesel power to bring down its own carbon footprint as a community. We helped with that, as did Ottawa. We're looking at technology to make sure we're cutting our greenhouse gases.
The other thing that's just happening is the Yukon government is going to be investing in a hydro development in Atlin, B.C., which, again, will cut our dependence on fossil fuels. We're working with the first nation in the region to do this.
Of course, we've been dealing with first nations through our Yukon Forum meeting with all of our first nations leaders every three months, and developing a rapport and a co-management in the territory that has not happened before. Every three months since we were elected we have held these Yukon Forums with all the indigenous leaders in the territory to discuss areas of mutual concern. Climate change, of course, comes up, and missing and murdered aboriginal women and girls. The last one, which we held in Old Crow just the other day, dealt with the lack of salmon returning to their spawning beds. These are heartrending discussions we're having with our indigenous leaders throughout the Yukon.
In terms of working together, I don't think you can manage the territory without that input into climate change, the salmon, or any of these issues. It's absolutely imperative that we work together as a unit. I really think the model works, and I can't imagine doing this job if I wasn't in regular contact with our first nation leaders and our municipal leaders as well. That's vital.
We're also rewriting our Civil Emergency Measures Act, which was last drafted...I think it's a year older than I am, so it's very old. We are going to rewrite that, and we're doing it with first nations and municipal leaders. They aren't even mentioned in that piece of legislation, by the way, and yet right now, for example, in Teslin—this is my last point—where we're fighting near historic levels of flooding in that community, it's the first nation and the municipal government working together that are putting together an absolutely remarkable flood defence. They are doing it with our support, of course, but we don't have to do a lot in that community, because the first nation and the municipality worked so well together getting those sandbags deployed. That's the sort of work together we have to do more of in this country.
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Lib. (NB)
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2022-06-21 17:07
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Je vous remercie beaucoup .
Sachant que mon temps est fort limité, je poserai une très brève question au vice chef Tsannie.
Vous avez soulevé un autre point qui me tient à cœur, et c'est la mobilisation des jeunes. Ces derniers constituent notre plus importante ressource.
Comment pouvons-nous faire participer le mieux possible le groupe démographique qui connaît la croissance la plus rapide à la préparation aux situations d'urgence afin de faire le nécessaire dans le Nord?
Thank you so much.
I know my time is very limited, so I will ask a question really quickly to Vice-Chief Tsannie.
You mentioned something else that's close to my heart, and that's youth engagement. It is the most important resource.
How can we best engage this fastest-growing demographic as far as emergency preparedness and stepping up to what's needed in the north is concerned?
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Joseph Tsannie
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Joseph Tsannie
2022-06-21 17:07
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Comme je l'ai indiqué, nos jeunes sont plus précieux que les minerais ou que toute autre ressource dont nous disposons. Ils constituent notre plus importante ressource. À titre de dirigeants et d'instances décisionnelles, il nous incombe de leur ouvrir des portes et de leur offrir des possibilités.
Quelle chance nous avons d'avoir une base de recherche et de sauvetage dans le Nord de la Saskatchewan et d'avoir des personnes sur le territoire. Le taux de suicide est élevé dans toutes les communautés des Premières Nations, et nos jeunes cherchent des occasions d'agir, dont ils ont grand besoin. Nous devons leur ouvrir des portes.
Les membres de nos communautés sont les meilleurs. Ils sont dehors à des températures de -40° ou de -50°. J'ai déjà dormi à l'extérieur avec mon père quand nous chassions dans l'Arctique, dans le Nord du Canada. Voilà ce que nous enseignons à nos enfants. Comment peut‑on réagir le mieux possible aux menaces? Si nous devons nous orienter, nous écoutons les trappeurs, ceux qui sillonnent la terre. Bien peu d'occasions attendent nos jeunes dans le Nord canadien à la fin de leurs études secondaires.
Quelques possibilités s'offrent du côté des Rangers canadiens, et les jeunes aiment vraiment ce travail, qui leur permet de parcourir le territoire et de communiquer leurs connaissances et leurs compétences de survie. Si des menaces viennent du Nord, ce sont nos gens qui seront les premiers à intervenir. C'est à eux qu'on fera appel pour obtenir de la nourriture et des services nécessaires et certaines capacités que nous ne possédez probablement pas.
