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PCC (QC)
Monsieur le Président, le gouvernement libéral est vraiment déconnecté. Les Canadiens et les Canadiennes sont inquiets. Tout coûte plus cher, les vêtements, le chauffage, le logement et la nourriture. À 6 $ la livre de beurre, certains doivent se priver de faire des pâtisseries pour les Fêtes. D'autres cherchent des aubaines et achètent des produits presque périmés. Un professeur émérite mentionne que 2023 va être encore pire.
Est-ce que le premier ministre peut donner de l'espoir et un peu d'aide aux honnêtes citoyens et cesser toute augmentation de taxes et d'impôts?
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PCC (QC)
Madame la présidente, je viens d'entendre le commentaire de ma collègue, qui accuse les députés conservateurs d'avoir des discussions. Or, je regarde autour de moi et je ne vois personne parler. Ma collègue a peut-être fait une erreur.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, malheureusement ce gouvernement libéral nous a démontré qu'il est toujours en retard et en réaction. Il manque de vision. Aucun autre pays ne vit la pénurie de Tylenol et d'Advil pour les enfants comme ici au Canada. Que font les parents pour sauver leurs enfants? Ils vont à l'hôpital. Le CHU Sainte-Justine à Montréal est à 150 % de sa capacité. On connaît le problème depuis le mois d'avril.
Ma question est toute simple: pourquoi le gouvernement libéral est-il toujours en retard?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, malheureusement, le ministre n'est jamais allé dans les pharmacies au cours des derniers jours, car les tablettes sont vides. Son gouvernement connaît le problème depuis le mois d'avril.
Parlons maintenant d'économie. Nous entrons en récession et les libéraux augmentent les taxes. Ils n'ont même pas le cœur de donner un coup de main aux Canadiens et aux Canadiennes. Qu'est-ce que cela va prendre de plus? L'insolvabilité des particuliers a augmenté de 22 %. Une entreprise sur six songe à fermer ses portes. Le solde moyen des cartes de crédit est à niveau record de plus de 2 000 $. Les demandes d'aide dans les banques alimentaires explosent.
Est-ce que les libéraux vont entendre raison et vont arrêter d'augmenter les taxes?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, à l’approche du temps des Fêtes, j’invite les gens à visiter un des 22 marchés de Noël de la belle circonscription de Portneuf—Jacques-Cartier. Ils offrent toute une gamme de produits de qualité et des créations de nos talentueux artisans. On y fera de belles trouvailles en plus d’encourager le commerce local.
De plus, ce temps de l’année est une période de partage. Parmi les organismes effectuant ce travail important dans Portneuf—Jacques-Cartier, j’aimerais souligner l'implication des Saint‑Vincent de Paul. Leur bénévolat est là pour répondre aux besoins des plus démunis.
J'aimerais remercier Mme Claudette Hethrington, de Saint‑Augustin, Mme Louise Barrette, de Saint‑Marc‑des‑Carrières, M. Yvon Cloutier, de Donnacona, M. Roch Belleau, de Pont‑Rouge, Mme Huguette Dussault, de Neuville, Mme Diane Durand, de Portneuf et Mme Doris Tessier, de Sainte‑Brigitte‑de‑Laval.
Je veux leur dire merci. Aidons-les à aider les gens qui en ont vraiment besoin. Je vais profiter de l'occasion pour inviter tout le monde à être très généreux et pour souhaiter à tous de très joyeuses Fêtes.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, ce gouvernement libéral parle des deux côtés de la bouche en matière de bilinguisme anglais-français.
Il nomme une gouverneure générale qui ne parle pas le français, il nomme une lieutenante-gouverneure qui ne parle que l'anglais dans la seule province bilingue, il bloque l'immigration francophone, et j'en passe.
Maintenant, la coalition NPD-libérale bâillonne le Comité permanent des langues officielles, et elle nous empêche d'améliorer le projet de loi C‑13 afin d'arrêter le déclin du français; quelle hypocrisie.
Le premier ministre peut-il donner les instructions maintenant pour arrêter toute mesure contre le français?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, j'aimerais revenir sur le discours de mon collègue de Joliette, que j'estime et qui fait un excellent travail.
Je suis d'accord avec le député pour dire que le gouvernement prête de fausses intentions au Bloc québécois lorsqu'il l'accuse de ne pas accorder d'importance aux soins dentaires. Ce n'est pas ce que le député vient de dire. Si on avait écouté son discours, on aurait compris que le Bloc est sensible à cette question. Le problème n'est pas là.
J'ai une question pour mon collègue de Joliette. Est-ce que c'est en raison de l'entente entre le NPD et le Parti libéral du Canada qu'on arrive à ce projet de loi qui est fait rapidement sans rigueur et sans respecter les champs de compétences de chacune des provinces?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, j'aimerais partager mon pessimisme face à l'avenir économique de notre pays. Les gens de Portneuf—Jacques‑Cartier, tout comme l'ensemble des citoyennes et des citoyens du Canada, sont inquiets de l'inflation au quotidien, ce qui nous indique que nous nous dirigeons à toute vitesse en pleine récession.
Tout coûte plus cher. À l'épicerie, le coût des aliments augmente. Chaque semaine, on voit la facture bondir. Le coût du transport nous prend en otage, car il a une incidence sur tous les biens de consommation. L'hiver s'en vient. Les travailleurs et leurs familles devront choisir entre manger et augmenter le chauffage, deux éléments vitaux.
Pendant ce temps, les libéraux, avec leurs complices, les néo-démocrates, veulent augmenter les taxes. Tout juste avant une récession, ce n'est pas le temps d'augmenter les taxes. Les autres pays l'ont compris. Pourquoi cette coalition libérale—néo‑démocrate est-elle si déconnectée? C'est du gros bon sens.
Est-ce que ce gouvernement va entendre raison et annuler toute hausse de taxes pour donner de l'oxygène et de l'espoir à tous les Canadiens?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, agir urgemment ne veut pas dire dépenser l'argent des contribuables. Le gouvernement actuel nous a habitués à douter de son intégrité. Après les ventilateurs de l'ancien député libéral et les terrains de Roxham, c'est l'application ArriveCAN qui a coûté 54 millions de dollars. Des experts disent qu'ils auraient pu le faire pour 250 000 $. Est-ce qu'on rit de nous?
Pire, le gouvernement a donné 1,2 million de dollars à une entreprise, mais celle-ci n'a pas eu d'argent. Une question simple: à qui ces 1,2 million de dollars ont-ils été versés?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, le Corps des Gardiens de la révolution islamique est-il une organisation terroriste?
Cela fait maintenant plus de 1 000 jours, et il n'y a pas encore de décision. Pendant ce temps, ce groupe terroriste continue ses activités en toute légitimité ici, au Canada.
Je tiens à faire un petit rappel: 55 Canadiens sont décédés dans le vol PS752.
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique va-t-il être reconnu comme une organisation terroriste, oui ou non?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, je vais aujourd'hui parler du gliome infiltrant du tronc cérébral, ou GITC. Cette maladie incurable est la principale cause de décès par tumeur cérébrale chez les enfants.
Avec le partenariat de mes collègues la députée de Toronto—Danforth, le député de Bruce—Grey—Owen Sound, le député de Sault Ste. Marie et le député de Prince George—Peace River—Northern Rockies, je présente une pétition signée par plus de 13 000 personnes.
Les pétitionnaires demandent que l'on désigne le 17 mai de chaque année comme la « Journée nationale de sensibilisation au GITC », afin de sensibiliser les gens à cette maladie, de donner de l'espoir aux familles canadiennes, d'assurer un financement adéquat de la recherche et de sauver nos jeunes.
Au nom d'Isabelle et de la petite guerrière Florence, unissons-nous pour nos enfants victimes de cette rare maladie.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, les Canadiens et les Canadiennes sont affectés quotidiennement par l'inflation. Le chauffage coûte plus cher, le logement coûte plus cher, l'épicerie coûte plus cher.
Ce gouvernement essaie de nous aveugler. Il nous donne une piastre et en prend deux dans nos mains. Ce que cela veut dire pour moi, c'est un déficit dans le budget familial. Le Canada est le seul pays du G7 à ne pas avoir abaissé les taxes et les impôts.
Est-ce que ce gouvernement va entendre raison? Va-t-il annuler les hausses de taxes et d'impôts?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, ma circonscription, Portneuf—Jacques-Cartier, située dans la belle grande région de Québec, se démarque par ses nombreux attraits touristiques, sa nature accueillante et l'abondance de ses produits locaux.
Un incontournable chez nous, c'est les marchés publics qui deviennent des lieux d'échanges entre agriculteurs passionnés, artisans créatifs et producteurs dévoués toujours prêts à bien servir les consommateurs. La grande variété de produits, jumelée au côté sympathique de nos gens, fait que cette expérience contribue à agrémenter le passage des gens chez nous.
Que ce soit au marché public de Saint‑Augustin‑de‑Desmaures, de Deschambault-Grondines, de Pont‑Rouge, de Saint‑Raymond, de Saint‑Casimir, des Cantons à Stoneham‑et‑Tewkesbury, de Saint‑Gabriel‑de‑Valcartier ou à celui de Sainte‑Catherine‑de‑la‑Jacques‑Cartier, on y fait des découvertes authentiques qui permettent d'apprécier le séjour.
Je lance l'invitation à tous les épicuriens du Canada: nous sommes prêts à les accueillir chaleureusement chez nous, dans Portneuf—Jacques-Cartier.
Je souhaite un bon été à tous.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, je veux rassurer ma collègue: nous, les conservateurs, allons travailler pour la langue française.
Maintenant, il n’y a plus une semaine qui s'écoule sans qu'on découvre le mépris de ce gouvernement pour les langues officielles. Jeudi dernier, c'était au tour du directeur parlementaire du budget de révéler que trois ministères refusaient de répondre à ses demandes d'information sur les dépenses prévues pour la modernisation des langues officielles. C'est une première en matière de non-réponse à cet officier de la Chambre des communes.
