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NPD (QC)
Madame la Présidente, je dépose aujourd'hui une pétition visant à établir une stratégie nationale de lutte contre la pollution par le plastique dans les cours d'eau.
Ce type de pollution est extrêmement inquiétant, particulièrement parce que cela touche la faune aquatique. Comme je pratique la pêche depuis mon plus jeune âge, je ne peux que m'inquiéter du fait que de plus en plus de poissons ingèrent du plastique qui, par conséquent, se retrouve dans notre chaîne alimentaire.
Il s'agit d'un enjeu crucial, surtout si l'on considère les communautés pour qui la pêche est une activité traditionnelle.
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NPD (QC)
Monsieur le Président,Née du sein de La ReineJe suis Témis, je suis AbitibiDu bout du monde l'oxygèneHéritage millénaire AbitibiwinniMon cœur bat au son du tambourAu rythme des rames sur l'eauMon âme bercée par l'OkikoMon corps enveloppé de ton veloursTa nuit m'est étincelanteJe suis Témis, Je suis AbitibiNée en automne, couleurs luxuriantesQui auront imprégné ma vieCroissant en ton doux printempsFrissonnant de tes purs hiversGrandir en ton précieux tempsMe blottir dans ta mémoire centenaireExtirpant de ton ventre en orLa richesse en guise de maternitéJ'y ai vu naître mes trésorsToutes deux mères dans l'éternitéDe ta terre nourricièreJe me suis régalée, exaltéeDe tes forêts centenairesJe me suis reposée, enchantéeMes pieds te parcourentMes mains te labourentDans toute ta superficieJe suis Témis, Je suis Abitibi
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NPD (QC)
Madame la Présidente, c'est probablement une des dernières fois que je me lève à la Chambre, et je veux prendre le temps de remercier la population d'Abitibi—Témiscamingue de m'avoir laissé la représenter. Ce sont des gens géniaux, créatifs, qui ont tout le temps une foule d'idées. Ce sont parfois des idées complètement folles, mais cela en fait une circonscription tellement agréable à représenter. Ces gens nous entraînent dans leurs projets de fous et dans leurs idées.
Dans les organismes, des gens œuvrent, et ils sont extrêmement créatifs, motivés et passionnés par l'Abitibi-Témiscamingue. Je n'ai qu'à penser à Randa Napky, une ambassadrice de l'Abitibi-Témiscamingue. Je pense que l'association touristique ne pourrait être mieux représentée que par cette personne. Tous ces gens font en sorte que c'est un plaisir de travailler, que c'est vraiment agréable, comme députée, d'avoir cette chance. Les gens sont accueillants, ils nous reçoivent chez eux et sont tout le temps là pour offrir leur aide.
J'ai eu trois enfants au cours de mon mandat. Quand je participais à des événements, les gens prenaient mes bébés et s'en occupaient. Je me sentais en confiance. Tant de fois, j'ai pu dire que je me sentais comme si j'étais en train de visiter de la famille, peu importe où j'allais. C'est comme être tout le temps dans une espèce de fête de famille, où les gens prennent soin des autres, posent des questions et demandent comment on va. Ils ne le font pas par politesse, mais comme si on était vraiment un membre de leur famille. Ce furent vraiment de beaux moments et j'ai adoré les représenter.
Il y a aussi les employés, qui ont fait un travail merveilleux. Mes employés sont devenus des amis proches. Il y a Alain, qui est arrivé dès le départ et qui a appris à me connaître sur le bout des doigts. Maintenant, quand il écrit un texte, il écrit les mots qui sortiraient de ma bouche. On se connaît maintenant d'une manière complice. Avec le temps, j'ai appris à connaître son épouse, qui est infirmière, comme moi. Je pense qu'Alain déteste que son épouse et moi discutions ensemble, parce que, deux infirmières qui parlent ensemble, ce n'est pas toujours très appétissant. Chantal est une femme merveilleuse. J'ai adoré la connaître et j'espère que nous resterons amies longtemps.
Il y a aussi Yves, qui s'est joint à mon équipe. Il arrivait de Service Canada et avait le curriculum vitae d'un fonctionnaire très qualifié et très compétent. Or il a aussi un côté complètement fou. J'ai eu la chance de le voir à l'œuvre lors de soirées de meurtre et mystère. Ce côté théâtral peut passer inaperçu, mais c'est très agréable de le voir. Il est aussi extrêmement dévoué pour les gens. Grâce à son aide, plusieurs fois, nous avons réussi à faire des choses qui ne paraissent jamais dans les médias et qu'on n'annonce jamais. Or à plusieurs reprises, nous avons récupéré des montants de 20 000 $ d'allocations familiales qui n'avaient jamais été versées à des gens, parce que l'Agence du revenu du Canada ne cessait de leur demander des papiers. Personne n'annonce ce genre de chose, mais je peux dire que quand on réussit à faire cela pour quelqu'un, cela améliore grandement sa vie.
Il y a aussi Ghyslain, un intellectuel passionné d'histoire et d'archéologie, qui a tellement à cœur la cause autochtone. Il l'a tellement à cœur que sa thèse de maîtrise portait sur le rôle de la danse traditionnelle dans la guérison chez les peuples autochtones. C'est un sujet très pointu, mais cela montre à quel point la cause autochtone le touche.
Il y a aussi Daniel, qui semble imperturbable. Il a une incroyable volonté d'apprendre, une soif de connaître et un calme radiophonique. J'ai aussi la chance de connaître son épouse, Maude, qui un tempérament vraiment particulier, très flamboyant. Ce sont deux personnes exceptionnelles. Je suis contente d'avoir eu la chance de les avoir rencontrées.
