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PCC (ON)
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2012-03-14 16:38
Merci beaucoup, monsieur le président.
Mesdames et messieurs, chers collègues, bonjour. Je suis ici aujourd'hui pour faire le point sur mon voyage dans la Corne de l'Afrique en juillet dernier, puis sur les efforts que le Canada a déployés en réaction à la situation humanitaire dans cette région et au Sahel. De plus, nous aimerions vous fournir des renseignements concernant le Budget supplémentaire des dépenses C et le Budget principal des dépenses.
Tout d'abord, j'aimerais vous parler brièvement de notre engagement envers l'Afrique, afin de mettre en contexte notre travail dans la Corne de l'Afrique et au Sahel.
Au cours des dernières années, des progrès considérables ont été accomplis sur plusieurs fronts en Afrique.
Certains pays africains ont enclenché de profondes réformes sur le plan des politiques et ont accru leur productivité agricole et la sécurité alimentaire de leur population. Plus d'enfants que jamais fréquentent l'école — et surtout, on y voit un plus grand nombre de filles. Le Canada s'est engagé à soutenir l'Afrique et continue à produire des résultats.
Grâce au soutien de l'ACDI, les économies africaines connaissent une croissance plus durable. Par exemple, le secteur agricole du Ghana a affiché un taux de croissance moyen d'environ 4,3 p. 100 ces dernières années, et ce, en grande partie grâce à des investissements canadiens.
Par ailleurs, le Canada favorise la démocratie — c'est là un autre domaine où le soutien de notre pays a généré des résultats. Au Kenya, par exemple, l'ACDI appuie les droits de la femme, encourage les femmes à participer à la vie politique et favorise la réforme judiciaire.
Comme promis, notre gouvernement a respecté l'engagement qu'il avait pris au Sommet du G8 de doubler son aide internationale à l'Afrique. En 2009-2010, l'Afrique a en effet reçu plus de 50 p. 100 de l'aide alimentaire de l'ACDI, 61 p. 100 de son soutien agricole, 63 p. 100 du soutien de l'Agence à l'égard de la santé et près de 65 p. 100 des fonds d'aide bilatérale décaissés par l'ACDI pour la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.
Des fonds que le Canada s'est engagé à verser dans le cadre de l'Initiative de Muskoka sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, 80 p. 100 seront acheminés vers l'Afrique subsaharienne. Le Canada a été le premier pays du G8 à respecter l'engagement — pris à l'Aquila — afin d'améliorer la sécurité alimentaire et l'agriculture durable.
Le continent africain a sans contredit le potentiel nécessaire pour s'épanouir. Toutefois, lorsque nous examinons le potentiel et le développement de l'Afrique, nous ne pouvons rester indifférents aux besoins humanitaires de plus en plus criants de ce continent.
En ce moment même, une crise alimentaire et nutritionnelle de plus en plus grave sévit dans la région du Sahel, dans l'Ouest de l'Afrique. Cette crise menace plus de 10 millions de personnes. À l'heure actuelle, le Canada occupe le deuxième rang des pays donateurs d'aide humanitaire au Sahel. Il y a deux semaines, j'ai annoncé que le Canada offrirait un appui afin d'améliorer l'accès aux denrées alimentaires et d'offrir un soutien nutritionnel, en plus de soutenir le traitement en milieu communautaire de la malnutrition aiguë, d'aider à la subsistance et d'améliorer l'accès à de l'eau salubre.
Le soutien de l'ACDI au Programme alimentaire mondial permettra à lui seul d'offrir une aide alimentaire vitale à plus de sept millions de personnes au Niger, au Tchad, au Mali, au Burkina Faso et en Mauritanie.
Entre-temps, de l'autre côté du continent, une combinaison de facteurs a provoqué une grave crise humanitaire dans la Corne de l'Afrique. Le Canada est intervenu rapidement pour répondre aux besoins de millions de personnes victimes de la sécheresse, en particulier de celles qui souffraient de la famine en Somalie. Grâce en partie à l'appui du Canada, le Programme alimentaire mondial et ses partenaires alimentent maintenant quelque 5,2 millions de personnes dans la Corne de l'Afrique.
Également grâce en partie à l'appui de l'ACDI, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés parvient à subvenir aux besoins continus de près de un million de réfugiés somaliens à Djibouti, en Éthiopie et au Kenya.
En ce qui concerne l'intervention du Canada à la suite de la sécheresse en Afrique de l'Est, nous demandons 70,4 millions de dollars dans le Budget supplémentaire des dépenses C afin de réaliser notre engagement de juillet 2011 selon lequel le gouvernement allouerait un montant équivalent aux dons versés par la population canadienne au Fonds des victimes de la sécheresse en Afrique de l'Est.
Comme vous le savez, en juillet dernier, j'ai visité des camps dans la ville de Dadaab, dans le nord du Kenya, et aux alentours afin de constater par moi-même l'étendue de la crise humanitaire et de mieux comprendre ce qui doit être fait. Même si la famine en Somalie ne touche maintenant que trois régions au lieu de six, la situation demeure extrêmement précaire. Nous suivons la situation de près, et le Canada reste déterminé à s'efforcer d'aider les victimes dans ces régions.
J'aimerais maintenant vous livrer quelques observations concernant le Budget supplémentaire des dépenses C et le Budget principal des dépenses pour le projet exercice.
Le Budget supplémentaire des dépenses C de l'ACDI comprend une augmentation proposée de 359,4 millions de dollars au titre de nos autorisations de subventions et contributions, et une augmentation de 52 400 $ au titre de nos autorisations de fonctionnement. L'augmentation de 359,4 millions de dollars relative aux autorisations de subventions et contributions de l'ACDI contient plusieurs éléments.
En plus de chercher a obtenir les fonds nécessaires pour aider le Canada à honorer ses engagements à l'égard du financement accéléré qu'il a pris en vertu de l'Accord de Copenhague et à intervenir à la suite de la sécheresse en Afrique de I'Est, l'ACDI tente actuellement d'obtenir d'autres autorisations, soit 100 millions de dollars, afin d'offrir des subventions à des organisations internationales.
Cette autorisation additionnelle ne nécessite pas de fonds supplémentaires, pas plus qu'elle n'oblige l'ACDI à dépenser cette somme. Elle permet plutôt à l'agence de répondre à des besoins mondiaux en matière d'aide humanitaire dans des domaines comme l'alimentation et la nutrition.
Les autres éléments qui expliquent l'augmentation du budget de l'ACDI sont les virements d'un ministère à un autre. Nous pouvons vous fournir plus de détails à ce sujet, si vous voulez.
De plus, il y a une augmentation de 52 400 $ au titre des autorisations de fonctionnement de l'ACDI en raison des éléments suivants: un virement de 30 000 $ du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada dans le cadre de l'Initiative relative aux logiciels ministériels de vérification, et un financement accru de 22 400 $ pour favoriser la réalisation des engagements du Canada en matière de financement accéléré en vertu de l'Accord de Copenhague.
Les dépenses budgétaires que nous avons présentées dans le Budget principal des dépenses 2012-2013 se chiffrent à 3,4 milliards de dollars. Je peux répondre à toute question à ce sujet, et le président peut fournir plus de renseignements à l'égard du Budget principal des dépenses et du Budget supplémentaire des dépenses.
J'ajouterais que, sur le plan des subventions et contributions, certains éléments ont augmenté, d'autres ont diminué.
L'augmentation est attribuable à l'octroi de 20,9 millions de dollars pour la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants ainsi qu'au virement de 1,5 million de dollars par le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international pour les coûts liés à la plate-forme internationale.
La diminution est attribuable au virement de 18,4 millions de dollars au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international pour le Fonds canadien d'initiatives locales et à la temporisation de 12 millions de dollars en ce qui touche la contribution du Canada au programme de la Francophonie pour l'eau et l'assainissement.
Notre rapport sur les plans et les priorités, qui sera déposé début mai, contiendra de plus amples détails sur les résultats stratégiques et aussi de l'information sur les objectifs, les projets et les résultats escomptés.
Il y a certains points que je n'ai pas abordés, mais je pense que, s'il y a des questions, j'aurai l'occasion de fournir ces renseignements dans mes réponses.
Merci beaucoup.
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2012-03-14 16:48
Je suis à la disposition du comité s'il a besoin de moi.
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2012-03-14 16:49
Merci de la question. Certes, je pourrai — espérons-le — vous fournir une réponse complète et exhaustive à cet égard.
Tout d'abord, je voudrais dire que, à notre avis, en matière d'aide gouvernementale et de développement, ce ne sont pas les organisations qui comptent; ce qui importe, c'est d'aider les gens à qui les Canadiens veulent qu'on vienne en aide, c'est de s'assurer que nous améliorons leur vie à long terme, de façon durable.
