En ce qui concerne la déclaration du Ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile le 10 mars 2015 devant le Comité permanent de la sécurité publique et nationale selon laquelle « [a]ctuellement, le SCRS peut détecter les menaces à la sécurité, mais n'est pas en mesure d'intervenir, comme on le fait dans la plupart des pays alliés » : a) le gouvernement a-t-il dressé une liste des pays alliés qui permettent à leurs services de renseignement d’« intervenir » dans le cadre d’opérations de ces services à l’intérieur du pays, c’est-à-dire lors de leurs opérations à l’intérieur même des frontières de l’État; b) au moment de cette déclaration, le gouvernement était-il au courant que le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS) avait publié un rapport le 2 juin 2010 sur son étude 2009-05, intitulée « Recours à la perturbation par le SCRS pour contrer les menaces envers la sécurité nationale » et, s’il ne le savait pas à ce moment-là, le sait-il maintenant; c) le gouvernement accepte-t-il la conclusion du CSARS que toutes les perturbations n’étaient pas qu’un simple sous-produit des entrevues d’enquête, mais qu’au contraire, certaines se voulaient des plans d’action; d) après ce rapport du CSARS, le SCRS a-t-il mis fin aux activités qualifiées de perturbations dans le rapport du CSARS; e) dans le cas d’une réponse affirmative en d), était-ce pour se conformer à une directive du gouvernement; f) depuis la publication du rapport du CSARS, le gouvernement a-t-il donné quelque directive, ligne directrice, ou quelque autre forme d’instruction que ce soit dans laquelle il autorise les activités qualifiées de perturbations par le CSARS dans son rapport, sous réserve de certains critères ou conditions; g) dans le cas d’une réponse affirmative en f), le gouvernement ou le SCRS a-t-il donné accès à quelques-unes ou à toutes ces directives au CSARS, dans le but de faciliter la tâche de ce dernier lors de son étude et, si oui, quand l’a-t-il fait?