En ce qui concerne les dépenses de défense canadiennes déclarées par le gouvernement à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord pour l’exercice 2025-2026, soit 63 milliards de dollars ou 2 % du produit intérieur brut : a) quelle est la ventilation détaillée complète, par ministère, organisme, programme, poste ou description de dépense et montant, de l’ensemble des dépenses comprises dans ce chiffre de 63 milliards de dollars; b) comment le gouvernement explique-t-il la différence entre les 63 milliards de dollars déclarés à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et les quelque 47,8 milliards de dollars de dépenses du ministère de la Défense nationale figurant dans le Budget supplémentaire des dépenses (C) 2025-2026; c) quelle est la réponse du gouvernement à la publication d’avril 2026 du Stockholm International Peace Research Institute et aux indicateurs officiels de la Banque mondiale, qui évaluent les dépenses militaires du Canada pour 2025 à 37,5 milliards de dollars américains, soit 1,6 % du produit intérieur brut; d) quelle est la réponse du gouvernement au fait que le Stockholm International Peace Research Institute cite le Canada comme un exemple de divergence entre les chiffres communiqués à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et les mesures indépendantes, en soulignant que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord a estimé les dépenses du Canada à environ 5 milliards de dollars américains de plus que le chiffre avancé par le Stockholm International Peace Research Institute, sans divulguer publiquement la nature de ces dépenses supplémentaires; e) quelles dépenses précises, ventilées par catégorie et par montant, expliquent la différence entre le chiffre de 2 % avancé par le gouvernement et l’évaluation indépendante de 1,6 % réalisée par le Stockholm International Peace Research Institute; f) quelles dépenses incluses dans la déclaration à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord relèvent de catégories exclues par la méthodologie du Stockholm International Peace Research Institute comme étant des dépenses liées à des activités militaires antérieures ou à des activités non militaires, y compris, mais sans s’y limiter, les prestations versées aux anciens combattants, et quels en sont les montants; g) quelles dépenses de la Garde côtière canadienne, ventilées par programme, poste budgétaire et montant, ont été incluses dans la déclaration transmise à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et, pour chacune d’entre elles, quelle proportion de ces dépenses le gouvernement estime répondre aux critères de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord selon lesquels ces forces doivent (i) recevoir une formation tactique, (ii) être équipées comme des forces militaires, (iii) être capables d’opérer sous autorité militaire directe lors d’opérations de déploiement, (iv) être véritablement aptes à être déployés en dehors du territoire national à l’appui d’une force militaire, compte tenu du témoignage présenté devant le Comité permanent de la défense nationale selon lequel la Garde côtière canadienne est une organisation civile qui ne se prépare pas à des opérations dans un théâtre de confrontation; h) quelles autres dépenses des ministères et organismes civils ont été incluses dans la déclaration à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, et quels en sont les détails pour chacune, y compris les montants; (i) quelles dépenses incluses dans la déclaration à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord n’ont pas fait l’objet d’une divulgation parlementaire détaillée, pour quel montant total et en vertu de quel pouvoir précis; j) le gouvernement prévoit-il d’atteindre l’objectif de 3,5 % de dépenses de défense de base fixé par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord d’ici 2030 ou d’ici 2035, et quelle date a été communiquée à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et au ministère de la Défense nationale; k) le gouvernement présentera-t-il une trajectoire de dépenses, année par année, menant à l’objectif de 3,5 %, et ce rapport fera-t-il la distinction entre les dépenses de défense de base et les dépenses reclassées des ministères et organismes civils, et, dans le cas contraire, pourquoi?