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Lib. (ON)
Merci, monsieur le président.
Tout d'abord, je suis extrêmement déçue de la motion. J'avais des questions importantes à poser aux témoins de la Nouvelle-Zélande. Je suis fermement convaincue qu'il était important d'étudier leur point de vue. Je suis très déçue d'avoir été privée de mon tour, qui était le suivant. M. Davies vient de dire que les questions devraient être réparties également entre tous, mais aujourd'hui, la motion m'a fait perdre mon temps de parole.
Tous les membres ont convenu de tenir une réunion du Sous-comité, après le sujet du NPD dans notre plan de travail. Il a été décevant que nous donnions congé aux témoins en dépit de l'entente sur une réunion du Sous-comité. C'est le spectacle que nous donnons à nos amis de la Nouvelle-Zélande? Ils se sont réveillés à 5 heures du matin et ont passé des heures à préparer leur témoignage, et nous adoptons ce genre de comportement. C'est incroyable.
Je le répète, vous avez dit qu'une réunion du Sous-comité aurait lieu la semaine prochaine, une fois terminée l'étude de M. Davies. Nous avions également adopté un rapport antérieur du Sous-comité en mars qui disait que nous consacrerions deux autres séances au CEPMB et que nous passerions à la rédaction du rapport.
Le libellé de la motion porte à la plus grande confusion. Je suis très préoccupée par le temps que la quatrième partie de la motion demande aux fonctionnaires, à de hauts fonctionnaires. Ils devraient se rendre disponibles pendant une heure deux jours différents chaque semaine, en plein milieu de la journée, alors qu'ils doivent gérer notre réponse à la pandémie. Elle leur demande seulement deux heures, mais, comme tout le monde, les fonctionnaires doivent se préparer à ces séances. Ils doivent reporter d'autres réunions. Ils ont des comptes à nous rendre, mais ce n'est pas leur travail de se faire harceler de questions inutiles pendant plusieurs heures par semaine pour qu'un député de l'opposition puisse obtenir des clips pour les médias sociaux.
Il y a pire. Je m'inquiète du manque de respect dont la motion témoigne à l'égard du Comité. Nous avons dit à maintes reprises que nous devrions discuter de ces questions au fur et à mesure qu'elles se présentent. Comme M. Van Bynen l'a dit, nous avons eu la même discussion au sujet de la dernière séance tenue aux termes du paragraphe 106(4) du Règlement, et la citation de M. Davies résume assez bien la façon dont le Comité devrait fonctionner.
La motion des conservateurs irait complètement à l'encontre de l'esprit de coopération dont M. Davies a parlé. Elle vise à enlever toute raison d'être au Sous-comité. Comment respecte-t-elle le Comité si elle vise à forcer l'annulation d'une réunion du Sous-comité où tous les partis pourraient travailler ensemble, librement, pour trouver une bonne façon de poursuivre les travaux?
Voilà qui me rappelle le moment où les conservateurs ont prétendu que les Canadiens étaient en queue de peloton pour recevoir des vaccins, qu'ils n'obtiendraient pas de doses avant 2030. Or, voilà qu'aujourd'hui même, le CCNI a recommandé l'administration de la deuxième dose le plus tôt possible parce qu'il y a une plus grande quantité de vaccins disponibles. Si je peux me permettre de le rappeler, ce plan avait été communiqué à tout le pays très tôt, l'an dernier, en 2020. Dans une récente baladodiffusion, M. Davies a dénoncé l'incohérence des conservateurs dans leurs critiques du gouvernement. Il a rappelé qu'ils avaient reproché au gouvernement sa lenteur à fermer les frontières, alors qu'ils le critiquent maintenant à cause des règles sur la quarantaine à l'hôtel et des mesures de contrôle appliquées à la frontière. Les conservateurs sont d'avis qu'il faut rouvrir l'économie. Je n'arrive pas à voir où ils se situent.
Nous ne devrions pas récompenser ce comportement en gaspillant le temps des fonctionnaires et en les invitant sans raison particulière. Si les membres de l'opposition veulent prendre le week-end pour réfléchir aux sujets dont ils aimeraient discuter avec ces fonctionnaires et au calendrier le plus efficace pour le faire, je suis certain que le Sous-comité pourrait parvenir à un accord à ce sujet.
La motion ne devrait pas être adoptée. Le Sous-comité devrait se réunir lundi comme prévu, et c'est à ce moment-là que vous et le coprésident, ainsi que M. Davies et M. Kelloway, pourrez établir l'ordre du jour des séances qui restent.
