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BQ (QC)
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2023-01-31 10:30 [p.11011]
Monsieur le Président, je suis un peu étonnée d'entendre l'opposition officielle remettre beaucoup de choses en question alors que le système du Québec, qui existe depuis 25 ans, fonctionne. Il fonctionne bien aussi pour lutter contre la pauvreté. Je suis sensible à l'argument de ma collègue selon lequel ce sont les gens qui ont déjà de l'argent qui vont en profiter. Cependant, ce n'est pas le résultat qu'on a obtenu au Québec.
Voici une statistique: le nombre de familles monoparentales recevant l'aide sociale a chuté de 64 % entre l'année de la création des services de garde et 2016. C'est aussi parce qu'il y avait plus de femmes en emploi. Les services de garde au Québec n'ont pas été construits du jour au lendemain. On a commencé par poser la première pierre et on a ensuite continué à bâtir ces services, qui donnent des résultats en matière de lutte contre la pauvreté.
J'aimerais savoir ce que ma collègue a à dire à ce sujet.
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BQ (QC)
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2023-01-31 11:03 [p.11016]
Monsieur le Président, en écoutant le discours de mon collègue, j'ai constaté qu'il avait bien compris tous les avantages d'avoir des services de garde éducatifs à prix abordable.
Cependant, dans l'ancienne mouture du projet de loi, l'exemption du Québec était clairement indiquée et inscrite. Après tout, le Québec est un modèle de succès. J'aimerais savoir pourquoi ce n'est pas inscrit dans le projet de loi à l'étude. S'il était clairement inscrit que le Québec pouvait être exempté avec une compensation financière adéquate, il me semble qu'on éviterait peut-être une autre chicane Québec-Ottawa.
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BQ (QC)
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2023-01-31 11:20 [p.11018]
Monsieur le Président, je tiens à préciser que je vais partager mon temps de parole avec mon enthousiaste collègue d'Abitibi—Témiscamingue.
Le projet de loi C‑35 a été abordé hier par mes consœurs d'Abitibi—Baie-James—Nunavik—Eeyou et de Laurentides—Labelle. Je prononcerai donc aujourd'hui un discours un peu complémentaire et je réitère que le Bloc québécois votera en faveur de ce projet de loi.
Le Québec a souligné en 2022 le 25e anniversaire de sa politique familiale. Cette dernière a permis l'instauration d'une allocation unifiée pour enfants et d'un régime d'assurance parentale, de même que le développement de services éducatifs à l'enfance à coût raisonnable. Il s'agit d'un autre développement pour la société québécoise qui confirme le caractère distinct et unique de notre nation. Ce projet progressiste avait comme objectif d'assurer l'équité par un soutien universel aux familles et une aide accrue aux familles financièrement plus vulnérables, de faciliter la conciliation des responsabilités parentales et professionnelles, et de favoriser le développement des enfants et l'égalité des chances.
L'architecture du réseau des centres de la petite enfance, ou CPE, et ses réussites ont été salués par de nombreux experts en éducation et en élaboration de politiques publiques partout dans le monde. L'OCDE qualifiait le système québécois des « plus ambitieux et [des] plus intéressants en Amérique du Nord » et ajoutait que « aucune [des] provinces n'a fait preuve de la même clarté visionnaire que le Québec pour aborder les besoins des jeunes enfants et des familles ».
Plusieurs commentaires vont dans le même sens. Nous les entendons depuis plus de 20 ans. Le Québec est résolument et sans contredit une société distincte, et son programme de services de garde est certainement un autre exemple de cette différence. Le Bloc québécois est bien entendu heureux que notre modèle inspire le fédéral, 25 ans après sa mise en place. Il est tout de même curieux que d'autres pays s'en soient inspirés avant lui: le Japon, la Suède, le Danemark, la Norvège, l'Australie.
Je veux aussi parler de ce que l'avènement des CPE a permis aux femmes québécoises d'accomplir et de son incidence sur le recul de la pauvreté.
