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Voir le profil de Pat Finnigan
Lib. (NB)
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2021-05-04 10:04 [p.6583]
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Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le quatrième rapport du Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire, intitulé « Possibilités de croissance: Renforcer la capacité de transformation alimentaire au Canada pour assurer la sécurité alimentaire et les exportations ».
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale au présent rapport.
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the fourth report of the Standing Committee on Agriculture and Agri-Food entitled “Room to Grow: Strengthening Food Processing Capacity in Canada for Food Security and Exports”.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to this report.
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PV (BC)
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2021-05-04 10:04 [p.6583]
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Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter cette pétition aujourd'hui.
La pétition porte sur les violations incessantes des droits de la personne dans la République populaire de Chine. Plus précisément, les pétitionnaires demandent au gouvernement d'appliquer les sanctions prévues par la loi de Magnitski pour faire respecter les droits de la personne des adeptes du Falun Dafa et du Falun Gong, qui sont toujours persécutés par le Parti communiste chinois dans la République populaire de Chine.
Madam Speaker, I have the honour to present this petition today.
The petition deals with the ongoing human rights abuses within the People's Republic of China. Specifically, petitioners call on the government to apply Magnitsky sanctions to enforce human rights in the case of practitioners of Falun Dafa and Falun Gong, who are persistently persecuted within the People's Republic of China by the Chinese Communist Party.
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Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
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2021-05-04 10:05 [p.6583]
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Monsieur le Président, l'initiative d'un citoyen s'est transformée en pétition. En effet, un citoyen de ma circonscription demande au gouvernement de porter une attention particulière à nos aînés.
On invite donc le gouvernement à changer l'appellation du programme de la Sécurité de la vieillesse, qui existe depuis 70 ans. C'est un geste simple, mais très important pour le respect de nos aînés.
Mr. Speaker, a citizen's initiative turned into a petition. One of my constituents is asking the government to pay special attention to our seniors.
I therefore invite the government to change the name of the old age security program, which has been around for 70 years. It is a simple gesture but a very important one to show respect for our seniors.
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Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2021-05-04 10:06 [p.6583]
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Monsieur le Président, je demande que toutes les questions restent au Feuilleton.
Mr. Speaker, I ask that all questions be allowed to stand at this time, please.
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Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
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2021-05-04 10:06 [p.6583]
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D'accord?
Des voix: D'accord.
Is that agreed?
Some hon. members: Agreed.
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PCC (MB)
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2021-05-04 10:07 [p.6583]
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propose:
Que, étant donné que:
a) les femmes et tous les membres des Forces armées canadiennes ont placé leur confiance dans le présent gouvernement, s’attendant à ce qu’il agisse face aux allégations d’inconduite sexuelle;
b) le chef de cabinet du premier ministre a été informé d’une allégation de harcèlement sexuel précise contre le général Jonathan Vance il y a trois ans;
c) le premier ministre affirme que cette allégation de harcèlement sexuel n’a jamais été portée à son attention;
d) le premier ministre a déclaré que les personnes en position d’autorité ont le devoir d’agir en cas d’allégations,
la Chambre demande au premier ministre de congédier son chef de cabinet pour avoir omis de l’informer d’une grave allégation de harcèlement sexuel aux plus hauts échelons des Forces armées canadiennes et pour avoir été complice de la dissimulation de la vérité aux Canadiens.
— Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec le député de Selkirk—Interlake—Eastman.
Je vais entamer le débat aujourd'hui sur la motion de l'opposition et, pour être honnête, c'est un sujet que j'aurais préféré ne pas avoir à soulever. En ce moment, le pays est confronté à de nombreuses questions très importantes et urgentes, comme les vaccins, le fait que nous n'en avons pas assez et que le gouvernement envoie des messages très contradictoires à ce sujet. Il y a aussi des questions comme l'économie et les emplois, et le fait que les libéraux n'ont aucun plan pour assurer notre avenir.
La confiance que les Canadiens peuvent avoir dans leur gouvernement est à la base de ces questions et bien d'autres; la certitude que le premier ministre leur dit la vérité; la certitude que le premier ministre agit dans leur intérêt et non dans son intérêt personnel; la certitude que, lorsque des personnes occupant les plus hautes fonctions posent des gestes répréhensibles, elles doivent rendre des comptes.
Voilà pourquoi nous débattons aujourd’hui des mesures prises par le premier ministre, son cabinet et le ministre de la Défense nationale pour camoufler les allégations d’inconduite sexuelle contre le chef d'état-major de la Défense et du fait qu'il faut faire la lumière sur cette affaire afin que les responsables rendent des comptes pour que les gestes reprochés ne surviennent plus jamais.
Les Canadiens en uniforme, hommes ou femmes, qui sont au service de notre pays chaque jour avec honneur et intégrité doivent souvent sacrifier leur vie, leur santé mentale, leur équilibre émotionnel et leur santé physique. Ils renoncent à du temps qu'ils auraient passé avec les membres de leur famille et avec leurs amis.
Les femmes dans les forces armées, ces femmes qui portent l'uniforme, elles font un sacrifice unique. Elles se privent d'un temps précieux auprès de leurs propres enfants, qui sont parfois en très bas âge. Elles vont même parfois jusqu'à abandonner l'idée de devenir mère. Ces femmes font tellement de sacrifices pour servir notre pays, elles sont en droit de s'attendre à ce que le gouvernement leur rende la pareille avec autant d'intégrité et d'honneur. Les Canadiennes en uniforme font confiance au gouvernement pour les protéger du harcèlement, de l'inconduite sexuelle et de l'abus d'autorité de leurs supérieurs. Le gouvernement libéral a échoué sur toute la ligne au cours des dernières années et cela est d'une tristesse absolue.
Aujourd'hui, nous allons parler de ce qui s'est passé, des personnes qui étaient au courant et de celles qui devraient être tenues responsables. Nous savons que le ministre de la Défense nationale était au courant. Dans son témoignage, l'ombudsman dit avoir fait part d'allégations précises d'inconduite sexuelle au ministre de la Défense nationale en 2018. Nous savons que le ministre de la Défense nationale a fait la sourde oreille à ce moment-là et répondu qu'il ne voulait pas en entendre parler. Chose incroyable, il a même refusé de parler à nouveau à l'ombudsman. Je suis certaine que, tout au long de la journée, il sera question de bien d'autres choses que le ministre de la Défense nationale a fait ou n'a pas fait.
Toutefois, je me concentrerai pour l'instant sur ce qui s'est passé au Cabinet du premier ministre, la plus haute instance du pays, et qui devrait être tenu responsable de la dissimulation de ces graves allégations.
On nous demande de croire que le premier ministre n'était pas au courant. Il a dit aux Canadiens, aux médias et à la Chambre qu'il ne savait rien de ces allégations jusqu'à tout récemment, soit il y a quelques mois, lorsque nous avons tous appris leur existence. Le conseiller principal du premier ministre a témoigné qu'il le savait, de même que la cheffe de cabinet du premier ministre, Katie Telford, mais apparemment, personne n'en a informé le premier ministre. Ils n'ont pas fait part de cette importante information au premier ministre. Voilà, semble-t-il, ce qu'il faudrait croire.
Pour bien situer le contexte, et c'est un aspect important, souvenons-nous qu'en mars 2018 le premier ministre et son cabinet savaient que le fait qu'il avait touché de manière inappropriée une femme en 2000 allait sortir au grand jour. Je me souviens personnellement du printemps de 2018. C'était un secret de polichinelle à Ottawa. Il y avait un article écrit par une jeune journaliste rapportant en détail la très mauvaise expérience qu'elle avait vécue lors de sa rencontre avec le premier ministre, qui avait alors 28 ans, au festival Kokanee. Puisque nous étions aussi nombreux à être au fait de cet article, le premier ministre et son cabinet l'étaient sûrement aussi.
Il savait sûrement que, tôt ou tard, cette histoire serait rendue publique et lui attirerait des questions. Nous devons tenir compte de ce contexte et nous demander quel était l'état d'esprit du premier ministre à l'époque et à quoi il pouvait penser. Il s'est peut-être dit que, s'il congédiait le général Vance à cause d'allégations d'inconduite sexuelle, il devrait se plier lui-même aux mêmes exigences quand les preuves de sa conduite odieuse seraient révélées.
Je suis certaine que le premier ministre se serait trouvé devant un choix très difficile s'il avait été au courant des allégations d'inconduite sexuelle contre le général Vance: il aurait dû choisir entre démettre de ses fonctions le chef d'état-major de la Défense à cause de ses gestes et faire fi des allégations pour se protéger. Quand on l'a confronté à propos des incidents de tripotage, le premier ministre a contourné la question en disant que certaines femmes ne ressentent pas les choses de la même façon. Il s'est accordé un passe-droit pour ses gestes, prouvant du même coup qu'il est loin d'être féministe, puisque c'est faire preuve d'une misogynie tout à fait classique que de blâmer la femme et de ne pas la prendre au sérieux. Quand on regarde la situation avec du recul, on comprend pourquoi le premier ministre aurait pu, tout en étant informé des allégations concernant le général Vance, choisir de les dissimuler.
