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Lib. (ON)
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles, le 15e rapport du Comité permanent des finances, qui porte sur le projet de loi C‑323, loi modifiant la Loi sur la taxe d’accise en ce qui concerne les services de santé mentale. Le Comité demande un délai supplémentaire de 30 jours pour étudier le projet de loi C‑323.
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Lib. (ON)
Madame la Présidente, witam i dziękuję. Je suis ravi de conclure cette merveilleuse discussion que nous tenons au sujet de ma motion d'initiative parlementaire, la motion M‑75. Les voix diversifiées de mes collègues représentant diverses affiliations politiques et diverses régions de notre pays ont fait résonner un appui inébranlable à l'égard de la déclaration de mai à titre de mois du patrimoine polonais et de la désignation du 3 mai à titre de journée de la Constitution de la Pologne au Canada.
L'appui unanime des députés de tous les partis témoigne des profondes contributions de nos communautés canado-polonaises.
Je remercie mes collègues, les députés qui ont pris la parole aujourd'hui, c'est-à-dire les députés de Yellowhead, de Rimouski‑Neigette—Témiscouata—Les Basques, d'Edmonton Strathcona, d'Etobicoke—Lakeshore, de Berthier—Maskinongé, ainsi que le député de Windsor-Ouest, que nous venons d'entendre. Je remercie également de leurs observations réfléchies tous ceux qui ont participé à la première heure du débat consacré à cette motion.
Je tiens à exprimer ma sincère gratitude envers les Canadiens d'origine polonaise, dont les racines remontent à l'arrivée du premier immigrant polonais, en 1752. Pendant 272 ans, cette communauté a évolué et forme aujourd'hui une diaspora polonaise de 1,1 million de personnes. Nicolas Copernic, éminent mathématicien polonais, docteur en médecine, théologien et astronome, a dit un jour: « Savoir que nous savons ce que nous savons et que nous ne savons pas ce que nous ne savons pas, voilà le véritable savoir. »
Ce que nous savons par contre, c’est que la communauté canado-polonaise a une incidence profonde sur le paysage social, économique et politique au Canada. La contribution de cette communauté aux arts, à la musique, à l'entrepreneuriat et au milieu universitaire enrichit énormément notre société.
Cette motion doit son existence aux dirigeants dévoués de la communauté polonaise qui nous ont soutenus sans relâche, mes collègues et moi, en nous faisant part de leurs récits à propos de Canadiens d’origine polonaise. Je remercie ceux parmi eux qui nous regardent. Certains d’entre eux sont présents à la Chambre aujourd’hui, que ce soit en personne ou au moyen de la chaîne parlementaire.
Bien qu’il m’est impossible de nommer tout le monde, je tiens à remercier chaleureusement Son Excellence l’ambassadeur Witold Dzielski et ses hauts fonctionnaires; le Congrès canadien polonais et son président, John Tomczak, son vice-président, Dominik Roszak ainsi que toute l’équipe de direction.
Je tiens également à souligner les efforts des présidents des diverses filiales du Congrès polonais et des membres de leurs conseils d’administration, de notre Groupe d’amitié parlementaire Canada-Pologne et de notre président, qui est né en Pologne et qui représente Windsor—Tecumseh à la Chambre. Je sais qu’il travaillera fort pour le premier lever de notre drapeau ici, quand nous célébrerons le Mois du patrimoine polonais, en mai.
La fin de semaine dernière, j'ai eu la chance de me joindre à mes amis de la communauté polonaise dans la salle des combattants polonais pour la réception annuelle de l'oplatekdu Nouvel An. Ce fut l'occasion de rompre le pain, de réfléchir à la dernière année et de célébrer les réussites de la communauté polonaise au Canada. Cette année marque le 90e anniversaire du Congrès canadien polonais, et nous avons profité de l'occasion pour exprimer notre gratitude aux anciens combattants canado‑polonais qui se sont courageusement battus pour la paix, la liberté et la démocratie dont nous jouissons aujourd'hui.
J'ai l'impression d'avoir été adopté par la communauté polonaise. Je suis d'origine portugaise, comme le Président de la Chambre. Je suis peut-être un peu comme John Tavares, la somme des cultures portugaises et polonaises, mais ce fut un véritable honneur. Lors de cette soirée, j'ai reçu la médaille polonaise Ignacy Jan Paderewski. C'est avec fierté que je la porte ici aujourd'hui. Je suis très reconnaissant de cet hommage.
Comme mon épouse est d'origine ukrainienne, je remercie du fond du cœur les Canadiens d'origine polonaise pour l'appui inébranlable de la Pologne envers l'Ukraine en ces temps difficiles. L'esprit, la détermination et les efforts constants des Polonais incarnent leur engagement à faire profiter au Canada de la culture polonaise, d'une éthique de travail rigoureuse, d'une foi profonde et d'une résilience inégalée.
Lorsqu'on pense à ce que nous reconnaissons aujourd'hui, c'est le Mois du patrimoine polonais et la Journée de la Constitution du 3 mai, d'un océan à l'autre. J'ai hâte de hisser le drapeau polonais avec le drapeau canadien sur la Colline du Parlement.
Dziękuję bardzo. Niech żyje Polska. Niech żyje Kanada.
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Lib. (ON)
Madame la Présidente, je demande un vote par appel nominal.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, il y a près de 60 pays dans le monde qui ont instauré une tarification de la pollution: le Canada, l'ensemble de l'Union européenne, c'est-à-dire 27 pays, le Danemark, le Japon, la Corée, le Mexique, la Nouvelle‑Zélande, la Norvège, Singapour, la Suède, le Royaume‑Uni, et bien d'autres encore, dont l'Ukraine...
Des voix: Oh, oh!
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, je le répète, près de 60 pays dans le monde ont instauré une tarification de la pollution. Ce sont, bien sûr, le Canada, le Danemark, les 27 pays de l'Union européenne, le Japon, la Corée, le Mexique, la Nouvelle‑Zélande, la Norvège, l'Afrique du Sud, Singapour, la Suède et le Royaume‑Uni. Je pourrais en nommer d'autres, notamment l'Ukraine. Nous avons évidemment conclu des accords commerciaux avec bon nombre de ces pays. Le Canada a des accords commerciaux qui existent depuis longtemps. Les libéraux ont voté en faveur d'un accord de libre-échange entre le Canada et l'Ukraine.
Les conservateurs, avec leur attitude irresponsable et imprudente, souhaitent-ils mettre en péril bon nombre des accords commerciaux que nous avons conclus avec le reste du monde?
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Lib. (ON)
Madame la Présidente, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 14e rapport du Comité permanent des finances, intitulé « Régime de pensions du Canada ».
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député d'Halifax.
Je suis fier de prendre la parole en faveur du projet de loi C‑58, qui propose des modifications au Code canadien du travail et au Règlement de 2012 sur le Conseil canadien des relations industrielles. Le mouvement ouvrier a toujours vu d’un mauvais œil le recours aux travailleurs de remplacement, le jugeant, à juste titre, destructeur et injuste. Le projet de loi C‑58 vise à rétablir cette équité attendue depuis longtemps et à égaliser les chances.
Non seulement le recours aux travailleurs de remplacement détourne l’attention de la table de négociation, mais il prolonge aussi les conflits, ce qui finit par empoisonner les relations entre l'employeur et les travailleurs pour des générations. La question fondamentale est de savoir pourquoi le Canada devrait maintenant envisager d’interdire le recours aux travailleurs de remplacement. Le simple fait que des pratiques soient habituelles ne les rend pas automatiquement justifiées. Le droit d’un travailleur à participer à des grèves doit-il être compromis par la menace omniprésente du recours à un remplaçant? Une table de négociation où le pouvoir de négociation est considérablement diminué est-elle vraiment équitable? Le recours à des travailleurs de remplacement peut-il être considéré comme approprié dans les relations de travail au XXIe siècle? Les réponses à ces questions sont non, non et non.
Mes parents ont fui une dictature fasciste de droite pour s'installer au Canada, où ils ont travaillé dur et contribué à notre démocratie. Dans le Portugal de la dictature, les syndicats étaient interdits parce que le dictateur ne voulait pas que les travailleurs soient traités équitablement, qu’ils aient le droit de se réunir ou de négocier, et il ne voulait surtout pas que les travailleurs puissent faire la grève.
