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NPD (ON)
Monsieur le Président, dimanche sera la Journée nationale des Autochtones. Par une heureuse coïncidence, je ne serai pas à Ottawa cette année, mais j'aurai plutôt le privilège de me joindre à mes frères et soeurs de la nation de Fort William, dans le cadre de leurs célébrations au mont McKay.
En plus des célébrations traditionnelles, nous nous pencherons aussi cette année sur les conclusions et recommandations du juge Sinclair et de la Commission de vérité et réconciliation.
J'aimerais aussi souhaiter personnellement une heureuse retraite bien méritée au chef régional de l'Ontario, Stan Beardy, et le remercier de l'excellent leadership dont il a fait preuve au cours de ses longues années de service et dans les nombreux rôles importants qu'il a joués.
En octobre, lorsqu'un gouvernement néo-démocrate sera élu, les Canadiens auront finalement un gouvernement fédéral qui accepte la responsabilité des énormes injustices infligées à notre peuple fondateur par ceux qui se sont établis ici après lui, un gouvernement fédéral qui prendra l'engagement solennel de s'assurer que de telles injustices ne se reproduisent jamais, et qui s'engagera finalement dans une relation de nation à nation avec les Premières Nations du Canada afin que nous puissions oeuvrer ensemble à la réalisation d'un avenir meilleur.
Mino-giizhigad. Joyeuse Journée nationale des Autochtones. Meegwetch.
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NPD (ON)
Monsieur le Président, après presque 10 ans de gouvernement conservateur, les Canadiens ne sont toujours pas protégés contre le prix abusif de l'essence.
Depuis la mi-janvier, les prix ont grimpé de 40 % et ils augmentent beaucoup plus vite que le cours du pétrole. Les gens de Thunder Bay—Rainy River et du reste du pays se font donc exploiter lorsqu'ils font le plein.
Les Canadiens sont mûrs pour du changement. Les néo-démocrates réclament depuis longtemps la création d'un poste d'ombudsman de l'essence, qui protégerait les consommateurs et serait le gardien de la concurrence. Les conservateurs appuieront-ils enfin la création d'un poste d'ombudsman de l'essence? Est-il acceptable pour eux que les consommateurs paient un prix excessif pour leur essence?
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NPD (ON)
Monsieur le Président, je suis heureux de pouvoir prendre la parole au sujet du projet de loi C-597 en ce dernier jour de séance de la 41e législature. Ce projet de loi modifierait la Loi instituant des jours de fête légale afin de donner au jour du Souvenir le statut de fête légale. C'est une distinction importante à établir. Ceux qui regardent et écoutent ce débat pourraient avoir du mal à comprendre l'emploi du mot « légale ». Le projet de loi ne vise pas à mettre en place un jour férié. Un jour férié serait une journée comme la fête du Canada, un jour de congé pendant lequel les gens célèbrent le Canada d'un océan à l'autre. Ce n'est pas l'objectif de ce projet de loi.
Il vise simplement à ajouter un mot à l'article 3 de la Loi instituant des jours de fête légale. Je vais lire cet article en y incluant la modification. Après l'adoption du projet de loi, l'article 3 se lira comme suit:
Le 11 novembre est jour de fête [légale] en commémoration de l’armistice qui a mis fin en 1918 à la Grande Guerre; il est célébré dans tout le pays sous le nom de « jour du Souvenir ».
Il s'agirait tout simplement d'ajouter le mot « légale ». Encore une fois, j'insiste pour dire qu'il ne s'agit pas d'un jour férié, mais d'une fête légale. Je vais en dire un peu plus à ce sujet dans un instant.
Le jour du Souvenir est important, et ce changement l’est aussi pour quatre raisons que je vais expliquer plus en détail. Premièrement, il s’agit de commémorer et d’honorer, au niveau national, tous les soldats qui sont morts et les anciens combattants. Le jour du Souvenir est célébré de bien des façons au Canada, il n’y a pas vraiment unanimité sur ce plan-là. Comme nous le savons, le nombre d’anciens combattants diminue chaque année, et je pense qu’il est temps que nous leur manifestions notre reconnaissance et notre soutien au niveau national. Les anciens combattants des deux grandes guerres et des guerres plus récentes méritent d’être remerciés d’avoir préservé la démocratie dont nous profitons aujourd’hui.
Pour ce qui est des célébrations du jour du Souvenir, je peux dire que l'ajout d'un simple mot dans une loi ne changera pas grand-chose à la façon dont les choses se font dans ma circonscription, Thunder Bay—Rainy River.