Quelle excuse le premier ministre va-t-il nous servir cette fois-ci?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, la question est simple. On ne répond pas à un montant d'argent inscrit dans le budget. Les libéraux ont inscrit 16 millions de dollars pour moderniser la Loi sur les langues officielles. Le directeur parlementaire du budget leur pose des questions. C'est un officier impartial, ici, à la Chambre des communes, et ce gouvernement n'est pas capable de répondre.
Qu'est-ce qu'il a à cacher?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, le laxisme libéral en matière de criminalité ne sert que les criminels. Le laxisme libéral, c'est une tolérance excessive envers les hors-la-loi.
Les pauvres victimes, là-dedans, ce sont nos enfants, qui ne sont même pas protégés. Ce gouvernement n'a aucune sensibilité à l'égard des honnêtes citoyens canadiens et de leur sécurité. Un gouvernement responsable se doit de renforcir la sécurité des Canadiens.
Pourquoi ce gouvernement favorise-t-il les criminels au détriment des victimes?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, il y a urgence d'agir en matière de pénurie de main-d'œuvre. Il y a des solutions, mais ce gouvernement montre qu'il a perdu le contrôle.
Par exemple, un travailleur étranger temporaire qui vient ici chaque année depuis 10 ans doit passer cette année une entrevue d'admissibilité. Pourtant, cela fait déjà 10 ans qu'il vient. J'ai comme autre exemple un fabricant ayant des usines en Ontario et au Québec. Cela prend quatre fois plus de temps pour obtenir les permis au Québec qu'en Ontario.
Ce n'est pas à cause du Québec et ce gouvernement doit se trouver une autre excuse. Quel est le problème chez Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, j'aime le discours de ma collègue ministre des Langues officielles, mais les bottines ne suivent pas les babines.
Je pense que le projet de loi C‑13 est très important et qu'on est en train de mettre en place des règles pour s'assurer que, dans 50 ans, le Canada sera encore un pays bilingue, où seront parlés le français et l'anglais.
La ministre vient du Nouveau‑Brunswick, la seule province bilingue au Canada, mais elle appuie son gouvernement alors que celui-ci conteste l'inscription dans la Loi de l'obligation que le lieutenant-gouverneur du Nouveau‑Brunswick soit bilingue. J'aimerais donc comprendre la cohérence dans son discours.
De plus, la ministre a indiqué que les intervenants aimaient ce qui avait été fait avec le projet de loi C‑13. En effet, c'est un pas, mais, quand j'ai rencontré les mêmes intervenants, ils m'ont dit que ce pas n'était pas suffisant.
Il faut effectivement travailler. Dans une démocratie comme le Parlement canadien, cependant, on se doit de respecter tous les parlementaires, de leur accorder le droit de parole et de leur permettre de s'exprimer, parce que c'est un projet de loi très important pour l'avenir du bilinguisme au Canada.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, en ce moment, à la Chambre des communes, nous discutons du projet de loi C‑13. Nous ne sommes pas en train de discuter de procédure.
Je n’ai aucune leçon à recevoir du NPD...
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PCC (QC)
Madame la Présidente, je voudrais saluer mon collègue le président du Comité permanent de langues officielles. Effectivement, nous travaillons de concert pour faire avancer la cause.
Maintenant, la démonstration est faite que le gouvernement en place ne porte pas une réelle attention à la langue française et n'a pas vraiment l'intention de la protéger. Je rappelle que le premier discours, le premier débat, a eu lieu un mercredi après-midi. Je veux sensibiliser les gens à la maison. Les mercredis après-midi et les vendredis matin sont les deux périodes dans la semaine d'un député où il y a moins de temps de parole. La dernière fois qu'il y a eu des interventions à ce sujet, c'était jeudi dernier.
On comprendra qu'on est en train de pousser ce projet de loi. Cela dérange les hautes instances du Parti libéral, du gouvernement en place. Malheureusement, la ministre de Langues officielles est David contre Goliath dans son propre parti. Si on regarde ce qui s'est passé cette semaine dans l'actualité, on voit que trois députés libéraux contestent la décision du gouvernement libéral.
J'aimerais entendre la ministre là-dessus.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, je pense qu'il faut que la ministre des Langues officielles comprenne que, du côté du Parti conservateur du Canada, ce dossier nous tient à cœur et nous voulons y travailler.
Si elle avait écouté mon discours lors de la première période de débat à la Chambre des communes, durant laquelle elle a donné aux parlementaires le privilège de s'exprimer, j'ai bel et bien dit que le Parti conservateur tendait la main au gouvernement pour améliorer ce projet de loi.
Oui, effectivement, ceci représente un pas, mais il faut marcher. C'est important parce que, avec le déclin du français, c'est maintenant qu'il faut agir.
Malheureusement, si la version actuelle du projet de loi C‑13 entre en vigueur demain matin, elle ne contient rien pour stopper le déclin du français. On se doit d'améliorer ce projet de loi. C'est en permettant aux parlementaires de s'exprimer qu'on va obtenir des suggestions pour l'améliorer dans l'intérêt des deux langues officielles.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, comment la ministre se sent-elle aujourd'hui, alors que la Chambre débat du projet de loi C‑13 pendant que les juristes du gouvernement sont en train de préparer une contestation devant les tribunaux pour aller à l'encontre du fait français en Colombie-Britannique?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques de son intervention. Je pense qu'il a la même sensibilité que moi quant au fait français. Sa sensibilité se manifeste plus particulièrement à l'égard du français au Québec, alors que c'est le fait français dans son ensemble, au Québec et partout au Canada, qui m'interpelle.
Mon collègue a mentionné qu'il n'était pas en faveur du projet de loi C‑13. Il a cependant posé une condition. J'ai le privilège de siéger au Comité permanent des langues officielles avec son collègue de La Pointe-de-l'Île.
Si des amendements étaient proposés par le Bloc québécois, le Parti conservateur, le NPD, et probablement aussi par le Parti libéral du Canada, mon collègue serait-il prêt à travailler avec nous afin de faire avancer la cause, promouvoir le français et le protéger du déclin?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, j'ai été très attentif au discours de mon collègue du Bloc québécois.
Par contre, on dirait que des gens tiennent des discussions à la Chambre en ce moment. Pourriez-vous intervenir, madame la Présidente?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, j'apprécie le qualificatif que vous donnez à mon discours.
Aujourd'hui, c'est la deuxième fois que je me lève à la Chambre pour parler du projet de loi sur la modernisation des langues officielles. Ce que les parlementaires cherchent à faire ici, aujourd'hui, c'est mettre en place des règles pour arrêter le déclin du français, protéger le français et le promouvoir. Il s'agit évidemment de la modernisation de la Loi sur les langues officielles.
Parmi les deux langues officielles, celle qui est la plus fragilisée, c'est le français. Il est donc évident que nous allons parler plus du français. Toutefois, je pense qu'il faut être fier d'avoir un pays unique par son bilinguisme, le français et l'anglais, et il faut sauvegarder cette spécificité. Il faut que notre pays puisse encore avoir ses deux langues officielles dans 50 ans.
Je m'inquiète de ce que veut faire ce gouvernement. Au cours des dernières semaines, des gestes très précis ont démontré que ce gouvernement ne fait pas preuve de sensibilité et d'attention et qu'il n'a pas l'intention de vraiment protéger le français, de le promouvoir et d'arrêter son déclin. Je vais donner de nombreux exemples. La liste est encore plus longue, mais je vais me limiter.
En 2019, puisque cela relève de sa responsabilité, le gouvernement libéral a nommé une lieutenante-gouverneure unilingue. En fait, elle est bilingue, mais elle parle une autre langue que la deuxième langue officielle de notre pays. C'est la première incohérence que je tenais à souligner. C'est assez particulier.
Dernièrement, une juge d'une cour provinciale au Nouveau-Brunswick a déclaré qu'il était inconstitutionnel de nommer un lieutenant-gouverneur unilingue anglais. Jusqu'ici, on est content du résultat. On réalise qu'on est dans un pays bilingue. Le Nouveau-Brunswick est la seule province officiellement bilingue au Canada. Or le gouvernement a nommé une lieutenante-gouverneure unilingue. On constate donc qu'il y a erreur.
Cette semaine, on a appris que le gouvernement fédéral allait contester ce jugement parce qu'il dit que cela n'a aucun sens et ne tient pas la route sous prétexte que cela ne relève pas du provincial. Présentement, la seule instance qui peut faire respecter le bilinguisme dans notre pays, c'est le fédéral et il se bat contre une décision qui, pourtant, l'aiderait à faire respecter le bilinguisme. Trois députés libéraux des provinces de l'Atlantique ont même contesté publiquement la décision de leur propre gouvernement. C'est assez particulier. Même à l'intérieur de ce parti au pouvoir, les gens sont inquiets.
Pour comble d'insulte, encore une fois, le gouvernement conteste un jugement concernant la protection du français. C'est assez particulier. Il faut aussi se rappeler que, tout récemment, par une tentative voilée, le gouvernement a cherché à contester le jugement que la Cour d'appel fédérale avait rendu en janvier 2022 afin de permettre aux francophones de la Colombie-Britannique d'avoir accès à des services en français. Il est assez particulier que le procureur général du Canada veuille porter en appel cette décision de la Cour suprême du Canada.
On peut aussi penser aux conférences de presse qui ont été tenues en anglais seulement par certains ministres du gouvernement canadien. Je rappelle que ce pays est un pays bilingue français-anglais. À la sortie du breffage du ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Hélène Buzzetti publiait dans un gazouillis que l'information était divulguée en anglais seulement. Toutefois, c'est probablement nous qui nous inquiétons pour rien. Tout va bien.
La ministre des Langues officielles, une dame que je respecte, a probablement, en son for intérieur, l'intention de protéger le bilinguisme au Canada, mais elle doit se battre à l'intérieur de son parti. Elle est une représentante du Nouveau-Brunswick.
Cette semaine, après avoir refusé plusieurs fois de répondre aux questions des journalistes, elle a été obligée de dire qu'elle appuyait la décision de son gouvernement de contester le jugement au sujet de la lieutenante-gouverneure.
Ici, à la Chambre, les députés posent maintes questions concernant le bilinguisme et la langue française. On voit qui va répondre aux questions. La ministre des Langues officielles est toujours prête à répondre, mais on lui coupe le sifflet et on donne la parole à quelqu'un d'autre. C'est assez particulier.
J'ai lu et relu le projet de loi C‑13, et il contient de bonnes choses. Comme le disait plus tôt mon collègue de Rimouski‑Neigette—Témiscouata—Les Basques, il y a des éléments positifs. C'est petit comparativement à ce que l'on doit se donner comme moyen pour arrêter le déclin du français et pour protéger et promouvoir la langue de Molière. Il faut travailler.
Lors de ma première intervention l'autre jour, j'ai dit que je tendais la main au gouvernement, pour l'accompagner afin que l'on ait une vraie loi, avec du vrai mordant. Pour reprendre une expression que j'ai déjà utilisée, C‑13 est un projet de loi avec des dents de bébé, des dents de lait. La colonie française, ici au Canada, a besoin d'un vrai mordant et des bonnes dents de façon à avoir les mesures et les règlements nécessaires pour protéger le fait français au Canada.
Je vais répéter que j'ai le privilège de siéger au Comité permanent des langues officielles. Le Parti conservateur du Canada est celui qui a modernisé la dernière fois la Loi sur les langues officielles, c'est-à-dire en 1988. Nous sommes prêts à travailler avec le gouvernement. Nous avons l'intention de protéger le fait français et de suggérer de bons amendements au projet de loi. J'invite tous les partis à participer à l'étude du projet de loi C‑13 en comité.
Je dis haut et fort aujourd'hui, en ce vendredi, que le Parti conservateur du Canada est prêt à tendre la main au gouvernement libéral pour que nous fassions un bon travail et que nous protégions le fait français en Amérique du Nord.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, je veux remercier mon collègue de Joliette avec lequel je prends beaucoup de plaisir à travailler depuis 2015.
Mon collègue souligne un problème flagrant. Comment peut-on faire confiance au gouvernement, qui est très incohérent? Dans mon allocution, je pense avoir présenté des faits bien concrets pour démontrer l'incohérence du gouvernement. Cela nous fait douter, en tant que Canadiens, que le gouvernement à l'avenir va nommer une lieutenante-gouverneure bilingue au Nouveau‑Brunswick.
Nous avons l' occasion de l'inscrire dans une loi. Les gens ne sont pas tous de mauvaise foi de l'autre côté de la Chambre, mais je préfère que ce soit écrit dans une loi de manière à ce qu'il n'y ait pas d'interprétation ou d'échappatoire.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, j'ai eu le privilège de rencontrer de nombreux organismes du Québec et d'ailleurs au Canada qui ont fait des représentations. En ce qui concerne les amendements, la liste est longue des éléments que nous allons protéger.
Prenons l'exemple de l'agence centrale. Dans la structure gouvernementale et dans la gouvernance, ici, au Canada, il y a trois organisations qui peuvent donner des instructions dans différents ministères: le ministère des Finances, le Conseil privé et le Conseil du Trésor. Tous les organismes demandent de donner à une agence centrale au Conseil du Trésor les moyens pour assurer que cela redescende dans l'ensemble des ministères. C'est un premier amendement.
Un deuxième amendement est le suivant: au Canada, la seule instance qui peut faire respecter les deux langues officielles est le gouvernement fédéral. Lorsqu'il signe des ententes avec les provinces et les territoires, il doit inclure des clauses linguistiques, avec certaines conditions et tout en respectant les champs de compétence, pour qu'on protège le fait français dans l'ensemble de notre pays.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, effectivement, la communauté francophone est forte. Une chance qu'on a eu cela au Canada dans l'histoire pour faire en sorte qu'on parle encore le français ici dans notre pays et qu'on ait encore un pays bilingue. Oui, il faut investir et soutenir nos communautés linguistiques, surtout en milieu minoritaire.
Je suggère fortement, lors de notre étude en comité, que l'on puisse avoir des outils pour aider les communautés à la grandeur du pays.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, les impacts négatifs de la pandémie sont gigantesques. Il y a eu l'augmentation du coût de la vie, les entreprises ont de gros problèmes d'approvisionnement et une pénurie de main-d'œuvre jamais vue. Il y a un autre problème majeur: l'explosion des problèmes de santé mentale.
Ce gouvernement libéral se doit d'agir maintenant. Son budget de 2022 n'y répond pas. Le premier ministre peut-il prendre l'engagement de présenter un plan rapidement pour protéger, entre autres, notre jeunesse qui a payé très cher l'impact de cette crise?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, la jeune Florence Gagné, du haut de ses cinq ans, a perdu son combat contre le gliome diffus du tronc cérébral. Cette cruelle forme de cancer frappe surtout les enfants de cinq à sept ans. Il est inopérable et incurable.
Cette princesse adorable et si attachante a su toucher les cœurs de milliers de citoyens de Portneuf—Jacques-Cartier et d'ailleurs. Nous sommes tous devenus très sensibles à cette cause. Ses parents, Stéphanie et Sébastien, comme bien d'autres, veulent travailler pour offrir la guérison à nos jeunes enfants.
Ces derniers ont constaté l'absence de ressources à l'impuissance de la communauté médicale. Il faut poser des gestes et s'assurer de se donner les moyens d'obtenir des résultats.
J'invite tout le monde à aller signer la nouvelle pétition électronique E‑4021 afin que le 17 mai soit déclaré Journée nationale de sensibilisation au GITC au Canada. Cette princesse doit nous inspirer à nous mobiliser pour que nous trouvions des traitements pour sauver nos petits anges.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, j'aimerais dire à la ministre que sa solution ne fonctionne pas. Ce gouvernement manque de vision. Il est toujours en réaction.
Dans le dossier de renouvellement des passeports canadiens, c'était prévisible qu'il allait y avoir une « surdemande » en raison des renouvellements et de la pandémie. Les cas sont très nombreux à mon bureau de circonscription; des Julie, des Carl, des Marie‑Anne, il y en a plusieurs. Sur le site de Passeport Canada, on indique une livraison dans un délai de 20 jours.
Pourquoi ce gouvernement crée-t-il du stress et des attentes inutiles aux citoyens et pourquoi ne respecte-t-il pas ses propres délais?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, le gouvernement s'est engagé à ce que, d'ici 2035, toutes les voitures vendues au Canada soient à émission zéro.
La RBC estime qu'il faudra investir 25 milliards de dollars par année pour construire le réseau de bornes rechargeables. Les fonctionnaires ont dit en comité parlementaire que les calculs des coûts de construction de ce réseau n'avaient même pas été évalués.
Le gouvernement a-t-il choisi d'être ignorant ou se fout-il de refiler une autre facture aux Canadiens et aux Canadiennes?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, j'annonce à ma collègue de Salaberry—Suroît que nous, les conservateurs, ne nous chicanerons pas avec le Bloc québécois.
Je suis moi aussi un amoureux de la langue française. Plusieurs éléments du projet de loi C‑238 me portent à croire en l'avenir du français au Canada.
Selon ma collègue, est-ce le meilleur moyen pour être efficace et pour arrêter le déclin du français au Québec et partout au Canada?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, aujourd'hui, je prends la parole sur le projet de loi C‑238, Loi concernant la langue française. Ce projet de loi a été déposé par la députée de Salaberry—Suroît. Je la remercie de son travail sur cette mesure législative importante.
Le projet de loi C‑238 a plusieurs composantes. Il modifie le Code canadien du travail, il amende certaines dispositions de la Loi sur les langues officielles et de la Loi sur la citoyenneté. Il apporte également un changement à la Loi canadienne sur les sociétés par actions.
Comme je l’ai dit dans un discours que j’ai livré ici récemment, les experts nous avertissent que la langue de Molière est de plus en plus fragilisée, et ce, même dans l'appareil gouvernemental, y compris dans les cabinets de ce gouvernement. Il est urgent d’agir et il faut le faire avec discernement pour que les effets soient efficaces. Pour se guider sur les mesures législatives à adopter afin de protéger le français, il faut entre autres se baser sur les droits actuels, sur les lois de modernisation des langues officielles en cours, ainsi que sur ce que nous disent les leaders des communautés linguistiques en milieu minoritaire.
Nous savons que la reconnaissance des langues officielles trône au sommet des droits les plus fondamentaux de notre pays. Le paragraphe 16(1) de la Charte canadienne des droits et libertés de la personne stipule que « [l]e français et l’anglais sont les langues officielles du Canada; ils ont un statut et des droits et privilèges égaux quant à leur usage dans les institutions du Parlement et du gouvernement du Canada. » La Charte garantit que les membres du public peuvent communiquer avec le gouvernement fédéral et recevoir des services de celui-ci dans l'une ou l'autre des deux langues officielles, selon leur choix. La Charte n'oblige aucun membre du public à devenir bilingue.
Nous devons aussi tenir du compte du fait que le Québec a décidé de moderniser sa propre législation afin de mieux protéger la langue française. Il faut saluer l’immense travail des députés de l’Assemblée nationale du Québec qui s’apprêtent bientôt à voter et à adopter le projet de loi 96, Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français.
Le projet de loi C‑238 s’inscrit dans ce contexte jamais vécu depuis des décennies au Canada, alors que des lois provinciales et fédérales sur les langues sont revues de fond en comble, incluant la seule province bilingue au Canada, le Nouveau-Brunswick.
Comme je le disais tout à l’heure, le projet de loi C‑238 modifie la Loi sur la citoyenneté afin d’ajouter, entre autres, à l’obtention de la citoyenneté par les résidents permanents qui résident habituellement au Québec, l’exigence de la connaissance suffisante de la langue française. Je tiens à rappeler que ces changements à la Loi sur la citoyenneté sont les mêmes que ceux qui ont déjà été proposés dans un autre projet de loi, le projet de loi C‑223, que les conservateurs avaient appuyé en deuxième lecture avant les dernières élections.
À cette composante sur la citoyenneté, le projet de loi C‑238 propose aussi d’ajouter une modification à la Loi canadienne sur les sociétés par actions afin que « la dénomination sociale d’une société qui exerce ses activités au Québec doi[ve] satisfaire aux exigences de la Charte de la langue française. » C’est une proposition qui doit être analysée dans le cadre de ce que fait déjà la Charte de la langue française au Québec et, surtout, dans le contexte de la portée qu’elle aura une fois que le projet de loi 96 sera adopté.
Le projet de loi C‑238 propose aussi de modifier le Code canadien du travail en ajoutant une nouvelle disposition, juste après l’article 4, qui stipulerait que « [l]es entreprises fédérales qui sont exploitées au Québec sont assujetties aux exigences prévues dans la Charte de la langue française. »
Est-ce que cet amendement, s’il est appliqué, sera en harmonie avec le reste du corpus législatif fédéral, incluant la nouvelle Charte de la langue française au Québec? C’est une question qu’il faut se poser. Il est clair pour moi que les entreprises fédérales qui sont au Québec ne doivent pas viser le plus petit dénominateur commun. On ne veut pas d’autres Air Canada, CN et j'en passe.
Enfin, au chapitre de la Loi sur les langues officielles, des amendements sont proposés dans le projet de loi C‑238 en ce qui concerne l'engagement selon lequel la Loi sur les langues officielles ne va pas entraver la Charte de la langue française. Est-ce que le mot « entraver » est suffisamment clair et précis? Chose certaine, il faut se demander comment la nouvelle mouture de la Loi sur les langues officielles, qui pourrait être adoptée dans quelques semaines, va opérer avec la Charte de la langue française au Québec.
Je note aussi que la mise en œuvre des mesures contenues à l'article 43 ne doit pas être contraire aux objectifs de la Charte de la langue française. Comment vont arbitrer les tribunaux si cette disposition est adoptée?
Je partage donc plusieurs des principes sous-jacents à ce projet de loi, en particulier l'importance primordiale de préserver le français et de mettre fin à son déclin. Je crois que nous partageons tous des préoccupations légitimes et communes afin que la Loi sur les langues officielles soit une loi moderne, efficace et capable d'atteindre son objectif, c'est-à-dire d'assurer le respect du français et de l'anglais à titre de langues officielles au Canada.
Comme législateurs, je crois important de souligner que, au-delà des objectifs, il faut nous assurer de la meilleure façon de mettre en œuvre ces objectifs de protéger le français et d'assurer le respect des langues officielles. Je crois qu'il est important de garder en tête l'état des travaux de la Chambre. Le projet de loi C‑238 est déposé dans un contexte où le projet de loi C‑13, qui vise à modifier de nombreuses dispositions de la Loi sur les langues officielles, est en cours d'adoption.
Avant de voter sur ce projet de loi qui a été déposé il y a peu de temps, je compte bien analyser tous les détails sous-jacents aux mesures proposées. II y a plusieurs angles à considérer. J'invite tous mes collègues à faire de même. Un dicton de Nicolas Poussin, un peintre français du XVIIe siècle, dit ceci: tout ce qui vaut la peine d'être fait mérite d'être bien fait. En tant que législateur, il est important pour nous de considérer quel est le meilleur moyen d'atteindre nos objectifs. Pour renforcer la protection de la langue française, on doit proposer les meilleurs textes de loi et donc les meilleurs amendements possible, qui puissent ensemble fonctionner comme un tout, comme un corpus législatif efficace et qui répond aux problèmes.
Je crois qu'après avoir examiné le projet de loi C‑238, il faut se demander si ce projet de loi offre tous les outils nécessaires pour atteindre les objectifs que j'ai décrits. Je laisse le temps à mes collègues de bien analyser cette mesure législative. Je m'époumone à dire que si l'on veut que notre pays demeure unique et attrayant avec son bilinguisme, avec ces deux langues officielles que sont l'anglais et le français, on se doit d'agir maintenant pour arrêter le déclin du français, pour évidemment le protéger et pour permettre son développement et sa promotion.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, à l'époque où j'étais étudiant en communication, j'ai eu le privilège de m'entretenir avec le roi de la radio, André Arthur, dans le cadre d'un travail scolaire. Il a eu la générosité de répondre à mes questions.
Sa popularité était impressionnante et il n'a laissé personne indifférent. Il se disait un défenseur de la veuve et de l'orphelin. Cet homme d'une grande culture manipulait la langue française d'une main de maître et excellait dans la jonglerie avec les mots.
Après avoir critiqué les hommes et les femmes politiques, il décida de plonger dans cette vie et a été élu député de Portneuf—Jacques-Cartier. Pendant près de six ans, il a représenté les citoyens et les citoyennes de la belle circonscription que je représente maintenant. Il a marqué le monde des communications avec son franc-parler. Voici une expression qu'il se plaisait à utiliser et que j’aime bien aussi: « Si tu n'es pas capable d'endurer la chaleur, sors de la cuisine ».
J'aimerais offrir mes condoléances à ses enfants, René et Pascale, à ses trois petits-enfants, à sa compagne, Lucy, à son frère, Louis, et à tous ses proches.
Je remercie André Arthur d'avoir servi et je lui souhaite un bon repos.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, ce gouvernement semble croire que tout va bien.
L'inflation est à son plus haut depuis les 30 dernières années, le déficit est gigantesque, l'immigration est extrêmement déficiente et le rêve de nos jeunes Canadiens d'avoir accès à une propriété est brisé.
Que va faire ce gouvernement pour permettre à nos jeunes de croire en l'avenir et d'avoir accès à une propriété? Que va-t-il faire maintenant, non pas dans 10 ans ni dans 5 ans?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, que ce soit dans le domaine manufacturier, agricole ou touristique, nos entrepreneurs s'arrachent les cheveux pour résoudre le problème de pénurie de main‑d'œuvre. C'est pire encore chez les francophones. En plus de la lourdeur administrative, les délais vont jusqu'à 30 mois, c'est-à-dire 2 ans et demi.
Le ministre de l’Immigration est-il conscient des dommages irrécupérables causés à notre économie? Que va-t-il faire urgemment pour répondre au problème et respecter nos entrepreneurs francophones?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, je veux remercier ma collègue la ministre des Langues officielles. J'apprécie son ouverture, son intention et sa volonté.
Dans les derniers jours, des situations se sont produites où nous avons senti que le gouvernement fédéral méprisait les langues officielles, surtout le français, et j'ai senti que la ministre était isolée, seule.
Peut-elle nous confirmer qu'elle est capable de convaincre ses collègues du Cabinet de faire avancer le projet de loi C‑13 et de s'assurer que la Loi sur les langues officielles ait plus de mordant que dans sa définition? Selon moi, le projet de loi a présentement des dents de lait. Je voudrais qu'il ait des dents d'adulte et donc encore plus de mordant.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, aujourd'hui, c'est le 1er avril, mais j'espère que le gouvernement ne fera pas un poisson d'avril aux francophones et aux anglophones avec la Loi sur les langues officielles.
Honorables collègues, je prends la parole aujourd'hui concernant le projet de loi C‑13, Loi modifiant la Loi sur les langues officielles, édictant la Loi sur l'usage du français au sein des entreprises privées de compétence fédérale et apportant des modifications connexes à d'autres lois.
Je m'adresse à la Chambre à titre de député de Portneuf—Jacques‑Cartier, mais aussi en tant que fier Canadien qui chérit le français. C'est la langue de mes aïeux, qui sont arrivés au Canada au XVIIe siècle; je veux léguer à mes enfants et à leurs descendants un héritage précieux, soit la langue que mes ancêtres ont protégée et m'ont transmise.
Au cours des derniers mois, j'ai consulté plusieurs organismes et experts sur l'état du français et sur la Loi sur les langues officielles. Le constat est préoccupant. Les enjeux sont nombreux: le déclin démographique du français, les violations nombreuses de la Loi sur les langues officielles, la dispersion des pouvoirs et des responsabilités au sein des ministères ainsi que les faiblesses des parties IV et VII de la Loi sur les langues officielles. Tous ces éléments ont été soulevés à de multiples reprises par les organismes francophones. Les communautés francophones en situation minoritaire s'inquiètent qu'on approche du point de non-retour.
En ce qui concerne le Québec, une visite à Montréal convaincra les gens de l'urgence d'adopter des mesures concrètes, précises et mesurables. C'est ce qui permettra d'arrêter le déclin du français.
De plus, les experts nous disent que la langue de Molière est de plus en plus fragilisée, même dans l'appareil gouvernemental, y compris dans les cabinets du gouvernement.
Quand le procureur général du Canada fait appel aux rouages des ministères pour poursuivre les francophones devant la Cour suprême du Canada, comme dans le récent dossier de la Fédération des francophones de la Colombie‑Britannique, c'est un signal clair que la Loi sur les langues officielles ne structure plus les actions du gouvernement.
C'est un exemple qui démontre que les pouvoirs et les responsabilités sont dispersés et agissent les uns contre les autres. Le gouvernement dit une chose et son contraire, et il ne le fait pas que dans ce cas-ci, mais aujourd'hui c'est du projet de loi C‑13 que l'on parle.
Rappelons que le procureur général a déposé une demande de sursis en cour pour suspendre les effets de cette décision, laquelle redonnait à la partie VII de la Loi les effets dont elle a besoin pour que la loi soit applicable. Le procureur a agi dans le sens contraire des intérêts des francophones.
Ces faits démontrent non seulement que le français est malmené ailleurs au pays, mais aussi qu'il n'est même pas respecté au sein même de la machine gouvernementale.
L'amateurisme et l'incohérence du gouvernement démontrent que le bilinguisme n'est pas une priorité des libéraux. Ce n'est pas dans leur ADN. Récemment, nous avons vu le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté faire une conférence de presse en anglais seulement. Cette semaine, le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, un francophone, a présenté un breffage sur son plan environnemental dans une seule langue, et c'est l'anglais qu'il a choisi.
