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PCC (QC)
Madame la Présidente, j'aimerais remercier mon collègue de St. Albert—Edmonton et l'entendre sur le fait que j'ai les mêmes préoccupations que lui.
Nous sommes d'accord sur les principes de cette loi. Je pense que l'on se doit d'être plus inclusifs. Cependant, on ne veut pas cette fois de processus accéléré pour bâcler l'affaire, comme ce à quoi nous ont habitués les libéraux.
Mon collègue pourrait-il commenter la possibilité de travailler avec les gens du Sénat pour s'assurer de définir et d'établir la loi de façon claire au départ, afin de ne pas reporter la responsabilité sur les juges et d'éviter des débordements?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, je suis très heureux de réaffirmer que le Parti conservateur du Canada reconnaît les changements climatiques, et je suis fier du leadership de notre chef qui a présenté hier un plan crédible, audacieux et qui a été validé par des experts en la matière.
Ce plan est aligné pour respecter les cibles de Paris avec des moyens créatifs et efficaces. Nous allons, entre autres, établir un tarif frontalier. Nous allons augmenter le captage du carbone. Nous allons augmenter le nombre de véhicules à émission zéro. Nous créerons un compte d'épargne personnel pour la réduction du carbone.
Notre plan est basé sur un principe très simple. Nous ne voulons pas nous servir de l'environnement pour enrichir les coffres du gouvernement. Nous voulons que ce soit les Canadiens et les Canadiennes qui profitent des impacts positifs de ce plan environnemental.
C'est ridicule que le gouvernement libéral pense que les Canadiens vont augmenter leur consommation d'essence pour accumuler des crédits d'achat de produits verts. C'est nous, au Parti conservateur, qui allons agir pour un environnement plus vert.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, des milliers de Canadiennes et de Canadiens sont abandonnés par le système.
Je vais donner un exemple. Un citoyen de ma circonscription, après avoir reçu les prestations de maladie de l'assurance-emploi, s'est vu refuser la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique parce que son dossier est toujours ouvert à l'assurance-emploi et que cela bloque le système. Les gestionnaires reconnaissent la défaillance, mais attendent les instructions.
Quand la ministre du Revenu national et la ministre de l’Emploi travailleront-elles ensemble à régler le problème afin que les honnêtes citoyens canadiens reçoivent l'argent auquel ils ont droit?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, tous les parlementaires ici sont d'accord pour s'attaquer aux changements climatiques et prendre des mesures nécessaires pour l'environnement.
Comment mon collègue peut-il assurer aux Canadiens et aux Canadiennes que les plans que le gouvernement libéral mettra en place aboutiront à des résultats? Ce qu'on voit aujourd'hui dans le projet de loi, c'est qu'on reporte de la durée de deux mandats majoritaires plus un an, donc de neuf ans, les premiers résultats. J'aimerais entendre le point de vue de mon collègue à ce sujet.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, je remercie mon excellent collègue de Louis-Saint-Laurent, avec qui j'ai le plaisir de partager les limites territoriales de ma circonscription.
Je n'ai que deux minutes pour m'exprimer, mais j'ai beaucoup de contenu. J'aimerais d'abord réaffirmer à la Chambre que le Parti conservateur du Canada reconnaît les changements climatiques. Hier, notre chef a déposé un plan environnemental. J'étais très fier de son leadership.
Le sommaire du projet de loi C-12, Loi concernant la transparence et la responsabilité du Canada dans le cadre de ses efforts pour atteindre la carboneutralité en 2050, comprend cinq éléments. Mon collègue a porté à l'attention de tous les députés à la Chambre le troisième de ces éléments, qui indique que le texte du projet de loi:
c) établit un organisme consultatif qui fournira des conseils au ministre de l'Environnement sur l'atteinte de la carboneutralité en 2050 et sur les questions qui lui sont soumises par celui-ci;
Ce qui nous dérange dans ce projet de loi, c'est que les libéraux ont encore une fois un programme caché. Ils sont déjà en train d'effectuer des nominations et ils ont déjà déterminé qui siégerait au comité consultatif.
