Hansard
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 15 de 116
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Monsieur le Président, comme nous l'avons fait depuis le début de la pandémie, nous continuerons de mettre l'accent sur les Canadiens et le travail qui doit être accompli. Au cours des derniers mois, nous avons donné aux Canadiens le soutien nécessaire pour traverser cette période difficile en instaurant la Prestation canadienne d'urgence, qui a aidé des millions de personnes au pays, ainsi qu'en mettant en place la subvention salariale, puis en la prolongeant.
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je suis heureux de parler au nom du premier ministre et de dire qu'il considère toujours que son rôle, que notre rôle en tant que gouvernement, est d'aider la population canadienne.
La situation d'urgence n'est pas terminée. Ce qui est prioritaire pour nous, c'est le travail que nous accomplissons, non seulement en prolongeant la subvention salariale, mais aussi en réfléchissant au mode de rétablissement du régime d'assurance-emploi. En effet, nous savons que c'est ce qui intéresse les Canadiens, car ces derniers s'inquiètent de leur capacité à pouvoir soutenir financièrement leur famille.
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Monsieur le Président, j'aimerais revenir sur la situation dans laquelle notre pays s'est retrouvé à la mi-mars, ainsi que sur les mesures prises par le gouvernement pour aider les Canadiens au cours des derniers mois.
À la mi-mars, nous nous sommes évidemment retrouvés dans une situation sans précédent. Les Canadiens ont été priés de rester chez eux pour se protéger, ainsi que leur famille et les autres citoyens. Ce fut manifestement la bonne décision sur le plan de la santé publique, mais cette décision a également eu de réelles implications sur le plan économique.
En tant que gouvernement, nous avons pris les rênes à ce moment-là et avons annoncé qu'il fallait réfléchir à la manière dont nous pourrions nous assurer de soutenir les Canadiens en cette période particulièrement difficile. Nous avons d'abord et avant tout pris conscience d'une réalité importante: de nombreux Canadiens allaient être privés d'un chèque de paie. Pour faire face à ce problème, nous avons donc mis en place la Prestation canadienne d'urgence. Nous savons qu'au cours des derniers mois, cette prestation a permis à des millions de Canadiens d'avoir les moyens de payer l'épicerie et le loyer afin de permettre à leur famille de survivre en cette période de défis immenses. Ce fut notre toute première initiative.
Nous avons instauré une subvention salariale parce que nous reconnaissions qu'il fallait maintenir un lien entre les entreprises et leurs employés. Elles devaient être incitées à garder leurs employés, même si, dans bien des cas, ces employés n'avaient pas à accomplir le type de travail qu'ils font normalement parce qu'on leur avait demandé de rester chez eux. La subvention salariale a aidé des millions de Canadiens à conserver leur emploi et à continuer à gagner de l'argent pour eux-mêmes et leur famille en ces temps difficiles.
Nous ne nous sommes pas arrêtés là. Nous savions que nous devions prêter main-forte à tous les gens qui subissaient un stress énorme. Par exemple, nous savons que, en raison du besoin éventuel de recourir à des services de livraison, les aînés devaient assumer des coûts plus élevés que par le passé. Il pouvait se trouver dans l'obligation de se faire livrer leurs médicaments ou leur nourriture par des moyens qu'ils n'utilisaient pas auparavant. Nous avons donc trouvé un moyen de soutenir les aînés pendant cette période.
Nous savions que les étudiants ne seraient pas nécessairement capables d'obtenir les emplois dont ils avaient besoin au cours de l'été et nous avons donc instauré une prestation qui les aiderait, car nous voulions qu'ils retournent...
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je sais que cela est très important. La subvention salariale et sa prolongation sont offertes à chaque entreprise du pays qui subit une diminution de ses revenus.
De cette façon, nous allons avoir plus de travail et plus de travailleurs partout au pays. C'est donc une approche importante pendant une pandémie.
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Monsieur le président, je tiens à préciser que nous reconnaissons toute l'importance de combattre cette pandémie, et c'est exactement ce que nous faisons. Nous soutenons les particuliers et les entreprises, car c'est ce qu'il convient de faire pendant cette période. Bien entendu, à mesure que nous avancerons, nous réfléchirons à la meilleure façon d'assurer une reprise économique en veillant à avoir...
