Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
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2019-06-19 15:11 [p.29393]
Monsieur le Président, un scénario bien connu se déroule actuellement au Cap-Breton. En effet, les libéraux utilisent 18 millions de dollars de fonds publics pour financer la construction d'un aéroport privé près du chic club de golf Cabot Links, afin que leurs copains millionnaires puissent y laisser leur jet privé. Cette décision des libéraux fera péricliter l'aéroport Allan J. MacEachen de Port Hawkesbury ainsi que de petites entreprises comme Celtic Air Services.
Le premier ministre choisira-t-il de donner priorité aux petites entreprises plutôt qu'à ses partenaires de golf millionnaires et libéraux? Verra-t-il à ce qu'aucun financement ne serve à bâtir, à Inverness, un aéroport privé qui ferait concurrence à l'aéroport existant?
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2019-06-13 15:08 [p.29068]
Monsieur le Président, un organisme de la région de Toronto a perdu son statut d'organisme de bienfaisance et s'est vu infliger une amende de 550 000 $ pour avoir financé des activistes au Pakistan. Or, ce même organisme a reçu une subvention de plus de 25 000 $ du gouvernement libéral dans le cadre du programme Emplois d'été Canada. Pendant ce temps, on a refusé un financement d'Emplois d'été Canada à 1 500 groupes, et des camps de jours en Ontario et en Nouvelle-Écosse se battent contre le premier ministre devant les tribunaux pour contester le critère des libéraux en matière de valeurs.
Le premier ministre s'engagera-t-il à annuler la subvention à cet organisme afin que les Canadiens aient l'assurance que leurs impôts ne servent pas à financer des organisations terroristes?
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2019-06-13 18:33 [p.29096]
Monsieur le Président, je suis heureux de pouvoir m'exprimer à propos de la manière dont les libéraux ont étouffé le débat sur l'un des projets de loi les plus controversés de leur gouvernement. Il s'agit d'un incroyable manque de respect envers les Canadiens de partout au pays.
Six premiers ministres ont signé une lettre affirmant que ce projet de loi aurait des conséquences dévastatrices sur l'exploitation des ressources naturelles de leurs provinces, et sur les perspectives économiques de celles-ci. En réponse, le premier ministre et le secrétaire parlementaire de la ministre de l’Environnement et du Changement climatique ont accusé les signataires de cette lettre — dûment élus par une vaste majorité de la population, il le faut dire — de se plier aux exigences d'un petit groupe de mécontents. Ces premiers ministres représentent pourtant 60 % de la population canadienne et les provinces qu'ils dirigent contribuent à hauteur de plus de 60 % au PIB. Le premier ministre et le secrétaire parlementaire font preuve d'un manque flagrant de respect lorsqu'ils prétendent que ces ministres font de l'aplaventrisme et constituent une menace pour l'unité nationale.
Les libéraux se sont ensuite présentés à la Chambre ce soir et ont clos le débat sur les 187 amendements du Sénat qu'ils ont d'ailleurs presque tous rejetés. Cela ne rend pas du tout service au Canada. Les libéraux avaient promis de gouverner différemment et de faire preuve d'ouverture et de transparence. Ils avaient promis des voies ensoleillées .
Les membres du comité sénatorial ont parcouru le pays et ont écouté des milliers d'intervenants. La plupart d'entre eux se sont dits réellement inquiets de l'effet que la mesure législative aurait sur les possibilités économiques non seulement dans leurs provinces, mais dans leurs collectivités. Je parle ici de gens de neuf provinces différentes, y compris des premiers ministres, qui ont manifesté leur inquiétude.
Il ne s'agit pas seulement de premiers ministres conservateurs. L'ancienne première ministre néo-démocrate de l'Alberta, Rachel Notley, l'ancienne première ministre libérale de la Colombie-Britannique, Christy Clark, et le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador ont tous exprimé des préoccupations au sujet du projet de loi.
Comment la ministre peut-elle, en toute conscience, mettre fin au débat sur un projet de loi qui, selon neuf premiers ministres et des milliers de Canadiens, aurait des conséquences dévastatrices? Comment peut-elle prendre une telle décision sans même écouter ou tenir compte de leurs opinions dans ce dossier? Comment, en toute conscience, peut-elle ignorer le point de vue des Canadiens?
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2019-06-12 17:50 [p.29021]
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Niagara Centre d'avoir proposé cette motion.