À l’âge de huit ans, j’ai participé à des piquets de grève aux côtés de travailleurs syndiqués, c'est-à-dire de mes parents. Mon père, fier membre du Syndicat des Métallos, travaillait chez John Inglis and Company, une entreprise très rentable qui contribuait à la production de machines industrielles au Canada. Mon père était membre du Syndicat des Métallos et des Teamsters, et ma mère, Maria Fonseca, était membre en bonne et due forme du Syndicat canadien de la fonction publique. Je peux témoigner du rôle central que ces syndicats ont joué dans l’amélioration de la vie de notre famille et de celle de milliers d’employés syndiqués, en plus de profiter à l'ensemble des travailleurs.
Je me souviens parfaitement d'un moment pénible de mon enfance, du jour où mon père Jack, c'est-à-dire Joachim Fonseca, a annoncé à ma mère que ses frères et sœurs syndiqués déclencheraient une grève le lendemain, un jour glacial de février. Son combat portait sur l’obtention de meilleurs salaires, l’amélioration des avantages sociaux, l’obtention de meilleures conditions en matière de santé et de sécurité au travail et la protection de son régime de retraite. La grève qui s’en est suivi a duré près de deux mois, les travailleurs de remplacement ayant joué un rôle important dans sa prolongation. L’entreprise a choisi de déployer du personnel d’encadrement non syndiqué sur la chaîne de production et a fait appel à des travailleurs de remplacement, communément appelés « briseurs de grève ». En outre, elle a exploité des travailleurs vulnérables, des employés en difficulté, en les incitant à franchir le piquet de grève. Cette stratégie a non seulement entravé l’avancement des négociations, mais a également empoisonné les relations entre les employés et l’employeur et a conduit à la détérioration d’amitiés entre collègues de travail.
Les conflits prolongés de cette nature ont tendance à faire ressortir le pire, plaçant les travailleurs dans des positions intenables où ils doivent choisir entre faire valoir leurs droits et subvenir aux besoins de leur famille. Conscientes de l’impact négatif de telles situations, plusieurs provinces ont adopté des lois interdisant le recours à des travailleurs de remplacement. Le Québec a mis en place une telle loi en 1977 afin de limiter les confrontations violentes résultant des grèves et des piquets de grève dans la province. De même, en 1993, le gouvernement de la Colombie‑Britannique a adopté une mesure législative comparable en réponse à l’escalade des tensions entre les employeurs et le mouvement syndical. Les résultats obtenus au Québec ainsi qu’en Colombie‑Britannique à la suite de l’adoption de ces lois ont été remarquables. La fréquence des grèves a diminué, ce qui a permis d’améliorer la prévisibilité et la stabilité.
Nous insistons constamment sur l’importance de se concentrer sur la présence à la table de négociations. À l’inverse, de l’autre côté de l’allée, les conservateurs semblent toujours avoir sauté sur l’occasion pour présenter des projets de loi de retour au travail, comme ils disent, et avoir eu recours à des travailleurs de remplacement. Ce n’est pas correct. Il faut absolument reconnaître que la grève représente un dernier recours pour les travailleurs, car personne ne souhaite perdre ses avantages sociaux et dépendre des indemnités de grève. La négociation collective, bien que difficile, reste la solution à privilégier.
Notre économie dépend des employeurs et des syndicats qui s’engagent dans des négociations sérieuses pour obtenir les meilleurs et les plus solides accords. Le projet de loi C‑58 vise à maintenir l’attention sur la table de négociations, en favorisant la stabilité et la certitude dans les chaînes d’approvisionnement et dans l’ensemble de l’économie. Bien que chaque secteur et chaque table de négociations puissent être différents, l’objectif global est le même: maintenir l’engagement des parties à la table, favoriser un processus plus prévisible et éliminer les distractions. Le projet de loi vise à atteindre ces résultats pour les entreprises, les employeurs et les syndicats. Souligner l’importance de cette approche n’est pas seulement une stratégie intelligente, c’est aussi la bonne stratégie. Les syndicats plaident depuis longtemps pour de telles mesures, et les réactions positives des dirigeants syndicaux depuis la présentation du projet de loi montrent l’importance de ce dernier. Comme l’a déclaré Gil McGowan, de la Fédération du travail de l’Alberta, « c’est la politique canadienne dans ce qu’elle a de meilleur: le Parlement travaille pour les travailleurs ». Les victoires passées des syndicats ont considérablement amélioré la possibilité pour les travailleurs de jouir d’une qualité de vie décente. Je souligne ces points, car, aujourd’hui plus que jamais, les projets de loi soutenant les travailleurs sont cruciaux.