Nicolas, à Ottawa, m'accompagne depuis longtemps. Bien avant qu'il soit mon employé, nous avons été candidats à quelques élections ensemble. Nicolas a un moral indestructible. S'il y a quelqu'un au monde qu'on ne peut jamais mettre à terre, jamais décourager, c'est Nicolas.
Il y a aussi Jean-François, qui est parti ce printemps rejoindre l'Islande, le pays de sa deuxième citoyenneté. Il était une personne terre à terre avec qui j'aimais discuter. Jean-François était aussi quelqu'un avec qui je pouvais parler de la politique d'à peu près n'importe quel pays du monde. Ces gens ont été extrêmement importants dans ma vie. Il y a aussi les gens du bureau du whip, soit Christian et Anthony, entre autres. Ils connaissent tous les détails de notre vie; nous n'avons pas le choix de leur en parler. Ils sont là pour nous rassurer et nous réconforter. Ils en connaissent beaucoup à notre sujet.
Plusieurs collègues ont aussi changé ma vie. Les gens pensent souvent que tout a commencé par la vague orange, mais beaucoup d'autres choses se sont produites avant cela. Personnellement, j'étais une militaire et membre du NPD. À un moment donné, j'ai décidé de quitter l'armée. À ce moment, une élection devait avoir lieu. J'ai vécu mes dernières années en tant que militaire sous le gouvernement libéral. Les coupes avaient été désastreuses. Souvent, nous nous entraînions avec des balles de neige. J'étais décidée à quitter l'armée.
Puisque je n'étais plus prise dans un système où je ne pouvais pas m'impliquer sur le plan politique, j'ai décidé de m'impliquer. À 22 ans, j'ai pris la décision un peu folle de m'impliquer dans la campagne électorale du NPD. J'ai aussi décidé de retourner vivre en Abitibi-Témiscamingue. J'ai parlé à une jeune femme, Rebecca Blaikie. Nous avons parlé pendant une heure. Finalement, elle m'a dit que le parti cherchait une candidate comme moi. Elle m'a demandé si j'avais le goût de me lancer en politique. Le parti était prêt à me laisser ma chance.
J'en ai parlé à mes parents et j'ai décidé de présenter ma candidature pour la première fois. À l'époque, en 2006, j'avais 22 ans. J'ai été candidate en 2008, mais c'est finalement en 2011 que j'ai été élue au sein du parti de Jack Layton. Après 2006, j'ai commencé à m'impliquer. J'ai aussi participé à des congrès. D'ailleurs, je me rappelle avoir passé quelques soirées en compagnie de Thomas Mulcair et du député de Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques. Nous avons passé des soirées à discuter, en compagnie de Catherine, la femme de M. Mulcair. Elle est devenue une amie.
J'ai aussi rencontré le député de New Westminster—Burnaby. Il ne s'en souvient probablement pas, mais nous avons pris un taxi ensemble. Il m'a donné sa carte professionnelle, et il m'a dit qu'il était disponible pour répondre à mes questions. Je m'en suis souvenu. À l'époque, je n'avais pas encore été élue. Pourtant, il était là pour moi.
Ensuite, j'ai été élue. Je suis devenue une maman alors que j'étais une députée. Je me souviens aussi de Lysane Blanchette-Lamothe, de Rosane Doré Lefebvre, d'Alexandrine Latendresse, de la députée de Churchill—Keewatinook Aski et de la députée de Salaberry—Suroît. Nous sommes devenues mères à peu près au même moment. L'ancienne députée Alexandrine Latendresse est devenue maman un peu après moi, et elle est devenue une amie très proche. D'ailleurs, c'est elle qui a présidé mon mariage.
J'ai eu la chance de côtoyer plusieurs personnes extraordinaires, dont la vice-présidente adjointe et députée d'Algoma—Manitoulin—Kapuskasing, qui est probablement la troisième grand-maman de mes enfants.
J'ai eu la chance de croiser des gens extraordinaires. J'aimerais les remercier d'avoir fait partie de cette aventure.
Avant de quitter mon poste, je veux dire aux gens qu'il faut oser foncer. Si je n'avais pas fait cet appel, je n'aurais probablement jamais vécu cette aventure. Il faut avoir le courage de se tenir debout, avoir une colonne vertébrale et penser par soi-même. Les gens s'attendent à ce que nous soyons francs. Ils veulent que nous disions réellement ce que nous pensons.
Les gens ne veulent plus de discours formatés. J'encourage les gens à se tenir debout, à dire ce qu'ils pensent et à arrêter de prononcer des discours formatés. Je pense que plusieurs députés de la Chambre ont besoin d'arrêter de faire des discours formatés. Ils doivent se reconnecter avec les gens. On doit arrêter de nous dire quoi dire. À mon avis, nous n'avons pas traversé 150 ans de féminisme pour que les femmes qui siègent au Parlement acceptent de se faire dire quoi dire et quoi penser.
J'invite tout le monde à faire preuve de courage. J'espère sincèrement que les prochains députés élus vont avoir le courage de leurs opinions et qu'ils vont se tenir debout. C'est ce que les gens attendent d'eux.
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NPD (QC)
Monsieur le Président, j'ai eu la chance de développer plusieurs relations extraordinaires, même avec des députés d'autres partis. Au cours de la dernière législature, j'ai côtoyé des députés qui ont servi leur pays dans les Forces armées canadiennes, notamment des députés conservateurs, en particulier ceux qui l'ont fait pendant le conflit avec l'Afghanistan, dans les années 2000. Ces relations m'ont permis de connaître des personnes que je n'aurais peut-être jamais connues aussi bien et d'échanger avec elles sur notre passé de vétéran.