Dans ce même contexte, examinons l'affirmation du premier ministre selon laquelle il ne savait rien et tout le monde autour de lui était au courant, mais l'a tenu dans l'ignorance. Supposons que ce soit raisonnable, même si j'estime que ce n'est pas crédible. Cela signifierait que la cheffe de cabinet du premier ministre, Katie Telford, était au courant et qu'elle ne lui a rien dit. Cela signifierait que Katie Telford était au fait des allégations et qu'elle a pourtant permis au premier ministre de procéder comme si de rien n'était entre 2018 et 2020, et non seulement de féliciter publiquement le général Vance pour son excellent travail dans le cadre de l'opération Honour, mais aussi de faire de lui le chef d'état-major de la Défense ayant occupé ses fonctions le plus longtemps et de lui accorder une augmentation de 50 000 $. À mon avis, il n'est tout simplement pas crédible qu'une cheffe de cabinet compétente permette à son patron, le premier ministre du Canada, de se mettre dans une position aussi vulnérable et de s'exposer au risque d'être grandement embarrassé, d'être discrédité et de ne pas être cru. Si c'était vrai et si j'étais le premier ministre, je me poserais la question suivante: avec des amis comme Katie Telford, qui a besoin d'ennemis? Je serais furieux contre elle, mais je remarque que le premier ministre ne semble pas très furieux, n'est-ce pas?
moved:
That, given that:
(a) women and all members of the Canadian Armed Forces placed their trust in this government to act on claims of sexual misconduct;
(b) the Prime Minister's Chief of Staff was informed about a specific sexual harassment allegation against General Jonathan Vance three years ago;
(c) the Prime Minister asserts that this sexual harassment allegation was never brought to his attention; and
(d) the Prime Minister said that those in a position of authority have a duty to act upon allegations,
the House call upon the Prime Minister to dismiss his Chief of Staff for failing to notify him about a serious sexual harassment allegation at the highest ranks of the Canadian Armed Forces and for being complicit in hiding the truth from Canadians.
She said: Mr. Speaker, I will be sharing my time this morning with my colleague, the member for Selkirk—Interlake—Eastman.
I am going to be beginning debate today on our opposition day motion and, to be frank, I wish this was not a topic that we were discussing. There are a lot of very important and pressing issues that are facing the country today, issues such as vaccines, and the fact that we do not have enough vaccines and that there are very mixed messages coming out from the government about vaccines. There are also issues like the economy and jobs, and the fact that Liberals have no plan to secure our future.
At the foundation of those and other issues really is the question around trust and confidence that Canadians can put in their government; trust and confidence that their Prime Minister is telling them the truth; trust and confidence that the Prime Minister is acting in their best interest and not in his own; trust and confidence that when people do the wrong things at the highest level, they are held accountable.
That is why today we are debating the cover-up of sexual misconduct allegations against the chief of the defence staff by the Prime Minister, by his office and by his Minister of National Defence, and the fact that the cover-up needs to be brought to light and that people need to be held accountable to ensure that it never happens again.
Our men and women in uniform serve our country every day with honour and integrity, many times sacrificing not only their own lives, but their mental health, their own emotional and physical stability and health. They sacrifice their time with their families. They even sacrifice their relationships.
Women in military, women in uniform, have a unique sacrifice. They give up time with their own children, sometimes their very young children. They give up their own time to even have children. They give up so much to serve this country and they expect and they want to have confidence that their government will serve them with the same integrity, honour and sacrifice. Our women in uniform put their faith in their government to protect them from harassment, from sexual misconduct, from having their superiors being able to take advantage of their position of authority. Sadly, the Liberal government has failed them in doing so over the last number of years.
Today, we are going to be talking about what happened. We are going to talk about who knew, who did not know and who should be held accountable. We know the Minister of National Defence knew. We know that the ombudsman testified that he brought specific allegations of sexual misconduct to the Minister of National Defence back in 2018. We know the Minister of National Defence, at the time, told the ombudsman he did not want to hear about it, and he turned a blind eye. Unbelievably, he even refused to speak to the ombudsman again. I am sure throughout the day, we are going to hear more about what the Minister of National Defence did and did not do.
What I would like to focus my remarks on at this point is what happened in the Prime Minister's Office, the highest office of this land, and who should be held accountable for covering up those serious allegations.
We are being told to believe that the Prime Minister did not know. He has told Canadians, he has told the media and he has told this House that he did not know about the allegations until just recently when all of us learned about them just a few months ago. We are told through testimony that the Prime Minister's chief adviser knew, as well as his chief of staff, Katie Telford, but apparently they did not tell him. They withheld this important information from the Prime Minister. That is what we are being told that we should believe.
For context, and this is important, let us remember that in March 2018, the Prime Minister and his office would have known that the evidence of him inappropriately groping a woman in 2000 was going to be brought to light. I personally recall the spring of 2018. It was one of the worst-kept secrets in Ottawa. There was an article circulating written by a young reporter detailing her very unpleasant experience with the Prime Minister when he was 28, in the Kokanees. If so many of us knew about this article, the Prime Minister and his office would have to have known.
He must have known that at some point it was going to be made public and he was going to be asked about it. In that context, it is important to consider what the Prime Minister could have reasonably been thinking and what his state of mind could have been. He could have been thinking that if he fired General Vance for allegations of sexual misconduct, he was also going to have to hold himself to the same standard when the evidence of his more egregious conduct came forward.
I am sure the Prime Minister would have been faced with a very serious personal choice had he known about the sexual allegations against General Vance, a choice of either dismissing the chief of the defence staff for what he had done or ignoring the allegations, thus protecting himself. When the Prime Minister was confronted with the groping incidents, he skated around it by saying that some women experience things differently. He gave himself a pass on his conduct, which I believe in and of itself shows how far away the Prime Minister is from being a feminist. It is classic misogynist behaviour to blame and dismiss the woman. Looking back now it all makes sense as to why the Prime Minister would have known about Vance but covered up the allegations.
In that same context, let us follow the Prime Minister's assertion that he did not know, that everyone around him knew but he was kept in the dark. Let us pretend that is reasonable, which I personally do not see as believable. That would mean the Prime Minister's chief of staff, Katie Telford, knew and she did not tell him. It means that Katie Telford knew of these allegations yet allowed the Prime Minister to go ahead between the course of 2018 and 2020 and not only praise General Vance publicly for his good work on Operation Honour, but also make him the longest-serving chief of the defence staff and give him a $50,000 raise. To me, it just does not seem believable that a competent chief of staff would allow her boss, the Prime Minister of this country, to put himself in such a vulnerable position and set himself up to be so badly embarrassed, discredited and disbelieved. If that was true and I was the Prime Minister, I would say with friends like Katie Telford who needs enemies? I would be furious with her, but I note the Prime Minister does not seem too furious, does he?
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NPD (ON)
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2021-05-04 10:15 [p.6585]
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Je vais juste arrêter l'horloge pendant un moment. Il semble y avoir un microphone ouvert. Je tiens à rappeler aux députés de mettre leur microphone en sourdine parce que cela interfère actuellement avec les affaires de la Chambre.
La cheffe adjointe a la parole.
I am just going to hold the clock for a moment. There seems to be a microphone on. I want to remind members to make sure their mikes are off because it is interfering with House affairs right now.
The hon. deputy leader.
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PCC (MB)
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2021-05-04 10:15 [p.6585]
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Madame la Présidente, quelque chose dans toute cette histoire sonne faux, mais comme c'est la version du premier ministre, nous allons lui demander d'agir en conséquence, car, selon ses propres paroles, ceux qui sont « en position d'autorité » et qui sont au courant d'allégations de nature sexuelle « ont le devoir d'agir. » Nous demandons au premier ministre d'agir par rapport au fait qu'apparemment, Katie Telford était au courant, mais n'a rien fait.
En revanche, si le premier ministre était au courant et qu'il ne l'admet pas, il doit faire preuve de courage sans plus tarder et admettre qu'il était au courant, mais qu'il n'a pas voulu passer à l'action. Pourquoi? Pour se protéger lui-même.
Une tendance se dessine avec le premier ministre. Nous l'avons constaté dans l'affaire SNC-Lavalin, où il a nié devant tout le pays qu'il savait qu'il y avait eu ingérence politique. Il l'a nié à plus d'une reprise et a affirmé qu'il ne s'était pas ingéré dans le dossier. Il est apparu clairement qu'il y avait eu ingérence politique lorsque nous avons entendu les conversations enregistrées. Tout comme dans l'affaire de camouflage entourant le général Vance, l'ingérence dans l'affaire SNC profitait au premier ministre, parce qu'il se souciait des votes. À l'issue de l'ignoble affaire SNC-Lavalin, deux femmes très intelligentes et compétentes ont été mises à l'écart, la députée de Vancouver Granville et Jane Philipot, l'ancienne ministre de la Santé, et le premier ministre s'en est sorti honorablement, du moins dans son propre esprit.
J'espère que nous n'avons pas affaire aujourd'hui à une autre situation où le premier ministre a voulu se protéger à tout prix, si bien que non seulement il a manqué à son devoir de protéger les femmes dans les forces armées, mais, au final, une autre femme compétente, Katie Telford, paiera pour ses erreurs. Il ne faut pas s'y méprendre; la réputation de cette femme est maintenant ternie. Comprenons-nous bien, si elle a camouflé l'affaire, elle mérite d'être renvoyée, mais si ce n'est pas le cas, et si le premier ministre ne dit pas la vérité, alors il doit dire la vérité sur ce qu'il a fait, et pour une fois dans sa carrière de premier ministre, sinon dans sa vie, il devrait peut-être assumer ses responsabilités pour les faussetés qu'il a dites, pour sa conduite et pour son opération de camouflage.
Winston Churchill a dit: « Je n'écoute plus ce que les gens disent, je regarde simplement ce qu'ils font. Le comportement ne ment pas. » Je crois que c'est l'attitude que nous devons avoir à l'égard du premier ministre, qui se dit féministe. Ses actions disent le contraire. Les Canadiennes observent son comportement, tout comme les femmes et les hommes dans les forces armées. Les femmes dans son propre parti, y compris celles qui travaillent pour lui, ont vu comment il se comporte, ou si elles n'ont rien remarqué, elles devraient l'observer plus attentivement. Les conservateurs ont certainement vu comment il se comporte...
Madam Speaker, something about this whole story that is being told does not ring true, but it is what the Prime Minister is saying so we are going to call him to act on it, because in his owns words he said that those “in positions of authority” who know about a sexual allegation “have a duty to act”. We are calling on the Prime Minister to act on the fact that apparently Katie Telford knew but did not act.
On the other hand, if the Prime Minister knew and he is not admitting it, he needs to man up as soon as possible and admit he knew but did not want to act on it. Why? Because he was protecting himself.
What we are seeing is a pattern with the Prime Minister. We saw it with the SNC-Lavalin affair, where he denied to the country that he even knew there had been political interference. He denied it again and said that he did not interfere. It became clear when we actually heard the voice recording that there had been political interference. Similarly, as in the Vance cover-up, the SNC interference was for the Prime Minister's benefit, because he was worried about votes. At the end of the whole horrid SNC-Lavalin incident, two very smart and capable women were ousted, the hon. member for Vancouver Granville and Jane Philpott, the former health minister, and the Prime Minister came out smelling like a rose, at least in his own mind.
I hope today we are not seeing the same thing whereby the Prime Minister, in an attempt to protect himself at all costs, has not only failed to protect our women in the military, but in the end another competent woman, Katie Telford, will pay for his mistake. Make no mistake, her reputation is tarred. Do not get me wrong, if she covered it up she deserves to be fired. If she did not cover it up and he is not telling the truth, he needs to stand up, tell the truth, own up to what he has done and, maybe if not for once in his lifetime, but for sure once in his career as Prime Minister, take responsibility for his mistruths, his conduct and his cover-up.
Winston Churchill said, “I no longer listen to what people say, I just watch what they do. Behaviour never lies.” I believe that is where we are with the Prime Minister and his claim of being a feminist. His actions show he is not a feminist. Canadian women are watching his behaviour, as are our women and men in uniform. The women in his own party, including those who work for him, have seen his behaviour, and if they have not seen it they need to take a hard look. The Conservatives have certainly seen his behaviour—
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NPD (ON)
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2021-05-04 10:18 [p.6585]
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Le temps de parole de la députée est écoulé. Elle pourra intervenir de nouveau pendant la période des questions et observations.
L'honorable députée de Thérèse-De Blainville a la parole.
The hon. member's time for debate is up. She will be able to continue during questions and comments.
The hon. member for Thérèse-De Blainville.
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BQ (QC)
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2021-05-04 10:18 [p.6585]
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Madame la Présidente, c'est une situation sérieuse. Il faut la dénoncer et il faut absolument agir pour la corriger.
La motion des conservateurs et les propos tenus par la députée ne doivent faire perdre de vue à personne que les deux partis ont choisi de ne rien faire concernant Jonathan Vance. Les conservateurs l'ont nommé alors qu'on avait déjà eu vent de certaines situations avant qu'il soit nommé chef d'état-major. Je pense que votre bilan sur cette question ne témoigne pas de l'élan que vous démontrez aujourd'hui.
Quel est votre mea-culpa quant à la situation?
Madam Speaker, this is a serious situation. We need to speak out against it and we need to take action to address it.
The Conservative motion and the statements made by the member must not make anyone lose sight of the fact that the two parties chose to do nothing about Jonathan Vance. The Conservatives appointed him chief of the defence staff even though they had already heard about certain situations before doing so. I think your track record on this issue is not consistent with the fervour you are demonstrating today.
Where is your mea culpa in this situation?
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NPD (ON)
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2021-05-04 10:19 [p.6585]
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Je rappelle à la députée qu'elle doit adresser ses questions et commentaires à la présidence, et non directement à la députée.
L'honorable députée de Portage—Lisgar a la parole.
I would remind the member that she is to address her questions and comments to the Chair, not directly to the member.
The hon. member for Portage—Lisgar.
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Voir le profil de Candice Bergen
PCC (MB)
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2021-05-04 10:19 [p.6585]
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Madame la Présidente, je voudrais remettre les pendules à l'heure. Dans ce cas-ci, les libéraux ont essayé de détourner l'attention de ce qu'ils avaient fait, en essayant de blâmer quelqu'un d'autre.
Le fait est que c'est le gouvernement conservateur qui est à l'origine du rapport Deschamps. Lorsque des rumeurs concernant le général Vance ont commencé à se répandre, les conservateurs ont agi. Cela n'a rien à voir avec ce que le présent gouvernement a fait. Lorsque l'ombudsman lui a fourni des preuves très concrètes, le ministre de la Défense nationale les a rejetées du revers de la main et les a cachées à l'abri du public pendant plus de trois ans. Il a même accordé une augmentation et une promotion au général Vance et lui a tressé des couronnes. Cela en dit beaucoup, comme le fait que les libéraux n'assument pas leurs décisions.
Ce que nous disons aujourd'hui, c'est que ce terrible problème, cette terrible situation ne seront pas réglés tant que le premier ministre n'aura pas avoué qu'il a tenté, avec d'autres, de dissimuler les faits.
Madam Speaker, I would like to correct something. The Liberals have been trying to deflect from what they have done in this current situation. They are trying to do that by blaming others.
The fact is that it was the Conservative government that actually initiated the Deschamps report. When rumours around General Vance were heard, Conservatives acted on them. That is very different from the current government. When given very concrete evidence from the ombudsman, the Minister of National Defence pushed it away and covered it up for over three years, and instead gave General Vance a raise, a promotion, and praised him. This is very telling, as is the fact that the Liberals are not owning up to it.
What we are saying today is that there can be no fix for this terrible problem, this terrible situation, until the Prime Minister owns up to the cover-up he has participated in.
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Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2021-05-04 10:20 [p.6585]
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Madame la Présidente, j'ai écouté très attentivement le leader du gouvernement à la Chambre des communes parler longuement de la situation, hier.
Sachant ce qu'il a dit, la députée de l'opposition a-t-elle quelque regret que ce soit concernant les choses qu'elle a dites officiellement qui pourraient avoir induit les Canadiens en erreur dans ce dossier?
Madam Speaker, I listened very closely to the government House leader as he addressed the issue at great length yesterday.
In terms of what I heard from the government House leader, does the opposition member have any regrets with respect to things she put on the record that might have actually misled Canadians on this issue?
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PCC (MB)
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2021-05-04 10:21 [p.6585]
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Madame la Présidente, ce que je retiens le plus de l'intervention d'hier du leader du gouvernement à la Chambre des communes est le mot très vulgaire qu'il a employé à la Chambre. Je pense qu'il aurait des regrets à ce sujet.
Or, ce qui est vraiment regrettable, c'est la façon dont se comportent le gouvernement et le premier ministre soi-disant féministe, en sacrifiant continuellement des femmes fortes et compétentes. Nous l'avons vu avec la députée de Vancouver Granville et Jane Philpott, et nous pourrions interroger de nombreuses femmes du caucus libéral à cet égard. On voit aujourd'hui la même chose avec Katie Telford: le premier ministre affirme qu'elle était au courant d'allégations d'inconduite sexuelle, mais que personne ne l'en a informé. Ce n'est tout simplement pas plausible.
Nous mettons le premier ministre au pied du mur. S'il est vrai que Mme Telford ne l'a pas informé des allégations, il peut la renvoyer. Cependant, si elle l'a en informé, il doit assumer ses responsabilités et, pour la première fois de sa carrière comme premier ministre, faire ce qui s'impose pour les Canadiens et Canadiennes, ainsi que pour les militaires, au lieu de seulement penser à se protéger.
Madam Speaker, my biggest recollection yesterday from the government House leader was him throwing the F-bomb into the House of Commons. I would think he would have regret about that.
The only regrets here should be with the government and the so-called feminist Prime Minister, who, time after time, throws strong and capable women under the bus. We have seen it with the hon. member for Vancouver Granville and Jane Philpott, and we could ask many women in the Liberal caucus. We are seeing it currently with the Prime Minister saying that Katie Telford knew but nobody told him about these sexual misconduct allegations. It is just not believable.
We are calling the Prime Minister's bluff. If, indeed, Telford did not tell him, he can fire her. However, if she did tell him, he needs to own up to it, he needs to take responsibility, and he needs to, for once in his career as Prime Minister, do the right thing for the men and women of the country and for the military, and not to protect himself.
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Voir le profil de Charlie Angus
NPD (ON)
Voir le profil de Charlie Angus
2021-05-04 10:22 [p.6586]
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Madame la Présidente, les allégations d'inconduite sexuelle dans l'armée sont très inquiétantes.
Cependant, je trouve consternant que les conservateurs tentent aujourd'hui de se servir d'une motion pour exploiter cette question. Il est totalement inacceptable qu'ils demandent au Parlement de décider qui devrait être congédié ou non. Ce n'est pas le rôle du Parlement. Il s'agit d'un enjeu très préoccupant, et les conservateurs l'exploitent à des fins politiques, plutôt que pour aider les militaires.
Madam Speaker, the issues of sexual allegations in the military are deeply concerning.
What I find really shocking today is that the Conservatives are trying to use this to exploit the issue. It is completely unacceptable that they are bringing it to Parliament to decide who gets fired and who does not. That is not something Parliament should be doing. This is a very disturbing issue, and the Conservatives are taking this issue and exploiting it for their own political benefit, not for the men and women in uniform.
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PCC (MB)
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2021-05-04 10:22 [p.6586]
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Je ne suis pas du tout d'accord, madame la Présidente.
Le NPD se soucie surtout de soutenir les libéraux dès qu'il en a l'occasion. C'est triste de voir le NPD laisser tomber les militaires, au lieu de faire preuve de courage, de prendre position et de demander des comptes au premier ministre, à son Cabinet et au ministre de la Défense nationale.
Cela ne m'étonne pas. Le NPD a perdu toute sa pertinence, et il le montre encore aujourd'hui.
Madam Speaker, I would completely disagree.
What the NDP is mostly concerned about is propping up the Liberals every chance it gets. It is sad to see the NDP abandoning the men and women in uniform, instead of showing some courage, taking a stand and calling the Prime Minister, his office and the Minister of National Defence to account for what they are doing.
I am not surprised. The NDP has lost all relevance, and it continues to do so today.
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PCC (MB)
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2021-05-04 10:23 [p.6586]
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Madame la Présidente, je veux remercier la leader adjointe de ses excellentes observations et d'avoir présenté une motion aujourd'hui. Nous mettons le premier ministre au pied du mur, afin d'apprendre ce qu'il savait ou ne savait pas.
Je veux tout d'abord dire à ceux qui servent notre pays sous les drapeaux qu'à l'évidence, le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes sont aux prises avec un problème grave et permanent d'inconduite sexuelle. Nous exigeons beaucoup des militaires. Ils servent dans les Forces armées canadiennes au quotidien, et ils ont fait le serment de protéger chacun de nous. Il revient aux députés de faire de leur mieux pour que les militaires puissent exercer leur métier de façon sûre. Ils ne doivent donc pas être soumis à du harcèlement sexuel en milieu de travail.
Quand nos fils et nos filles, nos soeurs et nos frères, nos mères et nos pères servent notre pays, ils ne devraient jamais être soumis à du harcèlement sexuel. Cette culture malsaine doit changer. C'est pourquoi le chef du Parti conservateur a proposé, il y a plus de deux mois, un plan d'action que le gouvernement pourrait suivre pour obtenir de véritables résultats.
Comme l'a dit notre chef, nous ordonnerions la tenue d'une enquête indépendante sur les cas d'inconduite sexuelle à l'échelle des forces armées. Tous les échelons seraient visés. Pendant l'enquête, toute promotion et augmentation de salaire des officiers généraux serait suspendue. Après avoir éliminé tous les problèmes, il serait possible d'accorder des promotions voulues.
Nous adopterions des politiques pour que les plaintes futures d'inconduite sexuelle soient déposées auprès d'un organisme externe véritablement indépendant et n'ayant aucun lien avec la chaîne de commandement. Pour changer la culture et mettre en place une véritable société égalitaire au sein des Forces armées canadiennes, nous présenterions des politiques permettant une meilleure représentation des femmes et d'autres Canadiens sous-représentés dans les échelons supérieurs, et ce, dans tous les services: l'aviation, l'armée et la marine.
Nous devons faire en sorte que les femmes et les hommes qui servent notre pays puissent le faire avec honneur et sans compromis. Pour y arriver, il faut établir un environnement sûr et encourager les femmes à occuper des postes de commandement.
Il ne fait aucun doute que l'objectif de la motion à l'étude est la reddition de comptes. Nous savons déjà que le ministre de la Défense nationale a reçu des preuves de harcèlement sexuel impliquant l'ancien chef d'état-major de la Défense, le général à la retraite Jonathan Vance. Or, au lieu d'examiner ces preuves et d'intervenir, comme l'y obligent ses fonctions et la Loi sur la défense nationale, le ministre les a rejetées. Ce faisant, il a manqué à son devoir envers les membres des Forces armées canadiennes.
À maintes occasions, le ministre a dit avoir confié les allégations à sa cheffe de cabinet. À l'époque, il y a trois ans, il s'agissait de Zita Astravas. C'était le 1er mars 2018. Comme nous l'avons appris au comité de la défense nationale il y a à peine deux semaines, Mme Astravas a alors relayé cette information à la cheffe de cabinet du premier ministre, Katie Telford. Puis, Katie Telford a demandé à Elder Marques, qui était alors conseiller principal du premier ministre, de communiquer avec l'ancien ombudsman militaire, Gary Walbourne, de même qu'avec l'ancien greffier du Conseil privé, Michael Wernick, qui a également témoigné devant le comité, ainsi qu'avec Janine Sherman, sous-secrétaire du Cabinet.
Le comité a entendu de nombreux témoignages. Ces allégations et les conséquences qu'elles ont entraînées ont fait couler beaucoup d'encre dans les médias.
Aujourd'hui, il faut trouver à qui incombe la responsabilité pour la façon dont Katie Telford a traité cette information. À titre de cheffe adjointe, la députée de Portage—Lisgar a déclaré que si on se fie à la version du premier ministre, cela signifie que Katie Telford a omis de communiquer de l'information cruciale au sujet du militaire le plus haut gradé au pays, le général Vance. Or, comme ce dernier jouissait de la cote de sécurité très secrète, il était potentiellement compromis et pouvait aisément être victime de chantage étant donné les allégations d'inconduite sexuelle dont il faisait l'objet.
Si Mme Telford n'a pas informé le premier ministre de la situation, elle a bel et bien empêché de vérifier si le chef d'état-major de la défense — qui relevait uniquement de deux personnes, soit le ministre de la Défense nationale et le premier ministre — s'était effectivement conduit de façon déshonorable et si sa capacité de servir le Canada était gravement compromise. Par conséquent, si on croit que Katie Telford a manqué à son obligation d'informer le premier ministre, elle doit alors être congédiée. Toutefois, bien franchement, nous mettons Justin Trudeau au pied du mur. Personnellement, je ne crois pas que Katie Telford ait omis de communiquer cette information au premier ministre.
Madam Speaker, I want to thank the deputy leader for her great opening comments and for bringing forward today's motion. We are calling the Prime Minister's bluff today, what he knew and what he did not do.
First, I want to tell those who serve our country in uniform that it is very clear that there is a huge problem in the Department of National Defence and the Canadian Armed Forces with this ongoing and serious problem of sexual misconduct. We ask a lot of those in uniform. They serve in the Canadian Armed Forces every day, and they have taken the oath to protect each and every one of us. It is incumbent upon us as members of Parliament to do our best to ensure that they have a safe work environment. That means they should not be subjected to sexual harassment in the workplace.
When our sons and daughters, our sisters and brothers, our mothers and fathers serve this nation, they should never be subjected to sexual harassment. This unsafe culture must change. That is why our leader of the Conservative Party suggested, over two months ago, an action plan that the government could take today and implement and get real results.
As our leader said, we would order a service-wide independent investigation into sexual misconduct in the military. That would be from top to bottom. During that investigation, all general and flag officers' promotions and salaries would be frozen so that we can weed out any of the problems and then bring forward the proper promotions.
We would introduce policies to ensure that future complaints of sexual misconduct are made to a truly external, independent body that is completely outside of the chain of command. To change the culture and to ensure that we have a true egalitarian society within the Canadian Armed Forces, we would bring forward policies to make greater representation of women and other under-represented Canadians among the top ranks of the Canadian Armed Forces and all the services: air force, army and navy.
We have to ensure that the women and men who serve our country can do it with honour and without compromise. That all starts by making sure we have a safe environment and having women at the command table.
There is no question that what we are dealing with here today as a motion is about accountability. We already know that the Minister of National Defence was offered evidence of sexual harassment by the former chief of the defence staff, retired General Jonathan Vance. The Minister of National Defence pushed away that evidence instead of looking at it and acting upon it, as he is required to do as the minister and as is defined under the National Defence Act. By not taking that evidence, the Minister of National Defence failed our women and men in the Canadian Armed Forces.
The minister has said on multiple occasions that he referred that allegation to his chief of staff, Zita Astravas, who was his former chief of staff at that time, three years ago. This was March 1, 2018, and she passed that information on, as we found out at the national defence committee only two weeks ago, to the Prime Minister's chief of staff, Katie Telford. Then Katie Telford had Elder Marques, who was a former senior adviser to the Prime Minister, initiate the contact with the former military ombudsman, Gary Walbourne, with the former Clerk of the Privy Council, Michael Wernick, who has also testified at committee, and with Janine Sherman, who was the deputy clerk to cabinet.
We have heard lots of testimony at committee. We have read much about these allegations and the fallout that has been impacted upon in the media.
What we have to get down to today is that there is responsibility here for what Katie Telford did with that information. As our deputy leader, the member for Portage—Lisgar, just said, if we are to believe the Prime Minister, then that means Katie Telford withheld critical information about the top soldier of the land and that General Vance, who has the top security clearance in the country, was potentially compromised and could be easily blackmailed based upon these allegations of sexual misconduct.
If she did not tell the Prime Minister, that is very much an obstruction of a process to ensure that the chief of the defence staff, who reports to only two people, the Minister of National Defence and the Prime Minister, had conducted himself without honour and that his ability to serve our country was severely compromised. Therefore, if we are to believe that Katie Telford did not fulfill her own responsibilities in informing the Prime Minister, then she should be fired. However, really, this is about calling Justin Trudeau's bluff, because I do not personally believe that Katie Telford would not have told the Prime Minister.
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Lib. (ON)
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2021-05-04 10:30 [p.6587]
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Madame la Présidente, j'invoque le Règlement, le député de Selkirk—Interlake—Eastman, qui possède pourtant une longue expérience parlementaire, a nommé le premier ministre par son nom. J'estime qu'il devrait s'abstenir de le faire.
Madam Speaker, on a point of order, the very experienced member for Selkirk—Interlake—Eastman referred to the Prime Minister by his full name, and I think he would want to refrain from doing that.
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NPD (ON)
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2021-05-04 10:30 [p.6587]
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C'est effectivement ce qu'a fait le député, et il ne devrait plus le faire. Il sait parfaitement qu'il ne faut pas nommer les députés ou les ministres par leur nom ou leur prénom à la Chambre.
Je redonne la parole au député de Selkirk—Interlake—Eastman.
Yes, the hon. member did that and I would caution him about doing that. He knows very well that we are not to refer to MPs or ministers by their first or last names in the House.
The hon. member for Selkirk—Interlake—Eastman.
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PCC (MB)
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2021-05-04 10:30 [p.6587]
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Je suis désolé, madame la Présidente. La présence médiatique a été forte ces derniers jours et je me suis habitué à prononcer souvent le nom du premier ministre. Je vais m'efforcer de parler de lui en disant le premier ministre.
Il faut aussi surveiller ce qui se passe au Comité permanent de la défense nationale, car il y a une semaine et demie, après qu'Elder Marques eut déclaré que Katie Telford constituait le premier point de contact entre le bureau du ministre de la Défense nationale et le Cabinet du premier ministre, nous avons immédiatement proposé une motion visant à la faire comparaître. Les membres libéraux du comité font de l'obstruction et empêchent la comparution de Katie Telford. Cela aussi en dit long sur le fait qu'il s'agit d'une opération de dissimulation. Les libéraux préfèrent protéger Katie Telford plutôt que les femmes et les hommes qui servent notre pays dans les Forces armées canadiennes.
Il faut mettre un terme à tout cela. Il faut faire en sorte que ceux qui sont au sommet de la chaîne de commandement, qu'il s'agisse du chef d'état-major de la Défense, du ministre de la Défense nationale, de la cheffe de Cabinet du premier ministre ou du premier ministre lui-même, fassent preuve d'honnêteté à l'égard des Canadiens et nous fournissent les détails.
Toute cette obstruction systématique incessante et les annulations répétées des réunions constituent un affront à la démocratie et nous montrent jusqu'où les libéraux sont prêts à aller pour que le Parlement canadien soit dysfonctionnel. Nous allons continuer de demander que Katie Telford vienne témoigner devant le comité, mais nous croyons également que la Chambre a la responsabilité de déterminer si Katie Telford était au courant ou non et si elle a informé le premier ministre ou non des allégations graves concernant le général Jonathan Vance.
Il faut pouvoir étudier l'ensemble des faits. Il faut garder en tête que, même si nous parlons de cette affaire depuis plus de trois mois, que les Canadiens en ont été informés et que la Chambre et le comité de la défense en ont été saisis, nous savons que Katie Telford était très occupée en mars 2018 en raison des allégations non fondées et des accusations portées à l'endroit de l'ancien vice-chef d'état-major, le vice-amiral Mark Norman. Il a été accusé le 8 mars 2018, et ce processus était en marche. Nous savons également que les libéraux devaient réagir à une affaire d'inconduite sexuelle au sein même du Cabinet du premier ministre impliquant Claude-Éric Gagné, alors ils en avaient plein les bras et il est possible qu'ils aient été distraits.
Cependant, cela ne justifie pas qu'ils aient donné un passe-droit à Jonathan Vance, qu'ils lui aient donné une augmentation et qu'ils aient prolongé son contrat de trois ans alors qu'il était responsable de l'opération Honour. Cette situation a sapé le moral de tous ceux qui servent au sein des Forces armées canadiennes.
Madam Speaker, I do apologize. There has been a lot of media lately and I get to use the Prime Minister's name frequently, so it is just a matter of habit these days, but I will refrain and will call him the Prime Minister.
We also have to keep our eye on what is happening in the Standing Committee on National Defence, because after we learned from Elder Marques, a week and a half ago, that Katie Telford was the first point of contact between the Minister of National Defence's office and the Prime Minister's Office, we immediately moved a motion to have her appear. The Liberals on that committee have been filibustering and blocking Katie Telford from appearing at our committee. This again speaks to the reality of this being a cover-up. The Liberals would rather protect Katie Telford than protect the women and men who serve our country in the Canadian Armed Forces.
This has to stop. We need to make sure that those who are in the chain of command, from the chief of the defence staff to the Minister of National Defence to the chief of staff to the Prime Minister and up to the Prime Minister, are all being honest with Canadians and providing us with the facts.
These ongoing filibusters and cancellations of meetings are an affront to democracy, and it really speaks to what bounds the Liberals are prepared to cross to ensure that our Parliament is dysfunctional. We will continue in our committee to ask that Katie Telford appear, but we also believe that it is incumbent upon this House for us to pronounce on whether Katie Telford did or did not know or did and did not tell the Prime Minister of these serious allegations against General Jonathan Vance.
We have to look at all the facts. We have to keep in mind that even though we have been dealing with this now for over three months that this has been in front of Canadians and in front of our House and at the defence committee, we know that Katie Telford was very busy in March 2018 dealing with the false allegations and the charges that were brought against the former vice-chief of the defence staff, Vice-Admiral Mark Norman. He was charged on March 8, 2018 and that was in process. We also know that the Liberals were dealing with sexual misconduct within the Prime Minister's Office itself with Claude-Éric Gagné, so their hands were full and they may have been distracted.
However, it was no excuse for them to give Jonathan Vance a pass, give him a raise, and extend his contract for another three years while he was in charge of Operation Honour. That was demoralizing to all those who serve in the Canadian Armed Forces.
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Lib. (ON)
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2021-05-04 10:34 [p.6587]
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Madame la Présidente, à deux reprises cette semaine, les conservateurs ont présenté une motion de l'opposition qui ne vise pas à aider les Canadiens, comme l'a souligné plus tôt le député de Timmins—Baie James. Comment cette motion pourrait-elle contribuer à faire progresser le travail très important qui doit être fait dans nos forces armées?
Le député a parlé du plan d'action des conservateurs sur l'inconduite sexuelle dans l'armée. Pourquoi ne pas avoir présenté ce plan dans le cadre d'une motion de l'opposition pour pouvoir l'étudier ici? C'est un sujet qui aurait pu faire l'objet d'un débat approfondi. Nous aurions pu discuter du contenu de ce plan et de ce qui permettrait au gouvernement de l'adopter.
Le député peut-il expliquer pourquoi les conservateurs ont choisi cette motion au lieu de présenter le plan d'action qu'ils ont élaboré?
Madam Speaker, we have seen two times this week the Conservatives bringing forward opposition motions that do not serve the purpose of helping Canadians, as was pointed out earlier by the member for Timmins—James Bay. How would this motion actually help to advance the very important work that needs to be done in our military?
The member referred to the Conservatives' action plan on sexual misconduct in the military. Why not bring forward that action plan as an opposition motion to study here? That is something we could have a substantive debate on. We could discuss what that plan is and how the government might be able to adopt it.
Can the member explain why the Conservatives chose this motion, instead of bringing forward the action plan they have?
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PCC (MB)
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2021-05-04 10:35 [p.6587]
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Madame la Présidente, je sais que cette discussion rend le député de Kingston et les Îles très mal à l'aise. Une importante base et le Collège militaire royal se trouvent dans la circonscription qu'il représente, et je ne doute pas qu'il reçoit un grand nombre de courriels, d'appels téléphoniques et de visites de la part de militaires et de vétérans qui sont déçus du gouvernement libéral.
Voici en fait à quoi se résume la situation: en ce qui concerne les inconduites sexuelles, il est temps que le premier ministre et les libéraux cessent de cacher la vérité aux Canadiens. Ils doivent assumer la responsabilité de leurs actes, qu'il s'agisse du bureau du ministre de la Défense nationale ou du Cabinet du premier ministre.
Madam Speaker, I know the member for Kingston and the Islands is very uncomfortable with this conversation. He does have a very large base and the Royal Military College in his riding, and I am sure he is getting a lot of emails, phone calls and visits from those who serve and who have served who are disappointed in the Liberal government.
Really, it comes down to this: When we are dealing with this issue of sexual misconduct, it is time for the Prime Minister and the Liberals to stop hiding the truth from Canadians. They have to take responsibility for their actions, both in the Minister of National Defence's office and in the Prime Minister's Office itself.
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BQ (QC)
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2021-05-04 10:35 [p.6587]
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Madame la Présidente, je me pose également la question. C'est ma conscience qui parle.
Quand il y a un enjeu d'une grande importance comme celui qui nous occupe, il faut effectivement se poser la question suivante: quelle est l'intention ultime de prendre cette journée en particulier avec une telle précision? Les considérants de la motion sont tout à fait valables.
Cela dit, quelle était l'ultime intention de faire un geste à l'égard d'un individu en prétendant qu'on va régler la situation?
Madam Speaker, I am also wondering about that. It is my conscience talking.
When we are dealing with an issue as significant as this one, we need to ask ourselves the following question: What is the ultimate intention in making today's debate so specific? The terms of the motion are quite valid.
That being said, what was the ultimate intention of taking action against an individual by claiming this will resolve the situation?
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PCC (MB)
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2021-05-04 10:36 [p.6587]
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Madame la Présidente, le but, c'est d'obliger le premier ministre à jouer franc jeu et à mettre cartes sur table. Il est fini le temps des faux-fuyants.
Nous voulons que cessent les cachotteries. Les Canadiens, les parlementaires et, surtout, les militaires doivent savoir que le gouvernement libéral a refusé de sanctionner les inconduites de Jonathan Vance, qui ont été soulevées pour la première fois en mars 2018. Les libéraux ont compromis l'opération Honour en laissant l'ex-général à son poste et en prolongeant son contrat de trois ans. Le gouvernement lui a accordé une augmentation de salaire de 50 000 $ — rien de moins —, mais il a fermé les yeux sur la tragédie qui secouait les Forces armées canadiennes.
Les inconduites sexuelles dans l'armée ont augmenté depuis l'arrivée du gouvernement libéral. Depuis cinq ans, une personne est agressée sexuellement tous les trois jours dans les Forces armées canadiennes. Il faut que cela cesse, et le seul moyen d'y parvenir, c'est de faire éclater la vérité au grand jour.
Madam Speaker, this is about forcing the Prime Minister to play his hand and drop his cards. It is time to stop the bluff.
This is about making sure the cover-up ends and that Canadians, we parliamentarians and especially those who serve in uniform know the facts around the Liberal government not acting on Jonathan Vance's misconduct, which was alleged back in March, 2018. They undermined Operation Honour by leaving him in charge and extending his contract by another three years. They gave him a salary increase that was as high as $50,000, and they turned a blind eye to the tragedy that was occurring in the Canadian Armed Forces.
Sexual misconduct in the armed forces under the Liberal government is increasing. Over the last five years, one person was sexually assaulted every three days in the Canadian Armed Forces. That has to stop, and that will stop when we get down to the truth.
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NPD (BC)
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2021-05-04 10:37 [p.6588]
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Madame la Présidente, je veux qu'on se comprenne bien. Nous sommes là à parler de ce que vivent les femmes du pays, mais personne ne parle de l'objectif que nous devrions poursuivre d'abord et avant tout, à savoir la sécurité des femmes dans l'armée. Les conservateurs réclament le renvoi d'une femme, mais le pire, c'est qu'elle n'a pas tant de pouvoir que ça. Le vrai pouvoir, il est entre les mains du ministre et du premier ministre.
Le député pourrait-il nous expliquer pourquoi les conservateurs ont choisi cette voie au lieu de proposer une motion qui aurait concrètement changé la vie des femmes qui servent leur pays?
Madam Speaker, I just want to be really clear here. We are in the House today talking about what is happening to women across the country, but we are not focusing on the results they need to feel safe in the military. We are talking about firing a woman who actually does not have that much power. The power lies in the minister's hands and the Prime Minister's hands.
Could the member talk about why they chose this, instead of actually bringing forward something that would make a difference for women serving this country?
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PCC (MB)
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2021-05-04 10:38 [p.6588]
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Madame la Présidente, c'est assez simple. La cheffe de cabinet du premier ministre est l'une des personnes les plus puissantes du pays. Si Katie Telford n'a pas communiqué cette information au premier ministre, elle mérite d'être congédiée parce qu'elle ne s'est pas acquittée des fonctions et des responsabilités qu'elle a à l'égard du Canada et du premier ministre. Si le premier ministre était au courant de la situation et qu'il induit les Canadiens en erreur à ce sujet depuis le début, il devrait présenter des excuses et nous dire la vérité une fois pour toutes.
Madam Speaker, it is quite simple. The chief of staff to the Prime Minister is one of the most powerful people in the country, and if Katie Telford did not share this information with the Prime Minister, then she deserves to be fired because she did not fulfill her own duties, or her responsibility, to the country and the Prime Minister. If the Prime Minister did know, and he has been misleading Canadians about that from the start, then he should apologize, come clean and tell us the truth once and for all.
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Lib. (ON)
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2021-05-04 10:39 [p.6588]
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Madame la Présidente, je prends la parole aujourd'hui au sujet de la motion de l'opposition pour discuter de nos efforts en vue de prévenir les inconduites sexuelles dans les Forces armées canadiennes et au ministère de la Défense nationale et en vue de remédier à ces inconduites.
Je veux parler de ces efforts mis en lumière lors de l'annonce de la semaine dernière concernant une nouvelle étude externe complète et indépendante, ainsi qu'une nouvelle organisation consacrée à la mise en place des conditions d'un changement de culture durable dans l'ensemble de l'institution.
Nous reconnaissons que nos efforts passés ont échoué. De graves allégations contre de hauts dirigeants militaires ont jeté une ombre sur l'ensemble des Forces armées canadiennes et du ministère de la Défense nationale. Nous reconnaissons que nos efforts n'ont pas résolu pleinement les problèmes soulevés par les survivants ni obtenu les résultats qu'ils méritaient.
Nous avons la responsabilité de veiller à ce que les Canadiens travaillent dans un environnement où ils sont traités avec dignité et respect. Nous prenons cette responsabilité très au sérieux. Cela dit, je tiens à prendre un instant pour répondre aux récentes accusations concernant le ministre de la Défense nationale et aux allégations contre le général Vance, ancien chef d'état-major de la Défense.
Quand le ministre a rencontré l'ombudsman des Forces armées canadiennes de l'époque le 1er mars 2018, M. Walbourne a soulevé la question des allégations portées contre le général Vance à la toute fin de la rencontre, sans toutefois préciser exactement quelle était la teneur de ces allégations. Il n'est pas entré dans les détails. Par respect pour l'intégrité et l'indépendance du processus d'enquête, le ministre a ordonné à l'ombudsman de transmettre les allégations aux autorités compétentes. L'affaire a été communiquée au Bureau du Conseil privé, qui est directement responsable des nominations par le gouverneur en conseil, y compris la nomination du chef d'état-major de la Défense.
Une enquête juste et équitable sur les allégations d'actes répréhensibles est fondamentale pour notre système de justice. C'est un élément fondamental de notre conception de la démocratie. Il ne doit jamais y avoir d'ingérence politique, réelle ou apparente, dans de telles enquêtes. Les mesures prises par le ministre sont les mêmes que celles qui ont été prises par le gouvernement conservateur précédent. En réalité, le chef de l'opposition a pris les mêmes mesures quand il a entendu des rumeurs d'inconduites sexuelles concernant le général Vance avant sa nomination au poste de chef d'état-major de la Défense.
Au cours des derniers mois, nous avons entendu le récit atroce d'autres personnes qui ont été victimes d'inconduite sexuelle dans l'exercice de leurs fonctions. Cela veut dire que de graves problèmes minent notre culture organisationnelle. D'ailleurs, nous avons souligné la nécessité d'instaurer un changement généralisé et durable. Un grand nombre de survivants et de personnes touchées ont communiqué avec moi personnellement, et je tiens à les remercier de dénoncer la situation et d'avoir raconté ce qu'ils ont vécu. Cela contribue à faire progresser les choses. Nous écoutons ces personnes et nous agissons.
Comme l'a annoncé le ministre jeudi dernier, l'ancienne juge de la Cour suprême, Mme Louise Arbour, a accepté de diriger un nouvel examen externe indépendant et complet des politiques et de la culture de notre organisation. Cet exercice prendra appui sur les efforts déployés précédemment, notamment le rapport Deschamps.
À l'issue de cet examen, Mme Arbour formulera des recommandations cruciales tangibles à savoir comment nous pouvons mieux protéger nos gens et créer des conditions favorables à un changement de culture durable. Nous espérons en particulier que Mme Arbour nous fournira conseils et recommandations au sujet de l'établissement d'un mécanisme externe indépendant pour porter plainte, c'est-à-dire un mécanisme qui ne fait pas partie de la chaîne de commandement et qui répondra aux besoins des victimes d'inconduite sexuelle dans le milieu de la défense nationale. Nous espérons également que Mme Arbour nous aidera à faire en sorte que notre système de justice militaire puisse traiter adéquatement les plaintes en mettant l'accent sur l'intérêt des survivants.
Nous renforcerons nos structures existantes, tant du côté militaire que du côté civil, y compris le Centre d'intervention sur l'inconduite sexuelle, de manière à susciter une plus grande confiance parmi les personnes qui ont besoin d'aide. Nous examinerons le système d'évaluation du rendement et de promotion au sein des Forces armées canadiennes en portant une attention particulière à la façon dont notre organisation choisit et forme ses dirigeants.
Cet élément de leadership est très important. En fait, il est essentiel. Comme on l'a vu dans les médias, le gouvernement conservateur précédent a décidé de nommer le général Vance au poste de chef d'état-major de la défense, alors qu'il faisait l'objet d'une enquête pour agression sexuelle par le Service national des enquêtes des Forces canadiennes et que l'actuel chef de l'opposition était au courant de ces rumeurs.
Alors que les conservateurs étaient sur le point de nommer le candidat de leur choix à la tête des Forces armées canadiennes, le commandant qui dirigeait l'enquête sur le général Vance a déclaré subir des pressions pour abandonner l'enquête. Des pressions de la part de qui? Qui était à l'origine de ces pressions? Le gouvernement conservateur a-t-il fait pression pour que l'enquête soit close, afin de laisser la voie libre au général Vance? Ce sont des questions importantes auxquelles j'espère que mes collègues répondront, mais je m'égare.
J'ai parlé de Mme Arbour un peu plus tôt. Elle nous fournira des recommandations cruciales et concrètes sur la manière de mieux protéger nos gens et de créer les conditions d'un changement de culture durable. Elle fera ce travail de manière transparente et indépendante de la chaîne de commandement, avec la contribution des interlocuteurs appropriés à l'intérieur et à l'extérieur de la Défense nationale. Elle évaluera nos progrès dans l'application des recommandations du rapport Deschamps et nous aidera à poursuivre ces efforts. Tout au long du processus, elle sera en mesure de nous fournir des recommandations provisoires, auxquelles nous donnerons suite au fur et à mesure qu'elles nous parviendront.
En plus de l'examen mené par Mme Arbour, nous avons mis sur pied une nouvelle structure au sein de l'équipe de la Défense qui sera chargée de créer les conditions permettant une transformation de la culture dans l'ensemble de l'institution. Ces travaux sont déjà commencés. Nous savons qu'il existe des aspects problématiques au sein de la culture militaire qui peuvent favoriser les inconduites sexuelles et d'autres comportements néfastes. On parle des valeurs, des croyances et des comportements qui mettent à l'avant-plan la dureté et l'agressivité aux dépens de l'intelligence émotionnelle et de la coopération.
Ce pan de notre culture est complètement inacceptable. Il rend l'organisation moins efficace et moins fiable. Il effrite la confiance de la population envers l'institution et, plus important encore, il fait du mal à ceux qui ont choisi de porter l'uniforme et de consacrer leur vie à assurer notre sécurité.
Sous la gouverne de la lieutenante-générale Jennie Carignan, cheffe de la conduite professionnelle et de la culture, la nouvelle structure cherchera des solutions pour éliminer ces éléments toxiques de la culture militaire canadienne en s'appuyant sur les pratiques exemplaires et sur les conseils d'experts, d'intervenants et de personnes qui ont une expérience concrète, autant au sein des Forces canadiennes qu'à l'extérieur de celles-ci. La nouvelle structure sera chargée d'unifier, d'intégrer et de coordonner les efforts en cours et notamment de veiller à ce que les mesures intérimaires recommandées par Mme Arbour soient pleinement prises en compte immédiatement. Ultimement, elles proposeront des mesures concrètes en vue de prévenir les inconduites sexuelles et d'autres comportements néfastes.
La tâche qui a été confiée à cette nouvelle organisation de même que les efforts de Mme Arbour tiennent compte du fait que l'inconduite sexuelle ne se produit pas dans une bulle et qu'elle ne constitue pas le seul comportement néfaste pouvant laisser des traces indélébiles. Si nous voulons apporter des changements durables, il nous faut tenir compte du problème dans son ensemble.
Nous devons examiner les problèmes systémiques comme les abus de pouvoir, la discrimination, les préjugés et les stéréotypes négatifs, et nous attaquer à chacun de façon appropriée. Nous devons nous débarrasser de la notion désuète et toxique de ce que signifie être un guerrier, car une telle attitude peut engendrer ces valeurs et ces comportements néfastes. Nous devons transformer la culture des forces armées de fond en comble et mettre en place des structures appropriées de dénonciation et d'enquête pour traiter les incidents dès qu'ils se produisent.