Le Québec est le deuxième endroit au monde où les femmes intègrent le mieux le marché du travail. La Chaire en fiscalité en finances publiques de l'Université de Sherbrooke a compilé les données de l'OCDE, et c'est au Québec que l'écart entre le taux d'emploi des hommes et celui des femmes de 25 à 54 ans est le plus petit sur les 32 pays de l'OCDE. Pour l'année 2019, le taux d'emploi des femmes de 25 à 54 ans est de 83,4 %, alors que celui des hommes de la même tranche d'âge est de 86,8 %. Au Québec, l'écart est donc de 3,4 points de pourcentage. À titre de comparaison, l'écart moyen des pays de l'OCDE est de 17,1 points de pourcentage. Il s'agit d'un écart cinq fois plus important qu'au Québec.
Le taux d'emploi chez les femmes québécoises est passé de 65,5 % en 1996 à 83,4 % en 2019. Seule la Suède fait un peu mieux, et seulement par un demi-point de pourcentage. Concrètement, cela se traduit par des femmes qui ont pu accéder à des postes dans leur domaine de formation ou qui ont même pu cheminer vers des postes qui auraient été autrement inaccessibles sans le réseau des CPE. Dans un contexte de monoparentalité, des femmes ont pu intégrer le marché du travail sans craindre de « saigner leur budget », comme on le dit chez nous. De façon plus générale, les femmes ont pu se projeter dans un meilleur équilibre de vie, accomplir des études de cycle supérieur, et j'en passe.
Parlons maintenant de la pauvreté. En 2023, offrir des services de garde à prix abordable dans un réseau public est aussi une façon très efficace de lutter contre la pauvreté, et tout le monde y gagne. Au Québec, avec l'instauration des services de garde, le nombre de familles monoparentales vivant de l'aide sociale a chuté de 64 % entre 1997 — l'année de mise en place du réseau — et 2016. Avec plus de femmes sur le marché du travail, davantage d'impôts sur le revenu et de taxes à consommation sont payés. Nous sommes donc dans une forme d'autofinancement du système.
Le projet de loi à l'étude va permettre de conduire les provinces canadiennes vers une véritable conciliation travail-famille. Avec plus de 1,8 million de familles monoparentales au Canada, il n'est pas surprenant que la Chambre de commerce du Canada considère que, le premier obstacle à l'avancement d'une carrière ou à un changement de carrière qui pourrait être choisi ou imposé, c'est l'absence de services de garde abordables. Cela a été analysé dans un article du Globe and Mail au printemps dernier.
Il faut nommer les choses. Rappelons à cette assemblée que ce sont encore les femmes qui sont principalement les cheffes de famille, à qui incombe la responsabilité des enfants. Des progrès ont été faits depuis que j'ai eu des enfants, mais il en reste encore à faire.
Dans ce contexte, les statistiques sont claires, les coûts actuels des services de garde sont si élevés qu'après les calculs, le salaire net gagné par un parent, souvent celui de la mère, est pratiquement consacré à payer le service de garde. Cela n'a pas de bon sens. Les frais s'élèveraient en moyenne à 1600 $ par mois en Ontario, selon ce qu’une récente recherche nous a donné pour 2022. Cette réalité a ses impacts sur les mères, mais aussi sur la disponibilité de la main‑d'œuvre et tout ce qui tourne autour comme l'économie locale, l'épanouissement personnel, l'épanouissement professionnel, les recettes fiscales pour l'État, la socialisation des enfants et bien plus.
Le Québec, autorité mondialement reconnue comme avant-gardiste et pionnière dans sa politique familiale, n'adhère pas au programme fédéral et reçoit une pleine compensation financière. Le contraire aurait certainement été inacceptable. Toutefois, on aimerait bien que ce soit aussi inscrit noir sur blanc: le plein retrait du Québec de ce programme avec une compensation. Cela éviterait une éventuelle chicane Québec-Canada.
Je fais une mise en garde: le Québec a certainement une grande longueur d'avance sur les provinces canadiennes, mais certains choix des gouvernements québécois qui ont succédé à celui du Parti québécois, un parti progressiste, devront être dans la mire des provinces lorsqu'elles vont mettre en place ce projet si important, parce que parfois les gouvernements qui suivent sont moins progressistes.
Bloomberg a récemment consacré deux articles à la politique des CPE du Québec. Le premier article, paru le 31 décembre 2018, était intitulé Affordable Daycare and Working Moms: the Quebec Model. La réalité hybride du système de garde y est analysée avec les conditions qui devraient mettre en garde les provinces d'une trop grande présence du secteur privé à but lucratif.
Voici un passage, cité en français: malheureusement, le secteur privé à but lucratif non subventionné n'a pas été aussi bon pour le développement de l'enfant. Les parents-usagers qui sont dans cette partie du système, c'est-à-dire le privé, ont en moyenne des soins de qualité douteuse, contrairement aux centres subventionnés qui ont un très haut niveau de qualité.
C'est Bloomberg qui dit cela dans sa recherche. Cette déclaration d'un économiste fait écho au sentiment d'inachèvement de son instigatrice, ministre de l'Éducation de l'époque, Mme Pauline Marois.
Le second article date d'avril 2021 est intitulé Lessons From Quebec on Universal Child Care.
Son analyse porte sur le contexte pandémique et le maintien exceptionnel des services de garde publics chez nous. Il nous met en garde contre le modèle axé sur le marché dans le reste du Canada ou aux États‑Unis, même s'il était assorti d'arrangements fiscaux.
Je le cite librement en français: dans le meilleur des cas, les défenseurs considèrent cette approche fondée sur le marché comme un modèle d'affaires ténu pour les services de garde d'enfants, qui nécessitent un personnel important pour répondre aux exigences de sécurité de base, et les enfants y perdent aussi. On devrait être sensible à cela, me semble-t-il, parce que des services de garde de qualité sont un bien immatériel. Leur qualité est plus difficile à évaluer, de sorte que les programmes axés sur le marché se font concurrence sur les coûts plutôt que sur la qualité.
Je conclus avec ces derniers mots. J'ai mentionné tantôt le nom de Pauline Marois. La politique familiale qui a été érigée alors qu'elle était ministre de l'Éducation sous un gouvernement du Parti québécois est sans contredit la politique québécoise qui a résolument changé la donne pour des millions de femmes et de familles québécoises. Il ne s'agit rien de moins qu'une révolution pour les femmes qui ont fondé des familles. Je suis certaine que ce sentiment de reconnaissance est partagé par quelques générations de Québécois et de Québécoises. Ce legs politique est exceptionnel. Je remercie chaleureusement Mme Marois.
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BQ (QC)
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2023-01-31 11:30 [p.11020]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue, président du Comité permanent de l’environnement et du développement durable de la Chambre des communes auquel je siège.
Il a tout à fait raison. Je suis tellement d'accord avec lui. Je vais reprendre une phrase assez connue qui dit que Rome ne s'est pas bâtie en un jour.
Faire une politique importante prend du temps. Cela ne se fait pas du jour au lendemain. Quand on a un projet important, cela prend du temps et il faut prendre le temps de le commencer. Il faut mettre la première pierre à l'édifice, sinon il n'y a pas d'édifice.
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BQ (QC)
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2023-01-31 11:31 [p.11020]
Monsieur le Président, c'est vrai qu'il y a des problèmes. Tout n'est pas parfait. Quand ce système a été mis en place par le Parti québécois et Mme Pauline Marois, les gouvernements qui ont suivi n'ont pas toujours été dans le bon sens, si je puis dire. C'était des gouvernements moins progressistes. C'est à cela qu'il faut faire attention.
C'est ce que l'analyse de Bloomberg dit justement. Mettons en place un système et assurons-nous qu'il sera pérenne et amélioré d'année en année.
J'ai entendu plusieurs discours de mes collègues de l'opposition. Ils parlaient du manque de personnel. C'est vrai qu'il en manque partout. Or, je vais donner une solution pour attirer du monde: la syndicalisation. Si on syndique les gens qui sont dans les services de garde, on n'aura pas de gens qui seront qualifiés de main-d’œuvre bon marché, de cheap labour.
Selon ce que je lis, le salaire des personnes non syndiquées a tendance à être beaucoup plus bas, souvent près ou juste au-dessus du salaire minimum provincial.
Si on veut attirer du monde, il faut aussi penser à donner des conditions de travail et des salaires qui soient adéquats. J'aimerais rappeler qu'à 98 % ou 99 %, ce sont principalement des femmes qui travaillent dans les services de garde.
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BQ (QC)
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2023-01-31 11:34 [p.11020]
Monsieur le Président, parfois, quand j'entends parler des députés du NPD, on dirait qu'ils ont tout fait.
Or, cela fait 25 ans que le système de servives de garde existe au Québec. Le problème, ce n'est pas le système, c'est l'accès à celui-ci.
Je le disais tantôt: il y a des partis politiques qui ont suivi le Parti québécois, qui était très progressiste, et d'autres qui n'ont pas été dans le sens que l'instigatrice des services de garde, Mme Pauline Marois, aurait voulu.
Les décisions qui n'ont pas aidé ne datent pas du récent gouvernement, mais aussi d'avant et d'un certain Parti libéral.
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BQ (QC)
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2023-01-31 11:37 [p.11021]
Monsieur le Président, donner des conseils au gouvernement fédéral pour qu'il en fasse plus dans un domaine de compétence provinciale, j'ai un petit peu de difficulté avec cela. Je ne vais pas donner de conseils.
Le conseil que je peux donner à tous serait de favoriser la syndicalisation dans les provinces. Un milieu de travail syndiqué affiche un taux plus élevé de rétention du personnel et de satisfaction au travail. De plus, il offre de meilleurs salaires, de meilleurs avantages sociaux et de meilleures pratiques de travail. Dans ce temps-là, on a le goût d'aller travailler.
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BQ (QC)
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2023-01-31 12:18 [p.11027]
Madame la Présidente, je remercie ma collègue avec qui je suis très heureuse de travailler au sein du Comité permanent de l'environnement et du développement durable.
On voit poindre à l'horizon un ralentissement économique. Or, de nombreuses études scientifiques disent qu'une approche axée sur le marché ne fonctionne pas pour ce qui est des services de garde.
J'aimerais avoir l'opinion de ma collègue. Pourquoi pense-t-elle que certains députés s'opposent à des services de garde publics, financés et abordables?
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BQ (QC)
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2023-01-30 17:16 [p.10990]
Madame la Présidente, il y a eu une rencontre conjointe entre les deux premiers ministres, celui du Canada et celui du Québec, sur la question des compensations. C'est bien, c'est parfait. On est content, sauf que pourquoi cela n'est-il pas inscrit dans le projet de loi? Même si le premier ministre du Canada avait dit que le fédéral allait continuer d'aider le Québec, que va-t-il se passer dans cinq ans? Pourquoi ne peut-on pas l'inscrire directement dans le projet de loi?
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2023-01-30 17:53 [p.10995]
Monsieur le Président, la députée a commencé son discours en disant que les éducatrices en services de garde étaient en épuisement professionnel. On pourrait aussi parler des enseignants et des enseignantes. Ensuite, elle a dit qu'il manquait de personnel. Au Canada, c'est rendu qu'on s'arrache les infirmières parce qu'il manque de personnel partout. Ce n'est donc pas typique aux éducatrices en services de garde.
Voici quelques données: entre 1997 et 2016, au Québec, le nombre de familles monoparentales recevant des prestations d'aide sociale a chuté de 64 %. Cela ne s'est pas fait tout de suite en 1997. Un réseau se bâtit. Il faut toujours commencer quelque part. Non, il n'est pas parfait, loin de là. Nous voulons que les champs de compétence soient bien clairs. Je pense que si on ne fait pas un premier pas, il n'y a rien qui va suivre.
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2022-12-08 14:15 [p.10663]
Monsieur le Président, aujourd'hui, 8 décembre, nous soulignons la Journée mondiale du climat pour nous rappeler la menace bien réelle du réchauffement climatique et la nécessité d'agir pour en limiter les effets sur la planète.
Aujourd'hui, que peut-on constater? Il y a une augmentation du carbone, des températures extrêmes et du méthane, un dépérissement des forêts boréales, équatoriales et tropicales, des feux de forêt, l'acidification et la baisse du niveau d'oxygène dans les océans, la fonte des glaciers et des glaces arctiques, la sécheresse, les inondations extrêmes, le déclin de la biodiversité, l'approvisionnement alimentaire en danger, des réfugiés climatiques par millions, et j'en passe.
Le gouvernement donne des milliards de dollars pour l'adaptation aux bouleversements climatiques. De l'argent, c'est bien, mais réduire nos gaz à effet de serre, c'est mieux.
J'ai parfois l'impression qu'ici, au Canada, juste faire comprendre au gouvernement l'urgence d'agir, ce serait déjà un gain.
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2022-12-08 14:40 [p.10668]
Monsieur le Président, le premier ministre a annoncé, dans le cadre de la COP15, la création de 1 million de kilomètres carrés d'aires protégées. C'est extraordinaire. Les animaux vont pouvoir vivre en paix et les plantes et les arbres seront à l'abri; quel beau geste pour la biodiversité.
Sauf que, il ne faudrait surtout pas que ces aires protégées empêchent l'exploitation des ressources naturelles. Ce sont des aires protégées, sauf s'il y a du pétrole, du gaz ou des mines.
Si on peut exploiter ce qu'on veut sur des aires protégées, en quoi au juste sont-elles protégées?
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2022-12-07 19:28 [p.10599]
Monsieur le Président, ma collègue me fascine toujours par la passion qu'elle met à défendre son dossier sur les femmes.
Je vais revenir à ce qu'on a souligné cette semaine, c'est-à-dire à Polytechnique. Je me rappelle très bien qu'après les événements de Polytechnique, il y avait une négation. On disait que ce n'était pas vrai qu'on visait des femmes. Par rapport au tueur en série au Manitoba, il y a la même négation de la part des policiers. On dit qu'on ne visait pas des femmes autochtones, que c'était autre chose.
Comment peut-on expliquer le fait qu'on nie que ce sont des femmes et des femmes autochtones qui sont visées?
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BQ (QC)
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2022-12-06 14:56 [p.10502]
Monsieur le Président, la COP15 débute à Montréal et le premier ministre, qui n'avait pas jugé bon de se déplacer pour la COP27, va être un des rares chefs d'État, sinon le seul, à y faire une apparition. Que va-t-il dire?
Il va dire que la biodiversité est une richesse, qu'elle est menacée par l'activité humaine et que nous avons la responsabilité d'en faire davantage pour protéger la faune et la flore du monde entier. D'un air grave et solennel, il attendra les applaudissements.
Si, pour une fois, il veut être pris au sérieux, pourquoi n'annoncerait-il pas la fin de l'exploration pétrolière le long des côtes de Terre-Neuve?
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BQ (QC)
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2022-12-06 14:58 [p.10502]
Monsieur le Président, le pétrole du Canada est mauvais pour la planète. Il contribue au réchauffement climatique et il nuit à la biodiversité. Tant l'exploration que l'exploitation ont des conséquences néfastes pour des espèces animales comme la baleine noire ou les coraux et pour des espèces végétales. Je n'apprends rien à personne ici: Ottawa continue de faire comme si de rien n'était. C'est beau la biodiversité, c'est important la planète, mais ce qui compte le plus au Canada, c'est le pétrole.
Le premier ministre sera-t-il assez honnête pour avouer aux participants de la COP15 que le Canada nuit à la biodiversité?
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