Hansard
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 15 de 419
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, notre plan aidera l'ensemble des Canadiens qui ont des enfants en bonifiant la prestation universelle pour la garde d'enfants et en offrant la baisse d'impôt pour les familles. En revanche, le plan du Parti libéral consiste à éliminer la prestation universelle pour la garde d'enfants et la baisse d'impôt pour les familles.
Le chef du Parti libéral du Canada a rédigé son plan sur une serviette de table. Il n'est pas conscient des effets dévastateurs que cela aurait sur les familles canadiennes qui ont des enfants. Le chef du Parti libéral n'est tout simplement pas prêt à devenir premier ministre du Canada.
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui pour indiquer que la Stratégie nationale d'approvisionnement en matière de construction navale du gouvernement conservateur crée littéralement des milliers d'emplois bien rémunérés pour la population de la Nouvelle-Écosse.
Cette semaine, des centaines d'employés éventuels ont fait la queue à un salon de l'emploi organisé par les chantiers navals Irving à Dartmouth dans l'espoir que leur candidature sera retenue.
C'est grâce aux investissements du gouvernement conservateur à Irving que cette possibilité leur a été offerte. En revanche, si on laisse les libéraux et les néo-démocrates imposer leur volonté, ces investissements cesseront et les milliers d'emplois créés disparaîtront. Des impôts élevés conduisent à la suppression d'emplois.
Le gouvernement conservateur ne laissera jamais cela se produire. Nous continuerons à nous concentrer sur les emplois, la prospérité à long terme et la croissance économique.
Je souhaite bonne chance à ceux qui offrent leurs services à Irving. Bien d'autres emplois sont à venir.
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, le gouvernement veille à ce qu'on accorde la priorité aux Canadiens pour combler les postes disponibles. Le Programme des travailleurs étrangers temporaires offre une alternative aux employeurs seulement lorsque ces derniers n'arrivent pas à trouver des Canadiens qualifiés pour combler un poste. Le programme est conçu pour offrir un dernier recours limité aux employeurs. Ce ne sont pas des paroles en l'air. Le gouvernement s'en tient à cette déclaration et à cette politique.
L'an dernier, nous avons remanié le Programme des travailleurs étrangers temporaires pour veiller à ce que les emplois disponibles soient d'abord offerts à des Canadiens avant que les employeurs puissent embaucher des gens de l'étranger. C'est un message ferme que nous avons envoyé aux employeurs de l'ensemble du pays. Nous avons mis en place des règles strictes pour que les employeurs soient tenus de respecter cette politique.
Par exemple, avant de recourir au programme, les employeurs doivent afficher l'emploi pendant au moins quatre semaines par divers moyens. Ils doivent nous dire combien de Canadiens ont posé leur candidature, combien ont été reçus en entrevue et ils doivent expliquer pourquoi les candidats reçus en entrevue n'ont pas été engagés. Ils doivent expliquer au gouvernement en quoi les candidats interrogés n'étaient pas qualifiés pour combler le poste.
Ces règles sont rigoureusement appliquées. Nous voulons vraiment aider les Canadiens à trouver un emploi et à le garder. C'est pourquoi nous avons parlé à nos partenaires de l'industrie du transport aérien. Comme la députée l'a déclaré, il est inacceptable de refuser d'embaucher des pilotes parce qu'ils ne possèdent pas d'expérience sur un type d'appareil donné. L'employeur devrait fournir la formation requise. C'est une norme acceptée par le milieu. Nous obligeons les transporteurs aériens à s'y conformer.
Comment? Nous avons mis en place des mesures additionnelles qui sont entrées en vigueur le 1er juillet 2014, il y a presque un an. Avant qu'une compagnie aérienne puisse embaucher un pilote étranger, elle doit passer par un processus rigoureux pour établir que la seule possibilité pour elle est d'embaucher un non-Canadien. Elle doit satisfaire à des normes minimales en matière de publicité pour les postes bien rémunérés et obéir à des critères précis en ce qui concerne l'affichage des offres d'emploi.
Par exemple, le maximum d'heures de vol pouvant faire partie de l'expérience exigée est de 4 000 heures pour un premier officier et de 5 000 heures pour un capitaine. L'employeur doit également avoir un plan de transition à long terme pour abandonner progressivement l'embauche de travailleurs étrangers au profit de pilotes canadiens. Le ministère de l'Emploi et du Développement social doit approuver ce plan de transition pour s'assurer que l'employeur fait tout ce qu'il peut pour embaucher des Canadiens d'abord.
Je tiens à souligner que nous prenons des mesures énergiques pour que les Canadiens aient des emplois. Les changements que nous avons apportés au cours de la dernière année en témoignent. Les emplois au Canada doivent aller en premier à des Canadiens.
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, le gouvernement croit que les Canadiens devraient se voir offrir en premier les emplois au Canada. L'année dernière, nous avons pris le taureau par les cornes et refondu le Programme des travailleurs étrangers temporaires afin de veiller à ce que ce principe soit respecté dans tous les secteurs de l'économie, y compris dans les lignes aériennes canadiennes. Les nouvelles règles permettent aux pilotes canadiens d'avoir accès à leur juste part des emplois offerts.
Nous appliquons rigoureusement les changements que nous avons apportés l'année dernière au Programme des travailleurs étrangers temporaires. Les sanctions imposées aux entreprises qui violent les règles sont assez sévères. Les employeurs doivent justifier l'embauche de travailleurs étrangers temporaires dans tous les cas, sans exception. Je peux donner aux députés l'assurance que le gouvernement applique strictement ces règles.