Comme je le mentionnais, il y a une semaine, le procureur a attendu la fin du délai prévu par la cour avant de demander un sursis. Le juge en chef de la Cour d’appel fédérale a rendu son jugement sur le banc, ce qui est rare, et a rejeté cette demande.
J'aimerais surtout porter à l'attention de mes collègues son commentaire qui qualifiait cette demande d'abus de procédure. C'est une déclaration de guerre contre la langue française.
De plus, lundi, la ministre des Langues officielles, en conférence de presse, n'a même pas répondu à une seule question des journalistes à ce sujet. Je lui ai moi-même posé des questions directement à plusieurs reprises, à la Chambre, par l'entremise de la présidence, bien sûr, mais ce n'est pas elle qui s'est levée pour me répondre, c'est le ministre de la Justice et procureur général du Canada. Est-ce que c'était pour contrôler le message? Était-ce pour faire taire la ministre des Langues officielles? Je pense que celle-ci est de bonne foi, mais pour ce qui est de son gouvernement, j'ai un doute.
Depuis vendredi dernier, les francophones sont sur le qui-vive. Ils savent que la ministre des Langues officielles et le procureur général avaient un dossier de cour prêt à être déposé pour les poursuivre en Cour suprême. Le procureur général l'a mentionné à la Chambre, vendredi dernier. Ils ont laissé ces gens, ces honnêtes personnes qui se lèvent tous les jours pour défendre les francophones, sur le qui-vive en attendant jusqu'à la dernière minute pour annoncer qu'ils ne porteraient pas en Cour suprême le jugement concernant la Fédération des francophones de la Colombie‑Britannique. C'est un manque de respect. Si on avait cette intention et que c'était une priorité, on n'aurait pas attendu jusqu'à minuit moins cinq.
Le gouvernement a aussi choisi la journée d'aujourd'hui, le vendredi 1er avril, pour mettre à l'ordre du jour l'étude du projet de loi C‑13 en deuxième lecture. Ce n'est pas parce que c'est un poisson d'avril, mais parce qu'il y a beaucoup moins de temps, les vendredis. De plus, honnêtement, la couverture des sujets du vendredi est bien moindre. Or on a choisi ce jour pour aborder la deuxième lecture de ce projet de loi. La deuxième journée est prévue pour jeudi prochain, le 7 avril. Sait-on ce qui doit avoir lieu, jeudi prochain, le 7 avril? C'est l'annonce du budget. Encore une fois, on réduit le temps de discussion. Ainsi, le débat passera inaperçu auprès des médias et auprès de la population. Tout cela n'est pas banal, c'est significatif.
Ces agissements confirment, comme je le mentionnais, le manque de volonté, de sensibilité et de respect de ce gouvernement envers nos langues officielles. Pire encore, j'oserais utiliser le mot « mépris ». Le gouvernement est méprisant envers les deux langues officielles, surtout envers le français, qui est la plus fragile des deux langues officielles.
Au-delà du manque de volonté du gouvernement, il est évident que les mécanismes qui sont censés protéger et promouvoir le français ne fonctionnent pas. Les pouvoirs et les responsabilités sont dispersés entre la ministre des Langues officielles et la présidente du Conseil du Trésor, qui parlait tantôt d'une partie de la Loi sur les langues officielles qui relevait de son mandat, alors que celui-ci devrait la charger de l'application de l'ensemble de la Loi. C'est d'ailleurs une demande généralisée des organismes. Elle a ce pouvoir, contrairement à la ministre des Langues officielles. Le Conseil du Trésor est une des trois agences qui ont un pouvoir contraignant, et cela, peu de gens le savent. Il y a également le ministre du Patrimoine canadien et le ministre de la Justice. Il y a beaucoup de monde à la table, à ce sujet.
Un autre constat, c'est qu'il y a un manque de reddition de comptes à l'intérieur des institutions fédérales. Il faut que les institutions assument leurs responsabilités. Elles doivent avoir un mécanisme pour mesurer leur efficacité et une obligation d'obtenir des résultats. C'est beau, les belles paroles, mais il faut obtenir des résultats.
L'immigration est aussi un autre enjeu. À titre d'exemple, le nombre de plaintes visant Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a explosé. Les seuils d'immigration francophone ne sont pas respectés.
Le projet de loi C‑13 ne répond pas aux problèmes dont je viens de vous parler en partie. Ce projet de loi devait être une réforme, mais c'est un show de boucane. On a déposé un livre blanc en janvier dernier, puis on a déposé le projet de loi C‑32, qui devait s'en inspirer. Finalement, on a déposé le projet de loi C‑13, qui ne contient que des modifications. Ce n'est pas une réforme.
Le mot « réforme » apparaît à maintes reprises dans le livre blanc, intitulé « Français et anglais: Vers une égalité réelle des langues officielles au Canada ». Toutefois, seules quelques parties de la Loi sur les langues officielles sont modifiées — je dis bien « modifiées » — et les modifications proposées me font penser à du rapiéçage. Cela démontre encore une fois le manque de volonté et de respect de ce gouvernement.
Le ministère du Patrimoine canadien serait chargé d'assumer un rôle de premier plan concernant la mise en œuvre du projet de loi, mais ce rôle est mal défini. Ce ministère n'est pas structuré pour jouer efficacement un rôle de supervision des autres ministères et organismes. De plus, il n'a pas les pouvoirs pour appliquer la Loi. Seul le Secrétariat du Conseil du Trésor peut le faire. Je vais citer la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, Mme Liane Roy:
Il faut un boss qui regarde les autres ministères et qui peuvent donner des ordres et qui peuvent être en amont plutôt qu’être toujours en réaction [...] Là, c’est encore séparé entre Patrimoine canadien et le Conseil du trésor, qui peut déléguer des pouvoirs à d’autres ministères.
C'est une tour de Babel. Voici une autre citation:
Certaines questions linguistiques gagneraient à être discutées davantage, notamment la gouvernance et la coordination horizontale des langues officielles.
Qui a dit cela? Ce n'est pas nous. Ce ne sont pas les conservateurs ni les autres partis de l'opposition. C'est le commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge.
Par ailleurs, l'avenir de la partie IV de la Loi demeure incertain, car le gouvernement refuse de reconnaître l'importance des clauses linguistiques et préfère se battre en cour plutôt que d'amender la partie IV, comme l'a déjà demandé la Fédération des francophones de la Colombie‑Britannique. La partie IV sur les services en français se retrouve devant les tribunaux, alors que le projet de loi C‑13 pourrait régler le problème en proposant des clauses linguistiques.
Je cite un autre intervenant du milieu:
Ces clauses [linguistiques] brillent par leur absence dans le projet de loi C‑13.
Ce n'est pas une association ni un parti politique, c'est un professeur de droit à l'Université d'Ottawa. Ce sont des organismes et des intervenants indépendants qui disent cela. Ils doivent savoir de quoi ils parlent, eux.
Il y a d'autres éléments à réviser. Le projet de loi C‑13 confie au commissaire aux langues officielles des pouvoirs à géométrie variable. Par exemple, celui d'émettre des ordonnances ne touche pas la partie VII. Je cite la Société de la francophonie manitobaine:
On voulait un pouvoir de sanction pour le commissaire aux langues officielles, mais ceci dit on voulait que ça soit élargi plus loin que les institutions responsables du voyage. C’est une étape, mais on va regarder pour un amendement.
Il y a un pas de franchi. Il faut faire beaucoup plus de pas. Il ne faut pas faire trop de petits pas. Il faut enchaîner des pas pour obtenir des résultats. C'est louable d'avoir déposé ce projet de loi, mais on sent une gêne de la part de ce gouvernement. Moi, je veux que nous ayons une loi qui a vraiment du mordant.
Voici une autre citation:
Je pense qu’il y a une certaine clarté dans le sens que ça s’applique beaucoup plus au privé qu’au public. Par contre, le mot transport est un peu vague. Ça peut aussi vouloir dire d’autres types d’agences impliquées dans le domaine des transports et le domaine des voyageurs, ceci n’est pas clair pour l’instant [...]
Qui a dit cela? C'est la principale personne impliquée dans l'application de cette règle, Raymond Théberge, le commissaire aux langues officielles. En voici une autre:
[...] nous attendions que les pouvoirs d’ordonnance du Commissaire aux langues officielles soient élargis pour qu’ils s’appliquent à la Partie VII.
Celle-ci vient de la Fédération des francophones de la Colombie‑Britannique.
Ce projet de loi soulève aussi des questions concernant les entreprises de compétence fédérale. II met en place une loi qui ne fait pas partie de la Loi sur les langues officielles. On sort de celle-ci la loi concernant les entreprises. De plus, la terminologie demeure, encore une fois, floue. Le gouvernement laisse trop de place à la réglementation et ne précise pas bien l'application de la nouvelle loi.
Nous allons toujours militer pour que les entreprises de compétence fédérale au Québec doivent se soumettre à la Charte de la langue française.
Le projet de loi C‑13, à la partie 2, permet à ces entreprises de choisir l’une ou l’autre: la Charte de la langue française ou les dispositions du projet de loi C‑13. Or, on sait que le projet de loi C‑13 a beaucoup moins de mordant.
Que vont donc choisir ces entreprises? Veut-on protéger le français? Je pose la question. Nous croyons que ces entreprises doivent se soumettre aux lois du Québec, et j'aimerais rappeler à la Chambre que c'est une demande unanime de l’Assemblée nationale.
En matière d’immigration, il y a aussi lieu de se questionner sur les effets juridiques réels de l’article 44.1. Comme bien d'autres, il est dépourvu d’obligation de résultat. L'article mentionne qu’on veut « des objectifs, des cibles et des indicateurs ». Nous n'avons pas besoin de cela. Nous savons que nous sommes en retard sur le plan de l'immigration. Il faut tout simplement agir et obliger les ministères et les organismes à mettre en place des mesures afin d'atteindre notre cible de 4,4 % d'immigration francophone et de l'augmenter. On fait du tape-à-l’œil en mentionnant des termes comme « objectifs », « indicateurs » et « cibles ». Or nous perdons notre temps. Nous savons déjà que nous sommes en retard.
