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PCC (AB)
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2022-12-09 11:11 [p.10721]
Madame la Présidente, la hausse des taux d'intérêt de cette semaine porte le taux préférentiel des banques à charte du Canada à 6,45 %, soit le taux le plus élevé depuis 22 ans.
La moitié des propriétaires canadiens qui ont une hypothèque craignent de ne pas pouvoir garder leur maison lorsque viendra le moment de renouveler leur prêt hypothécaire. Un acheteur qui a acheté une maison typique il y a cinq ans et qui doit renouveler une hypothèque de 400 000 $ peut s'attendre à ce que les paiements augmentent de 400 $ ou 500 $ par mois, ou plus. Quant aux nouveaux acheteurs, ils ont perdu tout espoir à la vue des taux et des prix actuels.
Les Canadiens sont déjà confrontés à des prix plus élevés à cause des hausses de taxes sur l'essence, l'épicerie et le chauffage domestique proposées par les libéraux. Ils ne peuvent pas se permettre de faire des paiements hypothécaires plus élevés. Depuis 2015, les libéraux justifient leurs dépenses et leurs emprunts effrénés en disant que les taux d'intérêt n'augmenteront jamais. Ils ont tort. Les dépenses et les emprunts des libéraux ont fait grimper le coût du crédit. Maintenant, les Canadiens doivent payer plus pour leur hypothèque, et leurs enfants seront criblés de dettes à cause des libéraux.
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PCC (AB)
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2022-12-06 18:47 [p.10536]
Madame la Présidente, c'est toujours un privilège de prendre la parole à la Chambre des communes, et j'ai l'honneur, ce soir, de le faire au sujet de ce projet de loi.
D'abord, je dois dire que j'ai bien aimé le discours du député de Winnipeg‑Centre‑Sud au cours de la première heure de débat à l'étape de la troisième lecture. Je suis impatient qu'il participe de nouveau au débat. Je veux qu'il sache que je lui souhaite mes meilleurs vœux et que je le félicite d'avoir réussi à amener ce projet de loi à l'étape de la troisième lecture, et ce, même si je n'appuie pas le projet de loi, comme je vais l'expliquer dans un instant.
En fait, je suis plutôt étonné que ce projet de loi ait atteint l'étape de la troisième lecture et que, selon toute vraisemblance, si je me fie aux observations que nous avons entendues des autres partis ce soir, il soit sur le point d'être adopté. Je suis étonné parce que ce projet de loi ne fera rien d'autre qu'imposer à des provinces réticentes un processus dont les personnes concernées ne veulent pas en vue d'atteindre des objectifs que les habitants des provinces touchées n'approuvent pas, tout cela pour faire rapport à un gouvernement fédéral qui n'écoute pas et dont le bilan laisse croire qu'il portera encore davantage préjudice à trois provinces canadiennes à qui il a déjà causé de graves préjudices.
Pour ceux qui n'étaient pas présents au cours de la 42e législature, sachez que l'auteur de ce projet de loi était le ministre des Ressources naturelles. Pendant son mandat, le secteur des ressources naturelles a subi une fuite de capitaux sans précédent, estimée à des centaines de milliards de dollars. La communauté mondiale des investisseurs a fui le Canada et a déplacé son argent au Texas, au Dakota du Nord, au Mexique, en Afrique du Nord et, fort malheureusement, en Russie, où le produit de cette réaffectation des capitaux sert à financer une guerre meurtrière contre des innocents en Ukraine.
Cette fuite des capitaux du Canada a entraîné la perte de 200 000 emplois dans le secteur de l'énergie; un coût humain considérable. Beaucoup de ces personnes vivent dans ma circonscription. À plusieurs reprises, j'ai vu dans mon bureau des hommes adultes dans la cinquantaine fondre en larmes alors qu'ils me racontaient le désespoir qu'ils avaient ressenti après les mises à pied massives qui ont suivi l'élection du gouvernement libéral.
L'une des toutes premières choses que le gouvernement libéral a faites lorsqu'il a été élu a été d'annuler le projet d'oléoduc Northern Gateway. Puis le député, pendant qu'il était ministre, et le gouvernement ont chassé Kinder Morgan du Canada et ont acheté l'oléoduc Trans Mountain. Au lieu de le terminer et de le mettre en service grâce à des fonds privés, ce qui aurait permis de créer des milliers d'emplois en amont, ce projet a été considérablement retardé et il est sur le point de devenir un fiasco gigantesque pour le gouvernement, qui ne sera peut-être pas en mesure de le vendre.
Le député veut maintenant imposer un cadre fédéral aux trois provinces réticentes des Prairies et demander aux députés de l'appuyer. Je ne le ferai pas. Contrairement au député et au gouvernement dont il a été ministre, je ne crois pas qu'on a besoin d'établir un cadre pour les politiques d'un gouvernement fédéral déterminé à détruire le gagne‑pain de milliers de mes concitoyens qui se lèvent et vont travailler tous les jours pour subvenir aux besoins essentiels des Canadiens et de gens partout dans le monde.
Sans source d'énergie abordable, fiable et abondante, il n'existe aucune qualité de vie. Une maison bien chauffée, des aliments abordables, des services de transport de base, des sources d'éclairage, des communications électroniques, tous les produits manufacturés qui sont portés ou utilisés: ce sont là toutes des choses qui sont uniquement possibles si on a accès à des ressources énergétiques abordables, fiables et abondantes. L'Ouest canadien regorge de telles ressources énergétiques, et l'industrie trouve constamment des moyens de réduire les émissions créées par le procédé d'extraction. Les trois provinces, leurs municipalités et leurs industries déploient déjà beaucoup d'efforts pour réduire les émissions, ce qui est l'objectif général, mais la planète a désespérément besoin de l'énergie canadienne.
Le journal The Economist a signalé récemment que 150 000 personnes vont probablement mourir de froid cet hiver en Europe. Pensons-y: 150 000 personnes, dont la plupart vivent dans des pays qui sont parmi les plus riches du monde, risquent de ne pas passer l'hiver parce qu'ils n'auront pas accès à de l'énergie abordable. Lorsque les gens souffrent du froid chronique, leur sang s'épaissit et leur pression artérielle augmente. Leur corps ne peut pas maintenir la circulation sanguine et ils peuvent succomber à une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral ou une maladie. Voilà la conséquence de l'incapacité du Canada à exporter ses ressources énergétiques. De plus, nous permettons à Vladimir Poutine de se servir de ses ressources énergétiques pour imposer sa volonté.
J'ai écouté le discours du député pendant la première heure du débat à l’étape de la troisième lecture, et je dois dire que j'étais incrédule de l’entendre dire que ce projet de loi est l'incarnation et l'aboutissement ultime du fédéralisme canadien.
Nous avons entendu des témoins au comité. La ministre de la Justice de la Saskatchewan a déclaré ceci:
Ce projet de loi imposerait aux ministres fédéraux l'obligation « d'élaborer un cadre [...] aux fins de la mise en œuvre de programmes fédéraux », ce qui nous semble, en Saskatchewan, un libellé assez descendant et assez définitif, et un exemple de ce que nous appelons ici un « fédéralisme affirmé ».
Elle a aussi parlé d'un rapport dans lequel on pouvait lire qu'« une transition verte effectuée avec trop de désinvolture et d'empressement et avec des visées trop politisées aurait des répercussions sur quelque 450 000 Canadiens, et 450 000 Canadiens pourraient perdre leur emploi. »
Le président de l'association des municipalités rurales de la Saskatchewan a déclaré ceci: « Dans les régions rurales de la Saskatchewan, nous appliquons nos propres solutions pour rendre notre économie plus verte et nous faisons d'excellents progrès. Nous n'avons pas besoin d'un cadre fédéral. »
Seuls des libéraux dans la lignée de la génération de Pierre Trudeau et de sa vision du fédéralisme pourraient imaginer qu'un projet de loi qui impose un processus fédéral à des provinces récalcitrantes et en quelque sorte un triomphe de la fédération.
Le projet de loi établirait un processus visant à créer un cadre fédéral pour l'imposition d'une politique fédérale à trois provinces qui n'en veulent pas. Elles ne l'ont pas demandé. Elles n'aiment pas le gouvernement en place. Elles ne sont pas d'accord avec le gouvernement. Cinquante-six des 62 députés élus à la Chambre pour ces trois provinces ne sont pas du parti du gouvernement. C'est 90 % des députés de ces provinces. Ils ont été élus pour s'opposer au programme du gouvernement.
L'imposition et la création de ce cadre constituent-elles un triomphe du fédéralisme canadien? C'est exactement le genre de choses imposées aux provinces de l'Ouest qui érode tristement la foi des gens dans le fédéralisme canadien, tout comme Pierre Trudeau lorsqu'il était premier ministre et qu'il a détruit l'industrie énergétique canadienne pour toute une génération dans un abus spectaculaire du fédéralisme canadien. Non, le projet de loi n'est pas un triomphe du fédéralisme canadien. Il ne constituerait pas un tremplin pour une prétendue économie verte à la fois abstraite, mythique et indéfinie. Il n'aiderait pas les travailleurs canadiens.
Le gouvernement promet depuis des années un recyclage de la main-d'œuvre pour des emplois verts aux travailleurs du secteur pétrolier et gazier, mais cela ne s'est jamais concrétisé. Cela n'aidera pas les municipalités de l'Ouest. Les gens de l'Ouest canadien ne veulent pas de ce projet de loi. Personne ne l'a réclamé. C'est un projet de loi qui, au mieux, ne fera rien et, au pire, nuira aux résidants de ma circonscription.
Je suis conscient qu'à la suite de ce débat, il est probable que le projet de loi soit adopté à l'étape de la troisième lecture. Si c'est le cas, j'offre mes félicitations au député de Winnipeg-Centre-Sud. L'adoption d'un projet de loi d'initiative parlementaire n'est pas une mince affaire. Je lui souhaite la meilleure des chances, mais je n'appuie pas le projet de loi et je m'y opposerai.
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2022-12-05 13:13 [p.10402]
Madame la Présidente, le député a peut-être manqué de temps pour nous faire part de ses observations sur la politique fiscale du gouvernement, mais je lui en donne l'occasion maintenant. Il a abordé rapidement la question lorsqu'il a parlé de la Nouvelle-Écosse et de la taxe sur le carbone.
Cependant, le gouvernement voudrait nous faire croire que d'imposer une taxe supplémentaire aux provinces est une bonne chose et que les gens devraient s'en réjouir. Je ne pense pas que ce soit le cas dans sa province. Nous avons une taxe sur le carbone qui fait grimper le prix de tout, comme l'essence, l'épicerie et le chauffage domestique. Nous sommes plongés dans une crise de l'abordabilité dans le secteur immobilier.
Le député pourrait-il parler de la politique fiscale et de ses répercussions sur l'abordabilité?
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2022-12-05 13:31 [p.10405]
Madame la Présidente, depuis que le débat sur l'énoncé économique a commencé, je n'en reviens pas de l'extraordinaire vantardise des libéraux. La députée a parlé brièvement des frais de service de la dette pour cette année. Or, dans les années à venir — et d'ici 2029, selon l'énoncé —, les intérêts pourraient atteindre 50 milliards de dollars par année, vu la hausse des taux d'intérêt et les déficits sans fin. Cinquante milliards de dollars, c'est bien plus que le Transfert en matière de santé actuel, qui n'est que de 36 milliards de dollars. Cinquante milliards, c'est le double du budget actuel de la défense nationale.
La députée pourrait-elle nous expliquer pourquoi le service de la dette menace tous les programmes du gouvernement fédéral sur lesquels les Canadiens comptent?
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2022-12-05 17:40 [p.10449]
Madame la Présidente, je vais me concentrer sur quelques éléments du discours de la députée sur lesquels nous sommes en partie d'accord.
La députée a parlé de la nécessité de supprimer la TPS sur le chauffage domestique, ce qui est une excellente idée. J'irais plus loin en supprimant aussi la taxe sur le carbone. Je l'annulerais carrément, mais, à tout le moins, nous pourrions assurément la supprimer sur le chauffage domestique. Je me demande si la députée serait d'accord avec moi sur ce point étant donné les préoccupations en matière d'abordabilité.
De plus, au sujet de la culture gouvernementale, un système d'entreprises parasites s'est établi sous le gouvernement actuel. Je partage certaines des préoccupations que la députée a soulevées. Les libéraux ont gaspillé énormément d'argent depuis leur arrivée au pouvoir, que l'on pense à la Banque de l’infrastructure ou aux nouveaux fonds qui se résument à peu près à des cadeaux pour des entreprises parasites. La députée est-elle d'accord avec moi sur ce point? Si tel est le cas, pourquoi appuie-t-elle le gouvernement et le projet de loi?
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2022-11-30 14:13 [p.10211]
Monsieur le Président, le froid ne tue pas souvent par exposition directe, mais de manière sournoise. Les personnes qui sont coincées dans des maisons froides sont plus susceptibles de mourir d'hypertension artérielle et d'accidents cardiaques résultant de la lutte de leur corps pour maintenir la circulation.
Des rapports indiquent que 150 000 personnes vont probablement mourir du froid en Europe cet hiver en raison de la flambée des coûts de l'énergie dans le cadre de la guerre meurtrière que mène Poutine en Ukraine. Alors que l'Allemagne redémarre ses centrales au charbon, le gouvernement libéral continue de bloquer les projets de gaz naturel liquéfié et les pipelines qui pourraient fournir au monde une énergie abordable et plus propre.
Des milliers de Canadiens n'ont pas non plus les moyens de chauffer leur maison en raison de l'inflation, des taxes et des contraintes d'approvisionnement. Il est temps pour le gouvernement de réduire la taxe sur le carbone et de s'écarter du chemin afin que le Canada puisse fournir au monde une énergie abordable. S'il ne le fait pas, certaines personnes vulnérables risquent de perdre la vie cet hiver.
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2022-11-28 11:16 [p.10049]
Madame la Présidente, je note que le projet de loi est une amélioration par rapport à des versions précédentes qui ont été présentées et qu'il adopte une approche moins normative.
Je me demande si le député pourrait nous parler du fait que le projet de loi ajoute un facteur à prendre en compte dans les processus de Services publics et Approvisionnement Canada. Ce ministère est défaillant, et il l'est sous le gouvernement actuel. Je dois toutefois dire que les gouvernements successifs ont contribué à faire de SPAC le désastre qu'il est aujourd'hui.
Le député peut-il parler des inquiétudes suscitées par l'ajout d'un autre facteur au cafouillis qu'est le processus de SPAC pour l'achat d'immeubles?
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2022-11-28 15:20 [p.10088]
Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi de présenter une pétition au nom de mes concitoyens.
C'est une personne ma circonscription qui l'a portée à mon attention. La pétition a été signée par des dizaines d'habitants de Calgary Rocky Ridge, qui s'inquiètent du trafic d'organes obtenus sans consentement, du fléau que représentent les touristes de la transplantation et de la nécessité de le combattre au Canada, en créant une loi pour criminaliser un tel comportement.
Au nom des gens de ma circonscription, je suis heureux de présenter cette pétition.
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2022-11-28 17:02 [p.10104]
Madame la Présidente, j'aimerais attirer l'attention du député sur les études que nous avons entreprises au comité de l'éthique, où il a été signalé que des organismes du gouvernement fédéral, notamment la GRC et l'Agence de santé publique du Canada, ne suivaient pas les lignes directrices actuelles du Conseil du Trésor sur l'adoption de nouvelles technologies. Je pense que tous les partis conviennent qu'il faut mettre la loi à jour, mais le gouvernement ne suit même pas les règles déjà établies.
Faut-il davantage qu'une nouvelle réglementation et une nouvelle protection de la vie privée des Canadiens? N'est-il pas également important que le gouvernement respecte les règles qu'il crée, ce qu'il n'a pas fait en ce qui concerne la vie privée des Canadiens?
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2022-11-21 12:14 [p.9741]
Madame la Présidente, le simple fait que ce débat ait lieu est déjà décevant, mais il est encore plus décevant de constater que les néo-démocrates capitulent de nouveau devant le Parti libéral et sont carrément devenus les chiens de poche du gouvernement libéral. J'ai siégé au comité des finances...
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2022-11-21 12:15 [p.9741]
Madame la Présidente, je vous fais grâce du besoin d'effectuer cette recherche et, si cela peut vous faire plaisir, je retire le terme.
J'ai siégé au comité des finances avec le leader parlementaire du Nouveau Parti démocratique, et je me souviens d'une époque où il prenait au sérieux ses obligations de député de l'opposition: s'opposer aux projets de loi lorsque c'est nécessaire, respecter les normes parlementaires et s'acquitter des devoirs et responsabilités d'un député de l'opposition. C'est très décevant...
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2022-11-21 12:16 [p.9741]
Madame la Présidente, je laisserai les faits parler d'eux‑mêmes. Ils montrent à quel point cette coûteuse coalition impose sa volonté aux Canadiens.
Pour revenir au projet de loi à l'étude, le leader du gouvernement à la Chambre des communes a prononcé un discours absurde sur la motion n 22 la semaine dernière, lorsqu'il a expressément rejeté la nécessité pour les députés de s'exprimer sur la mesure législative et qu'il a justifié les mesures draconiennes prises par le gouvernement pour limiter le débat à la Chambre. Nous sommes saisis d'un projet de loi qui accroîtrait la dette des Canadiens, augmenterait leurs dépenses, alourdirait leur fardeau fiscal, en plus de faire grimper l'inflation et les taux d'intérêt. Pourtant, le ministre souhaite que nous mettions fin au débat avant que les députés aient eu l'occasion de donner leur point de vue, d'informer les gens de leur circonscription et de faire entendre leurs voix à la Chambre des communes. Il devrait avoir honte. Je vais le laisser répondre. Il aura peut‑être quelques remarques à faire.
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2022-11-18 11:30 [p.9700]
Madame la Présidente, le gouvernement libéral offre aux Canadiens une hausse de la dette, une hausse des impôts, une hausse des dépenses, une hausse de l'inflation et une hausse des taux d'intérêt.
Ses dépenses incontrôlées ont ajouté 100 milliards de dollars à la dette avant la COVID, plus 205 milliards de dollars de dette non liée à la COVID, ce qui a déclenché une crise inflationniste, avec pour conséquence que les Canadiens sont incapables de se payer les produits de première nécessité.
Quand les libéraux mettront-ils un terme à leurs dépenses inflationnistes et quand annuleront-ils leur projet de tripler la taxe sur l'essence, l'épicerie et le chauffage résidentiel?
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2022-11-18 11:31 [p.9700]
Madame la Présidente, cette réponse offre un piètre réconfort aux millions de familles canadiennes qui auront du mal à chauffer leur logis cet hiver.
Les libéraux disaient que l'inflation était transitoire et que les taux d'intérêt n'augmenteraient jamais. Les taux d'intérêt et les versements hypothécaires ont toutefois grimpé en flèche, ce qui signifie que des millions de Canadiens auront du mal à faire leurs paiements. Les libéraux comptent aussi augmenter la taxe sur les chèques de paie. Les Canadiens ne peuvent pas faire des paiements hypothécaires plus élevés et payer une taxe sur le carbone plus élevée pendant que leur chèque de paie diminue.
Quand les libéraux annuleront-ils leurs dépenses inflationnistes et les augmentations de taxes prévues?
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2022-11-17 16:41 [p.9665]
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole pour ajouter ma voix au débat sur l'énoncé économique de l'automne.
Bien que décevant, le projet de loi est peu surprenant dans la mesure où il s'inscrit dans la continuité de la politique de taxes élevées et inflationniste à laquelle nous nous attendons de la part du gouvernement libéral. Ce que ce projet de loi offre aux Canadiens, ce sont plus de dettes, plus de taxes, plus de dépenses, et la perspective d'une inflation accrue et de taux d'intérêt plus élevés au cours des prochains mois et de l'année à venir. Je dis que ce projet de loi correspond aux attentes des Canadiens, car il est conforme à ce à quoi les libéraux nous ont habitués au cours des sept dernières années.
En 2015, les libéraux avaient promis trois années de ce qu'ils qualifiaient de « déficits modestes » qui seraient entièrement consacrés à un programme de construction d'infrastructures porteur de transformation, ce qui permettrait au budget de se rééquilibrer d'ici 2019. Il était évident dès le départ que cette promesse électorale audacieuse n'était qu'un mensonge aux électeurs canadiens. Les libéraux ont immédiatement commencé à engager de nouvelles dépenses sans aucune retenue budgétaire, ce qui a conduit le Canada tout droit vers un déficit, et ils n'ont plus jamais parlé d'équilibre budgétaire depuis.
C'est comme si aucun député libéral n'avait jamais entendu la promesse qu'ils ont faite à des millions de Canadiens sur le pas de leur porte, à savoir que si les libéraux étaient élus, ils feraient de courts et modestes déficits qui seraient amortis par de nouvelles infrastructures rutilantes qui amélioreraient la productivité. Au lieu de cela, nous enregistrons des déficits structurels et nous voyons nos industries crouler sous le poids d'une réglementation toujours plus lourde. Je rappelle aux députés et aux Canadiens qui nous suivent que la crédibilité du gouvernement doit être mesurée en fonction de son bilan.
Les libéraux ont fait fi de leur promesse en faisant comme s'ils n'avaient jamais pris cet engagement, puis Bill Morneau a assuré aux Canadiens que ce qui importait vraiment, ce n'était pas les déficits, mais plutôt que le ratio de la dette par rapport au PIB diminue constamment. Ensuite, quand les prévisions de son propre ministère semblaient mettre en péril ce qu'on appelait les assises financières, il a dit soudainement qu'en fait, ce qui compte réellement, c'est la cote de crédit AAA du Canada. Ensuite, alors qu'une agence de notation avait réduit la cote de crédit du Canada, que le pays était paralysé par des barrages ferroviaires, que le prix de l'énergie canadienne était inférieur à zéro, en partie à cause des capacités insuffisantes des pipelines canadiens, que l'économie était sur le bord de la récession et que le gouvernement s'apprêtait à présenter un budget lourdement déficitaire, c'est à ce moment que la pandémie de COVID‑19 a frappé. Il est important de le rappeler aux Canadiens. Le gouvernement a gâché quatre années de prospérité économique mondiale en créant de nouvelles taxes et de nouveaux règlements qui ont décimé des industries canadiennes et ajouté 100 milliards de dollars à la dette avant la pandémie. Tout cela est arrivé avant la pandémie.
Tout au long des quatre premières années, les conservateurs ont prévenu le gouvernement qu'il était tout à fait irresponsable de faire de lourds déficits et de ne pas bâtir les infrastructures promises alors que les choses allaient relativement bien. Les conservateurs ont prévenu le gouvernement à maintes reprises qu'il plaçait les Canadiens dans une situation vulnérable en laissant les coffres vides pendant une période de prospérité. Le chef du Parti conservateur n'a certainement pas prédit la pandémie de COVID‑19, mais il a prévenu le gouvernement qu'il avait la responsabilité d'agir prudemment pour que le Canada soit dans la meilleure posture possible pour gérer un ralentissement économique.
Nous voilà près de trois ans plus tard et, selon l'énoncé économique de l'automne, la dette du Canada s'élève à près de 1,2 billion de dollars, dont plus de la moitié a été contractée par le gouvernement actuel à lui seul, et la majorité de la nouvelle dette cumulée par le gouvernement n'avait rien à voir avec les mesures de lutte contre la COVID‑19, car 100 milliards de dollars ont été ajoutés à la dette avant la pandémie et des dépenses de 205 milliards de dollars ont été effectuées après la pandémie pour des choses qui n'avaient rien à voir avec elle.
Pendant que la ministre des Finances actuelle et son prédécesseur accumulaient ces énormes déficits, ils ont assuré aux Canadiens que tout allait bien. Ils leur ont dit que les taux d'intérêt étaient bas et qu'ils le resteraient dans un avenir prévisible. Ils ont même dit que les taux étaient si bas qu'ils pouvaient enregistrer un déficit tout en réduisant le ratio dette-PIB.
Pendant que les ministres des Finances alourdissaient la dette, la Banque du Canada augmentait la production de sa presse à imprimer. Le ministère des Finances a émis de nouveaux titres et la Banque du Canada les a achetés avec de l'argent créé de toutes pièces. Le gouverneur actuel de la Banque du Canada et ses prédécesseurs ont assuré aux Canadiens que tout allait bien et qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter.
J'ai demandé au gouverneur de la Banque du Canada si le fait de racheter toutes ces dettes avec de l'argent nouvellement évoqué finirait par provoquer l'inflation et il a répondu par la négative. Il a rejeté les préoccupations que j'ai soulevées il y a deux ans et demi au sujet de l'inflation. Il a dit qu'il n'y aurait pas d'inflation et que, même s'il y en avait, la Banque du Canada disposait de nombreux outils pour la contrer. Notre chef conservateur a également soulevé sans cesse ces préoccupations au cours des deux dernières années et demie.
La ministre des Finances a rejeté les inquiétudes des conservateurs concernant l'inflation et a déclaré que toute inflation était simplement transitoire et qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. Or, nous y voilà. Nous sommes confrontés à une véritable crise du coût de la vie. Les Canadiens sont de moins en moins capables de se payer les produits de première nécessité comme la nourriture, l'essence, le logement et le chauffage.
L'inflation a été décrite comme la taxe la plus cruelle de toutes. Elle détruit les épargnes de toute une vie des personnes âgées. Elle détruit le pouvoir d'achat des travailleurs dont les salaires augmentent plus lentement que le coût des biens dont ils ont besoin pour vivre. Le Canada connaît aujourd'hui le taux d'inflation le plus élevé en 40 ans, et pourtant, l'énoncé économique de l'automne ne contient absolument rien qui permette de résoudre cette crise de manière significative.
Milton Friedman a dit: « L'inflation est toujours et partout un phénomène monétaire, en ce sens qu'elle est et qu'elle peut être générée seulement par une augmentation plus rapide de la quantité d'argent que de la production. »
Comme l'a dit le chef conservateur, il y a trop d'argent pour trop peu de biens. Les coûts du gouvernement font grimper le coût de la vie. Nous devons arrêter d'imprimer de l'argent et commencer à produire davantage de choses que l'argent permet d'acheter, comme de la nourriture, des maisons et de l'énergie abordable. Maintenant que l'inflation est devenue incontrôlable et qu'elle nuit dangereusement à la capacité des Canadiens à se nourrir, à se loger, à se déplacer et à chauffer leur maison, la Banque du Canada augmente les taux d'intérêt plus rapidement qu'à n'importe quel moment depuis des décennies.
Cela entraîne deux conséquences graves pour les Canadiens. Premièrement, des milliers et peut-être même des millions de Canadiens subiront une hausse vertigineuse de leurs versements hypothécaires mensuels dans les mois et les années à venir. Deuxièmement, selon ce qui est indiqué dans l'énoncé économique de l'automne, les intérêts sur la dette nationale friseront bientôt les 50 milliards de dollars par année. Le gouvernement du Canada paiera bientôt davantage en intérêt que ce qu'il paie pour les transferts en santé ou la défense nationale.
Par-dessus le marché, ce projet de loi ne prévoit aucun allègement fiscal digne de ce nom pour les Canadiens. Le gouvernement va de l'avant avec son plan de tripler la taxe sur le carbone sur le chauffage résidentiel, le carburant et la nourriture. Il brise ainsi, encore une fois, sa promesse électorale de ne pas augmenter la taxe sur le carbone au-delà de 50 $ par mégatonne. Il y a en plus la taxe sur les chèques de paie, qui augmentera dans quelques semaines. Les Canadiens ne peuvent pas assumer la hausse de la taxe sur le carbone avec un chèque de paie amputé. Les Canadiens ne peuvent pas payer plus cher pour se nourrir, chauffer leur demeure, faire le plein d'essence et se déplacer. La hausse des taux d'intérêt et le prix inaccessible des maisons amènent les Canadiens à désespérer de voir qu'une génération entière d'entre eux abandonne le rêve d'accéder à la propriété.
Toutefois, les problèmes avec le gouvernement vont bien au-delà de cet horrible projet de loi et de cet énoncé économique de l'automne extrêmement malavisé et décevant. Le gouvernement a laissé tomber les Canadiens à un point tel que cela en devient incompréhensible. Le gouvernement est si désespérément incompétent que les Canadiens ne peuvent même pas obtenir un passeport. Le gouvernement est incapable d'assurer l'accès à des médicaments de base pour enfants. Près de deux millions et demi de personnes attendent une décision en matière d'immigration, et 10 000 personnes ont été obligées de se soumettre à une quarantaine et ont été menacées par une application téléphonique inutile et acquise de façon douteuse.
Le système de paie du gouvernement est incapable d'émettre des chèques de paie, et les systèmes d'approvisionnement du gouvernement sont incapables de nous approvisionner. L'Arctique canadien n'est pas défendu convenablement. Des fonctionnaires ont défié des ordres démocratiques du Parlement. Des pouvoirs d'urgence ont été décrétés sous de faux arguments. Des ministres se sont ingérés dans des enquêtes policières. On refuse régulièrement de fournir des renseignements de base au public et aux journalistes. Nos ressources énergétiques restent dans le sol tandis que l'Europe gèle et que Poutine rigole. Des Canadiens n'ont pas les moyens de s'acheter de la nourriture. Ils ne peuvent se permettre de chauffer leur maison. La ministre des Finances continue de mettre en péril l'avenir du Canada avec des dépenses inconsidérées et des taxes punitives, tout en se moquant des Canadiens qui souffrent et qui sont désespérés en leur faisant croire qu'elle partage leur souffrance et qu'elle les comprend, car elle a annulé son abonnement à la chaîne Disney+.
Je n'ai aucune confiance dans le gouvernement. Je suis contre ce projet de loi et je suis contre le gouvernement. Le temps est venu d'avoir un gouvernement conservateur qui redonnera espoir aux Canadiens.
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