Certains députés, notamment le chef conservateur, s'en sont déjà pris aux syndicats et aux travailleurs et ont nui aux intérêts de ces derniers. Le chef conservateur est un ardant défenseur des lois sur le droit au travail à l'américaine qu'il voudrait mettre en place au Canada. Il est révélateur que les conservateurs et leur chef se gardent bien d'utiliser les mots « syndicat », « travailleur » ou « briseur de grève ». Ces omissions nous montrent bien leur biais antisyndical.
Les syndiqués sont à l'avant-garde de la négociation d'augmentations substantielles de salaire en réponse à la montée de l'inflation. En outre, il est merveilleux que de plus en plus de jeunes travailleurs canadiens s'intéressent au mouvement syndical et qu'ils mettent en branle des processus de syndicalisation dans divers milieux de travail comme Uber, Starbucks et les épiceries.
Il ne faut pas oublier le projet de loi antitravailleurs qu'avait présenté à l'époque le gouvernement conservateur de Stephen Harper, le projet de loi C‑377. Les conservateurs se sont vigoureusement opposés à une mesure législative sur la vérification des cartes, qui avait pour objectif de faciliter la syndicalisation. Ils ont préféré rendre le processus plus difficile pour les travailleurs et donner plus de temps aux employeurs pour contrer les efforts des syndicats. En réponse, le gouvernement libéral a adopté des mesures législatives pour annuler les modifications antisyndicales qu'avaient apportées les conservateurs au moyen des projets de loi C‑377 et C‑525, des projets de loi qui affaiblissaient les syndicats et empêchaient les travailleurs de se syndiquer. À l'échelle du pays, des employeurs investissent des millions de dollars dans leurs services juridiques, leurs services de consultation et leurs services de sécurité dans le but de nuire aux campagnes syndicales et de les faire échouer. Des employeurs ont fait venir des travailleurs de remplacement par hélicoptère pour franchir les lignes de piquetage sur les lieux de travail.
Le chef du Parti conservateur et son parti souhaitent importer au Canada des lois à l'américaine sur le droit au travail qui sapent les organisations de travailleurs en nuisant aux syndicats et au processus de négociation collective. Le chef du Parti conservateur fait activement la promotion de lois sur le droit au travail ici, au Canada. Il devrait avoir honte. En 2012, le chef du Parti conservateur a mené une campagne pour permettre aux travailleurs du secteur public de ne pas payer leurs cotisations syndicales, ce qui va directement à l'encontre de la formule Rand, une règle confirmée par la Cour suprême qui permet aux syndicats de percevoir des cotisations. Le chef du Parti conservateur est anti-syndicats, et c'est un partisan des politiques d'extrême droite de type MAGA, cela ne fait aucun doute. Malgré le rôle central que les syndicats ont joué dans l'avènement de lois progressistes sur le travail et l'amélioration des conditions pour les travailleurs, les conservateurs refusent toujours de reconnaître leurs contributions. Les prises de position du chef du Parti conservateur montrent qu'il appuie immanquablement les politiques antisyndicales pour le droit au travail qui cherchent à priver les travailleurs de leurs droits civils et professionnels.
Par contraste, le projet de loi C‑58, un projet de loi unique issu de la collaboration entre les employeurs, les travailleurs et le gouvernement, vise à améliorer les relations de travail au Canada et à apporter plus de certitude et de stabilité à tous les Canadiens.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, le parti du député a toujours été antiouvrier. Le député refuse de prononcer ne serait-ce que les mots « main d'œuvre ». Il refuse de prononcer ne serait-ce que le mot « syndicalisme ». Je ne l’ai jamais entendu prononcer le mot « syndicat ». C’est parce que, de ce côté-là de la Chambre, les conservateurs ne croient pas à la main-d'œuvre, à l’équité et au soutien des travailleurs. C’est ce que j’ai constaté. Nous le constatons jour après jour. Le Parti conservateur est contre les travailleurs, le mouvement ouvrier en particulier, et les syndicats ici, dans notre pays.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, le député a tout à fait raison de dire que le projet de loi est attendu depuis longtemps. Le projet de loi a été élaboré de la bonne manière. Il s’agit d’un accord tripartite où les entreprises, le gouvernement et les syndicats travaillent main dans la main. En ce qui concerne la longue période de 18 mois, nous collaborons avec ces groupes. C’est ce que nous voulons faire: faire en sorte que tout se passe bien et que tous les éléments soient en place pour maximiser la stabilité des travailleurs, ici, au Canada. Nous tirons les leçons de ce qui se passe au Québec, qui a une loi en la matière, et en Colombie-Britannique. Il s'agissait d'intégrer les meilleures idées au projet de loi C‑58. C’est ce que nous avons fait. Nous ferons la même chose dans le cadre des négociations, en collaboration avec toutes les parties.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, le député sait que c'était une demande du gouvernement de la Colombie-Britannique, ou il devrait le savoir.