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Monsieur le président, nous sommes toujours convaincus qu'il est absolument crucial de collaborer avec les provinces afin d'éliminer les obstacles au commerce interprovincial. Nous avons fait d'énormes progrès dans ce domaine au cours des dernières années, mais nous devons évidemment poursuivre ce travail. Pour ce faire, les provinces doivent toutefois faire leur part.
Le gouvernement est résolu à libéraliser davantage les échanges commerciaux au Canada, car c'est une façon de stimuler l'économie d'aujourd'hui et de demain.
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Monsieur le président, l'élimination des obstacles au commerce interprovincial est un défi de longue haleine. C'est un défi exigeant pour le gouvernement actuel, comme il l'a été pour les gouvernements précédents.
L'accord nous a permis de faire un énorme pas en avant et il a évidemment eu un effet positif sur l'économie canadienne. Nous savons toutefois qu'il reste du travail à faire. Nous serons heureux de travailler avec les provinces dans le but de renforcer l'économie grâce à une réduction efficace des obstacles au commerce au Canada.
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Monsieur le Président, nous reconnaissons qu'il est essentiel de fournir aux entreprises en difficulté l'aide dont elles ont besoin au cours de la pandémie. Nous savons que l'élargissement et la prolongation du programme de subvention salariale aideront les entreprises, et nous sommes résolus à aider les propriétaires d'entreprise à calculer le montant dont ils ont besoin pour traverser cette période difficile. Nous estimons que c'est un élément capital...
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Madame la présidente, je crois que nous partageons tous le même objectif, qui est d'aider les entreprises afin qu'elles puissent employer davantage de gens alors que nous sortons soigneusement et en toute sécurité de cette crise.
Le programme tel que nous l'avons conçu permet d'augmenter le nombre d'entreprises qui peuvent profiter de la subvention salariale afin de rappeler des employés au travail et de prolonger la période pendant laquelle elles peuvent bénéficier de cette subvention afin qu'elles soient plus confiantes en l'avenir.
Nous sommes conscients qu'il faut de toute évidence communiquer cela efficacement. Le calculateur, que les entrepreneurs peuvent utiliser, devrait nous aider à y parvenir. Bien entendu, nous continuerons d'aider les entreprises à mesure qu'elles réembaucheront des employés. C'est notre objectif.
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Madame la présidente, le travail que nous avons fait nous permet de savoir que le projet de loi accroîtra considérablement le nombre d'employeurs admissibles à la subvention salariale et le nombre d'employés qui pourront retourner au travail. Nous continuerons de collaborer avec les employeurs pour que l'on comprenne bien l'utilisation optimale pouvant être faite par...
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Madame la présidente, nous avons effectivement mis en place d'importants programmes, notamment le programme d'Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial afin de soutenir les petites et grandes entreprises. Un nombre croissant d'entreprises utilisent ce programme.
Le point sur lequel nous nous sommes tous entendus hier, soit l'élargissement de l'accès à la subvention salariale et la prolongation du programme, aura une incidence fortement positive sur les entreprises qui souhaitent réembaucher des employés. Nous réalisons que tous les programmes doivent être examinés globalement et nous le faisons continuellement...
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Madame la présidente, nous sommes tout à fait à l'écoute des députés, lorsqu'ils posent des questions comme celle qui vient de m'être posée, et nous sommes aussi à l'écoute des petites et grandes entreprises. Ce programme a été élargi. Nous y avons ajouté un mois, ce qui accroit la protection. Nous avons réfléchi aux mesures à prendre pour aider le plus possible les petites et grandes entreprises, et celles que nous avons prises comprennent des prêts partiellement à taux préférentiel ainsi qu'une bonification du programme de subvention salariale. Ce sont des mesures qui auront un effet majeur.
Nous continuerons d'examiner d'éventuelles modifications et améliorations et nous sommes heureux d'entendre la perspective et les idées du député à ce sujet.
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je serai très clair. Le gouvernement n'envisage rien de tel. Nous ne songeons aucunement à modifier l'impôt sur la résidence principale, ni pour le moment, ni plus tard.
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je remercie le député de sa question.