Le Programme des travailleurs étrangers temporaires fait toujours passer les Canadiens en premier. Il a été conçu comme solution de dernier recours pour les employeurs, lorsqu'aucun Canadien qualifié n'est disponible pour occuper un emploi.
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, je remercie le député de son discours sur l'assurance-emploi.
En Ontario, il a beaucoup été question de l'augmentation du RPC, qui donnerait lieu à une hausse des charges sociales et des cotisations pour les créateurs d'emplois et les travailleurs.
Le député et son parti appuient-ils une hausse des cotisations de l'assurance-emploi, qui donnerait lieu à une autre augmentation des charges sociales, et ferait en sorte que beaucoup de gens perdraient leur emploi dans toutes les régions du Canada?
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, je suis heureux d'avoir l'occasion de répondre à la motion concernant l'accès à l'assurance-emploi présentée par le député de Trois-Rivières.
Le gouvernement reconnaît que l'assurance-emploi est une ressource vitale pour ceux qui perdent leur emploi pour des raisons indépendantes de leur volonté. L'opposition essaie de détourner l'attention de son plan irresponsable, grâce auquel une personne pourrait travailler 45 jours et toucher des prestations d'assurance-emploi pendant tout le reste de l'année. L'année de travail de 45 jours que propose l'opposition coûterait 6 milliards de dollars et serait financée par des charges sociales néfastes pour l'emploi perçues auprès des travailleurs et des entreprises qui les emploient.
Comme les députés le savent, l'assurance-emploi est conçue pour apporter un soutien de revenu temporaire de façon à aider les Canadiens et leur famille à affronter les contraintes financières quand ils perdent leur emploi. Le programme d'emploi offre également de la formation et du soutien pour aider les chômeurs canadiens à retourner sur le marché du travail.
Nous savons que les Canadiens veulent retourner au travail dès que possible. Ils veulent bien gagner leur vie, faire vivre leur famille et être des membres productifs de la société. Pour que le pays puisse compter sur une main-d'oeuvre forte et concurrentielle, le programme d'assurance-emploi doit être efficace en vue de les aider à trouver un nouvel emploi. Nous nous efforçons de favoriser la croissance économique tout en assurance la prospérité à long terme des Canadiens.
Je peux donner aux députés l'assurance que le gouvernement se préoccupe grandement de la situation des Canadiens relativement à l'assurance-emploi. Le résultat du travail du gouvernement est clair. Depuis que nous avons mis en oeuvre le Plan d'action économique afin de parer à la récession mondiale, le Canada a récupéré tous les emplois qu'il avait perdus pendant la période de crise. Nous avons l'un des meilleurs bilans de création d'emplois du G7 et l'un des meilleurs du monde développé. L'augmentation nette a été de plus de 1,2 million d'emplois depuis le creux de la récession économique, en 2009, et 80 % de ces emplois sont dans le secteur privé. De plus, 80 % des emplois créés sont à temps plein et 65 % sont dans des secteurs offrant une généreuse rémunération.
Toutefois, la reprise économique n'a pas été la même partout au pays et dans toute la population. En aidant les Canadiens à trouver les emplois disponibles et en faisant des compétences et de la formation une priorité, nous nous assurons de la poursuite de la croissance économique, de la création d'emplois et de la prospérité à long terme. Le programme d'assurance-emploi est un ingrédient important de cette réussite. Il joue un rôle clé dans l'aide fournie aux Canadiens pour qu'ils demeurent sur le marché du travail et qu'ils retournent travailler dès que possible.
En tout respect, je ne pense pas que les députés d'en face possèdent toute l'information qui leur serait nécessaire pour porter un jugement éclairé sur l'accessibilité à l'assurance-emploi.
Premièrement, je voudrais en finir une fois pour toutes avec l'idée que seulement un petit pourcentage des chômeurs canadiens reçoivent des prestations d'assurance-emploi. Selon la dernière enquête de Statistique Canada, en 2013, près de neuf personnes sur dix ayant été récemment mises au chômage et ayant versé des cotisations d'assurance-emploi étaient admissibles aux prestations d'assurance-emploi. Ce n'est pas un petit pourcentage; c'est la vaste majorité. De plus, une proportion de beaucoup inférieure à 1 % des personnes ayant été déclarées inadmissibles aux prestations d'assurance-emploi en 2014, l'ont été parce qu'elles ne cherchaient pas de travail ou refusaient d'accepter un emploi convenable.
Les députés ne devraient pas oublier qu'il y a de nombreux chômeurs pour qui le programme est mal adapté et n'est donc pas efficace, y compris ceux qui n'ont pas travaillé au cours des 12 derniers mois, ceux qui ont quitté leur emploi pour retourner à l'école et ceux qui ont quitté leur emploi sans raison valable.
J'aimerais dissiper un autre mythe voulant que que les modifications apportées au programme d'assurance-emploi au cours des dernières années aient eu un effet négatif sur les règles d'admissibilité. C'est faux. En réalité, les modifications qui ont été mises en place par le gouvernement ont aidé les chômeurs canadiens à retourner au travail et n'ont pas restreint l'accès aux prestations d'assurance-emploi. Elles n'avaient rien à voir avec l'accessibilité.
