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Lib. (QC)
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2021-03-26 11:04 [p.5352]
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Madame la Présidente, quelle belle annonce que celle faite par notre gouvernement avec le Québec lundi dernier! Avec un investissement massif fédéral et provincial de 826 millions de dollars, on se dote des moyens nécessaires pour réaliser notre ambitieux objectif de donner à tous les Québécois et les Québécoises accès à Internet haute vitesse d'ici l'automne 2022.
L'Opération haute vitesse Canada-Québec permettra à ma région de l'Outaouais de recevoir 147,4 millions de dollars pour brancher 29 000 foyers, répartis dans le Pontiac, la Vallée-de-la-Gatineau, les Collines-de-l’Outaouais, la Petite Nation et Gatineau.
Les investissements annoncés sont sans précédent et démontrent à quel point le déploiement d’Internet en région est une priorité pour moi comme député, pour le Québec et le Canada, et pour tous les Québécois et tous les Canadiens.
La région de l'Outaouais recevra plus de fonds que toute autre région du Québec et elle branchera plus de foyers et d'entreprises que toute autre région du Québec. Un montant de 147 millions de dollars sera consacré au branchement de 29 000 foyers d'ici septembre 2022...
Madam Speaker, on Monday, our government partnered with Quebec to announce something great. A joint investment of over $826 million will enable us to achieve our ambitious goal of connecting all Quebeckers to high-speed Internet by fall 2022.
Canada-Quebec operation high speed will funnel $147.4 million to my region, the Outaouais, to connect 29,000 households across the Pontiac, Vallée-de-la-Gatineau, Collines-de-l'Outaouais, Petite Nation and Gatineau.
This unprecedented new investment signals that regional Internet access is a priority for me as an MP, for Quebec, for Canada and for all Quebeckers and Canadians.
The Outaouais region will receive more funds than other region in Quebec, connecting more homes and businesses than any other in Quebec. There will be $147 million to connect 29,000 homes by September 2022—
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Voir le profil de Caroline Desbiens
BQ (QC)
Madame la Présidente, aujourd'hui le Québec déconfine ses arts vivants, son vaccin contre la morosité. Les salles de spectacles peuvent rouvrir, même en zone rouge.
Le Bloc québécois fait donc six propositions d'urgence pour assurer de la prévisibilité et de la sécurité au milieu culturel. Il faut qu'Ottawa crée un fonds de relance pour garantir la viabilité de la réouverture des lieux de diffusion et des événements culturels. Cela prend un soutien direct à la création pour avoir quelque chose à présenter sur les planches. Il faut qu'Ottawa aide Québec à compenser les diverses pertes budgétaires de l'industrie créative liées à la distanciation, dont la billetterie.
Nous tendons la main au ministre. Que va-t-il faire?
Madam Speaker, today Quebec is lifting the lockdown on performing arts. This is our vaccine against despair. Performance venues can reopen, even in red zones.
The Bloc Québécois is therefore making six urgent proposals to ensure predictability and security for the cultural sector. Ottawa needs to create a stimulus fund to guarantee the viability of reopening performance venues and resuming cultural events. Creators need direct support in order to create things to present on stage. Ottawa must help Quebec City make up for the various financial losses experienced in the creative sector because of distancing, including at the box office.
We are reaching out to the minister. What is he going to do?
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Voir le profil de Julie Dabrusin
Lib. (ON)
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2021-03-26 11:38 [p.5358]
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Madame la Présidente, je remercie ma collègue de sa question.
Nous avons investi des fonds et nous apportons du soutien aux arts vivants, car ils sont tellement importants et nous le reconnaissons. Récemment, nous avons octroyé plus de 181 millions de dollars supplémentaires en soutien continu.
Nous savons que c'est important et nous sommes là pour les arts vivants.
Madam Speaker, I thank my hon. colleague for her question.
We have invested in and are providing support to the performing arts, because we recognize how important they are. We recently provided an additional $181 million in ongoing support.
We know this is important, and we are here for the performing arts.
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Voir le profil de Caroline Desbiens
BQ (QC)
Madame la Présidente, ce n'est pas suffisant. On sait que la Prestation canadienne de la relance économique, ou PCRE, ne fonctionne pas pour plus de 40 % des artistes.
Ottawa doit appuyer la relance des arts, alors que 40 % des artistes et des artisans songent à changer de métier ou souffrent de dépression majeure. Il faut soutenir les pertes de revenus autonomes des festivals et des événements. Il faut que les programmes d'aide fédéraux soient plus flexibles. Il faut encourager la participation des spectateurs avec un crédit d'impôt et plus de sécurité sanitaire. Il faut encourager la participation. Il faut, aujourd'hui même, que les salles de spectacles rouvrent avec courage devant l'insécurité. Le Bloc québécois tend la main.
Qu'est-ce que le ministre va...
Madam Speaker, that is not enough. We know that the Canada recovery benefit, or the CRB, does not work for more than 40% of artists.
Ottawa has to support the recovery of the arts. In the meantime, 40% of artists and artisans are considering changing their career or are suffering a major depression. Festivals and events need support for their lost revenue. Federal assistance programs need to be more flexible. Spectators need to be encouraged through tax credits and safer health protocols. Attendance needs to be encouraged. Concert halls are bravely reopening in a climate of uncertainty. The Bloc Québécois is reaching out.
What is the minister—
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Voir le profil de Julie Dabrusin
Lib. (ON)
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2021-03-26 11:39 [p.5359]
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Madame la Présidente, cette année, un trop grand nombre de travailleurs de la culture canadienne se trouvent privés de leur emploi, de leur passion et de la stabilité dont ils ont besoin pour créer et interagir avec leur public.
Nous leur disons que leur gouvernement comprend l'ampleur de leurs difficultés et sait qu'un soutien continuel est nécessaire. Nous avons un financement de 181,5 millions de dollars. Nous agissons dans l'intérêt des artistes et des travailleurs de la culture canadienne. Nous continuerons à travailler avec eux pour remédier aux pertes d'emploi dans le secteur et stimuler la créativité.
Madam Speaker, this year far too many workers in Canada's cultural sector have been denied their work, their passion and the stability they need to create and interact with their audience.
We want them to know that their government understands the extent of their challenges and knows that ongoing support is necessary. We have $181.5 million in funding. We are acting in the interest of artists and workers in Canada's cultural sector. We will continue to work with them to address the job losses in the sector and stimulate creativity.
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Voir le profil de Maryam Monsef
Lib. (ON)
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2021-03-25 20:24 [p.5307]
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Monsieur le président,
[La ministre s'exprime en ojibwé, en anishinabe et en arabe ainsi qu'il suit:]
boozhoo, aaniin, salam aleykoum.
Je prends la parole à partir de ma circonscription, Peterborough—Kawartha, où la Première Nation de Curve Lake et tous les habitants de la région pleurent la perte de Cileana Taylor, qui a perdu la vie parce qu'elle a été victime d'un acte de violence commis par un homme qu'elle connaissait.
Je tiens à remercier mes collègues d'avoir accepté de tenir cet important débat. Je ne sais pas à quand remonte le dernier débat exploratoire sur la violence fondée sur le sexe à la Chambre des communes ou s'il y en a déjà eu un. C'est ce que mon équipe et moi voulions faire, et ce débat est historique. Je tiens à remercier le caucus des femmes libérales d'avoir sonné l'alarme, notre leader parlementaire de nous avoir écoutés et pris au sérieux, et tous les partis à la Chambre d'avoir accepté de tenir ce débat essentiel en ce moment crucial de notre histoire et en cette période très importante pour les femmes.
Ce genre de débats est important, et le gouvernement continuera à créer des espaces pour qu'ils aient lieu. Toutefois, il ne faut pas se contenter de prononcer de belles paroles: celles-ci doivent s'accompagner de mesures concrètes. Ce soir, quand j'ai vu mes collègues conservateurs voter contre le transfert de fonds essentiels visant à appuyer des femmes et des enfants qui fuient la violence et les mauvais traitements au Québec, j'ai dû remettre en question leur sincérité. J'espère que mes collègues conservateurs expliqueront pourquoi ils ont voté de cette façon dans le temps qui leur est imparti.