Merci.
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Lib. (ON)
Merci, monsieur le président.
En qualité de membre du Comité, je suis toujours en faveur d'écouter les experts. Nous sommes ici pour accomplir un vrai travail pour les Canadiens. Nous devons procéder de façon organisée.
J'aimerais parler de l'information sur notre plan de travail que propose cette motion. Je veux aussi que notre réaction soit à la hauteur de la réponse apportée à la pandémie et du rôle de notre Comité.
Nous avons collaboré au début, et l'idée de M. Davies d'étudier un sujet par parti a donné le ton de toute l'étude. La réunion du sous-comité aurait été l'endroit adéquat pour discuter des prochaines étapes.
Monsieur le président, depuis un an, nous écoutons les témoignages des experts, et nous continuerons à le faire. Il est important pour nous d'aider le gouvernement à servir les Canadiens. Cela signifie qu'il nous faut jouer le rôle d'une caisse de résonance pour la voix des médecins et celle d'autres chercheurs et experts qui peuvent nous aider à traverser cette période et à informer les pandémies futures, ou qui sont susceptibles de nous apporter toute autre information pertinente. Il s'agit notamment d'experts indépendants; de personnes qui appuient ou qui critiquent les mesures prises par le gouvernement; de fonctionnaires qui travaillent jour et nuit pour protéger les Canadiens et de décideurs au sein du Cabinet. C'est ainsi que le Comité peut se rendre le plus utile.
Le rôle du rapport est de donner les meilleurs conseils sur la façon de gérer une situation comme celle-ci lorsqu'elle se produira de nouveau, même si ce n'est pas avant un siècle. Nous devons réussir à rédiger un rapport à un moment donné. C'est pourquoi nous devons tenir une réunion du sous-comité, afin que les députés puissent discuter de la façon dont les témoignages peuvent être le plus utiles à notre pays, et pour que nous puissions prendre les prochaines mesures. Si ce rapport était rédigé aujourd'hui, il refléterait la façon dont le gouvernement a géré cette pandémie.
Ma collectivité, Brampton, a été durement touchée par la pandémie. Les membres du Comité le savent. Nous avons également reçu les premières doses du vaccin avant le mois de septembre. Aujourd'hui, plus de la moitié des habitants de Peel, soit près de 70 % des adultes, ont reçu leur première dose. Au plus fort de la troisième vague, nous avons signalé plus de 11 000 nouveaux cas par jour. Hier, il y en eu 271. Les choses s'améliorent.
Le gouvernement fédéral a été en mesure d'accomplir cela parce qu'il a réussi à obtenir un plus grand nombre de candidats vaccins par habitant que tout autre pays. Nous sommes maintenant au troisième rang du G20 pour ce qui est des doses administrées par habitant. À ce jour, nous avons livré plus de 26 millions de vaccins aux provinces et aux territoires, et beaucoup d'autres sont en cours d'acheminement d'un bout à l'autre du pays. Plus de 60 % des adultes canadiens sont vaccinés.
Les vaccins fonctionnent aussi très efficacement, mieux que cela n'était prévu lorsque que nous avons commencé à nous réunir. On a signalé que seulement 0,15 % des Canadiens vaccinés ont été infectés par le virus 14 jours ou plus après avoir reçu leur première dose. La Dre Tam ajoute: « Comparativement aux sujets non vaccinés dans ces provinces et territoires, ces personnes avaient plus de chances de ne présenter aucun symptôme et moins susceptibles d'avoir une maladie grave nécessitant une hospitalisation. »
Lorsque les provinces demandent de l'aide, nous sommes là pour elles. Nous avons donné plus de 284 milliards de dollars aux provinces pour les aider à accroître leur capacité de vaccination. À Peel, le gouvernement fédéral a fourni de nombreux soutiens supplémentaires, notamment celui des forces armées qui se sont déployées dans les établissements de soins de longue durée pendant la tragique première vague, auquel s'ajoutent l'intervention de l'Agence de la santé publique du Canada en cas d'éclosion de maladies et un site d'isolement volontaire pour la région.
En Ontario, plus de 300 employés fédéraux responsables de la recherche de contacts effectuent entre 2 500 et 3 000 appels par jour. Le gouvernement a fourni 11 millions de tests rapides et cette mesure s'accompagne d'un soutien au déploiement de tests sur les lieux de travail, de sites d'isolement volontaires supplémentaires dans toute la province et, bien sûr, des 5 milliards de dollars accordés à l'Ontario dans le cadre de l'Accord sur la relance sécuritaire.