Le plus important, c'est de savoir que les meilleurs accords sont ceux qui sont conclus à la table des négociations et que le projet de loi visant à empêcher le recours aux travailleurs de remplacement est le bon. C’est le projet de loi qui permettra d’uniformiser les règles du jeu et de rétablir au bénéfice des travailleurs et des syndicats une équité dont ils étaient privés depuis trop longtemps.
Je suis fier de me trouver ici, à mon siège au Parlement, pour défendre le projet de loi C‑58 et faire adopter le meilleur projet de loi possible pour les travailleurs du Canada.
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Lib. (ON)
Le député a tellement raison, monsieur le Président. Ce n'est pas qu'une affaire de syndicats et de membres: tous les travailleurs sont tirés vers le haut. Tout s'en trouve amélioré: la santé et la sécurité au travail, les salaires et les avantages sociaux. Les conservateurs ont voté contre tout cela et contre tout ce qui aide les travailleurs canadiens. Il est malheureux que les conservateurs s'opposent à aider les travailleurs. Je sais que cette mesure législative aidera tous les travailleurs du pays.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, ma question s'adresse à la ministre du Commerce international. Elle porte sur l'important Accord de libre-échange Canada-Ukraine et les préoccupations des conservateurs au sujet de notre appui indéfectible envers l'Ukraine. Les conservateurs ont raison sur une chose: de ce côté-ci de la Chambre, l'appui envers l'Ukraine est indéfectible. Manifestement, on ne peut pas en dire autant du Parti conservateur du Canada, car les conservateurs ont pris la honteuse décision de plaire à leur base électorale d'extrême droite, qui est contre l'Ukraine.
La ministre peut-elle nous dire ce que nos amis les Ukrainiens ont dit au sujet de l'accord?
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Lib. (ON)
propose:
Que:
a) la Chambre reconnaisse les contributions considérables des Canadiens d’origine polonaise à la société, à l’économie, à la politique et à la culture du Canada, ainsi que l’importance de sensibiliser les Canadiens de tous âges aux valeurs fondamentales que les Canadiens d'origine polonaise ont insufflées à la diversité et à la vigueur du Canada;
b) de l’avis de la Chambre, le gouvernement devrait faire devoir de mémoire pour les générations futures et souligner le patrimoine polonais en désignant le 3 mai de chaque année comme la Journée de la Constitution de la Pologne et le mois de mai de chaque année comme le Mois du patrimoine polonais.
— Madame la Présidente, je remercie mon collègue le député d'Etobicoke‑Centre d'avoir appuyé cette motion. Je sais que sa circonscription compte une importante communauté de Canadiens d'origine polonaise.
Witam. Dziękuję.
C'est avec grande fierté et beaucoup de gratitude que je prends la parole aujourd'hui pour entreprendre cette importante démarche avec tous mes collègues. Aujourd'hui, je propose une célébration du patrimoine, une reconnaissance de l'histoire et un engagement envers l'unité canadienne. Je m'adresse à tous mes collègues pour solliciter leur appui afin de déclarer le mois de mai « Mois du patrimoine polonais » et de désigner le 3 mai « Journée de la Constitution de la Pologne » dans notre beau pays.
La motion M‑75 va au-delà de la simple reconnaissance des liens historiques entre le Canada et la Pologne. Il s'agit également d'un hommage sincère à la communauté canado-polonaise, une communauté prospère que l'on célèbre pour ses importantes contributions à notre pays.
Les racines historiques de l'immigration polonaise au Canada remontent à aussi loin que 1752, année où l'on a consigné l'arrivée du premier immigrant polonais en sol canadien. De nos jours, la communauté canado-polonaise compte plus de 1 million de personnes. L'immigration polonaise au Canada a une longue histoire, les premières vagues d'immigrants étant arrivées à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.