En 1970, Thunder Bay est devenue la ville qu’elle est aujourd’hui après la fusion de deux villes différentes. Ma circonscription comprend le Sud de Thunder Bay, c’est-à-dire l’ancien Fort William. À Fort Williams Gardens, chaque jour du Souvenir rassemble 3 000 à 4 000 personnes, et je n’exagère pas. Le sol de la patinoire, qui n’est à cette date-là encore que du ciment, est rempli d’anciens combattants, de présentateurs, de porteurs de gerbes, de personnalités invitées, et cetera. C’est une célébration magnifique de ce que le jour du Souvenir signifie pour beaucoup d’habitants de Thunder Bay.
De l’autre côté de la ville, à Port Arthur, on célèbre aussi le jour du Souvenir, exactement au même moment. Toutefois, ce qui est intéressant, c’est ce qui se passe dans le reste de ma circonscription ce jour-là. J’ai assisté à la cérémonie d’Atikokan l’an dernier. Chaque année, je choisis de me trouver dans un lieu différent à 11 heures précises, le jour du Souvenir. J’étais donc à Atikokan l’an dernier, et la légion y avait organisé une magnifique célébration. J’aimerais signaler en passant qu’à Thunder Bay, les légions font un travail extraordinaire, à la fois la veille et le jour du Souvenir, et qu’elles s’occupent vraiment très bien des gens qui viennent participer aux cérémonies.
Dans l’extrémité ouest de ma circonscription, à 11 heures, Fort Frances organise sa propre cérémonie du jour du Souvenir, avec l’appui et la collaboration de la légion. Plus loin sur la route 11, à l’autre extrémité de ma circonscription, à Rainy River, les cérémonies du jour du Souvenir sont décalées afin que, lorsque j’assiste à une cérémonie à l’extrémité ouest, j’aie le temps de me rendre à Fort Frances, Emo, Stratton et Rainy River sans problème et d’arriver à temps à leurs cérémonies du jour du Souvenir.
Quand je me trouve à Thunder Bay, j’assiste à la cérémonie de 11 heures, heure de l’Est, n’oublions pas. On gagne une heure quand on va dans l’Ouest de ma circonscription, parce que c’est alors l’heure normale du Centre. Ensuite, je saute dans ma voiture et je me rends jusqu’à l’autre bout de ma circonscription, à 500 kilomètres, pour assister au dîner de la légion à Rainy River. Je sais que beaucoup d’autres députés qui ont de vastes circonscriptions font exactement la même chose.
Si je raconte tout cela, c’est pour dire que, le jour du Souvenir, il y a toutes sortes de cérémonies qui sont organisées dans ma circonscription, avec la participation des enfants et de bien d’autres personnes. Le projet de loi ne changera pratiquement rien à cela, car il ne s’agira pas d’un jour férié, mais d’une fête légale.
Une fête légale permettra à tous les citoyens du Canada d’observer le jour du Souvenir. C’est vraiment un changement symbolique, et j’espère que cela encouragera les provinces où le 11 novembre n’est pas une fête légale à modifier leurs pratiques. Six provinces et la totalité des trois territoires ont déjà désigné le 11 novembre comme une fête légale. Encore une fois, le projet de loi ne va pas obliger les autres provinces à désigner un jour de congé, mais le statut de cette journée sera légèrement différent puisqu’on parlera dorénavant de fête légale, ce qui est une distinction importante.
Beaucoup de gens de ma circonscription, les jeunes comme les moins jeunes, assistent aux cérémonies du jour du Souvenir. C’est un moment solennel. Mes collègues ignorent peut-être que des milliers de jeunes gens et de jeunes filles de ma circonscription ont participé à des guerres au fil des ans, notamment en Afghanistan, il n’y a pas si longtemps. Les habitants de Thunder Bay sont très conscients de l’importance du jour du Souvenir.
Donc, un grand nombre de personnes assistent déjà aujourd’hui à ces cérémonies, mais le projet de loi va plus loin en encourageant toutes les provinces à permettre aux gens d’assister aux cérémonies du jour du Souvenir.
Pour terminer, j’aimerais dire qu’il est important d’avoir une occasion de plus d’éduquer la prochaine génération. Je voudrais simplement dire quelques mots là-dessus. Les conseils scolaires de ma circonscription font un travail extraordinaire pour faire venir des anciens combattants dans les écoles. Les enfants participent à des concours d’affiches avec les légions. Il n’y a pas un seul écolier de ma circonscription qui n’ait pas une idée de ce qu’est le jour du Souvenir. L’éducation de la prochaine génération a déjà commencé, et même celle de la suivante. Je suppose que c’est à peu près la même chose partout au Canada. Le projet de loi ne va peut-être pas changer grand-chose, concrètement, mais il va donner à cette journée un statut plus important, et c’est ce qui compte.
