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Lib. (QC)
Merci, madame la présidente.
Bonjour, très chers collègues.
C'est pour moi un honneur de prendre la parole aujourd'hui à titre de ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie pour faire le point sur les efforts du gouvernement visant à assurer la vaccination de la population canadienne contre la COVID-19.
Je voudrais tout d'abord profiter de l'occasion pour remercier, au nom des parlementaires, tous les officiels et les fonctionnaires qui ont travaillé d'arrache-pied durant les derniers mois et la dernière année pour assurer la santé et la sécurité des Canadiennes et des Canadiens. Je pense notamment à mon sous-ministre, M. Simon Kennedy, mais aussi à M. Mitch Davies, président du Conseil national de recherches du Canada, et à M. Bill Matthews, sous-ministre de la ministre Anand, qui a fait un travail remarquable.
Le Canada a garanti l'accès aux vaccins les plus prometteurs en cours de mise au point dans le monde. Le gouvernement a aussi agi pour accroître la capacité de fabrication de vaccins au pays, afin de contribuer à assurer sa préparation à long terme à une pandémie.
Lorsque cette pandémie a commencé, le Canada ne disposait pas de capacités de biofabrication à grande échelle qui soient flexibles et adaptées à un vaccin contre la COVID-19. Il est important de se rappeler comment nous en sommes arrivés là.
Pendant la majeure partie du XXe siècle, le Canada a joué un rôle clé dans la conception et la production mondiale de produits biopharmaceutiques, principalement grâce à des travaux effectués dans les laboratoires de recherche médicale Connaught, à Toronto. La situation a changé dans les années 1980 lorsque le gouvernement de l'époque a décidé de privatiser les laboratoires Connaught. En l'espace de 10 ans, l'écosystème de la biofabrication au Canada s'est érodé. Bien que les entreprises aient réalisé beaucoup de travaux en recherche et développement ici au Canada, peu de produits ont été commercialisés pour un usage public.
Ensuite, le gouvernement précédent a sabré le financement d'Industrie Canada qui soutenait les entreprises des sciences de la vie et attirait de nouveaux investissements au Canada.
Depuis lors, le Canada a perdu un certain nombre d'entreprises et d'investissements notables. En voici quelques exemples.
En 2007, AstraZeneca a cessé ses activités de fabrication au Canada pour les regrouper dans ses installations basées en Suède.
En 2010, Johnson & Johnson a fermé son centre de recherche à Montréal.
En 2011, Teva a fermé l'une de ses usines canadiennes de fabrication, soit celle située à Montréal.
En 2013, Boehringer Ingelheim a fermé son centre de recherche-développement à Laval, qui se concentrait sur l'hépatite C et le VIH.
En 1973, environ 19 % de la demande intérieure canadienne de vaccins et de médicaments thérapeutiques était satisfaite par des importations. Aujourd'hui, le Canada importe 85 % de ses vaccins et médicaments thérapeutiques.
Tournons-nous vers l'avenir.
Dès le début de la pandémie, notre gouvernement a reconnu que nous devions renforcer notre capacité nationale de fabriquer des vaccins et des traitements au Canada. Nous avons investi tôt et massivement. Nous avons pris des mesures immédiates en adoptant une vision à long terme.
Permettez-moi de souligner, chers collègues, quelques-uns des nombreux investissements que nous avons réalisés depuis mars 2020.
Il faut aussi rappeler qu'en général, la mise en place d'une nouvelle installation pharmaceutique de fabrication, si l'on suit les bonnes pratiques de fabrication, peut prendre de deux à cinq ans. Compte tenu de la crise, nous allons faire des efforts considérables pour accélérer le processus et réduire les délais.
Tout d'abord, nous avons investi 126 millions de dollars dans la construction du nouveau centre de production de produits biologiques du Conseil national de recherches du Canada, à proximité de son site de l'avenue Royalmount, à Montréal. Une fois pleinement fonctionnel, plus tard dans l'année, ce nouveau centre pourrait produire à l'échelle nationale environ 2 millions de doses de vaccins par mois.
Cette semaine, nous avons signé un protocole d'entente avec Novavax pour poursuivre la fabrication nationale de son vaccin contre la COVID-19 dans ce nouveau centre de production de produits biologiques, à Montréal.
Le gouvernement a également investi 44 millions de dollars dans la modernisation de l'installation de l'avenue Royalmount pour les essais cliniques. Cela permettra au CNRC de produire du matériel pour les essais cliniques ainsi que des doses de vaccins d'urgence.