Serait-il possible de respecter l'ensemble des industries et des intervenants au Canada et de construire ensemble les outils nécessaires pour s'attaquer aux changements climatiques et diminuer les gaz à effet de serre? Arrêtons d'opposer le Nord au Sud, l'Est à l'Ouest, et l'industrie X à l'industrie Y. Travaillons ensemble. Ne veut-on pas établir un plan pour avoir des résultats? Malheureusement, ce qui est proposé dans ce projet de loi n'apportera pas de résultats avant neuf ans. Or, c'est maintenant qu'il faut agir.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, d'entrée de jeu, je vais en profiter pour m'adresser à la population canadienne.
Nous vivons tous une situation particulière depuis plusieurs mois, nous sommes en pandémie. Depuis les derniers jours, on sent une fragilité et certains citoyens manifestent. Ici, au Canada, manifester est un droit légitime, et lorsque la manifestation est faite de façon civilisée, elle est respectable. J'invite les gens qui manifestent en faisant du grabuge, en brisant des biens publics, en s'attaquant à des entreprises et à des restaurateurs qui sont vraiment affaiblis, vulnérables et qui n'y sont pour rien, à manifester de façon très civile. Je demande à la population canadienne d'être respectueuse des consignes, de ne pas lâcher et de ne pas baisser la garde. Les vaccins arrivent. Malheureusement, ici, au Canada, ils arrivent au compte-gouttes, mais ils arrivent. Je demande à la population canadienne de ne pas baisser la garde et de garder le moral encore quelques semaines, en espérant que ce ne soient que des semaines, et non des mois. Comme je le mentionnais, les vaccins arrivent au Canada au compte goute, mais ils arrivent. Je pense qu'il est important de le souligner.
Le gouvernement actuel était heureux de lancer de la poudre aux yeux en décembre en tentant de nous aveugler avec les premiers vaccins. Pour juger de leur stratégie, il faut regarder la dégringolade dans le classement mondial. En décembre, pour quelques centaines de milliers de vaccins, on se classait premier ou deuxième. Après cela, plus rien, silence radio. Oui, on a envoyé un beau cadeau de Noël aux Canadiens et aux Canadiennes, mais après cela, on était deuxième et maintenant on dégringole. C'était de la poudre aux yeux et il faut le rappeler.
Il faut regarder la dégringolade sur le plan du classement mondial. Ce n'est pas une fierté pour nous, Canadiens, d'être dans cette situation. Le Canada est habitué à être un leader et le gouvernement actuel ne démontre pas son leadership en la matière. Le Canada fait pitié avec seulement 2 % des Canadiens ayant reçu les deux doses de vaccin. En comparaison, la Grande-Bretagne se classe cinq fois mieux avec 11 % de sa population ayant reçu deux doses de vaccin. Pire encore, nos voisins, les États-Unis, ont plus de 25 % de leur population vaccinée avec les deux doses, ce qui veut dire 12 fois la performance du Canada. Notre premier ministre dit qu'il a une bonne stratégie. Nous n'avons pas la même définition.
Quel plan a le premier ministre pour redresser la situation et protéger la population canadienne? Je ne le sais pas. Qu'on ne vienne pas me servir l'excuse que c'est parce que nous ne sommes pas des producteurs de vaccins. Nous n'avons qu'à regarder le Chili qui a trouvé des façons de s'approvisionner. Le Chili a un taux de vaccination des plus élevés. Il est derrière Israël et les Émirats arabes unis.
Je participe aujourd'hui à la discussion sur le projet de loi C‑14, Loi portant exécution de certaines dispositions de l'énoncé économique déposé au Parlement le 30 novembre 2020 et mettant en œuvre d'autres mesures. Ce projet de loi établit les pouvoirs de dépenser précisés dans l'énoncé économique de l'automne; modifie la Loi de l'impôt sur le revenu pour offrir le supplément au titre de l'allocation canadienne pour enfants; comble la lacune de la deuxième version de la mesure législative des libéraux sur l'aide aux loyers commerciaux; modifie le Programme canadien de bourses et prêts aux étudiants et la Loi fédérale sur l'aide financière aux étudiants pour ne pas exiger d'intérêts sur les prêts aux étudiants, et ce, avant 2021; modifie la Loi sur les aliments et drogues pour répondre aux pénuries de produits thérapeutiques; et, enfin, modifie la Loi autorisant certains emprunts et la Loi sur la gestion des finances publiques pour augmenter les limites d'emprunt du gouvernement fédéral.