Nous savons aussi que les soins virtuels sont plus importants que jamais. C'est pourquoi 46 millions de dollars ont été accordés à la province pour aider à élargir ces services, permettant ainsi aux Ontariennes et Ontariens d'avoir accès à des soins pendant que les hôpitaux font face à la crise.
Tout ce que nous avons entendu, monsieur le président, doit être bien documenté — les hauts comme les bas. En Comité, nous devons travailler à la préparation d'un rapport, à tout le moins provisoire, qui pourra mieux informer les futurs dirigeants. La motion à l'étude continue de retarder cet important travail.
Le gouvernement a dû prendre des décisions difficiles, mais nécessaires, comme la gestion de la frontière. Les règles du Canada à l'égard des déplacements et des contrôles à la frontière comptent parmi les plus strictes au monde. Nous avons restreint les entrées au pays non essentielles. Nous avons interdit les vols en provenance de pays qui connaissent des flambées de variants. Nous avons exigé que tous les voyageurs aériens soient mis en quarantaine sous la supervision de l'ASPC et nous avons mis en œuvre des protocoles rigoureux de quarantaine et de tests pour tous les voyageurs.
Cet après-midi, la Dre Tam a déclaré: « Les choses s'améliorent grandement. » Elle a ajouté: « Nos efforts nous ont permis de franchir le sommet de la troisième vague à l'échelle nationale et de nous diriger vers un été bien meilleur, si nous parvenons à maintenir le cap. »
La situation s'améliore peut-être à Brampton et dans l'ensemble de l'Ontario, mais d'autres provinces, comme le Manitoba, connaissent encore des éclosions, alors nous devons être prudents et responsables. « Bien que cette prévision soit très encourageante, elle réaffirme que ce n'est pas le moment d'assouplir nos mesures. Si les mesures sont assouplies, augmentant le nombre de contacts en personne dans l'ensemble de la collectivité, une recrudescence des cas est probable. » Comme elle l'a dit, nous devons « maintenir le cap », un cap que notre gouvernement a tracé.
Monsieur le président, nous devons travailler en collaboration. Voilà ce que je pense.
Merci, monsieur le président.
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Lib. (ON)
J'invoque le Règlement, monsieur le président.
Monsieur le président, pourriez-vous demander au greffier si la députée a le droit diffuser son intervention sur Facebook, de son côté?
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Lib. (ON)
Merci, madame la présidente.
Merci à tous les témoins de s'être joints à nous aujourd'hui.
Madame Blais, vous avez dit que vous aimeriez que l'on consacre davantage de ressources à la formation de sages-femmes autochtones. Quelles sont les façons dont vous avez pu intégrer les pratiques médicales autochtones aux pratiques occidentales?
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Lib. (ON)
Merci, madame Blais.
Madame la présidente, je veux céder mon temps de parole à mon collègue Marc Serré.
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Lib. (ON)
Merci, monsieur le président.
Je remercie tous les témoins d'être ici aujourd'hui et pour tout le travail qu'ils font en première ligne.
Ma première question s'adresse à M. Lucas.
Monsieur Lucas, bien que les tests par PCR soient la norme de référence, les tests rapides sont des outils importants dans notre arsenal et, jusqu'à maintenant, le gouvernement fédéral a fourni des millions de tests rapides aux provinces et aux territoires. Combien de tests rapides ont été livrés dans les provinces et les territoires? Combien ont été livrés en Ontario?
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Lib. (ON)
Quel rôle les tests rapides peuvent-ils jouer dans certains milieux où la mobilité est élevée? Comment les provinces et les territoires peuvent-ils les utiliser efficacement?
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Lib. (ON)
Merci.
Ma prochaine question s'adresse à la Dre Tam.
Madame Tam, vous avez parlé d'approches communautaires. Je viens de Brampton, dans la région de Peel où environ 60 % de la population adulte a reçu une première dose. Le vaccin est maintenant offert à toutes les personnes de plus de 12 ans. Le vaccin a été offert aux personnes qui travaillent dans des milieux à risque élevé par l'entremise de cliniques parallèles, comme celles qui ciblent des groupes culturels particuliers.
Pouvez-vous nous parler de l'importance de ces cliniques parallèles dans les efforts visant à rejoindre toute la population?
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Lib. (ON)
Merci.
La prochaine question s'adresse à M. Matthews. En décembre, le gouvernement a dit que tous les Canadiens qui le voulaient seraient entièrement vaccinés d'ici la fin du mois de septembre. Combien de doses ont été administrées jusqu'à maintenant et combien de personnes ont été vaccinées? Croyez-vous que nous sommes en bonne voie d'atteindre cet objectif?
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Lib. (ON)
Merci.
Monsieur Lucas, comment le Canada se compare-t-il aux États-Unis et à des pays semblables du G7 et du G20 pour ce qui est des taux de vaccination?
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Lib. (ON)
Merci, monsieur le président.
Ma question s'adresse à M. Stewart ou à la Dre Tam.
Les Canadiens s'inquiètent de l'efficacité des vaccins contre les variants préoccupants, d'après des données concrètes.
Pouvez-vous nous parler de l'efficacité des vaccins contre les variants préoccupants?
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Lib. (ON)
Merci.
Docteure Tam, vous avez parlé de la communication comme étant la clé. Vous avez mentionné certaines des initiatives sur lesquelles vous travaillez pour augmenter les mises à jour sur les vaccins, comme la communication avec les Canadiens au moyen des médias sociaux. Le gouvernement fédéral a récemment lancé une campagne publicitaire sur les vaccins et leurs avantages sur le thème de l'effet d'entraînement.
Que pouvez-vous nous dire du message que cette campagne espère communiquer aux Canadiens dans tout le pays?
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Lib. (ON)
Merci.
Il paraît qu'environ 58 % des adultes ont reçu au moins une dose, et que ce chiffre continue à augmenter.
Ma question s'adresse à M. Matthews.
Comment notre portefeuille d'approvisionnement en vaccins nous permet-il de donner autant de vaccins en si peu de temps?
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Lib. (ON)
Merci, madame la présidente.
Il est important pour moi de prendre la parole aujourd'hui. En tant que membre du Comité permanent de la condition féminine, je sais à quel point le problème dont nous parlons ici est grave.
À mon avis, l'essentiel, c'est d'aller au-delà de la politique et de mettre l'accent sur les victimes. Je suis déçue de voir une politisation de la question. C'est extrêmement nuisible, madame la présidente.
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Lib. (ON)
Merci, madame la présidente, de me permettre de prendre la parole.
C'est très important pour moi aujourd'hui. En tant que membre du Comité permanent de la condition féminine, je sais à quel point le problème dont nous parlons ici aujourd'hui est grave.
À mon avis, l'essentiel, c'est d'aller au-delà de la politique et de mettre l'accent sur les victimes. Je suis déçue de voir une politisation de la question. C'est extrêmement nuisible, madame la présidente.
Depuis mars, nous menons notre propre étude sur la même question, donnant ainsi suite à une autre étude que nous avons réalisée en 2019. Jusqu'à maintenant, nous avons tenu huit réunions et entendu 36 témoins, y compris le ministre de la Défense, la juge Deschamps, des officiers supérieurs des Forces armées canadiennes, des membres des forces de l'ordre ainsi qu'une douzaine de victimes d'agressions sexuelles dans l'armée.
Leurs histoires ont été difficiles à entendre, et je félicite sincèrement ces victimes d'avoir témoigné. J'ai entendu les témoins du Comité permanent de la condition féminine et je conviens que nous devons travailler avec les témoins et les victimes, pas jouer à des jeux politiques. Madame la présidente, soyons clairs: les victimes ont besoin de solutions, pas de politique.
Je veux d'abord mettre l'accent sur la solution, madame la présidente. J'ai été encouragée par l'ampleur de la volonté politique du gouvernement, y compris le premier ministre, le ministre de la Défense nationale et ma collègue, la secrétaire parlementaire, qui a participé aux réunions du comité de la condition féminine, dans leur engagement sincère en vue de réformer la culture des forces armées et de mieux soutenir les victimes.
Lorsque le ministre a comparu le 23 mars, il a admis qu'il y a beaucoup de travail à faire. Il a dit que:
L'inconduite sexuelle, le harcèlement et toute forme de comportement inapproprié sont inacceptables. Appelons ces choses par leur nom: il s'agit d'abus de pouvoir. Ces gestes vont à l'encontre de nos valeurs canadiennes et nuisent à l'efficacité opérationnelle des Forces canadiennes. Nous voulons prévenir de tels comportements. Nous voulons être là pour les survivants et leurs réseaux de soutien. Nous voulons garantir que les gens qui dénoncent des incidents d'inconduite sexuelle ou de harcèlement se sentent en sécurité et soutenus et qu'ils aient la certitude qu'ils seront entendus.
Il reste manifestement du travail à faire, mais le gouvernement a pris plusieurs mesures essentielles pour mettre fin à l'inconduite sexuelle dans les forces armées dans le cadre de l'opération Honour. Nous avons adopté une déclaration des droits des victimes et créé le Centre d'intervention sur l'inconduite sexuelle, et le gouvernement met en œuvre La voie vers la dignité et le respect, une stratégie pour un changement de culture à long terme afin d'éliminer l'inconduite sexuelle dans les Forces armées canadiennes.
Le gouvernement du Canada a ensuite amorcé un examen externe indépendant et approfondi qui sera dirigé par Mme Louise Arbour, l'ancienne juge de la Cour suprême. Cet examen portera sur le harcèlement et l'inconduite sexuelle dans les forces armées ainsi que sur les politiques, les procédures, les programmes, les pratiques et la culture à la Défense nationale pour ensuite recommander des améliorations.
Le ministre a affirmé que:
Éliminer toute forme d'inconduite et d'abus de pouvoir et créer un milieu de travail sécuritaire pour l'ensemble du personnel de l'équipe de la Défense a toujours été une grande priorité pour moi à titre de ministre de la Défense nationale. De récents reportages dans les médias montrent cependant que de nombreux membres des Forces armées canadiennes ne sentent toujours pas qu'ils peuvent porter plainte en toute sécurité. Nous savons que nous devons en faire davantage pour garantir que tous les membres des Forces armées canadiennes se sentent en sécurité lorsqu'ils portent plainte et que nous serons là pour les soutenir lorsqu'ils le font.
Il a ensuite dit:
Outre le CIIS, les militaires peuvent également se tourner vers les Services d'aumônerie, les Centres de ressources pour les familles des militaires, le Programme d'aide aux employés, la Ligne d'information pour les familles [...]
Il a ajouté que:
Ces ressources sont indispensables pour soutenir les personnes touchées par l'inconduite sexuelle. Celles-ci ne constituent toutefois qu'un seul élément des efforts généraux que nous déployons afin de créer un milieu de travail sécuritaire et inclusif pour tous les membres de l'Équipe de la Défense. Nous nous efforçons d'éliminer la masculinité toxique qui fait partie intégrante de la culture militaire, laquelle nous empêche d'aller de l'avant. Ces traditions archaïques et toxiques qui valorisent la rudesse et l'agression, plutôt que l'intelligence émotionnelle et la coopération, et tout autre aspect de notre culture qui contribue à l'intimidation, au harcèlement et à d'autres comportements inacceptables.
À notre comité, nous avons sciemment décidé de maintenir l'étude axée sur les victimes. Nous savons que nous ne sommes pas enquêteurs, et nous ne devons pas risquer de nous ingérer dans des enquêtes. L'objectif n'était pas de revenir en arrière et de vérifier qui était au courant et quand, même si on a à maintes reprises et clairement répondu à toutes ces questions au Comité. En tant que comité législatif, l'idée était de faire des recommandations pour améliorer les conditions des femmes dans les Forces armées canadiennes.
Il était encourageant d'entendre parler du travail qu'on a déjà amorcé dans ce dossier. Lorsque j'ai posé la question au lieutenant-général Wayne Eyre, il a dit qu'il a déjà parlé directement aux victimes dans le peu de temps qui s'est écoulé depuis qu'il est devenu chef d'état-major de la Défense par intérim. Il a dit que de nombreuses victimes se sont adressées à lui, et il a attentivement écouté leurs histoires. Il a dit que:
Une chose qui m'apparaît évidente est que nous avons besoin de mettre en place un mécanisme permettant aux survivants et aux survivantes de tourner la page, par exemple dans les cas où ces personnes ne veulent pas nécessairement porter l'affaire en justice. Je tiens sincèrement à en apprendre davantage et à voir une intégration plus vaste de démarches réparatrices dans le règlement définitif qui s'en vient, et peut-être que c'est une occasion de tirer des leçons qui nous permettront de mettre en place, sous une forme ou une autre, un processus de réconciliation. Il y a beaucoup de choses que nous pouvons apprendre là.
Madame la présidente, encore une fois, nous discutons d'un problème déchirant. Nous devons poser des questions. Comment pouvons-nous aider les victimes? Comme mes collègues l'ont dit aujourd'hui, des membres du Comité posent ces questions. J'encourage tout le monde à mettre l'accent sur les victimes et sur le changement de culture dans les Forces armées canadiennes.
Merci, madame la présidente.
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