Le député de Mississauga Est—Cooksville a proposé une motion semblable cette année pour étudier la pénurie de main-d'œuvre qualifiée dans les régions du Grand Toronto et de Hamilton. Les députés conservateurs membres du Comité ont alors proposé d'élargir la portée de l'étude afin qu'elle inclue la pénurie de main-d'œuvre qualifiée dans tout le pays, mais leur amendement a été rejeté par les libéraux. Alors, est-ce vraiment, aux yeux de mon collègue, un enjeu de premier plan pour ses électeurs et sa région?
Si c'est important maintenant, pourquoi ne l'était-ce pas à l'époque? Le comité aurait pu entreprendre cette étude pendant la présente session si les libéraux avaient appuyé l'amendement.
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2019-06-12 17:53 [p.29021]
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole ce soir à propos d'une question très importante, à savoir le manque ou l'absence de main-d'oeuvre qualifiée dans certaines régions du pays, qui en auraient besoin pour assurer le succès de leurs entreprises et permettre au Canada de se doter des infrastructures importantes dont il a besoin.
Je sais que j'ai déjà posé la question à mon collègue, au cours de la période de questions et d'observations ayant suivi son discours, mais je tiens à souligner la frustration éprouvée par mes collègues conservateurs et néo-démocrates lorsque le comité dont nous faisons partie a débattu de la motion M-190, qui portait sur la pénurie de main-d'oeuvre dans la région du Grand Toronto et de Hamilton. Nous avons demandé au parrain de cette motion, le député libéral de Mississauga-Est—Cooksville, s'il était prêt à considérer un amendement de la motion pour que le comité des ressources humaines et du développement des compétences ne limite pas à la région du Grand Toronto et de Hamilton son étude des pénuries et des déséquilibres dans la main-d'oeuvre, surtout dans les métiers spécialisés, mais qu'il étudie ce problème dans l'ensemble du pays. Je m'étonne de voir les libéraux continuer de parler de l'importance de cette question et le faire encore une fois ce soir, alors qu'à l'époque, le parrain de la motion et les autres membres libéraux du comité ont répondu que le Parti libéral n'appuierait pas l'amendement proposé, ce qui fait que celui-ci a été refusé.
Si cet amendement avait été adopté sur le coup, nous aurions fort probablement pu terminer cette étude d'ici la fin de la session. Malheureusement, étant donné que mon collègue de Niagara-Centre a présenté cette motion si tard au cours de la présente législature, il est très peu probable que l'étude se poursuive. Je suis déçu et je trouve vraiment regrettable qu'une mesure aussi importante que celle-ci ne soit pas abordée au Parlement parce que les collègues du député ont refusé d'approfondir une étude antérieure du comité.
Il y a une pénurie de main-d'oeuvre dans les métiers spécialisés en demande, surtout à mesure que la population vieillit. Je pense que nous convenons tous — et c'est ce qui ressort de nos réunions avec les intervenants de tout le pays — que le vieillissement de la population exercera des pressions très réelles sur la main-d'oeuvre canadienne. D'après ce que nous avons entendu, plus de 400 000 emplois au Canada ne sont pas comblés. C'est pourquoi j'étais vraiment fier que le chef de l’Opposition, le député de Regina—Qu'Appelle, mette de l'avant une politique ou une plateforme qui nous permettra d'entreprendre une initiative pangouvernementale pour contrer la pénurie de main-d'oeuvre, notamment en nommant un ministre du Commerce intérieur, ce qui constitue un élément central de cette initiative.
L'objectif premier est d'éliminer les barrières commerciales interprovinciales, qui continuent de freiner l'essor de l'économie canadienne. Au vu des statistiques, ces barrières ont fait reculer le PIB canadien de 130 milliards de dollars et empêchent les travailleurs spécialisés de passer d'une province à l'autre lorsque leurs titres de compétence ne sont pas reconnus dans telle ou telle province. L'élaboration d'une stratégie pancanadienne nous aurait certainement permis d'aborder plusieurs enjeux liés à la mobilité de la main-d'oeuvre.
L'idée d'avoir un ministre qui s'occupe exclusivement du commerce intérieur s'appuie sur les efforts des gouvernements conservateurs précédents, qui ont instauré la Subvention incitative aux apprentis et la Subvention à l'achèvement de la formation d'apprenti, en 2009. Nous avons accordé plus de 530 000 subventions aux apprentis, totalisant près de 700 millions de dollars, afin d'aider de nombreux Canadiens à terminer leur formation.