J'aimerais parler des femmes qui ont perdu la vie, de la réponse du gouvernement pendant la pandémie, de la maladie qui est à l'origine de la violence contre les femmes et de la façon dont les parlementaires peuvent apporter le changement culturel nécessaire pour mettre fin à cette pandémie invisible.
Je me permets de citer les noms des sept femmes qui ont perdu la vie au Québec en sept semaines à peine. Elisapee Angma, âgée de 44 ans, était la mère aimante de quatre enfants. Marly Édouard, âgée de 32 ans, était une Canadienne d'origine haïtienne bien connue sur la scène musicale haïtienne et une ancienne gérante, productrice et animatrice de radio. Myriam Dallaire, âgée de 28 ans, était la jeune mère d'un précieux bambin de 1 an. Sylvie Bisson, âgée de 60 ans, était la mère de Myriam Dallaire. Nadège Jolicœur, âgée de 40 ans, était la mère de cinq enfants. Rebekah Harry, âgée de 29 ans, était la mère d'un fils de 9 ans et était décrite comme une bonne amie et un membre de la famille qui vivait sa vie à fond. Nancy Roy, âgée de 44 ans, était aimée et chérie des gens de son entourage. Ces femmes étaient aimées et elles nous manqueront.
Nous pleurons avec les Québécois et les Canadiens en deuil.
Une vie perdue est une perte de trop. Nous pleurons avec elles. Nous continuerons à placer les survivantes et les êtres chers perdus au centre de notre travail.
Il y a eu plus de 160 féminicides l'an dernier. Un décès, c'est déjà un de trop. Nous les pleurons, et nous continuons de placer les survivantes et les familles au cœur de notre travail.
Quand la pandémie a été déclarée, nous avons communiqué avec des leaders de partout au pays qui nous ont tous dit la même chose, c'est-à-dire que les taux de violence allaient augmenter. Quand nous leur avons demandé ce que devrait faire le gouvernement du Canada, ils nous ont dit qu'il fallait, le plus rapidement possible, fournir des fonds aux organisations qui seraient le dernier refuge des femmes et des enfants qui fuient la violence et les mauvais traitements, et c'est ce que nous avons fait. Grâce à un modèle novateur et inédit, nous avons réussi — avec nos partenaires, les provinces et les territoires, l'équipe d'Hébergement femmes Canada, la Fondation canadienne des femmes et le gouvernement du Québec, avec qui nous avons conclu une entente distincte — à fournir des fonds à ces organismes.
Plus d'un millier d'organismes au pays ont ainsi pu payer leur personnel, rester ouverts et obtenir l'équipement de protection individuelle, les produits de nettoyage et les ordinateurs portables requis pour fournir ces services essentiels. Je tiens à les remercier pour le travail qu'ils accomplissent. Nous avons réussi, grâce à eux, à éviter beaucoup d'autres tragédies. Près d'un million de femmes, d'enfants et de Canadiens non binaires ont pu y trouver refuge et y recevoir des soins pendant la pandémie. Au nom du premier ministre et du gouvernement du Canada, je souhaite remercier tous ces leaders qui vivent dans chacune de nos circonscriptions. Il nous serait impossible d'accomplir ce travail sans eux.
La violence fondée sur le sexe ne date pas d'hier. Des féministes, des survivantes et leurs familles se battent depuis des décennies pour que les choses changent. La pandémie a amplifié et intensifié les motifs de violence, et les gens subissent de la pression, mais la violence contre les femmes est inacceptable. Il s'agit d'une violation de leur dignité et de leurs droits fondamentaux, violation qui se répercute sur nous tous.
Le gouvernement collabore avec les provinces et les territoires pour mettre en œuvre un plan d'action national contre la violence sexiste. Nos partenaires de l'organisation YWCA, dirigée par Maya Roy, et nos partenaires de la coalition Blueprint, dirigée par Lise Martin, d'Hébergement femmes Canada, travaillent sur le terrain pour veiller à ce que les voix des femmes soient intégrées au plan d'action national.
Les provinces et les territoires ont accepté d'aller de l'avant avec ce plan. Nous nous sommes entretenus avec plus de 1 500 intervenants dans l'ensemble du pays et, au cours des cinq dernières années, nous avons augmenté le financement accordé aux organisations féminines de première ligne plus que tout autre gouvernement, et cinq fois plus que le gouvernement précédent. Nous avons créé des bureaux régionaux et nous avons levé le bâillon qui empêchait de trop nombreuses organisations féministes de militer au nom de leurs clientes et des personnes qu'elles servent.
Tout le long du processus, nous continuerons de compter sur des féministes déterminées de tout le pays, notamment en ce qui concerne les mesures de développement économique sur lesquelles travaille le gouvernement. Elles savent quoi faire. C'est grâce à elle que nous sommes arrivés à ce moment précis où les parlementaires tiennent une conversation courageuse, et nous continuerons de travailler avec elles jusqu'à ce que chaque femme et chaque enfant au pays soit en sécurité et libre de réaliser ses rêves et d'atteindre tout son potentiel.
Je vois que madame la Présidente a pris place au fauteuil. Je me réjouis de votre leadership et des efforts que vous déployez pour défendre cette cause dans cette enceinte et au sein du caucus des femmes. Vous êtes un roc, et votre féminisme et votre militantisme nous rendent plus forts.
Nous n'avons pas toujours eu le courage de désigner par son nom la raison de cette violence, mais la masculinité toxique crée un environnement moins sécuritaire pour les femmes et enlève aux hommes leur dignité. La Chambre compte 238 hommes honorables, et je demande à tous les hommes de se joindre à nous pour contribuer à prévenir ces actes criminels évitables. Nous avons besoin d'eux. Pendant trop longtemps, les femmes ont porté le fardeau de la violence perpétrée contre elles, contre leur famille et contre leur corps. Toutefois, de plus en plus, nous voyons des hommes se déclarer nos alliés, comme mon ancien secrétaire parlementaire, qui défend cette cause de façon incroyable, et comme le premier ministre du Canada, qui partage ses pouvoirs et son espace avec d'autres femmes et qui nous encourage à être des cheffes de file et à nous montrer fortes dans notre défense des intérêts de celles dont la voix n'est pas entendue.
L'heure des comptes a sonné. L'heure est venue pour nous, parlementaires, de saisir l'occasion qui s'offre à nous de mettre fin à cette violence une fois pour toutes et aussi désagréable que cela puisse être en raison de la pandémie.
Il n'y a pas si longtemps dans la cour d'une école près d'où j'habite, une petite fille de 11 ans a reçu un coup de pied très violent d'un garçon parce qu'elle avait fait mieux que lui dans une épreuve sportive. Le garçon lui a dit qu'elle était grosse et laide et qu'elle n'avait pas d'amis. Les amis de la petite fille ont ri et elle s'en est allée en pleurant.
Ailleurs, dans une autre école pas très loin d'ici, un garçon de 14 ans qui ne savait plus quoi répondre dans une discussion difficile a dit à une fille de 14 ans qu'elle était trop laide pour se faire violer et il lui a demandé pourquoi elle se plaignait au sujet de la sécurité des femmes.
En quelques minutes, toute l'école dénonçait les propos du garçon. Les filles de l'école ont défendu la fille de 14 ans et ont dénoncé la masculinité toxique. Les adolescents se rendent compte qu'il existe des situations problématiques et ils les dénoncent. Il faut avoir le même courage et le faire également. Ils sont...
Mr. Chair,
[Minister spoke in Ojibwe, Anishinabe and Arabic as follows:]
boozhoo, aaniin, as-salaam alaikum.
I join from my home in Peterborough—Kawartha, where Curve Lake First Nation and our entire community are grieving the loss of Cileana Taylor, who lost her life due to an act of violence perpetrated against her by a man she knew.
I would like to thank my hon. colleagues for agreeing to this important discussion. I am not sure when the last time, or if there was a first time, the House of Commons had a take-note debate on gender-based violence. My team and I have been looking for that, but this is historic. I want to thank the Liberal women's caucus for sounding the alarm, our House leader for listening to us and for taking us seriously, and every single party in the House for agreeing to have this important conversation at this very important time in our history and for women.
These conversations are important and our government will continue to create spaces for them. However, this cannot just be about words, but has to be followed by action. When I see my Conservative colleagues vote against transferring essential funds to support women and children escaping violence and abuse in Quebec tonight, I have to question their sincerity. I hope my Conservative colleagues will account for why they voted the way they did in the time they have tonight.
I would like to talk about the women we lost, our government's response during the pandemic, the illness that causes the violence against women in the first place and how parliamentarians can lead the cultural shift necessary to put an end to this shadow pandemic.
Let me say the names of the seven women we lost in Quebec in just seven weeks. Elisapee Angma, 44 years old, was the loving mother of four children. Marly Edouard, 32 years old, was a Haitian Canadian well known in the Haitian music scene and a former manager, producer and radio host. Myriam Dallaire, 28, was the young mother of a precious one-year-old child. Sylvie Bisson, 60 years old, was Myriam Dallaire's mother. Nadège Jolicoeur, 40 years old, was the mother of five children. Rebekah Harry, 29 years old, was the mother of a nine-year-old son and was described as a good friend and family member who lived life strongly. Nancy Roy, 44 years old, was loved and cherished by those around her. These women were loved and they will be missed.
To Quebeckers and to Canadians grieving, we grieve with them.
One life lost is too many. We grieve with them. We will continue to put survivors and the loved ones we lost at the centre of what we do.
We lost more than 160 women to femicide last year, and one life lost is too many. We grieve with them and we will continue to keep survivors and families at the centre of our work.
When the pandemic was first declared, we reached out to leaders across the country, and they all said the same thing: They warned us the rates of violence would go up. We asked what the Government of Canada should do and they said we should get funds as quickly as we could into the bank accounts of organizations that would be the last stop for women and children fleeing violence and abuse, and we did that. Through an innovative model that had never been done before, we were able, with our partners, provinces and territories, the women's Shelters Canada team, the Canadian Women's Foundation and a separate agreement with the Government of Quebec, to get got money into bank accounts.
Over a thousand organizations in this country have been able to keep their staff paid, their doors open and to get the PPE, cleaning supplies and the laptops necessary to provide this critical care. I thank these organizations for their care. Because of them, we managed to prevent many, many more tragedies. Close to a million women, children and non-binary Canadians have been able to find care and refuge through these organizations during the pandemic. On behalf of the Prime Minister and the Government of Canada, I would like to thank these leaders. They are in every single one of our ridings, and we could not do this work without them.
The issue of gender-based violence is not new. For decades, feminists, survivors and their families have been advocating for change. The pandemic has magnified and intensified the reasons for the violence, and people are under pressure, but violence against women is unacceptable. It is a violation of their dignity and human rights, and it costs all of us.
Our government is working with provinces and territories to move forward on a national action plan on gender-based violence. Our partners at the YWCA, led by Maya Roy, and our partners with the Blueprint coalition, led by Women's Shelters Canada's Lise Martin, have been out there ensuring that the voices of survivors are fed into our national action plan.
Provinces and territories have agreed to move forward. We have spoken with over 1,500 stakeholders across the country, and over the past five years we have increased funding to frontline women's organizations more than any other government, and five times more than the previous government. We have opened up regional offices and have lifted the gag order that prevented too many feminist organizations from advocating for their clients and those they serve.
Every step of the way, including with the economic development measures that our government is working on, we will continue to rely on strong feminists across this country. They know the way. They have brought us to this moment in time when parliamentarians are having this courageous conversation, and every step of the way we will continue to work with them until every woman and child in this country is safe and free to achieve her dreams and reach her full potential.
I see that Madam Speaker has taken the Chair. I appreciate your leadership and advocacy in this chamber and in the women's caucus. You are a rock, and your feminism and advocacy strengthen the rest of us.
We have not always been brave enough to call the reason for this violence what it is. We have not always been brave enough to name it, but toxic masculinity is creating less safety for women and it is robbing men of their dignity, too. There are 238 honourable men in the House, and I am calling on all men to join us to help fight this preventable crime from happening in the first place. We need them. For too long, women have carried the burdens of violence against them, their families and their bodies, but more and more we are seeing guys step up as allies, like my former parliamentary secretary, who has been incredible in his advocacy, and like the Prime Minister of Canada, who shares power and space with other women and encourages us to lead and be strong in our advocacy for those who do not have a voice at the table.
There is a reckoning happening, and this reckoning requires us as parliamentarians to ensure that we seize the moment that has been offered to us, unpleasantly so because of the pandemic, to put an end to this violence once and for all.
Not too many days ago on a schoolyard not too far from where I live, an 11-year-old girl was kicked in the hips really hard by a boy because she had outperformed him on the sports field. He told her that she was fat and ugly and that she had no friends. Her friends laughed, and she left that place crying.
In another place, in another school not too far from here, a 14-year-old boy, when cornered in a difficult conversation, told another 14-year-old girl that she was too ugly to be raped and asked her why she was even debating with him the safety of women.
Within a matter of minutes, the entire school was calling him out. The girls had circled the wagons around this 14-year-old girl and they were calling out the toxic masculinity. Our teenagers are seeing this and they are calling it out. We have to be courageous enough to do just that. They are—
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BQ (QC)
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2021-03-25 21:07
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Comme je l'avais déjà mentionné dans mon discours du 8 mars, la pandémie a donné plusieurs tapes sur la gueule des femmes et des filles. Je ne parle pas seulement au sens figuré, avec une hausse du travail invisible, la charge mentale et le travail en première ligne dans notre système de santé. Je parle aussi et surtout au sens propre, avec une hausse marquée des cas de violence conjugale causant la mort de beaucoup trop de femmes. Durant la pandémie, 10 % des femmes craignaient d'être victimes de violence conjugale. Pour les femmes autochtones, on pouvait multiplier ce pourcentage par trois.
Ce soir, j'ai le goût de laisser les faits parler d'eux-mêmes. On déplore qu'une femme sur trois soit victime de violence conjugale. En tout, 90 % des femmes qui vivent de la violence conjugale en garderont des séquelles, allant de traumatismes psychologiques à des traumatismes crâniens provoqués par des coups portés à la tête et des commotions cérébrales.
Dans une entrevue récente, Jean-François Landry, ancien membre du Groupe d'aide pour les personnes impulsives, donnait l'exemple d'un homme violent:
Il pouvait être le plus gentil des conjoints, mais sans crier gare, se fâcher et avoir une réaction violente en criant et en lançant des objets. C’était normal d’avoir ce genre de comportements, car il avait élevé comme ça. Il ne frappait personne, mais il défoulait sa colère sur les murs par exemple. Il était également assez explosif avec les enfants. Il ne se mettait pas en colère au travail, ce qui faisait en sorte que toute cette colère éclatait plutôt à la maison envers sa famille. Ironiquement, les gens qui le connaissaient seulement en tant que connaissance ou ami ne se serait jamais douté qu’il était violent à la maison.
L'élément que je retiens de cet exemple est l'importance d'inclure les hommes dans ce discours, dans ce débat.
De son côté, la vice-première ministre du Québec et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a affirmé en entrevue ce qui suit:
C'est dramatique ce qui se passe depuis cette semaine. C'est quelque chose qu'on ne peut pas accepter et qui est extrêmement bouleversant et choquant. On a cette responsabilité comme gouvernement et comme société de lutter contre la violence faite aux femmes. Cette lutte doit se faire par la prévention, par la répression, mais d’abord et avant tout, par la responsabilisation. Encourager les hommes à aller demander de l'aide quand ils sont violents ou à risque d'être violents, et évidemment, évidemment, rappeler aux femmes qu'elles peuvent et doivent demander de l'aide.
Il est inacceptable que l'on doive attendre des semaines avant de pouvoir aider les hommes à prévenir la violence conjugale. Il faudra aussi que le gouvernement s'assure de donner de l'argent aux organismes de prévention parce que le budget, administratif au départ, sera probablement adapté pour inclure un montant permettant de contrer et de prévenir la violence faite aux femmes. Il faut dénoncer cette problématique, il est bon de le faire, mais cela ne règlera pas tout. Il faut que la société répète et martèle ce message pour changer les mentalités.