J’aimerais terminer en faisant un bref récapitulatif du projet de loi et des autres projets de loi semblables dont la Chambre a été saisie. J’espère que les gens se rendront compte qu’il est grand temps que nous appuyions un projet de loi comme celui-ci.
Pour ce qui est du NPD, nous avons proposé des projets de lois similaires dans le passé. En 2006, notre députée d’Hamilton Mountain a présenté le projet de loi C-363, qu’elle a représenté en 2009 sous la forme du projet de loi C-287. Nous avons également présenté deux motions: la motion M-424, qui a été présentée en 2000 par Nelson Riis, et la motion M-27, qui a été présentée en 2006 par le député de Sackville—Eastern Shore.
Il est intéressant de voir que les conservateurs ont eux aussi présenté, dans le passé, des projets de loi similaires. Inky Mark en a proposé deux: le projet de loi C-295, en 2004, et le projet de loi C-354, en 2006.
Les libéraux ont eux aussi proposé des projets de loi assez semblables, deux projets de loi et une motion. Ronald MacDonald, de Dartmouth, a présenté la motion M-699 en 1990, une autre en 1991 et une troisième en 1994. Roger Gallaway, de Sarnia—Lambton, a présenté la motion M-298 en 2002.
Étant donné cet historique que je viens de rappeler en conclusion de mon discours, je ne vois aucune raison pour que ce projet de loi ne reçoive pas un appui unanime de la Chambre.
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NPD (ON)
Monsieur le Président, grâce au vérificateur général, les Canadiens ont pu constater l'ampleur de la culture du « tout m'est dû » chez les conservateurs et les libéraux, et ils ne sont pas impressionnés.
À la suite du rapport sur les dépenses des sénateurs, au lieu de réclamer la transformation qui est nécessaire au Sénat, les vieux partis de la vieille école défendent le statu quo. Tout comme les libéraux et les conservateurs à la Chambre, qui ont uni leurs efforts pour adopter le projet de loi C-51, les sénateurs se sont alliés pour bloquer la surveillance indépendante et pour manipuler le processus d'arbitrage des dépenses. Pourquoi agissent-ils ainsi? Pour que les sénateurs puissent continuer de se surveiller eux-mêmes.
C'est inacceptable. Les Canadiens veulent un véritable changement. Les néo-démocrates savent que ce changement est non seulement possible, mais nécessaire. Les Canadiens peuvent se fier au NPD pour réparer les dégâts causés par les conservateurs, mettre fin à la culture du « tout m'est dû » des partis de la vieille école et apporter un vrai changement à Ottawa. Le 19 octobre, c'est exactement ce que nous ferons.
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NPD (ON)
Monsieur le Président, les Canadiens commencent enfin à avoir une meilleure idée du degré de corruption des conservateurs et des libéraux qui siègent au Sénat. Cela n'a rien de réjouissant.
Trente sénateurs actuels et anciens auraient utilisé à mauvais escient l'argent des contribuables. Certains dossiers sont si graves qu'ils mèneront à des enquêtes policières. Des sénateurs libéraux et conservateurs bien en vue trempent dans cette histoire, y compris le Président du Sénat, le leader du gouvernement et le leader de l'opposition libérale. Le Président a été nommé par le premier ministre il y a moins d'un mois.
Il semble aussi qu'après avoir appris qu'ils étaient dans la mire du vérificateur général, ces sénateurs ont décidé de mettre au point un nouveau processus d'appel afin de pouvoir rejeter les conclusions du vérificateur. Je tiens à ce que ce soit clair: les sénateurs visés par le rapport du vérificateur général se sont chargés de créer un processus d'appel dont ils pourront se servir pour tenter de blanchir leur nom. Voilà qui est révoltant et triste.
Cela fait trop longtemps qu'on demande aux Canadiens de fermer les yeux et d'ignorer la corruption qui règne au Sénat, une organisation non démocratique et non élue. En octobre, les Canadiens pourront voter pour le changement qu'ils souhaitent et l'obtenir.