Je le sais d'expérience. Certaines familles se rendent dans le Nord et ont des accidents. Je me rends donc là‑bas pour intervenir dans ces situations d'urgence. J'appelle le 911 depuis les confins de l'Arctique, pour me faire répondre: « Vice chef, je ne sais que vous dire. J'ignore comment vous aider. » Je réponds qu'il y aura des morts si nous n'intervenons pas. Des personnes sont restées prises dans les dunes de sable de la région d'Athabasca pendant trois jours sans recevoir d'aide. Les avions ne peuvent se poser: que peut‑on faire alors? Rien? Des gens ont des accidents de motoneige quand ils sont à la chasse ou quelqu'un est blessé, et on ne peut les aider pendant trois ou quatre jours? Ce n'est pas acceptable.
Nous disposons de ces capacités et quelqu'un doit nous demander de nous rendre sur place. Je pense qu'au bout du compte, c'est à la GRC que cette tâche incombe. Nous avons la capacité d'intervenir. Avec du soutien, nous pouvons offrir ce service dans le Nord du Canada, et les jeunes ne sont que trop heureux d'intervenir et de montrer ce qu'ils peuvent potentiellement accomplir.
Je vous remercie de cette question. Je pense que c'est très important.
Our young people are, like I said, more than mining, more than any other resource that we have. Our young people are our biggest resource. Our job as leadership people who are at the decision-making tables is to open doors for our young people and give them opportunities.
What a great opportunity to have this northern Saskatchewan search and rescue base and get these people out on the land. We have a high rate of suicide in all of our first nations communities, and our young people are looking for and needing those opportunities. We've got to open the doors.
Our people are the best. They are out there in -40° or -50° weather. I used to sleep outside with my dad, going hunting in the Arctic in northern Canada. That's what we teach our children. How best do we respond to threats? If we need to navigate, we listen to the trappers, the people who are out on the land. Our young people are graduating high school with very few opportunities in northern Canada.
With the Canadian Rangers, there's some of it there, and they really enjoy that, being out on the land and sharing their knowledge, the survival skills. If we ever get any threats coming from the north, our people are the number one people to respond. They're going to be the ones who are going to be called upon for food and for services that are needed and certain capabilities I'm pretty sure you don't have.
I experienced it. I have family who go into the north, and they have accidents. I go out there and respond to some of these emergency services, and I called 911 from out in the boonies, up in the Arctic. They said, “Vice-Chief, I don't know what to tell you. I don't know how to help you.” I said, “These people are going to be dying if we don't respond.” For three days people get stuck in the Athabasca sand dunes without any emergency response. Planes can't land, so what do you do? Nothing? People get into snowmobile accidents when they're hunting, or somebody gets hurt and you can't respond to them for three or four days? That's not acceptable.
We have those capabilities, and somebody has to make that call and say, “Yes, get our people out there.” I think it's the RCMP, at the end of the day, that has to make that call. We have that capability. If we have support, we can provide that support in northern Canada, and our young people are just so eager to get out there and show what they can potentially do.
Thank you for that question. I think it's very important.
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Lib. (QC)
Je vous remercie.
Thank you.
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Lib. (QC)
Nous allons continuer avec Mme Gill.
Madame Gill, vous avez la parole.
We will continue with Ms. Gill.
Ms. Gill, you have the floor.
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BQ (QC)
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2022-06-21 17:09
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Merci, monsieur le président.
J'aimerais remercier à mon tour l'ensemble des témoins.
Ma première question s'adresse à M. Coates.
Malgré un ton critique sinon cynique, lequel je comprends, compte tenu de la situation, vous avez mentionné de multiples pistes de solutions. Outre le financement, il y a les questions de l'armée, de la sécurité alimentaire et des infrastructures.
Vous avez mentionné un mot que je n'avais pas encore entendu à ce comité, le mot « stratégie ». Évidemment, lorsqu'on veut résoudre un problème complexe, on se dote d'outils pour atteindre ses objectifs. À titre d'historien, savez-vous s'il y a déjà eu une quelconque stratégie quant à la souveraineté de l'Arctique?
De quel œil voyez-vous la possibilité d'une stratégie? À quoi pourrait-elle ressembler?
Je sais que c'est une question à plusieurs volets, mais je vous donne tout le temps de répondre, monsieur Coates.
Thank you, Mr. Chair.
I too wish to thank all of the witnesses.
My first question is for Mr. Coates.
Despite a critical if not cynical tone, which I understand given the situation, you have mentioned multiple avenues for solutions. In addition to funding, there are the issues of the military, food security and infrastructure.
You mentioned a word that I had not heard before in this committee, the word “strategy”. Obviously, when you want to solve a complex problem, you have tools to achieve your goals. As a historian, do you know if there has ever been any kind of strategy for Arctic sovereignty?
How do you see the possibility of a strategy? What might it look like?
I know this is a multi-part question, but I'll give you plenty of time to answer, Mr. Coates.
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Ken Coates
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Ken Coates
2022-06-21 17:11
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C'est une question très importante. Je comprends que mon ton était peut-être un peu cynique.
En tant qu'historien, je sais que nous sommes passés par là à de nombreuses reprises dans le passé. Nous avons connu plusieurs stratégies pour l'Arctique au fil des années. Les divers gouvernements nous ont dit avoir un « plan ». Ensuite, 10 ans plus tard, le Nord avance, mais moins rapidement que le reste du pays. En fait, l'écart entre le Nord et le Sud du Canada est de plus en plus important. On réalise certains progrès pour améliorer la situation des gens qui vivent dans le Nord, mais comme l'ont dit Mme Mirasty et le vice chef, il y a encore beaucoup de travail à faire.
Est‑ce qu'on peut établir une stratégie? La réponse courte, c'est oui. Où serait-elle mise en œuvre? Tout récemment, j'ai emmené un groupe d'étudiants du Nord du Canada en Norvège septentrionale où l'on a mis en œuvre une série de stratégies pour établir un lien entre l'armée et les activités d'exploitation, étudier les affaires lapones et les peuples autochtones de la Norvège septentrionale et développer la communauté de manière générale.
Ce que je vais dire va attrister le vice chef, mais je suis passé aujourd'hui dans un tunnel des îles Féroé qui a coûté plus cher à construire que le montant total des investissements dans les routes du Nord de la Saskatchewan au cours des 10 dernières années, probablement, et ce n'est qu'un tunnel parmi de nombreux autres dans cet archipel. La Norvège septentrionale en a des dizaines.
Je crois que vous avez posé la bonne question. Ce n'est pas seulement une question d'armée ou d'infrastructures. Lorsqu'on regarde ce qui se passe dans d'autres pays, que ce soit le Nord de l'Australie ou le Groenland, les investissements militaires sont faits en fonction des besoins en infrastructure de la société dans son ensemble. On construit les routes à un endroit un peu différent. On a recours à l'armée pour développer un réseau énergétique qui sera utilisé par la population non militaire. On fait des liens entre les stratégies d'innovation et le travail scientifique en tenant compte des besoins absolus de la communauté.
J'aime beaucoup votre question au sujet des connaissances autochtones, parce que nous prenons toutes ces mesures et nous ne consultons les Autochtones qu'une fois que les plans déjà conçus. Si nous avons tiré une leçon — et le Yukon est le meilleur exemple à cet égard — au cours des 10 dernières années, c'est que les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuits doivent être à la table dès le départ pour établir les priorités et prendre les décisions avec les gouvernements et la population non autochtone. On peut ainsi aller de l'avant. C'est ce qu'on appelle de la planification stratégique. Il faut se demander quelles sont nos ressources, quels sont les défis, quelles sont les priorités, et qu'est‑ce qu'on doit faire en premier, en deuxième et en troisième, par exemple.
Ce que nous faisons, à l'heure actuelle... Parfois, le gouvernement territorial va dans un sens. Le gouvernement provincial — comme celui de la Saskatchewan — n'accorde pas beaucoup d'attention au Nord provincial, malheureusement, ou pas suffisamment. Les gouvernements vont dans des directions opposées et parfois, au sein d'un même gouvernement, les ministères ne vont pas dans le même sens.
Comme je l'ai dit plus tôt, je visite le monde circumpolaire depuis maintenant un mois. Si vous passiez quelques semaines ici, vous seriez gênés de voir ce que fait le Canada dans le Nord des provinces et des territoires, parce que nous n'avons pas mis en place une stratégie efficace.
That's a very important question. I guess I did come across as a bit cynical.
