Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
Fil RSS basé sur les critères de recherche Exporter les résultats de recherche - CSV (texte brut) Exporter les résultats de recherche - XML
Ajouter un critère de recherche
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, je suis heureux de prendre de nouveau la parole à la Chambre pour parler de l’ALENA. J’ai écouté les arguments des libéraux. Ils parlent de toutes les bonnes choses que produisent le commerce international et l’accord de libre-échange. C'est toujours la même rengaine.
Il fut un temps où nous formions le gouvernement où nous disions la même chose en faveur du libre-échange. Toutefois, je dois rappeler aux députés d’en face que ce sont les conservateurs qui ont réclamé le libre-échange. L’ALENA a vu le jour grâce au très honorable Brian Mulroney. Personne au pays ne dirait aujourd’hui que l’ALENA n’est pas un bon accord pour le Canada.
Toutefois, comme mon collègue de Prince Albert vient de le dire avec éloquence, les problèmes se trouvent dans l’ALENA 0.5. Lorsque le secrétaire parlementaire se demande pourquoi on l’appelle 0.5, et non pas 2.0, c'est tout simplement parce que nous ne faisons pas confiance aux libéraux pour conclure une bonne entente, sachant les résultats qu’ils affichent depuis leur arrivée au pouvoir.
Je me souviens très clairement que c’est le premier ministre libéral qui ne voulait pas signer le Partenariat transpacifique au Vietnam. Il a été le seul chef à ne pas être enthousiaste. À l’époque, il avait sa propre idée du libre-échange. Même les Chinois lui ont claqué la porte au nez. Tout cela pour dire que la seule et unique raison pour laquelle le Parti conservateur appuie ce projet de loi, malgré toutes ses lacunes et tout le reste, c’est parce que le milieu des affaires en a besoin. Le Parti conservateur a toujours été très fier du libre-échange. Lorsque le premier ministre Harper était au pouvoir, nous avons signé de nombreux accords de libre-échange partout dans le monde parce que nous savions que c’était la bonne chose à faire.
Le plus important pour tout le monde a été l’ALENA. Aujourd’hui, nous l’appelons l’ALENA 0.5. Les libéraux veulent l’appeler l’ALENA 2.0. Le Mexique l’appelle l’ALENA 0.8. Le fait est que le milieu des affaires a effectivement besoin de stabilité. Le milieu des affaires cherche une certaine stabilité dans l’économie pour pouvoir avancer. Cet accord constitue une façon d’apporter ce genre de stabilité.
Toutefois, il faut rappeler à tous les Canadiens que, depuis que le gouvernement libéral est au pouvoir, cinq premiers ministres provinciaux ont écrit au premier ministre. Ils ont dit que, sous son régime, les projets de loi C-69 et C-48 menaceront l’unité nationale. Cela ne s’était jamais produit auparavant, que cinq premiers ministres écrivent pour dire que les libéraux ont créé un environnement qui n’est pas propice aux affaires et qui menace l’unité nationale. C’est sans précédent. Voilà le bilan des libéraux en matière d’économie, et c’est pourquoi nous ne leur faisons pas confiance pour rétablir l’ALENA.
Toutefois, il y a de l’espoir, en ce sens que malgré cet accord boiteux qu'est l’ALENA, le milieu des affaires pourra avoir une certaine confiance dans l’économie, en oubliant ce que les libéraux ont fait. C’est ainsi que le pays doit réagir. Nous ne savons pas où les libéraux veulent en venir avec le pipeline Trans Mountain. Espérons que nous assisterons très bientôt à des progrès concrets dans ce dossier.
Je viens d’une province qui a été, et qui demeure, durement touchée par la politique économique des libéraux. À l’heure actuelle, la confiance au Canada diminue sous le gouvernement actuel.
Sous le gouvernement du premier ministre Harper, la confiance envers le Canada était en hausse. Sous le gouvernement actuel, la confiance des investisseurs envers le Canada est en baisse. Nous pouvons parler à n’importe qui, à Londres ou à New York, ou ailleurs; et dès qu’il est question du Canada, notre interlocuteur détourne lentement la tête. Les jours ensoleillés et la présence du premier ministre sur la scène internationale se sont tous évaporés dans l’air. Le premier ministre n’est plus le chouchou de qui que ce soit et, s’il continue, nous pourrions être confrontés à une grave pauvreté économique.
Le 21 octobre, les Canadiens auront le choix. Espérons qu’ils enverront les libéraux se rhabiller en raison de leur bilan économique, ce qui serait l’une des meilleures choses à faire, parce que les emplois apportent la stabilité.
J’ai vu des publicités on ne peut plus stupides hier en regardant les Raptors. Il s’agissait de publicités dites de tiers contre le chef de l’opposition officielle. Je n’ai jamais vu une publicité aussi idiote. Ils vont mettre les Canadiens encore plus en colère.
Unifor, le soi-disant syndicat des journalistes, est absolument le porte-étendard de ce sentiment, ce qui prouve bien qu’il n’aime pas le Parti conservateur. Par contre, il semble oublier que ce n’est pas d’Unifor qu’il est question, mais bien des Canadiens et des emplois. Unifor ne cesse de répéter qu’il veut se battre pour les emplois. S’il veut se battre pour les emplois, il devrait le faire honnêtement. Il devrait travailler pour tous les Canadiens, sans partisanerie.