De nombreux immigrants polonais en quête de meilleures possibilités économiques ont fui les troubles politiques dans leur pays. Les vagues migratoires suivantes ont eu lieu après la Seconde Guerre mondiale et sous le régime communiste polonais. Ces événements historiques ont façonné la taille et la composition de la communauté canado-polonaise.
La communauté canado-polonaise est très présente partout au Canada. Elle est concentrée dans des villes comme Mississauga, là où j’habite, Toronto, Ottawa, Winnipeg, Windsor, Calgary et Edmonton, pour ne nommer que celles-là.
Selon les données du dernier recensement, en 2021, il y avait environ 1,1 million de personnes d’origine polonaise au Canada, ce qui représente près de 3 % de la population totale. Ces statistiques donnent une idée de la répartition et de la croissance de la communauté polonaise au pays. Leur bravoure, leur détermination inébranlable et leur travail acharné sur une période de 271 ans témoignent de leur engagement inébranlable à enrichir notre pays grâce à la culture polonaise, à une éthique de travail rigoureuse, à une foi profonde et à une résilience sans pareille. On ne saurait exagérer l'influence profonde des Canadiens d'origine polonaise sur les volets sociaux, culturels, politiques et économiques du Canada.
Leur dévouement et leur persévérance laissent une marque indélébile sur notre pays. Des arts à la musique, en passant par l'entrepreneuriat et les milieux universitaires, les Canadiens d’origine polonaise ont apporté d'innombrables contributions à notre société.
La proposition de désigner le 3 mai comme la Journée de la Constitution de la Pologne et le mois de mai comme le Mois du patrimoine polonais est bien plus qu'une simple symbolique.
Comme les Canadiens, les Polonais ont recherché ardemment la liberté et la démocratie: le 3 mai 1791, ils se sont dotés de la première constitution moderne d'Europe et de la deuxième dans le monde, après la Constitution américaine.
Sur les murs de l'édifice du Parlement, on peut voir les noms de tous les députés. Pour trouver le premier député d'origine polonaise, il faut remonter à la première législature du Canada, en 1867. Alexandre‑Édouard Kierzkowski, élu député en 1867, est né en Pologne, a immigré au Canada et a représenté la circonscription de Saint‑Hyacinthe, au Québec, à la première législature du Canada.
Aujourd'hui, à la 44e législature, nous comptons un certain nombre de députés d'origine polonaise. Il y a notamment mon collègue le député de Windsor—Tecumseh, qui est le président du Groupe d'amitié interparlementaire Canada-Pologne.
Cette motion est une façon tangible d'exprimer notre profonde et sincère gratitude envers les réalisations et les contributions remarquables de la communauté canado-polonaise. Cette proposition représente notre hommage sincère à son histoire, une célébration de son présent et une inspiration pour son avenir.
Dans ma circonscription, j'ai souvent eu l'occasion de parler avec de nombreux Canadiens d'origine polonaise de leur histoire d'immigration, y compris mon ami et entraîneur olympique Bogdan Poprawski et mon ami Ziggy Pigiel. Je peux assurer à tout le monde que mon bon ami et voisin John Solarski a enrichi ma vie avec ses histoires d'entreprises polonaises, notamment sur la pharmacie de son père à Roncesvalles, ou de sport, notamment sur l'équipe de baseball polonaise dont il est l'entraîneur. En discutant avec lui, je peux sentir à quel point il est fier d'être un Canadien d'origine polonaise.
Tous les Polonais se réjouissent quand leur enfant né au Canada apprend un nouveau mot de polonais, comme babcia, qui signifie grand-mère, ou Dziadek, qui veut dire grand-père, ou quand il pose des questions sur la façon dont ses grands-parents ou ses parents vivaient à l'époque ou quand il s'informe sur son patrimoine polonais. Les Polonais célèbrent vraiment leur histoire.
J'espère que ma motion, la motion M‑75, donnera l'occasion à cette communauté et aux familles de raconter comment était leur vie à la ferme, dans leur village, et comment étaient leurs ancêtres, de parler de la nourriture qu'ils mangeaient, de leurs traditions, de leur langue, de leur périple jusqu'au Canada et de bien d'autres sujets encore. Même s'ils sont à des lieues de leur pays d'origine, à certains égards, les membres de la communauté polonaise sont plus près de leurs racines maintenant qu'ils sont au Canada. Aujourd'hui, leur patrimoine retrouvé grandit grâce à leurs enfants et à leurs petits-enfants canado-polonais.
