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2015-05-13 15:06 [p.13841]
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui à titre personnel. Comme j'ai récemment été élu chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, je vais remettre ma démission en tant que député de Barrie. Il s'agit d'un moment émouvant et exaltant pour moi puisque j'ai eu la chance de servir la ville de Barrie pendant neuf ans. Cela a été l'un des plus grands honneurs de ma vie.
La ville de Barrie a connu de nombreuses réussites depuis que le gouvernement est au pouvoir et j'aimerais en souligner quelques-unes.
Parlons d'abord d'infrastructure. Je suis très fier que l'on ait construit le centre de santé et de bien-être du Georgian College. J'ai aussi eu l'honneur de présenter à la ville de Barrie les projets des gares ferroviaires Allandale Waterfront et Barrie South du réseau GO. Nous avons mené à terme les projets de la caserne de pompiers de la rue Dunlop et du centre communautaire Lampman Lane, et nous avons rénové l'aréna Eastview. En outre, la culture fait partie intégrante du centre-ville de Barrie, où on trouve maintenant un théâtre.
Le gouvernement a accordé des fonds sans précédent pour le lac Simcoe. Quand j'ai été élu député, je pense que le niveau de phosphore était l'un des plus grands problèmes du lac Simcoe. Je vois le député d'York—Simcoe qui applaudit. Je sais qu'il a été l'un des plus ardents défenseurs du nettoyage du lac Simcoe, tout comme le député de Simcoe-Nord. Nous nous enorgueillissons de savoir que le lac Simcoe est aujourd'hui plus sain qu'il ne l'a jamais été grâce aux 60 millions de dollars que le gouvernement du Canada a consacré à son nettoyage.
Un autre bel exemple d'investissement dont je suis très fier dans le comté de Simcoe concerne la Stratégie de défense Le Canada d'abord. La BFC de Borden se trouve très près de la ville de Barrie, dans la circonscription de Simcoe—Grey. Ma bonne amie qui en est la députée sait que je suis très fier du financement de plus de 210 millions de dollars que nous avons accordé à la BFC de Borden depuis 2006. Le comté de Simcoe tire une grande fierté de la base de Borden et de ce qu'elle apporte à notre région. C'est formidable de voir que le gouvernement a fait de tels investissements dans cette base.
Le secteur caritatif de Barrie est également très actif. Essayer d'orienter cette bonne volonté vers des causes qui me tiennent à cœur aura été une des tâches qui m'auront apporté le plus de satisfaction à titre de député.
Je pense à l'hôpital Royal Victoria. Il y a neuf ans, je me suis donné pour mission de collecter des fonds pour cet hôpital en organisant un match de hockey annuel. Je songe à ma grand-mère qui a fait du bénévolat à cet endroit pendant 50 ans. Elle faisait partie des « blouses bleues ». Tous les bénévoles de l'hôpital étaient connus sous le nom de « blouse bleue ». Cependant, avec l'aide de la collectivité et la tenue d'une soirée de hockey à Barrie, nous avons été en mesure de recueillir 1,4 million de dollars pour le centre de cancérologie et pour la santé mentale.
Cela ne s'est pas arrêté à un match de hockey de bienfaisance. Au cours des quatre dernières années, nous avons ajouté à cette activité le demi-marathon annuel du secteur riverain de Barrie. Je sais qu'un certain nombre de mes collègues ont participé à ce demi-marathon, qu'ils l'aient voulu ou non. J'ai réussi à forcer quelques-uns d'entre eux à y prendre part. Cependant, grâce au demi-marathon, nous sommes parvenus à collecter 170 000 $ pour financer des causes aussi importantes que celle du David Busby Street Centre, du Gilda's Club de Simcoe-Muskoka, d'Autisme Ontario, du Talk is Free Theatre et de la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile. Cette année, la course se poursuit pour appuyer le YMCA de Simcoe-Muskoka, l'INCA et la Société Alzheimer du comté de Simcoe.
J'aimerais également parler de mes projets préférés auxquels j'ai participé à l'extérieur de ma circonscription, c'est-à-dire à Ottawa, y compris mon travail concernant les relations avec l'Inde.