Pour ce faire, nous croyons que nous devons mener des analyses et nous assurer d'effectuer notre sélection selon un processus fondé sur le mérite. Donc, comme je l'ai dit, pour ce qui est de la durabilité, nous demandons en fait quelle sera la situation cinq ans après l'octroi du financement. Comment évolue le projet, quels sont les résultats, et de quelle façon les améliorations seront-elles maintenues par la collectivité locale, par les leaders locaux de cette collectivité ou par les gouvernements qui y prennent part?
Il n'y a pas de changement dans les priorités. Depuis que nous avons pris le pouvoir, nous disons que nous allons rendre notre aide internationale efficace, c'est-à-dire vraiment faire bouger les choses, avoir un effet réel et maximiser la valeur de nos dollars consacrés à l'aide. À notre avis, c'est ce que souhaite voir la population canadienne. Elle veut voir des personnes qui non seulement sortent de la pauvreté, mais aussi volent de leurs propres ailes à long terme.
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PCC (ON)
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2012-03-14 16:52
Merci beaucoup de la question.
Tout d'abord, laissez-moi vous dire que, à mon avis, nos partenaires dans chacune des provinces au pays ont une bonne réputation. Ils ont assurément beaucoup d'expérience, mais, comme je l'ai dit, nous voulons nous assurer que les dollars canadiens consacrés à l'aide vont aux meilleurs projets.
La caractéristique — dont je suis très fière — qui distingue nos partenaires du Canada et plus particulièrement du Québec des autres, c'est qu'ils ont l'avantage de pouvoir travailler en français. Selon moi, cet aspect pourrait nous permettre de nous démarquer en offrant directement de l'aide en Haïti. Nous avons vu de nombreux organismes partenaires du Québec recevoir un soutien de l'ACDI afin de contribuer à la reconstruction et à la reprise d'Haïti.
Comme je l'ai dit, madame, nous voulons nous assurer d'offrir un soutien axé sur les personnes: celles que l'on veut voir bénéficier d'une aide pour aller à l'école, pour recevoir une meilleure éducation et pour obtenir des soins de santé. Donc, comme je l'ai dit, nous appuyons un certain nombre d'organismes québécois, mais ce n'est pas nécessairement ce qui détermine la façon dont l'argent... les décisions sur le soutien.
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PCC (ON)
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2012-03-14 16:55
Bien entendu, nous sommes disposés à rencontrer toutes les organisations, et nous ne les sélectionnons pas nécessairement en fonction de la province où elles sont établies. Nous nous demandons qu'est-ce que nous voulons faire, quelles questions nous souhaitons faire progresser, puis nous lançons des invitations. Un certain nombre de représentants du Québec ont été invités à de nombreuses réunions auxquelles j'ai participé.
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2012-03-14 16:56
Merci de la question.
Comme vous le savez, ils ont été annoncés en septembre, alors ils se trouvent encore à un stade très embryonnaire. Ces projets ont été élaborés avec des organisations canadiennes, qui ont ensuite fait une proposition et présenté une demande à l'ACDI. L'agence ne faisait pas partie du partenariat, qui a été créé avant la présentation de la demande.
De tous les pays industrialisés, le Canada a été le dernier à établir des partenariats avec le secteur privé. D'autres pays — ceux de nos collègues britanniques, australiens et américains — ont entrepris des projets et établissent de plus en plus de partenariats avec le secteur privé. De fait, il a été constaté que le Canada accuse un retard, et je pense que de grandes possibilités s'offrent à nous.
Des gens ont également constaté que, pour réduire la pauvreté de façon durable... Je vais simplement vous citer cette déclaration de Bono, que nous connaissons tous: « Bien des gens se rendent compte que le véritable moyen de sortir les gens de la pauvreté, ce n'est jamais l'aide. C'est le commerce. » D'autres personnes ont dit que les États dotés de ressources abondantes, d'institutions économiques solides et de bonnes politiques publiques ont un avenir prometteur. Pour sortir les gens de la pauvreté, il faut non pas leur donner de l'aide, mais leur offrir la possibilité de se trouver un emploi valable et productif et d'accroître leur revenu familial. C'est en créant une économie solide pour un pays qu'on peut assurer la durabilité.
Selon les prévisions de la communauté internationale, il y a principalement deux grands secteurs où les économies respectives des pays en développement peuvent afficher une croissance: il s'agit de l'agriculture et des ressources naturelles. Nous jouons un rôle important pour ce qui est du secteur des ressources naturelles, selon les prévisions relatives à la croissance économique et à l'augmentation des emplois dans ces pays. Je pense que le Canada est particulièrement bien placé pour rassembler des sociétés minières respectées et de bonnes ONG afin de veiller à ce qu'elles améliorent les choses.
Il y a les trois projets que nous avons abordés, mais nous devons vraiment combler notre retard en ce qui a trait à nos autres principaux donateurs et tirer parti de certaines idées innovatrices. Comme je l'ai dit, ils ont de l'expertise dans nombre des domaines dont il est question. Ils ont des approches novatrices, entre autres choses, et souhaitent faire une contribution. Il y a de nombreuses compagnies minières — canadiennes ou étrangères — qui s'acquittent de leur responsabilité sociale d'entreprise.
Je suis allée en Mongolie. Là-bas, les compagnies minières contribuent davantage au développement social du pays que tout ce que pourra jamais faire le programme d'aide et de développement du Canada. Nous voulons donc que les compagnies contribuent au processus, de concert avec la communauté des ONG, afin de nous fournir une expertise additionnelle et de nouvelles idées pour stimuler l'économie et créer des emplois.
Les jeunes représentent une grande partie de la population des pays en développement. À un certain moment, ce groupe démographique comptera pour plus de 52 p. 100 de la population là-bas. Nous avons vu récemment ce qui se produit lorsqu'une majorité de jeunes n'ont pas d'emploi: ils n'ont rien à faire — du moins, rien de constructif — et, selon moi, les autres possibilités qui s'offrent à eux ne sont pas celles que les Canadiens voudraient qu'ils choisissent.
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2012-03-14 17:01
Je vous demande pardon?
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2012-03-14 17:01
Pourrais-je seulement faire un commentaire sur ma rencontre avec les représentants de pays étrangers? Les ministres des mines ont en fait demandé à me rencontrer. Chaque fois que je visite des pays ou que je participe à des conférences — au Honduras, au Pérou, en Mongolie —, je leur demande comment le Canada peut les aider, et ils me disent qu'ils veulent en savoir davantage sur notre réglementation en matière d'activités minières. Ils veulent savoir des choses au sujet de notre fonction publique. Ils ne veulent pas d'aide; de nombreux pays leur en offrent déjà. Ce qu'ils veulent, c'est une chose qu'ils croient que le Canada peut leur offrir.
Pour ce qui est du microfinancement, comme vous le savez, le Canada offre un grand soutien à de telles activités dans de nombreux pays. Au cours d'une conférence récente sur le microfinancement, un des experts a dit qu'il donne d'excellents résultats. Il contribue à la création d'emplois. La prochaine étape est la croissance des entreprises, car elles doivent créer des emplois. C'est une excellente initiative, mais je pense que la prochaine étape qui préoccupe les pays donateurs, c'est de créer des emplois et de faire croître les entreprises.
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2012-03-14 17:04
Je ne pense pas qu'il y ait de compressions dans les programmes, mais je vais laisser la présidente vous expliquer ce chiffre.
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2012-03-14 17:05
Merci de la question.
Ce que nous avons appris, c'est que le fait de s'attarder aux chiffres n'est pas nécessairement le meilleur moyen de déterminer si la forme que prend notre soutien et les activités que nous menons sont appropriées
Par exemple, en Mongolie, quand nous avons demandé aux représentants de ce pays ce qu'ils souhaitaient que nous fassions pour les aider, il nous ont questionnés au sujet de la fonction publique. Nous avons mis en contact la fonction publique canadienne avec la fonction publique mongole, et ils ont en fait élaboré des dispositions législatives à cet égard. Le coût de ce programme, qui changera de façon spectaculaire l'avenir de la Mongolie, se chiffrait à moins de 400 000 $.
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2012-03-14 17:05
Eh bien, je dirais qu'il n'y a pas de stratégie définitive à l'égard de la Syrie, car personne ne sait ce qui se passera, puisque la situation là-bas continue d'évoluer. Comme vous le savez, la situation en Syrie ne s'améliore pas. Elle ne progresse pas. La violence empire. Le nombre de personnes touchées augmente...
À mon avis, la seule chose qui s'est améliorée et à l'égard de laquelle nous avons fait des progrès, c'est que les organismes humanitaires qui n'avaient auparavant aucun accès en Syrie peuvent maintenant y entrer de façon sporadique. Il n'y a aucune garantie, aucun corridor, aucune entente prévoyant un accès de deux heures par jour qui aurait été conclue avec la population syrienne qui combat. En conséquence, il y a une augmentation du nombre de réfugiés à l'intérieur et à l'extérieur du pays.
Notre priorité actuelle est d'essayer de fournir l'aide humanitaire voulue et de veiller à ce que les organismes qui peuvent entrer en Syrie disposent d'un approvisionnement adéquat.
