Interventions en comité
 
 
 
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PCC (QC)
Merci, monsieur le président et membres du comité. C'est avec grand plaisir que je me joins à vous aujourd'hui.
Je suis fier des efforts de développement de notre ministère, et j'aimerais vous faire part de quelques éléments de ces efforts qui ont une importance particulière pour moi.
Je ne vous apprends rien en vous disant que sauver la vie des mères et des enfants demeure la principale priorité du Canada en matière de développement international. En 2010, le premier ministre Harper a attiré l'attention du monde sur le sort des femmes et des enfants. La contribution du Canada à l'Initiative de Muskoka a entraîné d'impressionnants résultats à l'égard de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. Par exemple, grâce à l'aide du Canada, les programmes de l'Initiative pour les micronutriments ont permis à plus de 180 millions d'enfants de recevoir deux doses de vitamine A chaque année, un élément nutritionnel essentiel pour la croissance, le système immunitaire et la santé oculaire. De plus, le soutien du Canada à l'Alliance Gavi pour les vaccins a permis l'immunisation de 145 millions d'enfants de plus entre 2010 et 2013, prévenant ainsi deux millions de morts.
Lors du Sommet de la Francophonie, le premier ministre a annoncé une contribution d'une importance majeure qui permettra d'aider à vacciner 300 millions d'autres enfants et de sauver jusqu'à six millions de vies.
En collaboration avec ses partenaires, le Canada a accru l'accès à l'eau et aux services sanitaires pour plus de 860 000 personnes, dont 80 % sont des femmes et des enfants. Nous devrions tous être fiers de la contribution que nous avons apportée aux personnes les plus vulnérables dans le monde.
De plus, il est clair pour tous que l'aide publique au développement ne suffira pas pour atteindre nos objectifs. De nouvelles possibilités de collaboration se présentent pour les secteurs public et privé à l'égard de la mobilisation de l'investissement, de la réduction de la pauvreté et de la promotion de la prospérité.
Les économies émergentes cherchent de plus en plus à attirer les investissements du secteur privé pour créer des emplois, stimuler une croissance économique durable et générer des revenus pour financer les services publics. Les donateurs tels que notre ministère peuvent jouer un rôle clé dans la réduction des obstacles aux investissements privés. Par contre, nous ne disposons pas de toutes les ressources ou de toute l'expertise nécessaires. Le Canada constate déjà d'importants résultats générés par ce modèle, et il a aidé à attirer davantage d'investissements privés dans les économies émergentes et en développement.
Le Canada cherche aussi à accroître ses propres outils de financement du développement pour promouvoir d'autres débouchés dans le futur. Par exemple, nous jouons un rôle de chef de file dans le cadre de l'Initiative de refonte du financement du développement mise en oeuvre par le Forum économique mondial et par l'Organisation de coopération et de développement économiques, afin de combiner les compétences, les connaissances et les ressources des investisseurs publics et privés de façon à accroître les possibilités dans les marchés émergents et d'avant-poste.
Nous examinons également les avantages de nouveaux mécanismes pour fournir des solutions financières à des activités commerciales viables susceptibles de générer d'importantes retombées sur le plan du développement.
À l'avenir, le développement sera de plus en plus axé sur l'utilisation de nouvelles ressources pour surmonter les défis fondamentaux auxquels sont confrontés les gens vivant dans la pauvreté. Le Canada peut également s'attaquer à ces défis en tirant profit du rôle qu'il joue au sein d'institutions internationales clés.
Je suis profondément d'avis que la Francophonie est une très importante tribune pour promouvoir les objectifs du développement, ainsi que les priorités du Canada en matière de politique étrangère. Le Canada est fier de ce qu'il a accompli récemment au sein de la Francophonie. L'année 2014 a été particulièrement marquante en ce qui a trait à nos réalisations.