Il est important d'apprendre à connaître les gens, d'entendre leurs expériences et d'aller au-delà des apparences. J'ai appris des détails surprenants sur la vie privée de nombreux députés. J'ai aussi appris à connaître leur potentiel. Toutefois, pour y arriver, il faut apprendre à être sincère et à ouvrir son coeur. C'est difficile d'apprendre à connaître des gens si on est tout le temps dans une espèce de bulle formatée. Je pense que les gens gagnent à être eux-mêmes. La politique devient alors beaucoup plus humaine et beaucoup plus intéressante.
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NPD (QC)
Monsieur le Président, je remercie ma collègue. Je vais aussi m'ennuyer d'elle, mais je sais aussi que mes bébés vont s'ennuyer d'elle. Je ne sais pas combien de bébés ont arrêté de pleurer grâce à elle. C'est une grand-maman magique, et je sais que ses petits-enfants sont en bonnes mains.
Peu importe le parti que nous représentons, en tant que femmes, nous devons nous entraider. Le combat que j'ai mené pour faire reconnaître toute la question de la parentalité au Parlement, je ne l'ai pas mené pour moi-même ni pour mon parti seulement; je l'ai mené pour l'ensemble des femmes parlementaires, peu importe le parti qu'elles représentent. Je l'ai fait pour que chaque femme qui désire être parlementaire, même si elle est conservatrice et que ses opinions vont totalement à l'encontre des miennes, soit capable d'assumer sa maternité au Parlement et se sente à l'aise de le faire.
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NPD (QC)
Monsieur le Président, j’aimerais savoir pourquoi le député a déposé une seule et unique motion au cours des quatre dernières années. La motion a été déposée en avril dernier.
Pourquoi est-ce la seule motion qu’il a déposée? Pourquoi a-t-il choisi de déposer une motion qui n’est pas contraignante au lieu d'un projet de loi qui aurait été beaucoup plus contraignant? Pourquoi a-t-il choisi de présenter une motion qui demande que l'on procède à une étude en comité, alors que l’on sait très bien que cette étude n’aura jamais lieu? La Chambre va s'ajourner au cours des deux prochaines semaines et nous n'aurons fort probablement pas le temps de voter sur la motion.
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NPD (QC)
Monsieur le Président, j'aimerais tout d'abord préciser quelque chose au sujet de la motion. Bien que le gouvernement fédéral dispose de certaines compétences en matière de santé, notamment celle d'assurer un accès égal aux services de santé à tous les Canadiens, la mise en œuvre concrète des services de santé relève de la compétence des provinces.
Le gouvernement fédéral fait des transferts en santé aux provinces, mais il revient ensuite aux provinces seulement de décider de l'utilisation de ces transferts. La gestion de l'ensemble des services de santé constitue une des compétences exclusives des provinces. Or la présente motion vise à améliorer la prestation des services de santé. On s'ingère donc directement dans un champ de compétence provincial. Le député l'a lui-même avoué. Les stratégies et les technologies de communication concernent la gestion des soins de santé. Cela dépasse donc la compétence générale du fédéral. Seules les provinces peuvent fournir des soins de santé directement aux Canadiens et sont à même d'élaborer des stratégies pour changer la gestion de ces soins.
Pour nous, au NPD, il est important de respecter les compétences des provinces, particulièrement au Québec. C'est d'ailleurs dans cet esprit que nous avions adopté la Déclaration de Sherbrooke pour refléter le caractère asymétrique du Canada et appliquer le droit de retrait avec compensation du Québec. La motion du député s'ingère donc directement dans un champ de compétence provincial.
Par ailleurs, on a choisi un moment bizarre pour déposer cette motion. En répondant à ma question, le député a dit qu'il ne pouvait pas choisir le moment où sa motion serait débattue. Cependant, il avait totalement le choix du moment où il allait la déposer. Il avait totalement le choix de déposer plusieurs mesures au cours des quatre dernières années.
Par exemple, j'ai déposé plusieurs projets de loi et motions qui, selon moi, méritaient l'intérêt de la Chambre, même si je savais très bien qu'ils ne seraient pas débattus. Malheureusement, les députés, pour ce qui est de leur projet de loi, n'ont qu'un seul tour, lorsqu'ils ont de la chance. Le député a déposé la motion il y a un mois en sachant très bien qu'elle ne serait probablement jamais votée. C'est une motion qui demande une étude en comité, mais celle-ci n'aura jamais lieu.
Si le député voulait vraiment améliorer la santé des gens en région rurale, une question extrêmement importante, je le reconnais, il aurait pu choisir différentes méthodes qui n'outrepassaient pas le champ de compétence fédéral. Par exemple, il aurait pu demander que les transferts en santé soient augmentés à la hauteur des demandes des provinces. D'ailleurs, la ministre de la Santé du Québec a dit qu'il fallait que le fédéral arrête de s'ingérer dans le champ de compétence provincial et qu'il commence par augmenter nos transferts en santé.
L'un des obstacles les plus importants à la mise en œuvre des différentes technologies qui pourraient aider les Canadiens en milieu rural, c'est l'argent. Les hôpitaux accumulent déjà des déficits, parce qu'ils paient énormément d'heures supplémentaires aux infirmières à cause de la pénurie de personnel et de l'épuisement du personnel. Malheureusement, l'augmentation des transferts en santé n'est pas à la hauteur des besoins des provinces. C'est une des choses que le député aurait pu demander et qui n'aurait pas outrepassé le champ de compétence fédéral.