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2012-03-14 17:08
Tout d'abord, je tiens à dire qu'il n'y a pas d'idéologie. Je pense que l'idéologie ou le principe que nous observons dans le cadre de nos décisions correspond à ce que tous les Canadiens souhaitent que nous fassions: veiller à ce que, en matière de développement international, l'argent durement gagné par les contribuables serve bel et bien à aider les personnes qu'ils veulent aider, et ce, de façon efficace et durable.
Ce que les Canadiens aimeraient surtout voir, ce sont des gens qui peuvent voler de leurs propres ailes sans qu'eux — et leur famille — aient continuellement besoin d'aide, entre autres choses, alors je dirai que c'est une question non pas d'idéologie, mais de principe. Il s'agit de bien utiliser l'argent des contribuables. Il s'agit aussi de dire que nous voulons vraiment aider les personnes qui...
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2012-03-14 17:09
Je dois dire que le Canada regorge d'excellents organismes. D'un côté, nous sommes privilégiés d'en avoir autant. De l'autre, nous avons des décisions à prendre. Les organismes ne sont pas en cause. Ce qui l'est, c'est la question de savoir quels organismes et quels projets réaliseront les résultats voulus.
Ce qui pèse lourd dans la balance, c'est non pas l'organisme en tant que tel ni l'endroit où est situé son siège, mais plutôt le projet qu'il propose. Combien de personnes permettra-t-il d'aider? De quelle façon l'aide est-elle dispensée? Les résultats seront-ils durables? Le projet permettra-t-il à la collectivité visée de voler de ses propres ailes? Est-ce qu'il nous aidera à nous assurer que le gouvernement là-bas se dotera un jour d'un système de santé public et d'un système d'éducation public qui permettra à chaque enfant d'aller à l'école, et ce — espérons-le —, gratuitement?
Voilà ce que nous entendons quand nous parlons de durabilité et du fait de s'assurer que nous améliorons les choses. L'important, c'est non pas les organismes, mais plutôt les meilleurs projets, les meilleurs résultats et la meilleure utilisation possible de l'argent des contribuables canadiens.
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2012-03-14 17:11
Merci de la question.
Comme vous le savez, j'ai fait un séjour en Haïti en janvier. Je dirais qu'une certaine déception se fait sentir, car la situation politique tarde à se redresser, et les développements récents et lents concernant le gouvernement... Nous menons la majorité de nos projets de concert avec des organismes, donc nous ne dépendons pas du gouvernement. Les ministères continuent le travail afin que nous puissions poursuivre nos efforts, et espérons qu'il y aura vite un nouveau premier ministre et un nouveau gouvernement en Haïti.
Nous mettons en oeuvre de nombreux projets. Un des projets auxquels nous fournissons un appui très fort en Haïti, c'est le programme d'alimentation dans les écoles. Il s'agit d'une mesure qui vise à inciter les familles à envoyer leurs enfants à l'école, car lorsqu'ils y vont, ils reçoivent chaque jour un bon repas nutritif et, à la fin de la semaine, ils peuvent également rapporter de la nourriture à leur famille. En conséquence, nous avons annoncé que nous allons augmenter notre soutien au programme d'alimentation dans les écoles du Programme alimentaire mondial.
Par ailleurs, je me suis rendue là-bas récemment — en janvier — et j'ai annoncé que le Canada appuiera la réinstallation des familles qui se trouvent dans le parc national Champs de Mars, et ce travail est également en cours.
Nous avons également réussi à maintenir notre soutien aux cliniques de santé. L'incidence du choléra variera au fil du temps, mais on réussit à gérer le problème, et il y a de moins en moins de décès causés par cette maladie.
Nous poursuivons nos efforts en vue d'assurer la croissance économique, et il y a maintenant près de 400 000 personnes qui ont accès à des systèmes de crédit et à des systèmes financiers. Nous avons mis sur pied un excellent programme à l'intention des agriculteurs qui vise à leur accorder un prêt initial afin qu'ils puissent se procurer les outils et les intrants dont ils ont besoin pour assurer une bonne reprise de leurs activités agricoles après le séisme.
J'ai également visité un hôpital où nous prodiguons des soins maternels et prénataux et pratiquons des accouchements — et ce, gratuitement —, ce qui a permis d'accroître la santé des femmes en améliorant la sécurité relative aux accouchements. L'hôpital prodigue d'ailleurs des soins postnataux aux nouveau-nés. Nous avons fait bien des progrès et nous continuons à remplir notre engagement en Haïti.
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