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2023-02-07 13:21 [p.11357]
Monsieur le Président, je suis fier de parler de notre motion d'opposition aujourd'hui, parce que la taxe sur le carbone oblige tous les Canadiens à assumer davantage de coûts. Les aînés, les jeunes, les propriétaires de petites entreprises et, certainement, les agriculteurs doivent absorber plus de coûts, et je peux dire que les agriculteurs ont payé plus.
En fait, selon Statistique Canada, les récoltes de 2022 ont été les plus coûteuses de l'histoire du Canada. Les dépenses à la ferme ont en effet dépassé les 11 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de 12 % par rapport à l'année précédente, soit la plus forte augmentation de l'histoire de l'agriculture canadienne. Selon l'association des producteurs agricoles de la Saskatchewan, bon nombre de ses membres ont vu leurs coûts d'intrants multipliés par sept. Or, une grande partie de cette hausse peut être attribuée à la coalition libérale-néo-démocrate et à la taxe sur le carbone.
Mary Robinson, présidente de la Fédération canadienne de l'agriculture et productrice de pommes de terre de l'Île-du-Prince-Édouard, a comparu devant le comité de l'agriculture hier et elle a déclaré que les récoltes de cette année pourraient être encore plus coûteuses que ce que nous avons vu précédemment.
Les familles d’agriculteurs ne peuvent pas se permettre cela. Leur capacité à rester économiquement viables est mise en péril. Les agriculteurs n’ont pas les moyens d'acheter des engrais, du carburant ou de quoi nourrir leurs animaux et ils n’ont pas les moyens d’ensemencer leurs champs. Par conséquent, nous voyons de nombreux exploitants de fermes familiales baisser les bras et abandonner. Les fermes ne peuvent tout simplement pas être viables lorsque leurs propriétaires vendent à perte. Nous ne sommes plus compétitifs sur le marché mondial.
Voilà qui devrait être des signaux d'alarme pour le gouvernement libéral actuel, qui devrait se voir ainsi forcé de changer de cap. En fait, il ne change pas de cap et il triple sa malencontreuse taxe sur le carbone. Il va tripler cette taxe alors que les Canadiens n'ont pas les moyens de mettre de la nourriture sur la table.
Mon collègue a dit tout à l'heure que les libéraux feront valoir que la taxe sur le carbone est une mesure environnementale visant à assurer la viabilité environnementale des agriculteurs. Ironiquement, ils n'ont pas atteint une seule des cibles d'émissions qu'ils ont fixées, ce qui prouve que la taxe sur le carbone est une absurdité. Plus important encore, les entreprises agricoles ne peuvent pas rester viables sur le plan environnemental si elles ne le sont pas sur le plan économique. Elles cesseront tout simplement d'exister.
D'après les dossiers que nous avons vus, les agriculteurs ont du mal à garder leurs fermes viables. Contrairement à la plupart des acteurs des autres industries au Canada, les agriculteurs canadiens paient la taxe sur le carbone de multiples fois. Ils la paient lorsqu'ils achètent de l'engrais ou de quoi nourrir leurs animaux ou lorsqu'ils transportent leur bétail ou des céréales. Ils paient la taxe sur le carbone auprès des compagnies ferroviaires, des entreprises de camionnage et des compagnies pétrolières.
Ce qui rend la taxe sur le carbone imposée aux agriculteurs canadiens encore plus odieuse, c'est que les agriculteurs sont punis au lieu d'être applaudis pour le travail qu'ils font. Or, le secteur canadien de l'agriculture a réduit son empreinte carbone et ses émissions de 50 % au cours des deux dernières décennies. Au cours de la même période, il a augmenté ses rendements de 60 %. Quelle autre industrie sur la planète peut en dire autant? Les agriculteurs y sont parvenus et, en même temps, ils ont réduit leurs intrants, amélioré la santé des sols, réduit leur consommation d’eau et accru leur efficacité.