Nous sommes déterminés à bâtir une culture d'inclusion à l'échelle de l'organisation de la défense. Grâce à ces nouvelles initiatives, nous prenons des mesures concrètes pour prévenir l'inconduite sexuelle et les autres comportements néfastes en examinant nos structures actuelles, ainsi que les valeurs et les comportements propres à notre institution.
Nous nous assurons que tous les membres de notre équipe sont traités avec dignité et respect en toute circonstance. Nous savons aussi que nous devons faire plus pour accompagner les victimes. C’est la raison pour laquelle, dans le budget de 2021, notre gouvernement investit plus de 236 millions de dollars dans nos systèmes de soutien, afin que les allégations d’inconduite sexuelle puissent être examinées en toute indépendance et que le système de justice militaire soit mieux en mesure de traiter les cas de harcèlement et de violence fondée sur le sexe. Dans cette optique, nous prévoyons d’élargir la portée des centres d’intervention sur l’inconduite sexuelle, partout au Canada. De cette façon, les militaires et les anciens combattants qui ont été victimes de traumatisme sexuel pendant leur service pourront avoir accès aux ressources et au soutien dont ils ont besoin.
Nous avons reçu des témoignages de victimes de traumatisme sexuel pendant leur service, et nous savons que les difficultés qu'ils éprouvent sont différentes de ceux des survivants d’autres formes de traumatisme subi au combat. C’est la raison pour laquelle les centres d’intervention sur l’inconduite sexuelle jouent un rôle très important. Depuis 2015, ils sont le principal recours de ceux et celles qui, dans notre organisation, ont été victimes d’inconduite sexuelle. Ils offrent à tous ceux qui en ont besoin un soutien confidentiel et du counseling 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et ils fonctionnent en toute indépendance de la chaîne de commandement militaire.
La Dre Denise Preston et les membres de son équipe guident les militaires parmi tous les services de soutien qui leur sont offerts, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du ministère. Ils les aident à choisir les mécanismes adéquats pour signaler des cas d’inconduite sexuelle, notamment une équipe de liaison militaire composée d’un officier de liaison de la police militaire, d’un conseiller militaire spécial et d’un officier de liaison militaire. Cette équipe travaille exclusivement pour le centre d’intervention sur l’inconduite sexuelle, et ses membres sont des experts dans leur domaine. Ils peuvent donner aux militaires des conseils sur la façon de déposer une plainte et sur la façon dont est menée une enquête, et ils peuvent aider la victime à faire un signalement, le cas échéant.
Le centre d’intervention sur l’inconduite sexuelle peut également nommer un conseiller attitré pour aider les victimes pendant tout le processus, y compris pour les défendre, les accompagner à des rendez-vous et les aider dans leur milieu de travail. Mais ce n’est qu’une partie de ce que le centre fait.
En effet, le personnel du centre travaille également avec les victimes pour élaborer de nouveaux programmes et mettre en place une stratégie nationale pour les survivants, et il joue un rôle consultatif important en donnant des avis et en faisant des recommandations sur les politiques et programmes du ministère.
Pour accompagner tous ces efforts, le budget de 2021 accorde les crédits nécessaires à l’élaboration d’un nouveau programme de soutien par les pairs. Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, nous allons travailler avec Anciens Combattants Canada, des professionnels, des professionnels de la santé mentale et d’anciennes victimes pour lancer ce programme qui comprendra des services de soutien en ligne et en personne, selon les meilleures pratiques établies, et qui sera accessible à tous les membres des Forces armées canadiennes et à tous les anciens combattants qui ont été victimes d’inconduite sexuelle.
Enfin, ces crédits permettront de poursuivre les efforts visant à mettre en œuvre la déclaration des droits des victimes dans notre système de justice militaire.
Nous avons beaucoup travaillé avec les groupes de victimes et nous allons bientôt mettre en ligne un questionnaire à l’intention des employés du ministère de la Défense nationale et des membres des Forces armées canadiennes, dont les réponses resteront anonymes. Grâce à tout ce travail, nous pourrons effectuer les changements qui sont nécessaires pour moderniser notre système de justice militaire, conformément aux engagements pris dans le projet de loi C-77. Nous sommes résolus à faire en sorte que le système de justice militaire adopte une approche centrée sur les victimes et qu’il prenne véritablement en compte le témoignage des victimes et des survivants. Nous avons déjà fait beaucoup de progrès dans la mise en œuvre du projet de loi C-77 et nous avons l’intention de poursuivre dans ce sens.
Nous voulons nous assurer que les victimes ont accès aux meilleurs services de soutien, et cela sera possible grâce aux crédits prévus dans le budget de 2021. Nous savons qu’à cause de lacunes dans nos politiques institutionnelles, nous n'avons pas été à la hauteur des attentes que nos membres avaient placées en nous. Nous n’avons pas su les protéger, comme nous en avions la responsabilité. Nous sommes conscients que les valeurs que nous chérissons ne correspondent pas toujours à l’expérience que vivent nos membres.
Tous les militaires, comme tous les Canadiens, ont le droit de travailler dans un environnement exempt de harcèlement et de discrimination, un environnement où ils sont traités avec respect et dignité, un environnement où ils sont appréciés pour leurs compétences. Pour autant, les derniers mois nous ont montré que nous avons encore beaucoup à faire pour qu’un tel environnement soit une réalité.
Aux victimes je tiens à exprimer mes regrets les plus sincères. Nous vous avons écoutées, et nous continuons de vous écouter. Nos efforts doivent porter sur les causes du problème. Nous ne pouvons pas nous contenter de traiter le problème de l’inconduite sexuelle au cas par cas. Nous avons également appris qu’il ne suffit pas d’imposer un changement culturel d’une telle ampleur. Il faut que chacun d’entre nous comprenne véritablement ce qui, dans notre culture, est la source du problème. Il faut déployer de vastes efforts soutenus pour éliminer les obstacles systémiques qui nous empêchent d’aller de l’avant.
Je sais que de nombreuses personnes sont sceptiques quant à nos efforts, à juste titre. Trop de dégâts ont été causés. Beaucoup trop de gens ont été touchés.
Toutefois, je promets que nous ferons ce qu'il faut pour transformer la culture de nos Forces armées canadiennes et pour aller à la racine de l'inconduite sexuelle et d'autres comportements toxiques.
Je veux aussi être claire: les mesures annoncées la semaine dernière par le ministre ne sont que les premières étapes basées sur les conclusions de l'examen approfondi externe et indépendant.
Sous les efforts de la cheffe de la conduite professionnelle et de la culture et sous les recommandations et l'expertise d'autres personnes dédiées à la transformation culturelle, nous allons continuer à faire avancer les choses.
Nous ferons tout ce qu'il faut pour rétablir la confiance, et nous continuerons à travailler pour une véritable culture de dignité et de respect pour tous ceux et celles qui servent dans les forces.
Madam Speaker, I rise today to address this opposition day motion by discussing our efforts to prevent and address sexual misconduct in the Canadian Armed Forces and the department of National Defence.
I want to talk about the efforts that were highlighted during last week's announcement about a new independent external comprehensive review and a new organization dedicated to creating the conditions for enduring cultural reform throughout the armed forces.
We recognize that our past efforts have failed. Serious allegations against senior military officers have cast a pall over the Canadian Armed Forces and the Department of National Defence as a whole. We recognize that our efforts have not fully resolved the problems identified by survivors or delivered the results they deserved.
We have a responsibility to ensure that our people work in an environment where they are treated with dignity and respect. It is a responsibility that we take very seriously. With that in mind, I would like to take a moment to address recent accusations concerning the Minister of National Defence and the allegations against the former chief of defence staff, General Vance.
When the minister met with the then Canadian Armed Forces ombudsman on March 1, 2018, at the very end of the meeting, Mr. Walbourne raised a non-specific allegation against General Vance. Mr. Walbourne did not go into details. Out of respect for the integrity and independence of the investigative process, the minister directed the ombudsman to share the allegations with the appropriate authorities. The matter was shared with the Privy Council Office, which is directly responsible for Governor in Council appointments, including the chief of defence staff.
The fair and unbiased investigation into allegations of wrongdoing is fundamental to our system of justice. It is fundamental to our concept of democracy. Such investigations must never be or even appear to be tainted by political influence. The actions that the minister took were the same as the previous Conservative government. They are the same actions, in fact, that the leader of the opposition took when he received rumours of sexual misconduct regarding General Vance prior to his appointment as chief of the defence staff.
Over the past months, we have heard harrowing accounts from others who have faced sexual misconduct in the line of duty, pointing to serious problems with our institutional culture, and we highlighted the need for comprehensive and lasting change. I have personally heard from many survivors, many of those impacted, and I want to thank them for coming forward and sharing their accounts. It is making a difference. We have listened, and we are taking action.
As the minister announced last Thursday, former justice of the Supreme Court, Madame Louise Arbour, has agreed to lead a new, independent, external, comprehensive review of our institutional policies and culture. This review will build on previous efforts to date, including the Deschamps report.
Through this review, Madame Arbour will provide crucial, tangible recommendations on how we can better protect our people and set the conditions for a lasting culture change. Most notably, we will look to her for guidance and recommendations on how we can set up an independent external reporting system outside of the chain of command for defence team members that meets the needs of those who have experienced sexual misconduct. We will also look to her to help us to ensure that our military justice system can properly respond to incidents and put survivors at the centre of it.
We will strengthen our existing structures on both the military and civilian sides, including the sexual misconduct response centre, to provide greater confidence to those who need support, and to help us review our evaluation and promotion system in the Canadian Armed Forces with a focus on how our organization selects and trains its leaders.
This leadership piece is very important. In fact, this is critical. As we have seen from media reports, the previous Conservative government decided to appoint General Vance as chief of the defence staff, even though he was under active investigation into sexual misconduct by the Canadian Forces National Investigation Service and the current leader of the opposition was personally aware of rumours of sexual misconduct.
Just as the Conservatives were about to appoint their hand-picked choice to lead the Canadian Armed Forces, the commanding officer leading the investigation into General Vance said he was under pressure to drop the investigation. Pressure from whom? Who was behind this pressure? Did the Conservative government push the investigation to be closed, to clear the way for General Vance? These are important questions that I hope my colleagues will address, but I digress.
I mentioned Madame Arbour earlier. Her work will provide crucial, tangible recommendations on how we can better protect our people and set the conditions for lasting culture change. She will carry out this work transparently and independently from the chain of command, with input from appropriate stakeholders inside and outside of the defence team. She will assess our progress in applying the recommendations of the Deschamps report and help us build on those efforts. Throughout the process, she will be able to provide any interim recommendations, which we will act upon as they come in.
In addition to the review by Madame Arbour, we have launched a new organization within the defence team, tasked with setting the conditions for cultural transformation across the institution. That is beginning right now. We know that there are problematic aspects of military culture that can foster sexual misconduct and other harmful behaviours. These are values, beliefs and behaviours that prioritize toughness and aggression over emotional intelligence and cooperation.
These parts of our culture are completely unacceptable. They make us less effective and reliable as an organization. They erode the confidence people have in our institution and, most importantly, they harm those who have chosen to wear the uniform and devoted their lives to keeping us safe.
Under the leadership of Lieutenant-General Jennie Carignan, serving as the chief of professional conduct and culture, this new organization will examine how we can address these toxic parts of our military culture, informed by best practices, as well as experts, advocates and those with lived experience, inside and outside of our military. This organization will unify, integrate and coordinate our existing efforts, including ensuring the interim steps Madame Arbour recommends are addressed immediately and fully. Ultimately, they will provide concrete steps that we can take to prevent sexual misconduct and other harmful behaviours from happening in the first place.
The work that this new organization has been tasked with, and Madame Arbour’s efforts, both take into account the fact that sexual misconduct does not happen in a bubble, nor is it the only harmful behaviour that can leave lasting trauma. To create lasting change, we have to look at the full spectrum of the problem.
We have to examine systemic challenges such as abuses of power, discrimination, biases and negative stereotypes, and address each of them appropriately. We have to shed ourselves of the outdated and toxic notions of what it means to be a warrior, an attitude that can foster these harmful behaviours and values. We have to transform the culture of our military from top to bottom, and we must have the right reporting and investigative structures in place to handle incidents when they occur.
We are deeply committed to building a culture of inclusion across the defence team. With these new initiatives, we are taking active steps to prevent sexual misconduct and other harmful behaviours by looking at our existing structures, and the values and behaviours of our institution.
We are ensuring that every member of our team is treated with dignity and respect at all times. At the same time, we also know that we need to do more to support people when they have been harmed. That is why, through budget 2021, our government is providing over $236 million in funding to expand our support systems to ensure the independence of sexual misconduct allegations and to improve our capacity to handle harassment and gender-based violence through the military justice system. As part of this, we are expanding the reach of our sexual misconduct response centres across the country. This is an important step to ensure that members and veterans who have been affected by military sexual trauma can access the resources and the supports they need.
We have heard from people affected by military sexual trauma and we know that they face different challenges than survivors of other forms of conflict-based trauma. That is why the work that our sexual misconduct response centres do is so important. They have been a key resource for those in our organization affected by sexual misconduct since 2015. They offer 24/7 confidential support and counselling services to anyone who reaches out and, crucially, their work is carried out independently from the military chain of command.
Dr. Denise Preston and her team help members navigate the various support services available to them, both inside and outside the department. They can help members access the right mechanisms to report incidents of sexual misconduct, including a military liaison team made up of a Military Police liaison officer, a special military adviser and a military liaison officer. This team is dedicated to the work of the SMRC and they are experts in their field. They can give members advice about how to make a complaint or about what is involved in an investigative process and they can facilitate reporting if the member chooses to do so.
The SMRC can also assign a dedicated counsellor to support members through the process, including advocating for them, accompanying them to appointments and assisting with workplace accommodations. However, this is just one piece of the work they do.
The SMRC is also working with affected members to develop new programs and create a national survivor-supported strategy and it provides crucial, expert guidance and recommendations that shape the policies and programs we have in place across the defence team.
To support its efforts, budget 2021 also provides funding to develop a new peer-to-peer support program. In the coming weeks and months, we will work with Veterans Affairs Canada, professionals, mental health professionals and those with lived experience to launch this program. It will include both online and in-person support informed by best practices and available to any Canadian Armed Forces member or veteran who has been harmed.
Finally, this funding also ensures that we will continue our efforts to implement the declaration of victims rights in our military justice system.
We have worked extensively with victims groups and we will soon launch an online questionnaire to solicit anonymous feedback from DND employees and Canadian Armed Forces members. Through these efforts, we will make the changes needed to modernize our military justice system in line with the commitments we put forth in Bill C-77. We are dedicated to building a military justice system that takes a victim-centric approach and truly gives victims and survivors a voice. We have already made some important progress implementing Bill C-77 and we will keep doing this critical work.
We want to ensure that we have the best support available when people have been harmed. Through the funding provided in budget 2021, we are doing just that. We know that gaps in our institutional policies led us to fail our fellow team members. We have not lived up to our responsibility to protect our people. We have seen that the values we proclaim to hold dear do not always match people’s lived experiences.
Every defence team member, every Canadian, deserves to work in an environment free from harassment and discrimination, an environment where they are treated with dignity and respect, an environment where they are valued for their skills. However, the past weeks and months have shown us we still have a lot of work to do to make this environment a reality.
For those who have been harmed, I am very truly sorry. We have listened; we are still listening. Our efforts must deal with the issues at the root of the problem. We cannot just treat sexual misconduct on a case-by-case basis. We have also learned that culture change on this scale cannot simply be ordered. It requires active effort from all of us and a strong understanding of the parts of our culture that have caused harm. Our efforts must be comprehensive. They must be lasting. They must address the systemic changes that keep us from moving forward.
I know that many people are skeptical of our efforts, and with good reason. Too much damage has been done. Too many people have been affected.
However, I promise that we will do whatever it takes to transform the culture within our Canadian Armed Forces and get to the root of sexual misconduct and other toxic behaviours.
I also want to make it clear that the measures the minister announced last week are just the first steps based on the conclusions of the independent external comprehensive review.
Under the leadership of the chief of professional conduct and culture, and following the recommendations of other experts dedicated to cultural transformation, we will continue to make progress.
We will do whatever it takes to restore confidence, and we will keep working to ensure a genuine culture of dignity and respect for all those serving in the forces.
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PCC (BC)
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2021-05-04 10:56 [p.6590]
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Madame la Présidente, la secrétaire parlementaire a dit ce qu’il fallait dire, mais il faudrait passer de la parole aux actes. Il y a plusieurs années, le premier ministre a déclaré qu’un ministre devait être congédié simplement pour un jus d’orange à 16 $, alors que depuis plus de trois ans, aucun membre des forces armées n’a été tenu de rendre des comptes à la suite d'allégations très graves.
Le gouvernement a annoncé qu’il allait faire refaire un rapport qui a déjà été fait. Ma question à la secrétaire parlementaire est la suivante: pourquoi personne n’a-t-il été tenu de rendre des comptes et pourquoi le gouvernement fait-il faire une autre étude alors qu’il en a déjà une très bien documentée, qui pourrait lui servir à apporter les changements nécessaires?
Madam Speaker, the parliamentary secretary was saying the right words, but the actions do not actually align. The Prime Minister many years ago suggested a minister should be fired simply over a $16-orange juice, but for over three years now, no one in the military has been held to account for very important allegations that were made.
The government said that it would redo a report that was already done. My question for the parliamentary secretary is this. What does she have to say about no one being held to account and about another study being done when the government has a very comprehensive document that should be used to make the changes required?
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Lib. (ON)
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2021-05-04 10:57 [p.6590]
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Madame la Présidente, les responsables ont bel et bien été tenus de rendre des comptes. Nous savons que la police militaire mène des enquêtes. Nous remercions sincèrement Mme Deschamps de son rapport, à la suite duquel nous avons présenté un projet de loi et créé une toute nouvelle institution, les centres d’intervention sur l’inconduite sexuelle, mais cela n’était pas suffisant.
Même Mme Deschamps a reconnu que Mme Arbour pourra s’inspirer du travail qu’elle a accompli. Les attributions de la nouvelle commissaire sont très vastes. Mme Deschamps a cerné le problème et identifié les mesures à prendre. Mme Arbour devra définir la façon de procéder. Le ministre a en outre déclaré que les recommandations de Mme Arbour seront contraignantes.
Je rappelle, car c’est très important, que nous ne confierons pas aux militaires et au ministère le soin de mettre en œuvre et d’interpréter les recommandations. Cette fois-ci, Mme Arbour s'attèlera à la tâche cruciale de définir exactement ce qu’il faut faire et comment cela sera mis en œuvre.
Je sais que les victimes sont sceptiques, mais elles verront que nous poursuivons le travail qui a déjà été entrepris, et que nous allons continuer…
Madam Speaker, in fact, people are being held to account. We are seeing right now that there are ongoing military police investigations. We are very grateful to Madame Deschamps for the report. In fact, we have put in legislation and created a whole new institution, the SMRC, but it was not enough.
Even Madame Deschamps has said that Madame Arbour will build on the work she did. The terms of reference are very broad. Madame Deschamps laid out what the problem was and what needed to be done. What Madame Arbour is doing is the how. We heard the minister say that Madame Arbour's recommendations will be binding.
It is very important to note that we are not leaving it to the military and the department to do the implementation and interpret the recommendations. This time, Madame Arbour will go through the extremely important task of laying out of exactly what needs to be done, and it will be implemented.
I know the survivors are skeptical, but they will see we are building on the work we have already done. We are continuing to do that—
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Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Voir le profil de Carol Hughes
2021-05-04 10:58 [p.6591]
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Nous poursuivons les questions et observations, le député de Terrebonne a la parole.
Questions and comments, the hon. member for Terrebonne.
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