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FEWO Communiqué de presse de comité

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Comité permanent de la condition féminine
house of commons
HOUSE OF COMMONS
CHAMBRE DES COMMUNES
OTTAWA, CANADA
K1A 0A6

Standing Committee on the Status of Women

Pour publication immédiate


COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Le Parlement exige un sursis d'exécution en Iran

Ottawa, 5 novembre 2010 -

Hier, les députés de tous les partis politiques ont convenu unanimement, à la Chambre des communes, que le ministre des Affaires étrangères du Canada et le Président de la Chambre demandent, immédiatement, au gouvernement de l’Iran de sursoir de façon permanente à l’exécution de Sakineh Mohammadi Ashtiani, et de la libérer, ainsi que son fils, de la prison.

La motion a été adoptée à l’unanimité plus tôt au cours de la journée par le Comité permanent de la condition féminine; considérée comme une motion urgente, elle a été transmise immédiatement au Parlement, où elle a été adoptée à l’unanimité. Elle a été présentée à la Chambre par la présidente du Comité permanent, l’honorable Hedy Fry, appuyée par l’honorable Sylvie Boucher, secrétaire parlementaire de la ministre de la Condition féminine, et les critiques en matière de Condition féminine Nicole Demers (Bloc Québécois) et Irene Mathyssen (NPD).

« Aujourd’hui était la date fixée par le gouvernement iranien pour l’exécution de Sakineh Mohammadi Ashtiani. Le Comité a reconnu l’urgence de cette motion et la nécessité que le Canada dénonce cette violation ultime des droits fondamentaux de la personne de Madame Ashtiani, » a dit l’honorable Hedy Fry.

« Les femmes des quatre coins du Canada s’unissent pour condamner ce déni des droits de la personne, et je suis fière que les députés de tous les partis au sein du Comité se soient ralliés aujourd’hui pour exprimer leur vive inquiétude au gouvernement de l’Iran, a dit Sylvie Boucher, secrétaire parlementaire de la ministre de la Condition féminine. Nous demeurons vivement préoccupés par les violations graves des droits de la personne en Iran. »

« Sakineh Mohammadi Ashtiani ne doit pas être exécutée, que ce soit par lapidation ou par toute autre méthode. Les autorités doivent procéder à un réexamen complet, impartial et indépendant de son cas. Plus jamais une femme ne doit être tuée. Ainsi, nous exhortons l’Iran à respecter ses obligations internationales en matière de droits de la personne, » a déclaré Nicole Demers, porte-parole de la condition féminine au Bloc Québécois.

« Les néo démocrates condamnent la pratique barbare de toute forme d’exécution et je suis troublée par l’absence d'application régulière de la loi dans le cas de Mme Ashtiani, a dit Mme Mathyssen. L’Iran a échoué encore une fois à protéger les droits fondamentaux de la personne de ses propres citoyens, particulièrement les femmes. »

« La communauté internationale, y compris le Canada, a une obligation morale de faire tous les efforts pour empêcher la pendaison de Mme Ashtiani et obtenir sa libération, ainsi que celle de son fils, » a dit Anita Neville, critique libérale en matière de Condition féminine, qui a présenté la motion au Comité permanent.

Sakineh Mohammadi Ashtiani a été déclarée coupable d’adultère par la Cour suprême iranienne en 2007 et condamnée à mort par lapidation. Son exécution n’a pas encore eu lieu à la diffusion du présent communiqué.

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Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Marie-France Renaud, Greffière du Comité permanent de la condition féminine
Téléphone: (613) 995-6119
Courriel: FEWO@parl.gc.ca