Au-delà de ces sept féminicides au Québec en six semaines, plus de 300 femmes ont été, l'an dernier seulement, victimes d'une tentative de meurtre, un chiffre à faire dresser les poils. Il faut continuer de faire pression sur le gouvernement, mais il ne faut pas non plus oublier que c'est toute la société qui doit collaborer pour régler le problème de la violence conjugale. Il faut prendre acte de la situation.
Je dois saluer l'exercice qui s'est récemment tenu au Québec, alors qu'un comité d'experts s'est penché sur la violence faite aux femmes. Au-delà de la feuille de route, il faudra aussi que le fédéral collabore en transférant rapidement des sommes substantielles aux organismes. Il faut aussi, collectivement, trouver la volonté et continuer de faire pression sur le gouvernement parce que, en plus du budget déposé aujourd'hui, le gouvernement du Québec a la volonté d'investir pour contrer la violence faite aux femmes.
Ce que certains qualifient de crise sociale nous permettra, je l'espère, de comprendre que la violence conjugale ne veut pas seulement dire « battre sa femme » et qu'elle concerne également les agissements de la société dans son ensemble. Il faudra donc travailler en amont et comprendre que la violence psychologique et le contrôle coercitif peuvent avoir des conséquences et être des signes précurseurs de violence. À ce sujet, je tiens à souligner le travail de Myrabelle Poulin, dont le blogue Les mots de Myra recueille des témoignages sur cette question. Il faudra aussi sortir les femmes du cercle de la pauvreté qui les maintient trop souvent dans un état de vulnérabilité.
La responsable des dossiers de violence conjugale au SPVM, Anouk St-Onge, rappelait récemment qu'il y a eu une augmentation de 12 % des cas rapportés de violence conjugale à Montréal. Elle a déploré que plus de 1 500 cas de violence conjugale aient été rapportés pour la seule année 2020, une hausse en comparaison à 2019.
On voit que la pandémie a coupé les victimes de leur système de soutien social et les a isolées, aggravant les situations de violence conjugale. Être prise 24 heures sur 24 avec son agresseur est forcément une situation aggravante. À certains moments durant la pandémie, la baisse du nombre de dénonciations n'était pas une bonne nouvelle.
De plus, une discussion beaucoup plus large s'impose sur le fait que la violence conjugale est plus que battre une femme. Comme je l'ai dit, elle englobe aussi la violence verbale et la violence psychologique, comme le fait d'épier les textos de son ou de sa partenaire. Les signalements de violence conjugale sont en hausse, mais les places en refuges manquent au Québec, nous l'avons notamment vu durant la pandémie.
Bien entendu, les partis de l'opposition à l'Assemblée nationale réclament de nouvelles sommes pour répondre aux besoins croissants en matière de violence conjugale. Or, afin que le Québec puisse lutter adéquatement contre la violence conjugale en réinvestissant dans les organismes sous-financés de prévention de la violence conjugale, comme les maisons d'hébergement, il faudra une hausse des transferts, que les sommes ne soient pas retenues et que les ententes soient plus rapides.
Tel qu'il a été démontré récemment dans le cadre de l'étude des crédits au Comité permanent de la condition féminine, les sommes octroyées à Québec ont finalement été versées plus de cinq mois plus tard que dans les provinces du Canada. Ce soir, il peut être aussi pertinent de se questionner à savoir si, oui ou non, les interventions du fédéral en matière de santé s'alignent sur les priorités du Québec.
Si le passé est garant de l'avenir, il convient de s'inquiéter. En effet, en 2014, un comité d'experts sur les interventions fédérales dans le secteur de la santé et des services sociaux de 2002 à 2013 a présenté un rapport fort intéressant au gouvernement du Québec. Ici, je ne vais parler que de quelques conclusions du rapport.
[L]es interventions du gouvernement fédéral en santé et en services sociaux sont principalement le fait de ce qu'il est convenu d'appeler le « pouvoir de dépenser » [et, dans certains cas, je l'appellerai même malheureusement le pouvoir de ne pas dépenser ]. Ces interventions peuvent alors rejoindre en partie les orientations, les objectifs et les priorités du Québec [...] mais, la plupart du temps, elles proposent, sinon imposent, des cibles et des façons de faire différentes de celles qu'ont déjà retenues les autorités québécoises.
Le gouvernement fédéral poursuit en général des objectifs qui lui sont propres, sans doute influencés par une analyse pancanadienne des besoins de la population et de l'état des systèmes des provinces [du Québec] et des territoires. Selon le cas, l'écart avec les orientations, les priorités et les approches du Québec peut être assez grand. Plusieurs des personnes rencontrées ont d'ailleurs indiqué que, si elles pouvaient gérer elles-mêmes les sommes dépensées par le gouvernement fédéral, elles ne les utiliseraient pas de la même manière. Leurs priorités et leurs stratégies ne seraient pas les mêmes.
Le Québec connaît ses organismes; « le financement consacré par le gouvernement fédéral à ses interventions en santé et en services sociaux s'avère nettement inéquitable pour le Québec », notamment « lorsqu'il ne tient pas compte des investissements déjà consentis par une province ou un territoire sur le même objet. »
Nous devons en tenir compte pour des programmes mieux adaptés à chaque région du Québec et du Canada. Lors de mon intervention au Comité permanent de la condition féminine l'été dernier, j'ai parlé des CALACS de chez moi qui m'ont contacté. Au Québec, sur sept CALACS, trois seulement ont réussi à se qualifier, en pleine pandémie, à un programme qui venait en aide directement aux survivantes. C'est inacceptable.
Les organismes ont besoin de prévisibilité, ce qui manque dans les programmes fédéraux. L'aide à long terme ne vient pas.
Une dernière chose: il faut faire attention. Si on veut vraiment se dire un gouvernement féministe, il ne faut plus endurer les violences envers les femmes autochtones et appliquer les conclusions du rapport de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
Il faut également agir, après plus de trois ans d'allégations d'inconduite sexuelle dans les Forces armées canadiennes qui sont restées sans réponses. Il ne faut plus perpétuer cette culture du silence. Il faut travailler à améliorer le projet de loi sur le contrôle des armes à feu. Ce n'est pas après la crise que le gouvernement devra agir, mais maintenant.
Cependant, il faut faire attention à ne pas politiser cet enjeu, car ce n'est pas cela qu'il faut. Pour pouvoir protéger les femmes et les filles du Québec, des provinces et des territoires, au-delà des statistiques macabres qui ne doivent pas augmenter, parce que chaque mort en est une de trop, agissons.
As I mentioned in my speech on March 8, the pandemic has given women and girls quite a few slaps to the face. I am not just talking figuratively, with the increased mental burden, invisible work and front-line work in our health care system. I am especially referring to the literal sense of the word, because far too many women have been killed as a result of the marked increase in domestic violence cases. During the pandemic, 10% of women lived in fear of domestic violence. That number is three times higher among indigenous women.
This evening, I want to let the facts speak for themselves. Sadly, one in three women is a victim of domestic violence. Fully 90% of women who are victims of domestic violence will experience lasting effects ranging from psychological trauma to head trauma caused by hits to the head and concussions.
In a recent interview, Jean-François Landry, a former member of the impulse control support group, described a violent man as follows:
He could be the nicest partner, but then out of the blue, he would fly into a violent rage, shouting and throwing things. That kind of behaviour was normal; that's how he was raised. He never hit anyone, but he vented his anger on the walls, for example. He was also pretty explosive with the kids. He never got mad at work, so he took all his anger out on his family at home. Ironically, the people who knew him just as an acquaintance or a friend would never have guessed he was violent at home.
The point I am trying to make with this example is that it is important to include men in this conversation, in this debate.
Geneviève Guilbault, the Deputy Premier of Quebec and minister of public security stated the following in an interview:
What has been happening this week is tragic. This is extremely upsetting, shocking and entirely unacceptable. We have a responsibility as a government and as a society to stop violence against women. This must be done through prevention and enforcement, but first and foremost through accountability. We must encourage men to seek help when they are violent or at risk of being violent, and obviously, of course, remind women that they can and must ask for help.
