Comité
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 15 de 793
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
Je vais essayer d'être bref, parce qu'il semble y avoir une stratégie visant à faire de l'obstruction dans le but de retarder les débats et d'éviter qu'on en arrive à proposer l'application de la loi 101 aux entreprises de compétence fédérale.
En résumé, la Loi sur les langues officielles du gouvernement fédéral sert, depuis 52 ans, à promouvoir l'anglais au Québec, point final. Pourtant, c'est le français qui est menacé, et non l'anglais. Cette loi a servi à financer des groupes de pression anglophones comme Alliance Québec, dont M. Housefather a été le président pendant longtemps. Ce dernier plaide contre l'adoption du français comme langue commune au Québec, ce qu'il a fait pas plus tard hier.
Faire du français la langue commune, c'est la condition pour intégrer les nouveaux arrivants à la société québécoise. Contrairement à ce qu'a dit M. Housefather, et comme le propage Alliance Québec avec beaucoup de préjugés anti-québécois, et ainsi de suite, la situation se poursuit aujourd'hui.
Contrairement aux francophones hors Québec, tous les anglophones du Québec ont droit à des services en anglais. Ils en obtiennent dans toutes les régions, alors que les francophones hors Québec n'obtiennent pratiquement pas de services en français. C'est la réalité.
Ainsi, ce que veulent les anglophones, ce n'est pas le droit de recevoir des services en anglais pour eux-mêmes. Ils veulent que les nouveaux arrivants, les allophones, puissent aussi recevoir des services en anglais. L'objectif, c'est de les angliciser, et c'est ce qu'on observe. La proportion de transferts linguistiques vers l'anglais est très importante et complètement disproportionnée.
L'incidence du gouvernement fédéral au Québec par l'entremise de la Loi sur les langues officielles a été telle que les organisations anglophones sont devenues surdimensionnées et servent à angliciser tant les allophones, les enfants de loi 101, que les francophones de Montréal.
Je pense donc que c'est vraiment crucial. Durant plus de 50 ans, le gouvernement fédéral a nié le déclin du français. Or, eurêka, il a heureusement admis ce déclin il y a deux ans. Dans son discours du Trône, le gouvernement fédéral a admis qu'il devrait avoir la responsabilité de défendre et protéger le français.
On voit que notre collègue essaie d'évacuer la Charte de la langue française. Celle-ci a été démantelée. Elle a été affaiblie dans tous les secteurs d'application au moyen de pressions et de groupes financés par la Loi sur les langues officielles.
En ce moment, les Québécois n'éprouvent pas seulement de la crainte, mais ils luttent pour leur survie. Ce qui se passe, c'est une lutte pour la survie du français dans le seul État où la majorité est encore francophone au Canada et en Amérique du Nord. Il s'agit d'une lutte pour la diversité linguistique sur le plan international en Amérique du Nord.
Il y a eu de belles intentions concernant la Loi sur les langues officielles, qui était censée respecter la Charte de la langue française.
Au gouvernement du Québec, le projet de loi 96, que M. Housefather essaie de diaboliser, ne fait que rétablir quelques articles de la Charte de la langue française. Elle ne vise qu'à assurer une intégration, une francisation des nouveaux arrivants, pour que la société québécoise puisse être une société inclusive et cohérente. Or cela exige la connaissance du français.
En ce moment, on voit le vrai visage du Parti libéral du Canada, qui défend l'anglais au Québec. Il ne fait que le promouvoir et favoriser la diminution du nombre de francophones. Je n'en dirai pas davantage, mais nous aurons le temps d'y revenir.
À mon avis, mes collègues du parti de l'opposition officielle vont certainement rejeter cette proposition. Les Québécois doivent être très attentifs. Si on ne réussit pas à faire des gains significatifs en ce moment, cela veut dire que le gouvernement fédéral va continuer à travailler complètement en faveur de l'anglais au Québec, mais nous ne pouvons plus continuer à reculer.
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
Je vais procéder très rapidement, parce qu'on voit que certains essaient d'étirer le temps.