As a historian, I see that we've gone down this path many times before. We've had a whole series of Arctic strategies over the years. Governments of different stripes have come forward and said, “Here's our plan.” Ten years later, the north moves forward, but it moves forward at a slower pace than the rest of the country. In fact, the gap between northern Canada and southern Canada gets bigger rather than smaller. You are making some progress in terms of improving opportunities for northern peoples, but as we've heard Marcia and the vice-chief say, it's not exactly working out terribly well.
Can you do a strategy? The short answer is yes. Where would you do this? Well, I just got back from taking a group of students from northern Canada across northern Norway, where there are a whole series of strategies that actually link up military and resource activity; the approach to Sami studies and Sami affairs, the indigenous peoples of northern Norway; and community development overall.
This is going to make the vice-chief feel very sad, but I went through one tunnel today on the Faeroe Islands that cost more than the total amount of money put into the roads in northern Saskatchewan, probably, in the last decade, and that's only one of many tunnels in the Faeroe Islands. Northern Norway has dozens of these things.
Northern Norway put these pieces together. I think you're asking the right question. It isn't just the military. It isn't just infrastructure. When you look at other countries, from northern Australia to Greenland, the military investment is done with a view to the infrastructure needs of society as a whole. You build a road, perhaps, in a slightly different place. You use the military to develop some sort of an energy system that then is applied to the non-military population. You link up the innovation strategies and the scientific work with the absolute needs of the community.
I really like the question about indigenous knowledge, because the other part of this is that we're doing many of these things, and then we basically ask the indigenous people after the plans have been formulated. If we've learned anything, and Yukon is the best example of this, certainly for the last decade or so, it is that first nations people, Métis people and Inuit people should be at the table from the beginning, setting the priorities and making the decisions alongside public governments and the non-indigenous population. You can leapfrog ahead under those circumstances. That's strategic planning. That's actually looking and saying, “What resources do we have? What challenges do we have? What are the priorities? What do we do first, second, and third?”
What we do now is basically.... Sometimes the territorial government goes in one direction. The provincial government, and you heard the challenge in Saskatchewan, doesn't pay a lot of attention to the provincial north, unfortunately, or not as much as it should. Governments go in different directions, and different departments within governments go in different directions.
As I say, I've been travelling in the circumpolar world for the last month. I'll tell you, if you spend even a couple of weeks up there, you'll feel very badly about how we're doing in Canada in the provincial and territorial north, because we haven't had an effective strategy.
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BQ (QC)
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2022-06-21 17:14
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Merci, monsieur Coates.
Monsieur le président, j'aimerais poser une autre question à M. Coates.
Monsieur Coates, au début de votre allocution, vous avez parlé des normes circumpolaires, et vous venez d'y faire référence de nouveau. Les pays qui jouxtent l'Arctique n'ont évidemment ni la même taille ni même population. De plus, ils n'ont pas nécessairement les mêmes possibilités.
Comment évaluez-vous les normes du Canada comparativement à celles des autres États qui jouxtent l'Arctique?
Thank you, Mr. Coates.
Mr. Chair, I would like to ask Mr. Coates another question.
Mr. Coates, at the beginning of your speech you talked about circumpolar standards, and you just referred to them again. The countries that border the Arctic are obviously not the same size or population. They also do not necessarily have the same opportunities.
How do you rate Canada's standards compared to other states bordering the Arctic?
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Ken Coates
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Ken Coates
2022-06-21 17:15
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Vous avez raison de dire que ces régions sont très différentes. Le Canada a un énorme potentiel non exploité, mais il fait aussi face à d'énormes défis. Si nous avions des collègues du Nunavut autour de la table... La population dispersée, les grandes distances et le froid extrême sont très différents de ce qu'on voit en Norvège septentrionale, par exemple.
En voyageant dans le monde circumpolaire, on découvre plusieurs choses.
La Russie dépense des sommes astronomiques. Elle a des centrales électriques sur les eaux de l'Arctique. Est‑ce que quelqu'un est prêt à proposer cela pour le Nord du Canada? Cela n'arrivera pas. Les états autoritaires peuvent s'en tirer avec toutes sortes de choses parce qu'ils ne doivent pas passer par le même processus que les nations démocratiques.
La Norvège septentrionale, la Finlande et la Scandinavie en général ont un engagement simple: peu importe où vous vous trouvez dans un pays, vous aurez accès à des services comparables: des routes pavées vers toutes les collectivités, une bonne couverture Internet, un bon réseau électrique et de bons soins de santé.