Au sujet de la pénurie de main-d'œuvre, il y a une autre chose qui aurait pu être très utile sans outrepasser le champ de compétence fédéral: améliorer tout le processus d'immigration et de recrutement de professionnels à l'étranger. Je me suis souvent fait dire par des directeurs d'hôpitaux qu'ils avaient réussi à trouver un candidat très intéressant, un médecin spécialiste qui venait de l'étranger, et que celui-ci était intéressé, mais qu'il avait été découragé par le processus et qu'il avait choisi d'aller s'établir dans un autre pays où les démarches étaient beaucoup moins complexes. Le processus est coûteux et extrêmement compliqué. De plus, les services d'immigration sont absents dans les régions rurales.
La direction d’un hôpital qui veut recruter à l’étranger n’a même pas accès à des services offerts dans sa région en vue de l’aider, de l’appuyer et de lui expliquer comment faire les démarches de manière efficace. Si elle veut obtenir ces services, il faut qu’elle se débrouille par téléphone, par Internet ou en parlant à des agents qui ne comprennent pas les nuances. C’est extrêmement complexe. Le député aurait pu demander que des services d’immigration soient implantés dans les régions rurales. Cela aurait également pu aider sur le plan du recrutement.
Afin d'améliorer les soins ou les services en milieu rural, le député aurait pu faire quelque chose en lien avec les déplacements. En effet, les patients ont souvent de longs déplacements à effectuer, ce qui leur coûte cher. Cela est difficile sur le plan financier.
Pour avoir droit au crédit d'impôt pour frais médicaux, qui peut inclure les frais de déplacement, la personne doit avoir un revenu suffisant. Si elle n'a pas payé d'impôt, elle n'a pas droit au crédit d'impôt. En fin de compte, on n’aide pas ceux qui en bénéficieraient le plus, c'est-à-dire ceux qui n’ont pas les moyens de payer les frais de déplacement.
Le député aurait pu choisir de mettre en place plusieurs mesures concrètes au lieu de présenter une motion demandant que l'on procède à une étude en comité qui n'aboutira jamais. D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle je suis mal à l'aise au sujet de la motion. Bien que je comprenne que le député a un réel intérêt pour la santé en milieu rural, j’ai beaucoup de difficultés à comprendre le moyen totalement inefficace qu’il a choisi. Cela est malheureux, surtout qu'il est député depuis quatre ans. Certains d’entre nous sont ici depuis plus longtemps, mais le député siège quand même à la Chambre des communes depuis quatre ans. Il aurait pu recevoir des conseils. D'ailleurs, il connaît suffisamment la démarche pour savoir que ce n’était pas la meilleure façon de procéder.
Si le député s'intéresse à tout ce qui a été fait dans le domaine des nouvelles technologies, il a la possibilité d'avoir recours aux services de recherches. En tant que députés, nous avons accès aux services de la Bibliothèque du Parlement pour effectuer des recherches. Par exemple, le député aurait pu demander à la Bibliothèque du Parlement de faire une recherche exhaustive à propos des différents moyens qui ont été mis en place dans différentes régions du Canada ou du monde afin d'améliorer les services offerts dans les milieux ruraux. Cela lui aurait d'ailleurs permis de faire plusieurs lectures intéressantes.
Lorsque de nouvelles technologies sont implantées, des articles démontrant leurs impacts positifs sont souvent publiés dans les revues scientifiques, médicales ou infirmières. Les données relatives aux moyens qui ont été utilisés sont déjà disponibles et accessibles pour les gens qui s’intéressent à la question.
Encore une fois, je comprends la volonté du député d’améliorer les services de santé en région rurale. Cependant, je ne crois pas que c’est en s’ingérant dans les champs de compétence provinciale qu’on va y arriver.
J’ai suggéré plusieurs moyens permettant d'en arriver à une solution beaucoup plus efficace pour nos régions rurales. Ces moyens respectent les champs de compétence fédérale.
Je conseille fortement à mon collègue de discuter avec ses collègues et d’écouter la ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec. Cette dernière a suggéré au gouvernement actuel de cesser de s’ingérer dans les champs de compétence des provinces en ce qui a trait à la santé et d’augmenter immédiatement les transferts fédéraux aux provinces, pour qu’elles puissent implémenter plusieurs mesures qui sont déjà sur la table, mais qui ne peuvent être implémentées à cause du manque d’argent et du désengagement du gouvernement fédéral.
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NPD (QC)
Monsieur le Président, j'aimerais savoir pourquoi le député n'appuie pas l'idée qu'il faille de l'argent pour mettre en œuvre un projet de loi fonctionnel ainsi que ces mesures. On parle d'implanter des services de protection de l'enfance dans les communautés autochtones, ce qui signifie que des gens devront y travailler. Il faudra donc un budget afin de mettre en œuvre ce service.
Pourquoi n'ont-ils pas accepté d'inscrire dans la loi le financement qui y est associé?
Selon lui, de combien d'argent les différentes communautés auront-elles besoin afin d'être en mesure d'atteindre le but de ce projet de loi?
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NPD (QC)
Monsieur le Président, j'ai le plaisir de me lever pour parler de ce projet de loi, car je crois que la santé et le bien-être des enfants autochtones font partie des choses les plus importantes sur lesquelles les élus fédéraux ont à se pencher. C'est une population dont nous sommes responsables et envers laquelle nous avons commis trop d'erreurs dans le passé, malheureusement. En tant qu'élus, nous nous devons de corriger ces erreurs. C'est pourquoi ce projet de loi a été créé à la suite de décisions de tribunaux disant que les enfants autochtones étaient victimes d'un système de financement discriminatoire et que nous avions l'obligation d'y remédier. Cela a pris cinq ordonnances du tribunal avant qu'un projet de loi soit déposé.
J'aurais certainement aimé voir les amendements au projet de loi être adoptés en comité, peu importe qui les a proposés. Je crois que tous les membres du comité avaient la sincère intention d'améliorer le sort des enfants autochtones, mais je crois que beaucoup plus d'amendements auraient été adoptés si on avait vraiment voulu travailler dans le but de mettre de côté toute partisanerie, même si on est à la fin de la session parlementaire, pour améliorer le sort de ces enfants. Cela m'attriste qu'on n'ait pas accepté la grande majorité des amendements proposés en comité.
Pour ma part, je souhaitais prendre la parole à l'étape de la deuxième lecture, mais j'ai choisi de ne pas le faire pour ne pas retarder inutilement l'adoption du projet de loi et pour qu'il soit renvoyé en comité pour y être étudié. Maintenant, j'ai la chance d'être la dernière députée à se prononcer sur ce projet de loi avant qu'il se rende au Sénat. Il m'importait beaucoup de souligner la nécessité d'adopter plusieurs de ces amendements, parce qu'il s'agit du bien-être des enfants. On ne veut pas avoir à recommencer le travail. Je soumets cela humblement aux sénateurs qui reprendront l'étude et qui pourraient reprendre certains amendements.
Quand je quitte Ottawa pour retourner chez moi, je conduis pendant au moins six heures vers le nord. Chaque fois, je passe par Kitigan Zibi, une réserve située juste avant Maniwaki. Le Parlement se situe d'ailleurs sur son territoire ancestral. Chaque fois que je prends cette route, parfois deux fois en une semaine, je vois la photo de Maisy Odjick et de Shannon Alexander. Ce sont deux adolescentes disparues depuis 2008 dont on n'a toujours pas de nouvelles. Les membres de la communauté s'inquiètent toujours pour elles.
C'est d'ailleurs pourquoi je suis particulièrement heureuse de prendre la parole aujourd'hui. Il est essentiel que nous prenions conscience des situations très difficiles que plusieurs enfants autochtones ont eu à vivre. Par exemple, certains ont été placés dans des familles d'accueil qui ne comprennent pas leurs traditions et qui n'ont aucune connaissance de leur langue. Une proportion énorme de ces enfants sont placés en famille d'accueil quotidiennement, et malheureusement, ils n'ont pas tous la chance d'être accueillis par des gens qui comprennent leur culture et leur identité.
Par ailleurs, si plusieurs de ces enfants sont placés dans des familles d'accueil qui ne comprennent pas leur réalité, d'autres sont élevés par des parents qui n'ont pas eu la chance d'être élevés par leurs propres parents, qui ont été forcés de placer leurs enfants dans un pensionnat autochtone. Cette génération doit aujourd'hui élever des adolescents sans avoir eu la chance d'avoir des modèles parentaux.
Je crois donc que les membres des communautés autochtones méritent toute notre admiration, puisqu'ils font vraiment du mieux qu'ils peuvent pour inculquer des éléments de culture à leurs enfants, pour leur montrer qui ils sont et d'où ils viennent, et ce, sans avoir pu l'apprendre de leurs propres parents.
En tant que députée, j'ai eu la chance de visiter plusieurs écoles dans les communautés autochtones et de voir les jeunes apprendre la langue grâce à des tableaux où sont inscrits les mots en algonquin. Les jeunes recommencent à avoir des bases d'algonquin. Alors que j'étais une jeune adulte, j'ai partagé un appartement avec une jeune fille algonquine qui n'avait jamais eu la chance d'apprendre la langue. Elle avait un cahier que sa mère lui avait trouvé. C'était une adulte de 18 ou 19 ans qui n'avait jamais eu la chance d'apprendre cette langue.
Présentement, cette génération est en train d'essayer de se rattraper. Pour ce faire, il faut qu'elle soit impliquée au quotidien dans les services à l'enfance. La façon d'élever les enfants est vraiment différente pour les Autochtones. Au fil du temps, en travaillant en tant qu'infirmière, je me suis rendu compte que tout ce qui est relatif à la grossesse est vraiment différent pour eux. Trop souvent, nous avons tendance à juger avec notre propre regard.
Dans les communautés autochtones, ce n'est pas rare que des adolescentes ou des filles de 18 ans aient déjà deux ou trois enfants. Souvent, c'est quelque chose qui n'a aucun sens pour nous et nous trouvons que c'est une situation précaire. Or, quand on parle avec ces adolescentes, on se rend compte qu'elles n'ont pas du tout la même perception en ce qui concerne le fait de vivre une grossesse à 15 ou à 16 ans. En continuant à juger la situation avec notre propre regard, on risque malheureusement d'avoir recours aux services de placement alors que ces jeunes filles vivent ces situations d'une façon différente.
Par ailleurs, les enfants sont placés lorsqu'on s'inquiète de leur sécurité et qu'il y a un risque pour leur développement. Cependant, on est un peu responsable de certains de ces risques parce qu'aucun logement n'a été construit depuis 30 ans dans les réserves, parce qu'on échoue à offrir de l'eau de qualité et des écoles qui se tiennent debout et parce que, tout ce qu'on a à offrir aux enfants, ce sont des écoles pleines de moisissures.