Lors du Sommet de la Francophonie tenu au mois de novembre à Dakar, au Sénégal, l'ex-gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, a été désignée secrétaire générale de la Francophonie. Nous sommes convaincus que Mme Jean fera progresser la Francophonie davantage dans le XXIe siècle et qu'elle pourra faire prospérer ses valeurs et ses missions afin de construire un monde plus juste, plus prospère et plus pacifique.
De plus, que ce soit la déclaration de Dakar, avec ses références à la lutte contre le virus Ebola et aux mariages précoces et forcés d'enfants, la résolution sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants ou la stratégie économique, des documents importants pour l'avenir de la Francophonie adoptés lors du sommet de Dakar portent définitivement l'empreinte du Canada.
Le Canada entend donc continuer à exercer son leadership dans plusieurs grands dossiers et à jouer un rôle actif dans l'évolution de la Francophonie. Les Canadiens peuvent être fiers de ce type de leadership qui favorise des changements positifs.
Nous pouvons tous être fiers de la façon dont le Canada a répondu à l'appel pour aider les gens dans le besoin. En 2013-2014, le Canada a fourni sa plus grande contribution en aide humanitaire à ce jour, soit 857 millions de dollars, pour répondre au volume sans précédent de besoins humanitaires. Cette contribution constitue une augmentation de 62 % par rapport à l'année précédente et comprend des fonds pour des zones à risque, comme l'Irak, la Syrie, les Philippines, l'Ukraine, la République centrafricaine et le Soudan du Sud. Bien sûr, les membres du comité se souviendront aussi du leadership et de l'intervention efficace et opportune du Canada face à la crise du virus Ebola qui a touché certaines régions de l'Afrique de l'Ouest.
Monsieur le président, j'aimerais profiter de l'occasion pour rassurer les membres du comité que, dans le cadre de la mission canadienne de lutte contre I'EIIL, mon ministère est bien déterminé à poursuivre ses efforts en vue d'aider les personnes directement touchées. Le Canada joue un rôle de premier plan dans le cadre de l'intervention mondiale face à la crise en Irak, ainsi qu'en Syrie et dans la région depuis le début de chaque crise. Nous demeurerons à l'avant-scène.
Ce ne sont là que quelques exemples des efforts déployés par notre ministère au nom des Canadiens.
Merci beaucoup.
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PCC (QC)
Tout d'abord, je pense que je devrais commencer par la SMNE. Comme vous le savez, en 2010, nous nous sommes engagés à verser une somme totale de 2,85 milliards de dollars sur cinq ans, de 2010 à 2015. J'ai le plaisir de vous informer que ces fonds ont été entièrement dépensés. Voilà ce qui fait la renommée du Canada: il honore ses engagements financiers.
C'était une bonne tranche, et nous allons maintenant entamer une deuxième tranche, comme vous le savez. Le premier ministre a annoncé un engagement de 3,5 milliards de dollars sur cinq ans, de 2015 à 2020; il y a donc plus de ressources, bien entendu. Nous voulons nous assurer que nous pouvons aller au-delà de ce qui est facile à accomplir.
Nous devons faire davantage. Je pense que le sommet que nous avons tenu à Toronto a envoyé un signal clair au monde entier pour que nous demandions ce que nous pouvons faire mieux au chapitre de l'immunisation, de la nutrition, des systèmes d’établissement des statistiques de l’état civil et d’enregistrement des faits d’état civils, et des nouveau-nés. Il y a encore du pain sur la planche, mais nous sommes convaincus que nous pourrons faire davantage. C'est pourquoi nous avons également promis de verser 500 millions de dollars à Gavi. Nous sommes aussi très actifs au sein du Fonds mondial, bien entendu. Nous y avons accru notre participation de 20 % par rapport à ce que nous avions annoncé en 2014.
Le fait est que nous sommes enchantés d'intervenir là où nous pouvons changer les choses. Le Canada est bien connu pour son initiative de SMNE, que nous entendons mener à bien.