Le Groenland a réalisé des transitions remarquables au cours des 20 dernières années grâce à la vitalité de ses habitants, qui sont les cousins inuits des habitants du Nunavut. Ils font un travail remarquable et reprennent le contrôle de leur région, dans le but d'atteindre la pleine autonomie.
Le ministre a parlé de l'Alaska. Selon les chiffres que j'ai vus, les industries du département de la défense nationale des États-Unis dépensent plus d'argent en Alaska que toute l'industrie de la défense canadienne. C'est une région grandement militarisée. Lorsque l'Alaska dit qu'elle a d'excellentes infrastructures, de belles routes et une couverture Internet hors pair, tout cela est attribuable à une imposante présence militaire qui remonte à la guerre froide. L'Alaska a donc les fondations nécessaires pour rendre la prospérité assez facile à atteindre, en raison de ces importantes dépenses militaires.
À quoi ressemble la situation dans le Nord du Canada? Elle n'est pas très réjouissante, pour être honnête. Je ne veux pas paraître cynique. Je pense à mes collègues — au vice chef et à Mme Mirasty — et au travail qu'ils font. Les efforts qu'ils déploient sont énormes. Il est difficile d'être à l'aise avec ce qui se passe dans le Nord du Canada.
You're right to say they're very different. Canada has phenomenal unrealized potential, but it also has very formidable challenges. If we had colleagues with us at the table from Nunavut.... The dispersed population, the vast distances and the extreme cold are very different from what you see in northern Norway, for example.
If you go across the circumpolar world you discover a couple of things.
Russia is spending a staggering amount of money. Russia has floating nuclear power plants in the Arctic waters. Is anybody here ready to propose that for northern Canada? It's not going to happen. Authoritarian states can get away with all sorts of things because they don't have to go through the processes that democratic nations have.
Northern Norway, Finland and Scandinavia in general have a simple commitment that regardless of where you are in a country, you'll have a comparable level of services—paved roads to all the communities, good Internet coverage, good electricity coverage and good health care—basically regardless of where you are in any of those countries.
Greenland has made remarkable transitions over the last 20 years, based on the revival of the Greenlandic people, who are the Inuit cousins of folks from Nunavut. They are doing a remarkable job of re-establishing control of their own jurisdiction and moving towards likely full autonomy in time.
The minister talked about Alaska. The numbers I saw were that the department of national defence industries in the United States spend more money in Alaska than the entire Canadian defence industry. It is massively militarized. When Alaska says that it has great infrastructure, great roads, great Internet and all that kind of stuff, it's because it has a massive military presence that goes back to the Cold War. It has a foundation that makes prosperity relatively easy to achieve, because it has the underpinnings of that remarkable military spending.
How do we stand up in the Canadian north? It's not very well, to be honest. I don't mean that to be cynical. I look at my colleagues—the vice-chief and Marcia—and at the work they do. The effort they put in is absolutely staggering. It is difficult to feel comfortable with how we're doing in the Canadian north, to be honest.
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Lib. (QC)
Merci.
Nous allons entendre Mme Idlout.
Thank you.
We'll now go to Ms. Idlout.
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NPD (NU)
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2022-06-21 17:17
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[La députée s'exprime en inuktitut et l'interprétation en anglais de ses propos est traduite ainsi:]
Merci, monsieur le président.
Premièrement, je tiens à remercier tous les témoins qui comparaissent devant nous aujourd'hui et qui ont livré des exposés très intéressants. Votre travail est très important.
Je tiens aussi à reconnaître que nous célébrons aujourd'hui la Journée nationale des peuples autochtones. Je remercie les interprètes et le personnel qui nous appuie. Je crois qu'il s'agit d'un jour férié pour la plupart d'entre nous, alors il est important de le reconnaître.
Monsieur Coates, j'ai quelques questions pour vous.
Nous, les Inuits de l'Arctique, avons fait valoir que nous n'avions pas suffisamment de ressources ou de soutien. Nous ne participons pas à la défense de notre pays et à sa sécurité. Nous n'avons pas les ressources nécessaires pour aller de l'avant. Nous ne sommes pas entendus et nous ne sommes pas importants.