Je suis très fier d'avoir fait partie du gouvernement qui a lancé en 2014 le prêt canadien aux apprentis. Je me souviens très bien qu'à ce moment, alors que nous débattions de cet enjeu à la Chambre, nous avions appris que plus de 50 % des Canadiens qui entreprennent un programme d'apprentissage ne le terminent pas. Prenant acte de ces énormes lacunes, notre gouvernement s'est attaqué au problème en instaurant le prêt canadien aux apprentis, dont l'objectif était de fournir aux Canadiens les moyens de terminer leur programme.
Comme mon collègue l'a mentionné aussi dans son intervention, nous ne devrions pas avoir plus de soudeurs ou de tuyauteurs en Alberta en ce moment. Il y a trop de ces travailleurs très qualifiés. Plus tôt cette année, je me trouvais dans un établissement de formation du syndicat des chaudronniers et des tuyauteurs, à Edmonton, et j'ai appris que 70 % de ses membres n'avaient pas de travail. J'ai voulu savoir pourquoi, et il est ressorti clairement des discussions que le projet de loi C-69 et l'interdiction des pétroliers y sont fortement liés. L'annulation du projet de pipeline Northern Gateway, le torpillage du projet d'expansion du pipeline Trans Mountain et la mort par étouffement réglementaire du projet Énergie Est constituent trois des principales raisons pour lesquelles nous faisons face à une crise de l'emploi en Alberta.
Cela étant, le fait qu'il y ait des travailleurs spécialisés sans travail en Alberta alors qu'on en a désespérément besoin ailleurs au pays met en lumière des problèmes auxquels nous devrions nous attaquer.
Je me demande si mon collègue de Niagara-Centre serait ouvert à l'idée d'amender sa motion. Je ne veux pas lire toute la motion, puisque nous avons peu de temps, mais j'aimerais ajouter le mot « déséquilibres » dans le premier point pour qu'il dise « les déséquilibres régionaux de main d’œuvre dans les métiers spécialisés ».
J'aimerais aussi ajouter un quatrième point à sa motion. J'espère qu'il sera disposé à approuver cet amendement. J'aimerais ajouter:
(iv) la façon dont l'harmonisation interprovinciale des titres de compétence, dont les certificats d'aptitude professionnelle, et de la formation pourrait aider les chômeurs et les travailleurs sous-employés dans les métiers à trouver du travail dans d'autres régions en facilitant la mobilité de la main-d'oeuvre et la transférabilité des qualifications au Canada.
Je pense qu'il y a une chose que tous à la Chambre nous avons entendue d'un grand nombre d'intéressés et c'est qu'il est impossible de faire reconnaître les titres de compétence des gens de métiers entre les provinces. J'aimerais que nous nous penchions sur la question de la mobilité de la main-d'oeuvre. Nous aurions pu nous pencher sur cette question si nous avions pu faire une étude plus tôt et c'est dommage.
Cela cadre assez bien avec ce qu'on voit du gouvernement libéral actuel quand il s'agit de faire ce qu'il dit. En abordant cette question si tard dans la législature, on est à peu près certain qu'on ne pourra pas faire grand-chose.
Dans la même veine, le gouvernement a aussi proposé un programme de formation professionnelle. J'étais vraiment intéressé à en apprendre plus à ce sujet lorsque la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d'œuvre et du Travail est venue au comité. Une des conditions à la mise en place de ce programme, qui s'inscrit en principe dans la stratégie relative aux métiers spécialisés, est la conclusion d'un accord avec toutes les provinces. Ces dernières seraient obligées de modifier les dispositions de leur code du travail relatives aux congés pour que ce programme puisse fonctionner. Lorsque j'ai demandé à la ministre si ces accords avaient été conclus, elle n'a pas été en mesure de me répondre. J'ai posé la question aux fonctionnaires et ils ont indiqué que les négociations n'avaient pas été entamées. Par conséquent, l'élément central du budget de 2019 censé régler la pénurie de travailleurs dans les métiers spécialisés au pays ne se concrétisera probablement pas.
De toute évidence, compte tenu des discussions que les premiers ministres provinciaux ont depuis deux jours, de la relation que le gouvernement libéral actuel et le premier ministre entretiennent avec eux et du fait que ce dernier les accuse d'être une menace pour l'unité canadienne et la Confédération, je suis convaincu que bon nombre de ces premiers ministres provinciaux ne seront pas pressés de signer un accord sur une initiative libérale sur la main-d’œuvre s'ils doivent modifier leur propre code du travail. Les libéraux jettent beaucoup de poudre aux yeux et ils disent qu'ils veulent régler beaucoup de problèmes, mais, quand vient le temps de gouverner, ils sont vraiment très loin de répondre aux attentes.
Cela dit, je tiens à assurer à mon collègue de Niagara-Centre, qui a présenté cette motion, que, même s'il n'appuie pas l'amendement que j'ai proposé, nous appuierons la motion parce que je crois qu'il est important de régler le problème de la pénurie de main-d’œuvre dans les métiers spécialisés.
La semaine dernière, j'ai visité l'institut de technologie du Sud de l'Alberta et ses tout nouveaux campus de construction et de génie pétrolier; les installations sont incroyables. Cela montre que des possibilités s'offrent à nous et que les installations de formation sont là. Nous devons simplement nous assurer que les Canadiens comprennent que ces emplois sont bien rémunérés. Choisir un métier spécialisé n'est pas un mauvais choix de carrière. C'est un excellent choix qui offre des possibilités incroyables et des salaires très élevés. Nous devons simplement nous assurer de corriger certaines fausses perceptions à propos de ces métiers.
Nous pouvons agir concrètement en attirant plus de femmes dans les métiers spécialisés. L'une des études les plus intéressantes que j'ai menées en tant que parlementaire, au comité de la condition féminine, quand nous formions le gouvernement, concernait les façons d'encourager les femmes à poursuivre une carrière dans un métier spécialisé. J'ai lu cette étude en entier. Les intervenants ont livré des témoignages et ils ont formulé des recommandations remarquables. Dans beaucoup des métiers spécialisés, la participation des femmes est inférieure à 5 %. Dans le Nord de l'Alberta, il y a des mécaniciennes de machinerie lourde et des opératrices d'équipement lourd. Par conséquent, je pense qu'il existe de grandes possibilités à ce chapitre.
J'aurais aimé que cette étude ait une suite et que nous trouvions une solution à ce problème.
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PCC (AB)
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2019-06-11 14:09 [p.28914]
Monsieur le Président, voici les cinq règles d'or du ballon-chasseur: esquiver, cibler, toucher, éviter et plonger.
Cependant, un groupe d'universitaires qui se mêlent de tout vient de déclarer que le ballon-chasseur constitue un instrument d'oppression. Or, ce jeu est aussi vieux et légendaire que la récréation elle-même. Qui parmi nous ne se rappelle pas le pincement ressenti en recevant une balle bien placée, le plaisir d'avoir fait une prise cruciale ou la honte d'avoir franchi la ligne centrale?
Le ballon-chasseur était couramment pratiqué dans les cours d'éducation physique, à la récréation et au camp d'été. Toutefois, ce sport en particulier et le plaisir en général font l'objet d'attaques. Des empêcheurs de tourner en rond s'emploient à gâcher le plaisir des amateurs de ce sport.
Je reprends les paroles mémorables de Patches O'Houlihan, qui a dit: « Quiconque peut éviter une clé anglaise peut éviter un ballon. » À l'école élémentaire Balgonie, je pouvais éviter une clé anglaise.
Le ballon-chasseur n'est pas un instrument d'oppression. Il ne s'inscrit pas non plus dans un plan concerté secret pour renforcer l'identité de genre ou malmener les élèves. C'est tout simplement un jeu pour s'amuser. Je recommande donc à la police antiplaisir de ne pas toucher au ballon-chasseur.
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PCC (AB)
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2019-06-10 14:42 [p.28810]
Monsieur le Président, les experts s'entendent pour dire que les libéraux font fausse route. Leur incompétence place le secteur de l'énergie en mauvaise posture, que ce soit à cause du moratoire sur les pétroliers, du projet de loi anti-pipelines C-69, ou des retards dans le projet d'expansion du pipeline Trans Mountain. Les libéraux ont l'intention d'annoncer, la semaine prochaine, une fois de plus, que le projet a été approuvé, mais une telle annonce ne veut absolument rien dire si elle ne s'accompagne pas d'un véritable plan pour l'expansion de l'oléoduc.
La saison de la construction est déjà à moitié terminée. Qu'est-ce que le premier ministre est prêt à faire pour que la construction commence à Burnaby dès cet été?
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PCC (AB)
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2019-06-05 14:39 [p.28579]
Monsieur le Président, le premier ministre a échoué lamentablement dans le dossier du libre-échange entre les provinces. En fait, il s'y est même opposé devant les tribunaux. La moitié des dispositions de l'Accord de libre-échange canadien, qui a été conclu par les libéraux, est une liste de choses dont on ne peut pas faire le commerce. Ce n'est pas ce qu'on appelle le libre-échange. En fait, comme c'est le cas du premier ministre, son supposé accord de libre-échange ne correspond pas à ce qu'on prétendait.
Les obstacles au commerce interprovincial coûtent à l'économie canadienne 130 milliards de dollars. Quand le premier ministre cessera-t-il de faire de l'obstruction et permettra-t-il le libre-échange entre les provinces?
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2019-06-03 16:21 [p.28428]
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec mon collègue de Mégantic—L'Érable.
Je suis honoré d’avoir l’occasion de discuter de cette motion de l’opposition aujourd’hui parce que, comme mes collègues le savent, j’ai été journaliste pendant plus d'une vingtaine d'années. J’ai passé la majeure partie de mon temps à travailler pour des journaux communautaires dans le Sud de l’Alberta. Je peux donc parler en connaissance de cause de la façon dont les journalistes de tout le pays se sentent, pas nécessairement au sujet du renflouement des médias, mais certainement au sujet de certains groupes qui ont été ajoutés à ce groupe d’experts pour déterminer qui va recevoir du financement, qui va être laissé pour compte et selon quels critères ces fonds seront distribués aux divers groupes médiatiques.
À partir du début de ma carrière de journaliste et presque jusqu’à la fin, j’ai constaté que partout au pays, la perception qu'ont les Canadiens des journalistes a complètement changé. Pour diverses raisons, notamment la croissance des médias sociaux, des chaînes d'information par câble ou d'autres de canaux diffusion, on observe sans nul doute une érosion très nette de la confiance envers les journalistes partout au pays et, en fait, partout en Amérique du Nord.
Notre motion d’aujourd’hui ne remet pas en question le travail des journalistes canadiens et l’importance du rôle que jouent les médias pour renforcer la démocratie et obliger le gouvernement et les politiciens à rendre des comptes. Notre motion ne contient rien de tout cela. Nous nous opposons à l’inclusion d’une organisation comme Unifor dans ce groupe d’experts. Notre motion énonce clairement qu’une presse libre et indépendante est un pilier de la démocratie. C’est le premier élément de notre motion. Je soutiens aujourd’hui qu’en invitant un représentant d’un groupe comme Unifor, qui a ouvertement pris parti, qui dit incarner la résistance et qui va une fois de plus faire activement campagne contre un parti politique bien particulier aux prochaines élections, on mine l’intégrité de toute la démarche entreprise. C’est ce que nous ont dit des journalistes partout au pays, pas seulement des députés de l’opposition.
Andrew Potter, collaborateur à la CBC, s’est écrié: « C’est pire que tout ce que l’on aurait pu imaginer. Un groupe soi-disant indépendant composé entièrement de représentants de syndicats et de lobbyistes de l’industrie. Quel désastre! ».
Andrew Coyne, chroniqueur au National Post, dit ceci: « Une chose est très évidente maintenant, si elle ne l’était pas déjà auparavant: nous nous trouvons devant la plus grave menace à l’indépendance de la presse que notre pays ait vue depuis des décennies. »
Ce sont des journalistes réputés qui dénoncent la décision du gouvernement libéral d’inclure une association de groupes partisans au sein de ce comité. C’est essentiellement ce dont il est question dans notre motion d’aujourd’hui. Nous ne remettons aucunement en question l’intégrité et l’importance des journalistes.
La semaine dernière, lorsque l’Alberta Weekly Newspapers Association a tenu sa cérémonie annuelle de remise de prix, j’étais très fier de voir que de nombreux journaux communautaires de la circonscription que je représente étaient honorés. J’aimerais profiter de l’occasion pour nommer quelques-uns des lauréats.
Le Claresholm Local Press, publié par Roxanne Thompson et le rédacteur en chef Rob Vogt, a remporté le prix de la catégorie B. Le High River Times a remporté le troisième prix de la catégorie D. Le Rocky Mountain Outlook, publié par Jason Lyon, a remporté le prix de la catégorie E. Il a aussi reçu le prix d’excellence en journalisme dans le domaine de l’éducation, le prix du meilleur reportage sur la conservation des habitats et le prix du journalisme dans le domaine des arts et de la culture.
Le journal Okotoks Western Wheel, où j’ai travaillé pendant 17 ans, a remporté le prix dans la catégorie F, ce dont je suis très fier. Il a battu notre rivale, le journal St. Albert Gazette. Mon collègue me doit une bière pour cela. L'Okotoks Western Wheel a également remporté le prix du meilleur reportage local, le prix du meilleur reportage en matière de conservation de l’habitat et le prix du journalisme sportif. Je félicite Bruce Campbell, le rédacteur en chef, ainsi que les journalistes Remy Greer, Krista Conrad et Tammy Rollie.
Toutefois, il y a deux cas qui se démarquent pour moi et qui montrent bien que nos collègues d’en face font de la désinformation lorsqu'ils prétendent que le financement sera disponible pour n’importe quel journaliste au Canada. Un des journaux primés a une longue histoire en Alberta et il appartient à Frank et à Emily Mctighe, qui font certainement partie de mes mentors dans l’industrie de la presse écrite en Alberta.
Le journal Macleod Gazette a plus de 100 ans. Il a remporté le prix du meilleur journal de sa catégorie en Alberta, de même que le prix du journalisme pour des communautés en santé et celui du meilleur reportage par un journaliste local. Le rédacteur en chef et éditeur Frank Mctighe a reçu le prix commémoratif Gordon Scott pour le meilleur article de fond. C’est un prix très prestigieux dans l’industrie de la presse en Alberta. De plus, le journal Shootin’ the Breeze, qui appartient à Shannon Robison et est exploité par elle, à Pincher Creek, a remporté deux prix de journalisme, l'un dans le domaine environnemental et l’autre pour le meilleur éditorial local.
Ces deux journaux sont parmi les plus populaires dans ma circonscription de Foothills, dans le Sud-Ouest de l’Alberta, mais ni l’un ni l’autre ne sera admissible au financement parce qu’ils sont exploités par leur propriétaire. Ce ne sont pas de gros conglomérats qui ont des lobbyistes très bien payés capables d'influencer le gouvernement libéral et le groupe d'expert pour s’assurer de bénéficier du programme. Ce sont de petits journaux communautaires, qui représentent l’essence même de ces collectivités et qui font en sorte de demeurer à un niveau très local, afin que la population locale de tout ce qui se passe autour d’elle.
Nos collègues libéraux d’en face disent que les conservateurs s’en prennent au journalisme et que tous les médias du pays, qui sont si importants pour notre démocratie, seront admissibles à ces fonds. Les blogueurs, les journaux en ligne et certains de nos journaux communautaires essentiels ne seront pas admissibles à ce financement. Ils vont avoir de la difficulté. Je dirais que ces journaux sont les plus importants que nous ayons. Ce sont ceux qui sont étroitement liés à leurs collectivités et qui font un travail si important, et je sais qu’ils le font avec un minimum de ressources. Je suis sûr qu’ils aimeraient avoir accès à ce fonds des médias, mais ils n’y seront pas admissibles. Ces fonds seront réservés exclusivement aux grandes sociétés qui ont des lobbyistes coûteux qui feront pression sur le gouvernement libéral pour qu’il leur donne accès à ces fonds.
La question que se posent les conservateurs sur la motion d’aujourd’hui n’est pas nécessairement de savoir qui est admissible et qui ne l’est pas. Je veux profiter de l’occasion pour souligner la désinformation du gouvernement libéral à propos de ceux qui auront accès à ces fonds, car c’est loin de la vérité.
J’aimerais insister sur le fait qu’il est tout à fait inapproprié d’inclure Unifor dans le groupe d’experts. Dans le cadre de cette motion, les libéraux s’en prennent à nous et prétendent que nous travaillons contre les journalistes et que nous ne croyons pas à la liberté de la presse ni à l’importance de l’indépendance des journalistes au Canada, ce qui n’est absolument pas le cas. Les conservateurs comprennent aussi bien que quiconque, surtout ceux d’entre nous qui viennent de circonscriptions rurales et qui représentent des circonscriptions rurales, à quel point les journaux communautaires sont importants pour le succès et la santé des collectivités. Ce que nous nous demandons, c’est comment le gouvernement libéral, en mettant Unifor dans le groupe d’experts — une organisation qui a fait campagne, qui a fait de la publicité et qui se targue d’être la résistance dans la lutte contre les conservateurs aux prochaines élections —, peut-il prétendre que c’est un groupe non partisan qui fera des choix sans être influencé par le gouvernement libéral?
Jerry Dias pourrait tout aussi bien être un député du Parti libéral et siéger à la Chambre. Il a joué un rôle clé au sein de l’équipe de négociation des libéraux sur l’ALENA. Il fait maintenant partie du comité chargé de renflouer les médias. C’est clair que ça va beaucoup trop loin. Nous demandons que le groupe d’experts reste tel qu’il est, mais qu’Unifor en soit retiré afin d’assurer l’intégrité de ce processus et de ne pas miner davantage la confiance dans le journalisme canadien.
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2019-06-03 16:32 [p.28429]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa très longue question.
Pour répondre à sa première affirmation, je répète ce que j’ai dit très clairement: ce programme ne profitera pas à la plupart des médias locaux. Les entreprises qui appartiennent à un propriétaire-exploitant ou les petites entreprises en démarrage ou indépendantes ne seront pas admissibles à ce programme.
Aux libéraux qui ne cessent de nous demander pourquoi nous revenons constamment sur la capacité des journalistes locaux de profiter de ce programme, je réponds qu’ils ne profiteront pas de ce programme parce qu’ils n’y seront pas admissibles. Cela montre que les libéraux ne lisent pas leur propre projet de loi et qu’ils ne comprennent pas que ces groupes ne bénéficieront pas de ce programme parce qu’ils n’y sont pas admissibles.
Toutefois, les libéraux n’hésitent pas à mettre en tête de liste un syndicat hautement partisan lorsqu’il s’agit de déterminer qui sera admissible à ce programme et qui ne le sera pas.
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2019-06-03 16:34 [p.28430]
Monsieur le Président, les circonscriptions du député de Bow River et la mienne sont voisines et elles sont très semblables. J’ai travaillé dans plusieurs journaux de sa circonscription.
Le député a raison de dire que les journaux, les journalistes ou les médias que nous devrions aider ne pourront pas avoir accès à ce programme.
Essentiellement, l'argument que nous essayons de faire valoir aujourd'hui ne porte pas sur la création du programme, mais sur l'idée que le programme de sauvetage des médias de 600 millions de dollars mis sur pied par les libéraux sera dirigé par une association syndicale ou du moins qu'il sera en partie défini par elle, alors qu'elle s’est publiquement opposée aux partis de l’opposition. Une telle idée n'est pas du tout non partisane.
Encore une fois, je crois fondamentalement ce que je lis et ce que j’entends de la part des journalistes de nos circonscriptions, à savoir qu'une telle façon de procéder minera encore davantage la confiance déjà passablement amoindrie du public envers la presse au Canada.
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2019-06-03 17:06 [p.28435]
Monsieur le Président, je désire donner la réplique à une ou deux affirmations de mon collègue avant de poser ma question. Je suppose que la différence entre les conservateurs et les libéraux est que, lorsque des journalistes n’appuient pas les libéraux, ils les embauchent ou demandent à un intermédiaire de les appeler pour les menacer d’une poursuite. Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup d’intégrité de leur côté quant à la manière dont ils traitent les journalises avec qui ils ne sont pas nécessairement d’accord.
L’exposé de mon collègue portait sur la protection du journalisme et l’intégrité des journalistes. Tous les journalistes à qui j’ai parlé depuis l’annonce de ce plan de sauvetage des médias m’ont dit que la présence d’Unifor au sein de ce comité et l’idée même d’un sauvetage des médias minaient l’intégrité de leur profession. Cela diminue la confiance à l’égard des journalistes. Il ne s’agit pas d’une attaque des conservateurs contre les journalises. Il s’agit de signaler les préoccupations soulevées par les journalistes.
Mon collègue a maintes fois parlé du travail des journalistes indépendants, mais les journaux, stations de radio et médias indépendants n’obtiendront pas de fonds de ce programme parce qu’ils n’y seront pas admissibles. Pourquoi le Parti libéral n’écoute-t-il pas les journalistes qui ont soulevé des inquiétudes à propos de ce programme, qui ne le trouvent pas équitable et qui sont d’avis qu’il minera davantage la confiance du public à l’égard du journalisme canadien?
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PCC (AB)
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2019-05-28 10:29 [p.28111]
Monsieur le Président, je profite de l'occasion pour remercier la ministre et son gouvernement d'avoir appuyé ces amendements. Néanmoins, je rappelle que la grande majorité des amendements ont été présentés au comité par des députés de l'opposition. Qu'ils soient conservateurs, néo-démocrates ou verts, tous ont convenus de l'importance de ces amendements. Malheureusement, les libéraux siégeant au comité ont rejeté ces amendements. Par conséquent, je tiens à féliciter la ministre d'exprimer aujourd'hui son appui à ces amendements essentiels.
J'aimerais poser à la ministre une question qui intéresse les intervenants et qui est souvent revenue lors des discussions au comité. Elle concerne les exemptions qui seraient accordées aux ministères fédéraux. Les ministères fédéraux qui en feraient la demande pourraient bénéficier d'une exemption aux règlements prévus par le projet de loi C-81. La ministre pourrait-elle nous dire si elle compte veiller à ce que toute demande d'exemption prévue aux termes du projet de loi C-81 soit strictement limitée, et si un suivi sera effectué pour vérifier la légitimité et la validité de ces demandes?
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2019-05-28 13:13 [p.28131]
Monsieur le Président, je trouve de bon augure que le gouvernement et la ministre aient décidé d’appuyer les amendements du Sénat. Lorsque le projet de loi était à l’étape de l’étude en comité, les conservateurs, les néo-démocrates et le Parti vert ont présenté des dizaines d’amendements qui ont tous, sauf trois, été rejetés par les libéraux, dont bon nombre des amendements qui venaient du Sénat.
Je tiens à signaler que les choses auraient pu aller rondement si les libéraux avaient appuyé les amendements proposés par les intervenants à l’étape de l’étude en comité. Un amendement qui n’a pas été appuyé, et dont les intervenants nous ont parlé à maintes reprises, concernait l’incohérence due au fait qu’il reviendra à quatre organismes différents de s’occuper des plaintes, de défendre les droits et d’éliminer les obstacles, y compris l’OTC, l’OCENA et les autres conseils.
La ministre nous a parlé d'une politique selon laquelle il n'y a pas de mauvaise porte, mais les intervenants veulent s'assurer de frapper à la bonne porte. Avec quatre administrations et quatre organismes différents pour s’occuper des obstacles et des règlements, il y aura beaucoup de confusion. Les intervenants demandaient de la cohérence dans le traitement des plaintes et dans la mise en place des restrictions et des nouveaux règlements.
Mon collègue n’est-il pas d’accord avec les intervenants pour dire qu’il vaudrait mieux confier à un groupe homogène, comme l’OCENA, l’application du projet de loi C-81, plutôt qu’à quatre organismes différents qui feraient le travail d’un seul?
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PCC (AB)
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2019-05-28 14:11 [p.28139]
Monsieur le Président, la ministre de l'Environnement a récemment donné ce sage conseil aux clients d'un pub: « à la Chambre des communes, lorsqu'on parle plus fort, qu'on répète et qu'on se concentre sur un thème, les gens finissent par croire ce qui est dit sans poser de question. »
Dans ce cas, la ministre de l'Environnement ne croit certainement pas que les libéraux ont un plan pour l'environnement. D'ailleurs, peu importe combien de fois les libéraux se répètent, le budget ne s'est pas équilibré tout seul, la taxe sur le carbone ne réduit pas les émissions et le gouvernement n'atteindra pas ses cibles au titre de l'Accord de Paris.
En réalité, selon des rapports publiés récemment par le gouvernement du Canada, sous le gouvernement libéral, les émissions ont augmenté chaque année, elles continueront d'augmenter, et le Canada ratera de 150 mégatonnes l'objectif qu'il s'était fixé, et ce, malgré la mise en place de la taxe sur le carbone qui nuit à l'emploi. Voilà qui prouve que les libéraux n'ont aucun plan pour l'environnement. Ils ont cependant un plan pour hausser le fardeau fiscal.
Les libéraux multiplient les promesses brisées et rateront leurs cibles au titre de l'Accord de Paris. Le plan environnemental des conservateurs ne haussera pas le fardeau fiscal, favorisera l'exploitation des ressources naturelles et établira une feuille de route claire qui aidera le Canada à atteindre son objectif et qui profitera à tous les Canadiens.
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