La préservation de la culture et du patrimoine polonais exige aussi des efforts en dehors de la maison. Elle se fait dans la communauté élargie, dans les centres culturels, les églises et les écoles. Elle est rendue possible grâce à des organisations comme le Congrès canadien polonais, l'association des enseignants polonais, les scouts polonais, l'association des entreprises polonaises et les associations de vétérans.
Nous avons de merveilleux festivals, comme le festival des journées polonaises de Mississauga, fondé et dirigé par Anna Gulbinski et Anna Mazurkiewicz, et le festival de la société Chopin. Je remercie d'ailleurs Henry et Anna Lopinsky de faire rayonner leur amour de la musique. Je mentionnerai aussi le festival Carassauga de Mississauga dirigé par Marek Ruta, un Canadien d'origine polonaise. Ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d'autres.
Je souhaite maintenant mettre en lumière les liens solides qui unissent le Canada à la Pologne et à ses représentants en sol canadien. Je tiens à remercier M. Witold Dzielski, ambassadeur de la République de Pologne au Canada, ainsi que l'ambassade pour le soutien qu'ils apportent à la diaspora polonaise et pour leur appui à la motion. L'ambassadeur Dzielski connaît bien le Parlement et Mississauga, ville où réside l'une des plus importantes communautés polonaises du Canada et dont la mairesse, Mme Bonnie Crombie, a elle-même des racines polonaises. La communauté met de l'avant divers événements et initiatives pour célébrer le patrimoine polonais et favoriser la compréhension entre les cultures.
Je suis tellement fier de représenter Mississauga-Est—Cooksville, qui abrite la plus grande communauté polonaise du Canada. On y trouve aussi le centre culturel polonais John Paul II et la fondation Maximilian Kolbe. Cette fondation existe depuis 1982 et est au cœur de la communauté polonaise de Mississauga et du Grand Toronto. Elle a créé un centre communautaire culturel pour les Polonais de Mississauga. Après des années de travail acharné et de collecte de fonds, le centre a ouvert ses portes à l'automne 1994. La fondation et le centre sont étroitement liés à la plus grande église polonaise du Canada, la paroisse St. Maximilian Kolbe, et nous remercions le père Bogdan Osiecki pour tout ce qu'il fait pour la communauté.
Juste à côté de cette église se trouve le centre culturel polonais John Paul II. Il renferme une salle de concert, une salle de spectacle, une bibliothèque, un salon de quilles et un club. Presque chaque jour, des activités culturelles y sont organisées. On y offre aussi des cours de formation et d'intégration pour les adultes, les enfants, les jeunes et les aînés. C'est un lieu de rassemblement pour la communauté polonaise de Mississauga qui offre divers programmes et activités qui célèbrent la culture polonaise, comme des cours de langue, des expositions, des concerts et des spectacles de danse, notamment ceux du groupe de danse et de chant Radosc‑Joy et la Lechowia Polish Canadian Folk Dance Company.
Le Congrès canadien polonais est une organisation qui parle au nom de la communauté polonaise du Canada pour défendre ses droits et ses intérêts. Il a fait preuve de beaucoup de leadership en réclamant cette motion et en en faisant la promotion, et je l'en remercie. Je tiens aussi à remercier du fond du cœur le président national, John Tomczak; le premier vice-président, Dominik Roszak; le président du district de Mississauga et membre du conseil d'administration, mon ami Leszek Blaszczak; et l'ensemble du conseil d'administration. Merci au Congrès. Merci aussi à l'ancien conseiller municipal de Toronto Chris Korwin-Kuczynski pour son appui.
Le Congrès représente les intérêts de la communauté polonaise auprès du gouvernement du Canada en faisant entendre une voix nationale forte dans la prise de décision concernant les politiques du gouvernement et en promouvant les droits des Canadiens d'origine polonaise à une participation pleine et égale à tous les aspects de la société canadienne. La motion dont nous sommes saisis est en grande partie le fruit de ses efforts.
Le Congrès canadien polonais encourage la sensibilisation et le respect de l'histoire et du patrimoine de la Pologne, ainsi que la contribution des Polonais à la culture du Canada et du monde. Nous le remercions. Le Congrès est une force unificatrice qui coordonne et soutient les organisations canado-polonaises, de sorte que ces organisations communautaires offrent un large éventail de programmes, d'événements et de services pour soutenir la population polonaise locale. Je tiens à féliciter le Congrès pour l'attention qu'il porte aux jeunes en particulier et pour l'organisation de nombreuses occasions de leadership pour les jeunes, comme le sommet de leadership Polonia qui s'est tenu il y a deux semaines sur la Colline du Parlement.