Nous ne pouvons renoncer à une idée que nous n'avons même pas. Un changement dans la taxation des résidences principales ne fait pas partie de notre approche ni de notre politique. Nous n'avons pas de projet de ce genre.
Voir le profil de Bill Morneau
Lib. (ON)
Monsieur le Président, depuis le dernier bilan économique présenté par notre gouvernement, la COVID-19 s’est propagée rapidement à l’échelle de la planète. Une nouvelle maladie a fait les manchettes, a alimenté nos conversations, et a fini par sévir chez nous.
Nous suivons depuis le début les lignes directrices émises par les responsables de la santé publique. Les gouvernements d’un océan à l’autre du Canada ont décrété des mesures de confinement pour ralentir la propagation du virus et veiller à ce que nos systèmes de santé puissent relever le défi colossal auquel nous étions confrontés. Les entreprises ont fermé. Les écoles ont fermé. Les gens sont restés chez eux. Notre vie quotidienne n’était plus du tout la même.
Nous sommes nombreux à avoir cessé de nous rendre au travail. Plusieurs ont été confrontés à une nouvelle réalité, se sont retrouvés sans emploi et ont dû vivre avec les inquiétudes qui en découlent. De nombreux autres ont dû travailler en première ligne; ils ont dû s’adapter à de nouveaux risques dans un emploi qui ne prenait plus le même sens.
Nous avons passé des mois sans voir nos amis et notre famille, dans la peur et l’incertitude. Nous avons cherché de nouveaux moyens de rester en contact et de nous rassembler pour célébrer les moments importants de nos vies. Nous avons passé beaucoup de temps à faire des appels vidéo. Cependant, le plus important est que nous avons pris le temps de prendre soin les uns des autres.
Cette crise est sans précédent. Elle concerne à la fois la santé publique et l'économie. Notre décision collective de prioriser la protection de la santé des Canadiens nous a permis d'aplatir la courbe plus rapidement que bien d'autres pays. Le nombre quotidien moyen de nouveaux cas au pays a chuté de quelque 80 % par rapport au sommet atteint à la fin avril. Grâce à leurs efforts, les Canadiennes et Canadiens ont sauvé des milliers de vies. Toutefois, les Canadiens ont également fait de grands sacrifices pour en arriver là. Des millions d'entre eux ont perdu leur emploi, des heures de travail ou encore une partie de leur salaire. Certaines entreprises, grandes et petites, vivent encore beaucoup d'incertitude.
En apportant un soutien rapide et large, nous avons été en mesure de préserver des millions d'emplois, d'offrir un revenu d'urgence aux familles et d'aider les entreprises à rester à flot au plus fort de la tempête. L'aide que nous avons donnée aux Canadiens et aux Canadiennes pour se remettre sur pied a permis d'éviter de graves répercussions à long terme.
La pandémie n'est pas terminée et nous ne pouvons pas abandonner l'engagement que nous avons pris les uns envers les autres. Je tiens à prendre un instant pour souligner l'important travail du ministère de la Santé et de la Dre Tam pendant la crise actuelle.
Aujourd'hui, notre gouvernement présente un portrait économique et budgétaire. Ce document donne à la population canadienne et aux parlementaires une idée de notre économie telle qu'elle est à l'heure actuelle. Le document est transparent quant à ce que nous savons et à ce que nous ne savons pas. Les prévisions sont toujours incertaines, par leur nature même. Dans ce portrait, nous présentons nos meilleures prévisions quant à la situation économique du Canada jusqu'à la fin de l'exercice en cours, c'est-à-dire jusqu'au 31 mars 2021. Il serait peut-être trompeur de s'avancer à plus long terme.
La possibilité d'autres éclosions continue de se profiler à l'horizon, et il est impossible de faire des prévisions exactes dans cet environnement instable. Je sais que les Canadiens et les Canadiennes comprennent à quel point il est difficile de faire des prédictions en ce moment.
Je vais faire part à la Chambre de ce que nous savons. Le taux de chômage est passé d'un creux historique en janvier à des sommets historiques en mai. Nous savons que les travailleurs à faible revenu, les jeunes et les nouveaux immigrants ont subi le plus de pertes d'emploi en mars et en avril. Bien qu'un regain de l'emploi ait eu lieu en mai, les secteurs dans lesquels de nombreuses femmes travaillent ont été plus longs à rebondir. Nous savons que de nombreuses femmes assument le fardeau du travail non rémunéré à la maison et s'occupent des enfants et de parents malades. L'absence des services de garde pourrait retarder le retour des femmes au travail.
Nous avons aussi constaté que les groupes vulnérables ont été particulièrement touchés par la pandémie et continuent de faire face à des problèmes. Cette crise a révélé et amplifié de nombreuses inégalités au Canada. Je pense aux Canadiens qui travaillent pour se débrouiller avec un faible revenu, aux gens qui transforment et préparent notre nourriture, aux travailleurs étrangers temporaires, à nos aînés en centres de soins de longue durée.
Nous savons que les travailleurs du secteur de l'énergie ont été doublement touchés à cause de la chute soudaine des prix des produits de base à l'échelle mondiale et à cause de la diminution de plus de 15 % de l'emploi dans les services de soutien des secteurs minier, pétrolier et gazier. Nous savons que les entreprises sont encore aux prises avec des défis. La Subvention salariale d'urgence du Canada aide les entreprises touchées à protéger les emplois et les aidera à reprendre leurs activités. Nous encourageons les entreprises à profiter de ce programme et à engager encore plus de travailleurs.
Nous savons qu'arrêter la propagation du virus demeure la meilleure politique économique. Si nous pouvons continuer de faire diminuer progressivement le taux de transmission, nous serons en mesure d'assurer une relance économique stable. Si nous n'y arrivons pas, nous perdrons les gains réalisés grâce à nos sacrifices des quatre derniers mois. Partout dans le monde, nous voyons les conséquences d'une réouverture précipitée.
Notre gouvernement a compris, dès le début de la pandémie, que nous devions intervenir pour soutenir les Canadiens et stabiliser l'économie. Le plan d'intervention économique pour répondre à la COVID-19 est l'investissement en temps de paix le plus important de l'histoire du Canada. Il représente plus de 212 milliards de dollars en soutien direct et près de 14 % du PIB.
Je vais maintenant donner quelques chiffres. Environ 3 millions de travailleuses et de travailleurs canadiens ont vu leur emploi protégé par la Subvention salariale d'urgence du Canada, et ce nombre continue de croître. Plus de 8 millions de Canadiens et de Canadiennes ont pu payer leur épicerie et leur loyer grâce à la Prestation canadienne d'urgence. Plus de 680 000 petites entreprises ont reçu des prêts sans intérêt grâce au Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes. Quinze millions de Canadiens à faible revenu ou à revenu modeste ont reçu un crédit spécial pour la TPS. Parmi les aînés qui reçoivent une pension de la Sécurité de la vieillesse, 6,7 millions recevront un paiement supplémentaire cette semaine.
Nous avons également investi dans des organismes communautaires qui offrent des services aux plus vulnérables, dont plus de 500 refuges pour femmes qui répondent aux besoins immédiats des femmes et des enfants fuyant la violence.
Le leadership du premier ministre a montré à tout le Canada que son gouvernement accorderait la priorité aux travailleurs et serait là pour les plus vulnérables. S'il y a d'autres vagues, nous sommes prêts à en faire plus.
Devant le pire ralentissement depuis la Grande Dépression, le gouvernement est intervenu pour soutenir l’économie. Tous nos investissements ont été faits en réaction à la crise de la COVID-19, et ils étaient d'une durée limitée. Qu’il s’agisse de soutien au revenu pour les Canadiens ou de prêts aux entreprises et aux organismes sans but lucratif canadiens de toutes tailles, nous avons veillé à ce que nos programmes ne laissent personne pour compte, et nous l'avons fait rapidement. Nous avons été guidés par trois principes clés: la rapidité, l’envergure et la simplicité. J’estime que nous avons respecté ces trois principes.
Certains nous reprocheront le coût de nos mesures et souligneront l’ampleur du déficit en 2021. Ce déficit témoigne des graves répercussions de la COVID-19 sur notre économie. Cependant, le gouvernement savait que le coût aurait été bien plus lourd s'il n’avait rien fait. Ceux qui auraient souhaité que nous en fassions moins font fi du fait que, sans l'intervention du gouvernement, des millions d'emplois auraient été perdus, des familles auraient été endettées, et la résilience du Canada aurait été compromise. Étant donné la gravité des difficultés auxquelles doivent faire face les travailleurs et les familles du Canada, adopter des mesures d'austérité et se serrer la ceinture ne sont pas des solutions.