Voir le profil de John Rafferty
NPD (ON)
Monsieur le Président, je suis content de pouvoir parler de cette question aujourd'hui. Selon moi, il serait utile, pour les gens qui suivent le débat à la maison, de jeter un coup d'oeil au texte de la motion. Cette motion a été présentée par le député de Territoires du Nord-Ouest. Elle dit:
Que la Chambre demande au gouvernement d'agir immédiatement pour corriger le programme Nutrition Nord Canada afin d'améliorer le bien-être des Canadiens autochtones et non autochtones du Nord du Canada en: a) incluant immédiatement dans le programme Nutrition Nord Canada les 50 communautés nordiques isolées accessibles seulement par voie aérienne et qui ne sont pas actuellement admissibles à la pleine subvention; b) lançant un examen approfondi du programme Nutrition Nord en collaboration totale avec les habitants du Nord afin de trouver une façon d'offrir la subvention directement aux résidents du Nord et d'établir des soutiens pour l'alimentation traditionnelle; c) créant, pour les communautés nordiques, des critères d'admissibilité équitables au programme qui tiennent compte de leur situation réelle; d) assurant un financement adéquat pour répondre aux besoins des communautés nordiques; e) travaillant avec tous les habitants du Nord pour élaborer une solution durable à l'insécurité alimentaire.
Si les députés ont bien suivi le débat cet après-midi et ce matin, ils ont sans doute remarqué que les conservateurs ne cessent de citer des chiffres et que ces chiffres diffèrent. Les 50 communautés dont nous parlons dans cette motion ont en réalité été désignées par le vérificateur général. Nous sommes donc simplement d'accord avec lui lorsqu'il dit qu'il faut faire quelque chose.
Que signifie au juste cette motion? Nous espérons que le Canada créera, pour les communautés nordiques, des critères d'admissibilité équitables au programme qui tiennent compte de leur situation réelle, qu'il assurera un financement adéquat pour répondre aux besoins des communautés nordiques et qu'il travaillera avec tous les habitants du Nord pour élaborer une solution durable à l'insécurité alimentaire.
J'aimerais remonter un peu dans le temps et parler de l'époque où j'ai habité dans les Territoires du Nord-Ouest pendant cinq ans. Il y avait alors un programme différent pour m'aider à payer la nourriture, qui coûtait cher. Au début des années 1960, le gouvernement fédéral a lancé le programme Aliments-poste et, à l'époque où j'habitais dans les Territoires du Nord-Ouest, j'ai eu recours à ce programme. J'ai habité dans deux localités, une qui était desservie par le réseau routier, Yellowknife, et une qui n'était pas desservie par le réseau routier, Rankin Inlet, qui était à l'époque dans les Territoires du Nord-Ouest et non au Nunavut. Je devais me déplacer beaucoup pour mon travail. Je trouvais intrigant, à l'époque, que la nourriture coûte aussi cher, même dans le cadre du programme Aliments-poste, alors qu'à Coppermine, une localité accessible par voie aérienne au nord de Yellowknife, une caisse de bière coûtait la même chose qu'à Edmonton. À l'époque, il y avait un programme de subventions pour l'alcool grâce auquel les prix de l'alcool étaient essentiellement les mêmes que dans la capitale provinciale.
Cela a changé maintenant. Je sais qu'il y a maintenant une régie des alcools dans les Territoires du Nord-Ouest et que les choses ont changé. Toutefois, je pense qu'il est instructif de savoir qu'il y a toujours eu des inégalités et des problèmes dans la façon dont l'ancien programme Aliments-poste fonctionnait.
En 1991, quand le programme était géré par Affaires autochtones et Développement du Nord Canada, les communautés recevaient du ministère une subvention au transport pour livrer les produits aux communautés isolées du Nord. Au fil des ans, avec la croissance de la population et la hausse du prix du carburant, les dépenses ont augmenté et le programme a souvent dépassé son budget.
En avril 2011, Affaires autochtones et Développement du Nord Canada a instauré le programme Nutrition Nord Canada, qui avait pour but de faciliter aux résidants des communautés isolées du Nord l'accès à des aliments sains à un coût abordable. L'objectif est louable. Cependant, Nutrition Nord Canada était un programme de paiements de transfert reposant sur un modèle axé sur le marché, ce qui était bien différent de l'ancien programme de livraison par la poste.
Au printemps 2011, le Comité permanent des affaires autochtones et du développement du Nord de la Chambre des communes a procédé à des consultations sur le programme. De nombreuses recommandations ont été formulées, mais je tiens à souligner l'une d'entre elles en particulier, selon laquelle le Comité permanent des affaires autochtones et du développement du Nord devrait effectuer un examen complet du programme après trois ans.