Vous avez recommandé d'octroyer plus de ressources dans le Nord. Croyez-vous que ces investissements doivent viser à accroître le nombre de logements au Nunavut et dans les collectivités des Premières Nations?
[Member spoke in Inuktitut, interpreted as follows:]
Thank you, Mr. Chair.
First, I wish to thank all of you who came here to give very interesting presentations. What you do is very important.
Also, I want to recognize that today in Canada it's National Indigenous Peoples Day. I want to thank the interpreters and the staff here. I think it's a holiday for most, so we need to acknowledge National Indigenous Peoples Day.
Dr. Ken Coates, I have a few questions for you.
We Inuit in the Arctic have raised the issues of not having enough resources. We don't get enough resources. We don't get enough support. We are not participants in defending our country and its security. We are not resourced properly to move ahead. We are not heard and we are not important.
You recommended more resources for the north. I want to ask you, would you agree that these investments need to be in the areas of increasing housing in Nunavut and in the first nations communities?
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Ken Coates
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Ken Coates
2022-06-21 17:19
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Merci beaucoup.
Je dois vous dire que j'éprouve une grande fierté à vous entendre poser la question dans votre langue. C'est très important pour moi. Je vous remercie d'avoir intégré les langues autochtones à votre processus parlementaire.
La situation dans le Nord du Canada devrait tous nous choquer, collectivement. Pour faire un lien avec ce qu'a dit Mme Mirasty au sujet des défis entraînés par la COVID dans le Nord de la Saskatchewan, nous avons une génération de jeunes qui accuseront probablement deux, trois ou quatre années de retard par rapport à leurs cohortes d'âge en ce qui a trait aux apprentissages, surtout parce qu'ils ont vécu les deux dernières années dans des logements surpeuplés. S'il y a un confinement et que vous vivez à 12 dans une maison conçue pour quatre ou cinq personnes, et qu'il n'y a qu'un seul ordinateur pour neuf enfants, et beaucoup de bruits et de confusion, alors vos apprentissages seront bien en deçà de la norme, évidemment.
Lorsqu'on regarde une telle situation, on se demande par où commencer.
Si j'avais plein d'argent à dépenser, ma préférence irait probablement au développement de la petite enfance, pour les enfants de 0 à 5 ans. C'est un domaine très important, où il faut investir de nombreuses ressources. Toutefois, il faut aussi que ces enfants puissent vivre dans des maisons propres et sécuritaires. Dans certaines collectivités du Nord canadien, il y a de la moisissure jusqu'à trois pieds sur les murs et les gens s'entassent dans les maisons, qui ne sont pas conçues pour abriter 12 personnes; l'aération n'est donc pas appropriée. Par conséquent, les maladies se propagent et les problèmes émergent.
Je dirais aussi qu'il ne faut pas se précipiter pour construire au Nunavut les mêmes maisons que l'on construit dans le sud du pays. Il faut plutôt développer des maisons conçues pour le Nord canadien. Qu'est‑ce que cela signifie? Pourquoi ne sommes-nous pas des chefs de file mondiaux en matière de construction de maisons par impression 3D? Pourquoi ne sommes-nous pas des chefs de file mondiaux en matière d'architecture arctique et de conception d'immeubles pour répondre aux besoins des Inuits en matière de logement et créer des communautés qui leur ressemblent? Nous avons de très bons exemples de structures qui ont été imposées aux communautés. Ce n'était pas le choix des Premières Nations ou des Inuits. Le gouvernement a placé les maisons en rangées, comme il l'aurait fait dans le Sud du Canada.
Le logement est un enjeu critique. Le gouvernement fait des tentatives chaque année. Les investissements sont plus importants. La logistique est très difficile, mais nous devons en faire une priorité nationale.
Je dirais aussi, pour revenir à la question de stratégie, qu'il y a un lien avec la qualité de l'eau et la sécurité alimentaire. Il y a aussi un lien avec l'éducation et la santé. Tous ces éléments doivent être pris en compte de façon intégrée, mais si les gens ne sont pas bien logés, ils ne se porteront jamais bien. C'est aussi simple que cela.
Thank you very much.
I must tell you that I take enormous pride in hearing the question being asked in your language. It means an awful lot to me to hear you say that. Thank you for bringing that to the parliamentary process.
Across Canada, if we look at the housing situation in the Canadian north, we should be collectively appalled. Just to connect it up with something Marcia was talking about in terms of the challenges with COVID in northern Saskatchewan, we have a generation of young people who are probably going to fall two or three or four years behind their age cohorts in terms of learning, largely because for the last two years they were in overcrowded homes. If you're in lockdown, you have 12 people living in a house designed for four or five people, and you maybe have only one computer but nine kids in there and all the noise and all the confusion that goes on, the learning that takes place is well below any standard—well below.
You look at this and you ask, where do you start?
If I had a whole bunch of money to spend, my own preference probably would be to spend it on early childhood development, on children from the ages of zero to five. That is a really important area to put a lot of resources into. However, that also means that they have to have safe and clean houses. They have to have secure houses. There are communities across Canada's north where you see mould three feet up the side of the home and where you see way too many people. Houses aren't designed for 12 people if they're actually built for four or five; they don't breathe properly. As a consequence, disease spreads and challenges emerge in a major way.
I would also say this. We should not be rushing to build southern-style homes in Nunavut. We should be rushing to develop Nunavut-style homes for the Canadian north. What does that mean? Why aren't we a world leader in 3-D printed homes? Why aren't we a world leader in Arctic architecture and in redesigning buildings with Inuit people, designing the housing needs they want and even laying out the communities the way they want them? We have some really good examples across the north of where the structures of the communities were imposed. It wasn't the way the first nations or Inuit people wanted them. The government just put them in rows like they would have in southern Canada.
Housing is an absolutely critical issue. The government tries every year. We put more money in place. The logistics are incredibly difficult, but we have to make it into a national priority.
I would also say, going back to the strategic question, that this is also tied to clean water. It's also tied to food security. It's also tied to education and health. These things have to be seen in an integrated way, but if people are not well housed, they're never going to be well. It's as simple as that.
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NPD (NU)
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2022-06-21 17:22
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[La députée s'exprime en inuktitut et l'interprétation en anglais de ses propos est traduite ainsi:]
Je vous remercie pour votre réponse.
J'avais d'autres questions, mais vous avez répondu à la plupart d'entre elles.
Je vais vous poser à nouveau une question. Par exemple, Mme Mirasty a parlé du bien-être mental, des maladies mentales et de l'importance de permettre aux Autochtones de s'aider à guérir entre eux. Comment pouvons-nous aider les Autochtones en ce sens?
Nous avons besoin de ressources en santé mentale. Il faut aborder la situation. Nous voulons nous aider nous-mêmes, dans nos propres communautés et dans notre propre langue, sans l'aide d'intervenants ou de psychologues, et nous ne voulons pas dépendre de l'expertise externe, mais plutôt de la communauté, qui est capable d'assurer le bien-être mental de ses membres.
[Member spoke in Inuktitut, interpreted as follows:]
Thank you for your response.
I had other questions, but you replied to most of them.
I will ask you this again. For instance, Marcia talked about mental wellness and supporting indigenous peoples in healing each other in the areas of mental illness or mental wellness. How can we support indigenous people in communities in the area of mental wellness?
We need mental health resources. Mental wellness has to be addressed. We want to help ourselves in our own communities and in our own language, without mental health workers and psychologists, and to not be dependent on outside expertise but on the community, which would be capable of taking care of mental illness and wellness.
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Ken Coates
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Ken Coates
2022-06-21 17:24
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Vous abordez un sujet très important. Nous avons certaines solutions créatives. L'Université du Yukon fait un excellent travail en matière de formation et de préparation communautaires. Le ministre pourrait probablement vous en dire plus que moi à ce sujet.
Mon université, l'Université de la Saskatchewan, offre des programmes de soins infirmiers dans la communauté. Les membres peuvent travailler et étudier en soins infirmiers, tout en restant chez eux. Ils y restent aussi après leurs études. Le taux de maintien de l'effectif est beaucoup plus élevé.
Ce qui est aussi très intéressant, c'est que nous n'avons pas vraiment... Le vice chef en a parlé dans ses commentaires. Il y a un pouvoir de guérison et de rédemption associé au lien avec la terre. En raison de la colonisation, des systèmes scolaires et de tout le reste, bon nombre de jeunes Autochtones, même ceux qui vivent dans le Nord, ont perdu la connexion avec la terre. Ils n'ont tout simplement pas le temps d'entretenir ce lien. Nous devons réinventer l'éducation et laisser les Autochtones la réinventer afin qu'elle réponde à leurs besoins.
J'ajouterais deux choses en ce qui a trait à la santé mentale. La première, c'est que les aînés représentent probablement la médecine la plus puissante dont peuvent bénéficier les communautés; il faut les consulter de manière constructive, selon un esprit de collaboration.
Toutefois, les nouvelles technologies peuvent aussi nous être utiles. Certaines des meilleures stratégies de prévention du suicide en Amérique du Nord ont recours aux téléphones cellulaires, ce qui est un peu déconcertant... Je n'aime pas beaucoup les médias sociaux. Elles utilisent les téléphones cellulaires pour communiquer avec les jeunes, pour suivre leurs activités et même détecter les signes de dépression et d'idées suicidaires, en fonction des sites qu'ils consultent et des conversations qu'ils ont avec leurs amis. On peut donc offrir des soins de santé préventifs.
Le vice chef voudra peut-être vous en parler, mais je crois que les jeunes qui vivent dans le Nord ressentent une tristesse, parce qu'il n'y a pas de possibilités de carrière claires. La bonne nouvelle, c'est que les femmes autochtones s'en sortent assez bien, et que leur situation s'améliore constamment. Les jeunes hommes autochtones vont de moins en moins bien.
Le vice chef a fait allusion aux taux de suicide. Chacun de ces suicides est une tragédie sans nom dans les communautés. Vous le savez tous.
Comment pouvons-nous y mettre fin? Comment pouvons-nous aider ces gens à prendre le bon chemin, leur donner de l'espoir et le sentiment d'optimisme qu'ils méritent? Tous les Canadiens ont le droit d'espérer, et les Autochtones du Nord n'y font pas exception.
Boy, have you ever touched on something really important. We have some creative solutions. Yukon University is doing some excellent community-based training and preparation. The minister can probably tell us way more about that than I know.
My university, the University of Saskatchewan, has nursing programs that are based in the community. Community members work and get their whole nursing degree while they're in that town. They stay home and they stay there to work afterwards. The retention rate is much higher.
The other part that's really interesting is that we haven't really.... The vice-chief mentioned this in his comments. There is a healing and redemptive power in connecting with the land. When we go through the whole impact of colonization, school systems and everything else, one of the things that's happened is that many young indigenous people, even in the north, are not well connected to the land. They just don't have enough time to get out there. We need to reinvent education and let indigenous people reinvent education for their own purposes.
On the mental health side, there are two things I would add. One of them is that the elders are, perhaps, the most potent medicine that the communities have available to them, if you can use them constructively and collaboratively.
However, we are discovering some interesting things to do with new technologies. Some of the better suicide prevention strategies in North America use cellphones, which is disconcerting on one level—I'm not a fan of social media. They're using cellphones to stay in touch with people. They monitor young people's activities and can notice the signs of depression and suicidal thoughts by sites they're visiting and things they're saying to each other and their friends. You can do great preventative health.
The vice-chief might want to speak to this, but I think there is a sadness among young people in the north. It is because of the absence of clear job paths and career opportunities. The good news is that young indigenous women are doing really quite well, and better all the time. Young indigenous men are doing less well all the time.
The vice-chief made a comment, almost in passing, about the high suicide rates. Every one of those is a community tragedy of the highest proportions. You all know that.
How do we stop that? How do we get them on a positive track and give young people the hope and sense of optimism that they deserve? All Canadians deserve that, and indigenous people in the north deserve it every bit as much as anybody else.
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Voir le profil de Marc Garneau
Lib. (QC)
Merci.
Nous allons maintenant entamer un deuxième tour de questions. Je dois vous avouer que j'ai été assez souple avec le temps jusqu'à présent. Tous les députés ont dépassé leur temps. Je serai un peu plus strict cette fois‑ci, alors ne vous offusquez pas si je vous interromps. Cela est bon tant pour les membres du Comité que les témoins.
Allez‑y, monsieur Zimmer. Vous disposez de cinq minutes.
Thank you.
We're now going to go to a second round. I have to admit, I've been a bit loose on the timing here. Everybody's gone way over time. I'm going to be a bit tougher this time, so I'm telling both the committee members and the witnesses not to take it personally when I cut them off.
Mr. Zimmer, you have five minutes.
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