Regardons ce que nous avons fait en Saskatchewan. Nous avons investi 23 millions de dollars pour aider la Vaccine and Infectious Disease Organization de l'Université de la Saskatchewan et le Centre international de recherche sur les vaccins — ce que nous appelons VIDO-InterVac — pour contribuer à accélérer la conception de son candidat vaccin contre la COVID-19, et 12 millions de dollars pour transformer son installation de production de vaccins pour les animaux afin de répondre aux normes requises pour la production de vaccins pour les humains.
Notre gouvernement sait que le secteur privé joue un rôle primordial dans la recherche-développement. Il fait progresser la mise au point de vaccins et le développement de la capacité de biofabrication.
Ainsi, dès les premiers mois de la pandémie, le gouvernement a consacré 792 millions de dollars au titre du Fonds stratégique pour l'innovation afin de concevoir des vaccins et des produits thérapeutiques chez nous, au Canada, ainsi que pour renforcer les activités de biofabrication. Les collègues de Québec sauront que la société privée Medicago, qui possède déjà plus de 20 ans d'expérience dans la production de vaccins, a notamment obtenu un appui pouvant atteindre 173 millions de dollars. Les fonds permettront à Medicago d'accélérer les essais cliniques ainsi que la construction d'une installation de production de vaccins et d'anticorps conformément aux bonnes pratiques de fabrication. Le gouvernement s'est engagé à acquérir jusqu'à 76 millions de doses du candidat vaccin de Medicago si l'efficacité de ce dernier est démontrée.
Le Fonds stratégique pour l'innovation a également investi jusqu'à 56 millions de dollars dans l'entreprise Variation Biotechnologies pour concevoir un vaccin contre la COVID-19 à son centre de recherche à Ottawa, et jusqu'à 25 millions de dollars dans l'entreprise Precision Nanosystems de Vancouver pour soutenir sa technologie révolutionnaire de nanoparticules lipidiques.
Le gouvernement est conscient que le déploiement de vaccins efficaces est la meilleure façon de relancer l'économie canadienne et de protéger la santé des Canadiens à long terme.
Dans l'énoncé économique de l'automne, nous nous sommes engagés à explorer les moyens de renforcer la capacité de bioproduction et d'intervention à long terme du Canada en cas de pandémie. Le Canada est prêt à aller de l'avant, fort de ses talents et de son avantage en matière d'innovation. Nous profitons de l'effort collectif pour nous engager résolument.
En conclusion, je dirais à chacun d'entre nous de saisir l'occasion, d'être ambitieux et de bâtir ensemble un secteur de la biofabrication résilient ici au Canada.
Je suis maintenant prêt à répondre à vos questions.
Merci.
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Lib. (QC)
Dans un premier temps, monsieur Cumming, je vous remercie de m'accueillir ici. Je me réjouis à l'idée de travailler avec vous. Vous et moi avons déjà eu une conversation. Je suis vraiment dans mon élément.
Revenons au moment où tout a commencé. Nous savons tous que le 11 mars, l'Organisation mondiale de la santé a déclaré l'état de pandémie. Depuis, nous disposons d'environ 234 candidats vaccins dans le monde entier. Sur les conseils du groupe de travail sur les vaccins — pour répondre plus précisément à votre question —, nous avons examiné le candidat vaccin que vous avez mentionné, mais nous l'avons fait pendant environ trois mois, en avril, mai jusqu'en août. Après cela, nous avons mis fin à la discussion.
Même avant cela — et je pense que c'est important pour les Canadiens qui nous regardent —, dans les 12 jours qui ont suivi l'annonce de l'Organisation mondiale de la santé qui déclarait l'état de pandémie, nous avons investi 192 millions de dollars dans la biofabrication ici au Canada. En un mois, nous avions investi près de 792 millions de dollars.
Je soutiens simplement qu'il faut mettre les choses en contexte pour les Canadiens qui nous regardent. Lorsqu'il y a 234 candidats vaccins dans le monde, nous nous appuyons sur la science, et nous nous fions aux conseils des experts. L'épisode dont vous parlez est un épisode très court dans un processus très long. Nous avons examiné la question pendant environ trois mois, mais nous avons ensuite décidé de mettre un terme à la discussion.
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Lib. (QC)
Comme je l'ai dit, monsieur Cumming, si vous regardez le portefeuille de vaccins dont nous disposons à ce jour, ces discussions ont été très brèves. Nous sommes passés à autre chose par la suite. Nous avons choisi les piliers, je dirais, qui seront les piliers de notre résilience ici au Canada en matière de biofabrication.
Vous parlez de Medicago. Vous parlez de VIDO. Vous parlez d'AbCellera à Vancouver et maintenant de Novavax. Ce que je veux dire, c'est que nous avons ensuite sélectionné, avec la ministre Anand, sept candidats vaccins dans le monde entier. Deux d'entre eux — ceux de Pfizer et de Moderna — ont été approuvés par Santé Canada. C'est le déploiement que nous avons au Canada.
L'épisode dont vous parlez n'était qu'un des différents candidats vaccins qui ont été examinés, à un stade très précoce, puis nous sommes passés rapidement à autre chose. Aujourd'hui, nous disposons du plus grand portefeuille de vaccins pour assurer et, évidemment, protéger la santé et la sécurité des Canadiens.
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Lib. (QC)
Permettez-moi d’être très clair. Vous avez quatre phases lorsque vous construisez une usine. Il y a la phase de conception, la phase de construction, la phase de certification et la phase de production.
Je pense que nous devrions tous nous réjouir, tout d’abord, en tant que parlementaires, que Novavax ait choisi le Canada. Lorsque j’ai parlé au PDG... L’entreprise aurait pu aller dans sept ou huit pays où elle a déjà des usines de fabrication, mais elle a choisi le Canada, ce qui est une bonne nouvelle.
Ce que j’ai dit — et le premier ministre —, c'est que nous prévoyons que la construction sera terminée d'ici la fin de l'été. Ensuite, il y a la période de certification, qui peut durer quelques mois car, comme vous le savez, il s'agit de bonnes pratiques de fabrication. C’est régi par Santé Canada, conformément à ses processus. Les Canadiens comprendraient que nous voulons aller vite, mais que nous voulons nous assurer que nous respectons les protocoles en matière de santé et de sécurité. Ensuite, nous passerions à la production.
Ce que j’ai dit, c’est que nous produirions un vaccin avant la fin de l’année à cette installation, à Royalmount. Nous sommes très heureux, je dois dire, et nous devrions — vous, moi et tous les Canadiens — penser que le fait d’avoir Novavax... Nous avons eu de la chance car, d’une certaine manière, le processus de fabrication que nous avons à Royalmount est compatible avec le vaccin Novavax. La deuxième chose qui a incité le PDG à choisir le Canada est la rapidité et, évidemment, un marché d’approvisionnement très stable, prévisible et sûr. Je pense que c’est une bonne nouvelle, car nous devons être prudents et résilients pour l’avenir.
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Lib. (QC)
Tout à fait. Merci d’avoir posé...
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Lib. (QC)
Monsieur Cumming, nous avons reçu environ 87 demandes dans le cadre du Fonds stratégique pour l’innovation. Nous avons examiné tout cela, puis le groupe de travail s’est penché sur les projets. Son objectif est évidemment d’examiner ce qui est réalisable, la science, la technologie et ce qui peut être déployé rapidement pour fournir des vaccins aux Canadiens.
C’est ainsi qu’ils voyaient les choses lorsqu’ils fournissaient des conseils à ce gouvernement.
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Lib. (QC)
Je me permets de dire quelques mots, ensuite je laisserai la parole à ma collègue.
D'abord, je vous remercie de la question, madame Lambropoulos.
Je pense que le choix de Novavax pour le Canada est une très bonne nouvelle pour les Canadiens. Comme je le dis souvent, il faut agir immédiatement et concrètement dans une vision à long terme. Quelle est notre vision à long terme? C'est d'assurer la santé et la sécurité des Canadiens, et cela exige de la résilience et de la prudence.
Mon rôle comme ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie est de ramener chez nous le plus d'éléments possible de la chaîne d'approvisionnement. Comme cela a été souligné dans les questions précédentes, nous nous sommes rendu compte que nous partions d'une base manufacturière réduite. Cela a commencé il y a des décennies. Ce que nous sommes en train de faire, c'est reconstruire chez nous la base manufacturière de la biofabrication. Cela va nous permettre de faire face à l'avenir avec beaucoup plus de résilience.
Avec le CNRC et son président, M. Davies, nous allons tout faire pour accélérer la construction de l'usine de l'avenue Royalmount. Il y a quatre étapes: la conception, la construction, la certification et la production. Nous allons tout faire pour que les choses aillent rapidement.
Cela dit, nous avons d'autres piliers, par exemple Medicago, à Québec, AbCellera, à Vancouver, et VIDO, en Saskatchewan.
Ce que je fais en collaboration avec le gouvernement et les fonctionnaires, c'est bâtir les piliers de cette résilience, pour que le Canada soit plus fort et puisse faire face à toute urgence sanitaire qu'il pourrait y avoir à l'avenir.
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Lib. (QC)
Comme je l'ai mentionné, il y a quatre phases: la conception, la construction, la certification et la production. Nous avons dit, comme le premier ministre l'a fait, que nous prévoyons que la construction sera terminée à l'été.
On passe ensuite à la phase de certification, un processus indépendant, ce qu'on appelle les bonnes pratiques de fabrication, soit la certification que doit obtenir de Santé Canada toute installation de biofabrication au Canada. Le temps nécessaire peut varier, selon le temps que cela prend. On passe ensuite rapidement à la production.
C'est pour cette raison que j'ai dit que nous pourrons produire avant la fin de l'année. La construction sera terminée d'ici la fin de l'été. Il y a ensuite la phase intermédiaire de certification, et naturellement, nous en saurons plus lorsque nous serons rendus à cette phase et que les experts indépendants se prononceront.
L'important pour nous, et je suis certain que vous en êtes consciente, c'est, et je le répète, que Novavax ait choisi le Canada, et s'il en est ainsi, c'est en raison de notre politique, de notre financement et de notre point de vue sur la science.
J'ai eu une conversation avec le PDG. Il était très emballé à l'idée de venir au Canada. Pour les dirigeants de l'entreprise, c'est l'endroit par excellence actuellement. Nous avons prouvé pendant la pandémie que nous sommes un partenaire de confiance. Je peux vous dire, à titre d'ancien ministre des Affaires étrangères, que le monde cherche la stabilité, la prévisibilité, la traçabilité, la sécurité des approvisionnements, et un endroit où on respecte la primauté du droit. Nous avons fait la preuve que nous sommes un partenaire de choix dans le monde, et c'est pour cette raison que nous sommes en mesure d'attirer ce genre d'investissements au Canada.
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Lib. (QC)
J'aimerais d'abord vous remercier de votre commentaire, monsieur Lemire. Cela me fait plaisir de vous fournir toutes les informations que j'ai. Je pense qu'il y a un esprit de collégialité et de collaboration, sans partisanerie. Nous sommes en train de sauver des vies. Nous devons tout faire ensemble et retenir les meilleures idées.
Je crois qu'une stratégie d'autonomie présente un grand avantage. Comme vous l'avez vu, le gouvernement du Québec a salué la décision de Novavax de s'installer au Canada, à plus forte raison à Montréal, au Québec. Cela démontre l'existence à Montréal d'un écosystème en la matière, notamment d'un capital humain important. Je voudrais en attribuer le mérite à nos chercheurs et à nos scientifiques. J'ai parlé au président-directeur général de la compagnie. Si des compagnies comme Novavax décident de s'installer à Montréal, c'est parce qu'elles croient qu'elles auront le capital humain nécessaire.
Cela nous permettra donc d'être autosuffisants. Nous ne connaissons pas l'avenir, ni vous ni moi. Il y a de nouveaux variants de ce virus et nous voyons surgir toutes sortes de choses.
Depuis le début, ma tâche a été d'agir de manière urgente pour essayer d'attirer des investissements chez nous le plus rapidement possible afin que nous soyons autosuffisants, dans la mesure du possible. De façon plus large, j'ai aussi eu pour tâche de chercher, avec la ministre Anand et d'autres, des façons de ramener chez nous le plus d'éléments possible de la chaîne d'approvisionnement. Ainsi, au Québec et au Canada, nous aurons tous les investissements que nous pouvons avoir pour assurer notre autosuffisance en vue d'une prochaine crise sanitaire, s'il devait y en avoir une.
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Lib. (QC)
Je vais laisser la ministre Anand vous répondre, mais, juste avant, je voudrais ajouter une précision.
Je peux vous donner l'exemple de Novavax et vous dire exactement comment la discussion s'est passée.
Il faut comprendre que nous avons très peu d'installations manufacturières, au Québec et au Canada, qui soient compatibles avec la fabrication de ce type de vaccins. Vous allez me dire qu'il y a GSK, à Québec. Toutefois, GSK fabrique déjà le vaccin contre la grippe, alors nous ne voulons pas déranger cette production. Vous allez me dire qu'il y a aussi Sanofi, à Toronto. Vous avez raison, mais, ce que Sanofi produit, c'est un vaccin contre la [difficultés techniques].
Par contre, je peux vous dire ce qui a incité Novavax à aller de l'avant. Comme je l'ai dit, j'ai eu l'occasion de parler au PDG de Novavax. L'élément qui a été décisif, c'est que le type de vaccins que la compagnie produit est compatible avec la chaîne de production des installations du CNRC à Montréal.
Je vais maintenant laisser la ministre Anand répondre.
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Lib. (QC)
D'accord, madame la présidente.
Le 11 mars, l'Organisation mondiale de la santé a déclaré une pandémie. À peine 12 jours plus tard, nous investissions 192 millions de dollars dans la production locale de vaccins; un mois plus tard, nous investissions 792 millions de dollars.
C'est sûr que, lorsqu'on part d'une capacité de base aussi limitée que la nôtre, c'est plus long qu'en Angleterre, par exemple. Tout compte fait, nous avons réagi rapidement en annonçant, après 12 jours et après un mois, des investissements considérables pour augmenter notre capacité.
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Lib. (QC)
Monsieur Davies, je serais heureux d'ajouter quelque chose, si vous le souhaitez. Je vous laisse en décider.
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Lib. (QC)
Merci, monsieur Davies.
Je mentionne, à l’intention des Canadiens qui nous regardent, qu’il y a deux initiatives en cours aux installations sur Royalmount. Nous avons les essais cliniques, auxquels nous avons consacré 44 millions de dollars, et nous avons ce dont vous venez de parler. Il y avait des problèmes du côté de la certification, mais aujourd’hui, on parle d’une usine qui sera en mesure de produire deux millions de vaccins par mois.
Monsieur Davies, je dirais qu’avec un partenaire comme Novavax, que tous les pays dans le monde aimeraient avoir, qui a choisi le Canada et qui a choisi les installations de Royalmount, je pense que cela devrait nous rassurer sur le fait que nous pourrons produire en respectant les échéanciers qui ont été fournis.
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Lib. (QC)
Je pense que la ministre Anand en sait plus que moi à ce sujet. Je peux cependant vous fournir une réponse plus générale, monsieur Lemire.
Depuis notre appel à l'action, 6 800 compagnies au Canada ont voulu participer à l'effort collectif. Ce que nous avons fait est presque comparable au projet Apollo.
Je veux revenir sur des questions qui ont été soulevées plus tôt, notamment par M. Davies. On se demande pourquoi, si on avait une licence, certains manufacturiers ont choisi de faire les choses différemment. C'est qu'au Canada, nous n'avions pas de base manufacturière pour produire des vaccins en aussi grande quantité. La plus grosse usine que nous avons, c'est celle de Sanofi à Toronto. Or, Sanofi produit déjà des vaccins contre d'autres maladies. C'est donc ce qui explique que les contrats que nous avons au Canada puissent être différents.
Si l'on prend l'exemple d'AstraZeneca et de l'Inde, il faut comprendre qu'ils avaient déjà établi un partenariat. Cette usine en Inde produit 1 milliard de vaccins annuellement. Vous comprenez que notre situation n'est en rien comparable à celle de l'Inde, même si l'on tient compte des installations que nous sommes en train de construire. Il nous faut rebâtir toute notre base manufacturière. C'est ce qui explique en grande partie les choix qui ont été faits dans les contrats.
C'est la même chose en ce qui concerne l'Angleterre. Notre base manufacturière est encore plus petite que celle de l'Angleterre.
Dans ces circonstances, la meilleure solution était évidemment d'importer des vaccins, comme la ministre Anand a décidé de le faire. La deuxième action que nous avons faite, 12 jours après que la pandémie a été déclarée, c'est investir rapidement des montants considérables afin d'améliorer notre capacité manufacturière, en vue d'assurer notre résilience.
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Lib. (QC)
Je vais essayer de répondre brièvement, parce que je vois que la présidente me fait signe.
En effet, comme je l'ai mentionné dans ma présentation, depuis les années 1980, nous avons perdu beaucoup d'éléments dans cette industrie.
Cependant, permettez-moi de vous rassurer, monsieur Lemire. À peine un mois après le début de la pandémie, nous avions déjà investi 792 millions de dollars. Je pourrais dresser la longue liste des entreprises, dont un bon nombre du Québec, qui ont levé la main pour apporter leur contribution dans plusieurs domaines, qu'il s'agisse de thérapies ou de vaccins, par exemple.
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