Le gouvernement nous a indiqué vouloir se pencher là-dessus. Je pense bien l'avoir entendu le dire aujourd'hui. Il a l'intention d'examiner la question. Il l'a dit de plusieurs façons aujourd'hui, mais je n'ai pas l'impression qu'il compte procéder à un examen approfondi. Il a peut-être l'intention de laisser le prochain gouvernement s'occuper du dossier après les élections du 19 octobre.
Le rapport du vérificateur général contient aussi une recommandation voulant que l'on inclue dans le programme 50 collectivités qui ne reçoivent aucune subvention ou une subvention réduite.
Nous parlons toujours du Grand Nord canadien. Mais en fait, le Nord de toutes les provinces devrait être compris dans ce programme. Par exemple, la circonscription de Kenora, si nous prenons simplement le cas du Nord-Ouest ontarien, comprend 11 Premières Nations exclues et 7 qui ne reçoivent qu'une subvention partielle. Je suis convaincu qu'elles devraient toutes recevoir au moins une subvention partielle, sinon une pleine subvention. Cela reste à déterminer. C'est le genre de question à propos de laquelle des mesures doivent être prises. On a pu déterminer que, dans la circonscription voisine, Thunder Bay—Superior-Nord, trois collectivités devraient recevoir des subventions, mais n'en reçoivent pas à l'heure actuelle.
C'est un dossier qui ne concerne pas uniquement le Grand Nord canadien, mais bien l'ensemble du pays, d'un océan à l'autre, dans les provinces s'étendant vers le nord.
À la suite du rapport du vérificateur général, les Canadiens des régions rurales et isolées seraient heureux que le gouvernement annonce qu'il entreprendra un examen exhaustif du programme. Je ne suis pas convaincu que cela va se produire, et c'est regrettable.
Selon bon nombre d'habitants du Nord, le programme, dont les paramètres n'étaient pas clairs, n'a pas été mis en oeuvre avec beaucoup de soin. En fait, en mars 2012, l'Assemblée législative du Yukon a voté à l'unanimité en faveur de certains changements au programme. En mai 2013, l'Assemblée législative du Nunavut et l'Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest ont voté à l'unanimité en faveur de la vérification que le vérificateur général a finalement effectuée. Cela prouve que le programme comporte des problèmes et qu'il y a peut-être eu des problèmes liés à sa mise en oeuvre.
En toute justice, même au début des années 1960, il y avait aussi des problèmes avec l'ancien programme Aliments-poste. Je ne dispose pas des renseignements nécessaires pour savoir quels genres d'examens exhaustifs de ce programme ont été effectués dans les années 1960 et 1970, mais je suis certain qu'on a demandé que ce programme soit examiné.
Je suis convaincu qu'un député conservateur va me poser une question, mais peut-être que quelqu'un pourrait nous dire pourquoi, à son avis, le programme Nutrition Nord a remplacé l'autre programme.
Le vérificateur général a accepté d'effectuer la vérification, qui a été rendue publique l'automne dernier, en 2014. Voici quelques-unes de ses constatations.
D'abord et avant tout, il a constaté que le ministère n'a pas déterminé l'admissibilité des collectivités en se fondant sur les besoins, ce qui est intéressant. Les députés devraient garder cet aspect à l'esprit pendant que j'énumère les autres constatations.
Le vérificateur général a aussi découvert que le ministère n'avait pas vérifié si les détaillants du Nord faisaient profiter les consommateurs de l'intégralité de la subvention. C'est un autre aspect intéressant, car le gouvernement parle de transparence, mais il semblerait que ce programme n'est pas tout à fait transparent, alors qu'il doit l'être.
De plus, le vérificateur général a constaté que le ministère n'avait pas recueilli les renseignements nécessaires pour gérer le programme Nutrition Nord Canada ou mesurer son succès. Le programme a été mis en oeuvre en avril 2011, mais il ne semble exister aucun outil permettant de mesurer les résultats antérieurs ou actuels.
Le vérificateur général a également découvert que le ministère n'a pas mis en oeuvre la stratégie de limitation des coûts du programme.
Le vérificateur général a donc fait plusieurs constatations. Ce que j'essaie de dire au sujet du vérificateur général, c'est que j'espère qu'au lieu de se pencher sur cet aspect, le gouvernement entreprendra plutôt un examen exhaustif, qui pourrait commencer dès maintenant, même s'il y aura bientôt des élections.
Voir le profil de John Rafferty
NPD (ON)
Monsieur le Président, comme je viens de le dire, je crois qu'un examen détaillé permettrait de déterminer si le programme est efficace ou non, et s'il faut y inclure 50 autres collectivités. Parmi les conclusions du rapport du vérificateur général que j'ai citées, il y a des éléments qui devraient nous permettre de déterminer facilement si le programme est efficace ou non. On pourrait dire que le programme ne semble pas aussi efficace qu'il devrait l'être.
Fait intéressant, parmi les collectivités recensées comme ayant besoin de la pleine subvention du programme Nutrition Nord, il y en a 27 qui sont situées dans une circonscription représentée par un député conservateur. Je me demande pourquoi les députés d'en face n'en ont pas parlé. J'ai mentionné trois collectivités situées dans la circonscription de Thunder Bay—Superior-Nord. J'ignore pourquoi le député de cette circonscription n'a rien dit sur le programme.
Lors de l'élaboration du programme Nutrition Nord, l'admissibilité d'une collectivité était déterminée en fonction du manque d'accessibilité et de l'utilisation que faisait la collectivité de l'ancien programme Aliments-poste. Comme je l'ai indiqué dans mon intervention, l'ancien programme Aliments-poste n'était pas toujours efficace non plus. C'est pourquoi je ne suis pas sûr que les critères pour le nouveau programme devraient se fonder sur ceux d'un programme qui n'était déjà pas efficace.
Voir le profil de John Rafferty
NPD (ON)
Monsieur le Président, il y a en effet beaucoup de beaux discours, mais peu de gestes concrets.
Il faudrait un examen exhaustif et des mesures exhaustives, comme je l'ai déjà dit. Je doute que l'examen exigerait beaucoup de temps. S'il est porté par une véritable volonté politique, quelques mois suffiraient probablement.
Les deux côtés de la Chambre conviendront, je crois, que si on investit 60 millions de dollars par année dans un programme, les contribuables doivent avoir confiance que cet argent est dépensé judicieusement. Pour le moment, on sait seulement qu'il est dépensé. Comme le vérificateur général l'a proposé, il faudrait déterminer s'il est dépensé judicieusement et s'il profite pleinement aux contribuables et à ceux qui reçoivent des subventions.
Voir le profil de John Rafferty
NPD (ON)
Monsieur le président, le ministre peut répondre oui, non ou je ne sais pas à n'importe quelle question que je lui pose.
Le ministre peut-il nous dire combien de Canadiens seront confrontés à une baisse de plus de 20 % de leur niveau de vie lorsqu'ils prendront leur retraite?
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NPD (ON)
Monsieur le président, je présume qu’il ignore la réponse, mais 5,8 millions de Canadiens accuseront une baisse de leur niveau de vie à la retraite. C’est ce que dit la CIBC.
Le RPC verse en moyenne moins de 640 $ par mois. Le ministre croit-il que c’est suffisant pour vivre à la retraite?
Voir le profil de John Rafferty
NPD (ON)
Monsieur le président, il est intéressant que le ministre parle de la SV. À cause des coupes pratiquées dans ce programme par les conservateurs, tous les aînés au Canada perdront 13 000 $ chacun. Je pose la question au ministre: quelle est, au total, l’ampleur des coupes conservatrices?
Voir le profil de John Rafferty
NPD (ON)
Monsieur le président, la réponse à la question est que les coupes des conservateurs s’élèveront à 11 milliards de dollars en tout.
Que pense le ministre de l’appui largement majoritaire des Canadiens et des provinces pour le relèvement des prestations du RPC? Pourquoi les conservateurs ont-ils bloqué tous les efforts en ce sens?
Voir le profil de John Rafferty
NPD (ON)
Monsieur le président, le ministre peut-il nous révéler qui lui a dit que le RPC n’était pas viable? En réalité, ses actifs sont supérieurs à un quart de billion de dollars. Comment le ministre peut-il concilier cela?
Voir le profil de John Rafferty
NPD (ON)
Monsieur le président, le ministre croit-il que les pensions des travailleurs sont suffisamment protégées dans les cas où leur employeur ferait faillite?
Voir le profil de John Rafferty
NPD (ON)
Monsieur le président, je me demande si le ministre veut bien répondre à cette question.
L’ancien président de Stelco, Bob Milbourne, vient de révéler que l’U.S. Steel est en train de manœuvrer pour recouvrer le coût d’acquisition de Stelco et dépouiller le régime de pension. J’aimerais savoir ce que le ministre des Finances compte faire pour mettre fin à ces manigances.
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