Je trouve que les propos de Mme Lambropoulos sont inacceptables. Elle a dit que sa grand-mère avait peur de parler français à Montréal...
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
Je voulais juste souligner que de tels propos sont inacceptables. À mon avis, c'est du Quebec bashing. Laisser entendre que les anglophones vont avoir peur de parler français parce qu'ils vont se faire arrêter par l'Office québécois de la langue française, c'est complètement farfelu.
On a aussi dit que l'accès aux écoles francophones était interdit à un moment donné. Il y a une part de vérité là-dedans. Pour ma part, je suis allé à l'école avec des gens d'autres religions et des gens qui parlaient d'autres langues, mais je connais des gens plus âgés que moi qui se sont fait dire cela par des voisins d'autres origines. Par contre, ces gens sont ensuite allés voir la direction de l'école francophone, qui leur a dit que tous les élèves étaient acceptés. Finalement, ils n'ont pas envoyé leurs enfants à l'école francophone. Cela s'explique principalement par le fait que les gens ont tendance à aller du côté de la majorité, ce qui est normal. Or, la majorité au Canada, ce sont les anglophones.
Je n'en dirai pas plus, car je ne veux pas trop étirer le débat.
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
Je vais vous expliquer rapidement la situation: nous ne présenterons pas l'amendement BQ‑2, mais nous le remplaçons par un nouvel amendement, que vous avez tous reçu. Il s'agit d'un ajout à l'alinéa en question.
Après la phrase qui se termine par « en vue de les protéger », en parlant des minorités francophones et anglophones, nous ajoutons une mention disant qu'il faut aussi tenir compte du fait qu'elles ont des besoins différents.
La communauté anglophone du Québec a des besoins très différents de ceux des communautés francophones hors Québec et des communautés acadiennes. Celles-ci n'ont pas accès à des services de base en français, elles n'ont pas assez d'écoles francophones et elles manquent de soins de santé en français. En revanche, au Québec, des établissements anglophones sont surfinancés et des services en anglais sont offerts partout. Ce qui est nécessaire, ce n'est pas tant de renforcer l'anglais, qui n'est pas du tout menacé au Québec. C'est le français qui est menacé. Il y a peut-être des besoins à combler pour favoriser l'apprentissage du français. Il faudrait examiner cela.
En tout cas, il est clair que la communauté anglophone a des besoins très différents de ceux des minorités francophones hors Québec. Cet amendement fait tout simplement refléter cette réalité. Je pense qu'il est important que la Loi sur les langues officielles en tienne compte.
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
Oui, c'est exact.
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
Cet amendement vient tout simplement ajouter, dans le projet de loi C‑13...
Excusez-moi, je suis en train de chercher l'endroit en question.
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
C'est bon, je l'ai.
Dans le fond, après « de l'anglais », on ajoute « et que la Charte de la langue française du Québec vise à protéger, à renforcer et à promouvoir cette langue ».
C'est le but de la Charte de la langue française. Je pense que c'est essentiel pour protéger le français. Il s'agit simplement de reconnaître cela, à l'article 3 du projet de loi.
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
Monsieur le président, j'aimerais présenter une deuxième partie d'amendement, qui touche la même disposition. Vous devriez avoir reçu le libellé. Je ne sais pas s'il a été distribué à tout le monde.
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
Voulez-vous que je le lise, monsieur le président?
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
Nous aimerions ajouter l'alinéa 2b.2) à la Loi sur les langues officielles, qui viserait à garantir l'existence d'un foyer francophone majoritaire dans un Québec où l'avenir du français est assuré.
Je pense qu'il est crucial que la Loi sur les langues officielles respecte cela. Si on ne maintient pas un Québec où l'avenir du français est assuré, il n'y aura bientôt plus de français dans le reste du Canada ou en Amérique.
Si on croit à la dualité linguistique dans le Canada, si on veut qu'il y ait deux langues officielles et si on veut tendre vers l'égalité réelle des langues officielles, le Québec doit s'assurer du maintien du poids démographique des francophones pour assurer l'avenir du français.