Vous avez évoqué la Tanzanie. Ce pays est un bon partenaire à cet égard, et le premier ministre Harper a, avec Jakaya Kikwete, commandé un rapport sur la responsabilité et la transparence. Voilà pourquoi nous avons été très fiers d'inaugurer, à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations Uunies à New York, l'installation des finances du Fonds mondial, où, une fois de plus, des fonds sont réservés à la SMNE et à l'instauration de systèmes d’établissement des statistiques de l’état civil et d’enregistrement des faits d’état civil.
En outre, nous avons désigné 25 pays ciblés en juin dernier, ainsi qu'une quinzaine de pays partenaires. Nous avons parlé de l'Irak, et ce pays est maintenant un pays partenaire.
En ce qui concerne les relations bilatérales, nous voulons poursuivre le bon travail accompli ces cinq dernières années et maintenir le cap au lieu de nous disperser sur le plan du développement à long terme. Nous entretenons maintenant des relations avec d'autres pays intéressants, comme la Jordanie, la Birmanie et la Mongolie, car nous voyons évidemment que nous avons des occasions de les aider à établir une croissance économique durable et à éliminer la pauvreté.
Je vous donne un bref aperçu, mais je pense que les choses vont pour le mieux. Tout cela cadre avec ce que nous voyons. J'ai l'impression que les donateurs sont mieux coordonnés.
Nous envisageons aussi d'harmoniser les finances, car comme je l'ai souligné précédemment, l'aide publique au développement ne suffit pas. Nous devons faire davantage, mais comment? Comment pouvons-nous mobiliser les fondations du secteur privé et les diasporas? Ces dernières possèdent de bonnes connaissances qu'elles peuvent communiquer. Elles agissent déjà et envoient beaucoup d'argent, mais ces transactions s'accompagnent de frais. Comment pouvons-nous gérer tout cela ensemble pour être plus efficaces?
Ce sont des dossiers fort intéressants auxquels nous travaillons actuellement pour nous assurer d'être plus efficaces en ce XXIe siècle avec les moyens dont nous disposons.
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PCC (QC)
Bien sûr. Je pense qu'il importe d'indiquer ici que quand nous annonçons les pays ciblés, nous mettons sur notre site Web un lien vers leurs plans de développement national. Nous voulons qu'ils restent maîtres de leur développement. Nous sommes là pour les aider, mais nous nous attendons aussi à ce que nos normes soient respectées.
Voilà pourquoi j'ai annoncé publiquement que ces pays ciblés devront signer un accord-cadre de responsabilité mutuelle avec nous pour que nous puissions gérer les attentes et être responsables. Une fois que tout le monde connaît les intentions des deux parties, la situation est plus facile à gérer. Quand des imprévus surviennent, nous disposons au moins d'un cadre avec lequel travailler.
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PCC (QC)
Tout d'abord, madame Laverdière, je veux vous rappeler que j'ai annoncé, le 7 janvier dernier, 50 millions de dollars pour l'année 2015 afin de venir en aide à la Syrie. Je vous confirme aussi que l'argent a été déboursé. Nous considérons que c'est important. C'est bien beau de tenir des conférences où des engagements sont pris, mais il faut aussi que les pays partenaires les honorent.
Pour notre part, nous sommes là. Nous avons non seulement déboursé 50 millions de dollars jusqu'à ce jour, mais nous avons aussi envoyé là-bas Mme Jacovella, qui est sous-ministre adjointe. Elle est allée réitérer le soutien du Canada et nous suivons très attentivement la situation. Je vous rappelle que nous sommes, par ordre d'importance, le sixième donateur en ce qui a trait à la Syrie.
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PCC (QC)
Comme je l'ai annoncé à l'époque, il y a eu un réalignement au sein du ministère dans le cadre de la refonte. C'était pour nous l'occasion idéale de revoir certains critères de sélection. Cela dit, je vous confirme que nous sommes enthousiastes à l'égard du Programme de stages internationaux pour les jeunes. Il comporte beaucoup d'avantages et de retombées.