Les députés savent-ils pourquoi ils ont fait cela? Ils ne l'ont pas fait après avoir été punis avec des taxes sur le carbone ou à cause de règlements ou de l'ingérence du gouvernement. Ils l'ont fait parce que c'est la bonne chose à faire. Ils l'ont fait d’eux-mêmes, en adoptant la technologie et des méthodes innovantes et en utilisant de nouvelles pratiques comme la gérance des nutriments 4B, la culture sans labour et l'agriculture de précision. Encore une fois, ils ont pris ces mesures d’eux-mêmes parce que c'était la bonne chose à faire. Cela a amélioré leur efficacité et leur production, mais c'était ce qu’il fallait faire aussi pour protéger l'eau, leur sol et leurs animaux.
Toutefois, au lieu de les applaudir pour cela, le gouvernement libéral les punit. Il les taxe pour qu'ils produisent des aliments de la manière la plus viable qui soit au monde. Non seulement le gouvernement punit-il les agriculteurs canadiens, mais il punit également chaque Canadien, parce que la taxe sur le carbone se répercute dans toute la chaîne alimentaire.
Nous le constatons depuis la ferme jusqu’aux étagères des épiceries, où des dizaines de milliers de Canadiens ont du mal à mettre du pain sur la table, et les répercussions sont très réelles. Nous savons que le coût des fruits et légumes a augmenté de 13 %. Le pain et les pommes de terre ont grimpé de 15 %, et les pâtes de 30 %. Ce sont des aliments essentiels qui font partie de l'alimentation quotidienne des familles canadiennes, mais à cause de la taxe libérale sur le carbone qui ne cessera de croître, les familles ne peuvent plus se permettre d'acheter ces produits de base à l'épicerie.
Encore une fois, les libéraux diront qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter et que la plupart des familles canadiennes récupèrent plus que le montant de la taxe sur le carbone qu’elles paient. Nous devons dès maintenant mettre fin à ce mythe concernant la taxe sur le carbone qui n’engendre aucun revenu, car nous savons, grâce au directeur parlementaire du budget, que ce n’est pas vrai. En fait, les Grain Farmers of Ontario ont comparu devant le Comité de l’agriculture et ont déclaré qu’ils récupéraient environ de 13 à 15 % de ce qu’ils dépensaient en taxe sur le carbone. C’est loin d’être un revenu neutre. En fait, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante vient de confirmer ces chiffres en disant qu’actuellement, l’agriculteur moyen dépense environ 14 000 $ par année en taxe sur le carbone. Lorsqu’elle sera augmentée, le 1er avril, il paiera 45 000 $ par année en taxe sur le carbone.
Il est intéressant de noter que personne au sein du gouvernement libéral n’a contesté les chiffres présentés par les Grain Farmers of Ontario et la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, qui montrent ainsi que la taxe sur le carbone pénalise clairement les agriculteurs canadiens et les populations rurales. Personne n’est venu dire que ce n’était pas vrai que la taxe sur le carbone n'avait aucune incidence sur les revenus. S'ils ne contestent pas ces chiffres, c'est qu’ils les savent véridiques. Le discours des libéraux est fallacieux. La taxe sur le carbone a bel et bien une incidence sur les revenus.
J'ai entendu le député de Winnipeg-Nord affirmer que ce n’est pas le cas. Or, j’ai demandé au ministère des Finances du Canada, combien d'argent un agriculteur canadien obtient comme remboursement, en moyenne, par rapport à la taxe sur le carbone qu'il paie. Huit cents dollars par année: voilà ce qu'a été la réponse du ministère, alors que l'agriculteur paie 45 000 $ de taxe. Les mathématiques ne sont pas mon point fort, mais je suis sûr que l’écart est pas mal grand entre le montant de la taxe sur le carbone que paient les agriculteurs et ce qu’ils récupèrent sous forme de remboursement. Chaque Canadien paie cette taxe dans sa facture d’épicerie, et les agriculteurs canadiens en sont certainement les plus touchés.
En fait, le député sera peut-être intéressé de savoir qu'un agriculteur de la région de Winnipeg qui s'appelle Jochum a comparu devant le comité de l'agriculture et a dit que la taxe sur le carbone lui coûte actuellement environ 40 000 $ par année et que, lorsque la coalition libérale—néo-démocrate pour la taxe sur le carbone triplera cette taxe, il devra payer 136 000 $ par année. Selon un rapport publié récemment, une fois la taxe sur le carbone triplée, le propriétaire d’une ferme moyenne de 5 000 acres paiera 150 000 $ par année uniquement en taxe sur le carbone. Je doute qu'il y ait un seul député à la Chambre, surtout s'il représente une circonscription rurale, qui puisse me dire que les agriculteurs de sa région peuvent absorber ce genre de coût. C'est impossible.
La taxe sur le carbone met en péril la durabilité économique de l'agriculture canadienne et notre sécurité alimentaire. Taxer les agriculteurs qui essaient de produire de la nourriture, alors qu'il n'y a pas d'autre source d’énergie que les carburants qu'ils utilisent à la ferme, est un non-sens. Cela n'a aucun sens, d’autant plus que le directeur parlementaire du budget a corroboré les chiffres dont nous parlons ici. Ce n'est absolument pas sans incidence sur les recettes, et la ministre de l'Agriculture est complice de cette situation. Elle accable les agriculteurs canadiens d'une taxe écrasante sur le carbone. Elle a voté contre notre projet de loi C‑206, qui aurait exempté de la taxe sur le carbone les carburants utilisés à des fins agricoles, comme le gaz naturel et le propane.
Cependant, nous, les conservateurs, n'avons pas abandonné le combat. Nous avons ramené un projet de loi d'initiative parlementaire, le projet de loi C‑234, qui exempterait de nouveau les carburants agricoles, comme le propane et le gaz naturel, de la taxe sur le carbone. La mesure aiderait les agriculteurs qui tentent de chauffer et de refroidir leurs granges et de sécher leur grain. Elle est essentielle pour garder l’agriculture canadienne compétitive et viable.
Il est temps de cesser de s’en prendre à l’agriculture canadienne. Il est temps d'empêcher les libéraux de considérer les agriculteurs canadiens comme une partie du problème parce qu’en fait, ils font partie de la solution; la taxe sur le carbone doit donc être abolie.
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PCC (AB)
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2023-02-07 13:32 [p.11358]
Monsieur le Président, je ne connais aucun parlementaire qui dirait que l'élimination d'une taxe n'est pas un allégement fiscal. Si on élimine la taxe sur le carbone, ce sera bel et bien un allégement fiscal, puisque les Canadiens n'auront plus à la payer.
J'ai cité des chiffres de Finances Canada, le ministère des Finances des libéraux. Ces chiffres disent que les agriculteurs canadiens moyens recevraient un remboursement d'environ 800 $ par année alors qu'ils paient 45 000 $ par année, en moyenne. Je peux montrer au député les factures de résidants de ma circonscription, des producteurs de volaille, qui paient jusqu'à 30 000 $ par mois seulement pour chauffer leurs granges. C'est la moyenne.
Les propres chiffres du gouvernement montrent clairement que la taxe sur le carbone pénalise de façon disproportionnée les Canadiens des régions rurales et les agriculteurs. Si le député souhaite débattre de ces faits, il devrait s'adresser aux fonctionnaires de son gouvernement.
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PCC (AB)
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2023-02-07 13:34 [p.11359]
Monsieur le Président, je crois que bon nombre d'agriculteurs doivent ressentir ce genre de frustration. Un élu a dit qu'il en a assez de cette discussion au sujet de la taxe sur le carbone. Je l'invite à parler à des agriculteurs dans l'ensemble du pays qui font tout ce qu'ils peuvent pour adopter des pratiques écologiques. Ils pratiquent la culture sans labour, et ils emploient des méthodes d'agriculture de précision et de gérance des nutriments pour pratiquer l'agriculture de la façon la plus efficace et la plus écologique possible, mais leurs efforts ne sont pas reconnus.
La question du député du Bloc québécois montre que les députés ne font pas attention aux mesures que les agriculteurs prennent déjà sans que le gouvernement intervienne et sans qu'on les pénalise en leur imposant une lourde taxe sur le carbone. Nous devrions les féliciter de ces initiatives.
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PCC (AB)
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2023-02-07 13:36 [p.11359]
Monsieur le Président, en tant que conservateurs, lorsqu'il s'agit de taxes et d'impôts, nous voulons que tout le monde paie sa juste part. Cependant, cette question montre une fois de plus que personne ne veut parler de cet important sujet. La députée parle du coût de la vie et des services de garde d'enfants. Elle a mentionné que les habitants de sa circonscription ont de la difficulté à mettre de la nourriture sur la table. C'est directement lié.
La taxe sur le carbone percole dans l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement. L'inflation du prix des aliments n'a jamais été aussi élevée depuis 40 ans, et c'est en grande partie à cause de taxe libérale sur le carbone. Si on élimine la taxe sur le carbone, le prix de l’épicerie commencera à baisser.
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PCC (AB)
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2023-02-06 14:11 [p.11281]
Monsieur le Président, une enquête nationale sur la santé mentale a montré la dure réalité que vivent les agriculteurs canadiens.
Lorsqu'on leur a demandé quelle était leur plus grande source de stress et d'anxiété, les répondants ont dit pour la première fois que ce n'était ni le prix des produits de base ni la météo. La plus grande menace qui pèse sur les exploitations agricoles familiales canadiennes est les politiques du gouvernement libéral. Les libéraux alourdissent le fardeau fiscal et les formalités administratives depuis plus de huit ans, et, par conséquent, les familles agricoles éprouvent des problèmes de santé mentale et financière. De surcroît, quand la coalition néo-démocrate—libérale triplera la taxe sur le carbone, une ferme moyenne de 5 000 acres devra dépenser plus de 150 000 $ par année seulement pour cette taxe. Les libéraux s'adonnent à des dépenses excessives et haussent les taux d'intérêt depuis huit ans, et l'inflation alimentaire est à un sommet inégalé en 40 ans, les familles ont donc du mal à gérer leurs dettes et les fermes familiales ne sont plus rentables.
Perdre des fermes familiales nuit à toutes les familles canadiennes. Après huit ans d'attaques de la part des libéraux, les agriculteurs canadiens méritent un répit de la coalition pour la taxe sur le carbone. Les agriculteurs canadiens doivent savoir qu'avec les conservateurs, on pourra se chauffer sans être taxé.
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PCC (AB)
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2023-02-06 14:52 [p.11289]
Monsieur le Président, ce qui cause les difficultés des Canadiens, et en particulier des agriculteurs canadiens, c'est le fait que les libéraux aient décidé de tripler la taxe sur le carbone, qui alimente la crise de l'abordabilité des aliments qui sévit au Canada. La coalition néo-démocrate—libérale pour la taxe sur le carbone veut tripler cette taxe. Le résultat est que l'agriculteur moyen au Canada devra payer 150 000 $ par année uniquement pour la taxe sur le carbone. Quel agriculteur au Canada a les moyens d'absorber de telles taxes? Je peux donner la réponse aux députés, il n'y en a aucun. Les faillites et l'insolvabilité font disparaître des exploitations agricoles au Canada.
Quand le premier ministre de la misère comprendra-t-il que sa taxe doit être supprimée pour que les agriculteurs puissent cultiver leurs terres?
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PCC (AB)
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2023-02-06 14:53 [p.11289]
Monsieur le Président, les députés libéraux induisent les Canadiens en erreur lorsqu'ils affirment que huit Canadiens sur dix recevront plus dans le cadre du remboursement de la taxe sur le carbone qu'ils ne recevront en retour. En réalité, les agriculteurs canadiens ne reçoivent que des miettes dans le cadre du programme grotesque de remboursement de la taxe sur le carbone des libéraux. Les agriculteurs canadiens ne peuvent pas se permettre d'acheter du carburant, des engrais et des aliments pour le bétail, et lorsque des fermes canadiennes disparaissent, cela touche toutes les familles canadiennes qui ont de la difficulté à mettre du pain sur la table.
Le premier ministre est-il prêt? Avec les conservateurs, on pourra se chauffer sans être taxé.
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PCC (AB)
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2022-12-14 15:07 [p.10877]
Monsieur le Président, les libéraux ont trouvé une solution à l'inflation record des aliments. Il s'agit d'en effacer les statistiques. Nous nous heurtons à une inflation qui n'a jamais été aussi élevée depuis 40 ans. Le prix des aliments a augmenté de 11 %, et plus de la moitié des familles canadiennes s'inquiètent de leur capacité à mettre du pain sur la table.
Quelle est la solution des libéraux? Elle consiste à effacer plus de 25 années de données historiques sur l'inflation alimentaire du site Web de Statistique Canada. En effet, le gouvernement libéral, qui prétend prendre des décisions fondées sur les données scientifiques, a effacé du site Web l'équivalent de 25 années de données essentielles sur l'inflation. Pourquoi?
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PCC (AB)
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2022-12-14 15:09 [p.10877]
Monsieur le Président, il ne s'agit pas d'allégations. Les libéraux camouflent leur inflation record en effaçant sur le site Web de Statistique Canada 25 ans de données essentielles sur l'inflation alimentaire. Le premier ministre ne peut pas nier ces faits. Le fait est que tripler la taxe sur le carbone coûtera 150 000 $ par année à l'agriculteur canadien moyen. Le fait est que les chercheurs ont déjà dit que l'élimination de ces données rend les recherches plus difficiles et que le milieu n'a plus confiance dans les chiffres venant du gouvernement libéral.
Ce sont là les faits. Le premier ministre ne peut pas les nier. Pourquoi tente-t-il de camoufler son inflation record en éliminant des données du site Web de Statistique Canada?
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PCC (AB)
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2022-12-13 17:28 [p.10851]
Madame la Présidente, comme j'ai été un fier journaliste pendant près de 25 ans et que j'ai travaillé pour le journal de Charles Clark à High River, je dirais que les journalistes se heurtent, un peu comme les politiciens de nos jours, à un manque de confiance de la part du public. Nous l'avons constaté avec le sauvetage des médias par les libéraux, il y a plusieurs années, et je sais que beaucoup de mes concitoyens remettent en question l'intégrité des journalistes.
Lorsque le gouvernement subventionne ou renfloue la presse libre, quelles sont les conséquences sur la confiance du public envers le journalisme canadien?
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PCC (AB)
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2022-12-08 10:31 [p.10630]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de Mégantic—L'Érable d’avoir présenté cette motion de l’opposition aujourd’hui, car elle traduit bien la triste situation des agriculteurs, des producteurs et des éleveurs du pays, sans parler des consommateurs. Le Parti conservateur est tout à fait conscient du problème qui se pose en matière de sécurité alimentaire et de viabilité économique des exploitations agricoles.
À mon avis, les libéraux vont avoir une décision cruciale à prendre au cours des prochains mois. Ils vont devoir décider s’ils continuent de viser leurs objectifs militants et idéologiques en maintenant les augmentations de la taxe sur le carbone et des taxes sur les producteurs, ou bien s’ils commencent à comprendre que la sécurité alimentaire et le prix des aliments sont les priorités de tous les Canadiens. Pour un gouvernement qui se targue de prendre des décisions fondées sur la science, il semble bien que les politiques qu’il applique ne soient pas du tout fondées sur la science.
Ce qui est frappant, et c’est en fait la raison d’être de cette motion, c’est ce que révèle le Rapport sur les prix alimentaires. Il dit en effet que, d’ici à 2030, lorsque la taxe carbone aura été triplée par les libéraux, les agriculteurs possédant une ferme de 5 000 acres, ce qui est une superficie moyenne pour une exploitation agricole, payeront 150 000 $ par an en taxe sur le carbone. Comment le gouvernement peut-il s’imaginer qu’une exploitation agricole familiale va pouvoir absorber ce coût et continuer de produire des aliments sains à un prix abordable, non seulement pour les Canadiens mais pour le monde entier?
Comment le gouvernement libéral peut-il s’imaginer qu’une exploitation agricole familiale va pouvoir payer 150 000 $ par an rien que pour la taxe sur le carbone et continuer d’être rentable? C’est tout simplement impossible. C’est la dure réalité que le gouvernement libéral a besoin de comprendre, et le plus tôt sera le mieux. Quand on met en place des politiques idéologiques aussi extrêmes, il faut s’attendre à de graves conséquences.
Le rapport indique également qu’une famille moyenne de quatre personnes verra sa facture d’épicerie augmenter de plus de 1 000 $ par an, pour atteindre un total de près de 17 000 $ par an, je dis bien par an. Le résultat est que, comme nous l’avons observé en mars dernier, 1,5 million de Canadiens fréquentent une banque alimentaire, ce qui est un chiffre record dans toute notre histoire. Je n’arrive pas à croire que cela se passe au Canada, un pays membre du G7, et que nous sommes devenus incapables d’alimenter notre propre population et d’assurer la sécurité alimentaire de tous.
Comme l’a dit mon collègue en réponse à une question du Bloc, le volume des récoltes de cette année arrive au troisième rang des volumes annuels dans l'histoire du pays. Comment se fait-il donc qu’on parle de l’insécurité alimentaire et de la vulnérabilité économique de nos exploitations agricoles? Quand la récolte est aussi abondante, il ne peut y avoir qu’une seule explication: le coût des intrants est trop élevé par rapport à la valeur de la récolte, et par conséquent, l’agriculteur se retrouve encore plus endetté à la fin de l’année.
Au comité, hier, nous avons entendu Rebecca Lee, directrice exécutive des Producteurs de fruits et de légumes du Canada. Elle nous a dit que 44 % de ses membres vendent leurs produits à perte. Autrement dit, près de la moitié des producteurs canadiens vendent leurs produits à perte, à cause de la flambée des prix des engrais et du carburant.
Combien de temps le gouvernement libéral pense-t-il que ces producteurs vont pouvoir tenir? S’ils font faillite, nous serons obligés d’importer davantage de fruits et légumes des quatre coins du monde. Quel effet cela va-t-il avoir sur nos émissions de gaz à effet de serre? Quel effet cela va-t-il avoir sur la philosophie et les politiques du gouvernement en matière de changement climatique?
Au comité, nous avons également entendu Sylvain Charlebois, de l’Université Dalhousie, qui est l’un des scientifiques canadiens les plus réputés en matière de produits alimentaires. Je paraphrase un peu, mais il a dit carrément que la taxe sur le carbone était une mauvaise idée, parce qu’elle va acculer des producteurs agricoles à la faillite et qu’elle compromet notre sécurité alimentaire. Ce sont là les propos de l’un des scientifiques les plus réputés du Canada en matière de produits alimentaires. Selon lui, la taxe sur le carbone est une mauvaise idée qui conduit les agriculteurs à la faillite.
Quand des exploitations agricoles disparaissent, le prix des aliments augmente, et quand le prix des aliments augmente, la sécurité alimentaire est compromise. Le résultat, c’est ce que nous constatons déjà, soit que de plus en plus de Canadiens fréquentent des banques alimentaires.
Ce n’est pas tout. C’est là, je pense, que les libéraux sont à côté de la plaque lorsqu’ils prennent des décisions qui ne sont pas fondées sur des données scientifiques probantes.
Par exemple, nous avons demandé à la ministre de l’Agriculture hier, au comité, pourquoi les libéraux imposent des augmentations massives de la taxe sur le carbone aux agriculteurs canadiens alors que nous sommes déjà plus efficients que n’importe quel autre pays au monde. Les études montrent en effet que les émissions totales de gaz à effet de serre du Canada représentent environ 2 % des émissions mondiales, et que 8 % de ces 2 % proviennent de l’agriculture. Je dis bien 8 % de 2 %. C’est infinitésimal à l’échelle planétaire. La moyenne planétaire est de 26 %. Le contraste est donc frappant lorsqu’on se compare au reste du monde. Pourquoi le gouvernement libéral ne se réjouit-il pas de la performance des agriculteurs canadiens?
Au lieu de punir les agriculteurs à coups d’augmentations massives de la taxe sur le carbone, ce qui ne manquera pas de compromettre la sécurité alimentaire au Canada, pourquoi le gouvernement ne dit-il pas au reste du monde: « Si vous voulez réduire vos émissions de gaz à effet de serre provenant de l’agriculture, nous, nous avons déjà atteint notre cible et nous sommes prêts à vous montrer comment en faire autant. Utilisez nos technologies et nos pratiques, et nous vous exporterons notre production manufacturière »?
Nous pratiquons déjà la culture sans labour, la culture de couverture et l’agriculture de précision. Nous fabriquons au Canada des perceuses pneumatiques que nous nous ferons un plaisir d’exporter pour que d’autres pays puissent les utiliser dans leur production. Nous pratiquons aussi la gérance des nutriments 4B. Tout cela se fait déjà au Canada, mais le gouvernement actuel ne semble pas en tenir compte.
Nous avons demandé à la ministre hier comment, à son avis, une exploitation agricole familiale allait pouvoir absorber des augmentations de coûts pareilles. Elle nous a répondu qu’elle ne savait pas quelle était notre définition d’une exploitation agricole familiale. Elle est ministre de l’Agriculture. S’il y a quelqu’un qui doit savoir ce que c’est qu’une exploitation agricole familiale, c’est bien la ministre de l’Agriculture.
Le pire, c’est que les libéraux ont présenté le projet de loi C‑8, qui propose un remboursement de la taxe sur le carbone pour les exploitations agricoles. Nous savons que les membres de Grain Farmers of Ontario récupèrent à peu près 15 % de ce qu’ils payent en taxe sur le carbone. Le ministère des Finances du Canada estime que les exploitations agricoles familiales récupéreront, en moyenne, 860 $. Le gouvernement devrait comparer cela aux 150 000 $ que cette taxe va leur coûter. Elles vont donc récupérer 1 000 $. La ministre de l’Agriculture n’est-elle pas capable de comprendre cela? Elle nous a dit que c’est ce que les familles vont récupérer, mais qu’une exploitation agricole est une entreprise. Environ 95 % des exploitations agricoles canadiennes sont des exploitations familiales. Certes, elles sont peut-être constituées en société, mais ce sont essentiellement des exploitations familiales. Il est impossible de faire la distinction.
C’est la raison pour laquelle nous avons présenté un projet de loi d’initiative parlementaire, le projet de loi C‑234, qui exempte le gaz naturel et le propane de la taxe sur le carbone afin de faciliter le séchage des céréales, le chauffage des granges et les opérations typiques d’une exploitation agricole familiale. Pour ce projet de loi, nous avons l’appui de tous les partis de l’opposition, c’est-à-dire le Bloc, le NPD et le Parti vert. L’opposition est consciente de l’importance de l’agriculture pour l’économie canadienne et pour la sécurité alimentaire, non seulement la nôtre, mais celle du monde entier.
J’espère que les partis de l’opposition appuieront aussi notre motion d’aujourd’hui, car elle souligne l’importance de l’agriculture canadienne et elle affirme que les décisions qui touchent les familles canadiennes doivent être fondées sur des données scientifiques probantes. Au lieu de déplorer la performance incroyable de l’agriculture canadienne, le gouvernement fédéral devrait en être fier et en faire la promotion dans le monde entier.
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PCC (AB)
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2022-12-08 10:41 [p.10631]
Monsieur le Président, au comité, des pressions sont exercées pour augmenter la taxe sur le carbone afin d’atteindre nos objectifs climatiques. Cela fera disparaître toutes nos exploitations agricoles. Il n’y aura plus de fermes ni de produits alimentaires. Si nous acculons les agriculteurs à la faillite à cause de la taxe, que se passera-t-il?
Le plus frustrant dans tout cela, c’est que les libéraux demeurent indifférents aux progrès de l’agriculture canadienne, notamment en ce qui concerne la réduction des émissions, la séquestration du carbone, l'intendance et la conservation. Ils continuent toutefois d’augmenter la taxe sur le carbone, sans pour autant avoir atteint un seul objectif. Ils prétendent que l’augmentation de la taxe sur le carbone est le meilleur moyen d’atteindre nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais ils n’en ont pas encore atteint un seul. C’est au fruit qu’on juge l’arbre.
Cette taxe ne donne aucun résultat et elle cause du tort partout au Canada.
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PCC (AB)
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2022-12-08 10:43 [p.10631]
Monsieur le Président, je m’attendais à ce qu’on me pose cette question. En tant qu’Albertain, je peux évidemment répondre que ces entreprises énergétiques sont essentielles à notre économie. Elles offrent des emplois aux travailleurs de la classe moyenne et assurent le bon fonctionnement de notre économie, non seulement en Alberta, mais dans l’ensemble du Canada.
Je ne préconise pas l’abolition de la taxe sur le carbone pour les grands émetteurs. En fait, l’Alberta a été la première province canadienne à imposer une taxe sur le carbone aux grands émetteurs comme les sociétés du secteur énergétique. Nous comprenons qu’il existe des moyens d’encourager les améliorations et les innovations technologiques, mais certains secteurs devraient être exonérés de cette taxe. Au Canada, l’agriculture et la production alimentaire font certainement partie de ces secteurs.
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PCC (AB)
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2022-12-08 10:45 [p.10632]
Monsieur le Président, je rappelle à mon collègue que les néo-démocrates ont déjà présenté une motion qui a été adoptée à la Chambre il y a quelques semaines et qui est à l’étude en comité.
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2022-12-08 11:55 [p.10642]
Monsieur le Président, j’aime bien l’histoire révisionniste contenue dans le discours de mon collègue et de son collègue d’en face. Les positions changent. Ce n’est qu’en 2009 que la chef du NPD de la Colombie-Britannique a décidé d’éliminer la taxe sur le carbone. Elle estimait que cette taxe serait punitive pour les résidents de la Colombie-Britannique. Il est paradoxal de voir maintenant ce changement radical de position.
La position des néo-démocrates à cet égard me dérange un peu. Ils vont appuyer le projet de loi C-234, dont je reconnais la valeur. C’est un message important pour nos producteurs. Néanmoins, cette motion est très semblable. Nous proposons d'élargir les exemptions à la taxe sur le carbone. Je ne veux pas que cela monte une région du Canada contre une autre; les gens de la Colombie-Britannique, du Québec et du reste du Canada qui paient la taxe sur le carbone. Mais notre proposition aiderait les agriculteurs de la Colombie-Britannique.
Les agriculteurs de la Colombie-Britannique achètent des engrais. Les agriculteurs de la Colombie-Britannique transportent du bétail d’une région à l’autre du pays. Mon collègue ne convient-il pas que les agriculteurs de sa circonscription seront touchés par le prix du carbone en 2030, qui coûtera à chaque agriculteur au moins 150 000 $ par année? Comment s’attend-il à ce que les agriculteurs de Skeena—Bulkley Valley absorbent ce coût?
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