J'ai eu l'honneur de présider l'Association parlementaire Canada-Inde pendant neuf ans. Pendant cette période, j'ai travaillé avec plusieurs de mes collègues pour entretenir des relations avec l'Inde. J'ai eu le privilège exceptionnel de visiter ce pays à 15 reprises. Dans le cadre de ce travail, nous avons réussi à accroître le commerce avec l'Inde, à établir des relations en matière d'éducation, à conclure des accords dans le domaine de l'énergie et même à nous lier d'amitié avec le premier ministre de l'Inde, Narendra Modi.
Je me souviens d'une histoire dont je peux maintenant rire. Lorsque le député de Calgary-Nord-Est s'est joint à moi pour faire partie de l'exécutif de l'Association parlementaire Canada-Inde, je lui ai demandé de m'accompagner en Inde pour un week-end afin d'assister à l'ouverture du centre à Gandhinagar, ce qui devait être le projet auquel Narendra Modi tenait le plus à titre de ministre en chef. Or, les députés ne sont pas censés partir en Inde pour un week-end, alors nous avons dû partir un jeudi. J'ai donc dit au député de Calgary-Nord-Est qu'on n'avait qu'à considérer cela comme une pause prolongée. Nous avons eu quelques ennuis avec le whip, mais aujourd'hui, je sais que le premier ministre de l'Inde garde de bons souvenirs de notre visite, qui a duré, en tout et pour tout, à peu près une journée.
Le travail que j'ai accompli avec la communauté tamoule canadienne compte également parmi les projets que j'ai le plus aimés depuis que je suis à Ottawa. En tant que députés, nous en apprenons davantage sur des questions que nous ne connaissons pas nécessairement bien.
Je me rappelle qu'en 2009, une personne du nom de Ranjit Shreskumar s'est présentée à mon bureau, s'est assise sur mon divan et a déploré ce qui se passait au Sri Lanka. S'il y a une chose dont je suis très fier, c'est la façon dont le gouvernement a réagi au fil des ans au génocide perpétré dans ce pays. Il a été le plus important dénonciateur à l'échelle mondiale des évènements qui s'y sont produits et des violations des droits de la personne qui y ont été commises. Voilà qui montre comment une communauté telle que la communauté tamoule a discuté avec des députés de questions que beaucoup d'entre nous ne connaissaient pas bien à l'époque, de sorte que bon nombre d'entre nous sont devenus ses défenseurs et sa voix à la Chambre des communes. Ce fut un véritable honneur.
Lors de mon congrès à la direction, j'ai eu l'honneur d'être fermement appuyé par la communauté indo-canadienne et la communauté tamoule. Je n'oublierai jamais l'amitié et le soutien qu'elles m'ont témoigné.
Le dernier point que j'aimerais soulever concerne la recherche en neurologie. La mise sur pied en 2008 d'un sous-comité sur les maladies neurologiques compte parmi les réalisations qui m'ont le plus réjoui depuis que je suis à Ottawa. C'était un comité multipartite auquel j'ai siégé. Nous avons tenu des audiences sur les maladies neurologiques pendant trois ans.
Nous siégions tous à ce comité pour différentes raisons. J'y étais parce que j'avais vu ce qui était arrivé à ma grand-mère qui souffrait de la maladie d'Alzheimer. Des députés d'autres partis y siégeaient aussi pour des raisons personnelles semblables, mais j'ai vu ce comité comme une occasion de collaborer à une question qui nous avait réunis. Le rapport a finalement été publié et, dans le budget de 2011, 100 millions de dollars supplémentaires ont été affectés à la Fondation Neuro Canada. C'est à des moments comme celui-là que nous comprenons l'importance du gouvernement et de la fonction publique.
Je tiens à remercier quelques personnes aujourd'hui à l'occasion de mon dernier discours à la Chambre des communes. Je tiens à remercier les membres de ma famille pour leur amour et leur appui. Mes regrettés grands-parents, « Honest » Joe et Edna Tascona, ont déménagé à Barrie dans les années 1940, et je suis ravi qu'ils l'aient fait. Mon père, Edmund Brown, ma mère, Judy, mes soeurs, Stephanie et Fiona, mon beau-frère, Chuck, et mes neveux, Colton et Harrison, ne cessent de m'inspirer.