Je remercie également l'association des enseignants polonais au Canada, qui a pour mission d'enseigner la langue polonaise dans le plus grand nombre possible d'écoles canadiennes, avec des professeurs tels qu'Irena Urbaniak et bien d'autres. Les écoles polonaises de Mississauga jouent un rôle crucial dans la préservation de la langue, de la culture et de l'héritage polonais chez les enfants canadiens d'origine polonaise. Ces écoles offrent des cours de langue, des leçons d'histoire et des activités culturelles afin d'assurer la transmission des traditions polonaises à la nouvelle génération.
Beaucoup des jeunes Polonais participent au scoutisme polonais au Canada. Dans ma circonscription, Mississauga, c'est l'un des meilleurs moyens pour des centaines de scouts juniors et seniors d'apprendre la culture polonaise, la langue polonaise et les traditions scoutes polonaises tout en explorant les grands espaces du Canada en toute saison, y compris l'hiver.
Les Canadiens d'origine polonaise ont toujours retroussé leurs manches grâce à un vigoureux esprit d'entreprise. Je remercie la Canadian Polish Business Association et son PDG, M. Eric Szustak, de leur travail inlassable pour améliorer le climat des affaires dans la communauté canado-polonaise et stimuler le commerce international. Les liens entre la Pologne et le Canada n'ont fait que se renforcer et les petites et moyennes entreprises locales dans la communauté polonaise continuent de prospérer, ce qui crée des emplois et stimule la croissance de notre pays.
Le Canada et la Pologne sont des exemples de solidarité. Nous avons continué, nous continuons et nous continuerons à nous serrer les coudes. Au nom du gouvernement du Canada, je tiens également à remercier sincèrement les Canadiens d'origine polonaise de l'appui indéfectible de la Pologne à l'Ukraine en ces temps difficiles.
La communauté polonaise s'est intégrée au paysage culturel canadien en préservant les traditions polonaises, en organisant des événements culturels, en apportant des contributions à divers secteurs et en favorisant la compréhension interculturelle. Les festivals, la nourriture, la musique et les arts polonais font désormais partie du tissu multiculturel de la société canadienne et enrichissent la diversité culturelle du Canada.
J'implore de tout cœur les députés d'appuyer cette initiative. Je demande à tous les députés de se joindre à nous pour faire de cette motion une réalité afin de rendre hommage à l'héritage remarquable de la communauté canado-polonaise et de réaffirmer le partenariat durable entre le Canada et la Pologne. Unissons-nous à la Chambre pour reconnaître la précieuse contribution de cette communauté et célébrons son esprit durable.
Niech żyje Polska. Niech żyje Kanada.
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Lib. (ON)
Madame la Présidente, le député et moi-même siégeons ensemble au comité des finances. Ses paroles au sujet de cette célébration évoquent la liberté, la démocratie et la première constitution en Europe, qui est la deuxième plus ancienne au monde.
En ce qui concerne le défi que présenterait un marathon, je dirai que je marcherai avec mon collègue. Nous le ferons autour de la Colline du Parlement le jour où le projet de loi sera adopté. Je remercie mon collègue de son appui.
Oui, la communauté polonaise a beaucoup de talent dans le domaine de la musique et des arts. Le fait de savoir que l'un des premiers parlementaires de la première législature ici venait du Québec, de Saint-Hyacinthe, est quelque chose que nous chérissons tous.
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Lib. (ON)
Madame la Présidente, comme à Thunder Bay, à l'Université Lakehead et aux quatre coins de notre grand pays, il y a des Polonais dans toutes les collectivités d'un océan à l'autre.
Je sais que la Chambre appuiera la motion parce que nous appuyons tous la diversité et l'unité canadiennes. Ce qui nous rassemble, c'est la richesse des nombreuses cultures qui sont présentes dans ce grand pays qu'est le Canada. Ce serait tellement important pour la communauté polonaise si nous lui donnions l'occasion de célébrer de nouveau le 3 mai en tant que Trzeciego Maja, comme on dit, soit la Journée de la Constitution, au Canada pour les années à venir.
Encore une fois, j'exhorte tous les députés à appuyer cette motion pour la communauté polonaise.
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