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BQ (QC)
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2020-03-10 14:04 [p.1879]
Monsieur le Président, du 27 au 29 février s'est tenue la troisième édition du volet drummondvillois des Rendez-vous Québec Cinéma. C'est une fierté pour nous à Drummond d'offrir cette vitrine aux créateurs du septième art en marge de l'événement montréalais. Cela démontre que notre ville et notre région sont non seulement des leaders en affaires et en développement économique, mais aussi un lieu où la culture est valorisée, où les artistes peuvent s'exprimer auprès d'un public ouvert et intéressé. Le volet de Drummondville a failli ne pas voir le jour cette année, faute de financement. C'est la mère du jeune acteur Édouard Biron-Larocque, mon amie Geneviève Biron, qui m'a alerté, et à son initiative nous avons interpellé élus, gens d'affaires et médias. Tous ont compris qu'une nation qui ne défend pas sa culture se condamne elle-même à disparaître.
Je félicite donc Annie Hamel, directrice générale du Cinéma Capitol de Drummondville, et les propriétaires des Cinémas RGFM, Guillaume et Frédéric Venne, qui ont travaillé d'arrache-pied pour la survie de l'événement. Tous ensemble, nous veillerons à ce que les Rendez-vous Québec Cinéma aient leur pied-à-terre à Drummondville pour longtemps.
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2020-03-10 15:39 [p.1895]
Madame la Présidente, je suis bien content d'entendre mon collègue d'en face — que je félicite d'ailleurs pour son discours — parler du droit d'auteur et de la succession. Il est question de faire passer le délai de succession de 50 ans à 70 ans après la mort de l'ayant droit. Dans l'état actuel des choses, l'héritier ou l'ayant droit héritier doit demander la prolongation du droit d'auteur.
J'aimerais que mon collègue me dise ce que le gouvernement pense du fait qu'un héritier, 50 ans après la mort de l'auteur, doit faire la demande de prolongation alors que c'est quelque chose qui devrait se faire tout à fait automatiquement.
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2020-03-10 18:20 [p.1918]
Monsieur le Président, je trouve intéressante la dynamique qu'on observe dans les discussions sur cet accord. On peut remarquer une rare unanimité au sein des partis de l'opposition, qui sont tous d'accord pour dire que cet accord est tout sauf parfait. En fait, il est complètement imparfait. Nous sommes un peu pris avec cet accord.
J'abonde un peu dans le même sens que mon collègue conservateur. Je me suis senti interpellé quand notre collègue d'en face a dit qu'aucun député n'avait expliqué comment les choses auraient été faites différemment s'il avait négocié à la place du gouvernement. Premièrement, nous n'aurions pas touché à la gestion de l'offre comme cela a été fait. Nous n'aurions pas sacrifié la sécurité de nos agriculteurs et de nos producteurs laitiers. Nous n'aurions pas laissé le gouvernement américain très certainement permettre qu'on impose à nos agriculteurs et à nos producteurs laitiers des tarifs à l'exportation de produits à des pays qui ne font même pas partie de l'entente. Nous n'aurions certainement pas non plus oublié de protéger le secteur de l'aluminium comme cela été fait pour le secteur de l'acier. Cela a pris des semaines de questions posées par le Bloc québécois au Parti libéral pour qu'enfin on puisse avoir un semblant d'entente. Cela a été long. Cela a été une belle réussite, j'en conviens, et c'est ce qui fait que le Bloc québécois va finalement appuyer l'Accord.
Comment mon collègue d'en face voit-il les points que je viens de soulever comme étant positifs pour les secteurs dont on parle, soit le secteur de l'aluminium et le secteur laitier, en particulier?
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2020-02-25 16:42 [p.1532]
Monsieur le Président, j'entends mon collègue d'en face parler de la nécessité de collaborer, particulièrement dans le domaine de la santé, qui est — comme nous nous évertuons à le répéter à la Chambre depuis le début de cette discussion — de juridiction provinciale. Le Québec a un régime de santé qui est très efficace et qui couvre d'ailleurs en grande partie les soins dentaires pour les enfants de 10 ans et moins. Il n'est certainement pas à revoir, du moins dans sa forme actuelle.
Mon collègue parle de collaboration, de participation et de partenariat avec les provinces. Cependant, un partenariat se fait dans le respect des parties. Mon collègue serait-il d'accord pour octroyer un droit de retrait avec pleine compensation comme le demande le Québec et comme le stipulait la Déclaration de Sherbrooke de 2005?
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2020-02-18 14:14 [p.1154]
Monsieur le Président, la circonscription de Drummond est en deuil. Vendredi soir, un accident de la route nous a arraché un homme profondément aimé par ses proches et par toute la communauté.
Le lieutenant Mathieu Girouard, 44 ans, était pompier à Drummondville depuis 18 ans. Mathieu était aussi un super papa de cinq enfants, un vrai homme de famille. Il était aussi quelqu’un d’impliqué dans la communauté. Il n’était pas pompier pour rien, il en incarnait les valeurs comme le font les meilleurs de sa profession. Vendredi soir de la Saint-Valentin, Mathieu circulait avec sa conjointe Karine à Saint-Célestin en voiture, quand un chauffard en état d’ébriété les a happés, tuant Mathieu et provoquant de sérieuses blessures à Karine, qui se bat toujours pour sa vie.
Ici, à la Chambre, je tiens à offrir mes plus sincères sympathies à la famille de Mathieu et à ses proches. Mathieu était lieutenant-pompier, matricule 630. Je souhaite à sa famille beaucoup de force et de sérénité dans les jours et dans les semaines à venir. Mes pensées vont particulièrement à Karine, sa conjointe, qui se remet présentement de ses blessures à l’hôpital. La communauté tissée serrée de Drummondville la soutiendra dans l’épreuve. La circonscription de Drummond a perdu un héros.
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2020-02-18 16:18 [p.1174]
Madame la Présidente, je n'avais pas vraiment de question, mais je voulais simplement me lever pour féliciter ma collègue pour son discours très poignant et très touchant. Le fait d'avoir perdu une amie hier et de pouvoir faire un discours sur ce sujet aujourd'hui prenait beaucoup de courage et de force, et je l'en félicite.
Je ferai un autre commentaire en lien avec le sujet d'aujourd'hui. On parle beaucoup des coûts de la proposition que nous avons faite aujourd'hui, mais il est important de rappeler à la Chambre qu'il y a des surplus, année après année. Ce sont des milliards de dollars en surplus. Ce n'est pas une mesure qui coûterait si cher que cela.
Comme le demandait notre collègue de l'autre côté de la Chambre, pourquoi choisir 26 semaines, alors que cela ne coûterait pas plus cher d'aller jusqu'à 50 semaines? Il s'agit d'une question d'équité.
C'est simplement un commentaire que je voulais ajouter en plus des félicitations très bien senties que je voulais adresser à ma collègue. C'était extrêmement touchant et très courageux de sa part de livrer son discours aujourd'hui.
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2020-02-06 13:17 [p.1020]
Madame la Présidente, j’ai écouté avec beaucoup d’intérêt le discours de ma collègue. J’écoute les reproches que font mes collègues de la Chambre à cet accord. Il s’agit, par exemple, de la question de l’aluminium et des sacrifices imposés aux travailleurs de ce secteur. C’est la même chose en ce qui concerne l’agriculture et le bois d’œuvre. On parle aussi de souveraineté économique. Il faut savoir que, sur la question de la souveraineté, on trouvera toujours une oreille attentive de ce côté-ci.
Ces questions sont celles pour lesquelles le Bloc québécois va s’opposer à l’accord. Si nous avons les mêmes préoccupations quant à ces éléments, pourquoi notre collègue nous propose-t-elle de voter en faveur de l’accord? Quels sont les points qui font qu’elle choisira de voter en faveur de cet accord?
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2020-02-06 13:44 [p.1024]
Madame la Présidente, j’ai entendu le discours de mon collègue, de même que ses préoccupations tout à fait légitimes concernant les agriculteurs et les producteurs de lait de sa circonscription.
Tout à l’heure, j’ai demandé à sa collègue pourquoi les conservateurs ont décidé de voter en faveur de l'accord, alors qu’ils le trouvent lacunaire. Elle m’a répondu qu’il était mieux d’avoir une mauvaise entente qu’aucune entente. Or si on n’entérinait pas l'ACEUM, l’ALENA resterait en vigueur.
Mon collègue croit-il que cela vaut la peine de voter en faveur de cet accord? Ne serait-il pas mieux de demander aux négociateurs de retourner faire leur travail?
Si on négociait comme il le faut, on pourrait arrêter de faire payer les agriculteurs et les travailleurs du secteur de l’aluminium pour des concessions qui ne seraient plus nécessaires.
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2020-02-05 14:20 [p.948]
Monsieur le Président, le 19 décembre dernier, est décédé Antoine Desilets, le père de la photographie de presse au Québec.
Récipiendaire de plus de 80 prix pendant sa glorieuse carrière, il s'est d'abord démarqué sur le territoire américain en 1966, 1968 et 1969, alors qu'il a remporté le prix chaque année de l'association des photographes de presse de l'Amérique du Nord.
Chevalier de l'Ordre national du Québec en 1990, il est l'auteur de 12 livres sur la photographie, traduits en quatre langues et publiés à plus de 650 000 exemplaires.
M. Desilets a ainsi inspiré et initié des générations de Québécoises et de Québécois à l'art de la photographie, dont plusieurs membres de la Chambre. Depuis plus de 10 ans, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec remet annuellement sept prix Antoine-Desilets afin de récompenser les meilleures photos de presse.
Indépendantiste convaincu, il a eu le bonheur cet automne de voir son fils entrer à la Chambre à titre de député du Bloc québécois de Rivière-des-Mille-Îles.
Mon ami, au nom de tous nos collègues et de notre parti, je tiens à vous offrir nos plus sincères condoléances, ainsi qu'à vos proches.
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2020-02-04 17:32 [p.934]
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de ses commentaires.
Il est possible que l'enquête, dont on espère qu'elle sera menée par une instance indépendante, révèle qu'il n'y a pas de blâme à jeter sur les instances et sur le système. Advenant cette éventualité, mon collègue de Coquitlam—Port Coquitlam est-il d'accord pour dire que la situation exige tout de même que nous prenions le temps de revoir les pratiques de la Commission des libérations conditionnelles du Canada, l'encadrement des agents de probation et nos façons de protéger les personnes vulnérables, comme l'était Marylène Levesque, qui ignorait la dangerosité d'Eustachio Gallese?
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2020-02-03 12:14 [p.803]
Madame la Présidente, j'entends beaucoup de commentaires élogieux de la part de mes collègues d'en face en ce qui concerne l'accord Canada—États-Unis—Mexique. Selon eux, le Canada fera beaucoup de gains grâce à cet accord. Je veux donc leur dire « de rien » de la part des travailleurs du secteur de l'aluminium du Québec et des agriculteurs sous gestion de l'offre, qui ont fait de gros sacrifices pour que le Canada obtienne ces gains.
Maintenant que les travailleurs du secteur de l'aluminium et les agriculteurs sous gestion de l'offre ont consenti à ces sacrifices, mon collègue serait-il d'accord pour enchâsser la gestion de l'offre dans une loi afin que l'on n'y touche plus lors des prochaines négociations d'accords internationaux? De plus, est-il d'accord pour que l'on arrête de dire que l'accord protège l'aluminium coulé et qu'il soit clair que l'accord ne protège que les pièces d'aluminium nord-américaines?
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2020-02-03 12:57 [p.809]
Madame la Présidente, j’aimerais remercier mon collègue d’en face de son discours.
L’entendre parler de culture, c’est de la musique à mes oreilles. Parlant d’oreilles, je voudrais lui dire que s’il n’a pas encore compris les raisons pour lesquelles le Bloc québécois s’est opposé à l’accord, cela m’inquiète un peu, car nous l’avons expliqué en long et en large.
Pour en revenir à la question de la culture, je vois d’un très bon œil les bonnes dispositions. Cependant, ce qu’on a protégé dans l’accord, ce sont des choses qu’on n’a même pas appliquées au Québec et au Canada. J’entends l’industrie culturelle, particulièrement au Québec, qui se plaint d’un manque énorme, d’artistes qui ont faim, qui ont de la misère à joindre les deux bouts et qui réclament depuis des années des sommes d’argent de la part du gouvernement. Mon collègue d’en face blâme le gouvernement conservateur précédent pour les coupes, mais, depuis quatre ans, je ne pense pas que les libéraux aient fait grand-chose pour combler les retards.
Quand le gouvernement va-t-il s’assoir avec l’industrie et les représentants des industries culturelles au Québec pour entendre leurs doléances et régler ce problème très criant?
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2020-01-27 13:35 [p.449]
Madame la Présidente, puisque c'est la première fois que je prends la parole à la Chambre, j'en profite pour saluer mes collègues et pour souhaiter à tous une belle session.
J'ai beaucoup apprécié le discours de ma collègue de Saanich—Gulf Islands.
Un peu plus tôt, lors de leurs discours, les députés du gouvernement ont parlé de leurs intentions fermes de maintenir le cap sur les objectifs de réduction des gaz à effet de serre. Je voudrais demander à ma collègue de l'autre côté de la Chambre si elle appuierait l'idée d'enchâsser les termes de l'Accord de Paris dans une loi qui obligerait le gouvernement actuel, et les gouvernements futurs, à respecter ses engagements et ses objectifs en matière de réduction de gaz à effet de serre. Autrement, c'est un peu difficile de prendre au sérieux un gouvernement qui achète des pipelines et qui s'engage dans l'exploitation des sables bitumineux.
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2019-12-12 17:06 [p.367]
Madame la Présidente, tout d'abord, je tiens à saluer mon collègue d'en face et à le féliciter pour son discours, dont le ton était tout à fait rassembleur. C'est exactement le ton que nous espérons maintenir lors de nos discussions futures à la Chambre. Il aura évidemment toute notre collaboration.
J'aimerais revenir sur la situation des aînés, dont il a parlé dans son discours. Dans le discours du Trône, on a annoncé des mesures qui parlent d'augmenter les pensions de vieillesse pour les aînés. Cependant, le gouvernement semble maintenir le cap sur l'âge de 75 ans en ce qui concerne l'amélioration des conditions de nos aînés.
Je voudrais demander à mon estimé collègue s'il ne pense pas que ce serait préférable de ramener cela à 65 ans, comme nous le proposons depuis longtemps, étant donné que la pauvreté n'attend pas à 75 ans. Dès l'âge de la retraite, souvent, les gens sont dans le besoin. J'aimerais avoir le point de vue de mon collègue là-dessus.
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2019-12-12 17:08 [p.368]
Madame la Présidente, je précise que je vais partager mon temps de parole avec ma collègue la députée de Beauport—Côte-de-Beaupré—Île d'Orléans—Charlevoix.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, je profite du fait que je dispose d'un peu plus de temps que lors de ma dernière intervention pour souligner à mon tour la contribution de mes proches dans cette belle aventure politique. D'abord, je remercie les nombreux bénévoles qui n'ont pas compté leurs heures pendant la campagne électorale. Nous savons tous ici qu'ils sont le nerf de la guerre, nous en sommes tous très conscients.
Je mentionne aussi ma très fidèle collaboratrice, qui est devenue une amie en cours de route, comme c'est souvent le cas, je pense. Je parle ici de Gisèle, qui s'occupe de tout dans la circonscription avec l'aide de nos formidables Andrée-Anne et Marie-Christine. Les citoyens de Drummond seront bien servis.
Je veux aussi souligner une présence inestimable dans la vie des politiciens: celle de nos conjointes ou conjoints. Il faut avouer que nous leur imposons un rythme de vie particulier. Cela prend de la compréhension et beaucoup de complicité de leur part pour accepter d'embarquer dans le tumulte de la politique, et même, parfois, de faire semblant d'aimer cela. Ma magnifique conjointe, Caroline, n'a pas choisi de faire de la politique, mais je la remercie de m'y avoir accompagné avec beaucoup d'ouverture et un enthousiasme grandissant.
Comme c'est la réalité de milliers de familles québécoises de nos jours, Caroline et moi formons une belle famille reconstituée, avec un total de quatre enfants: Christophe, Alexandrine, Lily-Rose et Tom. Avec deux garçons et deux filles, nous avons la parité. J'ai dit « famille reconstituée », ce qui sous-entend une garde partagée. Nous devons composer avec un autre parent. Je me dois de souligner la chance que j'ai de compter sur une ex-conjointe qui comprend l'implication que requiert l'engagement politique et qui accepte d'assumer plus que sa part de responsabilité auprès de nos enfants, Lily-Rose et Tom, afin qu'ils ne subissent pas trop les effets de ma nouvelle vie. Je remercie donc Marilou et je reconnais la valeur de l'harmonie que nous avons su installer dans notre relation de parents séparés. Cela me place, comme on le voit, en contexte minoritaire dans ma vie privée aussi. Je confirme donc que cela se passe bien et qu'il y a de l'espoir pour cette législature.
Je vais terminer mes hommages en mentionnant deux jeunes gens exceptionnels qui se sont révélés ces derniers mois d'une fougue insoupçonnée. Ce sont mes parents, Henriette Jolin et Louis Champoux. Comme il est impoli de dévoiler l'âge d'une dame, je me contenterai de dire qu'ils totalisent 159 ans à eux deux, si l'on compte les mois déjà écoulés. Ils ont montré une telle passion et une telle énergie pendant la campagne électorale que je ne serais pas surpris de les voir se présenter eux-mêmes aux prochaines élections.
J'espère sincèrement que ce ne sera pas contre moi. Il faut comprendre ma crainte. Mon arrière-grand-père Émile Fortin a siégé à la Chambre lors de la 30e législature comme député de Lévis. Son fils, mon grand-oncle Louis Fortin, a représenté Montmagny-l'Islet de 1958 à 1962. En fait, il a repris le siège de Jean Lesage à l'époque, quand ce dernier a quitté Ottawa pour aller à Québec. La seule génération qui n'a pas eu d'élu dans cette famille est donc celle de mon père, et je crains qu'il n'ait une envie soudaine de remédier à la situation.
Tous ces gens, l'ensemble de ma famille de même que mes amis, qui me sont très chers, ont été essentiels tout au long du parcours qui m'a amené ici.
Le discours du Trône nous a donné espoir de faire quelques avancées dans les dossiers qui sont chers aux Québécoises et aux Québécois. Par contre, il reste beaucoup de travail à faire. Il faut s'assurer que les bottines suivent les babines, comme on dit par chez nous.
Dans ce discours du Trône, il n'y avait rien sur la culture, rien sur la langue et rien sur l'aide aux médias, pourtant promise dans le budget de 2019. Les absents ont toujours tort, dit-on, mais nous allons faire en sorte que ces absents-là ne soient pas oubliés, et nous allons travailler fort.
Le Bloc québécois a mis en avant un grand nombre de propositions dans les mois précédant l'élection, et nous avons évidemment continué à en faire la promotion au cours de la campagne électorale. Ces propositions se sont trouvées dans notre plateforme. Sans surprise, plusieurs d'entre elles ont trouvé écho auprès de nos électeurs et nous pouvons en retrouver certains éléments, bien que de manière très incomplète, dans le discours du Trône. J'y vois tout de même une porte ouverte à la discussion et même, dans certains cas, une passe sur la palette.
Prenons la taxe sur les géants du Web. Le gouvernement a manifesté son intention d'agir rapidement et d'imposer une taxe aux GAFA, les Google, Apple, Facebook et Amazon de ce monde. C'est bien, mais ce n'est pas assez. Il faut que ces sommes prélevées soient considérées non pas comme une simple taxe, mais comme une redevance qui sera distribuée aux créateurs de contenu, aux artistes et aux médias. De plus, nous demandons que 40 % des sommes ainsi récoltées soient destinées aux créateurs de contenu et aux médias francophones, et ce, pas seulement pour le Québec, mais pour la francophonie de tout le Canada. C'est la culture francophone qui en dépend. C'est une question de survie culturelle, rien de moins.
Il est aussi temps de montrer que nous n'attendrons pas les décisions de l'OCDE ou l'humeur des Américains pour exiger que le contenu provenant de nos créateurs soit payé décemment. On doit mettre nos culottes et imposer la TPS aux géants du Web afin de mettre fin à une concurrence déloyale.
Les médias écrits traversent présentement une crise sans précédent. Des journaux ferment partout au pays, parce que les revenus publicitaires fondent au profit des géants du Web, encore une fois. Quarante-huit pour cent des revenus publicitaires ont diminué entre 2003 et 2016, et cela ne s'est pas amélioré depuis trois ans. Le nombre d'abonnements est toujours en déclin.
Encore une fois, le gouvernement propose un plan incomplet, mais qui peut être amélioré. Je tiens à dire que nous allons travailler de concert avec le milieu, ainsi qu'avec nos collègues à la Chambre qui ont aussi ce dossier à cœur, pour nous assurer que ce plan, qui sera mis en avant et qui sera implanté, répond aux besoins de l'industrie des médias et de ses artisans.
Par contre, cette crise des médias écrits a frappé fort et on doit aujourd'hui faire très attention, parce qu'on voit venir une crise similaire dans nos médias électroniques. Encore une fois, nous devons protéger nos médias contre la toute-puissance des GAFA. Nos médias sont partie prenante de notre démocratie et, même s'ils ne nous font pas toujours bien paraître, il nous appartient de protéger leur indépendance et leur santé financière en réglementant de manière équitable toutes les sources, peu importe d'où elles proviennent.
Presque tous mes collègues se sont empressés de me contacter pour me faire part de problèmes en lien avec l'installation de fibres optiques et de couverture cellulaire, et ce, dès l'annonce de mes responsabilités en tant que porte-parole en matière de communication pour mon parti. Cela m'a rendu très populaire. Je recommande même à tous ceux qui recherchent l'âme sœur d'indiquer la mention « porte-parole en matière de communication » dans leur profil, sur les sites de rencontre. « Ça pogne! »
Le fédéral a mis en avant un programme et de l'argent, mais Québec avait déjà un programme efficace et plus rapide. Il aurait été tellement plus simple de transférer les sommes au gouvernement du Québec, qui aurait géré cela en fonction des priorités.
Internet en région, ce n'est pas une fable. C'est la réalité pour plusieurs personnes, pour plusieurs petites entreprises, et pour des agriculteurs, en grande proportion, qui ne peuvent pas s'équiper de robots de traite comme le font plusieurs fermes laitières. Cela leur permettrait une opération beaucoup plus efficiente de leurs entreprises agricoles.
Des élus de petites municipalités absolument charmantes, comme Saint-Pie-de-Guire, Sainte-Brigitte-des-Saults ou plusieurs autres endroits situés dans la plus belle circonscription, celle de Drummond, dont je vous ai parlé récemment, aimeraient bien attirer des PME ou des travailleurs autonomes, mais l'accès à Internet est tellement déficient, et la couverture cellulaire tellement inefficace, que c'est impossible d'y penser.
Il faut qu'on comprenne, qu'on réalise, que l'accès à Internet haute vitesse n'est plus un luxe aujourd'hui. Il faut agir en fonction de cela. C'est un service essentiel au développement économique régional. Si on veut attirer des entreprises et si on veut que des emplois intéressants se développent en région, il faut accélérer le processus, sinon on ne s'en sortira pas et nos régions vont continuer de pâtir.
Que l'on me comprenne bien, je ne lance pas de roches aux grandes entreprises. Les entreprises travaillent dans les paramètres de marchés qu'on leur impose. C'est à nous, par contre, de voir à ce que ces paramètres soient ajustés et adaptés pour que nos gens et nos familles soient au cœur des décisions et des gestes que nous posons.
Je cite rapidement un exemple. La municipalité d'Amherst, au Québec, doit encore aujourd'hui dépendre d'un service de téléavertisseur pour joindre les premiers répondants en cas d'urgence.
J'ai interpellé le gouvernement à ce sujet. Le ministre avait une bonne oreille et une sensibilité concernant ce dossier. J'ai même parlé avec des gens de l'entreprise qui dessert présentement la municipalité. Tout le monde est ouvert. Tous les intervenants sont ouverts à faire cheminer ce dossier pour permettre aux gens de la municipalité d'Amherst de se doter d'un système plus moderne et plus efficace. Il ne manque qu'un peu de bonne volonté et le financement nécessaire. Cela ne peut pas attendre. On ne peut pas laisser des gens, dans une municipalité, sans possibilité d'avoir un service d'urgence. Cela est inadmissible.
À la lumière de ce que je viens d'énoncer, il est évident que la spécificité du Québec complique la tâche du gouvernement dans des dossiers aussi complexes que ceux de la culture et des communications. C'est pourquoi le Bloc québécois proposera la création d'un CRTC québécois, lequel serait mieux à même de protéger la culture, la langue et les médias francophones. Un tel organisme aurait aussi pour effet d'alléger considérablement la tâche des instances actuelles et permettrait à nos deux cultures distinctes de s'épanouir beaucoup plus librement.
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