En ce qui a trait à ce programme, on parle d'engager les Canadiens, de sensibiliser les jeunes et de leur offrir une expérience de vie. Il s'agit aussi de les sensibiliser à ce qui se passe dans les économies émergentes ou dans les pays qui sont dans le besoin. L'appel d'offres a été lancé et nous aurons des résultats sous peu. J'y accorde une grande importance.
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PCC (QC)
Nous sommes déjà actifs et nous suivons ce dossier de près. Il reste beaucoup à faire. C'est ce que je peux vous dire pour le moment. Diverses options sont proposées, mais il faut s'assurer que l'argent des contribuables se retrouve au bon endroit. Sur le terrain, c'est un défi et vous le savez aussi bien que moi. Certaines options sont considérées.
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PCC (QC)
Les sujets dont vous faites mention sont importants. Il y aura des annonces, mais il s'agit d'importants montants d'argent. Il faut se calibrer avec les gens qui bénéficient de cette aide et avec ceux qui la gèrent, ainsi qu'avec les autres pays donateurs. C'est ce que nous nous sommes engagés à faire. Nous voulons obtenir les meilleurs résultats possible et faire en sorte qu'il y ait de la transparence. Même si on dit que l'amalgamation est terminée, il y a beaucoup de travail en cours. Il y a beaucoup de programmation, et c'est pour cette raison que nous avons fait un examen. Dans l'ensemble, nous sommes satisfaits. Effectivement, il y a des annonces qui s'en viennent sur ces questions.
Concernant les montants retournés, je peux vous dire que, pour ce qui est de l'année dernière, les deux principales causes des sommes qui ont été retournées sont très simples. Premièrement, il y a eu de l'instabilité en Afrique, au Mali en particulier, de sorte que nous n'avons pas pu allouer toutes les sommes d'argent qui étaient prévues, indépendamment des engagements que nous avions pris. Il y avait trop d'instabilité à cet endroit.
Deuxièmement, il y a l'effacement de la dette du Pakistan. C'est le Club de Paris qui décide de ces questions. Il y a des critères à respecter. Nous ne sommes pas les seuls à porter un jugement à cet égard. Ce sont des choses qui arrivent. Néanmoins, en ce qui a trait au budget opérationnel et, dans l'ensemble, nous sommes toujours en avance et nous avons toujours respecté nos engagements.
Je répète ce que nous disons aux autres pays: c'est bien de prendre des engagements, mais il faut les respecter. Personne dans le monde ne peut dire que le Canada n'honore pas ses engagements.
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PCC (QC)
Nous mettons davantage l'accent sur les résultats que sur les annonces. Nous avons une bonne relation avec Mme Albright. Elle sait exactement à quelle enseigne nous logeons à cet égard. Le jour où sera proposée une telle programmation, au-delà des annonces, nous chercherons à obtenir des résultats. Les annonces sont une chose, mais il faut s'assurer d'obtenir de bons résultats. C'est ce que nous recherchons. C'est notre devoir.
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PCC (QC)
Je vous remercie de cette question.
Pour ce qui est des partenariats, le Réseau canadien sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants est un partenariat national qui s'est formé de lui-même.
C'est formidable à voir, car on constate le degré d'intérêt chez les parties prenantes. Vision mondiale, Aide à l'enfance et d'autres acteurs participent à l'initiative et veulent travailler à l'unisson. Ils veulent unir leurs efforts dans ce domaine, et c'est une bonne chose, car l'un des objectifs principaux du sommet de Toronto consistait à favoriser et à renforcer les partenariats et à indiquer que nous devions faire tout cela ensemble. C'est un objectif ambitieux que de vouloir sauver chaque femme et chaque enfant que l'on peut joindre, et on ne peut y parvenir qu'en s'associant à d'autres acteurs.