Je tiens aussi à remercier les anciens présidents de mon association de circonscription. Je sais que chaque député est reconnaissant d'avoir une solide association de circonscription et j'ai eu la chance d'avoir d'excellents présidents: Alison Eadie, Trudie Waldinger, Larry Pomfret, Bruce Macgregor et Gary Perkin.
Je veux aussi remercier mon personnel. Nous savons tous que nous ne pourrions accomplir notre travail sans l'aide de nos employés. Leur savoir, leur dévouement et leur professionnalisme m'ont permis de servir les gens de Barrie. Je remercie Heather McCarthy, Shawn Bubel, Samantha Flynn, Pat McFarlane et Cindy Bugeja.
Servir Barrie a été le plus grand honneur de ma vie. Je m'y sentirai toujours chez moi. Les gens de Barrie ont en grande partie fait de moi l'homme que je suis et c'est avec enthousiasme que j'entreprends ce nouveau chapitre de ma vie.
J'ai oublié de mentionner combien je suis redevable au premier ministre. Ce fut un honneur de travailler au sein de son caucus et de son gouvernement. J'ai été honoré de présider le groupe parlementaire du Grand Toronto. Je quitte la Chambre aussi fier que jamais du travail qu'a accompli le premier ministre pour le Canada. Nous avons un premier ministre qui a fait du Canada l'envie du monde entier. Je crois sincèrement qu'il passera à l'histoire comme l'un des plus grands premiers ministres canadiens.
Je me sens interpellé par le service public en Ontario car je crois pouvoir y apporter une grande contribution. Selon moi, l'Ontario peut redevenir le moteur économique du Canada qu'elle a déjà été. Je crois que nous pouvons et devons faire mieux en tant que province. C'est pour cette raison que j'ai fait le choix difficile de quitter mes amis de la Chambre pour aller servir le public dans un autre ordre de gouvernement. Ce fut un honneur de côtoyer les personnes de qualité qui siègent des deux côtés de la Chambre.
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PCC (ON)
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2015-05-06 14:05 [p.13527]
Monsieur le Président, cette année marque le sixième anniversaire de la bataille de Mullivaikkal, qui a eu lieu en mai 2009, pendant la guerre sri lankaise.
Je suis de tout coeur avec les milliers de Tamouls qui ont perdu des proches alors que le génocide sri lankais tirait à sa fin. Pendant cette crise humanitaire, des milliers de civils ont été bombardés par le gouvernement sri lankais alors qu'ils fuyaient la zone de cessez-le-feu. Selon les Nations Unies, entre 40 000 et 70 000 civils tamouls ont été tués pendant la dernière partie de la guerre au Sri Lanka. Le gouvernement sri lankais ne s'est toujours pas assuré que justice soit faite pour les victimes de ces horribles crimes contre les droits de la personne.
Tout au long du mois de mai, des Canadiens d'origine tamoule de l'ensemble du pays se réuniront et honoreront la mémoire de leurs proches lors de services commémoratifs multiconfessionnels. C'est aussi l'occasion de songer à la paix, à la démocratie et à l'égalité dont nous jouissons ici, au Canada.
Je suis fier de ce que les Canadiens d'origine tamoule ont apporté à notre société. Ils ont adopté notre paysage culturel et sont un exemple de l'esprit communautaire canadien à son meilleur.
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PCC (ON)
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2015-01-28 14:13 [p.10728]
Monsieur le Président, j'aimerais rendre hommage aujourd'hui à un ami très cher qui a malheureusement perdu sa bataille contre la sclérose latérale amyotrophique, ou SLA. M. Derek Walton, qui était âgé de 70 ans, avait reçu un diagnostic de SLA en 2002, et était devenu depuis un ardent promoteur de la recherche en neurologie et de la lutte contre la SLA.
Même si l'espérance de vie moyenne des gens ayant reçu ce diagnostic est de deux à cinq ans, Derek a rapidement obtenu le surnom de « Braveheart » parce qu'il n'a jamais cessé de se battre. Il s'est servi de sa force et de son courage remarquables pour lutter contre une terrible maladie qui touche beaucoup trop de Canadiens.
Derek a déployé de nombreux efforts afin de recueillir des fonds pour la recherche sur la SLA. Il a notamment lancé le fonds Walton Cure 4 ALS à l'hôpital Sunnybrook, organisé des activités annuelles de parachutisme qu'il a nommées Jumping 4 PALS, organisé des marches annuelles pour la SLA, et participé à la campagne nationale de financement de la recherche neurologique pour le Fonds canadien de recherche sur le cerveau. Son travail acharné a permis de recueillir des centaines de milliers de dollars pour la recherche sur la SLA.
Mes pensées et mes prières accompagnent la famille de Derek durant cette période difficile. Sa détermination à sensibiliser les gens à la SLA et à recueillir des fonds pour cette cause restera à jamais gravée dans notre mémoire.
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PCC (ON)
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2014-11-27 12:05 [p.9880]
Monsieur le Président, je tiens tout d'abord à féliciter le député d'Oshawa de ses observations très sensées. Nous sommes chanceux d'avoir un secrétaire parlementaire si engagé dans ce dossier.
Il est impossible de prendre la parole aujourd'hui au sujet de la tragédie de la thalidomide sans être ému. C'est l'histoire d'une tragédie sans nom de parents en détresse et d'enfants qui ont dû surmonter des difficultés incompréhensibles pour la plupart d'entre nous. C'est un événement tragique des années 1960 qui nous rappelle pourquoi nous devons prendre l'innocuité des médicaments très au sérieux.
Rien ne pourra jamais réparer la douleur et la souffrance causées. C'est une histoire qui a changé notre façon de réglementer les médicaments au Canada. Elle nous a fait comprendre que, même si les médicaments comportent de nombreux avantages, comme guérir des maladies, réduire les symptômes et prolonger des vies, ils peuvent également comporter d'énormes risques. Cette histoire nous rappelle également que nous, en tant que parlementaires, devons tout faire en notre pouvoir pour renforcer la sécurité des patients au Canada. Voilà pourquoi je suis très heureux d'apprendre que la ministre de la Santé rencontrera les victimes de la thalidomide et collaborera avec elles pour déterminer comment le gouvernement peut les aider.
Le régime canadien d'homologation des médicaments est maintenant l’un des plus sûrs dans le monde, et le gouvernement l'a récemment renforcé lorsque le projet de loi C-17, la Loi de Vanessa, a obtenu la sanction royale. La protection des patients est une compétence partagée avec les législateurs provinciaux; les ministères provinciaux de la Santé; les professionnels de la santé et les administrateurs des soins de santé; les collèges qui réglementent la pratique médicale; d’autres organisations professionnelles; des partenaires clés comme l’Institut canadien pour la sécurité des patients et le Réseau sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments; et bien entendu les fabricants de médicaments.
Jamais une autre tragédie, ni avant, ni depuis celle de la thalidomide des années 1960, ne nous a fait réaliser à quel point c’est une responsabilité gigantesque. Même si de nouveaux médicaments sont essentiels, il est également important de faire tout en notre pouvoir en vue de nous assurer que les médicaments sur le marché ne présentent pas plus d'inconvénients que d'avantages. Voilà pourquoi tous les partis de la Chambre et de l'autre endroit ont unanimement adopté la Loi de Vanessa et pourquoi de nombreux intervenants et particuliers l'appuient également.
Même si de nombreuses mesures ont été prises précédemment pour renforcer le régime de surveillance de l'innocuité des médicaments du Canada, nous reconnaissons tous que le ministre de la Santé et Santé Canada n'avaient pas les pouvoirs adéquats pour protéger les patients contre des médicaments dont le caractère nuisible était prouvé après leur mise en marché. En tant que législateurs, nous avons pris des mesures décisives pour fournir de nouveaux outils et combler cette lacune.
Aujourd'hui, j'aimerais prendre le temps de parler de la Loi de Vanessa et de la façon dont elle permettra d'accroître la sécurité des patients, de réduire le risque que des situations tragiques comme celle de la thalidomide se reproduisent, et d'aider les Canadiens à prendre des décisions éclairées sur les médicaments qu'ils prennent.