It is unacceptable that weeks will go by before men will get any help to prevent domestic violence. The government also needs to make sure that it provides funding to prevention organizations, because the budget, at first administrative, will probably be adapted to include funding to address and prevent violence against women. We must condemn the problem, yes, but that will not solve everything. Society needs to repeat the message and continue to hammer the point home in order to change mindsets.
In addition to those seven femicides over six weeks in Quebec, last year alone, over 300 women were the victims of attempted murder, a chilling statistic. We need to continue to put pressure on the government, but we also must not forget that society as a whole needs to work together to resolve the problem of domestic violence. We need to acknowledge what is happening.
I want to recognize the exercise that was recently carried out in Quebec, where a committee of experts studied violence against women. Beyond the roadmap, the federal government also needs to collaborate by quickly transferring substantial funding to the organizations. As a society, we also need to find the will and continue to put pressure on the government because, in addition to the budget that was tabled today, the Government of Quebec has the will to invest to combat violence against women.
I hope that what some people are describing as a social crisis will help us to understand that the domestic violence issue goes beyond battered women; it is about society's behaviours as a whole. We therefore need to be proactive and understand that psychological violence and coercive control can have consequences and can be precursors of violence. In that regard, I want to point out the work of Myrabelle Poulin, who shares powerful testimonials on this issue on her blog, “Les mots de Myra”, or Myra's words. We also need to help women break the cycle of poverty because, all too often, that is what keeps them vulnerable.
Anouk St-Onge, who is in charge of domestic violence cases at the Montreal police, the SPVM, recently noted that there has been a 12% increase in reported cases of domestic violence in Montreal. She lamented that more than 1,500 cases of domestic violence were reported in 2020 alone, an increase over 2019.
We know that the pandemic has cut victims off from their social support system and isolated them, aggravating the situations of domestic violence. Being trapped 24 hours a day with your attacker is an aggravating factor. At certain times during the pandemic, the drop in the number of complaints was not good news.
A much broader discussion is needed on the fact that domestic violence is more than the battering of women. As I was saying, it also encompasses verbal and psychological abuse, such as snooping through a partner's text messages. Signs of domestic violence are on the rise, but we have seen during the pandemic that there is a shortage of shelters in Quebec.
Of course, the opposition parties at the Quebec National Assembly are calling for new funding to meet the growing needs in addressing domestic violence. For Quebec to effectively combat domestic violence by reinvesting in underfunded domestic violence prevention organizations, such as shelters, there needs to be an increase in transfers, the money must not be held back and the agreements must be reached more quickly.
As recently indicated when considering the estimates at the Standing Committee on the Status of Women, Quebec received its allocated amounts more than five months after the other provinces received theirs. This evening it may also be pertinent to ask if federal health initiatives are aligned with Quebec's priorities, yes or no.
If the past is any indication of the future, there is cause for concern. In 2014, a panel of experts on federal initiatives in the health and social services sectors from 2002 to 2013 presented a very interesting report to the Government of Quebec. I will only mention a few of the report's findings.
The federal government's initiatives in health and social services stem mainly from what is known as the “spending power” [and, in certain cases, I would even call it, unfortunately, the power to withhold spending]. These initiatives may address in part the focus, objectives and priorities of Quebec...however, most of the time, they propose and even impose targets and approaches that are different than the ones already adopted by Quebec authorities.
In general, the federal government is pursuing its own objectives, no doubt influenced by an analysis of the needs of all Canadians and the state of the provincial [including Quebec's] and territorial systems. In some cases, there can be a rather large gap between federal policies, priorities and approaches and Quebec's. A number of the people consulted indicated that, if they could manage the money spent by the federal government themselves, they would not use it in the same way. They would have different priorities and strategies.
Quebec knows its own agencies. “The federal government's funding for health care and social services is woefully inequitable for Quebec”, especially “since the federal funding does not take into account any money a province or territory may have already spent on the same item.”
This is important for programs that are tailored to the different regions in Quebec and Canada. In my speech at the Standing Committee on Status of Women last summer, I spoke about the CALACS I had heard from back home. In Quebec, in the middle of a pandemic, just three out of seven of these sexual assault centres had qualified for a program that directly helped survivors. That is unacceptable.
Organizations need predictability, which is lacking in federal programs. There is no long-term assistance.
One last thing: We need to be careful. If this government is truly a feminist government, it must no longer tolerate violence against indigenous women and it must implement the findings in the report of the National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls.
The government also needs to take action, after failing to respond to allegations of sexual misconduct in the Canadian Armed Forces for over three years. It must no longer perpetuate this culture of silence. It needs to work to improve the gun control bill. The government should not wait until after the crisis to take action. It needs to do something now.
However, we need to be careful not to politicize this issue because that is not what is needed. To protect the women and girls of Quebec and the provinces and territories, we need to go beyond grim statistics and ensure that those numbers do not increase, because every death is one too many. Let us take action.
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Voir le profil de Brenda Shanahan
Lib. (QC)
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2021-03-24 14:53 [p.5180]
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Monsieur le Président, plus que jamais, les Canadiens ont besoin d'accéder à Internet pour participer au monde numérique d'aujourd'hui. Ayant fait la transition vers le travail à domicile et suivant des cours en ligne, les habitants des régions rurales du Québec ont besoin d'une connectivité fiable.
Le premier ministre peut-il informer les Québécois du progrès réalisé dans ce dossier?
Mr. Speaker, now more than ever, Canadians need access to the Internet to participate in today's digital world. Having transitioned to working at home and taking online courses, people living in Quebec's rural areas need reliable Internet.
Can the Prime Minister inform Quebeckers of the progress made on this file?
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Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
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2021-03-24 14:54 [p.5180]
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Monsieur le Président, je remercie la députée de Châteauguay-Lacolle de sa question et de son travail acharné.
J'étais très fier d'annoncer, cette semaine, avec le premier ministre M. Legault, un investissement conjoint de plus de 800 millions de dollars pour financer l'accélération des projets à large bande dans la province de Québec. Ce nouvel investissement permettra à chaque Québécois d'être connecté à Internet haute vitesse d'ici la fin de 2022.
Nous continuerons notre travail afin de connecter tous les ménages canadiens, dans toutes les régions du Canada, dans les années à venir.
Mr. Speaker, I thank the member for Châteauguay-Lacolle for her question and her hard work.
I was very proud to announce this week, together with Premier Legault, a joint investment of more than $800 million to fast-track broadband projects in Quebec. This new investment will ensure that every Quebecker can connect to high-speed Internet by the end of 2022.
We will continue our work to connect all Canadian households in every region of Canada in the coming years.
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Voir le profil de Yves-François Blanchet
BQ (QC)
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2021-03-23 14:24 [p.5126]
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Monsieur le Président, je ne sais pas si « main dans la main » n'est pas un petit peu exagéré, mais le printemps nous a amené de belles surprises, dont une collaboration ou deux entre le fédéral et le Québec: 500 millions de dollars pour Internet à haute vitesse dans les régions du Québec, montant qu'il va transférer à Québec avant 2022. Ma foi, c'était dans le programme du Bloc québécois en 2019. Nous nous en réjouissons.
Cette joyeuse et bourgeonnante ouverture pourrait-elle aller jusqu'à des transferts en santé, demandés unanimement par l'Assemblée nationale du Québec et par tous les premiers ministres du Québec et du Canada?
Mr. Speaker, “hand in hand” might be a bit of an exaggeration, but spring has brought with it some lovely surprises, including one or two collaborations between the federal government and Quebec, such as $500 million for high-speed Internet in the regions of Quebec, an amount that will be transferred to Quebec by 2022. My goodness, that was in the 2019 Bloc Québécois platform. We are delighted.
Could this wonderful and emerging openness be extended to health transfers, which were called for by a unanimous vote of the Quebec National Assembly as well as the Premier of Quebec and all Canadian premiers?
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Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
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2021-03-23 14:25 [p.5126]
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Monsieur le Président, depuis le début de cette pandémie, nous sommes là, main dans la main, auprès des provinces, avec les investissements et les dépenses nécessaires pour surmonter la pandémie. Des dizaines de milliards de dollars ont été transférés aux provinces et aux territoires pour les aider à répondre aux pressions dans notre système de santé.
Nous allons continuer d'être là pour travailler avec les provinces et protéger les Canadiens de tout le pays. Une fois que la pandémie sera terminée, nous entamerons des discussions afin de savoir comment nous augmenterons les transferts en santé pour nous assurer que les Canadiens seront bien servis dans les années à venir aussi.
Mr. Speaker, from the outset of the pandemic, we have been working hand in hand with the provinces, with the required investments and spending to get through the pandemic. Tens of billions of dollars have been transferred to the provinces and territories to help them ease the pressure on our health care system.
We will continue to be there to work with the provinces and to protect Canadians across the country. Once the pandemic is over, we will enter into discussions to determine how we will increase health transfers to ensure that Canadians are well served in the future as well.
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Voir le profil de Andréanne Larouche
BQ (QC)
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2021-03-22 13:30 [p.5026]
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Madame la Présidente, je tiens d'abord à préciser que je partagerai mon temps de parole avec le député de Montcalm.
C'est avec une certaine forme d'exaspération que je prends la parole aujourd'hui sur la motion qui vise essentiellement à demander des normes nationales et la nationalisation des centres d'hébergement et de soins de longue durée, ou CHSLD. On comprendra que nous nous opposons vertement à la motion, car c'est une intrusion pure et simple dans un champ de compétence du Québec et des provinces, qui ne veulent rien savoir des normes fédérales.
Il appartient aux Québécois de choisir le modèle de soins qu'ils désirent, qu'il soit public ou privé. S'il est vrai que la pandémie de la COVID-19 a révélé les faiblesses de nos CHSLD, le Québec est amplement capable d'améliorer son propre système sans renoncer à son autonomie.
Une enquête publique du Bureau du coroner, ainsi qu'une enquête de la protectrice du citoyen sont déjà en cours d'exécution. Le Québec n'a pas besoin de normes fédérales pour améliorer la situation et n'a pas non plus besoin de se faire dicter des solutions par Ottawa.
J'en parlerai donc essentiellement en trois points. J'expliquerai davantage notre position en lien avec celle du Québec et celle de plusieurs organismes d'aînés au Québec.
Au début de la pandémie, il est vrai que Québec avait pris la décision de transférer des patients dans les CHSLD afin de libérer des lits d'hôpitaux, croyant que la pandémie mobiliserait pleinement le système hospitalier. Nous reconnaissons aussi que la COVID-19 touche principalement les aînés. Ce fait, combiné aux déficiences qui perdurent dans notre réseau de CHSLD — manque de personnel, administration défaillante, déplacement des travailleurs entre les différents centres d'hébergement, et ainsi de suite —, a mené à l'hécatombe que l'on connaît aujourd'hui, c'est-à-dire qu'un peu plus de la moitié des 10 087 décès survenus au Québec sont survenus dans les CHSLD.
Rappelons que, en mai dernier, les négociations entre le premier ministre Legault et le gouvernement libéral ont été particulièrement tendues par le refus du fédéral de reconduire l'aide de l'armée. Le gouvernement fédéral s'était alors servi du recours à l'armée, par le Québec, pour annoncer son intention d'imposer des normes canadiennes dans les CHSLD dans son discours du Trône. C'était une façon pour lui d'imposer ses exigences face à un front commun des provinces qui réclamait une hausse de transferts en santé de la part du fédéral à hauteur de 35 %.
Depuis, il est revenu à la charge avec son idée lors de la mise à jour économique de l'automne dernier et lors de 20e conférence téléphonique entre les premiers ministres du pays avec, bien entendu, la bénédiction du NPD. Selon toute vraisemblance, les normes fédérales s'appuieraient sur les lignes directrices pour les établissements de soins de longue durée, publiées par Santé Canada en avril 2020 et mises à jour le 26 février dernier. Ce document indique les procédures à suivre dans les CHSLD pour lutter contre la pandémie de la COVID-19.
Je souligne ici qu'il y a déjà un débat sur la nationalisation des CHSLD au Québec, mené par le premier ministre Legault et sa ministre responsable des aînés et des proches aidants Mme Marguerite Blais. Laissons-les en discuter et en débattre.
Au Bloc québécois, nous réitérons donc que la santé est une compétence exclusive du Québec et des provinces. La Loi constitutionnelle de 1867 et ses articles 91 et 92 déterminent le partage des compétences gouvernementales entre le fédéral et le Québec et les provinces. Elle est claire.
La santé est un pouvoir exclusif du Québec, à l'exception de la santé des Autochtones, les hôpitaux militaires, l'homologation des médicaments par Santé Canada, et la quarantaine. D'ailleurs, le fédéral a échoué sur la santé des Autochtones, sur le nationalisme vaccinal et sur les quarantaines.
Le Parti libéral du Canada et le NPD ont la tentation permanente de vouloir s'ingérer dans les champs de compétences du Québec et des provinces, en particulier dans le champ de la santé parce que c'est un domaine proche des gens et que cela paraît donc bien. Or, le fédéralisme, dont ils sont les porteurs, exige que chaque palier de gouvernement respecte ses compétences exclusives. Les deux partis succombent ainsi à la tentation de toute sortie de crise, soient avec la centralisation et l'austérité par les compressions, en plus de faire, évidemment, un affront direct au Québec et aux provinces. J'en glisserai un mot plus tard en parlant des transferts en santé.
Les fédéralistes avancent parfois l'argument que les transferts en santé doivent être assujettis à des conditions, sinon les provinces en profitent pour diminuer les impôts plutôt qu'offrir davantage de services à leur population.
À cela, nous répliquons que ce n'est pas au fédéral de faire la leçon aux gouvernements provinciaux et au Québec. Cessons ce paternalisme. En démocratie, c'est aux électeurs de sanctionner leur gouvernement. À l'unanimité, une motion de l'Assemblée nationale du Québec a dénoncé les normes nationales canadiennes dans les CHSLD et exige une hausse des transferts.
Le 2 décembre dernier, la ministre responsable des aînés et des proches aidants Mme Marguerite Blais a déposé une motion pour dénoncer la volonté des libéraux d'imposer ces normes canadiennes:
Que l'Assemblée nationale rejette la volonté du gouvernement du Canada d'imposer des normes canadiennes dans les CHSLD et les centres d'hébergement pour aînés, un champ de compétence exclusif au Québec;
Qu'elle exprime sa déception face à l'absence de hausse des transferts fédéraux en santé dans la dernière mise à jour économique du gouvernement fédéral, alors que les provinces doivent assumer d'importantes dépenses en santé dans le contexte de la pandémie de la COVID-19;
Qu'elle demande au gouvernement fédéral de s'engager à ne pas imposer de normes canadiennes dans les CHSLD et les centres d'hébergement pour aînés et d'augmenter les transferts en santé à hauteur de 35 % des coûts du réseau.
Évidemment, le Bloc québécois défend la position unanime de l'Assemblée nationale et dénonce cette vision centralisatrice du NPD et des libéraux.
Des normes, le Québec en possède déjà. En ce qui concerne les CHSLD, ces règlements sont déjà inscrits dans la Loi sur les services de santé et les services sociaux. De plus, rappelons que la majorité — 86 % — des foyers de longue durée du Québec sont publics, tandis que la moyenne canadienne est de 46 %.
Soyons bien clairs, ce sont les provinces et le Québec qui ont l'expertise et l'expérience en matière de foyers de soins de longue durée, pas le gouvernement fédéral. Ce sont également les provinces et le Québec qui financent la grande majorité de ces services. En 2014, l'Institut canadien d'information sur la santé estimait que 73 % des coûts attribuables aux établissements canadiens de soins de longue durée étaient financés par les régimes et les organismes provinciaux, territoriaux et municipaux, tandis que 23 % des coûts étaient assumés par les résidents ou par l'intermédiaire de leur assurance privée.
Tous les CHSLD doivent respecter des normes de sécurité et de qualité des soins pour avoir l'autorisation d'exploiter leur établissement. Ils doivent renouveler cette autorisation tous les quatre ou cinq ans selon leur catégorie, en démontrant à nouveau qu'ils respectent les normes minimales. Le gouvernement effectue même à l'occasion des visites pour s'assurer de la qualité des services offerts. Chaque CHSLD doit aussi mettre sur pied un comité des usagers, responsable d'informer les résidants de leurs droits, de défendre leurs intérêts et de tenter d'améliorer la qualité des services. J'ai pu le constater lorsque j'étais chargée de projet sur la sensibilisation à la maltraitance des aînés.
Étant donné la situation, le gouvernement du Québec a déjà déclaré qu'il voulait uniformiser l'encadrement des CHSLD et les conditions de travail des employés. Il est évident qu'il n'est pas de la responsabilité du fédéral, lequel n'a ni l'expérience ni l'expertise requises, de définir des normes pour les établissements à la place des provinces et du Québec. Le gouvernement fédéral devrait plutôt se concentrer à bien faire ce à quoi l'on s'attend de lui, et prendre ses responsabilités. Ma collègue de Salaberry—Suroît, qui a été gestionnaire dans le réseau de la santé, pourrait également vous en parler. Pour sa part, le premier ministre du Québec a même qualifié d'erreur la volonté du gouvernement libéral de proposer des mesures centralisatrices dans un domaine de compétence provinciale comme la santé.
Le rapport publié au printemps dernier par les Forces armées canadiennes suivant leur passage dans les CHSLD au Québec est clair: des normes, des règles sur la prévention et le contrôle de la contamination ou sur le port d'équipement de protection, il y en a déjà beaucoup. Cependant, celles-ci n'ont pas suffi à arrêter le virus, car les CHSLD ont eu de la difficulté à respecter les normes et les règles en place et à les appliquer. La raison en était manifestement la pénurie de main-d'œuvre. En effet, selon le rapport, les CHSLD ont un besoin criant de personnel avec formation médicale.
Si le gouvernement fédéral souhaite réellement aider les provinces et le Québec à se sortir de la pandémie et à améliorer les soins offerts à nos aînés, il doit aussi cesser de se montrer paternaliste. Il doit oublier cette idée de normes nationales imposées et mal adaptées aux différents contextes sociaux et institutionnels. Il doit plutôt augmenter les transferts en santé, qui permettront d'attirer et de retenir plus de monde dans le système de santé.
Troisièmement, penchons-nous sur les positions d'autres organismes pour aînés au Québec. Des représentants du réseau de la Fédération de l'âge d'or du Québec, le réseau FADOQ, ont à nouveau dit aux membres du Comité permanent de la condition féminine ce que contiennent depuis longtemps leurs mémoires prébudgétaires au Comité des finances: ce ne sont pas de normes dont le Québec a besoin, mais des moyens financiers lui permettant de prendre soin des gens.
En effet, c'est sur les questions de financement du système de santé que le bât blesse. Les transferts de santé ont été considérablement réduits par les compressions successives libérales et conservatrices depuis les années 1990. Ce point de vue est également partagé par de nombreux autres organismes au Québec, dont l'Association féminine d'éducation et d'action sociale, qui milite pour les droits des femmes et qui reconnaît que le sous-financement a un effet direct sur les soins de santé. Même le directeur de l'Institut d'études canadiennes de McGill, Daniel Béland, a jugé que l'intention d'imposer des normes nationales ne représentait qu'une solution accessoire pour bien faire paraître le premier ministre. En soi, cette intention peut être gagnante auprès d'un certain public.
Cependant, c'est vraiment aux provinces et au Québec qu'il revient de s'occuper de cela et ils ont besoin de plus d'argent. La solution est donc simple: une hausse des transferts fédéraux en santé. Le refus du gouvernement fédéral de financer durablement les soins de santé n'est pas étranger aux difficultés des provinces et du Québec à offrir des soins adéquats à leur population.
Il est impensable que nous luttions depuis un an contre une pandémie avec du personnel soignant qui porte nos réseaux à bout de bras alors que le gouvernement fédéral s'entête dans son refus et nous dise qu'il attendra après la crise pour offrir cette hausse. C'est pourtant une mesure tellement évidente pour sortir durablement de cette crise, anticiper la prochaine et être prêt à agir et à réagir.
Il serait temps que le gouvernement canadien réalise que cette demande n'est pas un caprice du Québec et des provinces, mais la condition nécessaire et immédiate pour que les Canadiens et les Québécois puissent recevoir les soins qu'ils méritent et que les aînés obtiennent le respect que commande leur contribution à notre société.
Voilà, madame la...
Madam Speaker, I will be sharing my time with the member for Montcalm.
As I rise to speak to this motion, which calls for national standards and the nationalization of long-term care homes, or CHSLDs, as we know them, I feel a sense of exasperation. As everyone might expect, we vehemently oppose the motion because it proposes outright interference in an area under the jurisdiction of Quebec and the provinces, which want nothing to do with federal standards.
It is up to Quebeckers to choose the care model they want, be that public or private. The COVID-19 pandemic did expose the weaknesses in our long-term care homes, but Quebec is perfectly capable of improving its own system without handing over the reins.
A public investigation by the coroner's office and an investigation by the ombudsperson are under way. Quebec does not need federal standards to improve the situation, nor does it need Ottawa to tell it how to solve its problems.
I will focus on three points. I will explain our position as it aligns with that of Quebec and a number of seniors' organizations in Quebec.
At the beginning of the pandemic, it is true that Quebec made the decision to transfer patients to long-term care facilities, or CHSLDs, to free up hospital beds, believing that the entire hospital system would be overwhelmed by the pandemic. We also recognize that COVID-19 mainly affects seniors. This, combined with ongoing deficiencies in our CHSLD system, including a lack of staff, poor administration, and the movement of staff between care centres, has led to the devastation that we are seeing today, with just under half of the 10,087 COVID-19-related deaths in Quebec having occurred in long-term care homes.
Let us not forget that, last May, negotiations between Premier Legault and the Liberal government were particularly tense because the federal government refused to extend the military assistance in Quebec. The federal government then used Quebec's need for military assistance to announce its intention to impose Canadian standards in CHSLDs in the throne speech. This was a way for the federal government to impose its requirements when faced with the provinces joining forces and calling for a 35% increase in health care transfers.
Since then, the federal government has brought up this idea again in last fall's economic update and at the 20th first ministers' conference with the support of the NDP, of course. In all likelihood, the federal standards will be based on the guidelines for long-term care facilities, which were issued by Health Canada in April 2020 and updated on February 26, 2021. This document sets out the procedures to be followed in long-term care facilities to combat COVID-19.
I want to point out that Quebec is already debating the nationalisation of its long-term care facilities, with the debate being led by Premier Legault and his minister responsible for seniors and caregivers, Marguerite Blais. Let us allow them to discuss and debate that.
The Bloc Québécois wants to reiterate that health falls under the exclusive jurisdiction of Quebec and the provinces. Sections 91 and 92 of the Constitution Act, 1867, set out how jurisdictions are shared between the federal government and Quebec and the provinces. It is clear.
Health is the exclusive jurisdiction of Quebec, except when it comes to the health of indigenous peoples, military hospitals, Health Canada drug certification and quarantine. The federal government has failed when it comes to indigenous health, vaccine nationalism and quarantines.
The Liberal Party of Canada and the NDP are always trying to interfere in the jurisdictions of Quebec and the provinces, especially in the area of health care, because it is close to the people and therefore seems like the right thing to do. However, federalism, which they champion, requires each level of government to respect its exclusive jurisdictions. Both parties are giving in to the temptation to get out of this crisis any way they can, including centralization and austerity through cuts, and this is obviously a direct affront to Quebec and the provinces. I will have a bit more to say on that later, when I talk about health transfers.
Federalists sometimes argue that health transfers must have conditions attached, otherwise provinces take advantage of them to lower taxes rather than provide better services to their people.
Our response to that argument is that it is not the federal government's job to lecture the provincial and Quebec governments. This paternalism must stop. In a democracy, it is up to voters to sanction their government. A unanimous motion adopted by the Quebec National Assembly condemned the pan-Canadian standards for long-term care and demanded an increase in transfers.
On December 2, Marguerite Blais, the minister responsible for seniors and informal caregivers, moved a motion to condemn the Liberals' desire to impose these Canadian standards :
That the National Assembly reject the Government of Canada's desire to impose Canadian standards in Québec CHSLDs and long-term care facilities for the elderly, as this falls under exclusive Québec jurisdiction;
That it express its disappointment that the federal government did not include an increase in health transfer payments in its last economic update, while the provinces must cover significant health spending costs in the context of the COVID-19 pandemic;
That it call on the federal government to commit to not imposing Canadian standards in Québec CHSLDs and long-term care facilities for the elderly and to increasing health transfer payments to the tune of 35% of healthcare network costs.
The Bloc Québécois obviously supports the unanimous opinion of the Quebec National Assembly and denounces the centralizing vision espoused by the NDP and the Liberals.
Quebec already has standards. Long-term care homes are regulated by Quebec's Act Respecting Health Services and Social Services. Furthermore, I remind members that the majority of long-term care homes in Quebec, 86% of them, are publicly run, while the Canadian average is 46%.
Let me be clear: The provinces and Quebec have the expertise and experience to manage long-term care homes. The federal government does not. The provinces and Quebec are also the ones paying for the vast majority of these services. In 2014, the Canadian Institute for Health Information estimated that 73% of long-term care home costs in Canada were covered by provincial, territorial and municipal plans and agencies, whereas 23% of costs were covered by residents or through their private insurance.
All long-term care homes must meet certain safety and quality of care standards to receive a permit to operate. They need to renew that permit every four or five years, depending on what category they belong to, by once again demonstrating that they meet the minimum standards. The government even conducts occasional site visits to verify the quality of the services provided. Every long-term care home also needs to set up a users' committee that is responsible for informing residents of their rights, defending their interests and trying to improve the quality of services. I saw this myself when I was managing a project to increase awareness of elder abuse.
Given the situation, the Government of Quebec has already announced that it wants to standardize the regulations governing long-term care homes and staff working conditions. This is clearly not a federal responsibility, since the federal government has neither the experience nor the expertise required to set standards for long-term care facilities in the place of the provinces and Quebec. Instead, the federal government should focus on doing what is expected of it properly and live up to its responsibilities. My colleague from Salaberry—Suroît, who was a manager in the health care system, could also talk about that. The Premier of Quebec even said that it was a mistake for the Liberal government to propose centralizing measures in an area of provincial jurisdiction like health.
Last spring's report from the Canadian Armed Forces on their experience in Quebec long-term care homes was clear: There are already plenty of standards and rules governing PPE usage and infection control and prevention. Those rules were not enough to stop the virus, though, because long-term care homes had a hard time complying with the standards and rules. The reason for that was clearly a staff shortage. According to the report, long-term care homes are in dire need of medically trained staff.
If the federal government really wants to help the provinces and Quebec get through the pandemic and provide better care to our seniors, it should stop being so paternalistic. It should forget about imposing national standards that are not a good fit for a range of social and institutional contexts. Instead, it should increase health transfers, which would enable Quebec and the provinces to attract and retain more health care workers.
For my third point, let us look at where other seniors' organizations in Quebec stand on this. Representatives from the FADOQ network, the Quebec seniors' federation, reiterated to the Standing Committee on the Status of Women what they have long been saying in their pre-budget briefs to the finance committee: Quebec does not need standards, it needs financial resources to be able to take care of people.
It all boils down to health care funding. Health transfers have been slashed by successive Liberal and Conservative governments since the 1990s. Countless other organizations in Quebec agree, including the Association féminine d'éducation et d'action sociale, which advocates for women's rights and recognizes that underfunding has a direct impact on health care. Even Daniel Béland, the director of the McGill Institute for the Study of Canada, felt that the idea of imposing national standards was just a way to make the Prime Minister look good. Some people might see it as a good idea.
However, the provinces and Quebec should really be in charge of this, and they need more money. The solution is simple: increase federal health transfers. The government's refusal to provide ongoing funding for health care is not unrelated to the difficulties that the provinces and Quebec are having in providing proper care for their residents.
It is inconceivable that health care professionals have had to prop up our health care system over the past year as we have combatted this pandemic. In the meantime, the federal government has stubbornly continued to tell us that it will wait until after the crisis to increase funding, even though increasing funding is the most obvious way to permanently overcome this crisis and to predict, plan for and respond to the next one.
The Canadian government needs to realize that Quebec and the provinces are not making a frivolous request. This funding is required immediately so that Canadians and Quebeckers can receive the care they deserve and so that seniors can be treated with the respect they are owed for their contributions to our society.
Madam—
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BQ (QC)
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2021-03-22 13:41 [p.5028]
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Madame la Présidente, je tiens à féliciter chaleureusement ma collègue de Shefford pour le professionnalisme de son discours. Elle est, pour les aînés, une porte-parole de grande qualité. On voit qu'elle est capable de représenter et de refléter les besoins des aînés du Québec.
Peut-elle redire aux députés d'en face et au NPD à quel point il est important de respecter le Québec et ses choix à l'Assemblée nationale dans la gestion de l'ensemble des services de soins de santé pour les aînés?
Madam Speaker, I want to sincerely congratulate my colleague from Shefford for the professionalism she showed in her speech. She is a wonderful critic for seniors, and it is clear that she is well equipped to represent and reflect the needs of Quebec's seniors.
Can she reiterate for the members opposite and for the NDP how important it is that the government respect Quebec and its decisions in the National Assembly with respect to managing all health care services for seniors?
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BQ (QC)
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2021-03-22 13:41 [p.5028]
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Madame la Présidente, je remercie ma collègue de Salaberry—Suroît de son excellente question.
Je n'ai pas eu le temps de le dire dans mon discours, mais j'allais énumérer des exemples où le fédéral a essayé de s'ingérer dans des dossiers, au Québec, en lui demandant d'agir dans le domaine de la santé. Chaque fois, ce n'était pas collé sur les réalités du Québec et des provinces. En ce qui concerne les drogues, par exemple, l'injection de drogues et la marijuana sont des questions qui ont créé des conflits.
Le Québec est évidemment le mieux placé pour connaître l'intérêt des aînés, de même que celui des gens dans son système de santé, de ses travailleurs qui travaillent fort.
J'ai œuvré dans le domaine communautaire. J'ai collaboré avec des organismes, mais également avec le système de santé. Ce que les gens m'ont répété, c'est qu'on a besoin de moyens.
Madam Speaker, I thank my colleague from Salaberry—Suroît for her excellent question.
I did not have time to do so during my speech, but I had planned to give some examples of times when the federal government tried to interfere in matters in Quebec by asking the province to take action in the area of health. Every time, the action the federal government asked Quebec to take was not in line with its reality or that of the other provinces. For example, when it comes to drugs, injection drugs and marijuana were issues that caused conflict.
Quebec is clearly in the best position to understand the interests of seniors and the hard-working staff in its health care system.
I worked in the community sector. I worked with organizations and the health care system. What people repeatedly told me was that they needed funding.
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NPD (ON)
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2021-03-22 13:42 [p.5028]
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Madame la Présidente, nous avons entendu à maintes reprises les députés bloquistes défendre avec passion le point de vue de leur province. Pourtant, j'aimerais croire que tous les députés souhaitent que tous les Canadiens disposent d'une norme leur permettant de protéger les personnes âgées.
La députée ne reconnaît-elle pas les échecs des soins de longue durée dans sa province, compte tenu des taux de mortalité au Québec? N'envisage-t-elle jamais la possibilité que le Québec ait en fait des normes inférieures à celles des provinces comparables au pays, ou bien son assemblée nationale est-elle si parfaite qu'elle fera toujours beaucoup mieux que le reste du Canada?
Madam Speaker, time and again we have heard the Bloc members passionately arguing on behalf of their province, yet I would like to think that all members in the House would want to ensure that all people across the country would have a standard through which we could protect our seniors.
Does the previous speaker not acknowledge the failures of long-term care within her province, given the death rates in Quebec? Would this member ever consider the possibility that Quebec might actually have lower standards than the national comparators across the country, or is its national assembly so perfect that it will always far exceed the rest of Canada?
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