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PCC (QC)
Merci, monsieur le président, collègues parlementaires et vous tous, mesdames et messieurs.
Je suis heureux de comparaître devant le Comité permanent des anciens combattants pour présenter les prévisions budgétaires du ministère que je dirige, celui des Anciens Combattants, pour l'exercice financier qui s'achève de même que pour le prochain exercice.
Avant d'exposer les chiffres, j'aimerais tout d'abord remercier les membres du comité à l'égard du travail que vous avez accompli au sujet du projet de loi C-55. Grâce à votre compréhension et à votre compassion, nous avons pu faire avancer rapidement l'adoption de cet important projet de loi à la Chambre des communes. Je vous en remercie et les vétérans du Canada vous en remercient également.
Je me permets par contre d'ouvrir une parenthèse. Nous voulions que ce projet de loi aille en fast track au Sénat. Or, il semble que cette voie ait été refusée par les sénateurs libéraux. Je viens de tout juste de l'apprendre. Je ne sais pas si vous pouvez faire une intervention quelconque pour nous aider, car on sait que c'est important qu'on vote le plus tôt possible sur ce projet de loi. On évoque un vote de défiance contre le gouvernement pour vendredi. Au moins, de notre côté, on aura fait les efforts qu'il fallait.
Lorsque le projet de loi qu'on appelle Loi améliorant la Nouvelle Charte des anciens combattants aura reçu la sanction royale, il permettra à nos soldats les plus gravement blessés d'obtenir un meilleur soutien financier pour faire la transition à la vie civile. Tous s'entendront pour dire que ces changements sont un pas dans la bonne direction.
Le 1er mars dernier, l'ombudsman des vétérans, M. Guy Parent, a déclaré devant le comité qu'il s'agissait d'une petite étape, mais d'une étape importante et qu'il ne fallait pas en retarder la mise en oeuvre pour tenter d'améliorer le projet de loi maintenant. Ce travail se poursuivra à mesure que nous progresserons.
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PCC (QC)
Monsieur le président, en complément à mon propos, je rajouterai une information qui a été portée à ma connaissance. On voulait utiliser la voie rapide pour procéder immédiatement à la deuxième lecture. Il fallait, en conséquence, avoir le consentement unanime, ce que les sénateurs libéraux ont refusé. C'est ce qui a créé un certain retard.
Jusqu'à quel point ce retard fera en sorte que le projet de loi ne soit pas adopté? Je ne le sais pas. Cela dit, si mes informations sont erronées, il me fera bien sûr plaisir de retirer mon propos en tout temps.
Ce travail se poursuivra à mesure...
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PCC (QC)
Monsieur le président, à propos des dépenses budgétaires, il faut comprendre que chaque geste qui est posé et chaque décision qui est prise au ministère des Anciens Combattants ont pour but d'améliorer les services et les avantages à l'intention des citoyens les plus méritants de notre pays.
Le profil démographique et les besoins changeants des vétérans du Canada ainsi que notre rôle en Afghanistan sont tous des facteurs qui ont contribué à une augmentation plus importante que prévu du nombre de vétérans de l'ère moderne qui demandent et reçoivent des avantages en vertu de la nouvelle Charte des anciens combattants. De plus, dans plusieurs cas, les troubles médicaux se manifestent plus tard, ou encore des troubles additionnels affectent les vétérans. Ainsi, des vétérans qui reçoivent déjà un avantage se tournent de nouveau vers nous pour obtenir de l'aide supplémentaire.
Et je tiens à souligner que cette augmentation des dépenses est notamment attribuable aux efforts que nous avons déployés au cours de la dernière année pour améliorer le processus d'allocation des prestations d'invalidité. En date de la fin de février 2011, nous avions traité 15 p. 100 de plus de réclamations par rapport à l'année dernière. Par conséquent, nous avons versé 72 millions de dollars de plus aux vétérans du Canada.
Nous avons aussi constaté une hausse de la participation aux programmes de réadaptation et de transition de carrière. Au cours de l'année qui a suivi la mise en oeuvre de la nouvelle Charte des anciens combattants, à peine un peu plus de 1 100 vétérans bénéficiaient de ces programmes. Cette année, c'est plus de 3 800 qui en ont profité et nous prévoyons que ce nombre dépassera les 4 600 l'an prochain, soit une hausse de 22 p. 100. Il est important de préciser que ce sont les vétérans et leur famille qui profitent principalement de cette augmentation de notre budget des dépenses.
Vous remarquerez aussi, monsieur le président, que nous demandons un montant additionnel de 9,4 millions de dollars pour appuyer le Programme pour l'autonomie des anciens combattants. Cette augmentation reflète bien le fait que la population d'anciens combattants est encore en santé. Nos anciens combattants traditionnels, qui ont servi en temps de guerre, vivent plus longtemps et sont en meilleure santé, ce qui leur permet de continuer à vivre chez eux, notamment grâce aux services d'entretien de terrain et d'entretien ménager. Ils sont ainsi moins nombreux à être admis dans des établissements de soins de longue durée. Cela démontre encore une fois que nos programmes sont efficaces et qu'ils sont bien utilisés par nos anciens combattants.
En ce qui concerne les dépenses relatives au programme lié à l'agent Orange, j'ai annoncé le prolongement du programme en décembre dernier à Fredericton. Les fonds supplémentaires qui ont été investis par le gouvernement se reflètent en partie dans les chiffres qui sont présentés pour l'année en cours, de même que pour l'an prochain. Cet investissement nous a permis avant tout de modifier les critères du programme: premièrement, nous avons éliminé une restriction à l'admissibilité, de sorte que les veuves puissent présenter une demande de paiement à titre gracieux; deuxièmement, nous avons changé la date pour l'obtention d'un diagnostic. Depuis l'annonce, nous avons contacté près de 1 300 personnes pour leur demander l'autorisation de réviser leur dossier, et nous avons aussi reçu plusieurs nouvelles demandes. Au 11 mars, nous avions émis des chèques à plus de 300 personnes.
Encore une fois, ces augmentations des dépenses témoignent de notre volonté d'améliorer la qualité de vie des anciens combattants et des vétérans du Canada, de même que celle de leur famille. Elles reflètent aussi certains changements fondamentaux qui ont été apportés à la façon dont le ministère fonctionne, et nous faisons de réels progrès à plusieurs égards: premièrement, la réduction de la complexité des processus et des programmes; deuxièmement, le remaniement de la prestation des services; troisièmement, la consolidation des partenariats avec le ministère de la Défense nationale et d'autres; quatrièmement, le maintien de la nouvelle Charte des anciens combattants; et enfin, l'adaptation du ministère au profil démographique qui change à l'égard de nos vétérans.
Comme je l'ai mentionné, la productivité est en hausse d'environ 15 p. 100 à Anciens Combattants Canada. Nous avons augmenté le nombre d'arbitres au sein de notre équipe. Nous avons amélioré nos processus opérationnels et nous avons établi de meilleures méthodes de suivi. Nous communiquons plus efficacement avec les vétérans en leur expliquant clairement le type d'informations dont nous avons besoin pour pouvoir traiter leur demande.
Nous avons également fait certains investissements en matière de technologie. Ce sont des investissements mineurs pour le moment, mais, bien sûr, il nous faut accélérer le pas. Nous allons en faire encore davantage à ce sujet.
Mentionnons un autre important progrès: entre janvier 2010 et janvier 2011, nous avons réduit de 36 p. 100 le nombre de demandes en attente d'une décision. Nous avons accéléré le traitement des demandes et, au 8 mars, 78 p. 100 des premières demandes étaient complétées dans un délai de 16 semaines. Bien entendu, ces résultats auront une incidence sur le budget de la prochaine année.
En 2011-2012, nous prévoyons dépenser 3,5 milliards de dollars, ce qui représente une augmentation de 109,1 millions de dollars comparativement au précédent Budget principal des dépenses, soit une hausse de 3,2 p. 100 par rapport à l'année dernière. J'aimerais vous faire remarquer que les dépenses découlant du projet de loi C-55 ne seront pas ajoutées au budget tant que la loi n'aura pas été promulguée, mais que nous avons prévu les coûts reliés au programme. Des projets ont été approuvés et plusieurs autres restent à venir.
En terminant, monsieur le président, je ne veux pas vous donner l'impression que les activités d'Anciens Combattants Canada se limitent à dépenser de l'argent. Nous sommes très conscients du contexte fiscal délicat dans lequel se trouve notre pays. Nous prévoyons d'ailleurs une diminution des dépenses de l'ordre de 85 millions de dollars pour l'année prochaine. Cela est attribuable entre autres à une estimation de la diminution du nombre d'anciens combattants du temps de guerre qui recevront des avantages du ministère. Par conséquent, certaines dépenses relatives au programme ont été rajustées à la baisse.
De plus, le Tribunal des anciens combattants (révision et appel) Canada a été désigné comme une entité distincte en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, ce qui signifie que la dépense n'apparaîtra plus dans les dépenses du ministère. Ce budget des dépenses représente un engagement important de la part d'Anciens Combattants Canada et du gouvernement du Canada à investir considérablement dans la santé et le mieux-être des anciens combattants et de leurs familles.
J'ai apprécié la tournée qui m'a amené d'un bout à l'autre du pays au cours des derniers mois et durant laquelle j'ai pu discuter avec nos anciens combattants et leur parler des améliorations que nous apportons aux services en leur nom. Leurs commentaires et les vôtres ont été inestimables, au même titre que les conseils que nous ont fournis ceux et celles qui défendent leurs intérêts. J'ai bien sûr l'intention de poursuivre le dialogue pour m'assurer que tous nos programmes et services sont constamment adaptés et ajustés pour mieux répondre aux besoins et changements des anciens combattants traditionnels, de même que ceux des anciens combattants de l'ère moderne et de leurs familles.
Merci, monsieur le président.
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PCC (QC)
Merci de vos propos et de ces questions.
Pour nos vétérans qui reviennent de l'Afghanistan, nous avons mis en place une équipe spéciale qui traite plus rapidement leur dossier. Par exemple, en ce qui a trait aux programmes de réadaptation, les décisions sont rendues à l'intérieur d'un délai de deux semaines. Pour ce qui est des allocations qu'ils peuvent obtenir grâce aux différents programmes du ministère, soit l'allocation d'invalidité ou autres, nous avons aussi accéléré le processus et nous sommes en mesure de répondre à leur demande dans un délai de 16 semaines. On peut se demander pourquoi cela prend 16 semaines alors que cela devrait se faire en 3 ou 4 semaines. Il y a toutes sortes de raisons pour cela. Auparavant, le délai était de 24 semaines. Il est maintenant de 16 et nous continuons à améliorer le processus. Cependant, pour rendre une décision, il nous faut toute l'information, entre autres sur le plan médical. Il est très important que nos employés aient tous les documents en main avant d'être en mesure de prendre une décision. Souvent, certaines informations proviennent du ministère de la Défense nationale, notamment les dossiers et d'autres documents, et tout cela fait en sorte qu'il y a des délais.
Je me permets de vous dire que nous sommes vraiment en mode progrès, en mode amélioration. Dans les jours qui suivent, nos employés de première ligne auront le pouvoir de prendre des décisions. Ils n'auront donc plus à référer les cas à un palier supérieur, ce qui occasionne délai après délai. Tout le processus au sein du ministère est en train de changer afin de répondre plus rapidement aux besoins de nos vétérans.
De plus, je ne vous cacherai pas que notre ministère a vieilli au rythme de ses anciens combattants, ceux de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre de Corée et de nos différentes missions de paix. Par la suite, les vétérans de l'ère moderne sont apparus. Nous n'étions pas préparés à ce soudain changement de culture et de besoins de la part des vétérans de l'ère moderne. Ce sont des besoins tout à fait différents de ceux des vétérans plus âgés. Par exemple, nous n'étions pas en mesure de traiter leur dossier via Internet, et nous ne sommes toujours pas en mesure de le faire. Cela fait partie des changements qui seront apportés. Nous verrons les réponses que le budget nous donnera demain à ce sujet. Nous sommes vraiment en mode de changement important et nous tenons compte de cette réalité et des besoins de nos militaires.
Je vous signale aussi que nous traitons les dossiers des vétérans de l'ère moderne en fonction de la nouvelle Charte des anciens combattants, approuvée en 2005. Cela devait être une charte évolutive mais, en réalité, pendant quatre ans ou quatre ans et demi, il n'y a pas vraiment eu de changements. Pourquoi n'y en a-t-il pas eu? La réalité n'était pas la même. Nos vétérans de l'ère moderne, lorsqu'ils reviennent blessés de l'Afghanistan, par exemple avec une jambe amputée, font toujours partie de l'armée et ils y restent pendant environ deux ou trois ans avec un salaire complet. Ce n'est qu'après qu'ils font affaire avec nous et qu'ils relèvent vraiment d'Anciens combattants Canada. Toute cette réalité nous a rattrapés rapidement au cours des 18 derniers mois, ce qui fait que nous devons maintenant accélérer le rythme. C'est ce que nous faisons présentement. Le projet de loi C-55 n'est pas encore approuvé. Pour cette raison, nous ne pourrons pas donner à nos vétérans de l'ère moderne les bénéfices que nous voulons leur donner. Toutes les failles qui doivent être corrigées ne pourront pas l'être tant que la loi ne sera pas adoptée. De plus, il faudra six mois avant que la réglementation n'entre en vigueur.
J'ai essayé d'apporter quelques précisions à vos propos.
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PCC (QC)
Les troubles, tant physiques que psychologiques, sont couverts par notre ministère. Les deux types de maladies sont traitées et les vétérans peuvent bénéficier, par exemple, du paiement forfaitaire, des différents services, etc. Le nombre de cliniques a doublé au cours des dernières années. Il est passé de 5 à 10. Ce sont des cliniques spécialisées un peu partout au pays qui servent nos vétérans. Notre approche a d'ailleurs donné certains résultats que je vous signale à l'instant. Anciens combattants Canada aide plus de 13 700 vétérans souffrant de troubles de santé mentale et leur famille, dont près de 3 500 ont été traités dans nos cliniques spécialisées.
Bien sûr, nous cherchons constamment des moyens de mieux aider nos gens. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, cette maladie devait également exister, mais nous ne savions pas comment la nommer. À présent, nous l'appelons « syndrome post-traumatique opérationnel ». Il y a toujours de l'avancement au niveau de la science et c'est quelque chose auquel nous travaillons au sein de notre ministère.
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PCC (QC)
Permettez-moi d'apporter quelques précisions relativement à cet aspect.
Effectivement, la nouvelle Charte des anciens combattants a été adoptée en 2005 à l'unanimité par la Chambre des communes. Je pense que tout le monde était de bonne foi et voulait bien faire pour aider nos vétérans.
Nous avions bien dit que c'était une charte vivante. Par la suite, les difficultés de cette charte ont commencé à apparaître au grand jour. Nous avons rencontré certains de nos militaires qui étaient revenus blessés, dont certains souffraient de problèmes de santé mentale ou de trouble de stress post-traumatique, et qui avaient reçu un paiement forfaitaire allant jusqu'à 276 000 $. Certains nous ont dit qu'ils avaient gaspillé leur argent et qu'ils n'étaient pas en mesure de bien le gérer.
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PCC (QC)
C'est pour cela que nous avons tenu compte de ces aspects. Nous avons même fait une étude pour vérifier quel était le degré de satisfaction des gens. Au-delà de 69 p. 100 des gens déclaraient être satisfaits du paiement forfaitaire. Toutefois, 31 p. 100 des gens étaient insatisfaits. Nous avons donc commencé à nous questionner en profondeur pour savoir pourquoi ces gens étaient insatisfaits. C'est là que nous avons constaté que beaucoup d'entre eux souffraient de problèmes de santé mentale. C'était l'une des dimensions du problème, mais il y en avait d'autres.
L'autre problème décelé, c'est que si une personne était dans l'armée, qu'elle gagnait un bas salaire, qu'elle revenait ici blessée et qu'elle souhaitait suivre un programme de réadaptation, oui, on lui donnait 75 p. 100 de son salaire. Par contre, 75 p. 100 d'un bas salaire équivaut à un salaire encore plus bas. Il y avait effectivement là quelque chose qu'il fallait corriger rapidement, car certains de ces gens ont une famille à faire vivre. Le programme de réadaptation est la base de la nouvelle charte qui est faite en fonction de ne pas laisser en attente un soldat blessé de 20 ans, 30 ans ou 40 ans qui revient chez lui. Il faut faire en sorte de lui permettre de se réhabiliter et de revenir à la vie civile. Il faut tenir compte de son handicap pour s'assurer que cette personne puisse retrouver un emploi, continuer à s'épanouir et être active dans la société.
Notre premier changement apporté concerne le montant minimal qu'une personne qui revient au pays blessée peut recevoir alors qu'elle suit son programme de réadaptation, soit un montant minimal de 40 000 $. Or, si 75 p. 100 du salaire correspond à un montant plus élevé que 40 000 $, la personne y aura bien sûr droit. Le minimum qu'elle peut recevoir est de 40 000 $.
Le deuxième changement concerne l'allocation mensuelle permanente. Cela ressemble à l'ancienne pension. C'est un montant que la personne reçoit chaque mois, à vie, pour son invalidité ou son handicap. Ce montant allait de 536 $ à 1 609 $. Les montants ont été indexés dans les dernières semaines, mais je vous donne les montants que j'avais. Le problème auquel nous avons fait face, c'est que pratiquement personne n'y a eu droit. Pourquoi? Parce qu'il y avait une erreur dans l'ancienne charte. On ne tenait pas compte des blessures antérieures à l'établissement de la nouvelle charte. Nous allons donc corriger cette erreur dans la loi. Ainsi, 3 500 personnes deviendront admissibles à ce montant mensuel à vie. De plus, pour ceux qui ne peuvent revenir au travail car ils sont gravement blessés, 1 000 $ seront ajoutés à ce montant chaque mois. En additionnant ces montants, cette personne, qui ne peut revenir au travail à cause de blessures graves, gagnera 58 000 $ à vie. Le paiement forfaitaire, quant à lui, s'ajoute à ce montant.
Je veux vous rappeler, monsieur le député, que quand une personne est dans l'armée et qu'elle revient blessée physiquement, elle reçoit dans un premier temps jusqu'à 250 000 $ de la part de l'armée, et dans un deuxième temps, jusqu'à 276 000 $ de notre part.
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PCC (QC)
Je vous remercie, monsieur Stoffer, de vos questions. Je vais d'ailleurs demander à nos fonctionnaires d'apporter également un éclairage à cet égard.
Jamais, au grand jamais, je n'ai demandé de réduire les montants que nous donnions à nos anciens combattants pour économiser de l'argent. Nos fonctionnaires ont-ils entendu quelque chose comme ça?
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PCC (QC)
En ce qui concerne les 2 milliards de dollars — qui ne sont pas inclus, bien sûr, dans ce budget-ci, puisque la somme n'a pas encore été approuvée par la Chambre des communes —, le montant va figurer s'il est approuvé par un vote.
On parle de 200 millions de dollars pour cinq ans. Dans sa comptabilité, comme le ministère des Finances doit tenir compte du montant d'argent total que cela va coûter, la mention des 2 milliards de dollars figure dans le budget. C'est ce qui devrait être annoncé demain.
Vous avez peut-être remarqué également qu'on veut aider davantage nos anciens combattants. On va d'ailleurs lancer une nouvelle mesure pour faire en sorte que ces derniers puissent, dans le cadre de la transition vers la vie civile — si tel est leur désir —, ou encore s'ils ne peuvent plus demeurer dans l'armée en raison de certaines blessures, offrir leurs services dans le domaine de la construction.
Cela se fait aux États-Unis et plusieurs de nos militaires ont des habiletés professionnelles qui pourraient être utilisées dans le domaine de la construction. On va essayer de trouver une façon de les aider à travailler dans ce secteur et, bien sûr, on va évaluer d'autres avenues.
Concernant les sans-abri, je suis allé à Vancouver, Toronto et Montréal où on a établi des projets pilotes. Je crois que tout le monde a pu constater qu'un vétéran devenu sans-abri peut, normalement, être admissible à de l'aide de notre part.
Par contre, la difficulté pour nous, c'est de les trouver. Une fois que c'est fait, on va bien sûr étudier leur dossier et évaluer les services qu'ils peuvent obtenir de notre part. Je pense qu'on peut facilement conclure qu'un sans-abri est quelqu'un qui a des difficultés dans la vie. Le dossier est donc évalué par notre ministère.
J'ai même eu l'occasion de souper avec un sans-abri qui m'a raconté sa vie et comment son black-out était survenu. Cet homme a décidé un jour de quitter l'armée pour toutes sortes raisons et a fini par se retrouver dans la rue. Il m'a raconté qu'au moment où il avait été dans l'armée — cette histoire va peut-être vous intéresser —, il avait servi comme un exemple de prisonnier, ce qui a eu des impacts sur sa vie plus tard après qu'il eut quitté l'armée. Un jour, il était en train de travailler de ses mains, puisqu'il était bon comme charpentier-menuisier, et ses doigts sont entrés en contact avec la scie. Le sang a giclé sur son visage et ce fut le black-out total.
Personne ne voulait s'occuper de lui et sa famille l'a délaissé. Il s'est retiré en forêt aux abords de la ville de Calgary. Il m'a dit avoir vécu durant deux ans et demi dans une tente où il a pleuré chaque jour. Il m'a dit avoir pleuré tout le temps.
Un jour, quelqu'un de notre ministère l'a rencontré et a pu prendre soin de lui. Maintenant, il est rétabli et reçoit tous les services de notre ministère.
Ce fut vraiment particulier d'entendre cette histoire et cela m'a permis de constater le cheminement de cet homme. On s'interroge souvent sur le PTSD et on ne pense pas que ça puisse arriver comme ça. Dans son cas, c'est cet accident qui l'a provoqué.
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PCC (QC)
Merci, monsieur le député.
Vous avez raison de mentionner cela. C'est une autre critique qui avait été formulée comme quoi il n'y avait pas assez de vétérans parmi les employés de notre ministère. C'est un atout que d'avoir davantage de vétérans parmi nos employés puisqu'ils comprennent bien la culture au sein de l'armée et de nos Forces canadiennes, tous secteurs confondus. Nous avons amorcé le processus afin d'engager davantage de vétérans, et nous venons récemment de nommer deux vétérans au Tribunal des Anciens combattants. Nous avons également engagé Mme Jaeger, un vétéran — je n'ai pas son titre antérieur exact —...
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PCC (QC)
Elle est maintenant à notre ministère. Vous voyez qu'on est vraiment en train d'apporter des changements qui seront bénéfiques pour le ministère et pour nos anciens combattants. Ces changements vont faire en sorte que notre culture sera aussi adaptée à cette réalité.
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PCC (QC)
Jusqu'à cette année, on avait un programme qui permettait la restauration des cénotaphes. Depuis quelques mois, il y en a un qui vise à construire de nouveaux cénotaphes pour honorer nos vétérans des différentes guerres et également, bien sûr, nos vétérans de l'ère moderne. Ce programme est doté d'une enveloppe de 5 millions de dollars, soit 1 million de dollars par année étalé sur cinq ans. Cela permet d'allouer jusqu'à 50 000 $ — le maximum que nous accordons — pour ériger de nouveaux monuments et honorer ceux qui ont fait le sacrifice ultime, qui ont perdu leur vie pour défendre notre pays et nos valeurs.
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PCC (QC)
Auparavant, si vous me le permettez, j'aimerais dire une chose à propos de notre programme pour les nouveaux cénotaphes.
Je viens de signer quelques-uns de ces dossiers au cours des dernières semaines. Justement, un de nos députés, M. Dean Del Mastro, a lui même annoncé à Peterborough la création d'un mur d'honneur sur lequel figurent les noms de 11 000 soldats, marins, aviateurs et marins-marchands de la région qui ont répondu à l'appel pour aller servir au cours des deux guerres mondiales et de la guerre de Corée. C'est un exemple tangible. On leur a donné une contribution de 50 000 $ et le député a pu en faire l'annonce.
Monsieur le député, à propos du Programme pour l’autonomie des anciens combattants, je vais être honnête avec vous. On a beaucoup de demandes pour le prolonger. On reçoit également certaines critiques à cet égard.
Je suis en train d'étudier ce qu'on devrait faire avec le programme puisque il est apprécié des gens. Ce programme leur permet d'obtenir, par exemple, des fonds pour le déneigement, pour l'entretien de la maison, le ménage ou la tonte de la pelouse.
Les montants d'argent par personne ne sont pas énormes, mais ils sont vraiment appréciés. Cela permet à ces gens de rester plus longtemps chez-eux plutôt que d'aller en résidence pour personnes âgées.
On a prolongé le programme en 2008. On a investi 282 millions de dollars sur trois ans dans le Programme pour l'autonomie des anciens combattants. Cela a permis à un plus grand nombre de survivants et de veuves de recevoir l'aide dont ils avaient besoin pour continuer à vivre de façon autonome à domicile.
Dernièrement, on vient même de les informer qu'on offre le dépôt direct pour ceux...
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