C'est toujours bon... quand Bill Gates était ici, il y a environ un mois, il ne tarissait pas d'éloges, une fois de plus, sur ce que le Canada fait pour faire avancer ce dossier. Il existe un réseau national au pays, mais sur la scène internationale, nous observons de plus en plus que, conformément à nos attentes, les gens participent à des initiatives comme celles que j'ai évoquées concernant les systèmes d'établissement des statistiques de l'état civil et d'enregistrement des faits d'état civil et la somme de 200 millions de dollars que nous nous sommes engagés à verser au mécanisme de financement mondial des Nations unies. Nous avons réservé 100 millions de dollars à la SMNE en général, mais nous avons affecté un autre montant de 100 millions de dollars aux systèmes d'établissement des statistiques de l'état civil et d'enregistrement des faits d'état civil. Ces systèmes sont très importants, car sans statistique... Si on utilise des estimations, les résultats seront approximatifs, et ce n'est pas acceptable. Nous voulons obtenir de vrais résultats fondés sur des faits et des données réelles. C'est pourquoi nous sommes de nouveau à l'avant-garde et nous prenons les choses en main dans ce domaine. Nous pouvons maintenant voir qu'un nombre croissant de partenaires souhaitent contribuer; nous sommes donc très enthousiastes.
Quelle était la deuxième question?
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PCC (QC)
Il s'agit en quelque sorte d'un mode de financement mixte. À titre de représentant du gouvernement du Canada, je préside le comité de refonte du financement de développement, une excellente initiative dirigée par le Forum économique mondial et l'OCDE. La Fondation Gates y participe aussi, de même que le gouvernement des États-Unis, le gouvernement de la Suède, le groupe Abraaj, la Fondation Rockefeller, la Banque mondiale, la SFI et d'autres. L'idée est de trouver des façons de marier financement public et financement privé afin de combler les manques.
Nous savons qu'il y a un manque à gagner annuel de 30 milliards de dollars américains pour mettre en place la stratégie optimale qui permettrait de résoudre les problèmes sanitaires. En ce qui concerne l'infrastructure même, le manque est de 1,5 trillion de dollars américains par année, selon les estimations de la Banque mondiale. L'aide publique au développement ne suffit tout simplement pas. Pour ce qui est du privé, c'est parfois la cohésion qui fait défaut, si je peux m'exprimer ainsi. Alors, si on pouvait établir un lexique commun et favoriser des ententes pour que plus de gens investissent, cela pourrait se concrétiser. Comme le disait Charlotte Petri Gornitzka, la directrice de l'agence suédoise de développement, nous sommes prêts à co-investir dans les projets d'intérêts communs. L'aide publique est là. Le but du gouvernement canadien est d'éradiquer la pauvreté. Nous voulons favoriser un développement viable, et cela se traduit parfois par des collaborations avec le secteur privé. L'idée n'est pas de distribuer des subventions, mais de définir pour le comité les intérêts communs, les répercussions, les avantages, et ainsi de suite.
Votre dernière question portait sur la Francophonie.
Je pense que la Francophonie est un véhicule essentiel et pertinent. Aujourd'hui, l'héritage que nous laisse Abdou Diouf est un véhicule moderne, crédible et transparent. Lorsqu'il y a eu un coup d'État au Mali ou à Madagascar, ces pays ont été suspendus. Cela les stigmatise, cela donne un poids moral à ces événements. À partir de là, comment peut-on propulser davantage la Francophonie dans le XXIe siècle?
On discute avec des pays dont, notamment, ceux de l'Afrique de l'Ouest comme le Sénégal, qui a des normes de développement économique très intéressants. On regarde aussi le Bénin, où le président a mené une lutte sans merci contre la corruption. Comment peut-on aider ces pays sur le plan des stratégies économiques? Comment peut-on créer ce bloc économique? C'est ce qui était intéressant de voir à Dakar.
Michaëlle Jean a été élue. Elle avait présenté une stratégie économique et proposait une mise en application d'une stratégie crédible et réaliste. Nous sommes très enthousiastes à ce sujet. C'est la raison pour laquelle notre ministère pense à la façon dont on peut harmoniser les programmes pour donner un coup de pouce à la croissance économique de ces pays.
Encore une fois, les Canadiens jouissent d'une excellente réputation. Les Africains veulent faire des affaires avec nous parce que nous sommes respectueux. On parle de développement durable et de bénéfices pour les communautés. C'est reconnu. Je vois qu'il y a un bon potentiel à cet égard.
Oui, le gouvernement du Canada, celui du Nouveau-Brunswick et celui du Québec font partie de la solution. Cela englobe tous les Canadiens. La Francophonie n'est pas juste une affaire de francophones, c'est aussi un symbole canadien. Le Canada est membre de la Francophonie. Il faut donc saisir les occasions de développement.
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PCC (QC)
Merci, monsieur le président.
Monsieur le président, mesdames et messieurs, membres du comité, je vous remercie de m'avoir invité aujourd'hui.
Je vais m'adresser à vous dans les deux langues officielles.
Je veux d'abord commencer par saluer la mémoire des Canadiens et des Canadiennes qui sont morts en travaillant à l'étranger. Ces hommes et ces femmes incarnent les valeurs canadiennes dans ce qu'elles ont de mieux.
Ils ont risqué leur vie pour aider des étrangers dans le besoin dans certaines des conditions les plus difficiles, et ils ont payé leur dévouement de leur vie. Nos pensées et nos prières accompagnent leurs proches et nous honorerons leur sacrifice en nous assurant que le Canada demeure un chef de file mondial d'aide humanitaire et de développement international.
Monsieur le président, les programmes de développement du Canada sauvent des vies. C'est aussi simple que cela. À titre de ministre du Développement international, ma priorité absolue est la lutte contre la pauvreté. Or, si nous voulons obtenir des résultats à ce chapitre, il nous faut être novateurs. Nous devons envisager de nouvelles solutions et chercher de nouveaux partenaires. Encourager la participation du secteur privé au développement est une grande part de cela.
L'éradication de la pauvreté extrême et la promotion de la prospérité mondiale sont les deux côtés d'une même médaille. La croissance économique durable est notre outil le plus puissant pour combattre la pauvreté partout dans le monde. Nous continuons de concentrer nos efforts sur les mêmes objectifs. Mais notre approche s'adapte aux besoins qui changent. J'ai parlé à des chefs d'État sur trois continents et ils m'ont tous dit la même chose: « Nous ne voulons pas être aidés, nous voulons commercer ».
Le Canada est reconnu comme un leader mondial dans de nombreux domaines, tels que l'agriculture, les télécommunications et l'exploitation responsable des ressources. Nos entreprises canadiennes ont une expertise considérable à offrir au monde. Leur participation au développement peut être bénéfique.
Nous élargissons également nos relations avec les organisations de la société civile, qui sont, pour nous, les partenaires indispensables au développement. On se rappellera les commentaires de Son Altesse l'Aga Khan, qui a trouvé les mots justes lorsqu'il s'est adressé à la Chambre des communes:
Une société civile active peut ouvrir la porte à une énorme variété d'énergies et de talents en provenance d'une vaste gamme d'organisations et de personnes. C'est l'avènement de la diversité et de la pluralité.
Outre les programmes de développement à long terme qu'il finance, le Canada demeure un chef de file pour ce qui est des interventions humanitaires. Nous étions présents en Haïti et dans le Sahel, et nous sommes actuellement l'un des donateurs les plus importants en Syrie, aux Philippines et en République centrafricaine, et cela ne changera pas. Il y aura toujours un besoin pour des interventions immédiates en cas de catastrophe.
Mais le succès du développement à long terme peut contribuer à renforcer la résilience et à sortir les gens de la pauvreté.
C'est ce souci constant d'obtenir des résultats pour les personnes les plus démunies qui avait incité le premier ministre à lancer l'Initiative de Muskoka en 2010. La santé des mères et des enfants est la principale priorité du Canada en matière de développement. Avant que le premier ministre n'attire l'attention de la communauté internationale sur cet enjeu majeur, nous n'avions pas réussi à réduire la mortalité chez les mères et les enfants. Grâce à l'Initiative de Muskoka et à la mobilisation mondiale qui a suivi, les taux de mortalité maternelle sont en baisse. Et des millions d'enfants de plus célèbrent leur cinquième anniversaire.
Notre objectif commun n'a pas encore été atteint. Mais il est à portée de main. Ensemble, nous pouvons prévenir les décès évitables chez les femmes, les enfants et les nouveau-nés. Et nous pouvons sauver les millions de vies qui sont en jeu.
Le Canada sauve également des vies en contribuant à des initiatives mondiales de premier plan, comme le Fonds mondial de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Avec l'aide du Canada, ce fonds mondial sauve chaque mois plus de 100 000 vies.
Monsieur le président, il y a juste un peu plus d'un an, la fusion de l'Agence canadienne de développement international et du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international était annoncée. Cette fusion visait à accroître la cohérence et l'harmonisation entre les activités commerciales et diplomatiques et les activités de développement du Canada. Le ministère ainsi créé s'acquitte de son nouveau mandat, et le développement joue un rôle central dans ce mandat redéfini.
L'intervention du Canada à la suite du typhon Haiyan qui s'est abattu sur les Philippines est, à cet égard, l'exemple parfait d'une action coordonnée. La réponse canadienne a été rapide et efficace, puis elle a mobilisé toutes les ressources du Canada.
Comme le disait si bien Mark Kane, de l'organisme Save the Children du Royaume-Uni:
... c'était génial que les Canadiens soient là pour apporter une aide essentielle. Dans de telles situations, l'important c'est de mobiliser rapidement les ressources afin de pouvoir venir en aide à toutes les personnes qui souffrent. Et c'est exactement ce que le Canada a fait. Il était important que les Canadiens soient prêts à travailler dans l'ombre. Leur contribution a été considérable.
La situation en Syrie, même si elle n'a pas été provoquée par une catastrophe naturelle mais plutôt par l'homme, illustre bien elle aussi l'intervention coordonnée du Canada.
Il y a trois ans, le régime Assad a réagi à des manifestations pacifiques par une répression indécente et brutale. Aujourd'hui, la situation s'est dégradée à un point tel que nous sommes aux prises avec une crise humanitaire majeure. Cette crise est d'autant plus grave que le régime refuse obstinément toute aide aux populations dans le besoin et qu'il cible délibérément les travailleurs humanitaires.
En tout, le Canada a consacré à la Syrie plus de 630 millions de dollars au titre d'aide humanitaire et au développement. Il a dépensé des millions de dollars de plus pour aider les régions voisines à composer avec l'afflux massif de réfugiés.
Ainsi, bien que complètement différents, les exemple des Philippines et de la Syrie démontrent que le Canada peut contribuer à des efforts complexes. Notre travail a été exemplaire et notre gouvernement est fier de sa contribution, tout comme le sont les Canadiens et les Canadiennes.
Monsieur le Président, je tiens en outre à souligner que le ministère gère et décaisse les fonds avec une extrême diligence et une très grande efficacité. Notre gouvernement reste fermement résolu à aider les gens qui vivent dans la pauvreté et à intervenir en cas de crises humanitaires. Le Canada est reconnu à travers le monde pour verser les fonds promis. Et nous encourageons tous les États à faire de même. Le Canada a rempli tous ses engagements pour l'année au chapitre du développement international. Et j'ai dit clairement au personnel de mon ministère que je m'attendais à ce que le Canada remplisse tous ses engagements pour cette année aussi.
Je vous remercie de votre attention.
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PCC (QC)
Oui. Merci beaucoup de poser la question.
Je crois qu'il s'agit d'une magnifique initiative, et notre engagement à sauver la vie de mères et d'enfants est l'un des moteurs du travail de développement international du MAECD. Bien sûr, il vise le même but que le gouvernement. En tant que ministre, je suis fier de ce que le Canada a réalisé sous le leadership de notre gouvernement.
Je vais vous donner quelques chiffres. L'Initiative de Muskoka sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (SMNE), que nous menons avec les autres pays du G8, a sauvé la vie de 1,3 million d'enfants et de nouveau-nés de même que celle de 60 000 jeunes mères.
Si nous nous fions aux objectifs du millénaire pour le développement, les OMD, je crois que nous sommes sur la bonne voie. Par rapport aux OMD 4 et 5, il y a encore du travail à faire, mais on en a accompli beaucoup. Je crois qu'en organisant un sommet, le premier ministre va encore une fois prouver que le Canada est un chef de file, ce qui est d'ailleurs reconnu. C'est une magnifique occasion de faire savoir que nous resterons un chef de file, dans ce projet, et de nous assurer que les Canadiens y participeront par le truchement de partenariats à l'échelle du Canada. Le réseau de la SMNE est bien sûr très actif au Canada. Les membres ont de bonnes idées pour l'avenir, ils utiliseront les technologies pour combler les lacunes.
Pour le moment, nous mettons l'accent sur le renforcement des systèmes de santé, sur la nutrition et sur la réduction du fardeau de la maladie, mais il est possible d'en faire plus. Nous pensons par exemple à l'enregistrement civil et aux statistiques de l'état civil. Nous pensons par exemple à une plus grande participation dans le dossier de la nutrition. Nous pouvons aussi penser aux nouveau-nés de moins de 28 jours. Ce sont là des conclusions qui figuraient dans le rapport de la commission mise sur pied par les Nations Unies, qui était coprésidée par le premier ministre Harper et le président Kikwete.
Ce sont des conclusions éclairées, et nous pouvons voir que nous serons en mesure de prendre en main d'autres enjeux dans l'avenir.
Je crois que nous en avons fait beaucoup. Vous avez parlé d'une augmentation de 20 % du fonds mondial. Ses résultats sont concrets. Nous avons pu voir que des gens solides de la Fondation Bill Gates et de l'Alliance GAVI en faisaient l'éloge, disant que c'était la chose à faire. En outre, hier, justement, nous avons annoncé un nouveau versement, qui s'ajoute aux 250 millions de dollars que nous avons engagés pour l'éradication de la poliomyélite, en collaboration avec le Club Rotary, avec l'OMS et avec l'UNICEF. Nous allons aussi donner suite à l'annonce faite par le premier ministre en Jordanie, au sujet de la dernière tranche de 150 millions de dollars pour la Syrie. Nous avons aussi prévu une somme de 50 millions de dollars pour la stratégie Pas de génération perdue. Tout cela va donc dans le sens de la protection de l'enfance et de l'initiative SMNE, de manière générale.
Beaucoup d'autres choses s'en viennent. Le sommet réunira des représentants de la société civile, et ce sera un moment très important pour le Canada.
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PCC (QC)
Dans l'exercice de rationalisation et d'examen des programmes, nous cherchons à être le plus efficace possible dans l'attribution des crédits. Nous voulons aussi éviter qu'il y ait des doubles emplois.
Encore récemment, j'ai rencontré des dirigeants du CRDI. C'est un travail en cours. Ils comprennent que nous voulions arriver à des résultats. La recherche est importante, mais il faut aussi attribuer des ressources dans le but d'obtenir des résultats. Nous en sommes venus à la conclusion qu'une certaine optimisation pouvait être faite dans l'attribution des ressources. Ce travail est en cours et nous sommes en contact avec les gens du CRDI.
Voir le profil de Christian Paradis
PCC (QC)
Nous cherchons à optimiser l'utilisation des fonds attribués.
Une direction intéressante est en train d'être mise en place au sein du CRDI. Le but est de gérer cet organisme de façon efficace.
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