Encore une fois, j’interviens à la Chambre des communes en faveur du libre-échange. Nous savons tous que le libre-échange est extrêmement avantageux pour notre pays et pour nos emplois. Si les pétroliers n’étaient pas interdits, si le problème du projet de loi C-69 n’existait pas, le Canada jouirait d’une telle confiance. Nous serions un pays modèle.
Nous avons la chance d’avoir des ressources naturelles. Nous n’en avons pas qu’une seule, nous en avons beaucoup. Nous devrions les exploiter, même si je suis tout à fait d’accord que cela devrait être fait de façon écologique.
Voyons notre production de pétrole. Nous avons l’un des meilleurs systèmes au monde. Nous nous comparons sur ce point avec des pays comme le Venezuela et le Nigeria, qui n’ont pas de normes environnementales. Ils vont de l’avant à toute vapeur. Soyons honnêtes. Travaillons dans le respect de l’environnement. Il est temps que le pays se mette à exploiter ses richesses naturelles.
En ce qui concerne le nouvel ALENA qui vient d’être signé, tous mes collègues ont dit, très éloquemment, qu’il comportait de graves lacunes. Nous voulons de la confiance. C’est la seule mesure législative que le gouvernement a présentée pour donner aux gens d’affaires l’assurance que le Canada est un pays de libre-échange.
Beaucoup de gens ne comprennent pas combien d’argent les entreprises canadiennes investissent à l’étranger. C’est dans les billions de dollars. Sans les accords de libre-échange, les entreprises canadiennes ne pourraient pas investir à l’étranger. Les investissements canadiens de plus de 1 billion de dollars aideront l’économie canadienne à long terme, ce qui renforcera considérablement les entreprises.
Les accords de libre-échange sont bidirectionnels. Autant nous que les pays avec lesquels nous les signons devons en profiter. C'est ce qui explique qu'autant de pays adhèrent au Partenariat transpacifique. Je suis content que, après avoir insulté les leaders du Partenariat transpacifique, le gouvernement ait finalement entendu raison. Il n'a pas eu le choix, après que la Chine l'eut envoyé promener lorsqu'il tentait de conclure un accord de libre-échange avec elle.
Au bout du compte, les conservateurs appuieront le projet de loi, parce que nous croyons que les Canadiens doivent être confiants, que l'économie a besoin de confiance et que le secteur privé en a aussi besoin pour que nous puissions aller de l'avant et créer des emplois qui profiteront à l'ensemble des Canadiens.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, notre pays est petit par rapport à aux États-Unis. Nous nous devons de protéger nos industries culturelles. Autrement, les grandes sociétés américaines nous avaleront.
Voilà pourquoi nous avons affirmé que nous appuierions l’accord de libre-échange. Toutefois, il faut l’améliorer. Il faudra corriger les quelques détails qu’a soulevés notre collègue, mais dans l’ensemble, la culture canadienne est effectivement florissante.
Les gouvernements ne sont pas obligés de verser des fonds pour soutenir la culture canadienne. Les gouvernements ne sont pas obligés de financer des journaux pour les sauver. Partout au pays, où que j’aille, la culture canadienne est florissante.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, en fait, mon collègue est mon député, alors il peut me poser cette question. Toutefois, il a soulevé très justement un point. Nous venons de dire que nous sommes riches en ressources partout au pays. Chaque région a ses forces et ses faiblesses. Chaque région a ses propres ressources naturelles. À l’heure actuelle, l’Alberta a les combustibles fossiles, la Colombie-Britannique a le bois d’œuvre, et les pêches et le homard sont propres à la côte Est.
Il est crucial de tenir compte de tout cela en signant des accords de libre-échange. Nous ne pouvons pas le faire secteur par secteur. J’ai vu le PTP en Australie et en Nouvelle-Zélande et les problèmes auxquels ces pays se sont heurtés. Sans aucun doute, il faut signer un accord de libre-échange sur les ressources naturelles. Il ne fait aucun doute que nous devons respecter l’environnement. On ne peut plus nier l’existence des changements climatiques, il est donc crucial d’en tenir compte en exploitant nos ressources.
Je peux garantir à mon collègue que quand nous étions au pouvoir, nous avons très bien agi. Quand nous tiendrons à nouveau le gouvernail, nous agirons encore mieux.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, il était très clair dès le début, au moment où les droits de douane ont été imposés, que nous allions adopter une position très ferme dans ce dossier, ce que Jason Kenney a aussi fait. Cependant, le gouvernement ne devrait pas s'attribuer le mérite. Comme mon collègue l'a dit, nous avons tous collaboré pour y arriver, y compris les membres du comité du commerce international, qui se sont rendus aux États-Unis et ont saisi toutes les occasions d'exercer des pressions. Je dirai simplement ceci: au-delà de ces questions, la levée des droits de douane était une bonne chose pour le Canada.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, je siège à la Chambre depuis plus de 23 ans et j'ai toujours pris la parole au sujet des projets de loi d'exécution du budget, peu importe que les conservateurs forment l'opposition ou le gouvernement. C'est parce que notre économie est définie par un budget; l'évolution de l'économie canadienne est définie par un budget.
Mes collègues de ce côté-ci de la Chambre ont souligné, de façon très détaillée, les lacunes du projet de loi d'exécution du budget présenté par le gouvernement libéral. Je tiens d'abord à dire certaines choses. J'ai écouté les libéraux lorsqu'ils ont pris la parole. Ils aiment s'en prendre à nous et dénoncer sans cesse les décisions de M. Harper. Jamais les députés libéraux n'ont autant prononcé le nom d'une personne. Ils ont la profonde conviction que l'ancien premier ministre devrait servir à souligner leurs lacunes.
Cependant, comme le montrent les faits, ils ont tort. Chaque année, l'International Institute for Management Development classe les pays en fonction de leur compétitivité mondiale. En moins d'un an, le Canada a perdu trois places au classement mondial de la compétitivité, passant du 10e rang en 2018 au 13e rang cette année. Nous occupons la plus basse position parmi les pays du G7. En 2018-1919, les libéraux étaient au pouvoir, et nous avons chuté de la 10e à la 13e place.
J'aimerais dire ceci. Selon le même rapport, entre 2007 et 2015, le Canada est passé du 10e au 5e rang. C'était sous le gouvernement conservateur de l'ancien premier ministre Harper. Je vais le répéter à l'intention des libéraux qui répètent leurs messages préparés. Sous leur gouverne, notre position au classement a baissé, passant du 10e au 13e rang, le plus bas des pays du G7. Pendant la période où nous étions au pouvoir, sous l'ancien premier ministre Harper, c'est-à-dire de 2007 à 2015, notre position au classement a grimpé, passant du 10e au 5e rang. Ils devraient en tenir compte lorsqu'ils en parlent.
Par ailleurs, l'institut affirme que nous ne sommes pas parmi les cinq premiers pays sur le plan du rendement économique, du service public, de l'efficience des entreprises ou des infrastructures. La gestion est horrible. Sous le gouvernement libéral, l'investissement commercial est tombé d'un taux annualisé de 10,9 %. C'est la seconde fois qu'il baisse de plus de 10 %. C'est une honte. Voilà le bilan du gouvernement libéral en matière de gestion.
Le gouvernement libéral semble totalement ignorer la situation de l'économie. Je viens de l'Alberta, où nous avons vu l'impact dévastateur du gouvernement. Le centre-ville de Calgary, ma ville d'origine, est totalement vide. Dans les quartiers périphériques, les entreprises pâtissent des augmentations d'impôts, car dans le centre, qui était autrefois le noyau économique de la ville, la moitié des immeubles sont vides. Voilà ce qui se passe depuis que les libéraux sont au pouvoir. Ils avaient la possibilité de régler le problème.
Les libéraux ont acheté le pipeline Trans Mountain, mais même s'ils avaient commencé la construction, qu'en est-il du projet de loi C-69 et du projet de loi C-48, la loi sur le moratoire relatif aux pétroliers? Ces deux projets de loi sont une attaque directe contre l'Alberta.
Les Albertains sont durement touchés par la terrible façon de gérer les choses de ce gouvernement. L'Alberta a vécu un premier coup dur quand le père du premier ministre actuel était au pouvoir. J'étais là à l'époque. Le gouvernement a tenté de s'emparer des redevances pétrolières. Marc Lalonde était ministre des Finances. Le résultat a été désastreux. Les libéraux ne s'en sont jamais remis dans la province. Pendant la campagne électorale de 2015, le premier ministre actuel a dit qu'il ne ferait pas les choses comme son père en Alberta. Aujourd'hui, finis les jours ensoleillés. Quelle surprise! Encore une promesse rompue.
Je parle de l'Alberta et du secteur de l'énergie. Le secteur de l'énergie a des retombées positives pour tout le pays. Il n'est pas limité à l'Alberta. C'est un secteur qui touche la Colombie-Britannique, le Québec, l'Ontario, les Maritimes, tout le monde. C'est un des principaux secteurs de l'économie canadienne.
Il importe de ne pas oublier que les entreprises ont investi des milliards dans les technologies propres. Je vais donner un exemple. J'étais membre du comité des affaires étrangères, dans l'opposition. À l'époque, dans les champs de pétrole du Soudan, Talisman, une société canadienne, avait une part des activités d'exploitation. Les ONG établies dans l'Ouest canadien ont constaté qu'il était facile de s'en prendre à une entreprise canadienne, et elles se sont donc attaquées à cette entreprise, l'accusant de toutes sortes de crimes contre l'environnement. Résultat: Talisman a fini par vendre ses parts à la Chine et à l'Inde. Le lendemain, les manifestations étaient finies.
La production de pétrole a-t-elle cessé? Non. À qui va-t-on s'attaquer? Aux Canadiens. Pourquoi? Parce qu'ils sont une cible facile pour les environnementalistes. Tout à coup, on n'en a plus entendu parler. Cela montre que ces environnementalistes ciblent les activités en cours.
Je souhaite parler d'une autre question, celle des médias auxquels ces gens attribuent des fonds. Je peux dire aux députés pourquoi ce sera un problème. Qu'en est-il des médias ethniques? Il existe un grand nombre de médias ethniques au pays. Les libéraux vont-ils leur attribuer des fonds ou vont-ils seulement en attribuer aux médias traditionnels canadiens qui sont présents sur la scène nationale? Ces derniers seront-ils les seuls à recevoir une aide financière? Les libéraux se sont engagés sur une pente glissante. Je vais les accuser de discrimination s'ils n'attribuent pas de fonds aux médias ethniques.
Le groupe compte un homme qui est absolument anti-conservateur. Avant-hier, il a dit qu'il avait le droit de s'exprimer librement. Il a tout à fait raison. Le caucus conservateur a indiqué au syndicat de cet homme qu'il a tout à fait raison de dire qu'il peut s'exprimer, mais qu'il rêve s'il s'imagine que le groupe responsable de l'attribution des fonds aux médias sera indépendant s'il en fait partie. Ce serait contraire à la démocratie et à ses principes. La présence de cet homme au sein du groupe jettera le discrédit sur l'ensemble des journalistes. Ces derniers ont intérêt à réagir, car ils vont tomber en discrédit. Peut-on leur faire confiance s'ils reçoivent des fonds du gouvernement? Pourtant, ils décrient la situation lorsque d'autres reçoivent des fonds. Comment puis-je croire que ce qu'ils écrivent est impartial? Tout indique que le gouvernement utilise les fonds dont il dispose pour acheter des votes et de la publicité. Il s'agit d'une pente glissante qu'il vaudrait mieux éviter. Les médias sont déjà partout au pays. Les libéraux feraient mieux de ne pas emprunter cette voie.
Pour terminer, il s'agit sans contredit d'un véritable désastre économique pour le gouvernement.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, c'est encore la même cassette libérale, rien de plus. C'est la bonne vieille rengaine des voies ensoleillées dont nous parlons.
Il devrait venir sur le terrain. Il devrait venir en Alberta et en Saskatchewan pour parler aux gens qui souffrent en raison des pertes d'emplois. Ils n'arrivent plus à nourrir leur famille. Je ne sais pas d'où sortent les chiffres que nous donne le député. Qu'il vienne avec moi parler aux gens sur le terrain.
Le député devrait prendre le temps d'aller écouter les gens. Tout ce qu'il fait, c'est nous repasser la cassette libérale en boucle.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, la différence entre les conservateurs et les néo-démocrates, qui ressemblent évidemment aux libéraux actuellement au pouvoir, c'est que les conservateurs laissent les entreprises prendre leurs propres décisions. Nous laissons les entrepreneurs diriger leur entreprise comme ils le veulent. Les gouvernements n'aiment pas se mêler des affaires des entreprises. Nous n'allons intervenir que si c'est dans l'intérêt de la population.
De façon générale, sous le gouvernement conservateur précédent, les entreprises canadiennes étaient libres de prendre leurs propres décisions d'affaires. C'est pourquoi je tiens à citer de nouveau le rapport. Sous le régime libéral, le Canada a chuté du 10e au 13e rang mondial sur le plan de la compétitivité. Sous le gouvernement conservateur, le Canada s'est hissé du 10e au 5e rang; il est temps que les libéraux se réveillent pour voir ce qui se passe.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, c'est très simple: l'économie n'est pas la priorité du gouvernement actuel. Les libéraux ont d'autres priorités et ils ont investi de l'argent dans d'autres secteurs. Préserver l'avantage économique du Canada, maintenant et à l'avenir, ne figure pas à leur programme.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, puisqu'elle demande à intervenir, je vais céder la parole à la députée de Portage—Lisgar.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, avant de commencer mon intervention sur la mise à jour économique de l’automne, j’aimerais souligner que nous célébrons aujourd’hui le 10e anniversaire de l’attentat terroriste perpétré à Mumbai, où deux Canadiens ont perdu la vie.
Au cours d’une visite d’État avec l’ancien gouverneur général, le très honorable David Johnston, que j’ai accompagné en Inde, nous avons visité l’hôtel Taj, l’un des endroits qui ont été gravement atteints. Nous avons rendu hommage aux disparus devant le mémorial qui a été érigé dans l’hôtel. Nous avons parlé aux survivants de cette terrible tragédie. Nos pensées et nos prières vont à ceux qui ont été tués et au peuple indien. Je tiens à dire à mes collègues que les commanditaires de cet attentat terroriste sont toujours libres.
Par ailleurs, comme tout le monde le sait, je viens de Calgary. Hier soir, j’étais assis dans un pub d'Ottawa avec des amateurs pour assister au match de la Coupe Grey. J’ai passé une excellente soirée à regarder Calgary battre Ottawa. Le pub était plutôt calme, mais pas moi. Je suis un grand partisan de Calgary et j'encourageais mon équipe. Je suis très heureux que nous ayons gagné la Coupe Grey. Allez les Stampeders!
Je vais maintenant parler de la mise à jour économique de l’automne et de la gestion de l’économie par le gouvernement libéral. Le gouvernement a présenté une mise à jour économique d’automne et, aujourd’hui, nous apprenons que plus de 2 000 Canadiens vont perdre leur emploi à la suite de la fermeture de l’usine d’Oshawa de GM. Des ondes de choc se sont fait sentir dans tout le pays. Cela aura de graves répercussions sur l’économie de l’Ontario et, par extension, sur l’économie canadienne. Nous verrons non seulement des pertes d’emplois, mais aussi une série d’événements subséquents liés à l’usine et à la production de véhicules dans le secteur de l’automobile. L’impact sera énorme. Par conséquent, la mise à jour économique de l’automne, à mon avis, ne vaut pas très cher.
Ce soir, on a convenu d’un débat d’urgence, qui a été proposé par les députés conservateurs. Les députés discuteront de cette question qui touche tout le monde. Espérons que tout le monde conviendra à l’unanimité que nous devrions tous travailler ensemble pour faire en sorte que les Canadiens ne soient pas lourdement touchés par cette mauvaise nouvelle.
Je tiens également à dire que jeudi dernier, le premier ministre s’est rendu à Calgary pour parler de l’autre secteur qui est d’une importance cruciale pour l’économie, soit le secteur de l’énergie pétrolière. Il était venu là-bas pour donner des assurances. Il s’est entretenu avec la Chambre de commerce et a rencontré des chefs d’entreprise. Près de 2 000 personnes étaient dans la rue pour demander au gouvernement libéral d’agir dans le secteur de l’énergie. En fin de compte, sa visite n’a absolument rien apporté de tel au secteur pétrolier et aux travailleurs de Calgary qui souffrent. On connaîtra encore d’autres pertes d’emplois. Le secteur pétrolier touche tout le monde au pays, mais le gouvernement n’a pas été en mesure de donner des assurances aux gens de Calgary et de l'Alberta sur ce qu’il compte faire.
L’inaction du gouvernement est devenue tellement grave que, même si le NPD était son plus proche allié en Alberta, le ministre des Finances néo-démocrate de l’Alberta, l’honorable Joe Ceci, avec qui j’ai travaillé pendant de nombreuses années, parce qu’il était conseiller municipal dans la même circonscription que je représente aujourd’hui, a dit avec frustration que s’il avait été question de Bombardier, le gouvernement libéral aurait agi avec vigueur. Toutefois, comme il s’agit de l’Alberta, le problème a plutôt été balayé sous le tapis. C’est ce que dit le ministre des Finances néo-démocrate de l’Alberta.
C’est un avertissement pour le gouvernement fédéral que s’il continue de délaisser le secteur de l’énergie, il exacerbera le sentiment d’aliénation de l’Ouest qui s'est développé à l'époque du gouvernement libéral de Pierre Trudeau. C’est une bonne chose que les libéraux le sachent. Ce ne sont pas les conservateurs qui le disent, mais le ministre des Finances néo-démocrate de l’Alberta.
L’énoncé économique de l’automne avait pour but de faire le point sur la gestion de l'économie du pays par les libéraux, et il s'en dégage une très mauvaise impression. Les Canadiens sont inquiets. Le déficit ne cesse de s’accumuler. Il est maintenant trois fois plus élevé que ce que les libéraux avaient promis pendant la campagne électorale. Ils se plaisent à dire qu’ils tiennent leurs promesses, mais malheureusement, ce n’est absolument pas le cas.
Le gouvernement a augmenté les impôts de la classe moyenne. Il a augmenté les impôts. Le déficit augmente. À quoi ressemble l’avenir du Canada sous le gouvernement actuel? Il n’a pas l’air très rose. L’annonce d’aujourd’hui n’est qu’un des symptômes du manque de clairvoyance. Le gouvernement aurait dû savoir que cela pourrait se produire et, si cela survenait, quelles mesures il prendrait. Il a été totalement pris au dépourvu. Nous entendrons au cours du débat de ce soir ce qu’il a l’intention de faire, puisque c’est lui qui est au pouvoir.
Le principal enjeu de la mise à jour économique est simple et direct. Quelles garanties les Canadiens ont-ils que le gouvernement pratiquera une saine gestion? Ils s’inquiètent pour les emplois, leurs enfants et leurs familles, et maintenant il y aura une taxe sur le carbone.
Le week-end dernier, Rex Murphy, un excellent commentateur, a dit très simplement qu'il faut éviter d'imposer un fardeau supplémentaire lorsque l’économie est déjà sous pression et que le gouvernement devrait revoir la taxe sur le carbone. Nous demandons au gouvernement de revoir la taxe sur le carbone. Il ne devrait pas faire l'autruche et dire non. Il existe d’autres options pour lutter contre les changements climatiques, et la taxe sur le carbone n’est pas la voie à suivre. Les libéraux disent que la taxe sur le carbone n'a aucune incidence sur les recettes et qu’ils rendront l’argent aux Canadiens, mais quel avantage peuvent-ils bien voir dans la création de la taxe sur le carbone, sinon créer une bureaucratie pour la gérer?
Le principal problème, c’est qu’il faut créer un environnement propice au développement économique. Les décisions du premier ministre lors de la première réunion du Partenariat transpacifique au Vietnam ont été désastreuses. Il ne s’est pas occupé du commerce international, un dossier crucial pour le Canada.
Pendant la fin de semaine, le ministre des Finances a déclaré à la télévision que les médias ne lui donnaient pas une couverture équitable. Comme tout le monde, mes collègues se demandent si c’est pour cette raison qu’il a donné 560 millions de dollars aux médias. Veut-il s’assurer que les médias donnent une couverture favorable aux libéraux? Cette aide financière semble suspecte, et plusieurs médias s’y opposent. Je sais que c’est aussi une question de sécurité d’emploi pour eux, mais force est de nous demander pourquoi le gouvernement favorise un secteur. Le ministre dit que nous avons besoin d’une presse libre. Nous en avons effectivement besoin. Les Canadiens veulent une presse libre, mais ils peuvent décider eux-mêmes du genre de presse libre qu’ils veulent. Ils n’ont pas besoin de cette mesure que le gouvernement leur impose contre leur gré. Les libéraux n’écoutent pas ce qui se dit dans les médias.
Néanmoins, au cours du mois, nous parlerons des échecs du gouvernement libéral. En 2019, nous espérons que les Canadiens les mettront à la porte.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, j’aime toujours entendre le député parler. Il devrait se regarder dans le miroir et réfléchir à ce qu’il dit. Je ne sais pas sur quelle planète il vit. Vit-il en Alberta? Il dit représenter Winnipeg. Sait-il que les trois gouvernements des Prairies ne partagent pas sa vision? Il n’y a pas de gouvernement libéral dans les Prairies. Aucun d’entre eux n’approuve les absurdités qu'il débite. Il devrait s'adresser aux gouvernements provinciaux pour savoir ce qui se passe dans les provinces avant de nous entretenir du gouvernement Harper.
Nous parlons de l’énoncé économique de l’automne de son gouvernement et des annonces qu’il contient. Il ne devrait pas oublier…
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, c’est une excellente question de la part de mon collègue, qui est un député de l’Alberta, lui aussi. C’est une excellente question. Elle est simple et directe.
L’assurance-emploi est une solution temporaire. L’assurance-emploi n’est pas une solution permanente et ne l'a jamais été. Nous voulons des solutions permanentes. La solution permanente est simple et directe: des emplois et encore des emplois.
Le gouvernement dit que l’économie va bien. Les libéraux avaient un excédent et ils ont tout dépensé. Le gouvernement a créé une situation où des emplois sont abolis partout au pays. Aujourd’hui, des emplois ont été abolis en Ontario. Hier, c’était en Alberta. Le ministre de l’Innovation s’est levé pendant la période des questions pour essayer de dire combien d’emplois avaient été créés. C’est une situation normale dans un pays. Ce qui n’est pas normal, c’est pinailler concernant une région ou une autre.
Ce qui est inquiétant, c’est ce qui s’est produit à Oshawa et ce qui se passe en Alberta. Nous devons en conclure que la gestion économique du gouvernement est un désastre pour le pays.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, ce projet de loi vise à exclure le Québec de la Loi sur le multiculturalisme canadien.
Pour être absolument clair, je dirai que suis en total désaccord avec le Bloc québécois. Je ne suis pas d'accord avec sa philosophie. Je suis en désaccord avec tout ce qu'il dit parce que ce parti veut sortir le Québec du Canada. Pour dire les choses simplement et directement, le Québec fait partie du Canada.
Comme je l'ai dit à la Chambre en mai 2014, un Canadien est un Canadien.
Qu'importe ce que j'ai entendu le député dire, la société québécoise est très vaste. Elle est aussi représentée par d'autres partis. Ces partis ne sont pas d'accord avec la vision du Bloc québécois, qui veut que le Québec soit exclu. Quand les députés bloquistes déplorent le fait que le Québec change, c'est parce qu'ils sont tournés vers le passé.
Le Québec fait partie du Canada, et les lois canadiennes s'y appliquent. Toutefois, le Québec a aussi obtenu beaucoup de latitude. Force est de reconnaître que beaucoup de questions sont décentralisées.
Nous respectons les champs de compétence du Québec. Toutefois, lorsqu'il s'agit de questions majeures comme le multiculturalisme, qui s'applique d'un bout à l'autre du pays, je peux dire que j'ai eu l'honneur et le privilège d'aller au Québec lors de la course à la direction. J'ai parlé en français parce que je reconnaissais que le français était très important. J'ai absolument aimé aller au Québec. J'adore la culture du Québec. J'adore la culture française qu'on y trouve. J'ai beaucoup aimé mon séjour et je me suis senti très fier que cette culture fasse partie de notre grande mosaïque, la culture canadienne, et qu'elle fasse partie de notre société.
Par conséquent, la culture québécoise et le fait français dans la province représentent une partie très importante de la société multiculturelle canadienne. Je dirai à mon collègue que les Canadiens autochtones font partie de la société multiculturelle. Ils vivent au Québec, comme beaucoup d'autres communautés.
En fait, je trouve un peu étrange qu'on dise que l'arrivée des immigrants transforme le visage du Canada. Ce n'est pas seulement l'immigration qui représente les multiples visages du pays. Le Québec change aussi alors que les jeunes Québécois vont élargir leurs horizons, notamment multiculturels, à l'étranger. Le Québec vit probablement la même situation que le reste du Canada.
En toute honnêteté, les Acadiens du Nouveau-Brunswick ont leur propre culture florissante. Des francophones vivent à Calgary, en Alberta, et leur communauté est dynamique. Grâce à cette politique du multiculturalisme, ils peuvent préserver leur culture à Calgary et nous la faire connaître.
Par conséquent, je m'oppose fermement à ce projet de loi parce qu'il donne l'impression que le Québec ne fait pas partie du Canada. Depuis mon arrivée à la Chambre, j'ai toujours dit que le Québec fait partie du Canada.
À titre de secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères, je me suis rendu partout dans le monde. J'ai constaté le grand respect qu'inspire le Canada, ce qui inclut le Québec. Aussi, des ministres du Québec faisaient partie des nombreux voyages auxquels j'ai participé. Le fait que différentes communautés cohabitent au Canada suscite beaucoup de respect à l'endroit du pays.
Le projet de loi établirait un dangereux précédent en permettant au Québec de dicter ses conditions. Non, il ne dictera pas ses conditions. C'est la loi qui dictera les conditions à suivre. Selon la loi, un Canadien est un Canadien, et tous les citoyens sont égaux.
Compte tenu de cela, je comprends que les députés du Bloc québécois en soient à revoir les fondements de leur parti, car ils ne sont apparemment plus au diapason de la société québécoise.
Je les encourage néanmoins à faire cet examen. Je les considère comme des Canadiens. Je respecte leur culture et leur langue, mais il demeure qu'elles font partie d'une mosaïque qui s'est construite au pays et qui constitue une force.
Je suis troublé d'entendre le député affirmer que le multiculturalisme est une faiblesse. C'est faux. Notre multiculturalisme représente une force partout où nous allons. Mon ancien collègue le député de la Beauce parle de multiculturalisme extrême. Il n'existe rien de tel dans notre pays. Nos lois respectent chaque Canadien, peu importe sa religion.
Durant la course à la chefferie, quelqu'un a soulevé la question des valeurs canadiennes, ce qui a suscité un questionnement. Quelles sont les valeurs canadiennes? Ce sont des valeurs qui évoluent. Le Canada grandit, nous évoluons. Il en est de même pour les valeurs canadiennes, qui n'en demeurent pas moins très solides. Il s'agit de respecter tout le monde.
Franchement, je dois dire au parrain du projet de loi qu'à mon avis, les bloquistes régressent. Ils veulent revenir à une époque révolue. Tout le monde aimerait revenir en arrière, mais le bon vieux temps est chose du passé. Il s'est envolé.
Nous maintenons tous notre propre culture. Nous maintenons tous ce que nous partageons avec les autres. Au Canada, il y a de la place pour tout le monde.
Je tiens à indiquer très fermement que mes collègues et moi allons nous opposer à ce projet de loi.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, c'est avec plaisir que je prends la parole au sujet de la loi d'exécution du budget.
Ce matin, mon ami John m'a rappelé que les voies ensoleillées dont parlaient les libéraux lors de la dernière campagne électorale commençaient à s'assombrir. Il y a une chose qui me dérange beaucoup. C'est quelque chose qui est arrivé hier alors que le premier ministre s'adressait à des élèves. Il leur a dit que les partis de l'opposition aimaient crier après les libéraux qui, eux, se comportaient de façon respectueuse.
Je figure dans un manuel scolaire de neuvième année en Alberta dans lequel on parle de démocratie. Je vais dans les écoles et je parle de notre grande démocratie et de la façon dont notre pays est dirigé. Je ne dis jamais de mal de qui que ce soit. Nous sommes tous ici sur un pied d'égalité pour discuter de diverses questions pour tous les Canadiens. La Chambre des communes est le siège de la démocratie, mais le premier ministre est allé dans une école et, de façon partisane, a dit aux élèves que les libéraux étaient respectueux alors que l'opposition ne l'est pas.
Si je ne m'abuse, le premier ministre était député dans l'opposition lorsqu'il est arrivé à la Chambre. Voilà, soudainement, qu'il pense que ce côté-là est respectueux. Est-ce vraiment judicieux de dire une telle chose à de jeunes élèves? C'est honteux.
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec mon bon ami irlandais de Durham.
Le ciel ne cesse de s'assombrir depuis que les libéraux sont au pouvoir. Le député qui a pris la parole avant moi a parlé des coupes dans les budgets consacrés aux anciens combattants. Or, ces coupes, c'est au gouvernement libéral qu'on les doit. Mon collègue ici présent a déjà été ministre du Commerce international, et c'est lui qui a pour ainsi dire mené à bien les accords commerciaux pour lesquels les libéraux voudraient s'accorder tout le mérite, alors qu'ils ont seulement eu à les signer.
C'est fou comme on entend souvent le nom de M. Harper depuis un certain temps. J'entends plus souvent parler de lui que lorsqu'il était premier ministre. Les libéraux n'ont que son nom sur les lèvres. Ils oublient qu'ils sont aux commandes depuis trois ans et demi. C'était d'ailleurs plutôt drôle d'entendre mon collègue néo-démocrate dire que les libéraux sont pires qu'Harper. C'est le mot à la mode: Harper.
Cela dit, c'est vrai que le bilan libéral est pitoyable. Comme je le disais pendant la course à la chefferie de mon parti, le déficit, les Trudeau l'ont dans le sang. Dès qu'ils sont au pouvoir, le pays accuse des déficits astronomiques, la dette se creuse et les impôts augmentent. Ce n'est pas la première fois que je le dis, mais les libéraux ont ajouté 60 milliards de dollars à la dette nationale.
Où en sont les choses depuis que le ciel a ainsi commencé à s'assombrir? À en croire le dernier intervenant, le climat d'affaires est idéal depuis l'arrivée des libéraux. C'est faux. Le climat d'affaires inquiète sérieusement les Canadiens, qui craignent pour leur emploi, pour leurs enfants et pour les soins de santé. C'est grave. Que ce soit à cause de la manière désastreuse dont le gouvernement a piloté le dossier Trans Mountain ou du projet de loi qui instaurera un régime réglementaire empêchant de facto la construction de tout nouveau pipeline, les investisseurs fuient le Canada.
Il ne faut pas oublier que nous partageons une très longue frontière avec nos voisins du Sud. Nous partageons une économie intégrée. Si les États-Unis créent un environnement commercial qui est beaucoup plus attrayant pour les investisseurs, c'est là que l'argent ira. Et il ne s'agira pas seulement d'investissements, mais aussi d'emplois. Voilà où réside le danger.
Lorsque nous étions au pouvoir et que mon voisin de banquette était le ministre d'État aux Finances, j'ai vérifié auprès de lui, nous avions instauré un processus réglementaire. Nous avions examiné comment un processus réglementaire au Canada gênerait la compétitivité. Pour ce faire, nous avions décidé de déterminer le nombre de processus réglementaires au pays.
Je vais faire un retour en arrière et donner un exemple avec mon fils. Il voulait ouvrir une entreprise agricole, ce qu'il prévoit toujours faire avec mon petit-fils. Nous nous sommes entendus avec des agriculteurs de la circonscription de mon collègue pour exporter un produit. Nous sommes toujours enlisés dans des réformes réglementaires, ce qui ne facilite en rien les affaires. Un an et demi s'est écoulé et nous essayons toujours de satisfaire à toutes les conditions réglementaires mises en oeuvre partout au Canada.
Voici où je veux en venir. Si nous demandons au gouvernement le nombre de règlements en vigueur — nombre qu'il est censé connaître —, il sera incapable de répondre à la question. S'il ne le sait pas, comment peut-il en réduire le nombre? Même dans ce cas, il ne peut pas agir. Pour autant, les libéraux affirment que leurs politiques sont propices à la croissance des entreprises.
Je viens de l'Alberta et je m'inquiète de ce que le gouvernement fait à l'économie de cette province. Même si le ministre des Ressources naturelles vient de l'Alberta, nous ne voyons aucune mesure de la part du gouvernement. C'est très inquiétant.
Les libéraux affirment maintenant qu'ils vont imposer une taxe sur le carbone. Notre empreinte carbone ne représente que 1,6 % de la pollution mondiale de l'environnement; or, nous sommes le pays qui impose le fardeau de cette taxe sur ses citoyens. Comme tout le monde l'a fait remarquer au gouvernement, c'est une ponction fiscale.
Je lisais ce matin que, parce que les libéraux ont annoncé leur intention d'offrir des remboursements aux gens, ces derniers affirment que cela sera sans conséquence pour eux. Comment donc vont-ils changer leurs habitudes s'ils se font rembourser? Comme tout le monde le dit, la taxe sur le carbone est une ponction fiscale. Il nous faut un environnement propice à l'avancement de l'économie et le gouvernement ne nous offre pas cet environnement. Ses priorités ne semblent pas correspondre aux principales inquiétudes des Canadiens, à savoir l'emploi, les soins de santé et l'avenir de leurs enfants.
Le gouvernement sait faire de beaux discours. Toutefois, comme tout le monde l'a fait remarquer, lorsque le gouvernement affirme: « Faites-nous confiance », nous avons la même réaction que lorsque le prince nigérien déclare: « Je vous ai envoyé votre chèque ». De plus en plus de Canadiens affirment ne pas faire confiance au gouvernement.
Nous sommes inquiets. De noirs nuages viennent assombrir les voies ensoleillées du gouvernement libéral.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, ce nouveau député est arrivé à la Chambre il y a trois ans et il tente de parler du bilan des conservateurs d'il y a 10 ans. J'ignore où il était en 2008 lorsque le monde entier est entré en récession. Nous ne vivons pas sur une île isolée. Grâce à notre gestion économique, nous n'avons pas eu à renflouer les banques et nous avons réussi à sortir de cette récession. Nous y sommes arrivés grâce à la bonne gestion du gouvernement conservateur.
Comme je l'ai mentionné, c'est l'ancien ministre du Commerce conservateur qui a pavé la voie à l'Accord économique et commercial global et au Partenariat transpacifique, des accords que le gouvernement actuel est en train de signer et pour lesquels il essaie de s'attribuer le mérite. C'est le gouvernement conservateur qui a négocié ces accords, et les bénéfices que le gouvernement actuel en tire découlent de ce que les conservateurs ont accompli avant que les libéraux prennent le pouvoir. Les conservateurs sont réputés pour gérer l'économie de main de maître.
Résultats : 1 - 15 de 135 | Page : 1 de 9

1
2
3
4
5
6
7
8
9
>
>|