Grâce à la Loi de Vanessa, nous nous assurerons de continuer à recueillir des renseignements sur les médicaments et les dispositifs médicaux approuvés, et ces renseignements seront transmis au public lorsque ces produits seront mis en marché. C'est un élément important, parce que les essais cliniques peuvent seulement montrer les répercussions d'un médicament sur un échantillon de population donné, c'est-à-dire sur les personnes qui ont participé aux essais. Ils ne nous permettent pas de prédire les réactions de toutes les personnes qui pourraient prendre le médicament une fois qu'il est sur le marché.
Quand une entreprise présente une demande d'autorisation de mise en marché à Santé Canada, des évaluateurs analysent les résultats de tous les tests et de toutes les études qui accompagnent la demande. Si le produit est jugé sécuritaire, efficace et de grande qualité, le ministère accorde alors à l'entreprise l'autorisation de commercialiser le médicament au Canada pour une utilisation particulière. Toutefois, par le passé, Santé Canada ne pouvait obtenir que très peu de renseignements sur les produits une fois qu'ils étaient sur le marché, et le ministère ne pouvait prendre que des mesures limitées en cas de problème. Voilà pourquoi les nouvelles dispositions adoptées dans la Loi de Vanessa changeront la donne.
J'aimerais prendre quelques instants pour décrire certaines de ces dispositions et expliquer pourquoi la Loi de Vanessa revêt un caractère aussi crucial. Une des nouvelles dispositions importantes prévues dans la Loi de Vanessa conférera au ministre de la Santé le pouvoir d'assujettir une autorisation à des modalités et de les rendre publiques. Cela signifie que, dans le cadre de cette autorisation, Santé Canada pourra demander aux sociétés pharmaceutiques de continuer à recueillir des renseignements pratiques après la mise en marché d'un produit et de rendre publics les résultats de ce processus pour veiller à ce que les Canadiens et les fournisseurs de soins de santé aient facilement accès à ces renseignements.
Par exemple, Santé Canada pourrait exiger que les sociétés pharmaceutiques recueillent des données sur les effets d'un médicament sur des patients souffrant d'affections multiples. Le ministère pourrait aussi leur demander de surveiller et d'évaluer les effets de médicaments sur des patients atteints d'une maladie du rein. Ces effets pourraient ne pas avoir été étudiés lors des essais cliniques initiaux, ce qui serait indiqué sur l'étiquette approuvée.
Ces données pourraient s'avérer pertinentes au fur et à mesure qu'on recueillera des renseignements pratiques et qu'on pourra constater les effets d'un médicament sur les patients ayant une fonction rénale déficiente. Il en ressortirait peut-être que les avantages et les effets nocifs du médicament sont les mêmes, qu'on ait ou non une maladie du rein.
Cependant, s'il en ressort un constat manifestement inquiétant, Santé Canada pourra obliger le fabricant à exercer une surveillance sanitaire active ou à mener une nouvelle étude portant expressément sur le problème relevé. L'information relative aux activités imposées aux fabricants sera rendue publique. Il s'agira d'un système transparent qui permettra aux médecins prescripteurs et aux patients de connaître les mesures qui auront été prises. La Loi de Vanessa confère par ailleurs au ministre de la Santé le pouvoir d'imposer le réétiquetage d'un médicament et la divulgation publique de cette information. Par le passé, la plupart des entreprises acceptaient volontairement de réétiqueter leurs produits. Cependant, il fallait parfois se livrer à des négociations interminables qui, à l'occasion, échouaient. Les nouveaux pouvoirs prévus aux termes de la Loi de Vanessa ont changé la donne. Les adultes et les enfants qui prennent un médicament pourront accéder à la nouvelle information. De cette façon, les Canadiens seront à même de prendre des décisions éclairées, en consultation avec leurs médecins.
Les essais cliniques, les études et le suivi proactif des effets des médicaments ne permettent pas, toutefois, d'obtenir toute l'information nécessaire. Les effets indésirables des médicaments sont parfois complètement inattendus; il arrive qu'ils ne puissent être détectés que grâce à un système rigoureux de déclaration des effets indésirables. Ce fait illustre ce que je viens de dire, à savoir que la protection des patients est une responsabilité commune. C'est pour cette raison que la Loi de Vanessa oblige les établissements de santé à signaler les effets indésirables graves des médicaments et les incidents liés aux instruments médicaux. Bref, les effets indésirables graves que déclarent les fabricants, les établissements de santé, les professionnels de la santé et la population sont souvent les premiers signes qui permettent de détecter un problème d'innocuité.
Jusqu'à présent, les effets indésirables des médicaments n'étaient pas signalés comme il se doit. Les sociétés pharmaceutiques étaient seulement tenues de signaler les effets indésirables de leurs produits. On s'est rendu compte qu'il fallait absolument que les effets indésirables soient mieux signalés pour que Santé Canada puisse intervenir rapidement et transmettre immédiatement l'information aux professionnels de la santé et, surtout, à la population.
Il est parfois nécessaire de retirer du marché un médicament ou un lot de production. Il peut être parfois nécessaire aussi de changer les renseignements qui se trouvent sur l'étiquette pour que les professionnels de la santé connaissent les nouveaux renseignements avant de prescrire le médicament. Dans d'autres cas, il faut obliger la société pharmaceutique à assurer activement un suivi afin de recueillir plus d'information.
J'ai évoqué tout à l'heure le travail important effectué par l'Institut canadien pour la sécurité des patients et le Réseau pancanadien sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments. L'Institut canadien pour la sécurité des patients collabore avec les gouvernements, les organismes de santé, les dirigeants et les fournisseurs de soins de santé pour susciter la volonté d'améliorer la sécurité des patients et la qualité des soins. L'institut se fait le défenseur et le catalyseur des améliorations à la sécurité des patients et, grâce à ses investissements et à son rôle d'intermédiaire, il permet de modifier les politiques et les systèmes en vue de protéger la santé des patients canadiens. Pendant que Santé Canada travaille à instaurer les nouveaux pouvoirs prévus dans la loi de Vanessa, pouvoirs qui entreront en vigueur immédiatement ou par voie de réglementation, ces organisations seront là pour fournir des conseils à cet égard.
Rien ne peut soulager les douleurs et les souffrances endurées par les survivants de la thalidomide et leurs familles, ce qui est vraiment tragique. Toutefois, grâce à l'adoption de la loi de Vanessa, les organismes fédéraux de réglementation disposent de nouveaux outils importants pour accroître l'innocuité des médicaments sur le marché. Il s'agit d'une mesure très concrète pour réduire le risque que de telles tragédies se reproduisent à l'avenir. C'est aussi une contribution très importante du gouvernement fédéral à un objectif commun: la sécurité des patients au Canada.
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2014-11-27 12:16 [p.9882]
Monsieur le Président, j'ai siégé au comité de la santé pendant plusieurs années, mais je n'y siège plus depuis deux ans. Je m'intéresse beaucoup aux questions concernant les soins de santé et, manifestement, cette tragédie nous choque tous. C'est une question dont nous ne cesserons jamais de nous préoccuper.
La députée a mentionné qu'elle était heureuse que nous appuyions cette motion et je suis content de l'entendre. Il n'y a pas de partisanerie quand il s'agit de faire cause commune devant une telle tragédie.
Je suis si heureux que la ministre de la Santé ait annoncé qu'elle rencontrera des représentants de l'Association canadienne des victimes de la thalidomide. Il est important de le dire. Le gouvernement sera présent pour fournir tout le soutien possible aux victimes de cette tragédie.
Santé Canada a tiré des leçons de cette tragédie et a apporté des améliorations qui réduisent le risque que ce genre d'incident terrible se reproduise, ayant notamment remanié complètement la réglementation et le régime d'encadrement du secteur pharmaceutique. C'est important. Nous sommes conscients de la douleur et de la souffrance que doivent endurer les victimes et nous sommes là pour les soutenir. Parallèlement à cela, nous voulons nous assurer que nous tirons des leçons de ce qui est arrivé et que Santé Canada est doté du cadre et du pouvoir de réglementation nécessaires pour empêcher qu'une chose pareille ne se reproduise.
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2014-11-27 12:19 [p.9882]
Monsieur le Président, le député de Northumberland—Quinte West a fait carrière dans le domaine de la sécurité publique, et le débat actuel est en plein dans ce domaine. Il est question actuellement de sécurité publique.
Je voudrais dire un mot sur le projet de loi C-17, la Loi de Vanessa, dont parle mon collègue. Il est important de savoir ce que fera cette loi, qui est une mesure importante pour assurer la sécurité des patients et du public en général. Le projet de loi C-17 confère au ministère le pouvoir d'ordonner le rappel d'un médicament de manière à ce que nous n'ayons pas à négocier avec les grandes sociétés pharmaceutiques. De plus, il sera désormais obligatoire de déclarer les réactions indésirables graves aux médicaments, et le ministère pourra infliger des amendes et des peines d'emprisonnement aux sociétés qui mettent en péril la santé des Canadiens. Les essais cliniques des médicaments et la décision d'en autoriser l'utilisation seront désormais entourés d'une transparence accrue. Ce sont des mesures bénéfiques d'une importance cruciale.
Évidemment, les événements tragiques des années 1960 nous rappellent pourquoi nous devons prendre au sérieux la question de l'innocuité des médicaments. Il faut bien comprendre que rien ne pourra jamais effacer la douleur et les souffrances qu'ont endurées ces personnes. C'est pourquoi il est important de ne plus commettre d'erreurs pareilles pour que plus jamais une tragédie semblable ne se produise. C'est pourquoi il est important que nous utilisions tous les pouvoirs et tous les outils dont dispose le gouvernement, sur le plan de la réglementation, pour nous assurer que le cadre établi protège efficacement les patients.
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2014-11-26 14:06 [p.9815]
Monsieur le Président, Rayner McCullough, un résidant de la circonscription que je représente — celle de Barrie, en Ontario — a reçu le prix David Blenkarn cette année. Rayner appuie depuis longtemps le centre de santé régional Royal Victoria. Tous les ans, le centre de santé remet ce prix à une personne dont les gestes ont eu une influence sur l'hôpital et sont une source d'inspiration pour les autres.
Récemment, Rayner a créé un fonds spécial destiné à l'éducation du personnel et des patients du centre de santé, ainsi que des membres de la famille de jeunes et d'adolescents qui ont des problèmes de santé mentale et de dépendance. La création d'un programme de santé mentale pour les enfants et les jeunes est une priorité pour le centre de santé, puisque ce type de service n'est pas disponible dans la région. Rayner a déjà été président des conseils d'administration de l'hôpital et de sa fondation et il était parmi les grands responsables de la construction du nouvel hôpital à la fin des années 1990.
M. McCullough est plus que digne de ce prix. Sa façon d'expliquer pourquoi il fait du bénévolat pour l'hôpital de sa localité traduit bien l'attitude de cet homme extraordinaire. En effet, Rayner a déclaré: « À mes yeux, faire du bénévolat équivaut à payer le loyer pour l'espace que nous utilisons ici [au centre de santé régional Royal Victoria] ».
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2014-11-04 14:07 [p.9170]
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour reconnaître la valeur de l'ambitieux projet commémoratif entrepris par un groupe de patriotes de ma circonscription.
Pour célébrer le 100e anniversaire de la BFC Borden, un monument commémoratif intitulé « Hommage à la paix » sera érigé à l'entrée de la base en 2016. Le site d'un acre hébergera aussi la statue brune de sept pieds de hauteur d'un joueur de clairon de la Première Guerre mondiale, et les murs de granit de 30 pieds de longueur porteront l'inscription suivante: « Ces portes sont franchies par les fils et les filles d'une nation reconnaissante envers ceux qui ont servi le Canada avec honneur, courage et un grand sens du devoir afin que nous puissions tous jouir de la liberté, de la démocratie et de la justice. »
En juin prochain, les colonels honoraires Jamie Massie et Barry Peacock mèneront en France un groupe qui a été invité par le maire d'Arras à rapatrier un peu de terre prélevée du champ de bataille de la crête de Vimy. Cette terre sacrée sera enchâssée dans les murs du nouveau monument commémoratif entre des parois de plexiglas. Le groupe de Barrie s'est engagé à recueillir un demi-million de dollars pour mener à bien ce projet.
J'aimerais saluer les efforts et la vision de Jim Williams, du général Louis Meloche, de M. Doyon, le commandant de la base, et de l'artiste Marlene Hilton Moore.
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2014-10-29 15:06 [p.8926]
Monsieur le Président, hier, l'UNICEF a rendu public un rapport montrant que le taux de pauvreté chez les enfants canadiens a diminué durant la récession. Près de 180 000 enfants ont été sortis de la pauvreté. La ministre d'État au Développement social pourrait-elle expliquer à la Chambre les mesures précises qu'a prises le gouvernement pour aider les enfants à échapper à la pauvreté?
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2014-10-07 14:17 [p.8348]
Monsieur le Président, j'ai le grand honneur de prendre la parole aujourd'hui à la Chambre pour féliciter le Dr John O'Keefe, qui s'est vu décerner hier le prix Nobel de médecine. Il s'agit du dixième diplômé ou professeur de l'université McGill à procurer fierté et honneur au Canada en étant choisi lauréat d'un prix Nobel.
Le Dr O'Keefe a été choisi en reconnaissance de sa participation à la découverte de cellules qui contribuent au GPS cérébral qui nous permet de nous orienter dans l'espace. La découverte de ces cellules pourrait notamment permettre de mieux comprendre la maladie d'Alzheimer, car elles sont situées dans une région du cerveau qui figure parmi les premières à être touchées lorsqu'une personne développe cette terrible maladie.
Le gouvernement a investi des sommes records dans la science, la technologie et l'innovation afin d'améliorer notre qualité de vie et de créer des emplois et des possibilités pour les Canadiens. Nous avons annoncé dans le Plan d'action économique de 2014 le fonds Apogée Canada pour l'excellence en recherche, un engagement de 1,5 milliard de dollars qui bénéficiera aux générations futures en permettant aux collèges et aux universités du Canada de poursuivre leur contribution à ces travaux de recherche de pointe que nous célébrons aujourd'hui.
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2014-10-01 15:20 [p.8105]
Monsieur le Président, je dépose une pétition signée par près de 1 000 électeurs qui demandent à la Chambre de ne pas apporter de changements au projet de loi C-18.
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2014-10-01 15:20 [p.8105]
Monsieur le Président, je dépose aussi une deuxième pétition. Celle-ci a été signée par 100 personnes et porte sur la disparition de femmes et de jeunes filles autochtones au Canada.
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2014-09-24 14:10 [p.7768]
Monsieur le Président, le dimanche 14 septembre, j'ai eu l'honneur de prendre la parole lors du service commémoratif de mon cher ami et mentor, Vasu Chanchlani. C'était un bon ami non seulement pour moi, mais aussi pour le Canada.
M. Chanchlani était un célèbre homme d'affaires et philanthrope.
Il s'est installé au Canada en 1979, mais a toujours entretenu des liens étroits avec son pays d'origine, l'Inde, ce qui l'a d'ailleurs poussé à plaider en faveur d'un rapprochement entre ces deux grands pays. En tant qu'un des membres fondateurs de la Canada India Foundation, M. Chanchlani savait à quel point il était important de tisser des liens étroits avec l'Inde, ce qui a conduit à un partenariat fructueux et de longue date entre les deux pays, que nous continuons de solidifier aujourd'hui.
Animé d'une grande passion pour l'éducation, il a donné généreusement à de nombreuses universités canadiennes dans différents domaines, dont la santé, la recherche, les relations internationales et la littérature.
M. Chanchlani a accompagné le premier ministre et le gouverneur général lors de leurs visites officielles en Inde.
Mes pensées et mes prières accompagnent la famille de Vasu. Nous n'oublierons jamais sa contribution au Canada et à l'Inde.
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2014-04-30 15:22 [p.4752]
Monsieur le Président, je présente deux pétitions sur le projet de loi C-442, Loi sur la stratégie nationale relative à la maladie de Lyme.
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Monsieur le Président, je présente aussi trois pétitions sur le projet de loi C-18 et sur la Loi sur les semences.
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