La responsabilité de s’assurer que les langues officielles sont appliquées au Canada appartient au gouvernement fédéral. Si le gouvernement canadien ne met pas en place les mesures visant à protéger la langue française, qui le fera?
Ce n’est pas la responsabilité des provinces ou des territoires ni celle des gouvernements municipaux. C’est celle du gouvernement fédéral. Ce dernier a la responsabilité d’une loi qui fait de notre pays un pays bilingue. Que le fédéral prenne ses responsabilités.
On constatera que ce projet de loi doit être modifié pour pouvoir atteindre ses objectifs. Nous tendons la main à la ministre pour arrêter le déclin du français, ainsi que pour protéger et promouvoir nos deux langues officielles.
J’ai beaucoup de respect pour la ministre des Langues officielles, mais je l'ai sentie très isolée au cours des dernières semaines. Le Cabinet semble travailler contre elle. Je la comparerais à David contre Goliath. J'espère que, comme David, elle va gagner, mais je suis sceptique. Je vais l’accompagner. Nous sommes de bonne foi. Nous verrons le résultat. Les Canadiens et les Canadiennes pourront juger par la suite. Je veux faire équipe avec elle pour apporter plusieurs correctifs à ce projet de loi.
En terminant, je dirai ceci à mes chers collègues: nous héritons souvent des biens de nos ancêtres, mais nous héritons tous et toutes de la langue de nos parents. C’est un héritage précieux qu’il faut chérir, défendre et protéger. C’est pourquoi il faut débattre de ce projet de loi. Je demande aux députés et aux sénateurs qui vont l’étudier de prendre le temps nécessaire pour garantir que la prochaine loi sur les langues officielles sera suffisamment rigoureuse pour être efficace pour les prochaines décennies.
Cet exercice historique doit être pris au sérieux. Nous devons nous donner les outils pour poursuivre la protection des deux langues officielles au Canada.
Comme je le mentionnais, c’est une occasion historique de garantir l’épanouissement de nos langues officielles permettant aux prochaines générations de grandir dans la langue de leurs ancêtres et de maintenir le Canada uni, fier et bilingue, comme le souhaite la très forte majorité des Canadiens et des Canadiennes.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue le secrétaire parlementaire de la ministre des Langues officielles, qui représente la population de Nickel Belt. C'est un plaisir pour moi de travailler avec lui au Comité permanent des langues officielles.
Je ne sais pas si mon collègue a bien écouté mon discours, mais j'ai dit clairement qu'il faut prendre le temps. Nous sommes à l'étape de la deuxième lecture. Faire une préétude pendant un débat, je pense que ce n'est pas stratégique et efficace. Nous devons suivre les étapes selon la chronologie normale du projet de loi C‑13, et je pense qu'on est à trois ou quatre jours de différence. Même si nous refusons la préétude, cela n'empêchera pas d'entendre les témoins au Comité.
Mon collègue a déjà proposé cette motion, nous sommes passés au vote, et sa motion a été rejetée. Cela n'est pas de la mauvaise intention, c'est dans l'intérêt de la langue française.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, je veux rappeler à mon collègue que la mise à niveau de la Loi sur les langues officielles qui a été écrite en 1968 a été faite sous un gouvernement conservateur. En outre, en novembre 2020, il y a eu un débat d'urgence à la demande des conservateurs. Il faudrait peut‑être que mon collègue regarde dans les livres d'histoire pour voir ce qui s'est passé.
Il y a des raisons qui nous obligent à gérer intelligemment les deniers publics. Il y avait alors une crise économique, et je suis tout à fait d'accord sur les décisions qu'avait prises le premier ministre de l'époque, des décisions qui étaient temporaires.
Pour ce qui est de l'argent aux institutions, il faut comprendre que cet argent est là.
Pourquoi la ministre des Langues officielles a‑t‑elle attendu le 30 mars pour dire aux organismes qu'ils avaient droit à 134 millions de dollars, alors que cela fait un an que c'est prévu dans le budget?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, j'aimerais remercier ma collègue de Churchill—Keewatinook Aski, avec qui j'ai le privilège de siéger au Comité permanent des langues officielles.
Effectivement, cette semaine, on a eu des informations au Comité disant qu'il faudrait augmenter la cible en immigration d'expression française parce que celle-ci n'atteint 4,4 %. C'est donc une mesure bien importante à intégrer dans le projet de loi C‑13. Au lieu d'avoir un petit paragraphe sur l'immigration, il faut mieux la définir.
Je l'ai dit à ma collègue et je le répète à la Chambre des communes: je lui tends la main et je veux travailler avec elle, le Bloc québécois et le parti au pouvoir pour améliorer ce projet de loi et en faire une loi historique qui va être bonne pour les 50 prochaines années.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, je salue et félicite ma collègue, dont je veux souligner l'impressionnante qualité du français. En plus, c'est une députée conservatrice: nous travaillons tous ensemble pour l'ensemble des provinces.
Je pense que c'est important. Il faut instaurer des mesures pour l'ensemble du Canada. Il y a des minorités francophones en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta, en Ontario et dans toutes les provinces maritimes. Le Québec représente évidemment une situation particulière puisque c'est la seule province où la majorité est francophone.
J'aimerais rappeler à ma collègue qu'il serait important de retrouver dans le projet de loi une reconnaissance du fait que, des deux langues officielles, le français est la seule à être minoritaire dans l'ensemble du pays. C'est une demande que la ministre des Relations canadiennes au Québec a faite. Au-delà de cette nécessaire reconnaissance, il faudra instaurer des mesures appropriées.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, j'aime que le Bloc québécois reconnaisse que ce projet de loi est mal ficelé et qu'il comporte plusieurs problèmes.
Il y a effectivement un problème de traduction. Il faut respecter les deux langues officielles partout au Canada. Il faut travailler ensemble — et je tends la main aussi au Bloc québécois — pour améliorer notre projet de loi afin qu'il devienne une loi efficace capable d'arrêter le déclin du français et de protéger cette langue et la promouvoir.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, les Canadiens sont fiers des deux langues officielles, l’anglais et le français. Il faut les protéger et les intégrer dans les ententes fédérales-provinciales. Si le gouvernement fédéral ne fait pas respecter et appliquer la Loi sur les langues officielles, qui va le faire?
De plus, on se doit d’arrêter le déclin du français au Canada maintenant. Est-ce que la ministre des Langues officielles s’engage à modifier le projet de loi C-13 afin, entre autres, d’inclure des clauses linguistiques?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, en plus de compter parmi les 40 plus beaux villages du Québec, Cap‑Santé, chef-lieu de Portneuf dans ma circonscription, Portneuf—Jacques-Cartier, est un endroit reconnu pour ses artistes, ses artisans, son agriculture, son patrimoine et son fameux marché du Noël d'antan.
J'aimerais faire part à la Chambre d'une récente initiative issue de cette municipalité qui mérite d'être soulignée. Il s'agit de la création de l'appellation COCS pour Créations d'origine cap‑santéenne. J'invite mes collègues à visiter leur page Facebook, qui se veut un lieu commun pour tous les créateurs de cette ville. S'aligner ensemble afin de promouvoir leurs marques locales et présenter des produits et des services est une superbe façon de mieux définir leur identité, leurs caractéristiques locales et leur unicité. Cela ressert les liens déjà tissés fort de cette communauté qui est débordante de talents.
Je les remercie de faire rayonner encore une fois notre belle région de Portneuf—Jacques-Cartier.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, ce gouvernement ne veut manifestement pas aider et défendre les francophones en situation minoritaire au Canada.
Après avoir reporté le dépôt de la modernisation de la Loi sur les langues officielles, supposément pour considérer le jugement de janvier, aujourd'hui, il le conteste. Ce matin, en point de presse, la ministre n'a pris aucune question des journalistes. Pourquoi?
Est-ce que la ministre des Langues officielles est capable de défendre les droits des francophones auprès de son propre gouvernement?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, près de 120 membres du 5e Régiment d'artillerie légère du Canada sont maintenant déployés sur l'opération Reassurance en Lettonie.
Ce régiment, stationné sur la base militaire de Valcartier dans ma circonscription, Portneuf—Jacques‑Cartier, a participé à de nombreuses missions depuis sa formation en mai 1968, dont des contingents au combat à Kandahar, des missions de maintien de la paix à Chypre, à Haïti et en Bosnie, et des missions de sécurité interne, dont la crise d'Oka.
Ce déploiement en Lettonie sera d'une durée d'environ trois mois et les Forces armées canadiennes effectueront de l'instruction, des exercices et des tâches propres à l'OTAN. Ce soutien important aide à augmenter la sécurité et la stabilité en Europe centrale et de l'Est.
Nous sommes fiers que ces soldats se joignent aux autres membres qui servent déjà dans cette région. Je remercie nos valeureux hommes et femmes qui sont toujours prêts à servir. Dans le contexte de l'invasion en Ukraine, leur présence est des plus importantes. Je leur souhaite bonne mission.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, j'aimerais rappeler mon collègue du Bloc québécois à l'ordre: ce n'est pas le fédéral, mais les libéraux qui sont contre les francophones.
Le journal Le Droit titrait: « Le fédéral veut traîner des francophones en Cour suprême du Canada ».
Comment la ministre des Langues officielles peut-elle accepter et endosser le fait que son gouvernement attaque les francophones et bloque leur accès à des services en français en Colombie-Britannique?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, ma question s'adresse à la ministre des Langues officielles.
Ce gouvernement parle des deux côtés de la bouche. D'un côté, la ministre des Langues officielles dit défendre la langue française, mais, de l'autre côté, son collègue ministre de la Justice refuse le jugement de la Cour d'appel fédérale et veut traîner les francophones en cour. Quelle belle hypocrisie.
Est-ce que la ministre des Langues officielles va respecter les francophones et faire arrêter cette action en justice?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, voici la petite histoire d'une manifestation qui a traîné à cause de l'inaction d'un premier ministre qui, pendant trois semaines, n'a rien fait. C'était décevant.
Soudainement, le 14 février, ce premier ministre invoque la Loi sur les mesures d'urgence. Trois jours de débat ont suivi. Le 21 février, les libéraux et les néo-démocrates ont voté en faveur de cette loi. Le mercredi 23 février, ce premier ministre se contredit lui-même en disant que ce qui était urgent ne l'est plus et il révoque la Loi.
Est-ce qu'il peut nous dire ce qui s'est passé entre lundi et mercredi pour qu'il agisse ainsi?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, il n'y avait plus rien dans les rues d'Ottawa.
Les passages frontaliers à Coutts, Emerson et Windsor ont été dégagés sans le recours à la Loi sur les mesures d'urgence. Ici, à Ottawa, le premier ministre a attendu trois semaines et a décidé, un matin, qu'il invoquait la Loi sur les mesures d'urgence. Encore une fois en retard, quand il n'y avait plus rien dans les rues d'Ottawa, le NPD et les libéraux ont voté en faveur de cette loi lundi passé. Deux jours plus tard, le premier ministre fait volte-face et révoque cette loi.
Ma question est simple: que s'est-il passé?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, la Loi sur les mesures d'urgence permet de geler les comptes bancaires. Plusieurs Canadiens ne connaissent même pas les règles, la durée et les consignes.
Il ne faut pas banaliser cette Loi. C'est très inquiétant et, pire encore, la ministre des Finances veut présenter une loi pour donner plus de pouvoirs, et ce, sans mandat.
La ministre peut‑elle s'engager à mettre en place un mécanisme pour faire appel de décisions abusives, afin de protéger les honnêtes citoyens canadiens?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, nous voulons tous dénouer l’impasse devant le parlement à Ottawa et que ça finisse rapidement et pacifiquement. L’inaction de ce gouvernement l’oblige à faire du rattrapage et à imposer la Loi sur les mesures d’urgence. Il aurait avantage à s’inspirer des premiers ministres des provinces qui ont réussi, eux, à contrôler les manifestations sans loi spéciale.
Est-ce que le premier ministre s’engage à ne pas utiliser les pouvoirs des mesures d’urgence dans les nombreuses provinces qui s’y opposent?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, c’est le gouvernement qui est irresponsable. Je vais répéter ma question et j’invite le leader à l'écouter.
L’Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick, l’Alberta, le Québec n’en veulent pas, des mesures sanitaires. Qu’attend le gouvernement? Il doit s’engager à ne pas obliger les provinces à subir les mesures sanitaires.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, le mot « résilience » a été mentionné à maintes reprises depuis le début de cette crise sanitaire. J'aimerais faire mention d'un groupe de gens d'exception: nos athlètes olympiques et paralympiques, qui participent aux Jeux olympiques d'hiver de Pékin.
Ces athlètes ont eu à surmonter de nombreux grands défis avec les conséquences de la pandémie. Réussir à se rendre aux Olympiques est un exploit en soi en temps normal. Imaginons aujourd'hui les efforts qu'ils ont dû y mettre.
Au nom de tous les citoyens et de toutes les citoyennes de notre beau pays, j'adresse toutes mes félicitations aux 215 athlètes canadiens. Il y a déjà 15 médailles pour le Canada et ce n'est pas fini. Nous sommes tous derrière ces athlètes et nous sommes fiers de leurs performances. N'oublions pas, dès le 4 mars prochain, nos athlètes des Jeux paralympiques, qui sont tous une inspiration.
Je profite de l'occasion pour féliciter nos athlètes de Portneuf—Jacques‑Cartier: Flavie Aumond en ski acrobatique, Miha Fontaine, qui a remporté la médaille de bronze en ski acrobatique mixte, et Laurie Blouin, que nous surveillerons ce soir à la finale du surf des neiges. Nous sommes fiers d'eux.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, près de deux ans se sont écoulés. Les Canadiens et les Canadiennes ont tous tenu le coup et sont passés à travers cette pandémie.
Il est temps pour le gouvernement de déposer un plan pour permettre aux citoyens des différents horizons de notre pays de planifier un retour à la vie plus que normale.
Nous lui demandons de cesser de faire de la politique. Le gouvernement doit avoir un plan de déconfinement. Donnons de l'espoir aux Canadiens.
Quand le plan va‑t‑il être déposé?
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PCC (QC)
Madame la Présidente, on ne veut pas entendre des restrictions. On veut avoir un plan de déconfinement.
Près de 90 % des Canadiens sont vaccinés. Ici à Ottawa, les manifestants sont venus passer un message pour retrouver une certaine liberté. À cause de l'attitude partisane du premier ministre, cette manifestation est devenue un blocage. C'est le troisième week-end.
Est-ce que le premier ministre s'engage à dénouer rapidement et pacifiquement ce blocage?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, le gouvernement est en train de ruiner l'avenir du Canada.
Avec sa nonchalance, ce gouvernement a gaspillé énormément d'argent dans des programmes universels. Pensons aux aînés de 65 ans qui ont été abandonnés. Maintenant, c'est l'accès à la propriété. Les Canadiens doivent être capables de payer leur loyer. La hausse du prix en matière d'habitation est vertigineuse. Il faut agir maintenant.
Quelle action immédiate ce gouvernement entend-il faire pour stopper cette situation et donner de l'espoir aux Canadiens?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, on veut que nos entreprises croient en l'avenir de notre pays et que les entrepreneurs investissent et continuent à exploiter leur commerce.
Des programmes ont été mis sur pied pour les aider pendant cette crise, mais certains n'ont pas accès à cette aide financière, car ils ont ouvert leur entreprise en 2020. Ils participent à la relance économique, mais rien n'est prévu pour eux.
Qu'entend faire la ministre des Finances pour soutenir les entrepreneurs et sauver leurs entreprises?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, un projet d'exception est devenu réalité avec la persévérance d'une femme inspirante: Danielle Du Sablon.
Elle a produit un livre immortalisant 40 femmes tout aussi inspirantes et actives dans une des 18 municipalités de la MRC de Portneuf. Je me permets de mentionner ces femmes d'exception: Ysabel, Marian et Allyson Jacob, Christine Genest, Carmelle Matte, Johannie‑Kym Cavanagh, Mélanie Lajeunesse, Madeleine Genest Bouillé, Nadine Beaudet, Sophie Perreault, Josée‑Anne Fiset, Doris Julien, Nellie Juneau, Caroline Morin, Laurence Petitclerc, Julie Fournier, Nicole Provence, Louiselle Soulard, Anette Julien Gignac, Chantal Blais, Linda de la Chevrotière, Sophie Denis, Martine Labrie, Jocelyne Pichette et Josée Petitclerc ainsi que deux groupes de femmes de Rivière‑à‑Pierre et de Sainte‑Christine‑d'Auvergne.
Mesdames, vous inspirerez les générations futures de femmes de Portneuf. Je vous remercie de faire rayonner Portneuf—Jacques‑Cartier. Je suis votre allié.
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PCC (QC)
Madame la Présidente, le gouvernement doit être sérieux en matière de langues officielles. Cette semaine, le commissaire a déposé un rapport indiquant que l'immigration francophone était grandement en retard. Il a dit: « Il est temps de faire mieux et d'en faire plus. »
Pourquoi ne pas faire d'une pierre deux coups, à savoir faire venir des travailleurs étrangers francophones pour résoudre le problème de pénurie de main‑d'œuvre et augmenter le nombre de citoyens parlant français?
Je demande donc au ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté de mettre en place des mesures administratives plus efficaces pour répondre, maintenant, à la pénurie de main‑d'œuvre tout en augmentant la présence du français au Canada.
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PCC (QC)
Madame la présidente, je vais profiter de l’occasion pour remercier mes concitoyens de m'avoir confié ce troisième mandat à titre de représentant de Portneuf—Jacques-Cartier à la Chambre des communes.
Je dis merci aux nombreux bénévoles qui ont travaillé d’arrache-pied pour faire sortir le vote et pour faire en sorte que les gens viennent voter pour moi. Cela a été un succès extraordinaire, un résultat au‑delà de mes espérances avec 51,6 % du suffrage. C’était au-delà de mon objectif. Maintenant, j’en suis très heureux et je suis très reconnaissant. J
Je veux dire merci à des bénévoles en particulier. Je remercie mon président d’association, Serge Henry, et sa conjointe, Hélène Naud. Je veux dire merci au secrétaire-trésorier, Alain Pouliot, et au vice-président, Mario Paquet. Enfin, je remercie évidemment, comme nous le faisons tous en cette enceinte, ma famille: ma conjointe, Isabelle, et mes enfants, Charles-Antoine et Anne‑Frédérique.
Je profite de l’occasion parce que c’est ma première intervention après mon discours à l’élection de la présidence que je n’ai pas gagnée, comme vous, madame la présidente. Cela fait partie des déceptions à gérer en politique.
Avant de passer au débat sur le bois d’œuvre, j’annonce que j’arrive, ce soir, de l’hôtel Westin où il y avait la remise des grands prix du tourisme. Encore une fois, Portneuf—Jacques-Cartier s’est démarquée avec l'Hôtel de glace qui a remporté le grand prix du tourisme canadien. Je veux donc profiter de l’occasion pour féliciter ces gens. J'invite toute la population canadienne à venir à Portneuf—Jacques-Cartier et à découvrir cette attraction extraordinaire, unique, éphémère qui se renouvelle chaque année.
Sautons maintenant dans le vif du sujet. Si on regarde la file...
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PCC (QC)
Madame la présidente, je vous remercie de me le rappeler. C’est très important. J'informe donc la Chambre que je partagerai mon temps de parole avec mon collègue de Prince George—Peace River—Northern Rockies qui est un extraordinaire député de la Colombie-Britannique.
Pour continuer, je dirais que ce dont nous débattons, ce soir, c’est un secteur important de l’économie canadienne. Il l’est, entre autres, en Colombie-Britannique, au Québec et dans d’autres provinces au Canada.
Le Québec n’est pas encore un pays. Au Parti conservateur, on ne travaille pas dans ce sens-là, mais on va le protéger.
J’ai parlé de l’Hôtel de glace. Il se trouve dans la région périphérique de Québec. Je participe au débat ce soir parce que je représente un secteur de ma circonscription qui est plus rural et où il y a des moulins à scie et des scieries. Par contre, si on regarde la liste de tous les libéraux qui ont pris la parole ce soir, on voit qu’ils représentent des tours à bureaux et des stationnements plutôt que des régions rurales où il y a des scieries et des moulins à scie.
Je pense qu’il faut prendre cela au sérieux. Je trouve que le gouvernement en place depuis les six dernières années banalise l’économie comme si ce n’était pas important et pellette le problème en avant. On n’amène pas de solution. C’est malheureux.
On est au début d’une relance économique. Je pense que ce qui est important, lorsqu’on est au début d’une relance économique, c’est d’être en avant de la parade. Il faut avoir les outils pour attaquer, il faut avoir la main‑d’œuvre. Si on regarde l’actualité, on voit que la pénurie de main‑d’œuvre est très présente.
Puisqu'il me reste peu de temps, je dirais tout simplement qu’on peut chialer sur le fait de voir ce que les libéraux font. Toutefois, au lieu de chialer, je vais amener une solution. Je pense que c’est important de travailler pour dénouer ce problème. Je pense que si on met nos culottes, ici au Canada, et qu’on dit aux gens des États-Unis que nous ne leur enverrons plus de bois d’œuvre, que c’est terminé pour les six prochains mois, ce sont les citoyens américains qui vont demander aux gouverneurs de leurs États de faire le nécessaire pour accélérer le processus.
Notre premier ministre n’est pas capable de mettre de la pression. Il n’a pas de levier pour forcer le gouvernement américain. Le marché américain est très important. Je pense qu’il faut soutenir cette industrie en interrompant l’exportation aux États-Unis et en la subventionnant pour que les entreprises puissent absorber la perte de revenus. Dans six mois, tout va revenir. Je pense qu’il faut développer cela. C’est une piste de solution. Je pense qu’il faut construire et trouver des solutions pour que nous puissions relancer notre économie et faire partie de la relance.
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PCC (QC)
Madame la présidente, mon collègue fait probablement exception chez les libéraux ce soir puisqu'il représente une circonscription qui comporte des régions rurales.
Je ne dis pas que les conflits sont complètement évitables, mais ce qui m'insécurise en tant que député, c'est l'inaction du gouvernement libéral et le fait qu'il n'a pas de levier ou de position de force lorsqu'il négocie. J'aimerais donc parler de certains éléments qui sont importants lorsqu'on négocie. Je veux être constructif; je vais donc offrir quelques trucs, des trucs de négociation.
D'abord, il faut lancer le bal. Dans ce cas-ci, c'est le président Biden qui a lancé le bal. Il faut aussi savoir ce que l'on veut. Lorsque le premier ministre s'est présenté à la Maison blanche, est-ce qu'il savait ce qu'il voulait? A-t-il parlé du bois d'œuvre? Je m'interroge là-dessus.
Il faut prévoir les meilleurs scénarios. Il faut éviter les compromis. Il faut se donner une marge de manœuvre. Il ne faut pas se laisser impressionner. Il faut éviter les culs-de-sac. Il ne faut pas viser gagnant-perdant, mais gagnant-gagnant. Il faut trouver des solutions. Il faut créer une relation avec la personne ou le pays avec qui on négocie, mais je pense que le gouvernement actuel n'a pas ce genre de relation avec notre plus gros client, les États-Unis.
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PCC (QC)
Madame la présidente, je remercie mon collègue de Saint‑Hyacinthe—Bagot, qui a été très réceptif et très impliqué dans notre conversation lorsque j'ai tenté de le convaincre de voter pour moi lors de l'élection à la présidence. Comme on l'a vu, je n'ai pas été élu. J'accepte la situation car, en politique, il faut gérer nos déceptions. C'est ce que j'ai fait la semaine passée et je commence enfin à avaler la pilule.
Pour ce qui est des solutions, il faut toujours se trouver un pouvoir de négociation. Présentement, j'ai l'impression que le Canada est à genoux devant les États‑Unis. Le Canada n'est pas en position de négocier. Il est toujours en train de quémander de l'aide à l'international et c'est gênant. Tout à l'heure, un collègue du Bloc québécois mentionnait que le Canada était de retour. En fait, le Canada ne fait que reculer au lieu d'avancer. C'est ce qui est insécurisant.
On parlait tantôt d'un accord de partenariat avec différents pays. C'est le gouvernement conservateur qui avait mis cela en place et les ficelles ont été attachées à l'arrivée du gouvernement libéral. Toutefois, le modèle avait été élaboré par le gouvernement conservateur. C'est une bonne chose et je remercie le gouvernement libéral de continuer dans ce sens, parce qu'il est important d'avoir des clients et un bon réseau sur le plan économique.
Il faut trouver la solution. Je n'ai pas la science infuse, mais j'ai donné une piste de solution. Je veux travailler avec tous les parlementaires dans l'intérêt de l'économie canadienne.
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PCC (QC)
Monsieur le Président, les parcs industriels dans Portneuf—Jacques‑Cartier affichent « Complet » et « Nous embauchons ». Les entreprises doivent réduire leur production, annuler des commandes ou, au pire, fermer leurs portes.
Les travailleurs étrangers représentent l'une des solutions au problème de pénurie de main-d'œuvre. Une solution simple et rapide consiste à mettre sur pied des équipes dédiées afin de désengorger le système et à augmenter les effectifs à l'interne du ministère.
Le ministre peut-il s'engager à réduire maintenant les délais de traitement afin que l'on sauve nos entreprises et pour qu'elles puissent participer à la relance économique?
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PCC (QC)
Je suis reconnaissant d'avoir l'occasion de m'adresser à mes collègues cet après‑midi.
Je vais commencer par féliciter tous les députés de la Chambre qui ont été élus le 20 septembre dernier. Vous avez gagné et je vous félicite.
À tous ceux et celles qui sont de nouveaux députés, j'aimerais les assurer de mon entière collaboration et de mon entière disponibilité afin de les aider dans cette nouvelle fonction.
J'aimerais profiter de cette occasion pour remercier les électeurs de Portneuf—Jacques‑Cartier qui m'ont donné un troisième mandat. Je les remercie de leur confiance.
Permettez-moi, monsieur le président d’élection et député de Bécancour—Nicolet—Saurel, de souligner le fait que vous êtes l'élu qui possède le plus grand nombre d'années à la Chambre avec ce 12e mandat consécutif. C'est digne de mention et je tiens à vous en féliciter.
J'aimerais profiter également de l'occasion pour féliciter et remercier le Président de la 43e législature. Il a fait du très bon travail dans la gestion imprévisible de cette pandémie. Il a su relever les défis apportés par la crise sanitaire de la COVID-19.
Nous procéderons bientôt à l'élection du Président de la Chambre. Nos nouveaux collègues voteront aujourd'hui pour la première fois. Nous devons sélectionner quelqu'un en qui nous pouvons avoir confiance pour nous accompagner durant notre mandat. Il est important de choisir une personne qui veillera chaque jour au respect en bonne et due forme de nos droits et privilèges parlementaires, et qui nous laissera travailler à l'amélioration de la vie de tous les citoyens canadiens.
Compte tenu de l'expérience qu'elle a acquise en gérant la pandémie de la COVID-19, notre institution doit maintenant veiller à mettre en place des moyens, notamment technologiques, pour s'adapter rapidement. Nous devons nous donner les moyens pour continuer à exercer notre travail en maintenant notre efficacité. Nous devons nous assurer que notre institution maintient ses bonnes pratiques, en sachant que nous pouvons toujours améliorer nos façons de faire.
Nous pouvons et nous devons nous améliorer.
Le choix du Président de la Chambre des communes ne doit pas être motivé par nos allégeances politiques. Elle doit être basée sur la capacité de planifier, de gérer et d'établir un plan avec une vision fonctionnelle du Parlement.
Notre Président ou Présidente doit être quelqu'un qui possède des qualités telles que le sens de l'équité et du respect, l'honnêteté et l'habileté de s'adapter en interprétant les règles dans le respect des droits de tous les parlementaires. Il ou elle doit protéger les bonnes pratiques actuelles et voir ce qui se fait ailleurs afin d'améliorer celles-ci.
Je crois que je suis la bonne personne pour exercer ce rôle.
Je veux devenir votre Président ici, à la Chambre des communes. Mon désir n'est pas improvisé; il est réfléchi et connu depuis plusieurs années.
En tant que Président de la Chambre des communes, je travaillerai avec chacun d'entre vous pour maintenir le décorum de notre institution.
Je vais prêcher par l'exemple en écoutant les échanges qui auront lieu dans cette enceinte et je vous inviterai à en faire tout autant afin que chacun des membres de cette assemblée puisse être entendu.
Je me chargerai de prendre des décisions fondées sur les règles existantes, et je m'inspirerai de la jurisprudence tout en respectant les droits de chaque député.
En tant que Président de la Chambre des communes, je mettrai en place une politique de tolérance zéro pour tout manque de respect entre collègues, employés et toute autre personne en lien avec ce Parlement.
J'aimerais rappeler que nous nous devons d'avoir les meilleurs outils technologiques afin d'augmenter notre efficacité.
Nous devons prendre les dispositions nécessaires pour pouvoir affronter la prochaine crise. Nous devons aussi mettre en place des mécanismes qui respectent et protègent les députés.
Enfin, nous nous devons de renforcer le respect des deux langues officielles de notre pays, soit l'anglais et le français. C'est ici, à la Chambre des communes, que cela doit commencer.
En terminant, je vous remercie à l'avance de votre appui.
J'ai bien hâte de travailler avec chacun d'entre vous.
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