Quand les enfants n'ont absolument aucun endroit pour jouer, quand les infrastructures de la communauté font pitié, cela entraîne peut-être des risques liés au développement de l'enfant. À quel point le parent en est-il responsable? À quel point devrait-il y avoir des conséquences? Dans les faits, c'est davantage le système dans lequel on force les enfants qui en est responsable. C'est à nous, en tant qu'élus, de changer ce système et de redonner le pouvoir aux communautés pour qu'elles puissent investir, construire des logements et s'assurer que les adolescentes qui sont enceintes peuvent continuer leurs études tout en s'occupant de leurs enfants. C'est à nous de nous assurer que les écoles pleines de moisissures deviennent rapidement une chose du passé.
J'ai eu la chance de voir une école merveilleuse bâtie dans ma circonscription, à Long Point First Nation. Cela fait toute la différence. Avant, les enfants devaient aller dans une école où il y avait des moisissures. C'était une école qui avait été fermée par la commission scolaire. Comme l'école était située dans le village d'à côté, les enfants devaient prendre l'autobus. L'école était en mauvais état. Quant aux adolescents, ils fréquentaient l'école de leur communauté. Ils devaient suivre leurs cours dans le gymnase, où il n'y avait pas de fenêtres, parce qu'il y avait des moisissures ailleurs. Les jeunes s'automutilaient. C'était désastreux. Cela a pris des années avant qu'ils aient finalement leur école.
Cette école a été conçue et pensée complètement autrement. Elle est très lumineuse, on y a utilisé le bois et on lui a donné la forme d'une ruche. Les enfants sont placés en rond afin qu'ils puissent se voir et communiquer entre eux. On peut voir sur le visage de ces enfants qu'ils vont mieux. La communauté savait très bien qu'une belle école dont les enfants allaient être fiers était nécessaire afin qu'ils soient heureux.
Je demande aujourd'hui qu'on adopte le projet de loi C-92, qu'il soit étudié au Sénat, mais aussi, qu'on n'oublie pas qu'il y a un financement extrêmement important à accorder aux communautés autochtones pour s'assurer que les enfants sont heureux. La responsabilité des élus est de faire en sorte que les communautés autochtones puissent bénéficier des fonds pour s'épanouir pleinement et pour que les enfants cessent d'être exposés à la discrimination.
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NPD (QC)
Monsieur le Président, ce qui est important, c'est qu'il y a eu plusieurs journées significatives pour les Autochtones au cours des dernières années.
Je reconnais que tous les partis ont travaillé pour améliorer la vie des Autochtones, dont certains députés qui ne sont plus ici. Cela dit, plusieurs dossiers trainent depuis des années, et il est important de ne pas chercher à s'approprier cette question. Il faut reconnaître que des gens de partout ont voulu améliorer les conditions de vie des peuples autochtones, même s'il est vrai que certains auraient pu agir plus rapidement.
L'important, c'est qu'il y ait plusieurs autres journées significatives pour les Autochtones. Il ne faut pas s'arrêter à aujourd'hui. C'est un travail de longue haleine, et il ne faudra pas cesser de travailler pour les Autochtones tant que des différences subsisteront.
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NPD (QC)
Monsieur le Président, une des choses importantes est de communiquer entre nous.
En Abitibi-Témiscamingue, nous avons fait beaucoup d'efforts pour décloisonner les réserves. Plusieurs personnes pensaient qu'on ne pouvait pas aller dans les pow-wow. Aujourd'hui, les pow-wow ont été publicisés avec l'aide de l'Association touristique régionale et beaucoup de personnes, comme moi, ont décidé d'y aller. Les gens des communautés autochtones de ma circonscription ont beaucoup de choses à nous apporter.
J'ai eu la chance d'aller dans un pow-wow et d'être invitée à une danse alors que j'étais enceinte. Ma fille n'était pas née qu'elle était initiée aux tambours et à la musique. Chaque fois que Daphnée va dans un pow-wow et voit les danses, elle est émerveillée. Elle peut voir les habits traditionnels que les hommes et les femmes portent et elle adore les couleurs. Pour elle, cette tradition fait partie de l'histoire du territoire qu'elle occupe. Ce n'est plus quelque chose qui n'appartient qu'aux autres, cela lui appartient à elle, en tant que résidante du territoire des Abitibiwinnis. Elle sait que cela fait partie de son histoire à elle aussi et que ce n'est pas entièrement séparé.
Je remercie les gens de Pikogan et d'Abitibiwinni d'avoir partagé cela avec nous au fil des ans.
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NPD (QC)
Monsieur le Président, à l'été 2018, un sort fut jeté: soit on triomphe, soit l'hiver sera éternel.
L'Abitibi-Témiscamingue lança l'assaut avec deux armées: au Sud, les Pirates; au Nord, les Huskies. Alors que l'armée témiscamienne des Pirates triompha aisément des Corbeaux et remporta la coupe Russell, la bataille débuta au Nord.
Menés par le champion Pouliot, les Huskies cumulèrent 59 historiques victoires, avant d'affronter successivement les armées des Cataractes, des Tigres et de l'Océanic, puis ils firent tomber une première fois les redoutables Mooseheads et emportèrent la fameuse coupe du Président.
Mais la meute savait d'expérience que le combat n'était toujours pas gagné. Lors de l'assaut final, presque emportés par la tempête Suzuki, ils se relevèrent et affrontèrent les Aventuriers et les Orignaux. Traversant la seconde tempête avec aise, ils gagnèrent le duel final contre les guerriers à la tête d'orignal.
Teasdale l'invincible, Dobson l'infatigable et Harvey le blindé purent ramener la convoitée Coupe Memorial.
Avec leurs trois coupes régionales, lors du défilé triomphal des valeureux Huskies, nous constaterons qu'ils auront aussi ramené l'été.
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NPD (QC)
Monsieur le Président, les libéraux avaient promis aux Canadiens de la transparence et de l'ouverture dans le processus de nomination. Les nominations devraient être basées sur le mérite et sur les compétences. Qu'est-ce que les libéraux font? Ils utilisent un outil partisan pour savoir si les candidats potentiels ont déjà donné au Parti libéral ou s'ils ont voté lors de la dernière course à la chefferie. Le niveau de sympathie envers le Parti libéral ne devrait jamais influencer les nominations des juges ou des sénateurs.
Le premier ministre promettait de faire de la politique autrement. Qu'en est-il de cette promesse?
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NPD (QC)
Monsieur le Président, bien que je sois agréablement surprise qu'on ait enfin décidé de faire quelque chose au sujet des télécommunications rurales, je suis un peu déçue que ce soit sous la forme d'une motion proposée en fin de mandat. Plusieurs des demandes formulées dans la motion ne seront pas exaucées, à l'évidence, compte tenu du calendrier parlementaire. La motion réfère à deux études de comité qui n'auront vraisemblablement pas lieu pour cette raison.
Je tiens à souligner l'effort que mon collègue le député de Pontiac a voulu faire au sujet des infrastructures de télécommunications rurales, mais j'avoue que j'aurais beaucoup aimé que le gouvernement agisse en premier, puisque cela fait maintenant plus de trois ans et demi que je demande que quelque chose soit fait en ce qui concerne la couverture cellulaire, qui n'atteint pas plusieurs routes principales dans certaines régions rurales. Cela cause beaucoup de problèmes de sécurité publique.
D'ailleurs, un des points faibles de cette motion est qu'elle demande une étude du Comité permanent de la sécurité publique et nationale pour prouver que de meilleures communications sans fil vont améliorer la sécurité publique, alors que c'est une évidence pour tout le monde. Quand on a un accident routier et qu'on n'a pas de connexion cellulaire, on ne peut appeler les secours et on doit parfois marcher cinq kilomètres en pleine nuit, avec des enfants, à -40 degrés Celsius, sans parler de la présence d'animaux sauvages. Tout le monde sait que cette situation n'est pas très sécuritaire et qu'elle est facilement évitable, compte tenu du niveau technologique d'aujourd'hui.
Dans les années 1970, lorsque le cellulaire n'existait pas, c'était normal de marcher lorsqu'on avait un accident en plein milieu de nulle part. Toutefois, maintenant, la technologie est accessible. D'ailleurs, lorsqu'ils vont dans des régions comme l'Afrique, les gens sont souvent surpris de voir qu'on peut avoir accès à un cellulaire partout. J'ai fait un stage humanitaire au Sénégal et le cellulaire fonctionnait presque partout. Ce n'est que dans une région très reculée de l'Afrique de l'Ouest, dans un petit village appelé Tiaré, qui est à environ deux heures de route de Kaolack, que le téléphone cellulaire ne fonctionnait plus.
Cependant, le Canada est un pays du G7, et malheureusement, sur certaines routes principales où le volume de circulation est assez important, le cellulaire ne fonctionne pas. Je pense que nous sommes tous d'accord que ce n'est pas acceptable, que c'est une question de sécurité publique et que le simple fait d'avoir un cellulaire qui fonctionne peut sauver des vies dans plusieurs circonstances.
Il est donc complètement inutile de demander au Comité permanent de la sécurité publique et nationale de faire une étude pour prouver l'importance du réseau de télécommunications sans fil sur le plan de la sécurité publique. Je considère que le ministre de la Sécurité publique a suffisamment de données à sa disposition pour procéder à des investissements, si on tient compte des répercussions que cela peut avoir sur la sécurité publique.
Par ailleurs, une autre chose importante dont il faut parler lorsqu'il est question de communications sans fil, c'est l'absence d'une stratégie nationale. Cela a d'ailleurs été mentionné dans le rapport du vérificateur général sur l'accès des régions rurales à Internet haute vitesse. Le gouvernement fait des programmes et des investissements à la pièce sans jamais établir de stratégie nationale et savoir où il s'en va. Cela a des répercussions considérables.
Souvent, on met des programmes en place et on donne des subventions à certaines entreprises leur permettant, par exemple, d'avoir une connexion Internet plus rapide. Cela fait en sorte que les entreprises qui gagnent ces subventions écrasent leurs compétitrices qui n'en reçoivent pas, et on finit par tourner en rond. Ainsi, malheureusement, l'argent qu'on investit dans les infrastructures rurales n'est pas optimisé. En d'autres mots, cela crée un problème d'optimisation des fonds. On ne sait pas si on crée une compétition ou si on est vraiment efficace.
On ne sait pas non plus si le fait d'avoir investi dans le privé plutôt que dans une entreprise de style coopératif est plus efficace. C'est très regrettable qu'on n’ait pas développé de vision globale.
On est aussi gravement en retard en ce qui concerne les programmes qui sont mis en place relativement aux télécommunications sans fil. Par exemple, les derniers programmes visaient des vitesses bien inférieures à celles proposées dans les récentes décisions du CRTC. Selon les utilisations actuelles d'Internet haute vitesse et des télécommunications sans fil, le CRTC considère que les gens devraient avoir accès à 50 mégabits par seconde.
Malheureusement, dans les derniers programmes mis en place, la vitesse est souvent de 5 mégabits par seconde. On est continuellement en retard. Une fois que le gouvernement a mis en place les différentes mesures incluses dans un programme, que ce programme a été proposé, que les demandes ont été reçues et analysées, qu'on a accordé les fonds et qu'on a fait finalement les travaux, le programme est déjà désuet par rapport aux besoins actuels.
J'aurais aussi aimé voir une autre chose dans la motion. On fait complètement abstraction des différents domaines où les télécommunications sans fil sont particulièrement importantes, notamment celui de la télémédecine. Il s'agit d'une technologie importante qui nous permet de communiquer avec des spécialistes, surtout dans les régions rurales où l'accès à des spécialistes est limité. Lorsqu'on a une capacité vidéo élevée, on est alors capable de transmettre des images en direct d'une radioscopie, par exemple. On peut faire différentes choses et avoir accès à des spécialistes qui vont conseiller les professionnels locaux de la santé.
Un autre aspect important des télécommunications sans fil et d'Internet haute vitesse est l'éducation. Beaucoup de gens suivent des cours à distance offerts par l'Université Laval, par exemple. Ils font cela à partir de la maison. Malheureusement, cela nécessite une capacité de diffusion continue assez élevée. Plusieurs personnes se retrouvent sans accès Internet haute vitesse, ce qui les empêche de suivre des cours à distance, puisque leur Internet est trop lent. Parfois, ils réussisent à se débrouiller pour faire leurs cours à distance, mais ils reçoivent une facture dont le montant est complètement absurde à cause de la consommation importante de données.
Ce n'est pas rare que, en fin de session, les étudiants reçoivent une facture de 200 $ ou de 300 $ par mois pour avoir écouté les différentes vidéos nécessaires à leur éducation. Je pense qu'il y a un problème si les gens qui vivent en milieu rural n'ont pas accès à l'éducation de la même manière que ceux qui vivent en région urbaine.
J'apprécie l'effort de mon collègue, mais je considère que cette motion aurait pu être meilleure s'il l'avait écrite autrement. C'est pour cela que je voudrais présenter l'amendement suivant, appuyé par la députée de North Island—Powell River: Que la motion M-208 soit modifiée par: a) supression des mots « en particulier l'infrastructure des télécommunications sans fil, »; b) substitution aux mots « causées par des conditions météorologiques extrêmes », des mots « et pour les besoins de la télémédecine »; c) adjonction, après les mots « équité fondamentale; d) », des mots « des infrastructures numériques fiables et accessibles sont déterminantes pour s'éduquer grâce au développement des cours à distance, pour assurer l'accès aux services gouvernementaux et pour bénéficier pleinement à un accès à la vie culturelle; »; d) par substitution, aux mots « d) le gouvernement devrait (i) continuer d'aider les Canadiens, surtout ceux dans les régions rurales, à accéder aux infrastructures numériques dont ils ont besoin pour innover, créer des débouchés économiques et maintenir la sécurité publique, (ii) envisager d'investir davantage dans les infrastructures numériques en milieu rural, notamment examiner les conditions du plan d'infrastructure fédéral Investir dans le Canada, pour inciter le secteur privé à investir dans la connectivité des localités rurales et à obtenir des fonds d'autres ordres de gouvernement, (iii) continuer à collaborer avec les entreprises de télécommunications, les provinces, les territoires, les municipalités, les communautés autochtones et les organismes d'intervention d'urgence concernés pour améliorer la connectivité des localités rurales et d'être bien préparés aux situations d'urgence; », des mots « e) le gouvernement devrait (i) continuer d'aider les Canadiens, surtout ceux dans les régions rurales, à accéder aux infrastructures numériques dont ils ont besoin, (ii) s'assurer d'optimiser les investissements de fonds publics dans les infrastructures numériques en milieu rural, notamment examiner les conditions du programme Brancher pour innover afin d'y inclure le sans-fil et d'atténuer le risque que les fonds publics remplacent les investissements du secteur privé, (iii) continuer à collaborer avec les entreprises de télécommunications, les provinces, les territoires, les municipalités, les communautés autochtones et les organismes d'intervention d'urgence concernés pour améliorer la connectivité des localités rurales; »; e) substitution, aux mots « e) le Comité permanent de l'industrie », des mots « f) le Comité permanent de l'industrie; f) suppression du mot « massifs »; g) suppression des mots « f) le Comité permanent de la sécurité publique et nationale devrait recevoir instruction d'entreprendre une étude exhaustive sur les éléments du déploiement d'une infrastructure sans fil en milieu rural au Canada liés à la sécurité publique, et en faire rapport à la Chambre dans les meilleurs délais.
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NPD (QC)
Monsieur le Président, le gouvernement n'a toujours aucun plan pour lutter contre les pénuries de main-d'oeuvre dans les régions rurales, malgré les conséquences désastreuses pour plusieurs entreprises.
Tous s'entendent pour dire que l'immigration est l'une des solutions au problème. La complexité et les délais de traitement des dossiers sont inacceptables, par contre. Pour sa part, le gouvernement québécois a ouvert des bureaux en région. Il y a déjà deux ans de cela, j'ai demandé au ministre de l’Immigration d'emboîter le pas et d'ouvrir un bureau en Abitibi-Témiscamingue.
Pourquoi le ministre considère-t-il les ruraux comme des citoyens de second rang quand vient le temps de leur donner des services?
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