Je vais m'intéresser à deux points. Le projet de loi comble la lacune de la deuxième version de la mesure législative des libéraux sur l'aide aux loyers commerciaux. C'est la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer, ou SUCL.
Voici ce qu'on dit à propos de la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer:
Les entreprises, les organismes à but non lucratif ou les organismes de bienfaisance canadiens qui ont subi une baisse de revenus pendant la pandémie de COVID-19 peuvent avoir droit à une subvention pour couvrir une partie de leur loyer commercial ou de leurs dépenses immobilières, à partir du 27 septembre 2020, jusqu’au mois de juin 2021. Cette subvention fournira des paiements directement aux locataires et aux propriétaires de biens admissibles, sans passer par les locateurs. Si vous êtes admissible à la subvention de base, vous pourriez aussi avoir droit à une indemnité de confinement si votre lieu d'affaires est touché de façon significative pendant une semaine ou plus en raison d’une ordonnance de la santé publique.
On sait que les entreprises créent des emplois et rapportent des revenus au gouvernement fédéral. Elles paient des taxes, des impôts et elles créent de la richesse.
Des lacunes, il y en a, dans ce programme. Je l'ai dit à la ministre des Finances et au secrétaire parlementaire de la ministre des Finances. Ils m'ont tous deux dit qu'ils allaient régler le problème. Il existe une belle occasion d'ajuster le programme.
Le programme est là pour aider. Au printemps, il était dédié aux locateurs. Les locataires qui avaient des commerces fermés et qui étaient victimes pouvaient avoir une subvention: 25 % du fédéral, 25 % du provincial, 25 % du locateur, 25 % du locataire.
Dans ma circonscription se trouve un exemple parmi tant d'autres. Je veux parler pour l'ensemble des entreprises canadiennes qui sont victimes de ce règlement et je veux inviter le gouvernement à corriger le tir.
L'entreprise qui était propriétaire de locaux fermés avait droit à la subvention. Maintenant, dans la même situation, avec la même entreprise, ce n'est pas le propriétaire de l’immeuble qui peut réclamer la SUCL, c'est le locataire. Le locataire, dans le cas qui me préoccupe, est le fils d'un des actionnaires de l'entreprise qui est propriétaire de la bâtisse. Parce que son père est un actionnaire, il n'a pas droit à la subvention.
On entend sur toutes les tribunes que le gouvernement libéral du premier ministre actuel est là pour aider l'ensemble des Canadiens: les aînés, les jeunes, les familles, les entreprises. Je ne veux qu’aider le gouvernement à corriger le tir.
Dans le programme, au printemps, une clause prévue pour les liens de dépendance disait: s'il y a un lien de dépendance entre le propriétaire et l'un des locataires touchés, le bail ou le sous-bail du locataire touché est établi selon les modalités courantes prévalant sur le marché, le loyer brut total payable aux termes de ce bail n'est pas supérieur au loyer courant prévalant sur le marché, et ce bail n'a pas été créé ni modifié après le 1er avril 2020.
Cette clause est claire et nette. Elle est écrite. On devrait s'en inspirer. On n'a qu'à faire un copier‑coller pour l'appliquer au nouveau programme de septembre dernier.
Veut-on vraiment aider les entreprises? Le gouvernement ne le démontre pas. Toutefois, il une belle occasion de corriger le tir. S'il ne le fait pas dans ce projet de loi, j'espère que ce sera dans le budget de la semaine prochaine. Il est question de jeunes entrepreneurs qui ont eu l'aide de leurs parents par le passé et qui ont besoin d'aide aujourd'hui pour développer leurs entreprises. Nous savons tous que nous avons davantage besoin d'aide au début qu'à la fin de notre carrière professionnelle.
Puisque le temps file rapidement, je passerai au deuxième élément. Ce gouvernement demande un chèque en blanc. On a vu ce qu'il a fait par le passé en matière de contrôle des dépenses: il n'a pas de contrôle, il n'a pas de plan. Du côté de l'opposition officielle, nous sommes prêts à prendre les mesures et à accompagner le gouvernement pour aider les honnêtes citoyens canadiens et les honnêtes citoyennes canadiennes. Or, nous ne voulons pas lui donner un chèque en blanc.
Nous avons demandé au gouvernement de scinder le projet de loi, mais il a jusqu'à maintenant réagi de façon négative à notre demande. J'inviterais le gouvernement à être raisonnable et à trouver des solutions pour aider nos jeunes entrepreneurs.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, j'aimerais remercier mon cher collègue le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement. Je vais utiliser le temps qu'il met dans sa question.
Peut‑il nous dire ce qui va arriver dans l'avenir? La réponse est très simple: c'est non. Le gouvernement en place nous a habitués à faire des promesses et à ne pas les tenir.
J'aimerais que mon collègue retire ses paroles, car ce que j'ai dit est basé sur des faits réels. Le Canada a 2 % de sa population vaccinée avec les deux doses. La Grande‑Bretagne, jusqu'à hier, était à 11 % et les États‑Unis avaient 25 % de citoyens vaccinés avec deux doses.
J'invite mon collègue à retirer ses paroles.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, j'aimerais remercier ma collègue de Shefford.
Effectivement, comme je le mentionnais tout à l'heure, ce gouvernement se pavane sur toutes les tribunes en disant qu'on aide tout le monde, on aide les jeunes, on aide les aînés, on aide les entreprises, on aide les familles, on aide les agriculteurs. No problem, on aide tout le monde.
Dans les faits, ce n'est pas vrai. Il y a des situations concrètes. J'invite ma collègue à manifester auprès de la ministre des Finances pour faire en sorte qu'ensemble nous puissions convaincre le gouvernement. C'est notre rôle dans l'opposition de faire en sorte que le gouvernement amène des solutions et qu'il respecte ses engagements.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, j'aimerais remercier ma collègue de London—Fanshawe.
Effectivement, nous sommes trois partis de l'opposition différents et nous venons d'identifier trois groupes dans la société canadienne qui ne sont pas servis et aidés par le gouvernement. On parle des étudiants, on parle des agriculteurs, et moi, je parle des jeunes entrepreneurs qui ont des liens de dépendance.
C'est une belle occasion pour le gouvernement actuel d'effectuer des gestes concrets pour respecter son engagement envers ces groupes qui n'ont pas l'aide mentionnée par le premier ministre.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, j'aimerais remercier mon collègue de Charleswood—St. James—Assiniboia—Headingley de sa question.
Effectivement, nous demandons que le projet de loi C‑14 soit scindé en deux. Nous sommes d'accord pour ce qui est de l'aide aux citoyens et aux citoyennes du Canada, mais pas pour donner un chèque en blanc. Au début de la pandémie...
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PCC (QC)
Monsieur le Président, j'aimerais profiter de l'occasion pour vous remercier d'avoir accepté la demande de débat d'urgence du NPD.
Je pense que le débat de ce soir transcende la partisanerie. En tant que parlementaires, nous devons réfléchir à cette situation. J'ai écouté le député de Sudbury et j'ai senti beaucoup d'émotion dans son discours. Cela se passe dans sa cour et dans son environnement. Comme il le mentionnait, il représente les concitoyens de Sudbury; ses amis et les membres de sa famille qui étudient ou travaillent encore à l'Université Laurentienne ne savent pas ce qui les attend.
Je remercie le Président d'avoir accepté la demande du député de l'autre parti de l'opposition. C'est tout à son honneur, et je tenais à le souligner.
J'ai une pensée pour mon collègue de Sudbury. Lors de son discours, j'ai appris qu'il ne se représentera malheureusement pas à la prochaine élection. J'ai eu la chance de travailler sur plusieurs dossiers avec lui. C'est un homme que j'apprécie beaucoup. Malheureusement, nous n'allons peut-être pas nous recroiser en présentiel. S'il m'écoute ce soir, je lui présente mes salutations, à lui et à sa conjointe.
Je veux revenir sur l'importance et les critères d'un débat d'urgence. L'article 52 du Règlement de la Chambre des communes indique ceci au sujet d'une demande d'autorisation:
(1) Pour proposer l'ajournement de la Chambre en vue de la discussion d'une affaire déterminée et importante dont l'étude s’impose d'urgence, il faut en demander l'autorisation après l'achèvement des affaires courantes ordinaires comme il est stipulé aux paragraphes (3) et (4) de l'article 30 du Règlement.
Monsieur le Président, je ne veux pas m'éterniser sur les remerciements, mais je veux encore vous dire merci d'avoir autorisé le débat de ce soir.
Je trouve triste que les gens de cette région, en plus de faire face à la pandémie, vivent une perte et une diminution de services. On vient d'ébranler les colonnes du temple du fait français dans le Nord de l'Ontario. C'est triste parce qu'ils n'ont pas à vivre cela en plus de la pandémie. Je pense qu'il faut être sensible à cela et se mobiliser pour trouver des solutions à cette situation.
Voici ce qui arrive lorsqu'un gouvernement n'a pas de vision depuis plus de cinq ans. La ministre des Langues officielles est en poste depuis 2015. J'ai du respect pour la ministre. D'ailleurs, je le lui ai dit hier au Comité permanent des langues officielles. Or elle n'agit pas. Elle mène des consultations. Tout à l'heure, sa collègue disait qu'elle faisait la promotion du fait français et des deux langues officielles et qu'elle était très présente. Cependant, elle est toujours en réaction. On dirait que le gouvernement attend que la maison soit en feu avant de réagir.
Récemment, au mois de décembre dernier, on nous a proposé un livre blanc sur les langues officielles. Le livre blanc fait qu'on pellette par en avant, encore une fois, et qu'on doit encore mener des consultations afin de s'assurer que ce qu'on va peut-être mettre un jour en place sera efficace. Le jour où l'on va mettre quelque chose en place, il sera peut-être trop tard; on va être obligés de recommencer les consultations. C'est important d'agir. Ce livre blanc n'est pas une solution.
J'ai rencontré les gens de l'Association canadienne des professeures et professeurs d'université, l'ACPPU. Ils dénonçaient la situation d'insolvabilité depuis le 1er février. C'est la première fois qu'une université publique canadienne se place en situation d'insolvabilité. Les représentants de l'ACPPU m'ont fait des commentaires. Ils exhortent le gouvernement fédéral à collaborer avec la province de l'Ontario pour, d'une part, verser dans les meilleurs délais les fonds dont l'Université Laurentienne a besoin et, d'autre part, pour aider les établissements postsecondaires bilingues et francophones. Étant donné le rôle vital que ces établissements postsecondaires jouent pour relever les défis actuels et futurs du Canada, ils recommandent que le gouvernement fédéral élabore une stratégie nationale avec les territoires et les provinces, afin de prévoir des fonds constants et suffisants en vue de promouvoir un enseignement postsecondaire de qualité.
J'ai rencontré ces gens le 17 février. Ils se sont placés sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité le 1er février. Nous sommes le 14 avril. La ministre des Langues officielles a peut-être un plan et il y aura peut-être des solutions dans le budget qui sera présenté lundi prochain. Toutefois, le 1er février, ces gens se sont placés sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. À titre de député, j'ai rencontré les représentants des professeurs le 17 février. On a réagi le lundi 12 avril. Comme je le disais tout à l'heure, on attend que la maison soit en feu avant de réagir.
Monsieur le président, cet automne, nous vous avons demandé de permettre la tenue d'un débat d'urgence sur le déclin du fait français au Québec, en particulier à Montréal. Nous sommes ici ce soir pour discuter de l'Université Laurentienne, qui a des problèmes financiers. Qu'est-ce qui nous attend demain?
J'ai le privilège de siéger au Comité permanent des langues officielles. Hier, nous y recevions la ministre ainsi que d'autres intervenants. Les intervenants mentionnaient qu'on ne pouvait pas attendre la mise à jour de la Loi sur les langues officielles. Si l'Université Laurentienne éprouve des problèmes aujourd'hui, d'autres universités canadiennes auront des problèmes également à l'avenir, demain ou après-demain.
Est-ce que le gouvernement souhaite laisser tomber les institutions postsecondaires qui enseignent aux minorités linguistiques? Si c'est le cas, qu'on nous le dise. On n'agit pas, et cela me pose problème. Je suis obligé de mentionner ce que le Parti conservateur du Canada a fait. Je n'en parle pas par opportunisme. Dès la nomination de notre nouveau chef, nous avons présenté un plan clair: dans les 100 premiers jours d'un gouvernement conservateur, nous aurons investi l'argent nécessaire pour soutenir nos institutions, pour défendre le fait français et pour défendre les communautés de langue officielle en situation minoritaire.
Il est important que nous nous regroupions aujourd'hui, parce que le problème est plus grand que ces 28 programmes délestés. C'est un problème de société. Tant et aussi longtemps que le Canada aura deux langues officielles, et tant et aussi longtemps que les citoyens de Portneuf—Jacques-Cartier vont me faire confiance, je vais me lever à la Chambre pour défendre le fait français. Nous devons nous retrousser les manches pour trouver des solutions afin que les citoyens canadiens et les citoyennes canadiennes aient accès à l'enseignement en français.
Nos professeurs et nos étudiants sont malheureusement brimés. Cela a un effet multiplicateur qui étouffera notre langue française, ou qui la fera jaillir.
En terminant, j'aimerais lire une petite section du préambule de la Loi sur les langues officielles:
[...] de respecter les garanties constitutionnelles sur les droits à l’instruction dans la langue de la minorité et de faciliter pour tous l’apprentissage du français et de l’anglais [...]
C'est ce qu'on peut lire dans le préambule de la Loi sur les langues officielles. Alors, je pense que la ministre doit agir maintenant.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, il est important que l'on puisse voir ce qui se passe dans les institutions. Il y a eu, au préalable, des indicateurs pour nous amener à réagir, à observer et à demander une reddition de comptes. Ce n'est pas de l'ingérence, c'est de la responsabilisation des gens en place.
D'un autre côté, nous avons la responsabilité de nous assurer que tout va bien. Dans ce cas-ci, tout le nécessaire était en place pour voir sur l'écran radar qu'un problème arrivait. J'en fais l'annonce: des problèmes vont arriver ailleurs, dans d'autres établissements postsecondaires. Nous devons donc mettre en place les mécanismes pour protéger nos institutions et, en premier lieu, le fait français.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, j'aimerais remercier ma collègue avec qui j'ai le privilège de siéger au Comité permanent des langues officielles.
Je vais lui fournir de l'information. De 2009 à 2015, il n'y a pas eu d'augmentation des investissements. De 2015 à 2021, il n'y a pas eu d'investissement dans les institutions.
Ma collègue était présente hier lors de la séance du Comité. Les gens du Campus Saint‑Jean l'ont mentionné: il n'y a pas eu d'augmentation pendant toute cette période.
J'invite ma collègue à calculer avec moi. De 2009 à 2015, cela fait six ans. De 2015 à 2021, cela fait également six ans. On ne peut pas changer le passé, mais on peut changer l'avenir. Ce que l'on sait, c'est que, si le gouvernement libéral reste en place, on va être dans le trouble pour le fait français.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, j'aimerais remercier mon collègue de Longueuil—Saint‑Hubert.
Nous sommes dans un pays qui s'appelle le Canada. Il y a deux langues officielles. Nous sommes ici ce soir à Ottawa au Parlement canadien pour débattre d'un débat d'urgence sur la langue française en Ontario et sur l'Université Laurentienne. Oui, nous nous devons de protéger les deux langues officielles dans tout le Canada, d'un océan à l'autre, pour faire en sorte que nous restions un pays bilingue. Il y a effectivement des efforts importants supplémentaires à faire pour le fait français.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, j'aimerais saluer mon collègue de Winnipeg-Nord qui fait un excellent travail comme secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre.
Dans son discours, il mentionne que le Bloc québécois, le NPD et les conservateurs ne comprennent pas. Comme si notre problème était de poser des questions. Mon problème est de savoir pourquoi le gouvernement libéral, au lieu d'étirer le débat et de faire de l'obstruction systématique, ne répond pas et n'envoie pas ses témoins.
Est-on dans une omerta? Qu'est-ce que le gouvernement a à cacher? Soyons honnêtes et transparents et les Canadiens vont mieux se porter.
J'aimerais entendre mon collègue sur la loi du silence du gouvernement libéral.
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