Notre discipline fiscale au cours des dernières années, ainsi que le travail acharné et l’esprit d’entrepreneur des Canadiennes et des Canadiens, a permis au Canada d’être plus résilient et prêt à relever ce défi. Étant donné l’ampleur de la crise, il devait y avoir un prix à payer, et le gouvernement fédéral était bien placé pour assumer cette responsabilité.
Au cours du dernier quart de siècle, l’endettement provincial a dépassé l’endettement fédéral de 225 milliards de dollars. Le ratio de la dette au revenu disponible des ménages s’est hissé à plus de 175 %, frôlant un niveau record. À ce jour, le gouvernement fédéral fournit près de 9 dollars sur 10 des fonds de soutien direct lié à la COVID-19 offerts à la population et aux entreprises canadiennes.
Nous avons assumé ce rôle parce que c’était la bonne chose à faire. Grâce à nos investissements rapides et substantiels, le chômage sera plus faible, les dépenses de consommation seront plus élevées et notre économie se redressera plus tôt que si nous n’avions rien fait.
Si nous n'étions pas intervenus avec la Subvention salariale d'urgence du Canada, des millions d'emplois auraient pu être perdus à jamais pendant le pire de la tempête. Sans la Prestation canadienne d'urgence, un bon nombre de Canadiens et de Canadiennes n'auraient pas été en mesure d'effectuer leurs dépenses quotidiennes.
Grâce à nos investissements, la population et les entreprises canadiennes n'auront pas à s'endetter ou à fermer boutique, mais elles seront plutôt en meilleure position pour la relance.
Nous étions en bonne position lorsque la crise s'est déclarée. Notre ratio de la dette nette au PIB était considérablement plus bas que celui de tous nos partenaires du G7.
Même après nos investissements historiques, le Canada conservera cet avantage considérable en matière d'endettement. Ce contexte, jumelé à des taux d'intérêt à des creux historiques, nous a donné les moyens nécessaires au déploiement de notre plan robuste afin de venir en aide aux Canadiens.
Dans les années 1990, lorsqu'on a dû contrôler la dette du Canada, les taux d'intérêt étaient élevés et la dette publique coûtait extrêmement cher. À cette époque, les frais de la dette publique représentaient près de 6 % du produit intérieur brut. Aujourd'hui, les frais de la dette publique du Canada ne représentent qu'environ 1 % du PIB, et même en tenant compte de tous les investissements qui ont été faits pour aider les Canadiennes et les Canadiens, on s'attend à ce qu'ils baissent davantage au cours du présent exercice. En fait, les frais de la dette publique pour 2020 se situeront à 4 milliards de dollars de moins que les prévisions de l'automne dernier.
Nous devrons tous assumer collectivement nos emprunts et veiller à ce qu'ils soient viables à long terme pour les générations futures. La structure de la dette du Canada est prudente. Elle est échelonnée dans le temps et elle se compare favorablement à celle des pays membres du G7. Nous continuerons de veiller à maintenir cet avantage dans les mois et les années à venir, à mesure que nous avançons vers la relance et que nous composons avec les conséquences de cette situation sans précédent.
Durant cette crise, sous le leadership du premier ministre, nous avons travaillé en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux pour protéger les Canadiens comme jamais auparavant.
Depuis mars, le premier ministre et la vice-première ministre ont tenu 15 réunions des premiers ministres. J'ai personnellement pris part à 14 réunions avec les ministres des Finances provinciaux et territoriaux.
Nous avons accompli beaucoup de choses ensemble. Nous avons fourni des centaines de millions de pièces d'équipement de protection individuelle pour veiller à ce que les travailleurs de la santé disposent d'un approvisionnement fiable. Nous avons travaillé pour donner une augmentation de salaire bien méritée aux travailleurs essentiels. Il était évident pour nous tous que nos actions collectives nous permettraient de passer à travers cette crise.
Les Canadiens veulent retourner au travail, mais ils veulent le faire de façon sécuritaire. C'est pourquoi nous travaillons avec les provinces et les territoires à conclure une entente de relance sécuritaire de plus de 14 milliards de dollars.
Nous proposons d'investir dans des services de garde d'enfants sûrs, suffisants et adéquats pour que les parents, surtout les mères, n'aient pas à choisir entre travailler et prendre soin de leur enfant. Nous voulons également renforcer la capacité de tests et de traçage des contacts et continuer à offrir des soins de santé de calibre mondial partout au pays.
Ces discussions seront essentielles au bien-être des Canadiens et des Canadiennes.
Le chemin vers la relance économique sera long et incertain. À l’avenir, tout ce que nous ferons doit mener à la croissance, à la résilience et à la création d’opportunités pour les personnes les plus touchées par cette crise. Nous devons investir dans une économie plus verte et plus diversifiée, une économie qui propose des occasions de progresser pour les jeunes, les Canadiens à faible revenu, les personnes ayant un handicap ainsi que les femmes, une économie qui appuie les personnes les plus vulnérables, y compris les communautés LGBTQ2, les peuples autochtones, les Canadiens de race noire, et les personnes racialisées de tout le pays.
Cette pandémie a mis en lumière des lacunes évidentes et nous donne l’occasion de rajuster le tir. Nous avons été témoins de la façon dont certaines personnes ont glissé entre les mailles du filet, particulièrement celles qui vivent dans des établissements de soins de longue durée. Bon nombre de ces personnes sont nos parents ou nos grands-parents, ceux qui ont bâti ce pays. Nous devons mieux nous occuper d’eux. Au cours des prochains mois, nous devrons aborder ces problèmes avec dévouement, compassion et ingéniosité.
Il y a 80 ans, le Canada faisait face aux jours les plus noirs de la Deuxième Guerre mondiale, et le gouvernement a dû faire des choix imposants et difficiles. Dans cette Chambre, comme aujourd’hui, des voix se sont élevées pour dénoncer les actions insuffisantes du gouvernement ou pour le critiquer pour en avoir trop fait. Malgré les divergences et les débats, les Canadiens sont restés déterminés à affronter l’urgence de l’époque avec un courage qui n’a jamais fléchi.
Aujourd’hui, alors que nous examinons nos mesures ainsi que leur portée, je veux souligner à cette Chambre que nous n’avons ménagé aucun effort et que toutes nos décisions reposent sur notre conviction profonde que le bien-être de la population canadienne doit primer. Nous avons travaillé à l’établissement d’un plan d’intervention économique global et ambitieux qui aide ceux et celles qui en ont le plus besoin. Nous l’avons fait avec la certitude que les Canadiens et les Canadiennes seraient en mesure de lutter contre la propagation de ce virus et de revenir en force. Nous l’avons fait pour bâtir un pont nous menant à un lieu plus sûr où nous pourrons bâtir une économie plus forte et résiliente pour l’avenir, comme pendant la Deuxième Guerre mondiale.
Les Canadiens et les Canadiennes ont certainement aujourd’hui ce qu’il faut pour s’unir afin d’agir pour le bien de tous. Je le vois chez les travailleurs de la santé — dont 80 % sont des femmes et un grand nombre sont des immigrants — qui, jour et nuit, mettent leur propre santé en danger pour aider les autres. Je le vois chez les entreprises, qui se sont réoutillées pour produire des respirateurs, des masques, des blouses et plus encore. Je le vois chez les femmes et les hommes des Forces armées, qui ont servi en prenant soin des personnes les plus vulnérables dans les établissements de soins de longue durée. Je le vois dans les millions de petits dons, de petits gestes de bonté et dans les sacrifices, petits et grands, que les Canadiens et les Canadiennes ont faits pour lutter contre ce virus.
Je tiens à prendre un moment pour envoyer un message à ceux et celles qui ont perdu un proche durant cette période: tout le Canada partage votre souffrance.
Les Canadiennes et les Canadiens sont débrouillards. Les Canadiennes et les Canadiens sont résilients. Ensemble, nous franchirons cette crise et nous bâtirons un Canada meilleur, plus juste et plus fort.
Résultats : 1 - 15 de 116 | Page : 1 de 8

1
2
3
4
5
6
7
8
>
>|
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes