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BQ (QC)
Merci beaucoup, madame la présidente.
Je remercie les témoins de leurs présentations. Je suis contente d'avoir entendu ce qu'ils avaient à dire.
Vous comprendrez, en entendant mes questions, que je suis ce dossier depuis très longtemps et qu'il me tient à cœur.
Je vous prie cependant de m'excuser, chers témoins et chers collègues, car j'aimerais d'abord déposer un avis de motion concernant un dossier sur lequel le Comité permanent de la condition féminine pourrait se pencher prochainement. Ce sujet faisait partie de l'actualité cette semaine et nous a tous beaucoup touchés. Vous allez certainement comprendre.
Il s'agit simplement d'un dépôt de motion. Je vais poser mes questions tout de suite après.
Je vais lire la motion une première fois, puis je vous la transmettrai après la réunion:
Que, conformément à l’article 108(2) du Règlement, le Comité entreprenne une étude sur l’exploitation et les violences sexuelles subies par des femmes en raison de la diffusion de matériel pornographique et de pornographie juvénile à des fins de commerce électronique par des compagnies canadiennes et d'autres entreprises qui diffusent en sol canadien du matériel pornographique, incluant du matériel de la pornographie juvénile, en toute impunité et en l’absence de tout cadre législatif canadien; que le Comité étudie dans le cadre de ses travaux: a) le cas d’espèce que présente la plateforme numérique Pornhub appartenant à l’entreprise canadienne MindGeek, dont le siège social est situé à Montréal, et qui diffuse à l’échelle mondiale du matériel pornographique, incluant du matériel de pornographie juvénile, réalisé et diffusé en toute impunité et sans restriction...
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BQ (QC)
Nous aurons effectivement d'autres occasions de débattre de la motion. Je vais en terminer la lecture, avant de poser mes questions:
[...] b) les effets psychologiques dévastateurs pour les victimes d’actes criminels à caractère sexuel et les conséquences sur la vie des femmes qui se retrouvent dans des vidéos pornographiques réalisées ou diffusées sans leur consentement; c) les éventuelles mesures législatives qui pourraient être mises en œuvre pour empêcher la réalisation ou la diffusion de matériel pornographique non consenti et de tout matériel de pornographie juvénile [...]
Je vous transmettrai la motion après la séance. Je vous remercie beaucoup de m'avoir accordé le temps nécessaire pour déposer cette motion. Je pense que c'est une question importante.
Je présente encore une fois mes excuses aux témoins.
Puisqu'il me reste peu de temps, je vais aller tout de suite dans le vif du sujet.
Je me suis impliquée dans la création de la première maison de la Fondation Maison Gilles-Carle, qui offre des soins aux aidants. Dans ma circonscription, nous avons aussi la Maison soutien aux aidants, à Granby, qui fait un travail exceptionnel.
Il est essentiel de venir en aide aux aidants, mais j'aimerais savoir comment on peut y arriver si l'on n'a pas d'études sur le phénomène. Comme vous l'avez mentionné, il est important de mesurer les répercussions du travail invisible. Or, on a peut-être retiré du formulaire long du recensement de Statistique Canada des questions qui nous permettent d'avoir plus d'information sur le travail invisible, et ce n'est sûrement pas sans conséquence.
J'aimerais entendre l'opinion des deux témoins sur cette question.
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BQ (QC)
Il a aussi été question de l'importance d'avoir une journée destinée à sensibiliser les gens au travail invisible. Pensez-vous que ce serait une bonne idée?
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BQ (QC)
Non, il n'y a pas de journée portant spécialement sur le travail invisible. La question est beaucoup plus vaste que le seul travail des aidants. Cela comprend aussi le travail dans la famille et le bénévolat, notamment.
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BQ (QC)
Merci beaucoup, madame la présidente.
Je remercie encore une fois les témoins.
Vous avez abordé tout à l'heure un sujet dont M. Serré vient de reparler, à savoir la place des hommes et la façon dont ils peuvent intervenir dans le milieu familial et accomplir ce travail invisible.
J'aimerais d'ailleurs souligner le succès incroyable que connaît le congé de paternité au Québec. Les chiffres sont impressionnants. Jusqu'en 2006, à peine un père québécois sur cinq prenait quelques jours de congé parental; à l'extérieur du Québec, seulement de 10 à 15 % des pères canadiens en prenaient. Aujourd'hui, 80 % des pères québécois cessent de travailler à la naissance d'un enfant pour en prendre soin, et ce, pendant plusieurs semaines.
C'est donc dire que l'avènement du Régime québécois d'assurance parentale, qui a remplacé le congé parental canadien au Québec, a grandement changé les choses pour les nouveaux pères. On a créé un congé de paternité réservé à eux seuls, qui n'est même pas transférable à la mère. Cela a permis une avancée extraordinaire.
Quelles mesures pourrait-on créer au niveau fédéral pour encourager davantage les pères? Quels autres obstacles pourrait-on lever afin d'aider les pères à prendre davantage leur place dans le milieu familial et à accomplir plus de tâches faisant partie du travail invisible?
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BQ (QC)
Je remercie beaucoup les représentantes et le représentant de Statistique Canada d'être ici aujourd'hui.
Votre organisme a prouvé que, lorsqu'on est capable de recueillir des données et des chiffres sur le travail invisible des femmes, par exemple, on a ensuite la possibilité de proposer des mesures qui peuvent réussir à pallier les problèmes qui y sont reliés.
Par exemple, vous avez dit que des statistiques avaient démontré les effets de la pandémie sur la question du travail invisible. Les chiffres ont permis d'établir des différences entre les hommes et les femmes ainsi que d'autres comparaisons pendant la pandémie.
Nous ne sommes pas encore sortis de la pandémie, mais il est beaucoup question de la reprise économique. J'aimerais savoir comment on peut étudier les chiffres pour voir l'évolution de la situation dans le temps. On sait que les métiers dans les secteurs qui seront favorisés lors de la reprise économique, par exemple ceux des infrastructures et de la construction, sont composés à plus forte proportion d'hommes. Au contraire, pour les secteurs où les métiers sont beaucoup plus occupés par des femmes, comme la restauration et l'industrie culturelle, la reprise sera beaucoup plus lente.
À Statistique Canada, comment voit-on évoluer les effets de la pandémie sur le travail invisible des femmes, comparativement à la situation des hommes?
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BQ (QC)
C'est parfait.
Vous en avez parlé un peu tout à l'heure, mais j'aimerais que vous me disiez quelle est la valeur financière du travail invisible au Canada. Vous avez dit que les derniers chiffres dataient de 2012; c'est loin. Comment peut-on mesurer cette valeur?
Je crois que, quand on prend conscience de la valeur financière du travail invisible, on réalise à quel point il est important de soutenir davantage les différents aspects de ce travail.
Je pense aussi à la charge mentale, qui s'ajoute à tout cela. Nous sommes dans une ère où les femmes ont des enfants beaucoup plus tard. On dit qu'elles représentent la génération sandwich: d'un côté, elles doivent accomplir des tâches ménagères et prendre soin des enfants, de l'autre, elles ont besoin de prendre soin des parents vieillissants.
Comme vous l'avez dit, vous pourriez nous fournir plus de détails sur les façons de calculer la valeur financière du travail invisible. J'aimerais aussi que vous expliquiez comment cela peut avoir un effet sur la manière dont on en prend conscience.
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BQ (QC)
C'est dans la perspective où les chiffres nous font prendre conscience de l'ampleur du travail invisible. Les chiffres sont énormes. Vous avez parlé des données de 1992. Selon les chiffres que j'ai, cela représenterait entre 235 milliards et 374 milliards de dollars, incluant le bénévolat. C'est immense. Cela aurait un effet sur notre économie, si l'on avait à payer tous ces gens. C'est simplement dans cette perspective que je voulais aborder la question et souligner l'importance de mettre à jour ces chiffres.
En effet, les données de 1992 commencent à dater. Nous pourrions être impressionnés de voir où nous en sommes rendus aujourd'hui, quel pourcentage du PIB le travail invisible représente en 2020 et à combien de milliards de dollars cela correspond.
Me reste-t-il du temps, madame la présidente?
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BQ (QC)
D'accord, c'est parfait.
Dans ce cas, je vais poser une autre question.
Pour s'attaquer à l'inégalité entre les hommes et les femmes dans l'exercice du travail invisible, serait-il nécessaire d'en comprendre un peu mieux les causes? Qu'est-ce qui fait qu'en 2020, autant d'inégalités perdurent entre les hommes et les femmes? En quoi le fait d'en comprendre les causes pourrait-il aider?
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BQ (QC)
Merci beaucoup, madame la présidente.
Nous sommes au Comité permanent de la condition féminine. Chez moi, en 2010, un important groupe de femmes s'est soulevé contre la décision d'abolir le formulaire long du recensement de Statistique Canada, dans lequel on pouvait retrouver des questions sur le travail invisible. Ces femmes déploraient alors cette décision parce qu'elles estimaient qu'il était essentiel de mesurer le travail invisible pour qu'il soit reconnu sur le plan social et économique.
J'aimerais connaître votre opinion là-dessus. Depuis 2010, de quelle façon le retrait du formulaire long du recensement a-t-il influé sur les analyses du travail invisible?
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BQ (QC)
Comme on le sait, non seulement le travail non rémunéré a un poids sur le plan personnel, c'est-à-dire à la maison, mais il a aussi une incidence sur le plan social. C'est pour cela qu'il est nécessaire que les gouvernements le reconnaissent. Cela peut se faire de différentes façons, par exemple en créant une journée de sensibilisation au travail invisible, en intégrant ce travail dans le calcul du PIB, en offrant une prestation de remplacement ou en accordant des crédits d'impôt remboursables.
Selon vous, quel lien peut-on établir entre les statistiques que vous avez et les mesures qu'un gouvernement peut mettre en place afin de faire reconnaître davantage le travail invisible?
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BQ (QC)
Monsieur Giroux, c'est un plaisir de vous accueillir aujourd'hui. Comme le mentionnait ma collègue précédemment, dans un contexte où l'on soulignait hier les 50 ans du dépôt du rapport de la Commission royale d'enquête sur la situation de la femme au Canada, nous avons beaucoup évolué depuis 50 ans. Cependant, dans mon discours d'hier, j'ai parlé de certaines choses qu'il reste à faire avancer, notamment cette fameuse Loi sur l'équité salariale.
En effet, je crois vraiment qu'il faut se servir de la COVID-19 pour repenser notre économie. Il faut voir également en quoi les femmes ont été davantage pénalisées pendant la pandémie et si nous devons maintenant instaurer des mesures féministes dans cette économie. Pour moi, l'équité salariale en est une. Au Québec, la Loi sur l'équité salariale est en vigueur depuis 1996. Or, la Loi sur l'équité salariale du Canada a été adoptée en 2018 ici à Ottawa, mais n'est toujours pas en vigueur. On sait que le gouvernement fédéral a décidé d'attendre que les entreprises relevant de sa compétence se fassent à l'idée et commencent à réfléchir à la manière de mettre cette nouvelle loi en œuvre.
Selon vous, quels sont les obstacles, au fédéral, qui font traîner la mise en œuvre de cette loi?
Par ailleurs, au bout du compte, pensez-vous que ce sont les femmes qui en payent le prix, et dans quelle mesure?
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BQ (QC)
J'aimerais parler des autres effets de l'équité salariale et avoir votre point de vue. J'ai devant moi une étude de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail du Québec, ou CNESST, menée auprès d'entreprises privées et qui rapporte d'autres avantages que le seul avantage financier.
L'étude indique que 43 % des entreprises qui ont terminé leurs démarches d'équité salariale remarquent des retombées positives sur leur organisation. Les effets positifs les plus souvent mentionnés pour les employeurs sont l'amélioration du climat, des relations de travail et de la productivité dans 44 % des cas, une plus grande équité au sein de l'entreprise dans 40 % des cas, une meilleure connaissance des emplois dans 29 % des cas, et la mise à jour ou l'instauration d'une politique salariale dans 20 % des cas.
Selon vous, quels avantages autres que financiers cette nouvelle Loi pourrait-elle avoir?
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BQ (QC)
On a beaucoup parlé des effets de la COVID-19 sur les femmes.
Comment l'application de la Loi sur l'équité salariale aurait-elle pu aider les femmes à passer au travers de cette crise sans subir autant d'effets négatifs?
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BQ (QC)
D'accord.
Vous dites que...
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