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
J'invoque effectivement le Règlement.
Je n'ai pas entendu M. Généreux poser d'autres questions. On dirait qu'il y a un débat entre les gens du ministère du Patrimoine canadien et nous.
Les témoins ne sont-ils pas censés intervenir seulement lorsqu'on leur pose des questions?
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
Il ne faut pas diluer cette proposition. Pour les francophones hors Québec, il est essentiel que le Conseil du Trésor soit l'instance centrale chargée de s'assurer que la Loi sur les langues officielles est vraiment appliquée et qu'il y a vraiment des services en français ailleurs qu'au Québec. On voit que cela ne fonctionne pas depuis 52 ans.
Je vous invite donc à rejeter ce sous-amendement, mais à voter pour l'amendement CPC‑7.
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
J'aimerais poser une brève question.
L'amendement CPC‑7 confie au Conseil du Trésor la responsabilité et la coordination. Pour sa part, l'amendement LIB‑6 propose d'ajouter à Patrimoine canadien la responsabilité de maintenir une stratégie pangouvernementale en collaboration avec les autres ministres fédéraux.
Dans le fond, Patrimoine canadien élaborerait la stratégie, mais le Conseil du Trésor resterait l'instance décisionnelle. Est-ce bien cela?
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
D'une part, l'amendement vise à modifier l'article 2, par substitution, à la ligne 1, page 2, d'un passage qui commence de la façon suivante:
qu'il s'est engagé à favoriser l'épanouissement des minorités francophones et anglophones, au titre de leur appartenance aux deux collectivités de langue officielle, et à appuyer leur développement, compte tenu de leur caractère unique et pluriel et de leurs contributions historiques et culturelles...
Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
Je poursuis:
[...] compte tenu de leur caractère unique et pluriel et de leurs contributions historiques et culturelles à la société canadienne,
L'article 2 serait donc modifié, par substitution, à la ligne 1, page 2, de ce qui suit:historiques et culturelles à la société canadienne, ainsi que du fait qu’elles ont des besoins différents, et à
La minorité anglophone du Québec a des besoins différents de ceux des minorités francophones et acadienne. Elle bénéficie d'établissements largement financés, sinon surfinancés.
Ensuite, au point b), l'amendement vise à modifier l'article 2, par adjonction, après la ligne 7, page 2, de ce qui suit:qu'il s'est engagé à respecter les choix du Québec relativement à son aménagement linguistique, lequel est prévu dans la Charte de la langue française du Québec;
Cet ajout s'insérerait après le passage suivant:qu’il s’est engagé à protéger et à promouvoir le français, reconnaissant que cette langue est en situation minoritaire au Canada et en Amérique du Nord en raison de l’usage prédominant de l’anglais;
On sait que le français est en déclin parce qu'on n'arrive pas à faire du français la langue commune. Je pense que la possibilité pour le Québec de choisir son mode d'aménagement linguistique et d'assurer l'avenir du français fait partie de son droit à l'autodétermination.
Le point c) vise à modifier l'article 2, par substitution, à la ligne 11, page 2, de ce qui suit:phones, tout en tenant compte du fait qu'elles ont des besoins différents, d'offrir des services en français et en anglais, de
Cela vient après les mots suivants:qu’il s’est engagé à collaborer avec les institutions et gouvernements provinciaux et territoriaux en vue d’appuyer le développement des minorités francophones et anglophones,
Le reste de la proposition resterait tel quel.
Dans le discours du Trône, il y a deux ans, on a dit que le gouvernement fédéral avait aussi la responsabilité de protéger le français au Québec. Cet amendement va tout à fait dans ce sens. Il faut tenir compte des besoins différents et avoir une approche qui différencie la communauté anglophone au Québec des communautés francophones et acadienne hors Québec, qui manquent d'établissements et dont le taux d'assimilation augmente à chaque recensement. Ce n'est pas l'anglais qui est menacé au Québec, c'est le français.
Résultats : 1 - 15 de 793 | Page : 1 de 53

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes