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NPD (QC)
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2015-06-08 17:42 [p.14725]
Monsieur le Président, je tiens tout d'abord à remercier ma collègue d'avoir mis les bouchées doubles en mon absence, y compris au comité permanent, ce qui m'a permis d'être auprès de ma femme et d'assister à la naissance de notre deuxième enfant. Mais me voilà de retour.
À entendre les commentaires que font certains de mes collègues d'en face depuis mon retour, en début d'après-midi, on croirait qu'ils ne vont pas souvent sur le terrain pour voir les gens qui vivent de l'assurance-emploi et le tissu social que les gouvernements des 50 dernières années, depuis la Deuxième Guerre mondiale, ont tenté de mettre en place afin de venir en aide à la population dans des moments précis, surtout en cas de perte d'emploi.
On ne parlera pas des logements sociaux ni des pensions de vieillesse, mais plutôt de l'assurance-emploi, car ce programme essentiel pour venir en aide à la population dans un pays industrialisé et moderne a été bafoué lui aussi.
L'assurance-emploi a été créée après la Deuxième Guerre mondiale, à l'aube des Trente Glorieuses, pour offrir un outil aux employés et aux employeurs visant à garantir aux employés un revenu stable en période de transition entre deux emplois, mais aussi et surtout dans le cas de mises à pied temporaires. Cela, il y en a toujours eu dans l'industrie manufacturière.
Le programme d'assurance-emploi permettait notamment aux employeurs de conserver une main-d'oeuvre qualifiée et disponible dès que les affaires reprenaient. Autrement dit, il donnait un revenu aux employés mis à pied temporairement, afin qu'ils puissent payer leur loyer, nourrir leur famille et se procurer des biens essentiels, comme des vêtements et du matériel scolaire. Lorsqu'ils revenaient au travail, ils reprenaient leurs tâches quotidiennes et les menaient comme si de rien n'était, sans aucune formation nécessaire. Certes, des mises à jour s'imposaient, mais la main-d'oeuvre revenait et prenait soin d'exécuter ses tâches convenablement.
Au cours des dernières décennies, on a développé des secteurs d'activité avec des emplois saisonniers et temporaires. Ceux-ci sont parfois atypiques, mais ils ont développé l'économie régionale. On peut penser au tourisme, à l'agriculture et à la pêche, entre autres.
Qu'arrive-t-il lorsque l'assurance-emploi n'est pas là pour remplir sa mission fondamentale, soit de répondre aux besoins de la population canadienne, de permettre aux régions de continuer à vivre et de stabiliser leur économie? Les employeurs perdent leur main-d'oeuvre et doivent former d'autres employés, ce qui leur coûte du temps et de l'argent.
Cela est essentiel dans l'équation, car les travailleurs saisonniers ne sont pas des lâches. Ce sont des hommes et des femmes qualifiés et des familles monoparentales qui habitent souvent en région. En effet, ce secteur d'activité économique est surtout en région.
Alors, lorsqu'on enlève les programmes de logement social, qu'on rend l'accès aux pensions de vieillesse plus difficile, qu'on réduit les services aux personnes handicapées et aux vétérans, et que maintenant, l'assurance-emploi n'est plus là pour répondre aux besoins, on détruit les communautés, à un point tel qu'il y a des décrocheurs. Des gens ne croient plus en l'économie et ne font plus confiance à ces gouvernements. Certains vont même décrocher: violence conjugale, tentative de suicide, etc.
L'économie locale, c'est aussi le restaurant dans le petit village ou la municipalité, c'est la caisse d'épargne, c'est le service de postes. Quand tout cela n'est plus là, le tissu social est brisé. C'est ce à quoi nous assistons présentement dans les régions du Canada.
Oui, je vais parler pour les régions, parce que c'est là où cela fait le plus mal. Il y a de nombreux secteurs urbains où les choses vont très bien, mais où il y a encore des taux de chômage élevés, notamment chez les jeunes et les femmes. Ce sont des gens qui cherchent souvent de l'emploi et qui sont laissés-pour-compte. Si, en plus de cela, ils n'ont pas accès à l'assurance-emploi, c'est catastrophique, et ce, dans tellement de régions au Canada
Je vais parler pour l'Estrie. Chez nous, nous avons l'agriculture, la foresterie, le tourisme et la culture. Ce sont tous des secteurs d'activité économique qui ont des retombées en milliards de dollars. Ce sont de dizaines de milliers d'emplois. Ce sont des gens qui croient encore qu'ils méritent leur emploi. Le temps venu, ils sont prêts à y retourner. Nous devrions peut-être rendre l'assurance-emploi plus accessible aux travailleur autonomes. Il y a des besoins qui se créent là aussi. Les gens n'ont pas accès à l'assurance-emploi, alors que l'employeur et l'employé ont payé leurs cotisations.
Le système est fonctionnel. Il peut fonctionner. On me souffle à l'oreille qu'il pourrait être beaucoup plus efficace. Il ne l'est pas. Auparavant, 8 à 9 personnes sur 10 qui avaient payé des cotisations à l'assurance-emploi y avaient accès; maintenant, c'est quatre personnes. Il arrive que ce soit moins que cela. Pourquoi? Parce qu'il y a tellement de tracasseries et de refus. On refuse de discuter avec ces gens. Les tribunaux administratifs sont débordés. Les gens décrochent. On ne peut même plus les compter dans les statistiques de la population active. Ils ne sont plus chômeurs. Ils ne sont plus travailleurs. Où sont-ils? Ils travaillent au noir? Je ne sais pas où ils sont, mais ces gens ont payé des cotisations à l'assurance-emploi et ils y ont droit.
Le Canada est un des pays industrialisés où le système est le plus vicieux pour les chômeurs et les chômeuses.
Je vais raconter l'histoire d'une entreprise en Estrie où les travailleurs avaient 20 à 30 ans d'expérience. L'entreprise a fermé ses portes du jour au lendemain. Ce n'était pas une mise à pied, mais une fermeture d'entreprise. Il y a eu tellement de tracasseries que la moitié des gens qui avaient droit à l'assurance-emploi n'y ont pas eu accès finalement. Ces gens se sont retrouvés sans emploi, avec trois à quatre ans d'hypothèque encore à payer. Ils ont travaillé et cotisé toute leur vie, et on leur a refusé l'accès au système. L'employeur et l'employé ont payé leurs cotisations. Les sommes ne sont pas là. Que se passe-t-il dans ce système?
Je vais me reprendre: j'avais dit que le système fonctionnait, mais il ne fonctionne pas.
Au début du scandale des 50 milliards de dollars détournés par les libéraux, qui ont fait un très bon travail là-dessus et qui a été continué par les conservateurs, un de mes anciens professeurs d'économie que je vais nommer, Jean Lacharité, m'a dit que les travailleurs et les travailleuses ont travaillé toute leur vie pour cotiser à un système qui est supposé être là pour répondre à une mission: celle d'être là quand on en a besoin d'une façon temporaire, pour aider aider les gens à passer d'une étape à l'autre.
Un pays moderne, industrialisé et riche comme le nôtre a besoin d'un système d'assurance-emploi efficace. Avec une motion comme celle de mon collègue de Trois-Rivières et surtout avec le NPD au pouvoir bientôt à l'automne, dans quelques mois, nous allons rétablir les faits. Les chômeurs et les chômeuses n'auront plus de tracas. Les travailleurs et travailleuses vont travailler dans une économie prospère.
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NPD (QC)
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2015-06-08 17:54 [p.14726]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de me remettre au diapason.
Effectivement, en milieu urbain, il ne faut pas oublier le secteur de la construction et celui du tourisme qui se font grandement en milieu urbain. Pour le secteur de la culture, c'est la même chose. Comme il l'a dit, ce sont les emplois qui sont saisonniers. Ces emplois reviennent année après année et ils sont toujours là.
Au sujet de l'économie locale, je parlais des restaurants, mais je parle de toute l'économie locale: autant la petite soirée au cinéma que dans un restaurant. Toute l'économie locale, que ce soit dans la région urbaine ou rurale, en souffre. Quand on a un système d'assurance-emploi, de pension de vieillesse ou de logement social et quand de tels programmes sont réalistes et bien adaptés à la population, nous faisons en sorte de soutenir une économie. Ces économies vont en sortir gagnantes et, au bout du compte, les citoyens et es citoyennes seront beaucoup plus heureux et ils contribueront au pays.
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NPD (QC)
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2015-06-08 17:56 [p.14726]
Monsieur le Président, tout à l'heure, j'ai dit qu'à entendre les commentaires des députés de l'autre côté de la Chambre, on voyait bien qu'ils n'ont pas été sur le terrain depuis fort longtemps pour écouter les gens parler et discuter de leurs problèmes face à un système qui ne répond pas aux besoins.
Quand un système répond aux besoins, l'économie locale, qu'elle soit urbaine ou rurale, est plus forte. En ce moment, ce n'est pas ce qui se passe du tout. Avec toutes les réformes et le dénigrement que le gouvernement conservateur a faits concernant l'assurance-emploi, elle est moins accessible et elle répond moins que jamais aux besoins de la population. Ce n'est pas avec un système comme celui-là que nous allons faire des économies fortes.
Quand un emploi est saisonnier, si l'économie est prospère, la saison va tout le temps se prolonger. Donc, la période de chômage va toujours être plus courte, parce lorsque l'économie est prospère, l'argent est partout, les emplois abondent, les gens sont heureux et ils contribuent de façon volontaire. C'est un grand pays que nous allons continuer de bâtir cet automne avec un gouvernement néo-démocrate.
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NPD (QC)
Monsieur le Président, j'aimerais en tout premier lieu souligner le décès d'un ami et d'un collaborateur, M. André Nault. Écologiste de la première heure et cofondateur des Amis de la Terre, son courage et son combat pour un monde meilleur nous inspireront à jamais.
La semaine dernière, j'ai eu le plaisir d'accueillir le député de Sackville—Eastern Shore à Compton—Stanstead. Nous avons parlé à des anciens combattants de tous les coins de la circonscription et visité plusieurs endroits. Nous sommes allés, notamment, au parc commémoratif Weir, à Ogden, baptisé en l'honneur de Robert Stanley Weir, l'auteur de la version anglaise de notre hymne national. Nous nous sommes aussi rendus au village d'Hatley, où plus de 3 000 personnes assistent chaque année à l'un des plus anciens défilés de la fête du Canada. Nous avons aussi rendu hommage à Louis Saint-Laurent, 12e premier ministre du Canada, qui est né et a grandi à Compton, où il a été enterré en 1973.
Je veux également rendre hommage à un homme extraordinaire, M. David Woodard, qui s'est dévoué pour les anciens combattants la majeure partie de sa vie. Il en aide beaucoup depuis plus de 35 ans à la filiale no 5 de la Légion royale canadienne, et il continue à le faire. M. Woodart célèbre aujourd'hui son 63e anniversaire. Je lui offre mes voeux et le remercie pour son travail.
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NPD (QC)
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2015-04-28 19:56 [p.13173]
Monsieur le Président, à l'écoute de mon discours, on comprendra rapidement non seulement mon intérêt, mais aussi mon anxiété et même mon ambiguïté à parler clairement du sujet qui préoccupe présentement les législateurs, c'est-à-dire le projet de loi C-642, Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (délinquant notoire).
En octobre 2009, ma cousine Natasha fut enlevée sauvagement par un récidiviste, un prédateur sexuel. Il a mis fin à ses jours dans les heures qui ont suivi l'attaque. Les autorités ont retrouvé son corps quelques jours plus tard. Ma vie, la vie de ses proches parents, et de sa mère surtout, fut bouleversée à jamais. Lorsque les policiers ont retrouvé ce criminel notoire, sa longue liste de méfaits avait déjà de quoi faire réfléchir notre société: prise d'otage, agressions sexuelles à répétition, violence conjugale à répétition — toutes des choses inscrites dans l'annexe 1 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition —, mais aussi conduite en état d'ébriété, rage au volant, possession de stupéfiants, et j'en passe.
On se demande alors ce qu'il faisait en liberté. En réalité, ce soir, les véritables questions sont les suivantes: ce projet de loi aurait-il eu une incidence sur sa remise en liberté? Comment les citoyens concernés auraient-ils pu influencer cette décision? Je ne suis pas vraiment convaincu que cela aurait eu un effet.
Tout d'abord, c'est parce que cette modification à la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition concernant les délinquants notoires est d'une insuffisance crasse, insignifiante et désolante quand on s'attarde à la portée de ses dispositions. Absolument rien n'est énuméré au sujet de leur réinsertion dans la société et, surtout, il n'y a rien pour donner des ressources aux victimes. Ce n'est sûrement pas en prenant en note les allées et venues d'un délinquant dans un quartier ou une communauté qu'on va diminuer le stress des victimes d'actes criminels et encore moins prévenir une récidive dans une communauté, peu importe où elle est par rapport à la résidence du délinquant.
En ce qui concerne les programmes de désintoxication, de suivi concernant les maladies mentales, de gestion de la violence ou de la colère, on repassera concernant les programmes disponibles et leur efficacité surtout.
Si on reprend l'intention du projet de loi, qui est d'exiger du Service correctionnel du Canada qu'il communique, dans certaines conditions, les détails de la libération d'office d'un délinquant notoire en publiant ceux-ci sur son site Web et en en avisant les victimes par écrit, le but n'est certes pas atteint. En effet, nos services de police possèdent déjà le pouvoir discrétionnaire leur permettant de rendre publics tous les renseignements pertinents sur les délinquants auxquels le projet de loi C-642 fait référence, lorsqu'ils l'estiment nécessaire. Dans le cas précis que je vous indique, cela aurait été infiniment nécessaire.
Par conséquent, cette intention, bien que notable, nous fait douter de la crédibilité de ce projet de loi, surtout lorsqu'on se fie aux résultats des consultations que ce gouvernement a fait depuis 2006 sur ce genre de problèmes. Jamais les conservateurs n'ont pris en considération quoi que ce soit d'important provenant des groupes de citoyens ou des acteurs concernés. Tout le temps, ce sont des consultations bidons dictées par le ministre et son gouvernement et auxquelles ils nous ont habitués, le tout afin de satisfaire leur soif de contrôle et de politique partisane, au détriment de bonnes politiques publiques et de bonne foi qui pourraient rendre nos rues et nos quartiers plus sécuritaires.
Dans ce cas-ci, même si en plus il y a eu maints témoignages en comité sur l'importance que la réinsertion ou la mise en liberté à la fin d'une peine soit accompagnée de programmes de prévention ou autre pour la personne qu'on veut relâcher dans la société, rien n'est inclus à ce sujet dans ce projet de loi.
Rappelons que, selon le Service correctionnel du Canada, la définition d'un délinquant notoire est un délinquant ayant commis une infraction qui, par ses activités et déplacements, suscite ou pourrait susciter une réaction dans la collectivité, c'est-à-dire être d'un intérêt public ou médiatique.
Lorsque le NPD avait voté en faveur du projet de loi C-32, Loi sur la Charte des droits des victimes, qui, elle, prévoit un mécanisme de communication aux victimes d'informations concernant la mise en liberté sous conditions d'un délinquant, on croyait la chose réglée. Hélas, non, on fait encore une fois preuve de partisanerie! Les intérêts politico-pratiques d'une campagne de propagande à venir ont mené au dépôt d'un projet de loi sans intérêt juridique ou de sécurité publique réel.
Précisément, ce projet de loi touche les délinquants notoires ayant commis une infraction figurant à l'annexe 1, comme mes collègues l'ont mentionné précédemment. Parmi ces infractions, on retrouve le fait de causer intentionnellement des blessures, l'usage d'une arme à feu, l'incitation à des contacts sexuels, la pornographie juvénile, la corruption, le fait de causer la mort par négligence criminelle, le fait de causer des lésions corporelles, ainsi que la conduite dangereuse, le harcèlement, l'agression, le viol et les voies de fait graves. Une bonne partie de ces infractions faisaient partie des méfaits du criminel dont je parlais précédemment.
Ces infractions ont de quoi faire frémir la population canadienne. Personne ne veut voir les auteurs de tels crimes près de chez lui. Là-dessus, tout le monde est d'accord. Cependant, ces dispositions étaient déjà dans la charte des victimes. Celle-ci prenait déjà soin de divulguer les allées et venues et toutes les informations que les victimes veulent avoir.
Toutefois, les victimes ne veulent pas toujours avoir ces informations. Elles veulent seulement s'assurer que ces prédateurs sont loin d'elles. Malgré les mises en demeure, les criminels reviennent toujours. Cela cause un stress aux victimes, qui font parfois un burn-out.
Nous vivons de plus en plus dans un monde changeant dans lequel le citoyen veut évoluer et vivre librement en santé et en sécurité. C'est un des principes sur lesquels nous devrions baser tous les projets de loi afin qu'ils soient utiles et pragmatiques.
Il appert évident qu'affaiblir le tissu social en coupant dans les services de premiers recours, tels les banques alimentaires, l'éducation et la santé mentale, n'aide pas les âmes sensibles, les plus démunis, les familles en difficulté et les familles monoparentales.
Nous avons le devoir de ramener sur le droit chemin ceux que l'on peut récupérer. Certains sont récupérables, mais cela prend des programmes de réinsertion et de l'aide. Les ressources doivent être disponibles. Ce gouvernement met en place des dispositions dans divers projets de loi, mais il oublie tout le temps les ressources, que ce soit des ressources humaines ou financières.
En conclusion, quant à moi, ce projet de loi est futile et inutile. Il n'atteint pas l'objectif de rendre notre société plus sécuritaire, ce à quoi les Canadiens et Canadiennes s'attendent. Le NPD croit qu'il faut aider les victimes d'actes criminels à reprendre une vie normale en veillant à ce qu'elles puissent profiter de tous les services nécessaires, y compris toute la gamme de services juridiques et de santé. Nous voulons travailler avec des groupes d'aide aux victimes afin de trouver des solutions concrètes et pragmatiques.
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2015-04-21 15:28 [p.12843]
Monsieur le Président, je félicite ma collègue de son excellent discours très passionné. Elle a touché à un point fondamental de la question dont on discute aujourd'hui: la réhabilitation. Cela comprend aussi le fait de traiter les gens pour les diverses maladies et pathologies qui existent en milieu carcéral. C'est important parce que si on pouvait faire cela, on pourrait prévenir des conséquences malheureuses et, surtout, assurer une meilleure réinsertion de plusieurs de ces individus dans notre société.
Pourquoi serait-ce dans l'intérêt de la société de mieux réhabiliter ces gens et, surtout, d'offrir les ressources nécessaires, autant humaines que financières, à Service correctionnel Canada?
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2015-04-21 15:30 [p.12843]
Monsieur le Président, j'aimerais renchérir avec le fait que, dans la plupart de nos institutions, il manque des ressources, certes, mais il manque aussi de planification. Que fait-on de ces gens-là? Quand on veut prévenir un crime, il faut quand même avoir un plan de sécurité publique, un plan de sécurité nationale, mais il faut aussi mettre en place différentes législations pour prévenir divers types de crimes. Nous parlions plus tôt des gangs criminalisés. Là encore, cela prend de la prévention et des ressources sur le terrain.
J'aimerais demander à ma collègue quel genre de ressources devrait-on mettre en place dans nos prisons afin de prévenir différents types de crimes et surtout la récidive?
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2015-03-24 16:47 [p.12265]
Monsieur le Président, cette motion demande tout simplement du courage de la part du gouvernement. Nous voulons sauver nos écosystèmes pour les générations futures. Nous savons que les conservateurs aiment beaucoup mieux appuyer leurs amis de la pétrochimie, puisque parler de plastique équivaut à parler de l'industrie du pétrole.
Toutefois, nous leur demandons un simple petit effort, car il existe des alternatives. C'est possible d'avoir du courage politique, de prendre l'initiative et d'éliminer des choses qui nuisent à l'environnement.
Selon mon collègue, pourquoi est-il si important que l'on adopte cette motion, non seulement pour les océans, mais pour tous les écosystèmes? Cela ne prend que du leadership et du courage pour changer les choses.
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2015-03-24 17:33 [p.12270]
Monsieur le Président, je félicite mon collègue de Drummond, un des grands défenseurs de l'environnement parmi tous mes collègues et tous les députés. Il pense aux générations futures.
J'aimerais lui poser une question concernant les effets à long terme de ces plastiques nuisibles, comme les microbilles, sur l'environnement. Tout à l'heure, il parlait de la chaîne alimentaire. Les poissons et les micro-organismes mangent ces plastiques et se retrouvent dans notre assiette. Les effets sur la chaîne alimentaire à moyen terme et à long terme sont donc extrêmement néfastes, sans parler de l'alimentation de ceux qui s'approvisionnent dans les Grands Lacs et dans nos cours d'eau, surtout l'été, lors de la saison de la pêche.
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2015-03-13 11:35 [p.12107]
Monsieur le Président, depuis quelques mois, Agop Evereklian est de retour chez les conservateurs.
Rappelons que cet ancien chef de cabinet du maire Tremblay a été condamné pour fraude en 2005. Il manque tellement de jugement que le premier ministre avait dû lui-même lui demander de rompre ses liens avec un organisateur douteux lors de la campagne de 2011.
Comment le ministre de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec peut-il accepter qu'un individu ayant un passé si lourd sur le plan de l'éthique puisse participer à la distribution des subventions du ministère de l'agence? Franchement!
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2015-03-10 13:25 [p.11918]
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec l'excellent député de Surrey-Nord.
Je suis heureux d'avoir l'occasion de débattre de cette excellente motion de mon collègue de Skeena—Bulkley Valley, car elle est non seulement lucide, mais aussi très représentative de la situation actuelle de l'emploi au Canada, et ce, d'un océan à l'autre.
Quand on la regarde attentivement, on note en premier lieu que le taux de chômage demeure élevé depuis la récession de 2008 et que la qualité des emplois se détériore depuis 1989. Qu'elle se soit faite sous des gouvernements libéraux ou conservateurs, c'est du pareil au même, c'est une décroissance.
Par ailleurs, nous souhaiterions fortement que la Chambre presse le gouvernement de faire en sorte que le budget de 2015 investisse d'abord et avant tout dans des mesures qui stimulent l'économie, afin de créer et protéger des emplois durables à temps plein pour la classe moyenne dans des secteurs à rémunération élevée, et ce, dans toutes les régions du Canada.
De plus, le gouvernement doit renoncer à son projet dispendieux et injuste du fractionnement du revenu, qui coûterait 2 milliards de dollars. Ce qui est inquiétant, quand on regarde la situation du chômage en cette deuxième décennie du XXIe siècle après les vols successifs des libéraux et des conservateurs de plus de 57 milliards de dollars de fonds qui appartiennent toujours aux travailleurs et travailleuses qui y ont contribué toute leur vie dans bien des cas, c'est qu'il est de plus en plus difficile d'avoir accès au système d'assurance emploi, surtout après la réforme de la ministre de l'époque, réforme disgracieuse pour les travailleurs et travailleuses qui y ont toujours contribué.
Cela a pour résultat que de plus en plus de gens décrochent de ce système, ce qui m'amène à parler du taux. En effet, cela a pour conséquence que ces personnes ne sont plus comptabilisées dans le nombre des personnes à la recherche d'emploi, ce qui fait enfin baisser le taux. C'est donc tout à fait virtuel. C'est une supercherie abominable, dans une société moderne qui se dit et se croit prospère.
Pour ce qui est de la prospérité, on repassera, justement. Tout, absolument tout a été fait pour décourager les gens et ainsi garder espoir, car il est bel et bien question d'espoir, ici, quand on parle d'hommes et de femmes à la recherche d'un emploi stable au Canada ailleurs que dans l'industrie pétrolière. Je n'ai rien contre ces emplois, ce n'est pas ce que je dis. Toutefois, il y a autre chose que cela, et des gens ont des qualifications pour d'autres genres d'emplois qui ne sont malheureusement pas disponibles depuis la crise, et même bien avant.
Avant, le Canada brillait pourtant par la diversité de ces secteurs économiques, dont l'industrie manufacturière était justement le pilier et permettait une croissance au fil des ans et des emplois à temps plein bien rémunérés. Malheureusement, il y a eu les crises répétées de 1980 et 1981 — cela remonte à bien loin — et de 1992 et 1993; puis l'accent a été mis sur l'« hypermondialisation » au cours des années 1990 avec comme leader l'Asie et plus particulièrement la Chine et ses taux de croissance qui frôlaient les 15 % dans les années 1990. Tous ces éléments irritants auraient bien dû sonner l'alarme à bon nombre de gouvernements avertis de ce monde. Eh bien, non. Tant les libéraux que les conservateurs se sont concentrés sur un secteur. Ils se sont laissés aveugler par les recommandations du FMI et de la Banque mondiale. C'est malheureux.
Au cours des dernières décennies, notre économie, qui tenait sa croissance du secteur manufacturier, s'est tranquillement transformée en une économie provenant majoritairement du secteur tertiaire, c'est-à-dire le commerce au détail et le service à la clientèle. Elle est tout simplement incapable de pousser la croissance aux mêmes niveaux que le secteur manufacturier permettait et de pérenniser, de créer et de maintenir des emplois stables à temps plein, et ce, tant pour les hommes que pour les femmes.
Aujourd'hui, le Canada possède pourtant des niches où la recherche et l'innovation permettraient des investissements et permettraient aussi de croire encore à un avenir intéressant. Je pense à l'industrie aéronautique, où le rêve est encore possible, à l'industrie du jeu vidéo, toujours aussi florissante dans la région de Montréal, aux nouvelles sources d'énergie comme la biomasse, l'éolien, le solaire et, bien sûr, les véhicules électriques. Cela existe; des PME développent des véhicules électriques, ici même, au Canada.
Tout cela est possible si nous améliorons l'environnement socioéconomique dans lequel doivent évoluer ces entreprises, qu'elles soient des PME ou des grandes entreprises. Ce sont même parfois des travailleurs autonomes qui partent d'une idée et font fleurir une petite entreprise. Nous avons besoin d'un environnement sain et prospère.
Par ailleurs, l'écart entre le haut et le bas de la classe moyenne s'est creusé dangereusement au cours des dernières décennies, car la fin des Trente Glorieuses de l'ère manufacturière en Occident a accentué cet écart. Il faut régler une fois pour toutes cette tendance, car c'est toute la société qui en souffre. La classe moyenne, maintenant endettée par-dessus la tête, hypothèque les générations futures. N'oublions pas que c'est elle qui a toujours soutenu le niveau de consommation élevé que nous avons présentement et donc la croissance économique. Toutefois, aujourd'hui, plus rien n'est certain, sauf la dette que nous léguerons à nos enfants, une dette non seulement économique et environnementale, mais aussi sociale. Elle aura des répercussions dans notre société.
Un travailleur sur deux est incertain de son avenir en ce qui concerne son emploi. C'est malheureux. C'est pourquoi l'éducation et la formation représentent toujours un gage de meilleures chances sur le marché du travail, peu importe le niveau complété. Les 2 milliards de dollars que le gouvernement tente de récupérer en fractionnant le revenu trouveraient leur chemin dans cette composante importante que représente le savoir-faire des Canadiens et des Canadiennes partout au pays. Il serait bien plus utile d'investir dans la formation continue et la recherche-développement que dans toute autre action partisane qui prendra fin un jour ou l'autre de toute façon.
Que voulons-nous léguer et transmettre à nos générations futures? Je ne parlerai pas d'environnement, on connaît mon opinion à ce sujet: nous sommes en train de détruire la planète. Pourtant, en ce qui concerne l'environnement et l'économie, le rapport Stern présenté à l'automne 2006 était clair: notre inaction nous coûtera plus cher qu'une intervention massive immédiate. Mme Naomi Klein dit la même chose dans son livre paru récemment.
Ces deux économistes qui ont changé leur opinion quant aux conséquences de la pollution atmosphérique, de la surpêche en grande mer et des fameux îlots de plastique qui parcourent dorénavant ces mêmes océans, démontrent que les choses peuvent changer si nous nous y mettons bientôt.
Il serait pourtant facile de travailler ensemble, inclusivement, frères et soeurs, pour faire de cette planète et de ce pays un lieu exaltant de richesse, de développement, voire même de fraternité. Tous profitent de la richesse économique, du développement et de la prospérité. Ce n'est pas en dégradant le tissu social, comme on le fait en ce qui concerne l'assurance-emploi et le logement social, que nous allons aider et donner une chance à tout le monde.
Je termine avec un message d'espoir pour les gens de mon comté. Peu importe notre orientation sexuelle, notre religion ou nos croyances, nous devrions tous avoir le droit de vivre dans une région, une province, un territoire, une nation, un pays où tous sont considérés comme égaux et ont des chances égales de vivre leurs passions, leurs libertés et leurs droits, incluant l'accès à un travail qui permette leur plein épanouissement dans un monde libre, juste et équitable.
Pour faire contrepoids aux paroles du célèbre M. Spock rationnel, qui disait que les besoins du plus grand nombre outrepassent les besoins de l'individu, le commandant Kirk, plus sensible, lui, répondait qu'il fallait sauver l'individu, car sans lui, le groupe n'avait plus de valeur. En économie, ce sont les décisions de cet individu, le fameux Homo economicus, qui créent la demande et la richesse.
Ce n'est pas en laissant aller les choses à la légère en ce qui concerne le tissu social et la création d'emplois d'un océan à l'autre ni en oubliant les Premières Nations, les femmes, les familles monoparentales ou les travailleurs autonomes que nous allons créer cette richesse et cette harmonie entre nous et que nous pourrons enfin vivre dans un Canada prospère.
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2015-03-10 13:36 [p.11919]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de cette excellente question.
Je ferai fi de ce que les libéraux ont fait au cours des dernières décennies. En effet, ils ont quand même volé 50 milliards de dollars dans la caisse d'assurance-emploi. C'est avec cette somme qu'ils ont réussi à créer de l'emploi et à investir. Ils ont investi sur le dos des travailleurs et des travailleuses.
De toute évidence, les PME sont le moteur de notre économie, car c'est là que nous avons le plus grand potentiel de création d'emplois. En diminuant le fardeau fiscal et le red tape, ce qu'on appelle communément toute la bureaucratie, beaucoup de petites entreprises pourraient vraiment continuer d'être prospères et, surtout, de créer de l'emploi. Que ce soit en agriculture ou dans les nouvelles énergies, le potentiel de création d'emplois est énorme, surtout si on stimule l'économie par l'investissement dans les PME.
En effet, il s'agit surtout de créer un environnement sain et équitable pour tous. Que les PME comptent 5 ou 50 employés, elles ont toutes besoin d'un petit soutien, non seulement pour la création d'emplois, mais aussi pour la formation continue. Autrement dit, il faut continuer de former les gens en entreprise afin qu'ils deviennent plus efficaces et surtout plus productifs.
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2015-03-10 13:39 [p.11919]
Monsieur le Président, une des premières mesures que nous allons adopter sera de réduire graduellement le taux d'imposition de 11 % à 9 % pour les PME, et ce, afin qu'elles puissent réinvestir dans la création d'emplois et rendre leur environnement sécuritaire. Nous parlons aussi de formation continue pour les employés et d'augmentation des investissements en innovation.
Si nous mettons l'accent sur toutes les PME de plusieurs secteurs d'activité économique partout au Canada, cela pourrait créer des milliers d'emplois. Cela pourrait surtout faire en sorte que dans toutes les régions du Canada, dans mon comté en Estrie ou en Colombie-Britannique, des entreprises puissent non pas survivre, mais bien vivre de leur exploitation.
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NPD (QC)
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2015-03-09 11:41 [p.11824]
Monsieur le Président, je vous souhaite longue vie et prospérité lors d'une retraite bien méritée. Vous serez une pièce manquante, ici.
La motion M-553, de mon honorable collègue de Sherbrooke et voisin de comté, dont nous débattons ce matin, porte sur l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien. En résumé, le texte fait appel à ce gouvernement afin qu'il présente le plus rapidement possible un mécanisme permettant aux aéroports non désignés, ceux ne faisant pas partie de la liste de 2004 en vertu de la Loi sur l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien, pour que ces dits aéroports puissent enfin offrir à leurs frais des contrôles de sûreté reconnus par cette même loi, et donc par l'ACSTA.
La motion M-553 vise particulièrement à offrir une solution aux nombreux aéroports — on en a fait la nomenclature plus tôt — qui souhaitent actuellement obtenir des contrôles de sûreté de l'ACSTA. Le mécanisme qui serait ainsi déterminé et mis en place par le gouvernement actuel, ou futur, serait utile pour bon nombre d'aéroports au Canada qui ne sont pas désignés en vertu de l'annexe de la Loi sur l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien.
Mes collègues le savent, les aéroports de partout au pays sont des vecteurs économiques importants pour les communautés qui les entourent. Nous devons les soutenir afin qu'ils puissent s'épanouir, progresser et créer des emplois de qualité pour la classe moyenne.
La sécurité aérienne, tout comme la sécurité alimentaire et la sécurité ferroviaire, sont des priorités très importantes pour moi, mon chef, mon parti et mon caucus. Par contre, depuis quelque temps, ce gouvernement nous a habitués à un certain laisser-aller dans ces domaines, des priorités qui devraient être vraiment importantes pour lui aussi. Le mécanisme demandé par cette motion vise donc à offrir une solution pragmatique qui ne compromet d'aucune façon la sécurité aérienne puisqu'elle vise à tenir compte des normes développées par la réglementation présentement en vigueur.
Les contrôles de sécurité dont il est question sont la responsabilité d'une société d'État, l'ACSTA, créée en 2002, comme suite logique sur le plan de la sécurité aérienne, aux attentats du 11 septembre 2001. La loi qui institue cette société d'État prévoit que l'administration doit s'assurer que des contrôles de sûreté sont effectués en conformité avec des normes bien strictes, bien sûr, ce que nous respectons.
L'administration est responsable d'assumer les coûts des contrôles, et ce, grâce à un tarif imposé sur chaque billet d'avion. L'ACSTA a conclu des ententes avec les compagnies de sécurité Garda, Securitas et G4S pour assurer les contrôles dans les nombreux aéroports du Canada. C'est donc dire que tout est décidé de façon quasi arbitraire quant à l'attribution de cette norme de contrôle et des nouveaux aéroports. Il n'y en a eu que deux depuis 2004. Il n'y a pas vraiment eu de mise à jour. Deux aéroports sur douze en ayant fait la demande ont donc été ajoutés à la liste d'aéroports désignés. Cela ne laisse pas grand-place à l'ouverture et, surtout, à une mise à jour, puisque dans bien des régions du pays, il y a eu énormément de perturbations économiques au cours des 15 dernières années. Il y aurait donc lieu de mettre à jour cette liste conséquemment, ou du moins de trouver un mécanisme, une façon de rendre sécuritaire l'accès des passagers aux vols aériens, et que ces aéroports — il y en a plusieurs — puissent permettre à la région environnante de se développer.
Hélas, depuis plusieurs années, nos appels sont tombés dans l'oubli. Cela fait plus de deux ans et c'est le silence complet. Aucun appel, proposition ou quoi que ce soit ne fut présenté par le gouvernement aux protagonistes de projets économiques en attente d'une réponse qui pourrait générer des revenus à l'État et des retombées économiques importantes dans les régions. Or l'une de ces régions fait justement partie de mon comté, c'est Sherbrooke, qu'on désignait à l'époque « Reine des Cantons-de-l'Est ».
Comme mon collègue l'a dit, c'est une des rares agglomérations de près de 200 000 habitants dans l'Est de l'Amérique du Nord, qui ne peut malheureusement pas compter sur un aéroport fonctionnel, doté des règles, des normes et de la réglementation appliquées et en vigueur qui lui permettraient de fonctionner. La grande municipalité de Sherbrooke, propriétaire de l'infrastructure sur des terrains entourés par les petites municipalités de la MRC du Haut-Saint-François dans mon comté, soit Westbury, Cookshire-Eaton et East Angus, attend avec impatience le moment où elle pourra enfin dire oui à de nombreux projets. Il y aurait de nombreux projets de développement économique, appuyés par des dizaines de partenaires économiques et politiques de la région.
Dans cet environnement, il y a l'Université de Sherbrooke, l'Université Bishop à Lennoxville, sans oublier le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke et plusieurs grandes entreprises, dont Domtar, BRP et Waterville TG. Même des entreprises aussi éloignées qu'à Stanstead, à 45 minutes de l'aéroport, et l'Observatoire du Mont-Mégantic, pourraient profiter des retombées d'un aéroport viable et fonctionnel qui permettrait un développement touristique et agrotouristique.
Je vais parler pour chez nous: ma région est un fleuron de l'agroalimentaire, avec des sites incroyables sur les rives des lacs Massawippi et Memphrémagog. Tous les acteurs économiques pourraient en profiter. D'ailleurs, ce ne sont pas seulement les régions immédiates qui pourraient en profiter, mais aussi celles situées à 30 minutes, à 45 minutes et à une heure de l'aéroport. Nous avons besoin de développement économique. Il faut pérenniser les emplois. Des entreprises et des PME ont vraiment besoin de soutien et surtout d'un levier. Elles attendent cela — et mon collègue n'était même pas né — depuis 30 ans. Cela fait 30 ans qu'on se bat pour un aéroport viable et fonctionnel à Sherbrooke.
Bien des choses ont échoué mais aujourd'hui, à l'heure où nous nous parlons, tous ces partenaires veulent travailler ensemble et faire en sorte que l'aéroport de Sherbrooke serve de levier au développement économique et de point de repère. Nous pourrions arrêter de dire non à des projets. La Chambre de commerce doit dire non à des projets de développement une fois par mois, puisqu'il n'y a pas de lien aérien ou ferroviaire. Nous allons oublier le lien ferroviaire pour l'instant. Quant au lien aérien, il serait si simple de travailler ensemble, avec le gouvernement, pour faire en sorte que non seulement l'aéroport de Sherbrooke, mais également les nombreux autres aéroports du Québec et du Canada qui attendent cette désignation, puissent l'obtenir.
Ce sont donc plusieurs paliers de gouvernement, comme la Ville de Sherbrooke et les MRC du Haut-Saint-François, de Coaticook, de Memphrémagog et du Granit, qui pourraient profiter de cette manne qui se développerait autour de l'aéroport, non seulement en raison des voyageurs, mais aussi par l'entremise du développement industriel, économique et viable. Il pourrait y avoir des projets d'emplois en recherche-développement. En effet, on pourrait parler de l'entreprise axée sur la biomasse, Enerkem, où des scientifiques viennent faire de la recherche, du développement et de l'innovation qui sont exportés partout au pays. Plusieurs entreprises attendent cela. Elles savent qu'avec un point de repère important en périphérie de Sherbrooke, on pourrait développer l'économie et créer des emplois en ces temps plutôt moroses en région. Il est vraiment important que nous travaillions ensemble, avec le gouvernement, puisque tous les partenaires sont là présentement. Ils attendent avec impatience.
En conclusion, comme je l'ai dit, plusieurs régions au Canada pourraient bénéficier de l'ouverture du gouvernement actuel face aux besoins criants des économies locales en perte de vitesse. Une réponse positive à l'initiative de mon collègue pourrait créer et donner de l'espoir à des milliers de travailleurs et de travailleuses partout au Canada.
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NPD (QC)
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2015-02-25 15:04 [p.11673]
Monsieur le Président, la Ferme aux Champêtreries, une entreprise d'économie sociale du Haut-Saint-François, crée de l'emploi pour les jeunes adultes en difficulté ayant entre 18 et 30 ans.
La Ferme aux Champêtreries a demandé une subvention de formation dans le cadre du programme Connexion compétences en avril 2013. Nous sommes à la fin de février 2015 et il n'y a toujours pas de réponse.
Comment se fait-il que le gouvernement traîne les pieds dans ce dossier? Doit-on comprendre qu'il tente d'économiser pour équilibrer le budget, cette fois-ci, sur le dos des jeunes? C'est impensable!
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