Le gouvernement préconise un programme mieux adapté aux conditions du marché du travail locales. Lors de l'élaboration des modifications, nous avons tenu compte des besoins particuliers des différentes régions ainsi que des diverses situations de travail, y compris celle des travailleurs saisonniers. Nous croyons qu'il est toujours préférable de travailler plutôt que de toucher de l'assurance-emploi. Nous voulons aider les travailleurs et veiller à ce que le programme d'assurance-emploi favorise la disponibilité d'une main-d'oeuvre solide et compétitive pour les gens de toutes les régions du pays.
Pour y parvenir, nous avons annoncé, au cours des trois dernières années, plusieurs modifications ciblées et sensés pour aider les Canadiens de toutes les régions du pays. Ces modifications ne visaient pas à restreindre l'accès aux prestations d'assurance-emploi, mais plutôt à aider les chômeurs en leur donnant les outils dont ils ont besoin pour les aider à retourner au travail. Tant qu'ils continueront de remplir leur obligation de chercher un emploi adéquat, ils continueront de répondre aux critères et d'être admissibles aux prestations.
Nous avons mis en place des mesures visant à jumeler les Canadiens aux emplois disponibles dans leur collectivité. Ainsi, le système Alerte-emploi facilite la rencontre entre employeurs et chercheurs d'emploi. Depuis son lancement en janvier 2013, le système Alerte-emploi a envoyé 514 millions d'alertes à plus de 775 000 personnes, et il a donc facilité la rencontre entre employeurs et chercheurs d'emploi. Ces chiffres continuent d'augmenter de jour en jour.
Nous avons aussi précisé une responsabilité qui incombe depuis longtemps aux prestataires d'assurance-emploi, soit celle de chercher un emploi pendant qu'ils reçoivent des prestations. Selon certains, ces changements nuisent aux prestataires habitant dans de petites localités, qui se voient ainsi forcés de faire beaucoup de route ou, pire encore, de déménager. C'est tout à fait faux. Personne n'a été forcé de déménager, et personne n'aura à le faire. Les prestataires doivent simplement chercher un emploi dans leur collectivité. On tient aussi compte de la situation particulière de chacun et de facteurs comme l'accès au transport public et à un service de garde d'enfants. Ces facteurs sont pris en compte dans l'évaluation de chaque demande de prestations d'assurance-emploi.
Toutefois, n'oublions pas que l'assurance-emploi existe pour fournir un revenu temporaire aux personnes qui ont perdu leur emploi sans y être pour rien, durant la période où elles se recyclent ou cherchent un emploi. Le programme n'est pas — et n'a jamais été — conçu pour arrondir le revenu de ceux qui choisissent de ne pas travailler une partie de l'année. Ceci étant dit, les prestations d'assurance-emploi seront toujours disponibles pour les Canadiens qui vivent dans des régions où le chômage est plus répandu ou qui n'offrent pas d'emplois autres que saisonniers ou dans des secteurs spécialisés.
De plus, pour le calcul du montant des prestations d'assurance-emploi, nous avons instauré la méthode « des meilleures semaines variables ». Selon nous, il faut traiter de façon similaire les prestataires d'assurance-emploi vivant dans des régions où la situation du marché du travail est semblable. Avant que la méthode des meilleures semaines variables ait été implantée, il existait deux façons différentes de calculer le taux de prestation. Ainsi, les prestataires avaient droit à un taux de prestation différent selon l'endroit où ils vivaient au pays, même si leurs régimes de travail et les conditions du marché du travail étaient comparables. Avec la méthode des meilleures semaines variables, le taux de prestation est calculé en fonction du taux mensuel de chômage enregistré dans la région du prestataire. Lier le calcul des prestations hebdomadaires au taux de chômage régional permet de moduler le programme d'assurance-emploi en fonction des conditions locales du marché du travail.
Dans le budget de 2015, le gouvernement du Canada a proposé un investissement de 53 millions de dollars pour prolonger le programme Travail pendant une période de prestations pendant encore un an. Ce programme a pour but d'aider les Canadiens au chômage à retourner au travail dans leur marché local le plus tôt possible. Le précédent projet pilote, lancé en août 2012, encourageait les prestataires à accepter un emploi disponible même lorsqu'ils touchent des prestations d'assurance-emploi. Dans le cadre du projet Travail pendant une période de prestations, les prestations hebdomadaires du prestataire sont réduites de 50 % pour chaque dollar gagné pendant qu'il reçoit des prestations, à commencer par le premier dollar gagné. Toute rémunération supérieure à 90 % de la rémunération assurable hebdomadaire utilisée pour calculer les prestations d'assurance-emploi hebdomadaires est récupérée au taux d'un dollar pour un dollar.
Ce seuil de 90 % veille à ce que les prestataires ne puissent toucher, en période de prestations, plus d'argent qu'ils n'en gagneraient s'ils travaillaient. Le projet s'applique aux personnes qui reçoivent des prestations régulières, des prestations de pêcheur, des prestations de compassion, des prestations parentales ou des prestations pour les parents d'enfants gravement malades, ainsi qu'aux travailleurs autonomes qui touchent des prestations de compassion ou des prestations pour les parents d'enfants gravement malades.
De telles initiatives font en sorte que le programme d'assurance-emploi demeure bien adapté au marché du travail d'aujourd'hui. Selon le Rapport de contrôle et d'évaluation de l'assurance-emploi de 2013-2014, les prestations demeureront utiles. Le rapport illustre le fait que le programme continue d'appuyer les travailleurs au chômage et leur famille en attendant qu'ils réintègrent le marché du travail.
Il confirme en outre que l'admissibilité à l'assurance-emploi demeure élevée. Au-delà de 85 % des travailleurs qui cotisent au régime et qui perdent leur emploi pour des raisons indépendantes de leur volonté ont droit à des prestations d'assurance-emploi. Par exemple, en 2013-2014, 1,33 million de demandes de prestations ordinaires ont donné lieu à des versements équivalant à 10 milliards de dollars.
La même année, le gouvernement a reçu plus de 515 000 demandes de prestations spéciales — comme les prestations de maternité, parentales, de maladie ou de compassion ainsi que celles qui sont offertes aux parents qui prennent soin d'un enfant gravement malade. Au total, 4,7 milliards de dollars ont été versés à ce titre. Les chiffres ne mentent pas. Le régime d'assurance-emploi est bel et bien là pour ceux qui en ont besoin, et les travailleurs peuvent compter sur lui quand ils en ont le plus besoin.
Il y a toutes sortes de raisons pour lesquelles la situation professionnelle des Canadiens peut changer. Certaines, comme une entreprise qui ferme ses portes, sont difficiles mais compréhensibles. D'autres, comme un enfant, un ami ou un proche gravement malade dont on doit prendre soin, le sont moins.
Les prestations de compassion du régime d'assurance-emploi offrent du soutien financier à ceux qui doivent s'absenter temporairement de leur travail pour prendre soin d'un proche gravement malade et qui risque fort de mourir dans les 26 prochaines semaines. Selon le rapport du Comité parlementaire sur les soins palliatifs et les soins de compassion, paru dernièrement, les proches aidants fournissent une part importante des soins requis; de 70 à 80 % pour être exact. On y lit aussi que la famille et les amis sont vus comme l'épine dorsale invisible du système de soins de santé du Canada. Voilà pourquoi nous voulons mieux adapter le régime à cette réalité et pourquoi nous avons annoncé, dans le Plan d'action économique de 2015, que nous y affecterons 37 millions de dollars de plus par année afin que ceux qui doivent prendre soin d'un proche gravement malade obtiennent le soutien dont ils ont besoin.
Voici ce que nous allons faire: nous allons prolonger la durée des prestations de compassion, qui passera de six semaines à six mois dès janvier 2016. Nous allons également prolonger le laps de temps pendant lequel les prestataires pourront toucher leurs prestations. Je rappelle que les parents, l'époux, le conjoint, l'enfant, le frère ou la soeur et les parents éloignés de la personne malade peuvent en faire la demande.
Nous n'avons pas oublié qu'aucun programme ne peut être efficace si les prestations qu'il offre ne profitent pas aux personnes qui en ont véritablement besoin. C'est pourquoi nous continuons d'améliorer le mode de versement des prestations d'assurance-emploi aux Canadiens. Service Canada examine constamment les demandes d'assurance-emploi pour veiller à ce que les meilleurs services possibles soient offerts aux Canadiens qui ont besoin de ces prestations.
Le gouvernement a continué d'apporter toutes sortes d'améliorations afin d'être en mesure de gérer de façon économique les fluctuations sur le plan du nombre de demandes. Il s'agit d'un problème complexe, mais nous sommes en mesure d'y faire face.
Évidemment, l'assurance-emploi continue d'être au service des Canadiens qui, après avoir payé leurs cotisations, perdent leur emploi malgré eux, y compris dans les régions où il n'existe que des emplois saisonniers ou des emplois dans des industries spécialisées. Depuis des années, nous apportons des changements pour rendre le programme plus équitable et plus souple, tout en continuant de soutenir les Canadiens au moment où ils en ont le plus besoin. Nous avons agi ainsi pour donner suite à notre engagement de faire en sorte que ce programme national soit mieux adapté aux conditions du marché du travail local.
Nous avons pris des mesures responsables, nécessaires et adaptées à la situation pour aider les Canadiens à réintégrer plus rapidement le marché du travail. Ces mesures sont bonnes pour le gouvernement, pour l'économie, pour les employeurs et, chose plus importante encore, pour les Canadiens et leur famille.
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, il est étonnant de voir à quel point les partis de l'opposition sont convaincus que les investissements visant à alléger le fardeau fiscal des employeurs afin qu'ils puissent embaucher plus de personnel ainsi que les investissements visant à réduire les charges sociales, comme les cotisations au Régime de pensions du Canada et à l'assurance-emploi, constituent une forme de dépenses gouvernementales. Ce n'est pas le cas.
Nous voulons nous assurer que le fonds d'assurance-emploi répond aux besoins des gens qui perdent leur emploi pour des raisons indépendantes de leur volonté. Les changements que nous avons faits en 2012, contrairement à ce que prétend l'opposition, n'ont rien à voir avec l'accessibilité: nous n'avons pas modifié l'accès au programme. En fait, selon les derniers chiffres publiés par Service Canada, moins de 1 % des demandeurs ont perdu leurs prestations parce qu'ils ont refusé du travail.
Nos investissements visent à établir des liens entre les travailleurs et les emplois disponibles. C'est exactement le but du programme Alertes-Emplois. Nous négocions présentement avec les provinces afin que les gens qui viennent de perdre leur emploi puissent bénéficier plus rapidement des ententes sur le développement du marché du travail. Ainsi, ils pourront réintégrer le marché du travail dès que possible.
C'est à cela que sert le fonds d'assurance-emploi: redonner du travail aux gens qui en ont besoin.
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, à mon avis, si des gens qui occupent un emploi saisonnier et sont forcés de demander des prestations d'assurance-emploi pendant la saison morte se font offrir un emploi à plein temps, plus particulièrement dans la même collectivité, il serait beaucoup mieux pour eux qu'ils acceptent cet emploi à plein temps, pour de nombreuses raisons. Cependant, pour le moment, je vais m'attarder à une seule d'entre elles.
Lorsque les gens reçoivent des prestations d'assurance-emploi, ils ne cotisent pas au RPC. Lorsqu'ils travaillent toute l'année, ils cotisent au RPC 12 mois par année. Lorsqu'ils atteindront l'âge de 65 ans et prendront leur retraite, ils recevront des prestations beaucoup plus élevées. Ils ne dépendront pas autant du gouvernement, et ils seront plus indépendants sur le plan financier.
Les personnes qui acceptent un emploi à plein temps leur permettant de travailler toute l'année, au lieu de continuer d'occuper un emploi saisonnier, se trouvent dans une meilleure situation non seulement à court terme, mais aussi à long terme.
Il doit y avoir des gens qui travaillent dans les industries saisonnières au Canada atlantique. C'est pour cette raison que nous devons collaborer avec les employeurs et faire en sorte de jumeler les personnes en chômage avec les emplois disponibles. Dans la majorité de ces régions, le taux de chômage est supérieur à 10 %, mais ces industries saisonnières ont du mal à attirer des travailleurs. Nous devons faire en sorte que les travailleurs saisonniers possèdent les compétences nécessaires pour postuler ces emplois. Les travailleurs en chômage qui ne travaillent pas pendant la saison morte possèdent les compétences nécessaires pour occuper ces emplois saisonniers. Voilà pourquoi nous devrions utiliser les cotisations d'assurance-emploi pour financer la formation correspondant à ces emplois.
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, tout d'abord, les gens doivent accepter le fait qu'il est toujours plus avantageux pour eux de travailler que de recevoir des prestations d'assurance-emploi. S'ils acceptent ce fait, le programme du gouvernement doit être axé sur la formation et l'emploi.
L'an dernier, nous avons conclu une entente historique avec toutes les provinces: l'entente sur le marché du travail, un fonds de 500 millions de dollars provenant du Trésor public pour aider les gens à trouver un emploi et faire en sorte que ceux-ci reçoivent une formation.
Nous avons changé cela. Nous avons instauré la subvention canadienne pour l'emploi, grâce à laquelle les employeurs s'engagent plus personnellement dans le processus et embauchent une personne devant suivre la formation. Grâce à l'entente sur le marché du travail, des fonds sont fournis pour la formation. Ainsi, l'employé reçoit une formation et acquiert des compétences pour obtenir un emploi à la fin de la formation.
Nous avons entamé avec les provinces des négociations pour un fonds beaucoup plus important, l'entente sur le développement du marché du travail, qui est un fonds de 2 milliards de dollars devant servir à la formation. L'un de nos objectifs, à nous et aux provinces, c'est de faire en sorte que nous puissions offrir une formation aux chômeurs plus rapidement après qu'ils ont perdu leur emploi, de sorte qu'ils puissent plus rapidement trouver un nouvel emploi.
C'est pourquoi nous voulons jumeler les gens aux emplois disponibles et faire en sorte qu'ils reçoivent la formation nécessaire. Nous devons aussi veiller à ce que les personnes touchant actuellement des prestations posent leur candidature à des postes et tentent d'obtenir un emploi. Ce sera plus avantageux pour elles à long terme. Voilà les priorités que le gouvernement actuel a établies.
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, je n'ai rien dit de tel. Le député fait allusion au plan du NPD d'instaurer une année de travail de 45 jours, dans le cadre de laquelle une personne pourra travailler seulement 45 jours et toucher des prestations d'assurance-emploi pendant le reste de l'année. C'est là le plan de son parti, mais ce n'est pas notre plan. Nous voulons mettre en place des mesures qui permettront aux gens de recevoir la formation dont ils ont besoin pour occuper les emplois disponibles.
Nous avons un problème au Canada, à l'heure actuelle. Des milliers de postes ne peuvent être pourvus, faute d'employés suffisamment qualifiés. Par exemple, au cours des 8 prochaines années, l'industrie de la construction, à elle seule, aura besoin de 300 000 nouveaux employés. Nous ne prévoyons pas actuellement que le Canada sera en mesure de répondre à cette demande.
Toutefois, si nous donnons à la main-d'oeuvre canadienne la formation dont elle a besoin pour obtenir ces emplois bien rémunérés dans le secteur privé, elle s'en portera beaucoup mieux à long terme, tout comme l'ensemble du pays. C'est pourquoi nous avons mis l'accent sur les allégements fiscaux, la formation et le commerce parce que c'est sur quoi repose un bel avenir, et non sur l'instauration d'une année de travail de 45 jours.
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, je veux remercier le député d’en face pour son discours. Il a parlé entre autres choses de l’accès à l’assurance-emploi. Il a dit que les gens doivent se battre pour toucher des prestations, mais c’est faux. Quiconque a payé des cotisations et a accumulé le nombre d’heures requis n’a qu’à présenter une demande pour avoir accès aux prestations.
Service Canada a mis en place une norme de service selon laquelle 80 p. 100 des gens qui présentent une demande d’assurance-emploi doivent recevoir leurs prestations dans un délai maximal de 28 jours. Cette norme est maintenant respectée. Par conséquent, toute personne admissible à l’assurance-emploi qui présente une demande verra son dossier traité dans un délai de 28 jours au plus et commencera à toucher des prestations.
Cela étant dit, le député est-il maintenant prêt à admettre que le programme d’assurance-emploi est accessible ?
Les gens n’ont pas à se battre pour s'en prévaloir. Le programme est à leur disposition. Tout ce qu’ils ont à faire, c’est de montrer qu’ils ont accumulé le nombre requis de semaines de travail assurables et ils obtiendront des prestations d’assurance-emploi, comme n’importe quel autre Canadien qui a droit à ces prestations.
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, la députée a dit que les gens ont besoin de prestations de soignant.
Tout le monde sait que le budget de cette année annonce clairement l'expansion du programme de prestations de compassion du régime d'assurance-emploi afin que les gens qui doivent s'occuper d'un proche malade, comme un aîné ou un enfant, puissent bénéficier d'une période de prestations de six mois plutôt que de six semaines. Le NPD a toujours manifesté son appui à cette mesure, et nous l'en remercions.
Sachant que le budget contient une telle initiative, la députée joindra-t-elle le geste à la parole au moment du vote et se portera-t-elle à la défense des millions de Canadiens qui prennent soin de leurs enfants ou d'un parent adulte qui a besoin d'un peu d'aide? Votera-t-elle donc en faveur de cette mesure et du budget?
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, bien sûr, la ministre dit la vérité. Je suis heureux de pouvoir répondre à la députée d'Hochelaga.
Le gouvernement tient beaucoup à ce que les familles à faible revenu et les Canadiens vulnérables puissent avoir accès à un logement de qualité et abordable. C'est pourquoi il a fait des investissements sans précédent dans le logement au cours des neuf dernières années. En collaborant avec nos partenaires, nous avons veillé à ce que quelque 940 000 individus et familles profitent de ces investissements, y compris les gens qui habitent dans les logements sociaux existants.
Par l'intermédiaire de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, le gouvernement a investi presque 19 milliards de dollars dans le logement depuis 2006 et il poursuit cet important travail. Cette année, la SCHL versera quelque 2 milliards de dollars dans le logement au nom du gouvernement du Canada — un financement qui soutient presque 600 000 ménages canadiens vivant dans les logements sociaux existants, y compris ceux qui se trouvent dans les réserves.
Le gouvernement fédéral a également assuré la continuité du financement fédéral dans les programmes de logement en investissant dans les logements abordables, un effort concerté avec les provinces et les territoires pour réduire le nombre de Canadiens ayant des besoins en matière de logement. Cette initiative a été lancée par le gouvernement en 2011 et a été reconduite jusqu'en 2019. Le financement fédéral total totalise près de 2 milliards de dollars sur huit ans.
La députée sera heureuse d'apprendre que les provinces et les territoires peuvent entre autres utiliser le financement accordé par le gouvernement fédéral dans le cadre de l'initiative Investissement dans le logement abordable pour soutenir des projets à la fin des ententes à long terme en matière de logement conclues avec la Société canadienne d'hypothèques et de logement. C'est leur choix.
Comme je l'ai déjà mentionné à diverses reprises, on s'attend à ce que la majorité des projets d'habitation sans but lucratif et de coopérative d'habitation soient financièrement viables et libres d'hypothèque à l'échéance des accords d'exploitation. Dans le cas des projets d'habitation qui pourraient faire face à des difficultés financières lorsque cesseront les subventions, la SCHL travaille activement pour les aider à se préparer en vue de l'échéance de leurs accords d'exploitation. Par exemple, en 2013, la SCHL a modifié son programme de prêts pour que les projets de logements coopératifs et sans but lucratif puissent prépayer les prêts hypothécaires fermés consentis par la SCHL et que la pénalité soit semblable à celle imposée par les établissements de crédit privés.
De plus, les fournisseurs de logements sociaux dont les accords d'exploitation permettent l'établissement d'un fonds de subventions excédentaires peuvent désormais conserver toutes les sommes qui sont contenues dans ce fonds lorsque les accords d'exploitation arrivent à échéance. Ces fonds peuvent servir à garantir que le coût du logement des ménages qui habitent dans des logements sociaux existants demeure peu élevé. Ces changements appuient tout à fait ce dont la députée parle.
Le Plan d'action économique de 2015 donne suite aux mesures d'assouplissement des règles relatives aux paiements anticipés annoncées en 2013. Il propose d'autres mesures qui aideront les fournisseurs de logements sociaux en leur permettant d'effectuer un remboursement anticipé des hypothèques à long terme non renouvelables sans subir de pénalité. Les fournisseurs de logements sociaux pourront donc contracter des prêts dans le secteur privé et bénéficier de taux d'intérêt avantageux, ce qui réduira considérablement leurs dépenses hypothécaires. La réduction de leurs dépenses hypothécaires permettra aux fournisseurs de logements sociaux d'entreprendre des réparations et des rénovations en vue d'améliorer l'état et la qualité des logements.
J'aimerais aussi rappeler à la députée que, dans le cadre du Plan d'action économique du Canada de 2009, le gouvernement a consacré un milliard de dollars à la protection et à la modernisation des logements sociaux situés à l'extérieur des réserves. Ce financement a servi à la rénovation et à la modernisation de plus de 12 600 projets de logements sociaux dans l'ensemble du Canada. Grâce à ces travaux, ces logements resteront à la disposition des Canadiens pendant de nombreuses années.
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, je répète que le gouvernement reconnaît qu'il faut que les familles à faible revenu et d'autres Canadiens vulnérables aient accès à des logements abordables de bonne qualité. Au cours des neuf dernières années, nous avons investi des sommes sans précédent dans le logement et nous continuerons de travailler avec les provinces et les territoires pour accorder du financement là où les besoins sont les plus criants et où l'incidence sur le nombre de Canadiens ayant besoin d'un logement sera la plus grande.
Par exemple, l'investissement dans le logement abordable a déjà aidé près de 225 000 ménages partout au Canada, et le renouvellement de cette initiative jusqu'en 2019 permettra d'en aider des dizaines de milliers d'autres. C'est le genre d'approche souple, respectueuse et axée sur la collaboration que préconise le gouvernement et que la députée d'en face devrait appuyer.
Voir le profil de Scott Armstrong
PCC (NS)
Monsieur le Président, je suis heureux de pouvoir ajouter ma voix à celles des autres députés qui appuient les modifications proposées à la Loi sur la protection des pêches côtières. Comme nous avons pu le constater la dernière fois que ce projet de loi a été débattu, les députés de tous les partis sont conscients de l'importance qu'a l'étude de ce projet de loi. Malheureusement, l'opposition n'a pas voulu accepter la suggestion de mon collègue le député de Yukon, qui nous invitait à demeurer assis et à passer au vote concernant cet important projet de loi.
En tant que Néo-Écossais, je sais que cette question a une importance particulière pour l'économie de ma province et l'économie de la circonscription que je représente. J'ai certainement espoir que nous adoptions rapidement ce projet de loi. Nous pourrions ainsi continuer de nous concentrer sur la protection des pêches dans nos ports et avoir recours, pour ce faire, aux nouveaux outils prévus dans ce projet de loi.
Les modifications proposées dont nous discutons aujourd'hui serviraient à harmoniser notre système déjà rigoureux avec les nouvelles normes internationales pour combattre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, conformément à l'Accord sur les mesures de l'État du port. Comme ma collègue l'a souligné, c'est en 2010 que le Canada a signé cet important accord.
L'accord ouvre la voie à des solutions concrètes et rentables pour décourager les activités de pêche illégale et y mettre fin. Pour ce faire, il exigerait que les ports du monde entier adoptent certaines normes concrètes. Par exemple, l'accord stipule que les navires pratiquant la pêche illégale se verraient refuser l'entrée d'un port ou l'utilisation de ses services. Il énonce également des normes minimales quant aux renseignements que les navires doivent fournir pour avoir accès à un port, pour l'inspection des navires et pour la formation des inspecteurs. En outre, l'accord prévoit une coopération et des échanges de renseignements accrus entre les pays.
Pour que cet accord entre en vigueur, il doit être ratifié par au moins 25 pays. Comme ma collègue l'a mentionné, 11 pays membres de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture ont déjà agi en ce sens. Quelque 20 autres pays, dont le Canada, ont signalé qu'ils se préparent à ratifier l'accord. Ainsi, ces mesures appuieraient les efforts mondiaux de lutte contre la pêche illégale et nous aideraient à protéger le gagne-pain de nos pêcheurs, ici au Canada.
Le gouvernement est déterminé à appuyer les efforts de nos vaillants pêcheurs. Dans le cadre du Plan d'action économique de 2015, le gouvernement fait passer à 1 million de dollars l'exonération cumulative des gains en capital pour les propriétaires d'entreprises de pêche. Cela signifie que les pêcheurs et leur famille auront plus d'argent dans leurs poches.
En ce qui a trait au soutien à nos pêcheurs, j'aimerais dire un mot sur les avantages économiques associés à l'adoption des modifications législatives proposées.
L'industrie canadienne de la pêche commerciale est l'une des plus importantes au monde. Environ 85 % du poisson et des fruits de mer canadiens sont exportés, et ces exportations rapportent plus de 4 milliards de dollars par année. Nous sommes l'un des plus importants joueurs du marché mondial des fruits de mer. En fait, le Canada se classe au septième rang des principaux exportateurs des produits de la mer, et nous nous attendons à ce que notre industrie connaisse une croissance exponentielle. Bien entendu, si nous voulons que l'industrie continue à offrir des possibilités économiques avantageuses aux générations futures, nous devons souscrire à des pratiques de pêche responsables. C'est pourquoi nous surveillons de près la pêche pratiquée dans nos eaux et l'activité des pêcheurs canadiens dans les eaux internationales.
Avec la Loi sur la protection des pêches côtières, le Canada a tout ce qu'il lui faut pour surveiller attentivement et réglementer les activités des navires de pêche étrangers qui pêchent dans nos eaux et dans des zones précises en haute mer, mais qu'advient-il des pêcheurs qui n'agissent pas de façon responsable? Qu'en est-il de ceux qui essaient de contourner ou d'enfreindre les règles? Ces infractions ont d'importantes répercussions sur le plan économique.
Selon une étude réalisée en 2008, les pêcheurs illégaux pourraient soutirer jusqu'à 23 milliards de dollars par année à l'économie mondiale. En refusant d'obéir aux règlements, les pêcheurs illégaux réduisent leurs frais d'exploitation sans se soucier du reste du monde, ce qui place les pêcheurs légitimes du Canada et du monde entier en situation de désavantage économique.
Le poisson est l'une des denrées qui se négocient le plus à l'échelle mondiale. Les chiffres annuels sur le volume des exportations canadiennes montrent clairement que la pêche illégale pratiquée dans d'autres parties du monde nuit énormément à notre économie.
Pendant un moment, les députés devraient réfléchir à l'incidence de la pêche illégale sur notre relation commerciale avec l'Europe. De 2010 à 2012, l'Union européenne a importé en moyenne 25 milliards de dollars de poisson et fruits de mer par année. La part de cette somme revenant au Canada s'élevait à 400 millions de dollars. Grâce à l'Accord économique et commercial global que le Canada et l'Union européenne ratifieront prochainement, notre industrie du poisson et des fruits de mer pourrait avoir un accès sans précédent au marché européen. C'est une bonne nouvelle pour les pêcheurs et les conditionneurs de poisson canadiens. Lorsque l'accord entrera en vigueur, il éliminera 96 % des droits de douane sur le poisson et les fruits de mer canadiens, et les droits de douane qui restent disparaîtront au cours des sept prochaines années. Nous voulons protéger ces débouchés économiques pour nos pêcheurs et éviter que la pêche illégale leur nuise en faisant baisser les prix.
Bien entendu, ces règlements sont mis en place non seulement pour protéger le gagne-pain des pêcheurs légitimes, mais aussi pour préserver nos ressources maritimes pour les générations futures. Lorsque les pêcheurs illégaux enfreignent les règles assurant la durabilité des stocks mondiaux de poissons, ils endommagent les écosystèmes dont les poissons dépendent. Par conséquent, pour des raisons à la fois économiques et environnementales, nous devons nous joindre à nos partenaires internationaux, afin de prendre des mesures exhaustives visant à stopper les activités de pêche illégale aux effets dévastateurs. En adoptant le projet de loi S-3, c'est exactement ce que nous ferons. Nous renforcerons notre système déjà rigoureux, et nous appuierons ce plan d'action mondial qui vise à protéger les ressources halieutiques du monde entier
Par exemple, à l'heure actuelle, la Loi sur la protection des pêches côtières et son règlement accordent au ministre des Pêches et des Océans le pouvoir discrétionnaire d'autoriser des bateaux de pêche étrangers à pénétrer à l'intérieur des eaux de pêche et des ports canadiens. Autrement dit, la loi interdit aux bateaux de pêche étrangers de pénétrer à l'intérieur des eaux de pêche canadiennes, à moins qu'ils aient déjà été autorisés à le faire en vertu de la loi, du règlement ou d'autres mesures législatives canadiennes. De plus, la loi interdit à tout passager ou membre d'équipage d'un bateau de pêche étranger de pêcher dans les eaux canadiennes sans autorisation.
Il est important de souligner que la loi canadienne est déjà efficace. Nous faisons partie des chefs de file mondiaux en matière de pêche responsable. Il y aurait quand même lieu de renforcer notre loi à certains égards pour que le Canada puisse répondre aux exigences d'une nouvelle approche normalisée. L'approche en question est décrite dans l'Accord sur les mesures du ressort de l’État du port. Le débat d'aujourd'hui ne porte pas seulement sur le renforcement de l'approche du Canada à l'égard de nos mesures de contrôle portuaire; il vise aussi à encourager l'effort mondial de lutte contre la pêche illégale. Ces deux objectifs vont de pair pour protéger et soutenir tant notre industrie que notre environnement.
À cette fin, le projet de loi S-3 propose un certain nombre de changements importants qui permettraient l'échange de renseignements entre les ministères fédéraux et avec nos partenaires internationaux de confiance. Ces amendements permettraient aussi aux autorités canadiennes de prendre des mesures d'application contre les bateaux de pêche étrangers qui sont dirigés vers nos ports par leurs États du pavillon aux fins d'inspection et d'application. Ces modifications feraient en sorte qu'il soit illégal d'importer du poisson et des produits du poisson obtenus dans le cadre d'activités criminelles, et empêcheraient l'entrée de ces produits dans notre marché.
Ensemble, ces changements créeraient les conditions pour ratifier l'Accord sur les mesures du ressort de l’État du port, arme importante dans l'arsenal mondial pour lutter contre la pêche illégale.
L'industrie du poisson et des fruits de mer du Canada est un pilier de la vie économique dans des collectivités côtières et intérieures, un peu partout au pays. Ma circonscription en est un parfait exemple. À l'heure actuelle, l'industrie de la pêche emploie 80 000 Canadiens à la grandeur du pays, dans des secteurs allant de la pêche au poisson sauvage à la récolte en milieu aquacole. L'ambitieux programme commercial de notre gouvernement bénéficierait directement à l'industrie et ferait en sorte que les produits de la mer canadiens, de calibre mondial, se retrouvent dans les assiettes partout dans le monde.
Nous voyons déjà certains de ces avantages et améliorations dans des industries comme celle du homard en Nouvelle-Écosse. Cependant, dans ce contexte mondial, nous devons continuer d'appuyer la lutte contre la pêche illégale, pour des raisons tant économiques qu'environnementales. À cette fin, je conseille vivement à tous les députés de voter en faveur des modifications à la Loi sur la protection des pêches côtières afin de protéger notre industrie et notre environnement, et de veiller à ce que nous continuions à protéger cette industrie et cette ressource économique vitales pour l'économie canadienne.
Résultats : 1 - 15 de 419 | Page : 1 de 28

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes