Passer au contenu Début du contenu

Publications de la Chambre

Les Débats constituent le rapport intégral — transcrit, révisé et corrigé — de ce qui est dit à la Chambre. Les Journaux sont le compte rendu officiel des décisions et autres travaux de la Chambre. Le Feuilleton et Feuilleton des avis comprend toutes les questions qui peuvent être abordées au cours d’un jour de séance, en plus des avis pour les affaires à venir.

Pour faire une recherche avancée, utilisez l’outil Rechercher dans les publications.

Si vous avez des questions ou commentaires concernant l'accessibilité à cette publication, veuillez communiquer avec nous à accessible@parl.gc.ca.

Publication du jour précédent Publication du jour prochain
PDF

37e LÉGISLATURE, 2e SESSION

HANSARD RÉVISÉ • NUMÉRO 148

TABLE DES MATIÈRES

Le vendredi 31 octobre 2003




1005
V Initiatives ministérielles
V     Loi sur le règlement des revendications particulières
V         L'hon. Maurizio Bevilacqua (au nom du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien)
V         M. Charles Hubbard (secrétaire parlementaire du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, Lib.)

1010

1015
V         M. Maurice Vellacott (Saskatoon—Wanuskewin, Alliance canadienne)

1020

1025

1030

1035
V         Le vice-président
V         M. Maurice Vellacott
V         Le vice-président
V         M. Yvan Loubier
V         Le vice-président
V         M. Maurice Vellacott

1040

1045

1050

1055
V DÉCLARATIONS DE DÉPUTÉS
V     Le Centre des arts de la Confédération
V         M. Shawn Murphy (Hillsborough, Lib.)

1100
V     Le concours des apprentis
V         M. Darrel Stinson (Okanagan—Shuswap, Alliance canadienne)
V     Les Forces canadiennes
V         M. Sarkis Assadourian (Brampton-Centre, Lib.)
V     Les jeunes à risques
V         L'hon. Charles Caccia (Davenport, Lib.)
V     Martha Curgin Tevlin
V         M. Pat O'Brien (London—Fanshawe, Lib.)
V     La marijuana
V         M. Maurice Vellacott (Saskatoon—Wanuskewin, Alliance canadienne)

1105
V     La Royal Winter Fair
V         M. Alan Tonks (York-Sud—Weston, Lib.)
V     Le député de LaSalle—Émard
V         M. Odina Desrochers (Lotbinière—L'Érable, BQ)
V     Jordin Tootoo
V         Mme Marlene Jennings (Notre-Dame-de-Grâce—Lachine, Lib.)
V     Le député de LaSalle—Émard
V         M. Chuck Strahl (Fraser Valley, Alliance canadienne)
V     L'UNICEF
V         M. Tony Tirabassi (Niagara-Centre, Lib.)

1110
V     Mervyn «Butch» Blake
V         M. Gary Schellenberger (Perth—Middlesex, PC)
V     René Lévesque
V         Mme Monique Guay (Laurentides, BQ)
V     Les femmes politiques
V         Mme Carolyn Bennett (St. Paul's, Lib.)
V     Dwight Bishop
V         M. Peter Stoffer (Sackville—Musquodoboit Valley—Eastern Shore, NPD)
V     L'influenza
V         M. Jeannot Castonguay (Madawaska—Restigouche, Lib.)

1115
V     Kamloops, Thompson and Highland Valleys
V         Mme Betty Hinton (Kamloops, Thompson and Highland Valleys, Alliance canadienne)
V QUESTIONS ORALES
V     Les anciens combattants
V         Mme Carol Skelton (Saskatoon—Rosetown—Biggar, Alliance canadienne)
V         M. Ivan Grose (secrétaire parlementaire du ministre des Anciens combattants, Lib.)
V         Mme Carol Skelton (Saskatoon—Rosetown—Biggar, Alliance canadienne)
V         M. Ivan Grose (secrétaire parlementaire du ministre des Anciens combattants, Lib.)
V         Mme Carol Skelton (Saskatoon—Rosetown—Biggar, Alliance canadienne)
V         M. Ivan Grose (secrétaire parlementaire du ministre des Anciens combattants, Lib.)
V     La justice
V         M. Inky Mark (Dauphin—Swan River, PC)
V         M. Paul Harold Macklin (secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada, Lib.)

1120
V         M. Inky Mark (Dauphin—Swan River, PC)
V         M. Paul Harold Macklin (secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada, Lib.)
V     Le Québec
V         Mme Caroline St-Hilaire (Longueuil, BQ)
V         L'hon. Stéphane Dion (président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales, Lib.)
V         Mme Caroline St-Hilaire (Longueuil, BQ)
V         L'hon. Stéphane Dion (président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales, Lib.)
V         M. Yvan Loubier (Saint-Hyacinthe—Bagot, BQ)
V         L'hon. Stéphane Dion (président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales, Lib.)
V         Le vice-président
V         M. Yvan Loubier (Saint-Hyacinthe—Bagot, BQ)
V         L'hon. Stéphane Dion (président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales, Lib.)

1125
V     La défense nationale
V         M. Jay Hill (Prince George—Peace River, Alliance canadienne)
V         L'hon. John McCallum (ministre de la Défense nationale, Lib.)
V         M. Jay Hill (Prince George—Peace River, Alliance canadienne)
V         L'hon. John McCallum (ministre de la Défense nationale, Lib.)
V     Les finances
V         M. Bill Blaikie (Winnipeg—Transcona, NPD)
V         L'hon. John Manley (vice-premier ministre et ministre des Finances, Lib.)
V     Les anciens combattants
V         M. Bill Blaikie (Winnipeg—Transcona, NPD)
V         M. Ivan Grose (secrétaire parlementaire du ministre des Anciens combattants, Lib.)

1130
V     Les finances
V         M. Loyola Hearn (St. John's-Ouest, PC)
V         L'hon. John Manley (vice-premier ministre et ministre des Finances, Lib.)
V     L'infrastructure
V         M. Loyola Hearn (St. John's-Ouest, PC)
V         L'hon. John Manley (vice-premier ministre et ministre des Finances, Lib.)
V     L'Organisation mondiale du commerce
V         M. Stéphane Bergeron (Verchères—Les-Patriotes, BQ)
V         Mme Marlene Jennings (secrétaire parlementaire du solliciteur général du Canada, Lib.)
V         Le vice-président
V         M. Stéphane Bergeron (Verchères—Les-Patriotes, BQ)
V         Mme Marlene Jennings (secrétaire parlementaire du solliciteur général du Canada, Lib.)
V     Le député de LaSalle—Émard
V         M. Monte Solberg (Medicine Hat, Alliance canadienne)
V         L'hon. John Manley (vice-premier ministre et ministre des Finances, Lib.)

1135
V         M. Monte Solberg (Medicine Hat, Alliance canadienne)
V         L'hon. John Manley (vice-premier ministre et ministre des Finances, Lib.)
V         Le vice-président
V     L'environnement
V         M. Bernard Bigras (Rosemont—Petite-Patrie, BQ)
V         M. André Harvey (secrétaire parlementaire de la ministre de la Coopération internationale, Lib.)
V         M. Bernard Bigras (Rosemont—Petite-Patrie, BQ)
V         M. Alan Tonks (secrétaire parlementaire du ministre de l'Environnement, Lib.)
V     L'éthique
V         Mme Val Meredith (South Surrey—White Rock—Langley, Alliance canadienne)
V         L'hon. Ralph Goodale (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, ministre responsable de la Commission canadienne du blé et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits, Lib.)
V         Mme Val Meredith (South Surrey—White Rock—Langley, Alliance canadienne)

1140
V         L'hon. Ralph Goodale (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, ministre responsable de la Commission canadienne du blé et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits, Lib.)
V     L'environnement
V         Mme Karen Kraft Sloan (York-Nord, Lib.)
V         M. Alan Tonks (secrétaire parlementaire du ministre de l'Environnement, Lib.)
V     Élections Canada
V         M. Greg Thompson (Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest, PC)
V         L'hon. Don Boudria (ministre d'État et leader du gouvernement à la Chambre des communes, Lib.)
V     Les pêches et les océans
V         M. Rex Barnes (Gander—Grand Falls, PC)
V         M. Georges Farrah (secrétaire parlementaire du ministre des Pêches et des Océans, Lib.)
V     La santé
V         M. Pat Martin (Winnipeg-Centre, NPD)
V         L'hon. Anne McLellan (ministre de la Santé, Lib.)

1145
V     Le développement des ressources humaines
V         M. Peter Stoffer (Sackville—Musquodoboit Valley—Eastern Shore, NPD)
V         L'hon. Jane Stewart (ministre du Développement des ressources humaines, Lib.)
V     La justice
V         M. James Moore (Port Moody—Coquitlam—Port Coquitlam, Alliance canadienne)
V         Mme Marlene Jennings (secrétaire parlementaire du solliciteur général du Canada, Lib.)
V         M. James Moore (Port Moody—Coquitlam—Port Coquitlam, Alliance canadienne)
V         Mme Marlene Jennings (secrétaire parlementaire du solliciteur général du Canada, Lib.)
V     L'agriculture
V         M. Roger Gaudet (Berthier--Montcalm, BQ)
V         L'hon. Lyle Vanclief (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.)
V         M. Roger Gaudet (Berthier--Montcalm, BQ)
V         L'hon. Lyle Vanclief (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.)

1150
V     La pornographie juvénile
V         M. Larry Spencer (Regina—Lumsden—Lake Centre, Alliance canadienne)
V         M. Paul Harold Macklin (secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada, Lib.)
V         M. Larry Spencer (Regina—Lumsden—Lake Centre, Alliance canadienne)
V         M. Paul Harold Macklin (secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada, Lib.)
V     Les langues officielles
V         M. Robert Bertrand (Pontiac—Gatineau—Labelle, Lib.)
V         M. Mauril Bélanger (Ottawa—Vanier, Lib.)
V     La justice
V         M. Chuck Cadman (Surrey-Nord, Alliance canadienne)
V         M. Paul Harold Macklin (secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada, Lib.)
V         M. Chuck Cadman (Surrey-Nord, Alliance canadienne)
V         M. Paul Harold Macklin (secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada, Lib.)

1155
V     Les infrastructures routières
V         Mme Jocelyne Girard-Bujold (Jonquière, BQ)
V         M. Marcel Proulx (secrétaire parlementaire du ministre des Transports, Lib.)
V     Les paiements de péréquation
V         Mme Wendy Lill (Dartmouth, NPD)
V         L'hon. John Manley (vice-premier ministre et ministre des Finances, Lib.)
V     Le commerce
V         M. Gurmant Grewal (Surrey-Centre, Alliance canadienne)
V         L'hon. David Kilgour (secrétaire d'État (Asie-Pacifique), Lib.)
V     Le harcèlement
V         Mme Diane Bourgeois (Terrebonne—Blainville, BQ)
V         L'hon. Lucienne Robillard (présidente du Conseil du Trésor, Lib.)

1200
V     L'éthique
V         M. Ken Epp (Elk Island, Alliance canadienne)
V         L'hon. Don Boudria (ministre d'État et leader du gouvernement à la Chambre des communes, Lib.)
V     Présence à la tribune
V         Le vice-président
V Affaires courantes
V     Le Commissariat à la protection de la vie privée
V         L'hon. Lucienne Robillard (présidente du Conseil du Trésor, Lib.)
V     Réponse du gouvernement à des pétitions
V         M. Rodger Cuzner (secrétaire parlementaire du premier ministre, Lib.)
V     Les comités de la Chambre
V         Langues officielles
V         M. Mauril Bélanger (Ottawa—Vanier, Lib.)
V     Pétitions
V         L'industrie bovine
V         M. Inky Mark (Dauphin—Swan River, PC)

1205
V         La liberté de religion
V         M. Inky Mark (Dauphin—Swan River, PC)
V         La pornographie juvénile
V         M. Inky Mark (Dauphin—Swan River, PC)
V         Le mariage
V         M. Pat O'Brien (London—Fanshawe, Lib.)
V         M. Rex Barnes (Gander—Grand Falls, PC)
V         Mme Marlene Catterall (Ottawa-Ouest—Nepean, Lib.)
V     Questions au Feuilleton
V         M. Rodger Cuzner (secrétaire parlementaire du premier ministre, Lib.)
V         M. Rodger Cuzner
V Initiatives ministérielles
V     La Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces
V         M. Yvan Loubier (Saint-Hyacinthe—Bagot, BQ)

1210

1215

1220

1225
V         Mme Wendy Lill (Dartmouth, NPD)

1230

1235
V         M. Pat Martin (Winnipeg-Centre, NPD)

1240
V         Mme Wendy Lill
V         M. Pat Martin
V         Mme Wendy Lill

1245
V         M. Pat Martin
V         Mme Wendy Lill
V         M. Pat Martin
V         Mme Wendy Lill
V         M. Loyola Hearn (St. John's-Ouest, PC)

1250

1255

1300

1305

1310
V         Le président suppléant (Mme Bakopanos)
V         Mme Marlene Catterall
V         Le président suppléant (Mme Bakopanos)
V Initiatives parlementaires
V     La Loi sur les produits dangereux
V         M. John McKay (Scarborough-Est, Lib.)
V         Adoption de la motion
V         Le président suppléant (Mme Bakopanos)
V         M. John McKay
V         M. Ken Epp (Elk Island, Alliance canadienne)

1315
V         M. Bernard Bigras (Rosemont—Petite-Patrie, BQ)

1320
V         M. Shawn Murphy (Hillsborough, Lib.)

1325

1330
V         M. Rex Barnes (Gander—Grand Falls, PC)

1335

1340
V         M. John McKay (Scarborough-Est, Lib.)
V         Le président suppléant (Mme Bakopanos)
V         Adoption de la motion; troisième lecture et adoption du projet de loi
V         Le président suppléant (Mme Bakopanos)






CANADA

Débats de la Chambre des communes


VOLUME 138 
NUMÉRO 148 
2e SESSION 
37e LÉGISLATURE 

COMPTE RENDU OFFICIEL (HANSARD)

Le vendredi 31 octobre 2003

Présidence de l'honorable Peter Milliken

    La séance est ouverte à 10 heures.


Prière



+Initiatives ministérielles

[Initiatives ministérielles]

*   *   *

  +(1005)  

[Traduction]

+Loi sur le règlement des revendications particulières

+

    L'hon. Maurizio Bevilacqua (au nom du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien) propose: Que les amendements que le Sénat a apportés au projet de loi C- 6, Loi constituant le Centre canadien du règlement indépendant des revendications particulières des premières nations en vue de permettre le dépôt, la négociation et le règlement des revendications particulières, et modifiant certaines lois en conséquence, soient lus pour la deuxième fois et adoptés.

+-

    M. Charles Hubbard (secrétaire parlementaire du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, Lib.): Monsieur le Président, je suis heureux de parler du projet de loi C-6, la Loi sur le règlement des revendications particulières. C'est l'une des initiatives que le gouvernement présente dans le but de donner aux premières nations les outils leur permettant de parvenir à une plus grande autonomie et de jouer un rôle plus important dans la vie de notre pays.

    La Loi sur le règlement des revendications particulières qui est proposée est la pierre angulaire de la stratégie globale du gouvernement consistant à établir un nouveau système de règlement des revendications particulières qui sera plus efficace que le processus actuel.

    Au fur et à mesure que ce projet de loi a franchi les étapes du processus parlementaire, nous avons entendu les porte-parole de diverses premières nations et d'organisations les représentant exprimer leurs préoccupations et leurs points de vue. Après avoir entendu ces préoccupations, le Sénat a soumis un certain nombre d'amendements importants au projet de loi C-6 qui répondraient directement aux préoccupations des premières nations et amélioreraient le projet de loi. Cela devrait donner aux premières nations la confiance nécessaire pour utiliser le nouveau Centre canadien du règlement indépendant des revendications particulières des premières nations qui est prévu dans le projet de loi.

    Il est réconfortant de voir que le processus parlementaire a fonctionné et répond aux préoccupations des premières nations et qu'une meilleure mesure législative ressort des efforts coopératifs de tous les intéressés et des parlementaires à la Chambre et au Sénat.

    En ce qui concerne la proposition dont nous sommes maintenant saisis, on nous a dit que le processus actuel de règlement des revendications particulières pouvait être amélioré pour le rendre plus efficace et pour éviter des litiges longs et coûteux devant les tribunaux. Tous les dollars gaspillés en frais juridiques pourraient plutôt être investis dans le développement économique, dans la gouvernance et dans les questions essentielles auxquelles les autochtones font face.

    Avec le processus actuel de règlement des revendications, nous ne pouvons régler que quelques dossiers chaque année. À ce rythme, nous devrons laisser le soin à nos enfants de régler les revendications en instance dont le nombre grossit chaque jour.

    Le nouveau centre créé par le projet de loi C-6 se nommerait Centre canadien du règlement indépendant des revendications particulières des premières nations. Il serait formé du premier dirigeant, responsable de l'administration quotidienne des affaires, d'une commission pour faciliter les négociations et d'un tribunal qui aurait le pouvoir de prendre des décisions exécutoires. Cette structure accélérerait grandement le processus, dans le cadre d'une atmosphère de coopération beaucoup plus conviviale que celle d'une salle d'audience. Dans un tel cadre, je suis convaincu que le centre nous aidera beaucoup à mettre en application ce nouveau système.

    Il importe de décrire clairement de quel genre de revendications le nouveau centre s'occupera. Son pouvoir s'étendrait à toute une variété de revendications relatives à la gestion, par le Canada, des terres et des autres avoirs des premières nations. Il ne s'occuperait pas des revendications territoriales globales fondées sur le concept de la permanence des droits et titres des autochtones, et qui n'ont fait l'objet d'aucun traité ou autre instrument juridique. Il existe une politique différente et un autre processus de négociation conçus spécifiquement pour résoudre les revendications de ce genre.

    Rappelons que ce nouveau projet de loi a été élaboré grâce à une participation importante des premières nations. Leur contribution a amené le groupe de travail mixte à formuler des recommandations sur la nécessité de créer une commission indépendante pour l'étude des revendications particulières. Le fait que cette mesure législative soit à l'étude ici aujourd'hui montre que le groupe de travail a largement atteint ses objectifs.

    Le comité sénatorial a recueilli de nombreux témoignages au sujet du projet de loi. L'une des préoccupations qui sont revenues à maintes reprises est celle des compétences du tribunal.

    Au départ, le projet de loi fixait à 7 millions de dollars le maximum des réclamations sur lesquelles le tribunal pouvait se prononcer dans le cadre du nouveau système. Après de vastes consultations et la présentation d'exposés au comité sénatorial, un amendement a été proposé pour relever ce maximum à 10 millions de dollars. La Chambre en est maintenant saisie.

    Nous croyons que ce nouveau plafond est réaliste et répond aux besoins des premières nations. Comme on nous l'a dit, le nouveau système, avec ce maximum plus élevé, pourrait s'appliquer à la plupart des revendications dont le gouvernement du Canada est maintenant saisi. En fait, au 31 mars 2002, le règlement moyen des revendications particulières s'élevait à environ 5,6 millions de dollars.

    Certains ont soutenu qu'il ne devrait y avoir aucun plafond. Nous aimerions pouvoir compter sur un budget illimité, mais, au nom des intérêts de notre pays et en raison de nos priorités en matière de dépenses, il faut fixer un maximum.

  +-(1010)  

    Les premières nations que nous avons entendues aux audiences sénatoriales ont fait valoir un autre point important. Il s'agit des modalités de nomination du premier dirigeant et des membres de la commission et du tribunal de l'organisme proposé. Nous avons prêté attention à ces préoccupations et nous avons proposé un amendement qui permettrait davantage aux premières nations de faire valoir leur points de vue sur les nominations et de participer plus activement au processus d'examen. Nous avons également proposé de confirmer les règles sur les conflits d'intérêts pendant l'après-mandat.

    Un autre changement important que le Sénat a recommandé à la proposition actuelle concerne des pouvoirs accrus d'assignation pour le tribunal, ce qui rendra plus crédibles l'indépendance et l'équité de cet organisme quasi judiciaire.

    La rédaction du projet de loi a demandé beaucoup de travail, et il semble que nos collègues du Sénat nous proposent maintenant un projet de loi amélioré. Comme je l'ai dit, la question est très importante, car un aspect crucial de la mise en oeuvre est un régime intégré d'exigences et de mécanismes de rapport pour que nous puissions apporter des rajustements aux applications pratiques de nouveau système. Voilà pourquoi je vais présenter schématiquement quelques-unes de ces importantes modifications.

    Les livres et les transactions financières du centre seraient vérifiés annuellement par la vérificatrice générale. Un rapport sur le travail du centre, dont la vérification de la vérificatrice générale, serait présenté au ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien à la fin de chaque exercice financier. Ce rapport serait déposé à la Chambre des communes et au Sénat, et serait à la disposition des Premières nations et du public.

    La loi exigerait la présentation, au ministre, de rapports trimestriels sur les indemnisations versées dans le cas des revendications particulières satisfaites, et l'obligation de revoir tout le processus, ce qui se ferait trois à cinq ans après la mise en vigueur de la loi.

    Un rapport sur la révision, incluant toute recommandation de modification à la loi ou aux attributions du premier dirigeant, des membres de la commission et du tribunal, serait également présenté au Parlement.

    Il s'agit de mécanismes complexes qui peuvent nous aider à rendre le système plus efficace. S'il n'est pas parfait, il s'agit certainement d'un grand pas dans la bonne direction. Mais, tant que le système ne sera pas en place, nous ne saurons pas ce qui doit être réglé.

    Il a fallu beaucoup de temps pour en arriver là. Le projet de loi a été présenté l'année dernière à la Chambre. Il a été étudié au Sénat et il est maintenant devant nous pour obtenir l'approbation finale. En tant que gouvernement, nous nous sommes engagés à mettre en place un système permettant de satisfaire les revendications des Premières nations de manière responsable, transparente et impartiale. Nous voulons un système qui rendrait les règles du jeu de la négociation équitables et qui permettrait de satisfaire les revendications plus rapidement et plus efficacement. Cela permettra aux peuples autochtones de recommencer à vivre normalement, avec de meilleures possibilités de développement économique, dans un climat de certitude.

    Avec la mise en place de ce projet de loi, nous pourrons enfin oublier un processus qui a frustré beaucoup de communautés des Premières nations et d'autres parties intéressées. Nous prendrons une nouvelle direction qui donnera aux premières nations des moyens plus équitables et plus efficaces pour régler leurs griefs de longue date et pour commencer à traiter leurs activités de manière plus prospère en tant que participants à part entière de cette grande nation qui est la nôtre.

  +-(1015)  

+-

    M. Maurice Vellacott (Saskatoon—Wanuskewin, Alliance canadienne): Monsieur le Président, j'interviens au sujet du projet de loi C-6, Loi constituant le Centre canadien du règlement indépendant des revendications particulières des premières nations en vue de permettre le dépôt, la négociation et le règlement des revendications particulières, et modifiant certaines lois en conséquence.

    En substance, la mesure législative que nous examinons aujourd'hui a pour objet de créer un centre permanent chargé d'évaluer les revendications particulières adressées au gouvernement fédéral par les premières nations du Canada. Comme la plupart d'entre nous le savent, il existe déjà une commission sur les revendications particulières des Indiens, constituée il y a une douzaine d'années, en 1991, à titre de mesure temporaire, comme notre système d'imposition, entre autres. Cette commission a duré tout ce temps et, maintenant, on tente de mettre sur pied une nouvelle formule. Le centre projeté pour le règlement des revendications particulières des premières nations doit remplacer cette commission temporaire créée il y a environ 12 ans.

    Comme l'a indiqué le député d'en face, la plupart des revendications particulières concernent des griefs non encore réglés des premières nations contre le Canada, qui doit honorer son obligation aux termes de traités historiques ou assurer la gestion des terres ou d'autres biens des premières nations, en vertu de la Loi sur les Indiens. Bien sûr, cela contraste avec les revendications globales, qui sont des revendications territoriales importantes comme celles des Nisga'a et des Delgamuukw, questions que la Chambre a abondamment débattues au cours des dernières années. Il y a une différence avec ces revendications du fait qu'il s'agit de griefs non réglés où, par exemple, le territoire des réserves n'est pas géré ou vendu par un agent des Indiens qui encaisse les recettes ou les produits de la vente, ou d'autres cas similaires.

    La Chambre a déjà examiné le projet de loi, mais le Sénat nous le renvoie maintenant avec des propositions d'amendements. Le Sénat s'est penché sur le projet de loi C-6 et considère que son libellé actuel est insatisfaisant. La plupart d'entre nous qui siègent au Comité des affaires autochtones avaient l'impression que certains éléments de cette mesure législative suscitaient des préoccupations importantes et qu'elle présentait probablement certaines lacunes. Il n'est donc pas étonnant pour ceux d'entre nous qui ont siégé à ce comité que le projet de loi revienne du Sénat avec des propositions d'amendements. Toutefois, nous estimons que les amendements proposés ne vont pas assez loin.

    Pendant le débat dans l'autre endroit, qui a souvent pris des accents passionnés, les sénateurs libéraux et progressistes-conservateurs ont fustigé le projet de loi. Ils ont même essayé de le torpiller par un amendement de renvoi. Ils ont mis en évidence toutes les lacunes les plus graves du projet de loi, ce qu'avaient déjà fait avant eux les membres du comité, dont moi-même et, à la Chambre, l'Alliance canadienne avant le renvoi du projet de loi au Sénat.

    En conséquence de quoi, après un examen approfondi, le Sénat a proposé plusieurs améliorations au projet de loi, comme le faisait remarquer mon collègue d'en face. Ces amendements ont une certaine valeur, mais ils ne méritent que des éloges modérés, parce qu'ils n'allaient pas suffisamment loin pour corriger les pires lacunes du projet de loi, ou l'améliorer. C'est pourquoi nous nous opposons toujours au projet de loi.

    Au Sénat, un amendement de renvoi a été déposé pendant le débat en troisième lecture, après le dépôt des amendements par le Comité sénatorial permanent des peuples autochtones. Le compte rendu public montre bien qu'en dépit de ces amendements, le projet de loi a continué de soulever une forte opposition. En fait, il a donné lieu à un débat beaucoup plus animé que le gouvernement ne s'y était attendu, à tel point que les libéraux ont eu recours à l'attribution de temps pour clore le débat.

    Le recours à ce moyen antidémocratique est de plus en plus courant. C'est devenu une arme très prisée des gouvernements, et le gouvernement actuel, en particulier, y a eu recours plus souvent que tout autre avant lui. Je signale toutefois que l'autre endroit utilise rarement l'attribution de temps. Cela ne fait pas partie des pratiques habituelles au Sénat.

    L'expression de dégoût à l'endroit du gouvernement, pour s'être abaissé à utiliser de telles tactiques, est venue non seulement des rangs de l'opposition au Sénat mais également des sénateurs libéraux. C'est le genre de chose qu'on observe rarement ici, car lorsque le gouvernement a recours à la clôture à la Chambre des communes, les protestations et l'indignation proviennent rarement des rangs ministériels.

    Si je relate ce qui s'est passé dans l'autre endroit, c'est pour mettre en évidence le fait que de nombreuses autres personnes d'allégeances politiques et de cultures différentes s'opposent au projet de loi C-6 avec l'Alliance canadienne. L'opposition se manifeste indépendamment des allégeances partisanes ou des différences culturelles, et elle est le fait des autochtones comme des non-autochtones.

  +-(1020)  

    Le gouvernement est tellement entêté qu'il impose sa volonté en niant l'opposition éclairée et généralisée que la mesure suscite. Cela montre encore une fois qu'il n'a pas écouté comme il devrait le faire. Il est possible qu'il ait une trop forte majorité à la Chambre. Il est possible que l'écart soit trop grand et que le gouvernement ait besoin d'être mis plus longtemps sur la sellette.

    Au comité, on a rejeté du revers de la main des amendements très raisonnables qui avaient été proposés. Les membres d'un comité qui a réfléchi mûrement à ces questions, tenu des discussions et entendu les témoins supportent mal que leurs recommandations soient ignorées et que des bureaucrates et le ministère, qui affirment détenir la solution, fassent en sorte que la mesure soit adoptée à toute vapeur.

    Un gouvernement qui agit comme s'il avait toutes les réponses et qui se montre arrogant et insensible aux besoins et à la situation des gens ordinaires ne peut mettre de l'avant le type de mesure législative dont nous avons besoin. Il met de l'avant des mesures mal ficelées et embrouillées. C'est un euphémisme de dire que de telles mesures sont imparfaites.

    Dès lors, la Chambre perd un temps fou à se pencher sur des textes législatifs mal rédigés qui ne répondent pas aux objectifs, qui ont un effet superficiel et symbolique et qui ignorent les intérêts des personnes directement concernées.

    Au départ, j'étais heureux que certaines modifications aient été proposées au projet de loi et que le ministre ait condescendu à les accepter, mais je ne sais plus si la situation me plaît encore. Quelques-unes des modifications pourraient avoir une incidence sur le processus des revendications particulières. J'expliquerai ce que j'entends par là dans un instant.

    Nous croyons que d'autres modifications telles que l'augmentation de l'indemnité maximale, qui passe de 7 millions à 10 millions de dollars, est symbolique par rapport à l'essence des questions abordées dans ce projet de loi. En passant, cette augmentation du plafond imposé à une revendication, qui passe de 7 millions à 10 millions de dollars, a été proposée par le Sénat dans le rapport qu'il a présenté à la Chambre.

    Cela fait déjà quelque temps, sept mois pour être plus exact, que nous avons étudié le projet de loi C-6, alors permettez-moi de rappeler à la Chambre les objectifs qu'il vise en établissant un processus de règlement des revendications particulières. Puis, je passerai en revue certains des amendements proposés par le Sénat et expliquerai comment ils rejoignent les questions que d'autres députés et nous avons soulevés en comité au sujet de cette mesure législative.

    Le projet de loi C-6 propose de constituer un centre de règlement des revendications composé d'une commission et d'un tribunal. Les premières nations déposeraient une revendication auprès de la commission et, si elle répond aux critères d'admissibilité de la commission, elle serait alors soumise au ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien pour étude. La commission tiendrait ensuite des réunions préparatoires pour aider les demandeurs à présenter leur cause au ministre. Au terme de cette étape, la commission devrait suspendre les délibérations jusqu'à ce qu'elle reçoive du ministre une réponse par écrit dans laquelle il dira s'il négociera ou non la revendication.

    C'est là où le bât blesse, le ministre n'ayant aucune date limite pour prendre sa décision. J'ai l'impression que le gouvernement sait, au fond de lui-même, que cela cause un problème. Dans le cadre d'une discussion moins animée, en aparté peut-être, dans un atmosphère plus détendu, moins sectaire, il en ferait peut-être même l'aveu. Il s'agit d'un grave problème. Tous les éléments sont en place pour permettre au gouvernement de tergiverser et d'utiliser des tactiques dilatoires pour ne pas avoir à rendre de décision. C'est vraiment très injuste.

    On peut s'attendre à ce que le processus judiciare et tout autre genre de processus prévoient certains délais. Ces derniers peuvent être longs, mais ils doivent être prévus. Il n'y a rien de tel dans le document du ministre et cela constitue à notre avis un très grave problème. Cela n'est pas de la justice. Cela n'est pas même la norme en ce qui a trait à d'autres contextes dans notre pays.

    Si le ministre décide de ne pas négocier la revendication, la commission rencontrera les deux parties pour tenter de les aider à résoudre la question de la validité de la revendication en recourant à d'autres mécanismes de règlement des différends. Si ce processus ne fonctionne pas, le revendicateur peut ensuite demander que le cas soit transmis au tribunal, mais seulement si la somme totale de la revendication n'excède pas 7 millions de dollars, ou 10 millions si la Chambre accepte l'amendement proposé par le Sénat à cet effet.

    Si le tribunal décide qu'une revendication est valide ou si, au début du processus, le ministre décide de négocier la revendication, la commission doit alors essayer d'aider les deux parties à s'entendre au sujet du montant de l'indemnisation.

    Là encore, si la question de l'indemnisation ne peut être réglée par la commission, le revendicateur peut demander à ce que la revendication soit entendue par un tribunal, mais, encore une fois, seulement si l'indemnisation demandée par le revendicateur--et c'est là le hic--n'excède pas 10 millions de dollars si on tient compte de l'amendement du Sénat. Le tribunal a le pouvoir de rendre une décision exécutoire après avoir entendu la revendication. Toutefois, le gouvernement peut demander une révision judiciaire de la décision prise par le tribunal.

  +-(1025)  

    L'objectif du projet de loi, ou du moins ce qu'on nous en dit, est d'accélérer le processus de règlement de revendications particulières. Entre 1970 et le mois de mars de l'année dernière, des bandes indiennes de partout au pays ont déposé 1 146 revendications, et seulement 232 ont été réglées. Le retard est terrible et ne fait qu'empirer. Il ne diminue pas, le gouvernement et les premières nations, je dois le dire, devenant de plus en plus frustrés à l'égard du système actuel

    Malheureusement, comme je l'ai déjà indiqué, ce n'est pas le projet de loi C-6 qui va régler le problème. En fait, les mécanismes proposés vont vraisemblablement empirer la situation. Les sénateurs libéraux n'ont pas hésité du tout, contrairement aux députés ministériels à la Chambre, à relever les lacunes de ce projet de loi, tandis que les parrains de celui-ci nous ont dit, pour l'essentiel, qu'il valait mieux adopter une mauvaise mesure législative que d'en avoir aucune.

    Je ne pense pas avoir jamais connu de gens se complaisant autant dans la médiocrité que les membres du présent gouvernement, qui osent affirmer qu'il vaut mieux adopter de mauvais projets de loi que rien du tout. Je n'endosse pas une telle façon de voir et je ne crois pas qu'une grande part du public le fasse, parce que c'est créer des problèmes qu'il faut régler par la suite.

    Le sénateur libéral Anne Cools l'a très bien exprimé durant un débat au Sénat:

     Honorables sénateurs, je veux que vous sachiez que nous siégeons ici jour après jour et que nous nous sentons astreints et poussés par les gouvernements à adopter des projets de loi déplorables, incomplets ou inadéquats.

    Je tiens à répéter cela, parce que la répétition porte fruit. Le sénateur Anne Cools, libérale, a affirmé:

     Honorables sénateurs, je veux que vous sachiez que nous siégeons ici jour après jour et que nous nous sentons astreints et poussés par les gouvernements à adopter des projets de loi déplorables, incomplets ou inadéquats.

    Selon moi, rarement, sinon jamais, est-il bon d'adopter un mauvais projet de loi plutôt que de s'en passer. Même les autochtones, ceux-là même que le gouvernement prétend aider en mettant en oeuvre cette mesure législative, disent qu'il est préférable de corriger le projet de loi plutôt que de l'adopter dans sa forme actuelle. C'est le message que l'Assemblée des Premières Nations et de nombreuses autres bandes ont transmis au gouvernement. C'est également le message qu'ont communiqué au gouvernement trois des cinq sénateurs autochtones du Canada, qui sont tous membres du parti ministériel, ainsi que le sénateur Gerry St. Germain, sénateur de l'Alliance canadienne de descendance métisse.

    Devant les pressions entamées par le gouvernement pour que soit adopté le projet de loi C-6, l'honorable Charlie Watt, qui vient du Québec et qui est un des sénateurs autochtones du Canada, a rétorqué ce qui suit lorsque le sénateur Austin a soutenu qu'il faut agir maintenant:

    Il est peut-être vrai qu'il faille agir maintenant, mais je me demande si nous fournissons aux autochtones l'instrument approprié. Leur permettra-t-il de réaliser des progrès au chapitre de leurs droits? Je ne le pense pas.

    L'honorable Aurélien Gill, autre sénateur autochtone, a fait des observations semblables:

    Nous avons eu la preuve au comité que le chef national actuel, Phil Fontaine [le nouveau chef de l'Assemblée des premières nations] demande en insistant énormément, au gouvernement de ne pas adopter ce projet de loi et de prendre plus de temps pour en discuter. Peter Hutchins, un expert, nous a dit: «Attendez, prenez votre temps, il y a des choses majeures dans ce projet de loi».

    Le fait que le Sénat ait renvoyé le projet de loi C-6 à la Chambre avec des amendements est une bonne chose. De la sorte, nous bénéficions, si l'on peut dire, d'une dernière chance de le corriger comme il se doit avant son adoption par le gouvernement. La Chambre peut accepter les amendements du Sénat, les rejeter ou les modifier. Le gouvernement recommande que nous acceptions tout simplement ces recommandations et que nous allions gaiement de l'avant, mais mon parti et moi n'estimons pas que c'est la bonne solution. La Chambre devrait plutôt modifier les amendements du Sénat, les renforcer encore davantage et les parfaire avant d'envoyer le projet de loi à l'autre endroit et ensuite à la gouverneure générale pour la sanction royale.

    Analysons brièvement certains des amendements proposés par le Sénat. L'un d'entre eux prévoit que le plafond dans le cas des affaires entendues par les tribunaux passera de 7 millions de dollars à 10 millions de dollars. Il s'agit de l'article 56 du projet de loi. Ce plafond est le maximum que le nouveau centre peut autoriser dans le cadre d'une revendication.

  +-(1030)  

    À la lumière des chiffres en cause dans les revendications particulières, il serait ridicule de porter le plafond de 7 à 10 millions de dollars. Cela ne vaut presque pas la peine. En comité, nous avons proposé un plafond d'environ 25 millions de dollars.

    Si une revendication est fondée et si elle n'a rien à voir avec les chemins de fer de Colombie-Britannique et le reste, alors, en moyenne, elle s'élève à un montant supérieur. Nous estimons qu'une telle hausse n'est que du vernis, qu'elle est superficielle et ne vise pas vraiment à améliorer la situation.

    Le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien a prétendu que le plafond de 7 millions de dollars a été fixé assez haut pour régler la plupart des revendications particulières. Du moins, c'est l'argument qui a été invoqué au début des travaux du comité, alors que le projet de loi était à la Chambre. Néanmoins, dans une note de bas de page de son analyse juridique du projet de loi C-6, l'Assemblée des Premières Nations observe que ses techniciens ont été informés par Mlle Kathleen Lickers, avocat de la Commission des revendications des Indiens, que sur les 120 revendications traitées par la CRI, seulement trois avaient été réglées à moins de 7 millions de dollars. L'analyse de l'APN fait ensuite état de ce que, au cours des 3 dernières années, soit de 2000 à 2003, 8 des 14 revendications réglées par le gouvernement fédéral l'ont été à des montants d'environ 7 millions de dollars.

    L'Assemblée des Premières Nations reconnaît ce qui suit:

    Il est vrai que, dans les débuts, de 1990-1991 à 1999-2000, la plupart des règlements étaient de moins de 7 millions de dollars; mais il n'y a pas de raison de croire que ces premiers règlements à un coût relativement bas puissent être utilisés pour établir des projections dans l'avenir.

    Certaines de ces revendications, comme je l'ai dit, portaient sur certaines terres du chemin de fer, et ne représentaient pas une grande valeur. Nous pourrions évidemment les additionner et affirmer que la Commission des revendications des Indiens reçoit un grand nombre de revendications, alors que, en fait, c'est toujours de la petite bière et que l'on ne conteste pas grand-chose.

    Il n'y a pas de raison de croire que ces premières données, qui rendaient compte de revendications réglées à un prix relativement bas, peuvent être utilisées pour établir des projections dans l'avenir. Il y a vraisemblablement eu une certaine distorsion dans le système, qui favorisait le règlement des revendications moins importantes, et, comme il n'y a pas eu de rapports présentés à un tribunal indépendant, les premières nations se trouvaient dans une position de négociation très faible.

    L'intérêt qui s'ajoute à la valeur des revendications augmentera progressivement leur valeur. Si l'on tient compte de l'inflation, alors nous avons des problèmes dont ne tient pas compte le plafond, même dans le cas du plafond modifié qui a été proposé par le Sénat.

    J'ai entendu certaines recommandations des représentants des premières nations qui demandent, comme strict minimum, que l'on fasse passer le plafond à un chiffre allant de 14 à 30 millions de dollars, afin que le centre soit en mesure d'entendre la majorité des revendications actuelles.

    Lorsque ce projet de loi a été examiné par le Comité des affaires autochtones, j'ai présenté un amendement pour que l'on fasse passer le plafond à 25 millions de dollars. Il me semblait que c'était raisonnable. Après tout, il s'agit pour le gouvernement d'échapper au système judiciaire où les affaires traînent en longueur, ce qui fait qu'elles coûtent très cher. Les gens ne travaillent pas gratuitement au sein de l'appareil judiciaire, les avocats exigeant des honoraires passablement élevés pour chaque heure de travail. Cela coûte très cher aux contribuables.

    Si nous pouvons réunir le mécanisme voulu et le centre de revendications approprié, afin de créer une impression d'indépendance, alors nous permettrons aux contribuables d'épargner beaucoup d'argent, et nous rendrons vraiment service aux peuples autochtones.

    Il y aura peut-être des gens qui feront valoir que le relèvement du plafond est irresponsable du point de vue budgétaire parce que cela imposera de plus grandes obligations budgétaires au gouvernement que ce ne serait le cas si le plafond était plus bas, mais, dans les faits, ce n'est pas le cas. Le gouvernement a traité de manière distincte la question du montant d'argent qui est disponible chaque année. C'est une autre question. Le gouvernement a déjà fixé un montant. Il a déjà indiqué le montant qui est disponible chaque année à des fins de distribution aux demandeurs qui ont eu gain de cause.

    De plus, le centre des revendications n'accroît pas le nombre de revendications soumises au gouvernement. Il offre simplement un processus de rechange pour ce qui est de les entendre. Qu'elles soient instruites par les tribunaux ou réglées au moyen de cette commission et de ce tribunal, si les juges ou les arbitres ont tranché en faveur d'un demandeur, le gouvernement serait obligé de conclure un règlement dans l'un ou l'autre cas.

    Les affaires durent plus longtemps et coûtent plus cher lorsqu'on les fait traîner devant les tribunaux, ce qui a pour effet de retarder le moment où une décision finale est rendue et reporte aussi la date à laquelle le gouvernement est tenu d'acquitter le montant d'une réclamation dans le cas d'une décision en faveur du demandeur. Donc, l'imposition d'un plafond au tribunal ressemble davantage à une tactique dilatoire stratégique de la part du gouvernement qu'à un exemple de prudence budgétaire. Je crois que les députés l'ont souligné.

  +-(1035)  

    Je suis d'avis que des observateurs objectifs et indépendants diraient que c'est là une stratégie qui mène tout droit au désastre, une stratégie dilatoire de la part du gouvernement. L'imposition d'un plafond complique les choses et mine la grande amélioration que nous projetons d'apporter au moyen d'un processus accéléré.

    Le plafond ressemble aussi à un mécanisme dilatoire si on l'examine d'un autre angle. Le ministre des Affaires indiennes a tenté de minimiser l'importance du plafond en faisant remarquer qu'il s'applique uniquement au tribunal, et non à la commission. En d'autres termes, il ne sera applicable que pour éliminer des revendications que ne peut régler la commission et qui, donc, pourraient être soumises au tribunal pour décision contraignante.

    Je croyais que je disposais d'un temps de parole illimité, monsieur le Président, en ce qui concerne cette question.

+-

    Le vice-président: En fait, il n'y a pas si longtemps, par suite des travaux du Comité de modernisation, certaines modifications ont été apportées au Règlement afin d'accorder à chaque député, pendant la première partie du débat, 20 minutes d'intervention ainsi que 10 minutes de questions et observations. Je rappelle au député qu'il lui reste environ une minute.

+-

    M. Maurice Vellacott: Monsieur le Président, êtes-vous sûr que cette règle s'applique au premier député de l'opposition à prendre la parole?

+-

    Le vice-président: Le député se rappelle sans doute que nous avions précédemment pour pratique d'accorder 40 minutes aux trois premiers intervenants, alors que le premier ministre et le chef de l'opposition officielle jouissaient d'un temps illimité. On a changé cette pratique. Ainsi, conformément aux nouvelles règles qui ont été mises en place, chaque député, qu'il soit du parti ministériel ou des quatre partis d'opposition, a droit à 20 minutes, plus 10 minutes pour les questions et les observations au cours de la première série d'interventions.

[Français]

+-

    M. Yvan Loubier: Monsieur le Président, je lis l'Ordre projeté des travaux que nous avons reçu ce matin. On y dit que le proposeur de la motion a droit à une durée de discours illimitée—cela va, car c'est le secrétaire parlementaire—, et il en est de même pour le premier député qui donne la réplique.

    Or, le premier député qui donne la réplique, c'est mon collègue de l'Alliance, et selon l'Ordre projeté des travaux que nous avons en main il a un temps de parole illimité.

+-

    Le vice-président: Effectivement, l'honorable député de Saint-Hyacinthe—Bagot a entièrement raison. Je suis dans l'erreur, et je m'en excuse.

[Traduction]

    Le député a vu juste, car il est ici question d'une motion et non d'un projet de loi. Le député de Saskatoon—Wanuskewin a droit à un temps illimité. Je m'excuse auprès de lui et de toute la Chambre de m'être trompé au cours de ma première intervention.

+-

    M. Maurice Vellacott: Monsieur le Président, je vous remercie d'avoir reconnu votre erreur. Je suis sensible au Règlement de la Chambre et à l'application diligente que vous en faites, en garantissant un traitement équitable à chacun.

    Comme je le disais, le traitement des dossiers s'éternise lorsqu'on s'adresse inutilement aux tribunaux. Cela retarde la prise d'une décision définitive et repousse le moment où le gouvernement se doit de verser le montant réclamé par le demandeur, advenant une décision favorable à ce dernier.

    Nous croyons que cette stratégie de temporisation de la part du gouvernement n'est pas un exemple de prudence financière. Je suis du type conservateur en matière financière et je pense qu'il faut prendre bien soin de l'argent des contribuables. Il ne sert à rien de recourir aux tribunaux, qui constituent l'autre solution, pour régler des différends de la sorte sur des choses aussi délicates.

    Le ministre sait sûrement que cette limite donne aux fonctionnaires du gouvernement plus de latitude qu'ils n'en attendaient en ce qui a trait aux réclamations aux alentours de 10 millions de dollars. Je vais essayer d'illustrer ce point à l'aide d'un exemple.

    Prenons une situation dans laquelle les revendicateurs estiment que la valeur de leur revendication s'élève à 13 millions de dollars. Dans ce scénario, le gouvernement refuse d'accepter la revendication et les négociations sont rompues. Les revendicateurs doivent alors décider soit de réclamer seulement 10 millions de dollars afin d'être entendus par le tribunal soit de maintenir le montant de leur revendication. Dans ce cas, les revendicateurs doivent recommencer à zéro leurs démarches devant les tribunaux, avec tous les délais que cela comporte. À condition, bien entendu, que la bande ait les fonds nécessaires pour entamer une action devant les tribunaux.

    Cet exemple démontre en quoi l'existence d'un plafond, qui n'est guère généreux en plus, peut grandement aider le gouvernement à escroquer les revendicateurs une fois de plus Dans certains de ces cas, ça vous fend le coeur de lire comment ce qu'on appelait les agents des sauvages ont exploité les premières nations, empochant l'argent eux-mêmes. Il fut un temps, au début, où les premières nations n'avaient pas les moyens de se défendre et se faisaient escroquer. Et maintenant, elle se dont à nouveau escroquer.

    Est-ce que le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien croit réellement que ce genre de politique contribue à créer une culture de confiance et de respect mutuel entre le gouvernement canadien et les membres des premières nations?

    Le plafond présente un autre aspect qui m'indispose et dont je pense que c'est un piège. Il n'en est pas question dans les amendements du Sénat, mais c'est l'objet d'une observation dans le rapport du Sénat à la Chambre, et ça été le sujet de débats au Sénat.

    Le gouvernement pourrait régler l'affaire, s'il le voulait, en modifiant le rapport du Sénat qui nous a été remis au lieu de simplement accepter les amendements du Sénat tels que libellés. L'aspect alarmant du plafond concerne le fait que, aux termes du projet de loi C-6, une revendication serait étudiée à la fois par la commission et par le tribunal si elle ne pouvait pas être réglée par la commission.

    Il y aurait tout d'abord une période d'évaluation permettant d'établir le bien-fondé de la revendication. Une fois le bien-fondé de la revendication établi, si le gouvernement acceptait de négocier ou si le tribunal jugeait que le gouvernement devait négocier, la revendication serait alors soumise à un processus similaire en vue de déterminer le niveau d'indemnisation.

    Ce qui me renverse, c'est que le montant de 7 millions de dollars, ou de 10 millions de dollars recommandé dans l'amendement du Sénat, peu importe le plafond, s'applique aux deux étapes. Autrement dit, simplement pour qu'un tribunal se prononce sur la validité d'une revendication avant que ne soit éventuellement pris en considération le montant de l'indemnité qui pourrait être déterminé à l'issue de négociations connexes, on s'attend à ce que le demandeur renonce à son droit d'obtenir un paiement supérieur à 10 millions de dollars.

    Il n'y a absolument aucune raison valable pour justifier le fait que la valeur éventuelle d'une revendication ait une incidence sur le droit du tribunal d'étudier cette revendication afin d'en déterminer la validité. Voilà une autre question. La validité et le montant de l'indemnisation sont tellement interreliés, tellement indissociables que, à mon avis, ils sont préjudiciables au processus.

    Imposer un plafond à l'étape où il faut déterminer la validité d'une revendication porte grandement atteinte à l'utilité potentielle du centre de règlement des revendications dont on propose la création. Dans la mesure où le projet de loi distingue clairement les deux parties du processus, il devrait être relativement facile, à notre avis, d'éliminer le plafond exigé à l'étape de la détermination de la validité. La revendication est-elle valide ou non? Ne nous préoccupons pas de l'indemnisation à cette étape; contentons-nous de déterminer si la revendication est valide.

  +-(1040)  

    Lors de l'étude en comité, l'Alliance canadienne a proposé un amendement qui aurait eu cet effet, mais, malheureusement, il n'y a pas eu de discussions sensées au sujet de cet amendement, ni de concessions mutuelles. Nous aurions même été disposés à accepter certains rajustements afin que la sagesse triomphe à cet égard, mais notre proposition a vite été écartée.

    Au Sénat, l'honorable Nick Sibbeston, un sénateur autochtone qui appuyait le projet de loi, a dit que le comité sénatorial chargé d'examiner le projet de loi a fait part de cela au gouvernement. Selon le sénateur Sibbeston, le comité a reçu la réponse suivante. Il a dit ceci:

...selon le gouvernement, il faut commencer par mettre le système en place...

    J'admets cela, parce que c'est ainsi que les choses se passent pour la plupart des projets de loi. Le sénateur a poursuivi en ces termes:

...et voir ensuite comment il fonctionnera avant d'essayer de l'améliorer, car personne ne sait parfaitement pour l'instant s'il fonctionnera ou non.

    La dernière partie est révélatrice. Le gouvernement va se servir de ce système comme d'un cobaye; il va procéder par essais et erreurs, sans avoir la moindre idée de l'efficacité du système et de la façon dont il fonctionnera avant qu'on y apporte des améliorations.

    Comment le gouvernement peut-il affirmer qu'il est le gouvernement et qu'il va donc tenter l'expérience? Il se contentera de voir les erreurs qui auront été commises, les gâchis qui auront été causés, puis il réexaminera peut-être le projet de loi. J'ignore si le terme est trop fort, mais je crois que l'attitude qui se dégage de ces observations témoigne d'une certaine arrogance.

    Qu'est-ce qui ne va pas chez le gouvernement? A-t-il perdu la capacité de réfléchir clairement et d'examiner sérieusement des amendements rationnels présentés par d'autres partis? La sagesse n'est pas l'apanage d'un seul parti. Elle n'est l'apanage ni du parti ministériel ni des partis d'opposition. Je suis le premier à l'admettre, mais pourquoi le gouvernement présume-t-il que seul le parti au pouvoir possède la sagesse?

    A-t-il perdu tout intérêt dans l'élaboration de projets de loi efficaces, responsables et applicables? C'est là le rôle des députés. Le rôle de l'opposition est de viser ces objectifs de façon constructive et positive et de tenter de parvenir à un meilleur projet de loi et à un meilleur résultat.

    Si le gouvernement ne peut pas défendre un aspect de son projet de loi, et se contente de dire qu'il tentera l'expérience et verra quels genres de gâchis et de problèmes nous aurons, que fait-il donc ici? S'il n'estime pas ou ne prévoit pas d'une façon raisonnable que le projet de loi sera efficace, et que c'est là la seule réponse qu'il puisse donner lorsqu'on l'interroge au sujet des défauts qu'on remarque dans le projet de loi, que se passe-t-il donc à la Chambre?

    Je voudrais consigner dans le compte rendu la brève déclaration que le Sénat a faite au sujet de cet aspect du projet de loi, car les observations qu'il a formulées à la suite des audiences du comité sont fort instructives. Il dit:

    Le Comité a souvent entendu des autochtones et des observateurs neutres dire que le plus grand défaut du projet de loi était la disposition exigeant que les revendicateurs renoncent à leur droit à une indemnité excédant l'indemnité maximale (prévue à l'article 32) pour que le tribunal se prononce sur le bien-fondé de leur revendication. Le gouvernement a dit craindre que la suppression de cette disposition ne présente un risque financier excessif et imprévisible et pourrait déséquilibrer les activités générales de la commission et du tribunal. Étant donné les garanties prévues à l'article 71 du projet de loi, cela semble traduire une crainte exagérée des risques.

    Cette citation est tirée directement d'un bref énoncé que le Sénat a fait sur cet aspect particulier du projet de loi. Ce ne sont pas là mes paroles. Ce ne sont pas là les paroles d'une personne qui pourrait être considérée comme ayant un parti pris. Ces mots sont tirés du rapport du Sénat sur cet aspect du projet de loi. Il dit que c'est ce qu'on reprochait surtout au projet de loi. Ce ne sont pas les paroles de l'Assemblée des Premières nations, ni d'un porte-parole de l'opposition, ni d'un autre groupe autochtone, ni de quelqu'un qui en aurait encore plus gros sur le coeur. Les sénateurs disent au gouvernement que l'imposition d'un plafond aux deux étapes du processus de règlement des revendications semble refléter une aversion excessive au risque.

    Je poursuis la citation du rapport du Sénat. On y lit ensuite ceci:

    Nous sommes convaincus que le plafonne cment de l’indemnité enas de reconnaissance du bien-fondé va entraîner la création de deux catégories de revendications et qu’il risque de faire obstacle au règlement des grosses revendications.

    Le comité explique ensuite son point de vue en disant qu'une démarche progressive conviendrait peut-être mieux en la matière, et c'est pourquoi le comité recommande que cela se fasse à l'occasion de l'examen dans trois à cinq ans au lieu d'en faire un amendement à ce moment-ci.

  +-(1045)  

    Je ne vois aucune raison d'attendre pour modifier cette disposition du projet de loi. Si toutes sortes de groupes ont déclaré que c'était là le principal défaut de ce projet de loi, y compris le Sénat, comment, si cette disposition reste intacte, cela favorisera-t-il un climat de confiance et de respect mutuel relativement au processus de règlement des revendications particulières?

    Je tiens à signaler que les premières nations ont affirmé que, sans la possibilité pour un tribunal de rendre une décision exécutoire au sujet d'une revendication, il n'y a rien qui puisse inciter le gouvernement à traiter rapidement la revendication. Nous pouvons voir clairement leur manque de confiance dans ce nouveau système.

    Le centre de règlement des revendications proposé dans le projet de loi C-6 est perçu comme inutile pour ce qui est du règlement des revendications dont la valeur est plus élevée que le plafond très minime prévu dans le projet de loi. Si on veut garder le plafond dans le projet de loi, on devrait l'augmenter à au moins 25 millions de dollars, comme nous l'avons suggéré en comité, et on devrait l'éliminer complètement de l'étape de l'évaluation du bien-fondé. Et c'est là une autre question: examiner les arguments, les faits historiques et ainsi de suite pour déterminer le bien-fondé de la revendication elle-même.

    Le Sénat a également apporté quelques amendements qui permettraient aux premières nations d'avoir leur mot à dire dans la nomination des commissaires et des membres à temps plein du centre, ainsi que du président et du vice-président de l'organisme. Cet amendement touche les articles 5, 20 et 41 du projet de loi C-6. Plus particulièrement, les premières nations seraient en mesure de «présenter leurs observations à l'égard des nominations au poste ou aux postes visés.»

    En d'autres termes, une fois que le ministre des Affaires indiennes a fait ses nominations, les représentants des premières nations peuvent donner leur point de vue sur les gens qui ont déjà été nommés Ce ne pourrait être plus rétrograde. C'est un processus qu'on constate au Canada peut-être trop souvent lorsque le Cabinet du premier ministre nomme des gens et nous pouvons ensuite exprimer nos réserves et notre position, mais à quoi cela sert-il après coup? Nous voudrions que dans un éventail de cas, relativement aux juges et à certaines autres nominations, on soumette les nominations au comité permanent pertinent avant et non après.

    À quoi cela sert-il si la nomination est faite et ensuite, nous écrivons des lettres et des courriels qui vont dans les mauvais dossiers? Nous devons harceler le gouvernement et soulever un tollé dans les médias s'ils s'intéressent à la question à ce moment-là, car c'est déjà chose faite.

    Cela dénote un très grand manque de respect et ce n'est pas du tout utile, lorsqu'on permet cela après coup. C'est déjà un fait accompli et à ce moment-là alors, les représentants des premières nations peuvent dire ce qu'ils pensent des gens qui ont déjà été nommés. Il est vraiment inutile et insensé de proposer cela dans le projet de loi. À quoi cela sert-il lorsque les personnes sont nommées et occupent déjà leur poste?

    C'est certes loin de ce qui a été proposé dans le rapport du groupe de travail mixte de 1998 présenté par le gouvernement et les premières nations à la suite de plusieurs années de discussions. Je voudrais prendre le temps plus tard de vous lire une grande partie de ce rapport. Le gouvernement a passé trois ans à négocier ferme avec les premières nations. On a, je le suppose, au cours de cette période, établi certains rapports et un certain respect, en arrivant à s'entendre sur certains points communs. Les intéressés ont passé quelque trois années à élaborer un plan pour s'attaquer aux revendications particulières.

    Le rapport du Groupe de travail mixte Premières nations-Canada sur la réforme de la politique sur les revendications a réitéré la recommandation de longue date au sujet d'un centre de règlement indépendant, et nous pouvons donc examiner cela et nous y reporter relativement à l'indépendance de ce plus gros centre de règlement des revendications.

    Le principal mécanisme permettant d'assurer son indépendance était un processus mixte gouvernement-premières nations pour la nomination des commissaires et des arbitres. Cela était prévu dans le rapport. Les deux parties devaient élaborer conjointement une liste de candidats approuvés et le gouvernement était censé choisir les commissaires et les arbitres à partir de cette liste. Cela semble juste et logique.

  +-(1050)  

    Cependant, le gouvernement a complètement abandonné cette proposition. Le projet de loi C-6 accorde au gouvernement la prérogative exclusive de nommer ces hauts fonctionnaires et de renouveler leur mandat. Les gens peuvent faire toutes sortes de commentaires, dénigrer ces nominations ou les tourner en dérision, mais le gouvernement a la prérogative exclusive d'accroître ou de réduire le nombre des membres de la commission ou du tribunal, bien entendu selon les paramètres du projet de loi. L'amendement du Sénat ne change rien au processus. Ce n'est que de la poudre aux yeux.

    En réponse aux demandes de participation accrue des premières nations au processus de nomination, le porte-parole du gouvernement souligne qu'il n'est jamais arrivé que le gouvernement partage la responsabilité de faire des nominations, que nous parlions des juges ou des fonctionnaires qui siègent à des tribunaux administratifs ou à des conseils gouvernementaux. Ils disent que le gouvernement doit avoir le dernier mot sur ces nominations, y compris en ce qui concerne l'agence chargée de l'étude des revendications particulières.

    Il est peut-être vrai qu'il n'y a pas de précédent au pays, que ce soit pour la nomination de juges ou d'autres personnes, mais c'est malheureux qu'il en soit ainsi. Il existe un précédent dans d'autres démocraties modernes au monde. Notre voisin du Sud, juste au-delà du 49e parallèle, applique un très bon processus qui prévoit un examen plus poussé et une meilleure évaluation des candidats proposés parce que leurs antécédents, leurs préjugés, leur opinion sur le monde, leurs perceptions et ainsi de suite sont tous assez importants pour juger de la façon dont ils pourraient s'acquitter de ces fonctions et de leur niveau d'objectivité ou de manque d'objectivité. Ce n'est pas parce que nous n'avons jamais procédé de la sorte que cela ne pourrait pas être une bonne amélioration. En regardant ce qui se passe ailleurs dans le monde où ce système est déjà en place, nous sommes d'avis que cela permet au public de participer davantage au processus et de faire part de son opinion.

    Le gouvernement mêle les cartes en affirmant qu'il n'a jamais fait ce genre de choses auparavant. Je ne m'oppose pas à la prérogative du gouvernement d'avoir le dernier mot dans le processus de nomination, et nous lui concéderons même, mais la proposition que l'on trouve dans le rapport du groupe de travail mixte ne la fait pas disparaître. Je ne comprends toujours pas pourquoi le gouvernement a refusé de mettre en application cette proposition très raisonnable contenue dans le projet de loi C-6.

    La proposition formulée par le groupe de travail mixte accorde au gouvernement le pouvoir de décision finale à l'égard des nominations au Centre canadien du règlement indépendant des revendications particulières des premières nations. Toutefois, elle prévoit que les premières nations participeront directement au processus de nomination. On est bien loin du geste symbolique paternaliste qui se dégage de l'amendement du Sénat, sans compter la suppression complète de la participation autochtone prévue dans le projet de loi non amendé.

    Lorsque nous prendrons connaissance des délibérations du Sénat sur le projet de loi C-6, nous entendrons les détracteurs de cette mesure législative soulever à maintes reprises la question de l'indépendance du centre du règlement des revendications particulières. Les tenants du projet de loi soutiennent pour leur part que le centre sera aussi indépendant que faire se peut dans notre système politique, ce qui ne veut pas dire grand chose, et qu'il en sera de même des responsabilités fiduciaires du gouvernement fédéral à l'égard des premières nations du Canada.

    Cependant, les détracteurs du projet de loi demeurent insatisfaits des déclarations du gouvernement et l'ont avisé que le centre ne peut gagner la confiance des première nations et qu'il n'y arrivera pas.

    J'admets que c'est un défi de créer un centre indépendant, voire de lui donner une apparence d'indépendance. Néanmoins, il me semble clair que le gouvernement n'est pas du tout prêt à relever ce défi. Il ne s'en approche même pas. Il n'essaie même pas de donner la moindre impression d'indépendance. Le gouvernement ne veut pas relever le défi, comme semble l'indiquer le rapport que nous renvoie le Sénat et l'attitude du gouvernement qui traite ce projet de loi à toute vapeur.

    Le rapport du groupe de travail mixte et les amendements proposés plus tôt par l'Alliance canadienne contiennent des propositions on ne peut plus claires pour rendre le centre indépendant ou du moins lui donner cette importante apparence d'indépendance, mais le gouvernement en fait totalement abstraction.

    Je dois conclure, car mon temps de parole est presque écoulé, mais j'imagine que nous reprendrons les discussions à ce point précis, lorsque nous examinerons de nouveau le projet de loi C-6. J'ai énormément de choses à dire; je n'ai fait qu'une entrée en matière avant d'aller au coeur de ce sujet crucial.


+-DÉCLARATIONS DE DÉPUTÉS

[Article 31 du Règlement]

*   *   *

  +-(1055)  

[Traduction]

+-Le Centre des arts de la Confédération

+-

    M. Shawn Murphy (Hillsborough, Lib.): Monsieur le Président, plus tôt cette semaine, le Festival de Charlottetown a reçu le prestigieux titre d'événement de l'année attribué par l'Association de l'industrie touristique du Canada.

    Le Festival de Charlottetown, parrainé par le Centre des arts de la Confédération, est un événement phare pour l'industrie touristique de l'Île-du-Prince-Édouard. Chaque année, il attire des visiteurs de tous les coins de la planète qui viennent assister à des spectacles professionnels de comédie ou de comédie musicale et notamment à la production originale et tant appréciée d'Anne aux pignons verts.

    S'ajoutent à ce titre celui de lieu historique national attribué au Centre des arts de la Confédération plus tôt cette année, le titre d'événement de l'année au Canada attribué par l'American Bus Association et le prix d'excellence du premier ministre provincial en matière de tourisme.

    Le Centre des arts de la Confédération a été inauguré en 1964 à titre d'édifice commémoratif en l'honneur des Pères de la Confédération. Il occupe un îlot complet de la ville et constitue une vitrine pour l'excellence canadienne en matière d'arts visuels et d'arts de la scène.

    Je sais que tous les députés se joignent à moi pour féliciter David MacKenzie et le personnel du Centre des arts de la Confédération pour ces réalisations extraordinaires.

*   *   *

  +-(1100)  

+-Le concours des apprentis

+-

    M. Darrel Stinson (Okanagan—Shuswap, Alliance canadienne): Monsieur le Président, je veux rendre hommage à deux apprentis du Collège universitaire de l'Okanagan. L'apprenti de quatrième année en technique d'entretien et en réparation d'automobiles Sterling Logan et l'apprenti de troisième année en réparation de carrosserie Petr Ivandic ont remporté des médailles d'or au concours provincial et des médailles d'argent au concours national canadien de vérification des compétences, tenu en Ontario plus tôt cette année.

    Pour la huitième année d'affilée, un apprenti formé au Collège universitaire de l'Okanagan occupe la première place dans le concours provincial des techniciens en entretien et en réparation d'automobiles. Pour la quatrième fois au cours des quatre dernières années, un étudiant en réparation de carrosserie remporte la médaille d'or. Le concours des techniciens en entretien et en réparation d'automobiles se déroule sur deux jours et en sept points et il teste les connaissances, les compétences et les aptitudes des concurrents.

    Félicitations à Sterling et Petr pour cet excellent travail.

*   *   *

+-Les Forces canadiennes

+-

    M. Sarkis Assadourian (Brampton-Centre, Lib.): Monsieur le Président, la Campagne du Ruban invisible est une manifestation d'appui du grand public aux familles de militaires.

    Cette campagne aide à réaffirmer la fierté d'être militaire et elle est l'occasion de faire savoir aux hommes et aux femmes en uniforme ainsi qu'à leurs proches que les Canadiens saluent et appuient la contribution vitale des militaires à leur pays.

    Ces rubans invisibles servent également à souligner que les familles des militaires sont tout aussi attachées à la vie militaire que le personnel en uniforme. Cela est particulièrement vrai aujourd'hui, puisque près de 3 800 membres des Forces canadiennes sont déployés dans le monde en missions de maintien de la paix.

    J'espère que tous les députés ainsi que tous les Canadiens se joindront à moi pour porter un ruban invisible, afin de montrer que nous remercions profondément nos militaires et leurs familles de leur bon travail.

*   *   *

+-Les jeunes à risques

+-

    L'hon. Charles Caccia (Davenport, Lib.): Monsieur le Président, d'après Statistique Canada, le taux de récidive chez les jeunes, c'est-à-dire la fréquence de la commission d'une nouvelle infraction après une condamnation antérieure, est dangereusement élevé. Soixante pour cent des contrevenants condamnés sont des jeunes. La plupart des récidivistes avaient déjà été condamnés par le tribunal de la jeunesse. L'âge le plus courant d'une première condamnation est de seize ans. Près des deux tiers des récidivistes mis en détention préventive avaient été incarcérés auparavant.

    Ces statistiques montrent que nous ne faisons pas assez pour les jeunes à risques, pas assez pour empêcher qu'ils ne deviennent de jeunes contrevenants et pas assez pour empêcher les jeunes contrevenants de récidiver.

    C'est là un gros problème social qui réclame notre attention. Je prie instamment le gouvernement d'améliorer et de renforcer les programmes actuels visant à aider les jeunes et à réduire le taux de récidive chez les jeunes contrevenants.

*   *   *

+-Martha Curgin Tevlin

+-

    M. Pat O'Brien (London—Fanshawe, Lib.): Monsieur le Président, la ville de London, en Ontario, a perdu cette semaine l'une de ses citoyennes exceptionnelles lors du décès de Martha Curgin Tevlin. Je connaissais Martha depuis 40 ans comme étant une femme très amicale, généreuse et talentueuse qui a servi la collectivité avec beaucoup de dévouement et de distinction.

    Diplômée de la Catholic Central High School et de l'Université Western Ontario, Martha a enseigné au niveau primaire avant de passer au secteur sans but lucratif en 1984.

    Martha était la directrice administrative adjointe de l'Association canadienne du diabète, division de l'Ontario. Elle a par la suite été directrice des bénévoles à l'hôpital Victoria avant de devenir l'excellente directrice administrative de la London Health Sciences Foundation qu'elle a aidé à fonder. Elle a également assumé avec enthousiasme les fonctions de présidente du London Public Library Board, et elle a été membre de beaucoup d'autres conseils et organismes.

    Au nom de tous les habitants de London, j'offre mes sincères condoléances à la famille de Martha. Tous les efforts de Martha ont permis à London de devenir meilleure. Qu'elle repose en paix.

*   *   *

+-La marijuana

+-

    M. Maurice Vellacott (Saskatoon—Wanuskewin, Alliance canadienne): Monsieur le Président, les mauvaises nouvelles concernant la marijuana, la violence et les guerres de gangs sont beaucoup trop fréquentes. À Toronto, cette semaine, la police a établi un lien entre un double meurtre semblant avoir été commis par un gang et le problème croissant de la marijuana et des guerres de gangs dans la ville. Cette semaine, un nouveau sondage d'opinion révélait que l'usage de la marijuana est plus répandu que l'usage du tabac chez les adolescents.

    Le gouvernement libéral incite les jeunes à ne pas fumer, mais les modifications qu'il propose concernant la légalisation de la marijuana envoient un message contraire. Les policiers de première ligne au Canada sont dépités du projet de loi C-38 des libéraux sur le pot, des mesures insuffisantes, prématurées et très incomplètes qu'il renferme.

    Les libéraux doivent d'abord établir une stratégie nationale de lutte antidrogue qui fonctionne sur le terrain. Ils doivent fixer des peines qui augmentent graduellement. Il faut des peines minimales pour que la culture de la marijuana devienne un crime plus grave. Il faut aussi mettre en place des lois relatives à la conduite avec les facultés affaiblies par la drogue et des évaluations sur la route. Les policiers ont besoin de mesures législatives leur donnant plus de pouvoirs lorsqu'ils soupçonnent que les facultés d'une personne sont affaiblies par la drogue.

    Je ne vois pas quel électorat le gouvernement cherche à attirer avec cette nouvelle vision de la législation sur les drogues, mais ce n'est certainement pas les citoyens respectueux de la loi de ma circonscription...

*   *   *

  +-(1105)  

+-La Royal Winter Fair

+-

    M. Alan Tonks (York-Sud—Weston, Lib.): Monsieur le Président, il n'arrive pas souvent que l'on puisse découvrir l'histoire de l'agriculture au Canada au coeur de Toronto, si ce n'est une fois l'an lorsque la campagne vient faire son tour à la ville.

    C'est le 7 novembre que débute la Royal Winter Fair, à Toronto. Tradition bien ancrée au Canada, cette exposition est la plus grande exposition agricole, horticole, canine et équestre intérieure au monde.

    La Royal Winter Fair offre un éventail d'activités pour la famille ainsi que des occasions de faire des achats, de se restaurer et d'apprendre. Elle nous permet de vivre une expérience enrichissante et d'enseigner à nos enfants que les aliments ne sont pas produits dans les supermarchés. La Royal Winter Fair est unique et elle fait la preuve que la campagne a quelques leçons à apprendre à la ville.

    Le site www.royalfair.org fournit des renseignements complets sur les activités de l'exposition. Tout le monde devrait sortir pour profiter de ce que l'agriculture canadienne a à offrir.

*   *   *

[Français]

+-Le député de LaSalle—Émard

+-

    M. Odina Desrochers (Lotbinière—L'Érable, BQ): Monsieur le Président, aujourd'hui, des centaines de milliers de jeunes iront frapper de porte en porte afin de réclamer des friandises et seront méconnaissables avec leur masque.

    Ici, à la Chambre des communes, plusieurs politiciens portent un masque à l'année longue, mais nous parvenons toujours à les identifier, car, un jour ou l'autre, la vérité apparaît au grand jour.

    Depuis les derniers mois, un phénomène supranaturel se produit régulièrement au Parlement canadien. Est-ce l'homme invisible qui se manifeste, ou encore, après le fantôme de l'Opéra, sommes-nous témoins du fantôme du Parlement?

    L'auteur de cet étranger phénomène dramatico-politique n'est nul autre que l'ex-ministre des Finances, qui demeure invisible à la Chambre des communes, mais qui hante continuellement l'actuel premier ministre. Le fantôme de l'Opéra chante, le fantôme du Parlement parle, mais son message est inaudible, et quand il chante, cela sonne faux.

    Même avec ses nombreux visages, le Québec saura toujours le reconnaître comme étant le principal artisan des coupures sauvages aux chômeurs, à la santé et en éducation.

    Dès aujourd'hui, démasquons le député de LaSalle—Émard.

*   *   *

[Traduction]

+-Jordin Tootoo

+-

    Mme Marlene Jennings (Notre-Dame-de-Grâce—Lachine, Lib.): Monsieur le Président, au nom de la Chambre, je voudrais féliciter un jeune homme exceptionnel dont le nom est sur toutes les lèvres. Il s'agit de Jordin Tootoo, le premier joueur inuit de la Ligue nationale de hockey.

    Jordin Tootoo est originaire de Rankin Inlet, au Nunavut. Il a fait ses débuts de joueur professionnel au sein de l'équipe les Predators de Nashville, une équipe de la Ligue nationale de hockey.

    Par son style de jeu et son talent, Jordin Tootoo impressionne les amateurs de hockey aux quatre coins du Canada ainsi qu'à Nashville. Il avait connu une saison record dans la ligue junior avant de devenir joueur professionnel. En plus de témoigner de l'éclatement des barrières dans notre sport national, son histoire montre bien que c'est le talent qui compte avant tout.

    Je suis certain que tous les députés se joignent à moi pour féliciter Jordin Tootoo et lui souhaiter bonne chance.

*   *   *

+-Le député de LaSalle—Émard

+-

    M. Chuck Strahl (Fraser Valley, Alliance canadienne): Monsieur le Président, l'Halloween est un jour qui peut faire peur, particulièrement au nouveau chef du Parti libéral. Nous avons découvert les 10 principales choses qui empêchent le député de LaSalle—Émard de dormir la nuit.

    Numéro 10, de nouvelles annonces de dépenses par l'actuel premier ministre.

    Numéro 9, franchement, encore trois mois à endurer tout ce que pourrait faire le premier ministre actuel.

    Numéro 8, comment, au juste, gérer un Cabinet composé de 150 ministres?

    Numéro 7, la pensée qu'il y a quelqu'un qui prend note de toutes ses promesses.

    Numéro 6, devoir faire face à la musique à la période de questions tous les jours.

    Numéro 5, la pensée qu'il existe un rapport de la vérificatrice générale et que celui-ci pourrait être déposé la veille des élections.

    Numéro 4, tenter de garder un visage impassible lorsqu'il parle de réformes démocratiques et du Parti libéral du Canada dans la même phrase.

    Numéro 3, l'idée que quelqu'un se souviendra de ses promesses originelles du livre rouge.

    Numéro 2, que faire s'il y a vraiment un conseiller en éthique et s'il a du muscle?

    La première raison pour laquelle le député de LaSalle—Émard ne pourra dormir en ce jour de l'Halloween est qu'il sera confronté à une opposition unie aux prochaines élections sous la forme du nouveau Parti conservateur du Canada.

*   *   *

+-L'UNICEF

+-

    M. Tony Tirabassi (Niagara-Centre, Lib.): Monsieur le Président, je prends la parole à la Chambre aujourd'hui pour saluer l'action de collecte de fonds des bénévoles et employés de l'UNICEF en ce jour de l'Halloween.

    Le lien entre l'UNICEF et l'Halloween remonte à 1950. Une petite classe de religion du dimanche, aux États-Unis, a alors décidé de recueillir des pièces de monnaie au lieu de demander des bonbons. Elle a envoyé son chèque au montant de 17 $ au Fonds des Nations Unies pour l'enfance. Depuis, l'UNICEF a gagné en envergure, tout comme ses activités de collecte de fonds.

    Au pays, l'Halloween représente un des temps forts des programmes de collecte de fonds d'UNICEF Canada. Pendant la seule année dernière, les enfants canadiens ont recueilli plus de 3 millions de dollars pour les enfants des pays en développement.

    Je demanderais aux députés de se joindre à moi et de féliciter UNICEF Canada de son action remarquable pour aider les enfants dans le besoin en ce jour particulier. Heureuse Halloween.

*   *   *

  +-(1110)  

+-Mervyn «Butch» Blake

+-

    M. Gary Schellenberger (Perth—Middlesex, PC): Monsieur le Président, je voudrais rendre hommage aujourd'hui à l'un des membres les plus anciens et les plus appréciés de la compagnie du Festival de Stratford, M. Mervyn «Butch» Blake, qui a rendu l'âme dernièrement à l'âge de 95 ans.

    M. Blake est entré dans la compagnie du Festival de Stratford en 1957 et y est demeuré pendant 42 ans. Au cours de cette période, il a joué dans chacune des pièces de Shakespeare montées par la compagnie. Le talent de Butch Blake et sa vocation théâtrale lui ont valu le respect de ses pairs, l'affection du public et la reconnaissance de son pays d'adoption. Il a été décoré de la Médaille commémorative du règne de la Reine en 1978 et reçu membre de l'Ordre du Canada en 1995.

    Je sais que le Festival de Stratford est fier d'avoir compté Butch Blake parmi les membres bien-aimés de sa famille immensément talentueuse. Pour ma part, je suis fier de dire que M. Blake a vécu pendant de nombreuses années dans ma ville natale, Sebringville, en Ontario.

    Je suis convaincu que tous les députés se joindront à moi pour exprimer nos sincères condoléances à la famille de M. Blake et au monde du théâtre canadien.

*   *   *

[Français]

+-René Lévesque

+-

    Mme Monique Guay (Laurentides, BQ): Monsieur le Président, demain les Québécoises et les Québécois honoreront la mémoire d'un illustre citoyen qui nous quittait le 1er novembre 1987.

    Nous nous souviendrons de René Lévesque, le journaliste qui a vu de près les horreurs de la Deuxième guerre mondiale et a été l'un des premiers à se présenter aux portes des camps de la mort. Nous nous souviendrons de l'homme simple et généreux qui a lié sa destinée à celle de son peuple.

    Ardent défenseur du pouvoir aux citoyens, il nous a légué une législation progressiste qui fait l'envie du monde: la Loi sur le financement des partis politiques, la refonte de la Loi électorale, la Loi sur la consultation populaire, la Loi sur l'accès aux documents publics, pour ne nommer que celles-ci. Il a su, par la qualité de son écoute, être une source d'inspiration tout en nous insufflant une confiance irréversible en nous-mêmes.

    Homme de son siècle, il s'est attelé humblement à la tâche noble de bâtir le pays du Québec. Il n'a pas eu à se dire démocrate. Sa vie, son engagement et son action politique en ont fait une éloquente illustration. Je me souviens.

*   *   *

[Traduction]

+-Les femmes politiques

+-

    Mme Carolyn Bennett (St. Paul's, Lib.): Monsieur le Président, dans de nombreux secteurs de la société canadienne, les femmes ont beaucoup progressé au plan de l'égalité. Malgré cela, elles demeurent sous-représentées en politique. Mes collègues de part et d'autre de la Chambre reconnaîtront sans doute que les femmes qui entrent dans la vie publique, et même une fois qu'elles sont élues, doivent encore affronter certains obstacles. Pour quelles raisons en est-il ainsi et que peut-on y faire?

    Je suis heureuse d'annoncer aujourd'hui que, dans le cadre du Mois de l'histoire des femmes, la Commission du droit du Canada et l'Université d'Ottawa tiendront aujourd'hui un colloque sur ce sujet. Y participeront certaines personnalités bien connues telles que Marion Dewar et l'activiste Rosemary Speirs, du mouvement À voix égales. Ce colloque s'ajoute aux autres initiatives destinées à animer le dialogue tant souhaité sur les changements qui pourraient être apportés afin de rendre la politique plus accessible aux femmes en éliminant les obstacles qui se dressent sur leur chemin.

    J'invite tous les députés à chercher ensemble de nouvelles idées et solutions.

*   *   *

+-Dwight Bishop

+-

    M. Peter Stoffer (Sackville—Musquodoboit Valley—Eastern Shore, NPD): Monsieur le Président, je prends aujourd'hui la parole pour signaler à mes collègues des Communes la retraite prochaine du commissaire adjoint de la GRC, Dwight Bishop.

    M. Dwight Bishop est au service de la GRC depuis 1969, et il a travaillé au Manitoba, en Ontario et en Nouvelle-Écosse. Il a été un agent en uniforme chargé du crime commercial, des drogues illicites et des douanes et de l'accise. Il a été l'agent responsable du Cap-Breton. Il a été commandant de la GRC en Nouvelle-Écosse, et il était également le commandant responsable au moment de la catastrophe de Swissair et pendant la période qui a suivi les attentats du 11 septembre.

    On peut se faire une idée de la qualité de cet homme et de la façon dont il traitait les autres agents si on considère que, dans 12 importants conflits de travail, il a su assurer la coordination et parvenir à un règlement négocié.

    Sur une note plus personnelle, je signale que M. Bishop est né à Cambridge, en Nouvelle-Écosse. Il a travaillé au sein de la GRC pendant 34 ans, et il prendra sa retraite à Wolfville, en Nouvelle-Écosse. C'est un homme admirable, et il a été fier de servir notre pays. Nous soulignons l'excellence de son travail.

*   *   *

[Français]

+-L'influenza

+-

    M. Jeannot Castonguay (Madawaska—Restigouche, Lib.): Monsieur le Président, j'ai le plaisir de signaler à la Chambre et à tous les Canadiens et Canadiennes qu'octobre est le Mois de sensibilisation à l'influenza.

    Chaque hiver, près d'un quart des Canadiens contractent le virus de la grippe. Des milliers tombent très gravement malades. Des milliers d'autres meurent à la suite de complications liées à la grippe.

    Presque toutes les personnes qui veulent améliorer leurs chances de passer un hiver sans la grippe peuvent tirer profit d'un vaccin antigrippal annuel. Le vaccin ne donne pas la grippe, et les effets secondaires de la vaccination sont mineurs.

    Les personnes les plus vulnérables sont les aînés, les adultes et les enfants souffrant de maladies chroniques, ainsi que leurs soignants. Ces personnes risquent de subir des conséquences graves si elles attrapent la grippe. Le vaccin antigrippal annuel est la seule mesure préventive capable d'aider à réduire le taux de mortalité dû à la grippe.

    J'encourage tous les Canadiens et Canadiennes à risque à se protéger et à protéger les autres contre la grippe. La vaccination est la meilleure protection.

*   *   *

  +-(1115)  

[Traduction]

+-Kamloops, Thompson and Highland Valleys

+-

    Mme Betty Hinton (Kamloops, Thompson and Highland Valleys, Alliance canadienne): Monsieur le Président, c'est avec grande fierté que je prends aujourd'hui la parole pour féliciter les nombreuses personnes qui ont secouru les habitants de Kamloops, Thompson and Highland Valleys.

    Le North Thompson Relief Fund, dirigé par George Evans, a recueilli des montants très considérables pour secourir les habitants de la vallée, tout comme l'ont fait la Croix-Rouge, le Mennonite Disaster Service, et Habitat pour l'Humanité. Hier soir, pour couronner le tout, le Party de tous les partis a également recueilli de l'argent pour le North Thompson Relief Fund, et nous lui remettrons cet argent très bientôt au nom de tous les partis de la Chambre.

    Au nom des habitants de Kamloops, Thompson and Highland Valleys, c'est avec une grande fierté que je remercie tout le monde de sa générosité.


+-QUESTIONS ORALES

[Questions orales]

*   *   *

[Traduction]

+-Les anciens combattants

+-

    Mme Carol Skelton (Saskatoon—Rosetown—Biggar, Alliance canadienne): Monsieur le Président, hier, la Chambre a accepté à l'unanimité un rapport de tous les partis sur les avantages versés dans le cadre du PAAC. Ce rapport demande que les avantages soient accordés à toutes les veuves d'anciens combattants qui sont admissibles.

    Quand le gouvernement donnera-t-il suite à cette recommandation?

+-

    M. Ivan Grose (secrétaire parlementaire du ministre des Anciens combattants, Lib.): Monsieur le Président, comme on l'a déjà dit à la Chambre, et je le sais maintenant par coeur, le ministère des Anciens combattants a épuisé son budget en permettant à 10 000 veuves de plus de recevoir des prestations du PAAC.

    Comme on l'a rapporté dans les médias, le premier ministre a affirmé qu'il examinerait la question pour voir ce qu'il pourrait faire. Je suis certain que le premier ministre fera ce qu'il a dit, en plus des autres décisions importantes qu'il doit prendre au cours des prochaines semaines.

+-

    Mme Carol Skelton (Saskatoon—Rosetown—Biggar, Alliance canadienne): Monsieur le Président, le gouvernement a de l'argent pour VIA Rail, mais rien pour les veuves de nos anciens combattants. Il n'a fallu que 24 heures au Cabinet pour acheter deux jets de luxe, mais il fait attendre ces veuves.

    Combien de temps les veuves de nos anciens combattants canadiens devront-elles attendre encore?

+-

    M. Ivan Grose (secrétaire parlementaire du ministre des Anciens combattants, Lib.): Monsieur le Président, je ne peux pas donner de réponse précise pour ce qui est de la période d'attente. On étudie la question dans le moment. Je suis certain qu'une réponse favorable sera annoncée à un moment donné.

+-

    Mme Carol Skelton (Saskatoon—Rosetown—Biggar, Alliance canadienne): Monsieur le Président, le 11 novembre, nous rendrons hommage à ceux qui se sont battus courageusement pour notre pays. Leurs veuves méritent d'être honorées également.

    Le gouvernement s'engagera-t-il à accorder à ces veuves les prestations du PAAC d'ici le 11 novembre 2003?

+-

    M. Ivan Grose (secrétaire parlementaire du ministre des Anciens combattants, Lib.): Monsieur le Président, comme je participe très activement aux cérémonies du jour du Souvenir, j'aimerais bien pouvoir prendre ce genre d'engagement.

    Je ne peux cependant pas prendre cet engagement au nom du gouvernement, mais je suis certain qu'une décision favorable sera annoncée sous peu.

*   *   *

+-La justice

+-

    M. Inky Mark (Dauphin—Swan River, PC): Monsieur le Président, les Canadiens et les corps policiers de partout au Canada s'inquiètent du projet de loi C-38, celui que les libéraux ont présenté au sujet de la marijuana.

    Le projet de loi lance non seulement un message erroné, mais il envoie aussi des messages contradictoires à nos jeunes, au sujet de la consommation de drogues. Santé Canada a déjà classé la marijuana dans la catégorie des produits dangereux. En quoi ce projet de loi peut-il aider nos jeunes?

    Ma question est la suivante: comment la décriminalisation de la possession de marijuana empêchera-t-elle nos jeunes de consommer cette drogue?

+-

    M. Paul Harold Macklin (secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada, Lib.): Monsieur le Président, de toute évidence, il y a un message qui a été communiqué aux jeunes. Il a été très équivoque, parce qu'il n'est pas absolument uniforme à l'échelle de notre pays.

    Nous avons constaté que, dans les régions rurales du Canada, cette question n'a pas été traitée de la même manière que dans les régions urbaines de notre pays.

    Le projet de loi C-38 propose d'imposer une peine qui sera appliquée uniformément et qui sera proportionnelle au crime. J'exhorte les députés à appuyer le projet de loi C-38.

  +-(1120)  

+-

    M. Inky Mark (Dauphin—Swan River, PC): Monsieur le Président, la GRC et d'autres organismes fédéraux dépensent annuellement plus d'un demi-million de dollars pour essayer de réduire l'approvisionnement en drogues. Le Canada a-t-il renoncé à la lutte antidrogue?

    Quel est, au juste, l'objectif du projet de loi C-38? Vise-t-il à aider les organisations criminelles à accroître leur part de marché? Nous savons que c'est ce qui va se produire. Vise-t-il à aider le premier ministre à fumer un petit joint à l'occasion, une fois à la retraite?

    Qui aidons-nous au juste, les criminels, ceux qui consomment cette drogue pour le plaisir, ou les deux?

+-

    M. Paul Harold Macklin (secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada, Lib.): Monsieur le Président, c'est une question très complexe. En réalité, il peut s'ensuivre des préjudices très graves pour un individu.

    Le projet de loi C-38 vise à régler ce problème de manière responsable et respectueuse et à garantir que nous faisons tout notre possible pour réduire la consommation de marijuana.

    Nous avons par ailleurs accru considérablement les peines prévues pour les producteurs qui cultivent clandestinement de la marijuana. Nous voulons punir sévèrement ceux qui peuvent causer du tort à nos jeunes.

*   *   *

[Français]

+-Le Québec

+-

    Mme Caroline St-Hilaire (Longueuil, BQ): Monsieur le Président, hier, l'Assemblée nationale du Québec a réaffirmé à l'unanimité «que le peuple québécois forme une nation». Point à la ligne. Pas une nation dépendante de la nation canadienne, comme le souhaite le ministre des Affaires intergouvernementales, mais une nation québécoise pleine et entière.

    À l'instar de l'Assemblée nationale, est-ce que le gouvernement fédéral est prêt à reconnaître sans nuances que le Québec forme bel et bien une nation?

+-

    L'hon. Stéphane Dion (président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales, Lib.): Monsieur le Président, premièrement, la question portait sur un seul enjeu et n'entremêlait pas, de façon confuse et malhonnête, deux enjeux. Deuxièmement, la question venait de quelqu'un dont on sait qu'il est un grand Québécois et un grand Canadien, fier de l'être et ne demandant en aucune façon de renoncer à l'une de nos identités.

    J'ai une question claire à proposer au Bloc québécois. Dans l'hypothèse très improbable où ils auraient un autre référendum, ils pourraient l'inscrire dans leur programme. Ils pourraient demander aux Québécois la question référendaire suivante: «Voulez-vous cesser d'être des Canadiens?» Ils auraient leur réponse, y compris dans le comté de Trois-Rivières.

+-

    Mme Caroline St-Hilaire (Longueuil, BQ): Monsieur le Président, il serait peut-être important et intéressant que le ministre se rappelle que c'est la période des questions orales et que lui, en tant que ministre, a le devoir d'y répondre.

    Une voix: C'est lui qui doit répondre. S'il veut être dans l'opposition, qu'il le dise!

    Mme Caroline St-Hilaire: Le ministre souffre peut-être de dédoublement de nationalité, mais hier, l'Assemblée nationale, elle, a réaffirmé que le Québec forme une nation, sans aucun besoin de précision.

    La question que je lui pose est claire, il n'y a pas de choix multiple, et je demande au ministre d'y répondre sans faux-fuyant: est-ce que le Québec forme une nation, oui ou non?

+-

    L'hon. Stéphane Dion (président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales, Lib.): Monsieur le Président, est-ce que la députée veut dire qu'être Canadien est un faux-fuyant?

    Une voix: Vous ne pouvez pas répondre à la question?

    L'hon. Stéphane Dion: Non, je réponds. Comme tous les Québécois du côté de cette Chambre, nous sommes, bien sûr, de la nation québécoise et de la nation canadienne. Ce qui est très malheureux, c'est que les députés du Bloc québécois rejettent une partie de leur identité. Ils rejettent quelque chose que la vie leur a donné, et c'est très dommage pour eux. Je souhaite qu'un jour, ils se réconcilient avec l'identité canadienne, qui fait partie de leur identité québécoise.

+-

    M. Yvan Loubier (Saint-Hyacinthe—Bagot, BQ): Monsieur le Président, fidèle à son habitude, le ministre des Affaires intergouvernementales s'emploie à noyer le poisson. Je pose pourtant une question bien simple, moi aussi.

    Est-ce que le gouvernement est prêt à reconnaître la nation québécoise, je dis bien «nation québécoise», dans les mêmes termes que ceux réaffirmés hier à l'unanimité par l'Assemblée nationale du Québec?

+-

    L'hon. Stéphane Dion (président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales, Lib.): Monsieur le Président, si je comprends bien, le député dit qu'être Canadien, c'est noyer le poisson. C'est quand même grave de renoncer à des identités. Je lui pose la question suivante. Pourquoi, au référendum de 1980, comme à celui de 1995, ils n'ont pas demandé aux Québécois: «Voulez-vous cesser d'être des Canadiens?»?

    Nous, nous sommes très contents d'être Québécois, d'être de la nation québécoise et de la nation canadienne-française. Nous sommes très contents de partager un pays avec la nation acadienne et avec toutes les nations autochtones du Canada. Nous ne voulons pas qu'il y ait une barrière dans ce pays qui se dégage entre les...

+-

    Le vice-président: L'honorable député de Saint-Hyacinthe—Bagot a la parole.

+-

    M. Yvan Loubier (Saint-Hyacinthe—Bagot, BQ): Monsieur le Président, je peux garantir au ministre des Affaires intergouvernementales que la prochaine question sera claire: «Voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant, oui ou non?» Et il aura sa réponse.

    Je dis ceci au ministre des Affaires intergouvernementales: du temps des Patriotes, il aurait été un véritable chouayen. Il sait ce que je veux dire. Maintenant, aujourd'hui, on demande ceci au ministre des Affaires intergouvernementales, et c'est à lui de répondre aux questions: est-ce que, oui ou non, le Québec constitue et forme une nation, sans équivoque?

+-

    L'hon. Stéphane Dion (président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales, Lib.): Monsieur le Président, j'aimerais dire deux choses. Premièrement, à la question du premier ministre du Québec, on répond oui; à la question du Bloc québécois, on répond non, parce que leur conception de la nation exclut leur dimension canadienne.

    Deuxièmement, c'est un aveu que vient de faire le député. Il vient d'avouer que la question de 1995 et celle de 1980 n'étaient pas claires et que c'étaient des fraudes. Je le mets au défi de mettre dans le programme du Bloc québécois la question qu'il vient de poser.

*   *   *

  +-(1125)  

[Traduction]

+-La défense nationale

+-

    M. Jay Hill (Prince George—Peace River, Alliance canadienne): Monsieur le Président, le Stryker n'est pas un char et, par conséquent, il ne peut remplacer notre char de combat principal.

    Il est aussi complètement insensé de prétendre que nos avions Hercules peuvent transporter le Stryker outre-mer.

    Qui plus est, une note de service interne du ministère de la Défense soulève maintenant des préoccupations concernant le système d'arme, le blindage et l'exiguïté de l'habitacle du Stryker.

    Compte tenu de toutes ces observations, pourquoi le ministre de la Défense réduit-il volontairement la capacité d'intervention future de l'armée canadienne?

+-

    L'hon. John McCallum (ministre de la Défense nationale, Lib.): Monsieur le Président, l'opposition exprime encore une fois des balivernes.

    Comme je l'ai dit à de nombreuses reprises, c'est le plan visionnaire de l'armée pour l'avenir. C'est le plan de l'armée. Je l'ai tellement apprécié que j'ai fait en sorte qu'il entre en vigueur cinq ans plus tôt que prévu, mais il n'en demeure pas moins que c'est le plan de l'armée.

    J'ai parlé avec le secrétaire Rumsfeld, et le général Hillier a communiqué avec son homologue.

    Les États-Unis sont résolument en faveur de l'adoption du Stryker. C'est un véhicule transformationnel très moderne et à la fine pointe de la technologie. Notre interopérabilité avec les États-Unis sera intégrale. Nous obtiendrons rapidement ce véhicule.

    Comme je l'ai dit auparavant, ce sont des nouvelles fantastiques pour l'armée canadienne. Je sais que l'opposition n'aime pas les bonnes nouvelles.

+-

    M. Jay Hill (Prince George—Peace River, Alliance canadienne): Monsieur le Président, les militaires du secteur des blindés ne sont pas tous d'avis qu'il est sage de se défaire du char.

    Pendant que le ministre va de l'avant avec le Stryker, les Sea King sont de nouveau immobilisés au sol. Pour ajouter l'insulte à l'injure, les Forces canadiennes n'ont eu d'autre choix que d'écouter le premier ministre leur dire que, étant donné que le président des États-Unis a volé dans un de ces appareils, ils sont assez bons pour nos équipages. C'est comme prétendre qu'il n'y a pas de différence entre une Volkswagen Beetle de 1960 et un véhicule identique de l'année courante.

    Pourquoi les vieux Challenger ne sont-ils pas assez bons pour le gouvernement, alors que les Sea King âgés de 40 ans le sont? Serait-ce à cause des personnes qui volent à leur bord?

+-

    L'hon. John McCallum (ministre de la Défense nationale, Lib.): Monsieur le Président, lorsque le député dit que les militaires du secteur des blindés ne sont pas tous d'avis de se défaire du char, je suis convaincu qu'il a raison.

    Au moment d'un changement transformationnel, si l'on remplaçait les chevaux par des chars, par exemple, je suis convaincu que les cavaliers élèveraient des objections. Toutefois, je vous invite à féliciter avec moi le dirigeant de l'armée, le général Hillier, qui a conduit ou dirigé des chars pendant 20 ans. Il a une photo d'un char dans son bureau. Il dit que s'il peut accepter d'abandonner les chars, n'importe qui d'autre peut le faire également.

*   *   *

+-Les finances

+-

    M. Bill Blaikie (Winnipeg—Transcona, NPD): Monsieur le Président, il est regrettable que les libéraux aient permis aux Sea King de devenir les rois du tarmac.

    Aujourd'hui, le Centre canadien de politiques alternatives déclare que le surplus atteindra cette année 6,6 milliards de dollars. Or, au cours des quatre dernières années, les prévisions du CCPA correspondaient aux surplus réels, alors que les libéraux se sont trompés de 36 milliards de dollars. Il est heureux qu'ils ne s'occupent pas de prévisions météorologiques : nous ne saurions pas comment nous habiller.

    Le ministre admettra-t-il enfin qu'il s'attend à un surplus au cours du prochain exercice et qu'il dispose de fonds susceptibles d'être utilisés pour des choses qui en valent la peine?

+-

    L'hon. John Manley (vice-premier ministre et ministre des Finances, Lib.): Monsieur le Président, j'ai examiné les prévisions du CCPA. J'espère qu'elles sont exactes, mais, en ce qui concerne le gouvernement, il ne s'en rapporte pas à des prévisions qu'il établit lui-même. Nous faisons appel à 20 prévisionnistes du secteur privé, nous établissons la moyenne de leurs recommandations, puis nous demandons à quatre entreprises de modélisation d'utiliser ces prévisions, à partir de leurs modèles informatiques, pour établir les chiffres estimatifs que je présenterai lundi prochain dans le cadre de la mise à jour économique et budgétaire annuelle.

*   *   *

+-Les anciens combattants

+-

    M. Bill Blaikie (Winnipeg—Transcona, NPD): Monsieur le Président, il est fort probable que nous aurons un excédent budgétaire et on parle abondamment à la Chambre de déficit démocratique. Le fait est que la Chambre des communes s'est prononcée en adoptant à l'unanimité la recommandation du Comité permanent de la défense et des anciens combattants au sujet du versement à toutes les veuves de guerre des prestations au titre du PAAC. Par conséquent, il ne s'agit pas de savoir ce que le premier ministre peut faire, car la Chambre des communes s'est prononcée.

    Étant donné le prétendu engagement du gouvernement à l'égard de la démocratie, le ministre des Finances, qui a les moyens d'agir, affirmera-t-il que le gouvernement honorera son engagement envers les veuves et respectera la volonté de la Chambre?

+-

    M. Ivan Grose (secrétaire parlementaire du ministre des Anciens combattants, Lib.): Monsieur le Président, pour parler en mon nom personnel, ce que je ne suis pas censé faire, je voudrais honorer cette demande. Cependant, ce n'est pas ainsi que les choses se passent ici. Il faut obtenir un consensus. Parfois, il faut même obtenir le consensus des députés de l'opposition. Quoi qu'il en soit, dans le cas qui nous occupe, nous aurons un consensus et une réponse.

*   *   *

  +-(1130)  

+-Les finances

+-

    M. Loyola Hearn (St. John's-Ouest, PC): Monsieur le Président, les fonds que le gouvernement fédéral verse aux provinces pour la santé sont passés de 50 p. 100 du coût total des dépenses à seulement 14 p. 100 dans certains cas. Par ailleurs, on a dit aux veuves des anciens combattants que seulement une partie d'entre elles recevront des pensions.

    Comment le premier ministre peut-il se vanter d'avoir un budget équilibré, alors que cet équilibre a été atteint au détriment des malades et des personnes âgées?

+-

    L'hon. John Manley (vice-premier ministre et ministre des Finances, Lib.): Monsieur le Président, le député voudra peut-être jeter un coup d'oeil au budget de cette année, qui est contenu dans un document et qui figure également sur notre site Web. Il verra que les fonds en santé augmenteront de 35 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. Cette année, la plus forte augmentation des dépenses se situe dans les transferts pour les personnes âgées. Le député voudra peut-être reformuler sa question.

*   *   *

+-L'infrastructure

+-

    M. Loyola Hearn (St. John's-Ouest, PC): Monsieur le Président, nous voulons des gestes et non des paroles.

    L'infrastructure de notre pays tombe littéralement en ruine. Le gouvernement s'occupe davantage de marijuana que d'asphaltage. Le pelletage dans la cour des provinces, et éventuellement dans la cour des municipalités, a rendu impossible l'entretien du système.

    Il se vante d'avoir équilibré le budget, mais quand le gouvernement va-t-il enfin nous livrer des choses concrètes au lieu de belles paroles?

+-

    L'hon. John Manley (vice-premier ministre et ministre des Finances, Lib.): Monsieur le Président, en parlant d'infrastructure qui tombe en ruine, pensons au Parti progressiste-conservateur.

    Permettez-moi de dire au député que, dans cette province, ce parti qui a laissé un déficit de plus de 5 milliards de dollars a perdu toute crédibilité. Sa crédibilité est presque aussi mince que celle du chef de son restant de parti au palier fédéral.

    Depuis 1993, nous investissons dans l'infrastructure du pays année après année et nous l'avons fait encore une fois dans le dernier budget fédéral, en accordant un investissement accru de 3 milliards de dollars à l'infrastructure stratégique et municipale.

*   *   *

[Français]

+-L'Organisation mondiale du commerce

+-

    M. Stéphane Bergeron (Verchères—Les-Patriotes, BQ): Monsieur le Président, lors de la tenue du mini-sommet de l'OMC à Montréal en juillet dernier, les autorités municipales ont dû déployer plus d'effectifs policiers que prévu afin d'assurer la sécurité des participants, ce qui a entraîné des frais supplémentaires de 1,7 million de dollars que refuse aujourd'hui de payer le solliciteur général.

    Il n'est peut-être pas inutile de rappeler au solliciteur général que le mini-sommet s'est tenu à Montréal à la suggestion du ministre du Commerce international. Est-ce qu'il trouve normal que le gouvernement fédéral s'invite quelque part et qu'une fois l'événement terminé, il refuse de payer les factures?

+-

    Mme Marlene Jennings (secrétaire parlementaire du solliciteur général du Canada, Lib.): Monsieur le Président, comme l'a mentionné le député de l'autre côté, le solliciteur général est responsable pour l'application de la Politique de sécurité du gouvernement, ce qu'on appelle en anglais le «Federal government security policy framework».

    Toutefois, j'aimerais souligner que la Ville de Montréal a été informée, bien avant la tenue de la réunion des ministres de l'OMC, que les critères n'étaient pas rencontrés. J'aimerais également mentionner que la réunion...

+-

    Le vice-président: L'honorable député de Verchères—Les-Patriotes a la parole.

+-

    M. Stéphane Bergeron (Verchères—Les-Patriotes, BQ): Monsieur le Président, le solliciteur général refuse de payer la facture sous le prétexte que la situation n'était pas, dit-il, extraordinaire.

    Est-ce que le solliciteur général n'invoque pas ce prétexte simplement pour refuser d'assumer ses responsabilités et, surtout, la facture de 1,5 million de dollars qui vient avec?

[Traduction]

+-

    Mme Marlene Jennings (secrétaire parlementaire du solliciteur général du Canada, Lib.): Monsieur le Président, comme les organismes d'application de la loi et les gouvernements provinciaux et municipaux le savent, le cadre stratégique fédéral sur les coûts de la sécurité se fonde sur le fait que les services policiers locaux sont ceux qui doivent assurer la sécurité publique lors des grands événements qui se déroulent sur leur territoire.

    Comme je l'ai déjà dit, la Ville de Montréal a été informée, longtemps avant la tenue de cette réunion, du fait que celle-ci ne remplissait pas les critères clairement définis dans le cadre stratégique sur les coûts de la sécurité.

*   *   *

+-Le député de LaSalle—Émard

+-

    M. Monte Solberg (Medicine Hat, Alliance canadienne): Monsieur le Président, dernièrement, le Cabinet libéral a fait avaler tellement de couleuvres au conseiller en éthique qu'il commence à ressembler à un chien battu.

    Hier, il a essayé de justifier l'octroi en catimini de marchés publics s'élevant jusqu'à 12 millions de dollars à l'une des entreprises du chef libéral, Lansdowne, au cours de la dernière décennie. Le nouveau chef libéral, qui était régulièrement mis au courant de la gestion de ses actifs, a quand même signé quatre fausses déclarations relatives à ces derniers.

    Si on ne peut lui faire confiance pour remplir honnêtement une déclaration d'actifs, comment peut-on lui faire confiance pour être premier ministre?

+-

    L'hon. John Manley (vice-premier ministre et ministre des Finances, Lib.): Monsieur le Président, je me rends parfaitement compte que c'est pour des raisons politiques que le député de Medicine Hat poursuit sa campagne de dénigrement contre le député de LaSalle—Émard qui, pendant 10 ans, a respecté à la lettre les exigences du code d'éthique. En fait, quand il était simple député, avant d'être membre du Cabinet, il a respecté des règles qui ne s'appliquaient même pas à lui.

    Le conseiller en éthique a déclaré l'ancien ministre innocent de tout conflit d'intérêts dans ce dossier, et je me demande pourquoi le député n'est pas prêt à admettre qu'il avait tort.

  +-(1135)  

+-

    M. Monte Solberg (Medicine Hat, Alliance canadienne): Monsieur le Président, du temps où le ministre des Finances était dans la course à la direction du Parti libéral, il a dit des choses bien pires au sujet du député de LaSalle—Émard. Je dois le lui rappeler.

    La vérité est que le nouveau chef libéral veut nous faire croire que, bien qu'il soit incapable de remplir un formulaire correctement, ou qu'on ne puisse lui faire confiance pour le faire, il devrait quand même être premier ministre du Canada. Aucune sanction n'a été prise contre ceux qui ont enfreint le code de déontologie en montant à bord d'un avion d'Air Irving.

    Le premier ministre va-t-il continuer à saper le code en disculpant le nouveau chef libéral ou va-t-il lui imposer des sanctions réelles pour avoir signé une fausse déclaration à quatre reprises?

+-

    L'hon. John Manley (vice-premier ministre et ministre des Finances, Lib.): Monsieur le Président, j'aimerais remettre les choses au point. Je suis content qu'il ait suivi notre campagne à la direction de notre parti, mais ce que je demandais, c'était la divulgation de toutes les contributions financières, ce que tous les candidats à la direction du Parti libéral ont maintenant fait, contrairement au chef du parti du député.

    Je veux savoir d'où viennent les contributions qui ont servi à financer la campagne à la direction du parti du chef de l'opposition. On devrait le savoir. On devrait le savoir avant que les membres du parti qui siègent là-bas, à l'autre bout, ne soient invités à se prononcer sur la question de savoir s'ils veulent ou non tomber sous la coupe de ces gens. Ils veulent...

+-

    Le vice-président: Le député de Rosemont—Petite-Patrie a la parole.

*   *   *

[Français]

+-L'environnement

+-

    M. Bernard Bigras (Rosemont—Petite-Patrie, BQ): Monsieur le Président, le premier ministre a voulu laisser un héritage moins négatif en ratifiant le Protocole de Kyoto. Cependant, à l'étape de l'application, ses ministres sont en train de tout gâcher.

    Comment la ministre responsable de l'ACDI peut-elle défendre le fait que son ministère finance des projets qui ne respectent pas les exigences environnementales les plus élémentaires, comme c'est le cas avec le projet de la Banque mondiale et de la compagnie Plantar au Brésil?

+-

    M. André Harvey (secrétaire parlementaire de la ministre de la Coopération internationale, Lib.): Monsieur le Président, comme d'habitude, les bloquistes tombent facilement dans l'exagération.

    L'ACDI est considérée comme l'un des organismes internationaux les plus crédibles sur le plan de la gestion des fonds et sur le plan des normes internationales.

+-

    M. Bernard Bigras (Rosemont—Petite-Patrie, BQ): Monsieur le Président, dans le cadre du Protocole de Kyoto, des projets de développement à l'étranger peuvent servir à accumuler des crédits d'émission de gaz à effet de serre.

    Le ministre de l'Environnement peut-il expliquer pourquoi le Canada fait tout pour éviter que des standards environnementaux internationaux s'appliquent à ces projets, quand il sait très bien que l'Union européenne fait de la présence de ces règles une question charnière pour le futur du protocole?

[Traduction]

+-

    M. Alan Tonks (secrétaire parlementaire du ministre de l'Environnement, Lib.): Monsieur le Président, je rappelle au député que, dans le cadre du Protocole de Kyoto, les puits de carbone seront au premier plan de notre stratégie de réduction des gaz à effet de serre.

    En outre, le député devrait reconnaître la nécessité d'appuyer les initiatives d'organismes comme la Banque mondiale ou d'organisations non gouvernementales qui visent cet objectif.

*   *   *

+-L'éthique

+-

    Mme Val Meredith (South Surrey—White Rock—Langley, Alliance canadienne): Monsieur le Président, les Canadiens ont depuis longtemps accepté le fait que la société Bombardier est l'enfant chéri du premier ministre et qu'elle bénéficie toujours d'un traitement de faveur.

    La vérificatrice générale examine actuellement l'une des toutes dernières transactions contestables, soit l'achat de deux jets Challenger pour le premier ministre. Il se trouve que des fonctionnaires du gouvernement se sont rendus à l'usine de Bombardier, à St. Louis, dans un jet appartenant à l'entreprise, pour effectuer l'achat des jets.

    Est-ce acceptable aux yeux du vice-premier ministre?

+-

    L'hon. Ralph Goodale (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, ministre responsable de la Commission canadienne du blé et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits, Lib.): Monsieur le Président, il n'est évidemment pas acceptable que des employés du gouvernement acceptent de voyager aux frais des fournisseurs.

    Les fonctionnaires ont pris le moyen le plus rapide et le plus fiable pour se rendre à une rencontre à laquelle ils devaient assister. En fait, le prix du billet qu'ils ont négocié se situait dans la gamme des tarifs commerciaux habituels, en classe économique. Ils ont donc fait économiser de l'argent aux contribuables.

+-

    Mme Val Meredith (South Surrey—White Rock—Langley, Alliance canadienne): Monsieur le Président, certains des fonctionnaires qui se sont rendus à St. Louis à bord d'un avion de la société Bombardier savaient qu'ils se plaçaient en situation de conflit d'intérêts. Ils étaient conscients que le fait de prendre l'avion d'un fournisseur compromettait l'impartialité à laquelle est tenue la fonction publique.

    Les employés de la Défense, des Travaux publics et de Transports Canada savaient qu'en prenant un avion de Bombardier, ils enfreignaient les règles d'éthique.

    Le vice-premier ministre reconnaît-il que, si les membres du Cabinet violent les règles d'éthique, il devient difficile d'obliger les membres de la fonction publique à respecter les directives du Conseil du Trésor?

  +-(1140)  

+-

    L'hon. Ralph Goodale (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, ministre responsable de la Commission canadienne du blé et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits, Lib.): Pas du tout, monsieur le Président. La députée se trompe. Si elle vérifie les faits, elle saura que les fonctionnaires se sont rendus à cette rencontre après la transaction, et non pas avant.

*   *   *

+-L'environnement

+-

    Mme Karen Kraft Sloan (York-Nord, Lib.): Monsieur le Président, le gouvernement reconnaît l'importance de collaborer avec les provinces et les territoires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au Canada. Nous croyons comprendre également que les discussions se poursuivent dans le but de conclure les ententes bilatérales nécessaires pour pouvoir atteindre cet objectif.

    Le ministre de l'Environnement pourrait-il informer la Chambre de l'état de ces discussions?

+-

    M. Alan Tonks (secrétaire parlementaire du ministre de l'Environnement, Lib.): Monsieur le Président, le premier ministre a été très clair là-dessus lorsque nous avons consacré, dans le budget de 2003, une somme d'un milliard de dollars à nos stratégies de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le but de respecter nos engagements aux termes du Protocole de Kyoto.

    Les initiatives bilatérales, auxquelles nous collaborerons avec nos partenaires, les provinces, prendront forme au moyen de protocoles d'entente.

    Je suis heureux d'informer la Chambre que le ministre se trouve aujourd'hui à Iqaluit, au Nunavut, pour signer avec ce territoire un protocole bilatéral, le premier d'une longue série d'ententes.

*   *   *

+-Élections Canada

+-

    M. Greg Thompson (Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest, PC): Monsieur le Président, dans son empressement à tenir des élections prématurées, le gouvernement a oublié un détail important, soit la nomination de directeurs de scrutin dans toutes les régions du Canada. Plusieurs postes sont vacants.

    Je ne pense pas avoir à rappeler au ministre des Travaux publics le rôle important que jouent les directeurs de scrutin dans notre processus démocratique, non seulement pour les candidats, mais également pour les partis politiques et la démocratie comme telle.

    Quand ces nominations seront-elles faites? Cela se fera-t-il sous le règne du présent premier ministre ou devrons-nous attendre un changement de régime avant que les nouveaux directeurs de scrutin soient nommés?

+-

    L'hon. Don Boudria (ministre d'État et leader du gouvernement à la Chambre des communes, Lib.): Monsieur le Président, il n'y a pas de retard en ce qui concerne la nomination des directeurs de scrutin. J'ai vérifié un peu plus tôt ce matin, et plus de 280 directeurs de scrutin avaient déjà été nommés. Les autres le seront sous peu. On procède aux vérifications de sécurité et autres formalités requises pour les prochaines nominations, qui porteront à 308 le total des directeurs de scrutin. Nous n'accusons aucun retard.

*   *   *

+-Les pêches et les océans

+-

    M. Rex Barnes (Gander—Grand Falls, PC): Monsieur le Président, les heures d'activité des gardes-rivière de Terre-Neuve-et-Labrador ont été réduites de façon significative. On prévoit que, l'an prochain, le nombre d'heures sera diminué encore de 30 ou de 50 p. 100. On craint que le ministère des Pêches et Océans ne soit en train d'éliminer tout à fait le service des gardes-rivière. Le ministre peut-il aujourd'hui confirmer la position de son ministère au sujet des gardes-rivière?

[Français]

+-

    M. Georges Farrah (secrétaire parlementaire du ministre des Pêches et des Océans, Lib.): Monsieur le Président, je pense qu'il est tout à fait normal que le ministère des Pêches et des Océans soit en train de réévaluer toutes les tâches de chacun et chacune qui travaille au ministère, afin de s'assurer, de toute façon, que les fonds sont dépensés efficacement.

    Actuellement, il y a un processus qui est en évaluation. Il n'y a aucune décision qui sera prise. À partir du moment où la décision sera connue, le ministre en fera part.

*   *   *

[Traduction]

+-La santé

+-

    M. Pat Martin (Winnipeg-Centre, NPD): Monsieur le Président, nous savons maintenant que les acides gras trans sont vraiment mauvais pour nous et surtout pour nos enfants, mais, au lieu de les interdire comme d'autres pays l'ont fait, le gouvernement fédéral prétend qu'il est acceptable d'ajouter ce poison dans nos aliments, pourvu que l'étiquetage soit clair, et encore faudra-t-il attendre trois ans. Et même là, chose incroyable, les aliments pour bébé seront exemptés.

    Pourquoi notre ministre de la Santé ne se porte-t-elle pas à la défense de la santé publique et ne prend-elle pas des mesures concrètes dès maintenant pour éliminer ces déchets toxiques de nos aliments? Pourquoi n'interdit-elle pas simplement les acides gras trans tout de suite?

+-

    L'hon. Anne McLellan (ministre de la Santé, Lib.): Monsieur le Président, le député devrait approfondir ses recherches sur les mesures prises par le reste du monde face au problème des acides gras trans. En fait, nous savons que ces acides sont un ingrédient de nos aliments que le public doit connaître. Les consommateurs doivent savoir quelle quantité de ces acides ils absorbent. Ils doivent connaître les risques. C'est pourquoi nous exigeons l'étiquetage nutritionnel. Lorsque notre règlement sur l'étiquetage s'appliquera intégralement, nous aurons le meilleur étiquetage nutritionnel scientifique de tous les pays du monde.

*   *   *

  +-(1145)  

+-Le développement des ressources humaines

+-

    M. Peter Stoffer (Sackville—Musquodoboit Valley—Eastern Shore, NPD): Monsieur le Président, un des plus grands défis que l'on puisse affronter au Canada est d'avoir à prodiguer des soins palliatifs à un enfant. Plus tôt cette année, le gouvernement a annoncé qu'il mettrait en vigueur un programme de congé pour les parents qui s'occupent d'un enfant mourant en janvier 2004. Or, avec le changement de gouvernement, nous croyons savoir que ce programme pourrait faire l'objet d'un examen et que sa mise en vigueur pourrait être reportée.

    La ministre du Développement des ressources humaines peut-elle assurer à la Chambre que le programme de congé pour les parents qui prodiguent des soins palliatifs à un enfant sera mis en vigueur en janvier 2004?

+-

    L'hon. Jane Stewart (ministre du Développement des ressources humaines, Lib.): Monsieur le Président, je suis ravie de dire au député que ce gouvernement lancera l'un des premiers programmes de congé pour soins palliatifs au monde le 4 janvier 2004.

    Nous savons à quel point il est difficile de trouver l'équilibre entre les obligations familiales et professionnelles et, en tant que pays, nous croyons que nous devons aider les Canadiens qui sont enfermés dans le dilemme moral de se rendre au travail et de laisser un enfant, un parent ou un conjoint gravement malade à la maison. Ce programme est un ajout important et positif au filet de sécurité sociale que les Canadiens chérissent tant.

*   *   *

+-La justice

+-

    M. James Moore (Port Moody—Coquitlam—Port Coquitlam, Alliance canadienne): Monsieur le Président, le 23 octobre, le gouvernement a transféré Darcy Bertrand, coupable de trois meurtres et pédophile notoire, dans un établissement à sécurité minimale qui n'a même pas de clôture. En 2001, Darby Cairns, un autre meurtrier, s'est échappé de cet établissement.

    Des parents des victimes de Darcy Bertrand vivent à seulement 20 minutes de cet établissement. Au nom de la famille, le gouvernement va-t-il reconsidérer la décision de transférer dans un établissement à sécurité minimale cet individu coupable de trois meurtres il y a à peine six ans et va-t-il le réincarcérer dans une véritable cellule?

+-

    Mme Marlene Jennings (secrétaire parlementaire du solliciteur général du Canada, Lib.): Monsieur le Président, il est évident que le solliciteur général ne peut discuter des détails d'une cause en particulier, mais je voudrais garantir à la Chambre au nom du solliciteur général que le Service correctionnel du Canada gère ce dossier conformément à la loi. Des procédures d'évaluation des risques ont été utilisées pour évaluer ce détenu et il est placé à l'heure actuelle dans un établissement qui répond à ses besoins en matière de sécurité et de programmes et à ceux de la population canadienne.

+-

    M. James Moore (Port Moody—Coquitlam—Port Coquitlam, Alliance canadienne): Monsieur le Président, la famille se fiche de ses besoins en matière de sécurité. Je me préoccupe des besoins en matière de sécurité de mes électeurs et des parents éplorés que ce meurtrier laisse derrière lui. Je me fiche de ce meurtrier. Le jour de l'Action de grâce de 1995, cet individu est entré dans une église de Coquitlam avec un couteau et il a assassiné sa belle-mère et son beau-père, puis sa femme devant leur enfant de sept ans. Il a été reconnu coupable de trois meurtres.

    Il est censé avoir été condamné à trois peines d'emprisonnement à perpétuité. Or, après six ans, il est transféré dans un établissement à sécurité minimale qui n'a même pas de clôture. Pour la famille, comment peut-on parler de justice et pourquoi le gouvernement ne va-t-il pas songer à placer ce meurtrier dans une véritable cellule avec de véritables barreaux? Qu'y a-t-il de mal à cela?

+-

    Mme Marlene Jennings (secrétaire parlementaire du solliciteur général du Canada, Lib.): Monsieur le Président, je peux garantir à la Chambre que le Service correctionnel du Canada prend son rôle et ses responsabilités très au sérieux. La question de la sécurité publique est un des principaux objectifs et un des principaux aspects du mandat du service. Il prend également très au sérieux les préoccupations des victimes et il continuera de les tenir au courant de l'évolution de ce dossier dans la mesure où la Loi sur la protection des renseignements personnels le permet.

*   *   *

[Français]

+-L'agriculture

+-

    M. Roger Gaudet (Berthier--Montcalm, BQ): Monsieur le Président, lors de la manifestation monstre des producteurs de boeuf à l'Assemblée nationale, la ministre québécoise de l'Agriculture a déclaré ceci à propos du nouveau programme d'aide: «Le nouveau programme, tel que dessiné par le gouvernement fédéral, ne répond pas aux aspirations de l'industrie québécoise.»

    Le ministre peut-il confirmer que le programme d'aide sera assez souple pour permettre de compenser tous les producteurs affectés par la crise de la vache folle?

[Traduction]

+-

    L'hon. Lyle Vanclief (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.): Monsieur le Président, tout programme supplémentaire qui sera élaboré en conjonction avec l'industrie et avec les provinces traitera les producteurs de lait et les éleveurs de bovins de la même manière dans toutes les provinces du pays, et à juste titre. Je peux dire au député ainsi qu'aux producteurs de lait et aux éleveurs de bovins du Québec qu'ils ne seront pas traités différemment de ceux des autres provinces.

[Français]

+-

    M. Roger Gaudet (Berthier--Montcalm, BQ): Monsieur le Président, en septembre, le programme d'aide du Québec laissait de côté les producteurs de vaches de réforme, et le gouvernement fédéral n'a toujours pas annoncé son plan d'aide.

    Le ministre va-t-il reconnaître que la misère, c'est la misère, peu importe la sorte d'animal qu'on élève, et qu'il est urgent d'annoncer un programme permettant de compenser tous les éleveurs touchés par la crise?

[Traduction]

+-

    L'hon. Lyle Vanclief (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.): Monsieur le Président, je ne me répéterai pas. J'ai déjà répondu à la question. Tous les agriculteurs, dans toutes les provinces, qu'ils produisent du lait ou qu'ils élèvent des bovins, seront traités de la même manière.

*   *   *

  +-(1150)  

+-La pornographie juvénile

+-

    M. Larry Spencer (Regina—Lumsden—Lake Centre, Alliance canadienne): Monsieur le Président, le projet de loi C-20 n'allège pas le fardeau de ceux qui sont chargés de poursuivre les êtres pervers qui s'en prennent aux enfants en commettant des crimes de pornographie juvénile. Avant de pouvoir entamer des poursuites, les enquêteurs doivent classer individuellement chaque image pornographique, dont le nombre s'élève souvent à des dizaines de milliers.

    Le ministre de la Justice va-t-il modifier les règles régissant la communication de la preuve, de manière à ce que les policiers n'aient pas à examiner chaque image avant d'entamer des poursuites?

+-

    M. Paul Harold Macklin (secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada, Lib.): Monsieur le Président, le projet de loi a clairement pour objet de s'attaquer au problème de la pornographie juvénile dans notre société, ce qu'il fait. En réaction à l'affaire Sharpe, il prévoit un moyen de défense clair et bien défini. Il est revenu à la Chambre hier et j'espère que le député exprimera ses préoccupations au cours du débat final.

+-

    M. Larry Spencer (Regina—Lumsden—Lake Centre, Alliance canadienne): Monsieur le Président, les préoccupations ne manquent pas. Le projet de loi C-20 ne prévoit pas de peines plus strictes pour les pédophiles reconnus coupables de pornographie juvénile. Les peines maximales sont rarement appliquées. Ce qu'il faut, c'est une peine de prison obligatoire. Le ministre de la Justice n'a même pas recours aux mesures dissuasives les plus élémentaires pour décourager les pornographes prédateurs. La pornographie juvénile est une forme de violence à l'endroit des enfants.

    Le ministre va-t-il agir pour protéger les enfants en s'engageant à ce que les pédophiles reconnus coupables de pornographie juvénile soient obligatoirement condamnés à une peine de prison?

+-

    M. Paul Harold Macklin (secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada, Lib.): Monsieur le Président, il est évident que tout le monde à la Chambre est contre la pornographie juvénile. Je ne pense pas qu'on puisse en douter. Nous voulons tous faire ce qu'il faut pour réduire au minimum la pornographie juvénile et, espérons-le, l'éliminer, mais la réalité est que nous devons avoir recours à des peines sensées et efficaces. Selon les témoignages présentés au comité, les peines minimales ne fonctionnent tout simplement pas.

*   *   *

[Français]

+-Les langues officielles

+-

    M. Robert Bertrand (Pontiac—Gatineau—Labelle, Lib.): Monsieur le Président, en mars dernier, cette Chambre a adopté une motion renvoyant l'objet du projet de loi C-202 au Comité permanent des langues officielles.

    On se rappelle bien que ce projet de loi avait comme objectif d'ajouter un sixième principe à la Loi canadienne sur la santé, soit celui du respect de la dualité linguistique. La date d'échéance pour la production d'un rapport à cet effet est aujourd'hui.

    Le président du comité peut-il nous dire où en sont rendus les travaux du comité sur ce sujet?

+-

    M. Mauril Bélanger (Ottawa—Vanier, Lib.): Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question.

    J'ai l'honneur de dire qu'effectivement, le comité a été saisi de cette question le printemps dernier, et qu'il a terminé ses travaux cette semaine. Si la Chambre le veut bien, lors des affaires courantes ordinaires, j'aurai l'honneur de déposer ledit rapport.

    Sachant qu'il est inapproprié de parler de son contenu lors d'une réponse à la Chambre, j'aimerais profiter de l'occasion pour remercier tous ceux et celles qui sont venus témoigner, ceux et celles qui ont envoyé leurs commentaires, les experts qui ont partagé leurs connaissances avec nous, notre greffier et, surtout, notre recherchiste. Naturellement, je remercie les membres du comité qui ont fait un travail sérieux, acharné et, espérons-le, structurant.

*   *   *

[Traduction]

+-La justice

+-

    M. Chuck Cadman (Surrey-Nord, Alliance canadienne): Monsieur le Président, la semaine dernière, lorsque le secrétaire parlementaire du ministre de la Justice s'est opposé au projet de loi C-338, il a dit que le gouvernement libéral ne sévirait pas contre les courses de rue.

    Des conducteurs irresponsables ont été la cause de nombreux décès et blessures graves. Le gendarme Jimmy Ng, de la GRC, a été tué lorsque son auto-patrouille a été heurtée de plein fouet par un présumé adepte des courses de rue. Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de rendre les rues plus sûres pour les citoyens qui y circulent et les policiers qui les patrouillent?

+-

    M. Paul Harold Macklin (secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada, Lib.): Monsieur le Président, le député prend cette affaire au sérieux, et il en est de même du gouvernement. Nous considérons la répression des courses de rue comme un élément très important de nos initiatives d'application de la loi, et nous comptons bien faire en sorte que ceux qui s'adonnent à ce genre d'activités se voient imposer des peines à la mesure de leurs crimes. Nous avons étudié la question et, comme je l'ai mentionné dans mon discours l'autre jour, il est clair que le Code criminel renferme déjà les dispositions pertinentes pour régler le problème. Il suffit maintenant de s'assurer qu'elles seront appliqués comme il se doit par nos juges.

+-

    M. Chuck Cadman (Surrey-Nord, Alliance canadienne): Monsieur le Président, le gouvernement a aussi négligé de répondre aux requêtes qui lui ont été adressées dans le but de renforcer nos lois concernant la conduite avec facultés affaiblies. Le ministre est bien conscient du carnage et des souffrances causés par des conducteurs ayant pris la route en état d'ébriété.

    La semaine dernière, le commissaire Zaccardelli de la GRC a lui-même été blessé au cours d'une collision impliquant un conducteur soupçonné d'être en état d'ébriété. Un conducteur aux facultés affaiblies a blessé le policier numéro un au pays. Que faudra-t-il pour que le gouvernement songe sérieusement à protéger non seulement nos citoyens, mais aussi nos policiers?

+-

    M. Paul Harold Macklin (secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada, Lib.): Monsieur le Président, il est très clair que nous avons pris des mesures énergiques dans le Code criminel en vue de remédier à la situation. Nous avons institué l'usage de l'alcootest et le prélèvement d'échantillons d'haleine sur place, mais il existe de nombreux moyens de s'attaquer au problème de la conduite avec les facultés affaiblies. Nous croyons disposer d'un programme très efficace qui a fait ses preuves. Nous sommes parfois témoins de malheureuses exceptions, mais je pense que nous avons mis en place des mesures fort intéressantes qui fonctionnent bien pour la population canadienne.

*   *   *

  +-(1155)  

[Français]

+-Les infrastructures routières

+-

    Mme Jocelyne Girard-Bujold (Jonquière, BQ): Monsieur le Président, j'ai interrogé le ministre des Transports, de même que son secrétaire parlementaire, et tous les deux m'ont confirmé que le gouvernement acceptait d'assumer 50 p. 100 des coûts de construction de la route 175. Les intentions du gouvernement sont moins claires en ce qui concerne le dépassement des coûts.

    Encore une fois, peut-on savoir si ce gouvernement, dans son engagement concernant la route 175, compte assumer également 50 p. 100 des coûts de dépassement et quand va-t-il signer l'entente?

+-

    M. Marcel Proulx (secrétaire parlementaire du ministre des Transports, Lib.): Monsieur le Président, je l'ai expliqué hier à ma collègue, et j'en profite encore aujourd'hui pour féliciter mon collègue de Chicoutimi—Le Fjord, qui a si bien travaillé dans ce dossier.

    Mme Girard-Bujold: Oh, oh.

    M. Marcel Proulx: Si la députée peut avoir la patience d'écouter la réponse, peut-être qu'elle n'aurait pas besoin de poser à nouveau la question.

    L'entente a été signée au cours de l'été dernier entre le premier ministre du Canada et le premier ministre du Québec de l'époque. L'entente dit que les coûts des travaux seront partagés à parts égales entre les gouvernements fédéral et provincial. Je rappelle que les coûts ont été estimés à 525 millions...

*   *   *

[Traduction]

+-Les paiements de péréquation

+-

    Mme Wendy Lill (Dartmouth, NPD): Monsieur le Président, nous avons appris cette semaine que le système de soins de santé de la Nouvelle-Écosse subit une nouvelle crise financière. Le plus grand district de santé, le Capital District Health Authority, a été forcé de mettre un terme au temps supplémentaire chez les infirmières pour économiser de l'argent. Toutefois, malgré les difficultés auxquelles la province fait face pour fournir des niveaux de service de santé acceptables, le gouvernement libéral menace de reprendre plus de 80 millions de dollars au chapitre des paiements de péréquation.

    Le ministre des Finances peut-il nous garantir que la Nouvelle-Écosse ne sera pas obligée de remettre ces sommes au gouvernement fédéral plutôt que de financer des services essentiels comme la santé, l'éducation et l'aide en cas de catastrophe?

+-

    L'hon. John Manley (vice-premier ministre et ministre des Finances, Lib.): Monsieur le Président, comme la députée le sait, nous travaillons actuellement au renouvellement du programme de péréquation. Il serait très utile que les partis d'opposition facilitent l'adoption d'un projet de loi qui permettrait d'assurer le versement des paiements de péréquation jusqu'au mois d'avril prochain. Je m'attends à ce que le programme soit renouvelé d'ici là, mais il s'agit là d'une police d'assurance. Ensuite, j'aimerais rappeler au député qu'une somme de 35 milliards de dollars a été versée aux termes du TCSPS, précisément pour les soins de santé par suite de l'accord de 2003 sur la santé.

*   *   *

+-Le commerce

+-

    M. Gurmant Grewal (Surrey-Centre, Alliance canadienne): Monsieur le Président, le Canada perd sa compétitivité en Asie. Dans son dernier rapport, la Fondation Asie-Pacifique révèle que notre part des principaux marchés asiatiques a chuté de près du tiers depuis 1996 et de 13 p. 100 au cours de la dernière année seulement.

    Nous devons diversifier nos échanges commerciaux, mais les libéraux n'ont tout simplement pas l'esprit de prévoyance nécessaire à long terme pour revitaliser nos relations commerciales avec l'Asie. Quand le gouvernement abandonnera-t-il ses politiques incohérentes et désordonnées et ouvrira-t-il les marchés asiatiques aux sociétés canadiennes?

+-

    L'hon. David Kilgour (secrétaire d'État (Asie-Pacifique), Lib.): Monsieur le Président, comme le député le sait, la seule région du monde où nos échanges commerciaux sont en hausse est l'Asie du Sud-Est. Par conséquent, nos échanges se sont améliorés dans cette région.

    Malheureusement, le député a raison de dire que notre part sur la majeure partie des marchés asiatiques a diminué. Tous les députés et tous les Canadiens doivent veiller à l'accroissement du commerce avec l'ensemble de l'Asie.

*   *   *

[Français]

+-Le harcèlement

+-

    Mme Diane Bourgeois (Terrebonne—Blainville, BQ): Monsieur le Président, selon le Bureau international du travail, le Canada est le cinquième pays au monde où se vit le plus de harcèlement en milieu de travail. D'ailleurs, de nombreux cas de harcèlement psychologique nous sont rapportés au sein même de la fonction publique.

    Est-ce que le gouvernement peut nous dire les moyens qu'il entend prendre pour venir en aide aux victimes de harcèlement psychologique dans la fonction publique fédérale?

+-

    L'hon. Lucienne Robillard (présidente du Conseil du Trésor, Lib.): Monsieur le Président, nous avons une politique pour prévenir le harcèlement dans la fonction publique du Canada. Cette politique a été révisée avec nos partenaires syndicaux. Je dois vous dire que, pour ce qui est de l'application de cette politique, dans la fonction publique fédérale, il y a présentement certaines difficultés. On découvre qu'il y a encore des cas de harcèlement.

    À l'heure actuelle, nous sommes en train de tenir des ateliers de sensibilisation à l'échelle de la fonction publique, avec les syndicats, pour nous assurer justement qu'il n'y ait plus de harcèlement dans la fonction publique du Canada.

*   *   *

  +-(1200)  

[Traduction]

+-L'éthique

+-

    M. Ken Epp (Elk Island, Alliance canadienne): Monsieur le Président, les ministres signent des chèques et façonnent le programme législatif. Ce sont eux que les lobbyistes cherchent à influencer.

    Les nouvelles règles d'éthique du premier ministre, dont on ne cesse de vanter les mérites, ne changeront pas la façon dont le commissaire à l'éthique traitera les ministres qui acceptent des cadeaux. Le commissaire continuera de donner des conseils confidentiels au premier ministre et aux ministres, comme c'est le cas actuellement.

    Pourquoi le gouvernement a-t-il fixé des normes moins élevées pour les ministres que pour les simples députés?

+-

    L'hon. Don Boudria (ministre d'État et leader du gouvernement à la Chambre des communes, Lib.): Monsieur le Président, cela est tout à fait faux, et le député devrait le savoir.

    Il sait que le projet de loi cadre que nous avons présenté, le projet de loi C-34, a deux composantes, dont une pour les ministres, et que ces derniers sont également assujettis au même code de déontologie que les simples députés. En fait, les ministres ont plus d'exigences à respecter, et non moins.

*   *   *

+-Présence à la tribune

+-

    Le vice-président: Je signale aux députés la présence à notre tribune de l'honorable Sergio Bitar, ministre de l'Éducation du Chili.

    Des voix: Bravo!


+-Affaires courantes

[Affaires courantes]

*   *   *

[Français]

+-Le Commissariat à la protection de la vie privée

+-

    L'hon. Lucienne Robillard (présidente du Conseil du Trésor, Lib.): Madame la Présidente, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles, au nom du commissaire à la protection de la vie privée par intérim et en mon nom personnel, le rapport sur les mesures prises à la suite du rapport sur le commissariat à la vie privée de la vérificatrice générale.

*   *   *

[Traduction]

+-Réponse du gouvernement à des pétitions

+-

    M. Rodger Cuzner (secrétaire parlementaire du premier ministre, Lib.): Madame la Présidente, conformément au paragraphe 36(8) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles, la réponse du gouvernement à six pétitions.

*   *   *

[Français]

+-Les comités de la Chambre

+Langues officielles

+-

    M. Mauril Bélanger (Ottawa—Vanier, Lib.): Madame la Présidente, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le neuvième rapport du Comité permanent des langues officielles.

    Conformément à l'ordre de renvoi de la Chambre des communes du 20 mars 2003, votre comité a réalisé une étude sur l'objet du projet de loi C-202 et il a convenu, le mercredi 29 octobre 2003, de faire rapport à la Chambre de ses conclusions et recommandations sur le sujet.

    Conformément à l'article 109 du Règlement, le comité demande au gouvernement de déposer une réponse globale à ce rapport.

    Il s'agit d'un rapport très important pour les communautés de langues officielles vivant en situation minoritaire. Le comité y fait 14 recommandations pour améliorer l'accès aux soins de santé pour ces communautés.

    Depuis quelques années, nous avons déterminé que, effectivement, à trop d'occasions, ces communautés avaient un manque d'accès aux soins de santé dans la langue officielle de leur choix. Nous offrons des recommandations qui assureraient, de façon permanente, un meilleur accès aux soins de santé pour ces communautés, de façon à ce qu'elles puissent elles aussi bénéficier du régime de santé canadien, qui est un des meilleurs au monde. Nous avons dû constater que pour ces communautés, ce n'était pas toujours le cas. Nous croyons qu'il est très important et même primordial que le gouvernement réponde positivement à nos recommandations.

*   *   *

[Traduction]

+-Pétitions

+-L'industrie bovine

+-

    M. Inky Mark (Dauphin—Swan River, PC): Madame la Présidente, j'ai l'honneur aujourd'hui de présenter trois pétitions de la part des bonnes gens de Dauphin—Swan River.

    La première pétition demande au Parlement de prendre immédiatement des mesures en vue d'élaborer des protocoles reconnus internationalement pour rétablir la confiance envers les produits du boeuf canadien et ouvrir les marchés internationaux du boeuf aux producteurs canadiens.

*   *   *

  +-(1205)  

+-La liberté de religion

+-

    M. Inky Mark (Dauphin—Swan River, PC): Madame la Présidente, la deuxième pétition demande au Parlement de protéger le droit des Canadiens de partager librement leurs croyances religieuses sans craindre la persécution.

*   *   *

+-La pornographie juvénile

+-

    M. Inky Mark (Dauphin—Swan River, PC): Madame la Présidente, la dernière pétition demande au Parlement de protéger nos enfants en prenant toutes les dispositions nécessaires pour interdire tout matériel qui encourage ou glorifie la pédophilie ou les activités sadomasochistes mettant en cause des enfants.

*   *   *

-Le mariage

+-

    M. Pat O'Brien (London—Fanshawe, Lib.): Madame la Présidente, j'ai reçu sur une pétition environ 25 000 signatures de Canadiens de London et du sud-ouest de l'Ontario, et je suis heureux de présenter aujourd'hui 2 000 de ces signatures qui ont été dûment vérifiées.

    Ces Canadiens demandent au Parlement du Canada de réaffirmer la définition selon laquelle le mariage est l'union entre un homme et une femme à l'exclusion de tout autre type d'union. Ils rappellent au Parlement du Canada qu'il s'est déjà exprimé à ce sujet à plusieurs reprises, y compris dans le cadre de projets de loi.

    Je suis très heureux de me joindre à ces Canadiens pour demander au gouvernement de réaffirmer la définition traditionnelle du mariage.

+-

    M. Rex Barnes (Gander—Grand Falls, PC): Madame la Présidente, je veux présenter une pétition pour reconnaître l'institution du mariage en tant que l'union permanente d'un homme et d'une femme, à l'exclusion de toute autre forme d'union.

    Quelques-unes seulement des pétitions que je présente aujourd'hui répondent aux exigences, mais j'en ai beaucoup d'autres. J'en ai près de 7 000 dans mon bureau, qui seront envoyées au ministre. Je les présente aujourd'hui pour mémoire.

+-

    Mme Marlene Catterall (Ottawa-Ouest—Nepean, Lib.): Madame la Présidente, j'ai plusieurs pétitions à présenter de la part de personnes de ma circonscription et d'ailleurs qui demandent au Parlement d'utiliser toutes les mesures législatives et administratives possibles, y compris le recours, au besoin, à l'article 33 de la charte, pour protéger et maintenir la définition actuelle du mariage.

*   *   *

+-Questions au Feuilleton

+-

    M. Rodger Cuzner (secrétaire parlementaire du premier ministre, Lib.): Madame la Présidente, on répondra aujourd'hui à la question no 254.

[Texte]

Question no 254--
M. Loyola Hearn:

    En ce qui touche au Programme d’assurance-emploi (A-E), le ministère du Développement des ressources humaines envisagera-t-il: a) de revoir comme il le promet depuis longtemps le mécanisme de fixation des cotisations d’A-E; b) d’aligner les cotisations d’A-E sur les coûts de l’A-E; et c) de séparer le Compte d’A-E des recettes générales?

L'hon. Jane Stewart (ministre du Développement des ressources humaines, Lib.):

     a) Aller de l’avant avec l’examen du mécanisme d’établissement des taux de cotisation à l’AE, qui est promis depuis longtemps

    L’examen du mécanisme d’établissement des taux de cotisation à l’AE est déjà en cours. Dans le budget de 2003, le gouvernement a annoncé la mise en œuvre d’un processus de consultation concernant un nouveau régime permanent d’établissement des taux de cotisation pour 2005 et les années suivantes, et il a énoncé cinq principes qui serviront de point de départ à ces consultations.

    --Le ministère des Finances et DRHC ont organisé une série de consultations sous forme de tables rondes avec les parties intéressées des entreprises et des syndicats, les économistes, les experts techniques ainsi que le commissaire représentant les employeurs et le commissaire représentant les travailleurs et travailleuses.

    --Tous les Canadiens ont également été invités à présenter un mémoire au gouvernement du Canada jusqu’au 30 juin 2003, que ce soit par courrier ou par Internet.

    Les consultations sur l’examen d’un mécanisme d’établissement des taux de cotisation sont maintenant terminées. DRHC et le ministère des Finances rédigeront un document public qui résumera les points de vue exprimés pendant ces consultations. Un projet de loi sera également présenté en temps opportun pour mettre en place un nouveau mécanisme d’établissement des taux de cotisation pour 2005.

    b) Voir à ce que les recettes des cotisations correspondent aux coûts du régime

    Dans le budget de 2003, le taux de cotisation à l’AE a été fixé à 1,98 $ pour 2004. D’après les prévisions économiques du secteur privé utilisées dans le budget, ce taux devrait générer des cotisations dont le montant sera égal aux coûts prévus du régime en 2004. Les taux de cotisation pour 2005 et les années suivantes seront déterminés dans le cadre du nouveau régime d’établissement des taux de cotisation. Même si les résultats de ce processus ne sont pas connus, il convient de souligner que le fait de voir à ce que les recettes des cotisations correspondent aux coûts du régime est l’un des cinq principes directeurs du nouveau processus.

    c) Séparer les fonds de l’AE des recettes générales

    Depuis 1986, suivant une recommandation du vérificateur général du Canada, le Compte d’assurance-emploi est entièrement intégré aux recettes générales du gouvernement du Canada, car le gouvernement gère les paramètres du régime d’AE. La proposition de séparer le compte d’assurance-emploi des recettes générales est l’une des nombreuses propositions formulées dans le cadre des consultations sur le mécanisme d’établissement des taux de cotisation.

    À ce point-ci, il serait prématuré de formuler des hypothèses concernant les résultats attendus d’une option particulière présentée pendant le processus de consultation avant que toutes les options aient été évaluées en profondeur.

[Traduction]

+-

    M. Rodger Cuzner: Madame la Présidente, je demande que les autres questions restent au Feuilleton.

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): D'accord?

    Des voix: D'accord.


+-Initiatives ministérielles

[Initiatives ministérielles]

*   *   *

[Français]

+-La Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces

    La Chambre reprend l'étude, interrompue le 30 octobre, de la motion: Que le projet de loi C-54, Loi modifiant la Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces et le Règlement de 1999 sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces, soit maintenant lu une deuxième fois et renvoyé à un comité.

+-

    M. Yvan Loubier (Saint-Hyacinthe—Bagot, BQ): Madame la Présidente, il me fait plaisir d'intervenir sur cette importante question que constitue le programme de péréquation fédéral.

    Par ce projet de loi, le gouvernement veut faire en sorte que pour la prochaine année qui débutera le 31 mars 2004, au plus pendant une année, le programme quinquennal de péréquation actuel, qui doit prendre fin justement le 31 mars 2004, puisse se poursuivre pendant quelques mois, peut-être. Cela donnerait ainsi le temps aux provinces et au gouvernement fédéral de s'entendre pour qu'un nouveau programme quinquennal de péréquation puisse s'appliquer.

    Je peux comprendre que le gouvernement veuille assurer une espèce de sécurité quant au versement des paiements de péréquation pour 2004, étant donné le contexte politique tout à fait imprévisible, qui donne une direction bicéphale à ce gouvernement depuis que le député de LaSalle—Émard a décidé de tirer les ficelles derrière le rideau, et que le premier ministre sortant n'a plus la crédibilité pour mener le gouvernement et pour justement imprégner les changements qui sont nécessaires, et très rapidement, au régime de péréquation pour les cinq prochaines années.

    Avant d'expliquer ce qu'il faut faire pour les cinq prochaines années dans le programme de péréquation, ce qu'il faut apporter comme modifications majeures—parce que ce sont des modifications majeures que cela prend à ce programme et à cette approche gouvernementale—, permettez-moi d'expliquer, pour le bénéfice de la population, ce qu'est la péréquation.

    C'est très complexe. Cela fait appel à des formules qui contiennent plus de 300 variables. Il y a 33 assiettes fiscales qu'on étudie dans chacune des provinces canadiennes et au Québec. Bref, c'est très compliqué.

    Toutefois, le principe de la péréquation est le suivant: c'est d'ailleurs un principe qui est constitutionnalisé. Très peu de programmes gouvernementaux se retrouvent dans la Constitution. Néanmoins, dans la Constitution de 1982, on a reconnu le régime de péréquation.

    Pourquoi? Parce que c'est un principe qui fait en sorte que chacune des provinces, d'est en ouest au Canada, puisse offrir des services comme la santé et l'éducation. On vise ainsi des services de qualité égale, mais non similaires, c'est-à-dire une qualité égale d'une province à l'autre. Cela vaut pour la santé et pour l'éducation, notamment.

    Pour ce faire, on a imaginé ce programme de péréquation qui fait en sorte que, par de savants calculs, on arrive à déterminer la capacité fiscale de chacune des provinces, soit la capacité à recueillir auprès des contribuables dans cette province des taxes et des impôts. À partir de cette capacité à générer des richesses dans les coffres des gouvernements provinciaux pour offrir des services, on évalue que certaines provinces sont désavantagées par rapport à d'autres dans l'octroi de services de qualité, que d'une province à l'autre, on risque de se retrouver avec des services de qualité inférieure. Bref, le programme de péréquation intervient pour les provinces qui seraient les plus défavorisées, pour qu'on ait sinon une égalité dans la qualité des services, du moins des standards qui se ressemblent.

    Le paiement que l'on fait par province en matière de péréquation—cela deviendra un peu plus tard lorsque je terminerai mon allocution—le paiement que le gouvernement fédéral effectue auprès des provinces, se fait sur la base per capita.

    Cela veut dire qu'on évalue une compensation, que l'on verse un paiement de péréquation, un droit de péréquation, sur la base de la population de la province. Ce faisant, lorsqu'on regarde et évalue les avantages que peut retirer une province par rapport à une autre, en matière de paiement de péréquation, il faut regarder par habitant ce que reçoit chacune des provinces, et non pas regarder le montant global.

    D'ailleurs, j'y reviendrai tout à l'heure. J'ai entendu des propos depuis le début du débat sur les bénéfices extraordinaires que le Québec retire de la péréquation. Vous serez surpris parce que le Québec est, parmi les provinces qui reçoivent de la péréquation, celle qui reçoit le moins en matière de paiements per capita, et c'est l'esprit du régime de péréquation.

    Il est évident qu'avec une grande population, au bout du compte, on reçoit un paiement plus élevé. Toutefois, ce qu'il faut regarder, c'est la compensation pour une sous-capacité fiscale par habitant et non pas le global.

  +-(1210)  

    Ce programme de péréquation est réévalué environ tous les cinq ans. Le dernier programme remonte à 1999. Un peu avant 1999, le gouvernement fédéral et les provinces avaient essayé de s'entendre sur une nouvelle formule moins complexe, plus efficace et moins imprévisible. On n'y était pas parvenu à cette époque.

    Donc, en 1999, le programme actuel de péréquation, qui sera en vigueur jusqu'au 31 mars 2004, ressemble sensiblement à celui qui existait en 1994. En effet, il est extrêmement difficile, d'une province à l'autre, de s'entendre avec le gouvernement fédéral pour établir les nouvelles données et le nouveau cadre pour le régime de péréquation.

    Il y a de grands défauts dans le régime actuel. Ces défauts existaient déjà il y a une dizaine d'années. Permettez-moi de les énumérer parce que, à l'heure actuelle, c'est ce dont discutent le gouvernement fédéral et les provinces pour le prochain programme quinquennal de péréquation.

    Le premier de ces problèmes se situe au niveau de la norme de péréquation. Pour faire une histoire courte, il faut établir un barème dans ce programme, soit une base à partir de laquelle le gouvernement fédéral, en vertu du régime de péréquation, intervient dans une province. Pour établir cette base, il faut évaluer la capacité de chacune des provinces de percevoir des taxes et des impôts par personne de façon à financer les services.

    Pour évaluer la capacité fiscale des provinces, on se sert uniquement de cinq provinces plutôt que des dix. On regarde les capacités fiscales au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique. On établit une moyenne de la capacité fiscale dans chacune de ces provinces. Les provinces qui sont sous cette moyenne se verront compenser pour l'écart qui existe entre la moyenne des cinq provinces et leurs propres capacités fiscales.

    Je vous donne seulement un exemple. Si on évaluait, en 2001-2002, que la capacité fiscale du Manitoba était de 4 834 $ par habitant, cela voulait dire que pour chaque habitant du Manitoba, on pouvait espérer aller chercher des taxes et des impôts pour un montant de 4 834 $. Or, lorsqu'on a regardé la situation dans les cinq provinces qui servent de barème, on s'est aperçu que la capacité fiscale moyenne de ces cinq provinces totalisait 5 900 $.

    Cela fait que pour une province comme le Manitoba, en 2001-2002, il y avait un manque à gagner d'à peu près 1 000 $. Cela voulait dire que le Manitoba était mal placé pour aller chercher le maximum de contribution fiscale de ses contribuables pour financer des services de qualité comparable à ce qu'on retrouve un peu partout au Canada. On fait l'exercice pour chacune de ces provinces par rapport à la moyenne établie pour le Québec, l'Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique.

    Le problème avec ce barème établi à partir de seulement cinq provinces, c'est qu'on oublie cinq autres provinces et des territoires. Le fait d'oublier par exemple l'Alberta, qui est la province la plus riche du Canada, fait qu'on se trouve à sous-évaluer la norme, soit la moyenne à partir de laquelle on doit intervenir dans certaines provinces pour pouvoir compenser ce manque à gagner fiscal pour offrir des services comparables.

    Si on avait une norme établie sur dix provinces, plutôt que sur cinq, comme c'est le cas à l'heure actuelle, on se retrouverait avec une situation où les paiements seraient beaucoup plus élevés pour combler les écarts. Par exemple, si en 2001-2002, on avait fait un examen de la capacité fiscale moyenne des dix provinces—c'est-à dire la capacité dans chacune des provinces à percevoir des taxes et des impôts pour financer des services—, on aurait obtenu une moyenne de 6 237 $. Des provinces se seraient retrouvées avec une sous-capacité fiscale, soit une probabilité ou une possibilité d'aller chercher des taxes et des impôts pour un montant inférieur à 6 237 $. On serait intervenus pour combler l'écart par habitant.

    Prenons l'exemple du Québec. En 2000-2001, au Québec, on avait établi que chaque Québécois pouvait fournir des taxes et des impôts pour un montant moyen de 5 180 $ par personne.

  +-(1215)  

    Avec la norme des dix provinces, qui s'établissait à 6 237 $, nous aurions dû avoir plus de 1 100 $ en paiements de péréquation par habitant. Or, en prenant la moyenne des cinq provinces que j'ai mentionnées tout à l'heure, on se retrouve à avoir autour de 730 $ per capita.

    Toutefois, cette norme des dix provinces représente beaucoup plus la réalité que les cinq provinces. Chacune des provinces devrait faire partie de cette moyenne et établir justement le montant à partir duquel on doit intervenir par province. Cela ferait en sorte que les écarts de richesse pour financer des services de qualité équivalente entre les provinces seraient moins élevés que ce que l'on retrouve à l'heure actuelle.

    La moyenne des cinq provinces fait en sorte que, malgré les paiements de péréquation qu'on fait au Québec—je vous le donne comme exemple, bien que j'aurais pu prendre d'autres provinces, car plusieurs sont dédommagées au chapitre de la péréquation—, il y a encore un écart de 8 p. 100 dans les capacités fiscales entre l'Ontario et le Québec, par exemple.

    Cela fait que l'objectif de réduire au maximum, sinon d'annihiler les écarts de richesse pour offrir des services comparables aux citoyens d'une province à l'autre, se trouve à être déficient à cet égard. Toutefois, si on avait eu la moyenne des dix provinces comme barème, nous aurions eu un écart de beaucoup inférieur aux 8 p. 100 actuels.

    Le deuxième problème avec l'actuel programme de péréquation—et on espère que pour le nouveau programme le gouvernement fédéral sera réceptif à cela—, c'est qu'il y a, à l'heure actuelle, un plafond dans les paiements globaux de péréquation. On a établi ce plafond arbitrairement, en 1999, à 10 milliards de dollars indexés. Toutefois, lorsque les paiements de péréquation globaux dépassent ces 10 milliards de dollars indexés par année, le gouvernement fédéral demande aux provinces de rembourser.

    C'est à ce chapitre du remboursement que le bât blesse. En effet, on se retrouve avec un plafond qui fait en sorte qu'on limite la réduction des écarts de richesse entre les provinces que vise la péréquation. De plus, lorsqu'on demande le remboursement, on le demande sur la base de la proportion des paiements de péréquation que la province a reçus quelques mois auparavant.

    À cet égard, regardons ce qui se passe au Québec. J'ai mentionné tout à l'heure que le paiement était fait par habitant, mais étant donné que la population du Québec est la deuxième en importance au Canada, on se retrouve avec 62 p. 100 des paiements de péréquation.

    Lorsqu'on effectue des coupures, celles-si ne sont pas faites sur une base per capita lorsqu'on dépasse le plafond, mais elles sont faites sur la base de la proportion des paiements de péréquation que reçoit le Québec, donc 62 p. 100.

    Depuis 1982, le plafond s'est appliqué à cinq reprises. Cela a fait perdre trois milliards de dollars aux provinces qui, normalement, auraient dû recevoir un plein montant de compensations.

    Le troisième problème réside sur le plan des assiettes fiscales. En effet, pour établir la capacité d'aller chercher des taxes et des impôts dans chacune des provinces, il faut avoir une liste des sources de revenu des gouvernements. Quand on parle des gouvernements, on parle des gouvernements municipaux, provinciaux et de tout ce qui est gouvernement au chapitre de la province.

    Or, les 33 types de taxes et d'impôts qu'on retient sont souvent mal définis par province. Ils sont aussi souvent l'objet d'approximation. Après avoir effectué un paiement de péréquation une année, lorsqu'on procède aux nombreuses révisions qui peuvent intervenir jusqu'à 30 mois plus tard, soit 30 mois après le premier paiement de péréquation, on s'aperçoit qu'il peut y avoir des variations incroyables.

    Des provinces sont prises à la gorge, parce que, souvent, on leur réclame des montants de 600 à 800 millions de dollars d'un coup, parce qu'on avait mal évalué la capacité fiscale des provinces. On avait sous-évalué cette capacité. On a donc effectué un paiement qui était supérieur à ce qu'on aurait dû effectuer à ce moment-là, et on se retrouve avec la correction 30 mois plus tard. Ce sont des corrections qui font des trous incroyables dans les coffres du gouvernement du Québec et des provinces.

    Il faut corriger cet aspect. Il faut revoir les modalités et la précision des 33 types de taxes et d'impôts qui sont retenus par province pour établir la capacité fiscale de chacune des provinces. Il faut arrêter d'utiliser ce qu'on appelle en économie des «proxis», c'est-à-dire des approximations ou des indices, parce qu'on n'a pas la volonté d'aller chercher des vrais chiffres.

  +-(1220)  

    Prenons simplement le cas de l'impôt foncier. Dans le calcul de la péréquation par province, au lieu d'aller chercher le véritable impôt foncier payé par les contribuables, on se base sur le revenu de ces contribuables par province. Cependant, tout le monde sait que lorsqu'on évalue le revenu moyen des contribuables d'une province, souvent, il y a un écart incroyable entre le revenu moyen et la valeur des résidences d'où on tire des impôts fonciers.

    Tout le monde sait, par exemple, qu'une résidence à Toronto, à Vancouver et à Montréal n'ont pas la même valeur et n'offrent pas la même possibilité de tirer des impôts fonciers de leur valeur marchande ou de leur valeur médiane. Or, c'est effectivement ce qu'on ne fait pas, lorsqu'on retient l'assiette fiscale foncière pour chacune des provinces. On prend plutôt le revenu.

    Je donne simplement un exemple. Si on avait, en 2000-2001, retenu la véritable valeur foncière du Québec, il n'y aurait pas eu un écart de 22 p. 100 eu égard à ce qu'on a évalué comme étant la capacité d'aller chercher des impôts foncier par rapport à la norme des 5 provinces. Cet écart aurait plutôt été de l'ordre de 35 p. 100.

    Cela signifie qu'on a surévalué la capacité de tirer des impôts fonciers au Québec, puisqu'on a utilisé le revenu plutôt que la véritable mesure, qui est justement la valeur foncière des résidences. Si on avait utilisé la véritable valeur foncière, on aurait eu une compensation plus grande par habitant. À ce poste d'impôts fonciers, on se serait aperçu qu'il y a un écart important entre le Québec et la norme établie par les 5 provinces.

    Ce n'est qu'un problème parmi d'autres. Il y a 33 sources de recettes d'impôt et de taxes qui sont prises en compte dans la formule très complexe de la péréquation, et il faut revoir tout cela. Il y a sur la table des propositions faites par le gouvernement du Québec et par les provinces du Canada qui vont dans ce sens. Celles-ci visent à faire en sorte que l'administration de ce programme soit moins compliquée, que ce soit plus prévisible et que ce soit aussi plus clair en ce qui concerne les variables qui sont retenues, soit les postes de recettes de taxes et d'impôt qui font l'objet du calcul des droits de péréquation.

    Lorsqu'on parle de très grande variabilité, il faut voir ce que cela peut donner. Je veux simplement vous donner quelques exemples. On dit que les paiements de péréquation fluctuent parce qu'on fait beaucoup de révisions et parce que les approximations de variables qu'on veut utiliser sont mal définies. Prenons simplement un exemple.

    En 1997-1998, la péréquation s'est accrue de 3,1 p. 100. Cependant, en 1998-1999, soit un an plus tard, elle s'est accrue de 27,3 p. 100. L'année suivante, elle a chuté dramatiquement à 18,5 p. 100, pour raugmenter à presque 30 p. 100 en 2000-2001. On ne peut pas administrer un tel programme. Il n'y a pas d'écarts de richesse aussi grands entre les provinces par période de 5 ans. C'est impossible. Cela est attribuable à l'instabilité des données qui sont utilisées.

    Comme je vous le disais, c'est révisé à tous les 30 mois, et même, dans chacune des provinces, 8 estimations par année sont effectuées pour pouvoir réviser chacun de ces postes de recettes de taxes et d'impôt. Cela n'a aucun sens de se retrouver avec un programme comme celui-là. En plus, il occasionne des situations fâcheuses pour les provinces.

    Nous espérons que d'ici le 31 mars prochain, il y aura un nouveau programme de péréquation, qu'on réglera ces problèmes et qu'on ne prolongera pas trop longtemps le programme qui doit prendre fin à cette date. D'ailleurs, je crois avoir entendu le secrétaire parlementaire dire qu'il y aurait une rétroaction au 31 mars 2004 si le nouveau programme quinquennal survenait quelques mois après l'échéancier.

  +-(1225)  

[Traduction]

+-

    Mme Wendy Lill (Dartmouth, NPD): Madame la Présidente, je suis ravie d'intervenir au sujet du projet de loi C-54, Loi modifiant la Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces en ce qui concerne les paiements de péréquation.

    D'après le débat à la Chambre aujourd'hui, il appert que nous sommes tous conscients du fait que le programme de péréquation constitue un élément essentiel des arrangements fiscaux au Canada et qu'il doit être renforcé pour jouer le rôle qui lui revient en vertu de la Constitution.

    La croissance du déséquilibre fiscal entre le gouvernement fédéral et les provinces et les territoires suscite des préoccupations quant à la pertinence des arrangements fiscaux entre les divers paliers de gouvernement.

    Le programme de péréquation permet aux régions d'offrir des niveaux de services publics comparables et de réduire l'écart dans le fardeau fiscal des Canadiens, d'un océan à l'autre. De toute évidence, ce n'est pas uniquement le Nouveau Parti démocratique qui croit dans ce programme. En fait, il est inscrit dans la Constitution.

    L'importance de la péréquation a été reconnue dans la Loi constitutionnelle de 1982, plus précisément au paragraphe 36(2) qui dispose:

     Le Parlement et le gouvernement du Canada prennent l'engagement de principe de faire des paiements de péréquation propres à donner aux gouvernements provinciaux des revenus suffisants pour les mettre en mesure d'assurer les services publics à un niveau de qualité et de fiscalité sensiblement comparables.

    C'est un élément essentiel de notre Constitution. Qui plus est, c'est un élément auquel tiennent vraiment certaines régions comme celle dont je viens, en l'occurrence le Canada atlantique, et dans lequel elles croient fermement.

    Dans sa structure actuelle, le programme de péréquation devient de moins en moins pertinent pour honorer ces engagements constitutionnels. Depuis le début des années quatre-vingt-dix, les droits à péréquation ont diminué en fonction du produit intérieur brut, alors que les disparités fiscales au Canada n'ont pas été réduites de manière importante.

    J'aimerai parler du concept de justesse et d'égalité de ce programme de péréquation.

    J'ai pu consulter le site Web du ministère canadien des Finances récemment, sous la rubrique «Paiements de transfert aux provinces». J'ai examiné les chiffres qui y étaient affichés, présentant le total des principaux transferts aux provinces pour les exercices allant de 2000-2001 à 2003-2004.

    Je ne suis pas très bonne en chiffres, mais je peux utiliser une calculatrice Radio Shack. Après avoir trituré quelques chiffres provenant du site Web du ministère des Finances, j'ai découvert certaines choses plutôt troublantes.

    Le site Web commence par nous indiquer qu'entre 2002-2001 et 2003-2004, le total des principaux transferts du gouvernement fédéral aux provinces, soit principalement la péréquation et le transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux, est passé de 42,8 milliards de dollars à 49,2 milliards de dollars. C'est une augmentation de près de 15 p. 100 en trois ans seulement. Ça semble bien. Le problème c'est que toutes les provinces n'ont pas pu se servir dans l'assiette au beurre.

    Dans le cas du Nouveau-Brunswick, le total des principaux transferts au cours de ces trois années n'a pas augmenté de 15 p. 100, mais d'un faible 3,6 p. 100. À l'Île-du-Prince-Édouard, l'augmentation a été de seulement 1,6 p. 100.

    Toutefois, même ces deux provinces ont été plus choyées que Terre-Neuve-et-Labrador et la Nouvelle-Écosse. À la différence de l'Île-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador tirent des revenus des ressources pétrolières et gazières au large des côtes. Plutôt que d'obtenir une légère augmentation des principaux transferts, ces provinces ont connu un forte diminution des principaux transferts. Les transferts à la Nouvelle-Écosse ont chuté de 1,3 p. 100. Ceux de Terre-Neuve-et-Labrador ont diminué 10 fois plus, soit 14 p. 100.

    Pour la région de l'Atlantique, le total des principaux transferts du gouvernement fédéral a diminué de 3,3 p. 100 de 2001 à 2004, soit une diminution totalisant 200 millions de dollars. Pour l'ensemble du pays, le total des principaux transferts du gouvernement fédéral aux provinces a augmenté de 15 p. 100, soit plus de 5 milliards de dollars.

    La région de l'Atlantique est la plus pauvre du pays. Ses taux de chômage et d'imposition ainsi que ses frais de scolarité post-secondaire sont les plus élevés, tandis que son taux par habitant de dépenses en programmes sociaux est le plus faible. Pour cette région, les principaux transferts fédéraux ont chuté de 3,3%, soit près de 200 millions de dollars. Quelque chose ne va pas dans ce tableau.

  +-(1230)  

    Si les programmes de transferts fédéraux visent à assurer un traitement égal et juste à tous les Canadiens, pourquoi les provinces les plus pauvres doivent-elles subir une réduction des paiements avant même de pouvoir bénéficier d'un traitement égal et juste?

    En vertu de la Constitution, les Canadiens ont le droit de bénéficier de services publics à un niveau de qualité et de fiscalité sensiblement comparables. Il est temps pour le gouvernement de prendre ses obligations constitutionnelles au sérieux.

    Le NPD demande au gouvernement non seulement de renoncer au remboursement des sommes payées en trop, dont il a calculé le montant à la suite du dernier recensement, mais d'assumer une bonne part de responsabilité pour ces pertes. Nous demandons au gouvernement de collaborer avec la Nouvelle-Écosse pour que cette province puisse de nouveau aider ses familles à subvenir à leurs besoins et à jouir d'une meilleure qualité de vie.

    Nous apprenions récemment, en fait cette semaine, qu'une autre crise financière frappe le système de soins de santé de la Nouvelle-Écosse. En effet, les autorités sanitaires du plus important district, celui de la capitale, ont dû annuler des heures de travail supplémentaires du personnel infirmier.

    Malgré les difficultés que notre province éprouve à financer ses services de soins de santé, ses services d'éducation et ce dont je viens de parler, le gouvernement libéral, se fondant sur les relevés du dernier recensement, menace de récupérer plus de 80 millions de dollars en paiements de péréquation.

    Le gouvernement fédéral a mis près de sept ans à se rendre compte que ses programmes de développement économique, qui sont inefficaces, contraignaient les jeunes à quitter la région de l'Atlantique. La première réaction du gouvernement n'a pas été de chercher à savoir ce qui n'allait pas, mais d'exiger un remboursement. Je n'en reviens pas.

    À cause des modifications apportées au programme d'assurance-emploi, moins de personnes peuvent maintenant vivre d'un emploi saisonnier en Nouvelle-Écosse. Le gouvernement fédéral aurait pu remédier à ce problème. Il a choisi de ne rien faire, et de nombreuses personnes se sont retrouvées à la rue.

    Les compressions des dépenses en matière d'éducation et de santé, attribuables à la réduction des paiements du TCSPS, ont forcé encore plus de gens à se retrouver dans la rue. Dans ma province, les études postsecondaires coûtent tellement cher que les jeunes n'ont pas les moyens de supporter l'endettement qui en résulte. Une fois de plus, les mesures économiques punitives prises par le gouvernement ont entraîné une baisse de la population dans ma province. Et on nous demande maintenant de rembourser de l'argent que nous n'avons pas les moyens de rembourser.

    L'exploitation pétrolière et gazière en haute mer était censée être le sauveur du Canada atlantique, une véritable vache à lait comme celle que possèdent les Albertains depuis de nombreuses années. Or, la promesse de revenus accrus provenant de l'exploitation des ressources en haute mer ne s'est pas concrétisée, et rien n'indique que cette industrie sera jamais viable et qu'elle apportera la richesse à notre province.

    L'accord sur les hydrocarbures extracôtiers signé par le Canada et la Nouvelle-Écosse était censé permettre à la Nouvelle-Écosse de continuer à toucher des paiements de péréquation lorsque le pétrole et le gaz commenceraient à circuler dans les pipelines.

    Malheureusement, l'accord a été signé et est entré en vigueur avant que le député de LaSalle—Émard présente son fameux budget de 1995 qui a laissé tomber le Régime d'assistance publique du Canada pour le remplacer par le nouveau Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux et un nouvel ensemble de règles pour les provinces. En outre, la période de transition applicable aux recettes provenant des hydrocarbures extracôtiers n'était que de 10 ans. Elle prend fin cette année. Je sais que nos collègue de Terre-Neuve-et-Labrador éprouvent aussi des difficultés avec les recettes tirées des hydrocarbures extracôtiers et que cela influe sur les paiements de péréquation.

    Bien que le financement de la santé ne fasse pas partie du régime de péréquation, en vertu du TCSPS mis en place par le député de LaSalle—Émard, le montant versé aux provinces est inéquitable. Il se fonde uniquement sur la population et non sur le besoin.

    Les provinces dont le niveau de santé est le plus faible obtiennent pour les soins de santé le même niveau de financement par personne que les provinces dont la population est en bien meilleure santé. Dans le cas des provinces de l'Atlantique, c'est une arme à deux tranchants. Des politiques économiques ratées signifient que des personnes jeunes et en santé quittent notre région, comme je l'ai déjà souligné. Il en résulte une population vieillissante et en mauvaise santé, ce qui signifie que le coût des soins de santé par personne est plus élevé qu'ailleurs.

  +-(1235)  

    Tous les députés devraient être conscients du fait qu'une mauvaise situation socioéconomique influe de façon néfaste sur les résultats en matière de santé. Les provinces moins bien nanties doivent automatiquement faire face à des coûts plus élevés en matière de santé pour contrebalancer cette situation. Le Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux ne tient pas compte de cette réalité et le nouveau transfert distinct en matière de santé est fondé sur les dépenses antérieures. Encore une fois, il n'est pas fonction du besoin.

    En conclusion, je tiens à souligner qu'il faut analyser la façon dont sont établis les paiements de péréquation afin qu'ils puissent vraiment constituer un outil dont peuvent se servir les provinces moins bien nanties pour offrir un niveau de soins comparable à celui que dispensent leurs voisins plus riches. Nous ne devrions pas attendre une autre année et forcer des provinces à faire des pieds et des mains pour respecter leurs priorités budgétaires dans le cadre d'un accord aussi bancal.

    Il faut se donner un programme de péréquation qui traite également les provinces et tous les citoyens du pays et qui ne punit pas une province pour les résultats de programmes fédéraux ayant posé beaucoup de difficulté à de nombreuses provinces.

+-

    M. Pat Martin (Winnipeg-Centre, NPD): Madame la Présidente, je remercie ma collègue de Dartmouth de son discours très informatif. Elle m'en a appris beaucoup sur les problèmes que doivent affronter certaines provinces, surtout dans la région de l'Atlantique.

    Nombre de Canadiens de l'ouest seraient intéressés de savoir que l'ère de prospérité qui s'annonçait pour ces deux provinces qui exploitent des ressources pétrolières et gazières en haute mer n'est jamais venue. Les retombées espérées ne se sont pas fait sentir. Le discours de la député me fait mieux comprendre la situation.

    Dans son discours, la députée a dit que le budget avait prévu des paiements de péréquation aux provinces de 10,3 milliards de dollars, l'année dernière. Selon les tableaux de référence financiers, les provinces ont effectivement reçu ces 10,3 milliards de dollars, mais en même temps, sur même période, le gouvernement a récupéré 2,3 milliards de ces dollars.

    Je comprends l'argument invoqué par la députée. Compte tenu du recensement et des conséquences de la diminution de la population, laquelle s'exile à cause du manque d'emplois, la Nouvelle-Écosse est doublement désavantagée car, du fait que sa population a diminué, elle reçoit des paiements de péréquation coupés de moitié, au prorata.

    La députée représente le Canada atlantique. Plutôt que de gérer la pauvreté, ce que fait essentiellement le gouvernement dans les régions de l'Atlantique, ne serait-il pas plus logique de permettre à Terre-Neuve-et-Labrador et à la Nouvelle-Écosse de conserver toutes les recettes découlant de l'exploitation pétrolière et gazière pendant une période de 20 ans, pour donner le temps à ces provinces de rétablir leur équilibre et d'améliorer leurs perspectives d'emploi? Ensuite, on pourrait peut-être voir s'il y a lieu de négocier le type de mesure de recouvrement qui existe actuellement. Cette étape ne serait-elle pas un pas dans la voie d'une solution permanente aux déséquilibres qui désavantagent malheureusement ces régions?

  +-(1240)  

+-

    Mme Wendy Lill: Monsieur le Président, j'aimerais bien que les députés de l'autre côté de la Chambre et le gouvernement apprécient à sa juste valeur la sagesse de ce genre de mesure.

    Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, les députés du NPD au Parlement ainsi que les députés de l'autre côté de la Chambre provenant de la Nouvelle-Écosse ont souligné ce point. Nous avons besoin d'une comptabilité équitable et d'un moyen de conserver une partie de la richesse que nous générons actuellement.

    Le montant que la région de l'Atlantique pourrait récupérer atteindrait 500 million de dollars, selon les nouveaux chiffres du recensement. C'est le montant mentionné par le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord. C'est un montant énorme. Ce demi-milliard de dollars pourrait servir à maintenir beaucoup d'écoles et d'hôpitaux dans le Canada atlantique. En fait, ce montant équivaut à plus de 70 p. 100 des dépenses des écoles publiques en Nouvelle-Écosse. Il équivaut presque au budget du service de santé publique du district de la capitale, que j'ai déjà mentionné.

    Il s'agit d'un montant capable de handicaper radicalement la société et la vie telles que nous les connaissons dans notre province. Et ceci à un moment où notre niveau de vie et notre capacité de maintenir notre jeunesse dans notre région avec l'espoir d'une vie intéressante dans l'avenir ont déjà subi un recul important.

+-

    M. Pat Martin: Madame la Présidente, dans le même ordre d'idées, j'aimerais savoir ce que la députée pense de cette question. Est-ce concevable sur le plan purement politique? La députée pense-t-elle qu'il est sage pour le gouvernement libéral actuel de réclamer cet argent avec la perspective d'élections dans six mois?

    À son avis, comment les simples citoyens du Canada atlantique réagiront-ils si le gouvernement libéral applique des mesures punitives et récupère cet argent qui est déjà dépensé? Le montant n'était pas suffisant au départ, mais, aussitôt reçu, il a été vite dépensé. Si le gouvernement fédéral mettait ses menaces à exécution et qu'il récupérait ces sommes de ces régions en difficulté, la députée ne croit-elle pas qu'il commettrait ainsi un suicide politique? Ne voudrait-il pas repenser cette décision dans le cadre sa stratégie politique?

+-

    Mme Wendy Lill: Madame la Présidente, tout d'abord, le gouvernement enfreindrait carrément la Constitution de notre pays s'il récupérait ces sommes. Il est tenu, de par la Constitution du Canada, d'assurer des services publics raisonnablement comparables, compte tenu de niveaux d'imposition raisonnablement comparables.

    J'ai déjà mentionné que, dans notre région, les impôts et les coûts au titre des soins de santé et de l'enseignement postsecondaire sont plus élevés que partout ailleurs au Canada. Alors que c'est là la réalité pour la population de l'Est, il serait inconcevable que le gouvernement fédéral, qui dispose actuellement de gigantesques excédents, considère équitable d'agir de la sorte à l'égard d'un segment important de la Confédération.

  +-(1245)  

+-

    M. Pat Martin: Madame la Présidente, la députée de Dartmouth et moi sommes voisins de pupitre, et j'ai eu bien des conversations avec elle, mais il est rare qu'elles se déroulent en public. C'est donc avec plaisir que je poursuis le dialogue.

    Je me demande ce que la députée pense de la façon de traiter les excédents budgétaires. C'est le dernier point dont elle a parlé. Un document récent sur le déséquilibre fiscal que le ministère des Finances a publié en septembre 2003 dit que le gouvernement n'affectera pas la totalité des excédents à venir à la réduction de la dette. Il y a environ deux ans, le gouvernement libéral a dit que les excédents seraient partagés en trois parties égales. Un tiers pour les réductions d'impôt, un tiers pour la réduction de la dette et un tiers pour les programmes.

    Que pense la députée de ce retournement? L'actuel ministre des Finances menace d'affecter une nouvelle fois, pour la troisième année de suite, l'intégralité de l'excédent à la réduction de la dette. Rien pour les dépenses dans une région comme celle de la députée.

+-

    Mme Wendy Lill: Madame la Présidente, il est clair que l'utilisation des excédents prête à de vives controverses. Dans la région d'où je viens, je crois qu'il est inimaginable qu'on ne réserve pas une partie de l'excédent à des dépenses tout à fait essentielles.

    Il faut renouveler notre matériel militaire. Il faut remplacer les Sea King. Il fallait le faire il y a déjà dix ans, du reste.

    Les habitants du Cap-Breton qui habitent près de la plus grande décharge de déchets toxiques en Amérique du Nord réclament une solution. Il faut assainir ce site.

    Le gouvernement est chiche avec les veuves des anciens combattants, car il dit à 25 000 conjointes de valeureux anciens combattants que c'est dommage, mais elles n'ont pas droit aux prestations de misère qui leur permettraient de demeurer chez elles, de faire dégager la neige et de répondre à leurs besoins.

    Il est intolérable de penser que le gouvernement fédéral n'utilisera pas l'excédent budgétaire, qui vient des contribuables, pour appliquer des mesures propres à améliorer la qualité de vie des Canadiens.

+-

    M. Pat Martin: Madame la Présidente, je ne sais pas d'où vient la plus grande partie de l'excédent budgétaire, mais je sais d'où viennent les 20,8 millions de dollars. Cet argent a été pris dans ma circonscription, sous la forme de cotisations au régime d'assurance-emploi qui servaient auparavant à offrir des prestations d'assurance-emploi et de soutien du revenu, ce qui n'est plus possible en vertu des nouvelles règles. Il s'agit de 20,8 millions de dollars par année.

    Je me demande si la députée de Darmouth peut préciser le manque à gagner annuel qu'entraînent les modifications apportées à l'assurance-emploi dans sa circonscription et le montant qui s'ajoute, de ce fait, à l'énorme excédent budgétaire du gouvernement.

+-

    Mme Wendy Lill: Madame la Présidente, cette année, ma collectivité a perdu 30 millions de dollars en prestations d'assurance-emploi qui n'ont pas été versées à des travailleurs licenciés.

+-

    M. Loyola Hearn (St. John's-Ouest, PC): Madame la Présidente, je suis ravi de dire quelques mots au sujet de cette très importante mesure législative. Je précise qu'elle revêt une importance toute particulière dans ma région.

    J'ai écouté attentivement l'intervention de la députée de Dartmouth. Elle a exposé assez clairement comment le financement fédéral affecte globalement le pays entier et, plus particulièrement, le Canada atlantique. Elle a soulevé certains arguments au sujet de sa province de résidence, la Nouvelle-Écosse, qui s'appliquent en tous points à Terre-Neuve. Je félicite la députée de la justesse de son analyse de la situation financière actuelle des provinces atlantiques.

    D'entrée de jeu, je déclare que nous appuyons cette mesure législative. Néanmoins, cela ne veut pas dire que nous appuyons les actuels mécanismes de financement de la péréquation, loin de là. Nous soutenons le fait que cette mesure législative prolonge d'une année les ententes actuellement en vigueur, pour que le nouveau gouvernement puisse mettre en place un nouveau programme véritablement équitable pour les provinces. De toute évidence, le programme de péréquation que nous avons à l'heure actuelle n'est équitable sous aucun rapport. J'expliquerai ce point de vue au cours de mon intervention.

    Le projet de loi prolonge l'actuel accord d'une année. Je suppose que c'est au cas où le gouvernement n'aurait pas mis de l'ordre dans ses affaires. Pourquoi, pourrait-on demander, le gouvernement n'aurait-il pas mis de l'ordre dans ses affaires, puisqu'il sait depuis un certain temps que l'accord actuel allait prendre fin? La réponse, c'est qu'il n'a porté aucune attention à cet accord, ni à aucun autre accord, parce qu'il est trop occupé à jouer ses petits jeux; un premier ministre tente de développer un héritage et l'autre premier ministre cherche à faire bonne impression.

    Ce qui sera intéressant lorsque le nouveau premier ministre arrivera, c'est l'effet que cela aura sur les revenus des gens d'un bout à l'autre du pays. S'il réalise la moitié de ses promesses, pas toutes ses promesses, nous n'aurons plus à nous inquiéter des excédents, parce qu'il aura engagé une énorme surabondance de dépenses.

    La question soulevée à la fin du discours du député de Dartmouth portait sur le trop-payé aux provinces et l'effet négatif que cela a sur les provinces de l'Atlantique en particulier, la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve, le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-prince-Édouard, peut-être dans une moindre mesure, dans ce cas. On leur a dit: «Les chiffres du recensement sont à côté de la plaque. Vous nous devez beaucoup d'argent et nous voulons l'avoir.» C'est curieux: lorsque les provinces viennent à Ottawa à la recherche de l'argent qu'on leur doit ou qu'elles méritent, elles n'obtiennent pas la même réponse rapide que le gouvernement fédéral attend d'elles.

    Peut-être le gouvernement devrait-il étudier de plus près le recensement en général. Nous constatons maintenant la manipulation d'un processus qui existe depuis un certain nombre d'années, à savoir le processus de modification des limites des circonscriptions électorales tous les 10 ans. Ces changements se fondent sur un décompte rigoureux des électeurs et on ajuste les limites pour s'assurer qu'il y ait relative égalité. Nous pourrions débattre de l'égalité, dans ce contexte, parce que tenter de représenter 80 000 ou 90 000 personnes dans une circonscription urbaine, comparativement à la représentation du même nombre dans une région rurale du Canada, c'est une autre paire de manches, incontestablement.

    Parce que le nouveau premier ministre le souhaite, il faut tenir des élections prématurées. Il veut se débarrasser de l'entourage du premier ministre actuel et récompenser certains de ceux qui ont attendu patiemment sur l'arrière-ban. Ils sont au nombre de 150, ceux qui croient qu'ils vont accéder au Cabinet et vivre heureux jusqu'à la fin des temps.

  +-(1250)  

    Pour ce faire, il doit composer avec deux groupes. Comme il ne veut pas amener un grand nombre de députés d'arrière-ban sur les banquettes ministérielles et qu'il ne veut certainement pas garder autour de lui les députés des banquettes ministérielles, le plus facile est de faire un grand ménage. C'est exactement ce qu'il compte faire.

    Il y a un hic, car, selon la loi actuelle, il ne peut déclencher des élections en fonction des nouvelles limites des circonscriptions électorales que le 25 août 2004. Afin d'avoir le meilleur des deux mondes, le futur premier ministre a fait en sorte que le gouvernement présente un projet de loi pour devancer la date de mise en oeuvre du décret au 1er avril. Ainsi, il pourra déclencher des élections à n'importe quel moment après cette date, en fonction des nouvelles limites.

    Cependant, comme le Bureau du directeur général des élections a moins de temps devant lui que prévu, malgré ce qu'il affirme, il ne peut compter sur le recensement pour déterminer le nombre d'électeurs dans certaines régions en suivant un processus aussi tordu. Par conséquent, nous contestons la fiabilité des chiffres sur lesquels le gouvernement se fonde pour verser ses paiements aux provinces ou pour leur réclamer le trop-payé.

    Le député de Winnipeg a demandé si le gouvernement, compte tenu des élections prochaines, exercera des pressions auprès des provinces pour qu'elles lui remboursent cet argent, car ce geste ne serait pas très populaire sur le plan politique. Il y a une autre raison pour laquelle le gouvernement n'exercera peut-être pas des pressions sur les provinces pour qu'elles le remboursent. Des élections sont imminentes, mais, lorsque le gouvernement a pris cette décision au départ, il s'est probablement dit: «Cela importe peu, car les électeurs voteront pour nous de toute façon, comme ils l'ont fait depuis 10 ans.» Cela n'est plus nécessairement vrai.

    Un grand changement s'opère actuellement sur la scène politique canadienne. Pour la première fois depuis bien des années, un parti sera représenté dans toutes les régions et affrontera directement les libéraux aux prochaines élections. Malheureusement pour mon collègue de Winnipeg, ce ne sera pas le NPD, mais, comme je l'ai toujours dit, j'espère que quelques députés du NPD seront encore présents à la Chambre, car ils représentent la conscience sociale dont la Chambre a besoin. Le nouveau Parti conservateur offre maintenant aux Canadiens une solution de rechange, et les libéraux ne feront rien de radical d'ici les élections. Espérons que cela sera bénéfique pour des provinces comme la mienne.

    On parle de péréquation, mais je dois dire que le mot lui-même est impropre. Péréquation n'est pas du tout le terme exact pour décrire les paiements distribués au pays. Le plafond, que le gouvernement a maintenant accepté de retirer pour un certain temps, empêchait toute répartition égale des fonds entre les riches et les pauvres à la manière de Robin des Bois. La péréquation se fonde sur le concept des provinces riches et des provinces pauvres, mais comment définit-on les provinces pauvres? On pourrait croire que les provinces pauvres sont celles qui n'ont pas de ressources, celles que, dans leur grande générosité, les provinces mieux nanties vont aider.

    L'histoire nous montre qu'au fil des années, les provinces, et même les régions avant que les provinces ne soient établies, se sont entraidées durant les périodes de vaches maigres. Lorsque l'Ouest rencontrait de graves difficultés, l'Est lui venait en aide. De nos jours, c'est peut-être l'Ouest qui aide les régions de l'Est. Lorsque les sources de gaz et de pétrole se seront taries dans l'Ouest et que l'Est se sera développé et sera devenu plus lucratif, c'est l'inverse qui se produira sans aucun doute.

  +-(1255)  

    Terre-Neuve-et-Labrador est considérée comme une province pauvre et pourtant nous avons de grands projets d'exploitation pétrolière au large. Nous avons les meilleurs, les plus propres et les plus prolifiques aménagements hydro-électriques du pays, qui se comparent à n'importe quel autre au monde, même s'ils ne sont pas tous exploités. Nous avons d'extraordinaires ressources minérales et nous en découvrons de nouvelles constamment. Notre industrie forestière est florissante. Nous avons eu, et nous avons encore partiellement, une importante industrie de la pêche. Malheureusement, à cause de la totale mauvaise gestion du gouvernement fédéral, les stocks de poisson diminuent.

    Des gens qui s'y connaissent énormément en la matière ont récemment évalué les captures de 1973, l'époque avant qu'on laisse les étrangers s'emparer de la ressource, avant qu'on laisse les troupeaux de phoques se multiplier au point de détruire les stocks de poissons, et avant que nous n'abandonnions totalement la surveillance et la protection de notre ressource. La valeur de cette ressource de 1973, en dollars d'aujourd'hui, serait de 3,38 milliards de dollars uniquement pour le poisson de fond. On peut facilement imaginer ce qu'une telle somme représenterait pour l'économie de Terre-Neuve-et-Labrador.

    Ces deux dernières années, la valeur au débarquement de nos prises totales a été d'environ 1 milliard de dollars, grâce surtout à nos prises de crabe, de crevette et de crustacés qui ne représentaient qu'une très faible proportion de nos recettes il y a 10 ou 15 ans. Ce sont les mollusques et crustacés qui assurent la survie de l'industrie de la pêche dans notre province. Ils sont devenus d'inestimables ressources pour ceux qui pratiquent encore le métier de pêcheur.

    Toutefois, avec le volume de poissons que nous avions en 1973, si nous avions pu protéger et préserver nos ressources, ce que nous aurions dû faire avec un peu de leadership de la part du gouvernement fédéral qui a préféré sacrifier l'industrie de la pêche pour profiter d'autres avantages, la valeur de nos prises s'élèverait à 3,38 milliards de dollars. Terre-Neuve n'est pas la seule province touchée par ce problème. Une grande partie du Canada atlantique et du Québec comptait également sur ces ressources, qui ont maintenant disparu. Je le répète, la pêche nous rapporterait 3,38 milliards de dollars si nous avions pu maintenir les ressources au niveau qu'elles atteignaient en 1973.

    Dans le domaine de l'hydroélectricité, nous avons conclu par le passé de piètres ententes sous un gouvernement qui, malheureusement, était libéral--je devrais plutôt parler d'un gouvernement qui était, heureusement pour moi, libéral. Nous avons négocié, sans l'aide du Canada, un accord avec le Québec et quelqu'un, dans notre camp, a omis d'y faire inclure une clause d'indexation. Le Québec a grandement profité de cet accord, qui nous rapporte chaque année environ 10 millions de dollars. De la vente ou revente de cette énergie, le Québec tire quelque chose comme 1 milliard de dollars ces temps-ci. Une autre ressource qui a complètement disparu.

    Nous n'avons reçu aucune aide pour l'aménagement hydro-électrique du cours inférieur de Churchill. Terre-Neuve a déjà eu des discussions avec le Québec par le passé. Sous le régime du gouvernement progressiste récemment élu à Terre-Neuve, grâce à son incroyable leadership, à son solide Cabinet, qui sera nommé la semaine prochaine, et à l'appui de ses députés remarquables, Terre-Neuve reprendra sûrement les négociations avec le Québec, ce qui nous permettra, nous l'espérons, d'exploiter nos ressources hydro-électriques de façon satisfaisante pour toutes les parties et non pas une seule.

    Dans le domaine de l'exploitation minière, sans l'appui ou l'aide du gouvernement fédéral, nous ne faisons que constater que nos ressources sont expédiées à l'extérieur de notre province et servent à créer des emplois ailleurs au Canada. C'est de cette façon que nous contribuons à l'économie nationale.

    Certains disent que Terre-Neuve est une province pauvre et qu'elle prend toujours l'argent du centre. Quand nous donnons des ressources hydrauliques au Québec et que les retombées dépassent 1 milliard de dollars, quand nous donnons nos minéraux au Manitoba et à l'Ontario pour qu'ils les transforment, quand nous donnons nos poissons au monde entier, comment pouvons-nous être une province riche?

    Les gens pourraient dire que c'est de notre propre faute, et ça l'est en grande partie. Le gouvernement fédéral a pris beaucoup de décisions sans connaître la position des gouvernements provinciaux par le passé. Cela est terminé. Terre-Neuve-et-Labrador ne donnera plus ses ressources. Je lance le défi suivant aux autres provinces. Les ressources de nos provinces devraient servir d'abord au bien de nos provinces.

  +-(1300)  

    Dans une fédération, nous nous entraidons certainement, mais nous devons d'abord nous occuper de nous-mêmes. Cependant, la coordination et le leadership doivent venir d'Ottawa, mais nous n'avons rien vu de tel. Est-il surprenant que les provinces soient mécontentes? Est-il surprenant que le Québec soit mécontent du traitement d'Ottawa? Est-il surprenant que Terre-Neuve-et-Labrador soit mécontente? Nullement.

    Nous n'avons pas vu l'équité. Nous n'avons pas vu de direction forte, centralisée. Ce que nous avons vu, c'est une mise en pièce de nos pouvoirs et un manque de participation du gouvernement dans des domaines où il devrait nous aider. Le gouvernement s'immisce dans des domaines où il ne devrait pas et il n'apporte aucune aide dans des domaines où il le devrait.

    Lorsque nous parlons de péréquation, regardons d'abord ce que nous essayons de faire. Le gouvernement dit que le principe sous-jacent de la péréquation est d'assurer un traitement équitable à toute la population du pays. Quelle farce. S'il veut nous traiter équitablement, alors il devrait nous laisser agir. Nous n'avons pas besoins de ses largesses. Nous ne voulons pas prendre l'argent du fédéral et garder quand même le nôtre. Nous n'avons jamais demandé cela.

    Nous voulons exploiter nos ressources naturelles limitées et être traités de la même façon que l'Alberta l'a été au début. Nous voulons conserver une part suffisante de nos revenus pour pouvoir les réinvestir et devenir ainsi une province riche. Si nous pouvions conserver un pourcentage accru des revenus de l'exploitation de nos ressources, nous pourrions réinvestir l'argent dans la province et créer assez rapidement les emplois dont nous avons besoin.

    Nous devons adopter une loi qui n'oblige pas les provinces à céder leurs ressources. Nous devons pouvoir les exploiter librement et avoir le droit d'en réinvestir les revenus, jusqu'à ce que nous puissions apporter notre contribution à part entière.

    Terre-Neuve-et-Labrador ne compte que 500 000 habitants. Or, compte tenu des ressources que possède notre province, nous devrions tous être millionnaires. Pourquoi notre province est-elle pauvre? La réponse est simple. La situation actuelle est comparable à l'époque du servage, alors que les seigneurs se trouvaient à Ottawa et que les péons, un peu partout au pays, devaient accepter ce que leur seigneur voulait bien leur distribuer. Ce n'est pas ainsi qu'une confédération est censée fonctionner.

    Nous devrions peut-être revoir la définition du mot péréquation, car toutes les provinces ne sont pas traitées également.

    Nous devrions écouter la députée de Dartmouth, qui parlait du financement des soins de santé. Il n'y a pas si longtemps, le gouvernement fédéral finançait 50 p. 100 des coûts des soins de santé. Aujourd'hui, sa contribution n'est plus que de 14 p. 100 dans certaines régions, et ce sont les provinces qui ont hérité du fardeau.

  +-(1305)  

    La députée parlait de ce qui se passe en Nouvelle-Écosse. La situation est encore pire à Terre-Neuve, car c'est la seule province dont la population diminue rapidement. Au cours des dix dernières années, 50 000 habitants, ou 10 p. 100 de sa population, ont migré vers la Colombie-Britannique, l'Alberta, l'Ontario et même vers les États-Unis. Il ne reste qu'une population vieillissante qui, comme le disait la députée, a besoin de plus de besoins financiers. Non seulement nous recevons moins d'argent, mais nos besoins augmentent. Compte tenu de notre situation géographique, il est à peu près impossible d'assurer ce financement.

    Si nous examinons l'état de la péréquation et si nous demandons une prolongation d'un an pour lancer un programme adéquat, faisons les choses correctement. Examinons l'état des diverses collectivités à la grandeur du pays. Créons un pays où chacun soit traité également, un pays où nous puissions subvenir à nos propres besoins et où le gouvernement fédéral nous aide à y arriver en ne s'immiscant pas dans nos affaires.

  +-(1310)  

[Français]

+-

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): La Chambre est-elle prête à se prononcer?

    Des voix: Le vote.

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): Le vote porte sur la motion. Plaît-il à la Chambre d'adopter la motion?

    Des voix: D'accord.

    Des voix: Non.

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): Que tous ceux qui appuient la motion veuillent bien dire oui.

    Des voix: Oui.

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): Que tous ceux qui s'y opposent veuillent bien dire non.

    Des voix: Non.

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): À mon avis, les oui l'emportent.

    Et plus de cinq députés s'étant levés:

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): En vertu de l'article 45 du Règlement, le vote est reporté au lundi 3 novembre 2003, avant la période prévue pour la motion d'ajournement.

[Traduction]

+-

    Mme Marlene Catterall: Madame la Présidente, vous trouverez qu'il y a consentement unanime pour que le vote soit reporté à mardi, à 15 heures.

+-

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): Est-ce d'accord?

    Des voix: D'accord.

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): Y a-t-il consentement pour que l'on fasse comme s'il était 13 h 30?

    Des voix: D'accord.

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): La Chambre passe maintenant à l'étude des initiatives parlementaires inscrites au Feuilleton d'aujourd'hui.


-Initiatives parlementaires

[Initiatives parlementaires]

*   *   *

[Traduction]

-La Loi sur les produits dangereux

    La Chambre passe à l'étude du projet de loi C-260, Loi modifiant la Loi sur les produits dangereux (cigarettes à inflammabilité réduite), dont le comité a fait rapport, en présentant une proposition d'amendement.

+-

    M. John McKay (Scarborough-Est, Lib.) propose: Que le projet de loi, modifié, soit agréé à l'étape du rapport.

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): Est-ce d'accord?

    Des voix: D'accord.

    (La motion est adoptée.)

+-

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): Quand ce projet de loi sera-t-il lu pour la troisième fois? Avec l'autorisation de la Chambre, maintenant?

    Des voix: D'accord.

+-

    M. John McKay propose: Que le projet de loi soit lu pour la troisième fois et adopté.

+-

    M. Ken Epp (Elk Island, Alliance canadienne): Madame la Présidente, je suis heureux d'ajouter quelques mots de sagesse à ce projet de loi.

    Il existe un certain nombre de substances dans notre société qui accroissent de façon importante les risques que court la population.

    Nous connaissons le danger de l'alcool. Le nombre de personnes tuées chaque année dans les accidents de voiture est effarant. On est d'ailleurs probablement sous la vérité en avançant que 100 personnes par jour meurent à cause de l'alcool. Si 100 personnes par jour mouraient à cause d'un avion, nous ne tarderions pas à le frapper d'interdiction de vol.

    Il y a probablement aussi 100 personnes par jour qui meurent des suites du tabagisme, j'entends des fumeurs. Ils contractent des maladies liées au tabagisme, maladies cardio-vasculaires ou pulmonaires par exemple, et en meurent. Cela représente également une centaine de personnes par jour.

    Le projet de loi C-260 traite d'un autre risque lié au tabagisme: le risque d'incendie. On sait en effet que nombre d'incendies dans les habitations et d'autres accidents de la route sont dus à une cigarette allumée.

    Je n'ai pas de chiffres exacts, mais je dispose d'une donnée estimative qui remonte à quelques années. Elle indique qu'environ 100 personnes meurent chaque année dans des incendies dus à des fumeurs négligents. Il s'agit de personnes qui vont se coucher avec une cigarette allumée ou qui ne font pas attention à l'endroit où ils l'ont déposée. La cigarette met le feu au canapé qui, à son tour, incendie la maison, et des gens sont blessés ou tués.

    Le projet de loi C-260, présenté par le député de Scarborough-Est, demande que les cigarettes soient soumises à des normes d'inflammabilité. Si une cigarette allumée est abandonnée, elle s'éteindra d'elle-même au lieu de continuer à brûler. Le fumeur devra continuer de tirer sur sa cigarette pour qu'elle reste allumée, sinon elle s'éteindra.

    Il s'agit d'une mesure très marginale. Mais cette question est importante. Cela permettrait certainement d'éviter un certain nombre d'incendies. Je ne crois évidemment pas qu'il n'y en aurait plus du tout, mais cela limiterait le nombre d'incendies dus à des cigarettes abandonnées et, espérons-le, les dommages matériels, et les décès et les blessures découlant de tels accidents.

    La bonne chose à faire pour les députés de la Chambre serait d'appuyer le projet de loi. Je vais voter en sa faveur, même si, comme je le dis, il s'agit d'une tentative bien timide vers de réduire les effets nuisibles de cette substance nocive, que nous consommons en grandes quantités au Canada.

    On se réjouit aussi du fait que beaucoup de gens aujourd'hui cessent de fumer. Je félicite l'un des adjoints dans mon bureau de circonscription, Jason—il sera content de m'entendre parler de lui—, pour avoir cessé de fumer. Je lui dis: «Bravo, Jason. J'espère que tu t'en tiendras à ta décision.» Il se retrouve beaucoup plus riche, maintenant qu'il n'a plus à dépenser cet argent-là.

    Beaucoup de gens cessent de fumer. Le gouvernement fédéral, pour sa part, au lieu de simplement chercher à abaisser le risque d'incendie par la cigarette, devrait faire sans cesse davantage pour réduire la consommation totale de cigarettes.

    Je dois dire que je suis très content que, dans notre société, il soit maintenant devenu politiquement inacceptable ou incorrect de fumer à des réunions. J'ai atteint un certain âge et j'ai connu de nombreuses années, au début de ma carrière, où il n'était pas encore question de lutte contre le tabagisme. Pendant nombre d'années, j'ai partagé un bureau avec un fumeur. J'ai participé à beaucoup de réunions en compagnie de fumeurs, ce qui m'a valu de nombreux maux de tête. La fumée m'incommodait beaucoup.

    À présent, des immeubles entiers sont déclarés exempts de fumée. Je l'apprécie vraiment, particulièrement parce qu'il est bien possible que ma maladie pulmonaire actuelle résulte de la fumée secondaire que j'ai été forcé d'inhaler durant toutes ces années.

    En conclusion, j'affirme à tous mes collègues de la Chambre que ce projet de loi vaut vraiment d'être appuyé, et c'est certainement ce que je vais faire.

  +-(1315)  

[Français]

+-

    M. Bernard Bigras (Rosemont—Petite-Patrie, BQ): Madame la Présidente, c'est avec une grande joie que je prends la parole, aujourd'hui, sur le projet de loi C-260 présenté par mon collègue libéral de Scarborough-Est.

    Je serai relativement bref cet après-midi, parce que, comme vous le savez, mon collègue du Bloc s'est déjà exprimé par le passé sur ce projet de loi d'initiative parlementaire, duquel nous sommes en faveur.

    Ce projet de loi modifiant la Loi sur les produits dangereux est donc présenté pour une troisième fois à la Chambre. Le 8 octobre 2003, le Comité permanent de la santé a fait un rapport sur ce projet de loi, avec des propositions d'amendement.

    Le texte modifie la Loi sur les produits dangereux, en ajoutant à la liste des produits interdits les cigarettes, qui ne satisfont pas aux exigences de la norme d'inflammabilité fixée par règlement.

    De façon concrète, le projet de loi vise à forcer les compagnies de tabac à fabriquer des cigarettes à inflammabilité réduite. Ces cigarettes sont soumises à des tests d'inflammabilité. Si elles tombent sur un meuble, elles provoquent moins d'incendies.

    À cet égard, voici quelques faits importants à signaler. D'abord, selon Denis Choinière, directeur du Bureau de la réglementation et de la conformité du Programme de la lutte au tabagisme de Santé Canada, on estime que chaque année, environ 3 000 incendies provoqués par des cigarettes sont la cause de 70 décès et de 300 blessures.

    De plus, l'État de New York a adopté récemment une mesure législative de ce genre pour qu'il ne soit pas possible de fabriquer, de vendre ou de distribuer sur son territoire des cigarettes qui ne satisfont pas à certaines normes d'inflammabilité.

    De plus, signalons que les compagnies de tabac savent depuis des années comment fabriquer des cigarettes à inflammabilité réduite, dont le papier est moins poreux et le tabac moins dense.

    Depuis, actuellement une seule marque de cigarettes, sur 62 qui ont été testées, passe le test. C'est une cigarette américaine vendue au Canada. Il est donc possible pour les compagnies de tabac de respecter la norme et, ainsi, de réduire le potentiel d'allumage des cigarettes.

    Encore une fois, je réitère notre appui à ce projet de loi C-260, puisqu'on sait déjà que mon collègue du Bloc s'était exprimé sur cette question le 25 novembre 2002. En effet, il avait dit, et je cite:

    Le simple fait de mettre sur le marché des cigarettes à taux d'inflammabilité réduite qui pourraient protéger la vie des citoyens et des citoyennes, des Québécoises et des Québécois que nous représentons aurait dû être adopté depuis plusieurs années. Et encore une fois, ce projet de loi n'est pas adopté.

    Depuis des lustres, ce projet de loi aurait dû recevoir l'appui majoritaire, sinon unanime, de la Chambre des communes. D'ailleurs, les pompiers et les organisations non gouvernementales abondaient dans le même sens que mon collègue, il y a quelques mois, comme on peut le voir, entre autres, dans les notes d'allocution de Denis Choinière, directeur du Bureau de la réglementation.

    En effet, il dit: «Quoique les pompiers et les organisations non gouvernementales appuient la proposition, il y avait une plainte principale que le gouvernement n'agisse pas plus tôt.»

    Que ce soient donc les pompiers ou les organisations non gouvernementales, je suis profondément convaincu que la forte majorité souhaite que des mesures comme celle-là soient adoptées dans ce Parlement, parce qu'il est déjà convenu pour les compagnies et les fabricants que cette norme peut être appliquée.

    Par conséquent, dans la mesure où cette norme peut être appliquée, ce que je souhaite, en terminant, c'est que ce projet de loi puisse recevoir l'appui du plus grand nombre d'élus en cette Chambre. Je recommande donc à l'ensemble des députés de cette Chambre de voter en faveur du projet de loi C-260.

  +-(1320)  

[Traduction]

+-

    M. Shawn Murphy (Hillsborough, Lib.): Madame la Présidente, je m'adresse à la Chambre aujourd'hui pour réaffirmer la position de Santé Canada au sujet du projet de loi C-260 ainsi que pour dire à la Chambre où nous en sommes en ce qui concerne l'élaboration d'un règlement pour rendre obligatoires les cigarettes à inflammabilité réduite. Je voudrais également donner à la Chambre un résumé des activités de soutien menées à l'heure actuelle par Santé Canada.

    Je tiens tout d'abord à féliciter le député de Scarborough-Est et à le remercier de nous avoir soumis cette question. Il a certainement consacré beaucoup de temps et d'énergie à toute cette question des incendies causés par des cigarettes qu'on laisse traîner. Nous le remercions certes de cet effort.

    Permettez-moi de dire au départ que l'un des mandats de Santé Canada a toujours été de réduire les dangers pour la santé dans le cas des produits du tabac. Entre 1995 et 1999, plus de 14 000 incendies ont été déclenchés par des cigarettes oubliées. Ces incendies ont causé plus de 350 morts. De plus, 1 600 personnes ont été blessées. Ces chiffres représentent la majorité des décès et des lésions corporelles causés par des incendies domestiques. Les dommages causés à la propriété sont estimés à plus de 200 millions de dollars.

    Certaines des mesures que Santé Canada a prises englobent une stratégie de prévention grâce à la sensibilisation de la population. Le ministère a également fait en sorte qu'on réglemente les sources d'ignition, comme les briquets et les allumettes, et il a limité ou interdit les produits de consommation inflammables. Cela comprend des matériaux utilisés dans les matelas, les articles de literie et les produits textiles. Le ministère a également travaillé en étroite collaboration avec le Canadian Council of Furniture Manufacturers pour réduire l'inflammabilité des meubles rembourrés.

    La dernière étape consiste à adopter un règlement qui va forcer les fabricants à offrir des cigarettes qui sont moins susceptibles de causer des incendies. Ce type de produit est connu sous le nom de cigarettes à inflammabilité réduite.

    Au cours de la dernière année et à la suite des récentes consultations avec les autres parties intéressées, Santé Canada a réalisé d'importants progrès pour ce qui est de la mise en oeuvre du règlement sur l'inflammabilité réduite. Il a découvert que certaines préoccupations méritaient qu'on s'y attarde davantage. Cependant, aucune d'entre elles n'est suffisante pour empêcher l'élaboration du règlement. On s'attend à ce que le règlement soit proposé dans un avenir très rapproché.

    Le premier pas officiel pris dans le cadre du processus de réglementation l'a été en décembre dernier. Santé Canada a rendu public un document de consultation pour obtenir le point de vue des gens sur la question d'une réduction des risques d'incendies causés par la cigarette. Ce document a donné à tous les intéressés l'occasion d'exprimer leurs préoccupations et de faire part de leurs priorités également.

    Les réactions que Santé Canada a obtenues étaient partagées. Les pompiers et les organisations non gouvernementales appuyaient vivement la proposition. Même si l'industrie du tabac s'est plainte surtout du fait que le gouvernement avait trop tardé à prendre des mesures au départ, elle a quand même dit être en faveur des propositions et des objectifs visés.

    Toutefois, dans le cadre de ce processus de consultation publique, l'industrie a émis des préoccupations au sujet de plusieurs questions allant des méthodes d'essai aux tendances comportementales dangereuses des consommateurs.

    J'aimerais prendre un moment pour répondre à certaines de ces préoccupations et donner une idée des mesures prises par Santé Canada pour y répondre.

    La méthode d'essai actuelle a été contestée. Après un dialogue poussé avec les experts, Santé Canada maintient que la méthode suivie par l'American Society for the Testing of Materials repose sur une théorie scientifique très saine et que c'est la meilleure méthode pour mesurer le potentiel d'allumage des cigarettes.

    On a également émis des préoccupations au sujet des niveaux de toxicité. Après avoir approfondi la question, Santé Canada a conclu que les données admissibles dont on dispose indiquent qu'il n'y a pas de variation sensible dans la toxicité des cigarettes à inflammabilité réduite. Étant donné l'importance de cette question, Santé Canada envisage de rendre obligatoires les tests de toxicité pendant la mise en oeuvre du règlement afin d'avoir accès à des données fiables.

  +-(1325)  

    On a également exprimé des préoccupations au sujet du comportement des consommateurs. On craint que des cigarettes à potentiel d'allumage réduit pourraient faire croire aux consommateurs que les cigarettes ne risquent plus de causer des incendies, ce qui risquerait bien entendu de les inciter à la négligence. À ce jour, aucune donnée scientifique n'est venue étayer cette hypothèse, et, étant donné ce que je pense de cette affirmation, il est fort peu probable qu'on trouve des preuves empiriques la confirmant.

    Santé Canada a l'intention de s'attaquer à cette question en établissant des bases de référence concernant le comportement des consommateurs et les risques d'incendie. Les moyens pour ce faire sont de deux ordres. Le ministère est en train de mettre au point un questionnaire ayant pour objet d'évaluer le comportement actuel des fumeurs. Par ailleurs, il utilise des données fournies par le bureau du commissaire des incendies de l'Ontario afin de compiler des statistiques concluantes sur la nature des incendies dûs aux cigarettes dans cette province. Cela fournira à Santé Canada une base de comparaison une fois que le règlement aura été mis en place et lui donnera une idée du changement éventuel de comportement chez les fumeurs.

    Comme on l'a déjà dit ici cet après-midi, au cours de l'année dernière, 62 marques de cigarettes vendues sur le marché canadien ont fait l'objet d'essais quant à leur potentiel d'allumage. Seule une marque avait réduit sensiblement l'inflammabilité de ses cigarettes.

    Une évaluation coût-avantage est en cours. Le ministère a récemment envoyé un questionnaire aux parties concernées pour leur demander leur apport en vue d'évaluer les coûts. Cette évaluation devrait être terminée dans trois ou quatre semaines.

    Passons maintenant au projet de loi C-260. Ce projet de loi vise à prévenir les décès causés par les incendies allumés par une cigarette. Tout le débat portant sur ce projet de loi a été un peu obscur en ce sens que nous sommes tous d'accord pour dire que nous devons faire quelque chose, mais nous ne savons pas vraiment comment nous devons le faire. C'est là la question.

    Depuis les tout débuts, Santé Canada est d'avis que le règlement sur les cigarettes à inflammabilité réduite devrait relever de la Loi sur le tabac. Il y a plusieurs éléments qui justifient cette opinion.

    Tout d'abord, Santé Canada a mis au point et développé la Stratégie fédérale de lutte contre le tabagisme. La meilleure façon de régler le problème serait bien sûr d'aider les gens à réduire sensiblement leur consommation de tabac ou à cesser carrément de fumer. Cette stratégie permet aux Canadiens de régler les problèmes liés à l'usage du tabac en adoptant une approche globale, intégrée et soutenue. La réglementation du tabac relèverait ainsi entièrement d'une seule mesure législative. Cela présenterait de nombreux avantages.

    Par exemple, cela assurerait un cadre global de réglementation. En résumé, comme tous les députés le savent, l'appareil législatif permettant d'adopter des stratégies efficaces de contrôle du tabac est déjà en place. Cela nous permettrait d'agir beaucoup plus rapidement.

    Il y a un dernier point que je voudrais faire ressortir. La Loi sur les produits dangereux traite les produits dangereux de deux façons bien précises : elle les réglemente pour les rendre sûrs, ou encore elle en interdit carrément la vente sur le marché.

    On peut voir les problèmes que cela causerait si on incluait les cigarettes dans cette loi. Réglementer les cigarettes pour en faire un produit sûr n'est ni faisable ni possible, et ce n'est pas très sensé. Les cigarettes sont, de par leur nature même, un produit dangereux, que ce danger soit lié à l'inhalation de la fumée qu'elles produisent ou aux blessures subies dans les incendies qu'elles causent. Les modifier pour en réduire l'inflammabilité est une chose. Cependant, les modifier pour que la fumée ne présente plus aucun danger est une tout autre chose; en fait, c'est un but que personne ne saurait comment atteindre. Nous créerions peut-être un précédent qui permettrait l'inclusion dans la loi d'autres produits qui ne correspondent pas au modèle décrit dans celle-ci.

    De la même façon, à ce moment-ci dans l'évolution de la société, interdire la cigarette serait difficile. Ce serait comme interdire les additifs pour la peinture ou encore interdire la colle. Le tabac est une substance qui crée une dépendance. En l'interdisant, nous transformerions instantanément 20 p. 100 de notre population en criminels.

  +-(1330)  

    Santé Canada a expliqué que le processus de réglementation de l'inflammabilité avait déjà été entrepris et que les mécanismes pour y arriver étaient déjà en place. Le tabac est un produit unique qui a sa propre loi. Il est clair que les cigarettes ne correspondent pas au modèle décrit dans la Loi sur les produits dangereux. Santé Canada continuera de travailler à des mesures portant sur l'inflammabilité dans le cadre de la Loi sur le tabac.

    Santé Canada est un leader mondial en ce qui concerne le contrôle du tabac, ce qu'il a prouvé grâce à ses efforts soutenus et son engagement ferme à l'égard de l'amélioration du bien-être des Canadiens.

+-

    M. Rex Barnes (Gander—Grand Falls, PC): Madame la Présidente, je suis heureux de participer au débat sur le projet de loi C-260, une mesure d'initiative parlementaire visant à modifier la Loi sur les produits dangereux. Je remercie le député de Scarborough-Est d'avoir saisi la Chambre des communes de cette question importante en présentant ce projet de loi.

    D'entrée de jeu, je souligne que le projet de loi traite des dommages à la propriété causés par les fumeurs négligents et, surtout, des mesures à adopter pour épargner des vies. En 1992, les fumeurs négligents ont été à l'origine de 68 décès, 385 blessures, 3 199 incendies, ainsi que de dommages de 37 millions de dollars. En moyenne, les Canadiens consomment environ 56 milliards de cigarettes par année, et les dommages que provoquent les fumeurs sont substantiels.

    La solution à ce problème réside peut-être dans ce qu'on appelle les normes d'inflammabilité. Lorsque j'ai lu ce projet de loi, la première chose qui m'est venue à l'esprit, c'est qu'il n'essaie pas d'amener les Canadiens à cesser de fumer, parce que le tabagisme est une toxicomanie et qu'il faut de l'aide pour en venir à bout. Le projet de loi propose plutôt d'essayer de rendre l'usage du tabac plus sûr pour les fumeurs et leur entourage.

    Essentiellement, le projet de loi obligerait le ministre de la Santé à faire rapport au Parlement et à expliquer pourquoi la Loi sur les produits dangereux devrait ou ne devrait pas être modifiée pour inclure les cigarettes au nombre des produits devant répondre à des normes d'inflammabilité. Il s'agit manifestement d'un problème qui affecte tout le pays, peu importe l'âge des gens ou la région dans laquelle ils habitent. De plus, les députés conviendront sûrement qu'épargner indistinctement la vie des fumeurs et des non-fumeurs revêt un intérêt public important et intéresse chacun d'entre nous.

    Une cigarette allumée laissée sans surveillance peut avoir des conséquences très graves et des répercussions dévastatrices. D'aucuns peuvent penser que l'usage imprudent du tabac n'est pas un problème. En fait, c'est un problème très important que les Canadiens d'un océan à l'autre doivent être encouragés à prendre au sérieux. Au fil des ans, les incendies causés par des cigarettes ont entraîné de nombreux décès. La tragédie, c'est que, dans la majorité des cas, ces décès auraient pu être évités si les fumeurs avaient pris quelques précautions simples.

    La chose dont les Canadiens doivent être conscients est que ça peut arriver à n'importe qui, aux jeunes comme aux personnes âgées, n'importe quand. Si on fume tard le soir ou après avoir pris un verre, il est tout à fait naturel que l'on ait des réactions plus lentes et, de ce fait, c'est à ce moment-là qu'il faut faire encore plus attention quand on fume.

    Les cigarettes oubliées sont la principale cause d'incendies entraînant des décès, puisqu'elles sont à l'origine du tiers des décès survenus dans les incendies résidentiels. Ces tragédies sont plus susceptibles de commencer la nuit et prennent souvent naissance dans les sofas, les lits et les tapis. Une cigarette se consume à 780 degrés centigrades. Je rappelle donc aux Canadiens de bien vérifier que leur cigarette est éteinte.

    Il y a eu de bonnes nouvelles à cet égard puisqu'il est possible de prévenir les incendies liés à la cigarette, en prenant des précautions simples. Il s'agit notamment de ne pas fumer au lit, de ne pas laisser de cigarette brûler seule, de toujours utiliser un cendrier approprié et de s'assurer qu'il ne peut être renversé, d'être particulièrement prudent en situation de grande fatigue ou après avoir consommé de l'alcool, de garder les briquets et les allumettes hors de la portée des enfants et, enfin, d'installer et d'entretenir comme il se doit un détecteur de fumée.

    Ces précautions personnelles peuvent être prises, mais il est possible de faire davantage et il faut faire davantage. C'est pourquoi je félicite mon collègue d'avoir présenté son projet de loi d'initiative parlementaire. Les cigarettes devraient être visées par la Loi sur les produits dangereux, et les normes d'inflammabilité devraient s'y appliquer.

    Il vaut la peine de signaler que présentement aux États-Unis, l'assemblée législative du Massachusetts a eu une occasion unique de mettre son État à l'avant-garde et d'éviter des pertes de vie à cause de la cigarette.

    Aux États-Unis, les produits qui se fument constituent la principale cause d'incendies entraînant des décès. Des statistiques récentes de la National Fire Protection Association révèlent en effet qu'en une seule année, aux États-Unis, 900 décès, 2 500 blessures et 410 millions de dollars de dommages à la propriété ont été causés par des produits du tabac.

    Au Massachusetts, dans les années 90, il y a eu 178 décès, 763 personnes blessées par le feu et 75 millions de dollars de dommages à la suite de tels incendies. Durant la même période, ces incendies ont entraîné des blessures chez 677 pompiers du Massachusetts.

  +-(1335)  

    L'assemblée législative de cet État est saisie du Moakley bill, une version de la loi fédérale présentée au Congrès pour la première fois par Joe Moakley, en 1979. Ce projet de loi exigerait que toutes les cigarettes vendues au Massachusetts respectent des normes très strictes en matière d'inflammabilité. Ainsi, lorsqu'on les laisserait traîner alors qu'elles sont allumées, elles s'éteindraient d'elles-mêmes ou brûleraient à des températures insuffisantes pour mettre le feu aux meubles ou aux matelas, ce qui réduirait les risques d'incendie.

    C'est une excellente idée et une mesure législative très utile. On peut tirer des leçons de l'approche retenue au Massachusetts. De plus, l'État de New York a récemment adopté à l'unanimité un projet de loi semblable disant que toutes les cigarettes vendues dans l'État devraient respecter des normes d'inflammabilité à compter de juillet 2003.

    Je crois fermement que c'est la bonne chose à faire.

    Des statistiques de la Grande-Bretagne révèlent que l'usage du tabac pourrait être plus dangereux que nous ne le pensons. Tous les trois jours, une personne meurt à cause d'un incendie déclenché par une cigarette. Le plus haut taux de blessures causées par des incendies attribuables à l'usage du tabac se retrouve chez les jeunes âgés de 25 à 34 ans. Les hommes sont plus susceptibles d'être tués ou blessés dans des incendies causés par des cigarettes; 60 p. 100 des personnes tuées sont des hommes et plus de la moitié des personnes blessées sont des hommes. Soixante p. 100 des fumeurs disent que la cigarette est l'une des principales causes des incendies de maison, mais chaque année, de moins en moins de gens prennent des mesures de prévention pour ce type d'incendie.

    À peine 40 p. 100 des fumeurs disent qu'ils vérifient leurs cendriers avant d'aller se coucher chaque soir. Il y a un fumeur dans près de la moitié de tous les foyers. Ces foyers sont près d'une fois et demie plus susceptibles d'être victimes d'un incendie que les foyers où personne ne fume.

    Malgré les dangers de tomber endormis et de mettre le feu au lit, 70 p. 100 des fumeurs reconnaissent fumer au lit et les 18 à 34 ans sont même plus susceptibles de le faire.

    Je pense que mes observations d'aujourd'hui vont refléter l'importance de mettre en oeuvre des normes en matière de sûreté des cigarettes ici au Canada. Les choix sont simples: la vie ou la mort.

    Nous avons une chance en or de souscrire à ce projet de loi d'initiative parlementaire. J'espère que la ministre de la Santé et tout le gouvernement tiendront compte du très large appui pour ce projet de loi et prendront toutes les mesures voulues pour mettre en oeuvre des normes appropriées pour les cigarettes au Canada.

  -(1340)  

+-

    M. John McKay (Scarborough-Est, Lib.): Madame la Présidente, je remercie mes collègues de l'appui généreux qu'ils ont manifesté à l'égard de ce projet de loi. Ils l'ont appuyé à l'étape de la première lecture et de la deuxième lecture et ont beaucoup aidé à assurer l'unanimité lors de l'étude en comité. Leurs remarques aujourd'hui étaient encore empreintes d'une grande générosité, et je les ai toutes appréciées.

    Je veux aussi remercier la ministre, qui a apporté son appui au processus. J'espère que, grâce à son travail et à celui de son ministère, nous aurons un jour des règlements avant-gardistes.

    J'aimerais signaler que l'État de New York est le seul État américain qui a des normes en matière d'inflammabilité, et je ne suis même pas certain qu'elles soient déjà en vigueur. Cela veut dire que le Canada serait un leader en ce qui a trait aux cigarettes à inflammabilité réduite et à l'établissement de normes pour les cigarettes.

    Beaucoup de gens ont manifesté leur appui à l'égard de cette initiative. Le Conseil canadien de la sécurité s'est empressé de dire que c'était là une initiative à prendre. Le groupe Physicians for a Smoke-Free Canada a également exprimé son appui dès le départ.

    Nous avons beaucoup de gens à remercier, mais je veux rendre hommage particulièrement aux Ragoonanan, de Brampton, qui ont perdu tragiquement deux membres de leur famille lorsque leur maison en rangée a été rasée par le feu. C'est ce qui a précipité le dépôt de ce projet de loi en 1999. Qu'on le croie ou non, il a fallu attendre quatre ans pour que le projet de loi atteigne l'étape de la troisième lecture à la Chambre des communes. L'avocat des Ragoonanan, Doug Lennox, est venu me rencontrer pour m'expliquer qu'il essayait d'intenter un recours collectif relativement aux soi-disant fumeurs négligents.

    Comme beaucoup d'autres Canadiens, je considérais ce problème comme le fait de fumeurs négligents. Sauf que les compagnies de tabac disposent depuis des années de technologies brevetées qui auraient pu éviter cette flambée d'incendies.

    M. Lennox m'a décrit la situation et m'a demandé si je pouvais faire quelque chose. Je lui ai répondu que je ne voyais pas ce qu'on pourrait faire, mais après des recherches et des discussions avec des gens de la Bibliothèque du Parlement et d'ailleurs, nous étions convaincus que le mieux serait de forcer le ministre à promulguer des règlements pertinents aux termes de la Loi sur les produits dangereux.

    Mais peu importe que ces règlements soient promulgués en vertu de la Loi sur les produits dangereux ou de la Loi sur le tabac, le Canada finira par se doter de règlements avant-gardistes concernant les cigarettes à inflammabilité réduite, et c'est là l'objet du projet de loi.

    Je remercie tous mes collègues de leur appui et leur demande de continuer de manifester cet appui à l'occasion du vote.

+-

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): La Chambre est-elle prête à se prononcer?

    Des voix: Le vote.

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): Le vote porte sur la motion. Plaît-il à la Chambre d'adopter la motion?

    Des voix: D'accord.

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): Je déclare la motion adoptée.

    (La motion est adoptée et le projet de loi, lu pour la troisième fois, est adopté.)

-

    Le président suppléant (Mme Bakopanos): Comme il est 13 h 44, la motion portant que la Chambre s'ajourne maintenant est adoptée d'ofice. La Chambre demeure donc ajournée jusqu'à lundi prochain, à 11 heures, conformément à l'article 24(1) du Règlement.

    (La séance est levée à 13 h 44.)

ANNEXE

Liste alphabétique des membres avec leur
Circonscription, province de la circonscription
et l'affiliation politique;
Comités de la chambre,
le comité des Présidents,
membres du ministère et les secrétaires parlementaires


Occupants du Fauteuil

 

Le Président

L'hon. Peter Milliken

 

Le vice-président et président des comités pléniers

M. Bob Kilger

 

Le vice-président des comités pléniers

M. Réginald Bélair

 

Le vice-président adjoint des comités pléniers

Mme Eleni Bakopanos

 


Bureau de régie interne

L'hon. Peter Milliken

L'hon. Andy Mitchell

M. Bill Blaikie

Mme Marlene Catterall

M. Bob Kilger

M. Jacques Saada

M. Dale Johnston

M. John Reynolds

L'hon. Don Boudria

M. Loyola Hearn

M. Michel Guimond


Liste alphabétique des députés de la chambre des communes

Deuxième session, trente-septième Législature

Nom Circonscription Province de la circonscription Affiliation politique
Abbott, Jim Kootenay—Columbia Colombie-Britannique AC
Ablonczy, Diane Calgary—Nose Hill Alberta AC
Adams, Peter Peterborough Ontario Lib.
Alcock, Reg Winnipeg-Sud Manitoba Lib.
Allard, Carole-Marie, secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien Laval-Est Québec Lib.
Anders, Rob Calgary-Ouest Alberta AC
Anderson, David Cypress Hills—Grasslands Saskatchewan AC
Anderson, L'hon. David, ministre de l'Environnement Victoria Colombie-Britannique Lib.
Assad, Mark Gatineau Québec Lib.
Assadourian, Sarkis, secrétaire parlementaire du ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration Brampton-Centre Ontario Lib.
Asselin, Gérard Charlevoix Québec BQ
Augustine, L'hon. Jean, secrétaire d'État (Multiculturalisme) (Situation de la femme) Etobicoke—Lakeshore Ontario Lib.
Bachand, André Richmond—Arthabaska Québec PC
Bachand, Claude Saint-Jean Québec BQ
Bagnell, Larry Yukon Yukon Lib.
Bailey, Roy Souris—Moose Mountain Saskatchewan AC
Bakopanos, Eleni, Le président suppléant Ahuntsic Québec Lib.
Barnes, Rex Gander—Grand Falls Terre-Neuve-et-Labrador PC
Barnes, Sue London-Ouest Ontario Lib.
Barrette, Gilbert Témiscamingue Québec Lib.
Beaumier, Colleen, secrétaire parlementaire de la ministre du Revenu national Brampton-Ouest—Mississauga Ontario Lib.
Bélair, Réginald, Le président suppléant Timmins—Baie James Ontario Lib.
Bélanger, Mauril Ottawa—Vanier Ontario Lib.
Bellemare, Eugène Ottawa—Orléans Ontario Lib.
Bennett, Carolyn St. Paul's Ontario Lib.
Benoit, Leon Lakeland Alberta AC
Bergeron, Stéphane Verchères—Les-Patriotes Québec BQ
Bertrand, Robert Pontiac—Gatineau—Labelle Québec Lib.
Bevilacqua, L'hon. Maurizio, secrétaire d'État (Institutions financières internationales) Vaughan—King—Aurora Ontario Lib.
Bigras, Bernard Rosemont—Petite-Patrie Québec BQ
Binet, Gérard Frontenac—Mégantic Québec Lib.
Blaikie, Bill Winnipeg—Transcona Manitoba NPD
Blondin-Andrew, L'hon. Ethel, secrétaire d'État (Enfance et Jeunesse) Western Arctic Territoires du Nord-Ouest Lib.
Bonin, Raymond Nickel Belt Ontario Lib.
Bonwick, Paul Simcoe—Grey Ontario Lib.
Borotsik, Rick Brandon—Souris Manitoba PC
Boudria, L'hon. Don, ministre d'État et leader du gouvernement à la Chambre des communes Glengarry—Prescott—Russell Ontario Lib.
Bourgeois, Diane Terrebonne—Blainville Québec BQ
Bradshaw, L'hon. Claudette, ministre du Travail Moncton—Riverview—Dieppe Nouveau-Brunswick Lib.
Breitkreuz, Garry Yorkton—Melville Saskatchewan AC
Brison, Scott Kings—Hants Nouvelle-Écosse PC
Brown, Bonnie Oakville Ontario Lib.
Bryden, John Ancaster—Dundas—Flamborough—Aldershot Ontario Lib.
Bulte, Sarmite Parkdale—High Park Ontario Lib.
Burton, Andy Skeena Colombie-Britannique AC
Byrne, L'hon. Gerry, ministre d'État (Agence de promotion économique du Canada atlantique) Humber—St. Barbe—Baie Verte Terre-Neuve-et-Labrador Lib.
Caccia, L'hon. Charles Davenport Ontario Lib.
Cadman, Chuck Surrey-Nord Colombie-Britannique AC
Calder, Murray, secrétaire parlementaire du ministre du Commerce international Dufferin—Peel—Wellington—Grey Ontario Lib.
Cannis, John Scarborough-Centre Ontario Lib.
Caplan, L'hon. Elinor, ministre du Revenu national Thornhill Ontario Lib.
Cardin, Serge Sherbrooke Québec BQ
Carignan, Jean-Guy Québec-Est Québec Ind.
Carroll, Aileen, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères Barrie—Simcoe—Bradford Ontario Lib.
Casey, Bill Cumberland—Colchester Nouvelle-Écosse PC
Casson, Rick Lethbridge Alberta AC
Castonguay, Jeannot, secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé Madawaska—Restigouche Nouveau-Brunswick Lib.
Catterall, Marlene Ottawa-Ouest—Nepean Ontario Lib.
Cauchon, L'hon. Martin, ministre de la Justice et procureur général du Canada Outremont Québec Lib.
Chamberlain, Brenda Guelph—Wellington Ontario Lib.
Charbonneau, Yvon Anjou—Rivière-des-Prairies Québec Lib.
Chatters, David Athabasca Alberta AC
Chrétien, Le très hon. Jean, premier ministre Saint-Maurice Québec Lib.
Clark, Le très hon. Joe Calgary-Centre Alberta PC
Coderre, L'hon. Denis, ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration Bourassa Québec Lib.
Collenette, L'hon. David, ministre des Transports Don Valley-Est Ontario Lib.
Comartin, Joe Windsor—St. Clair Ontario NPD
Comuzzi, Joe Thunder Bay—Superior-Nord Ontario Lib.
Copps, L'hon. Sheila, ministre du Patrimoine canadien Hamilton-Est Ontario Lib.
Cotler, Irwin Mont-Royal Québec Lib.
Crête, Paul Kamouraska—Rivière-du-Loup—Témiscouata—Les Basques Québec BQ
Cullen, Roy Etobicoke-Nord Ontario Lib.
Cummins, John Delta—South Richmond Colombie-Britannique AC
Cuzner, Rodger, secrétaire parlementaire du premier ministre Bras d'Or—Cape Breton Nouvelle-Écosse Lib.
Dalphond-Guiral, Madeleine Laval-Centre Québec BQ
Davies, Libby Vancouver-Est Colombie-Britannique NPD
Day, Stockwell Okanagan—Coquihalla Colombie-Britannique AC
Desjarlais, Bev Churchill Manitoba NPD
Desrochers, Odina Lotbinière—L'Érable Québec BQ
DeVillers, L'hon. Paul, secrétaire d'État (Activité physique et Sport) et leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes Simcoe-Nord Ontario Lib.
Dhaliwal, L'hon. Herb, ministre des Ressources naturelles Vancouver-Sud—Burnaby Colombie-Britannique Lib.
Dion, L'hon. Stéphane, président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales Saint-Laurent—Cartierville Québec Lib.
Discepola, Nick Vaudreuil—Soulanges Québec Lib.
Doyle, Norman St. John's-Est Terre-Neuve-et-Labrador PC
Dromisky, Stan Thunder Bay—Atikokan Ontario Lib.
Drouin, L'hon. Claude, secrétaire d'État (Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec) Beauce Québec Lib.
Duceppe, Gilles Laurier—Sainte-Marie Québec BQ
Duncan, John Île de Vancouver-Nord Colombie-Britannique AC
Duplain, Claude, secrétaire parlementaire du ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Portneuf Québec Lib.
Easter, L'hon. Wayne, solliciteur général du Canada Malpeque Île-du-Prince-Édouard Lib.
Efford, R. John Bonavista—Trinity—Conception Terre-Neuve-et-Labrador Lib.
Eggleton, L'hon. Art York-Centre Ontario Lib.
Elley, Reed Nanaimo—Cowichan Colombie-Britannique AC
Epp, Ken Elk Island Alberta AC
Eyking, Mark Sydney—Victoria Nouvelle-Écosse Lib.
Farrah, Georges, secrétaire parlementaire du ministre des Pêches et des Océans Bonaventure—Gaspé—Îles-de-la-Madeleine—Pabok Québec Lib.
Finlay, John Oxford Ontario Lib.
Fitzpatrick, Brian Prince Albert Saskatchewan AC
Folco, Raymonde Laval-Ouest Québec Lib.
Fontana, Joe London-Centre-Nord Ontario Lib.
Forseth, Paul New Westminster—Coquitlam—Burnaby Colombie-Britannique AC
Fournier, Ghislain Manicouagan Québec BQ
Frulla, Liza Verdun—Saint-Henri—Saint-Paul—Pointe Saint-Charles Québec Lib.
Fry, L'hon. Hedy Vancouver-Centre Colombie-Britannique Lib.
Gagnon, Christiane Québec Québec BQ
Gagnon, Marcel Champlain Québec BQ
Gagnon, Sébastien Lac-Saint-Jean—Saguenay Québec BQ
Gallant, Cheryl Renfrew—Nipissing—Pembroke Ontario AC
Gallaway, Roger Sarnia—Lambton Ontario Lib.
Gaudet, Roger Berthier—Montcalm Québec BQ
Gauthier, Michel Roberval Québec BQ
Girard-Bujold, Jocelyne Jonquière Québec BQ
Godfrey, John Don Valley-Ouest Ontario Lib.
Godin, Yvon Acadie—Bathurst Nouveau-Brunswick NPD
Goldring, Peter Edmonton-Centre-Est Alberta AC
Goodale, L'hon. Ralph, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, ministre responsable de la Commission canadienne du blé et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits Wascana Saskatchewan Lib.
Gouk, Jim Kootenay—Boundary—Okanagan Colombie-Britannique AC
Graham, L'hon. Bill, ministre des Affaires étrangères Toronto-Centre—Rosedale Ontario Lib.
Grewal, Gurmant Surrey-Centre Colombie-Britannique AC
Grey, Deborah Edmonton-Nord Alberta AC
Grose, Ivan, secrétaire parlementaire du ministre des Anciens combattants Oshawa Ontario Lib.
Guarnieri, Albina Mississauga-Est Ontario Lib.
Guay, Monique Laurentides Québec BQ
Guimond, Michel Beauport—Montmorency—Côte-de-Beaupré—Île-d'Orléans Québec BQ
Hanger, Art Calgary-Nord-Est Alberta AC
Harper, Stephen, chef de l'opposition Calgary-Sud-Ouest Alberta AC
Harris, Richard Prince George—Bulkley Valley Colombie-Britannique AC
Harvard, John Charleswood—St. James—Assiniboia Manitoba Lib.
Harvey, André, secrétaire parlementaire de la ministre de la Coopération internationale Chicoutimi—Le Fjord Québec Lib.
Hearn, Loyola St. John's-Ouest Terre-Neuve-et-Labrador PC
Herron, John Fundy—Royal Nouveau-Brunswick PC
Hill, Grant Macleod Alberta AC
Hill, Jay Prince George—Peace River Colombie-Britannique AC
Hilstrom, Howard Selkirk—Interlake Manitoba AC
Hinton, Betty Kamloops, Thompson and Highland Valleys Colombie-Britannique AC
Hubbard, Charles, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien Miramichi Nouveau-Brunswick Lib.
Ianno, Tony Trinity—Spadina Ontario Lib.
Jackson, Ovid Bruce—Grey—Owen Sound Ontario Lib.
Jaffer, Rahim Edmonton—Strathcona Alberta AC
Jennings, Marlene, secrétaire parlementaire du solliciteur général du Canada Notre-Dame-de-Grâce—Lachine Québec Lib.
Jobin, Christian Lévis-et-Chutes-de-la-Chaudière Québec Lib.
Johnston, Dale Wetaskiwin Alberta AC
Jordan, Joe Leeds—Grenville Ontario Lib.
Karetak-Lindell, Nancy, secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles Nunavut Nunavut Lib.
Karygiannis, Jim Scarborough—Agincourt Ontario Lib.
Keddy, Gerald South Shore Nouvelle-Écosse PC
Kenney, Jason Calgary-Sud-Est Alberta AC
Keyes, Stan Hamilton-Ouest Ontario Lib.
Kilger, Bob, Le Vice-président Stormont—Dundas—Charlottenburgh Ontario Lib.
Kilgour, L'hon. David, secrétaire d'État (Asie-Pacifique) Edmonton-Sud-Est Alberta Lib.
Knutson, L'hon. Gar, secrétaire d'État (Europe centrale et orientale et Moyen-Orient) Elgin—Middlesex—London Ontario Lib.
Kraft Sloan, Karen York-Nord Ontario Lib.
Laframboise, Mario Argenteuil—Papineau—Mirabel Québec BQ
Laliberte, Rick Rivière Churchill Saskatchewan Lib.
Lalonde, Francine Mercier Québec BQ
Lanctôt, Robert Châteauguay Québec BQ
Lastewka, Walt St. Catharines Ontario Lib.
Lebel, Ghislain Chambly Québec Ind.
LeBlanc, Dominic, secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale Beauséjour—Petitcodiac Nouveau-Brunswick Lib.
Lee, Derek Scarborough—Rouge River Ontario Lib.
Leung, Sophia Vancouver Kingsway Colombie-Britannique Lib.
Lill, Wendy Dartmouth Nouvelle-Écosse NPD
Lincoln, Clifford Lac-Saint-Louis Québec Lib.
Longfield, Judi Whitby—Ajax Ontario Lib.
Loubier, Yvan Saint-Hyacinthe—Bagot Québec BQ
Lunn, Gary Saanich—Gulf Islands Colombie-Britannique AC
Lunney, James Nanaimo—Alberni Colombie-Britannique AC
MacAulay, L'hon. Lawrence Cardigan Île-du-Prince-Édouard Lib.
MacKay, Peter Pictou—Antigonish—Guysborough Nouvelle-Écosse PC
Macklin, Paul Harold, secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada Northumberland Ontario Lib.
Mahoney, L'hon. Steve, secrétaire d'État (Sociétés d'État déterminées) Mississauga-Ouest Ontario Lib.
Malhi, Gurbax, secrétaire parlementaire de la ministre du Travail Bramalea—Gore—Malton—Springdale Ontario Lib.
Maloney, John Erie—Lincoln Ontario Lib.
Manley, L'hon. John, vice-premier ministre et ministre des Finances Ottawa-Sud Ontario Lib.
Marceau, Richard Charlesbourg—Jacques-Cartier Québec BQ
Marcil, Serge, secrétaire parlementaire du ministre de l'Industrie Beauharnois—Salaberry Québec Lib.
Mark, Inky Dauphin—Swan River Manitoba PC
Marleau, L'hon. Diane Sudbury Ontario Lib.
Martin, Keith Esquimalt—Juan de Fuca Colombie-Britannique AC
Martin, Pat Winnipeg-Centre Manitoba NPD
Martin, L'hon. Paul LaSalle—Émard Québec Lib.
Masse, Brian Windsor-Ouest Ontario NPD
Matthews, Bill Burin—St. George's Terre-Neuve-et-Labrador Lib.
Mayfield, Philip Cariboo—Chilcotin Colombie-Britannique AC
McCallum, L'hon. John, ministre de la Défense nationale Markham Ontario Lib.
McCormick, Larry Hastings—Frontenac—Lennox and Addington Ontario Lib.
McDonough, Alexa Halifax Nouvelle-Écosse NPD
McGuire, Joe Egmont Île-du-Prince-Édouard Lib.
McKay, John Scarborough-Est Ontario Lib.
McLellan, L'hon. Anne, ministre de la Santé Edmonton-Ouest Alberta Lib.
McNally, Grant Dewdney—Alouette Colombie-Britannique AC
McTeague, Dan Pickering—Ajax—Uxbridge Ontario Lib.
Ménard, Réal Hochelaga—Maisonneuve Québec BQ
Meredith, Val South Surrey—White Rock—Langley Colombie-Britannique AC
Merrifield, Rob Yellowhead Alberta AC
Milliken, L'hon. Peter Kingston et les Îles Ontario Lib.
Mills, Bob Red Deer Alberta AC
Mills, Dennis Toronto—Danforth Ontario Lib.
Minna, L'hon. Maria, Beaches—East York Beaches—East York Ontario Lib.
Mitchell, L'hon. Andy, secrétaire d'État (Développement rural) (Initiative fédérale du développement économique dans le Nord de l'Ontario) Parry Sound—Muskoka Ontario Lib.
Moore, James Port Moody—Coquitlam—Port Coquitlam Colombie-Britannique AC
Murphy, Shawn Hillsborough Île-du-Prince-Édouard Lib.
Myers, Lynn Waterloo—Wellington Ontario Lib.
Nault, L'hon. Robert, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien Kenora—Rainy River Ontario Lib.
Neville, Anita Winnipeg-Centre-Sud Manitoba Lib.
Normand, L'hon. Gilbert Bellechasse—Etchemins—Montmagny—L'Islet Québec Lib.
Nystrom, L'hon. Lorne Regina—Qu'Appelle Saskatchewan NPD
O'Brien, Lawrence Labrador Terre-Neuve-et-Labrador Lib.
O'Brien, Pat London—Fanshawe Ontario Lib.
O'Reilly, John Haliburton—Victoria—Brock Ontario Lib.
Obhrai, Deepak Calgary-Est Alberta AC
Owen, L'hon. Stephen, secrétaire d'État (Diversification économique de l'Ouest canadien) (Affaires indiennes et du Nord canadien) Vancouver Quadra Colombie-Britannique Lib.
Pacetti, Massimo Saint-Léonard—Saint-Michel Québec Lib.
Pagtakhan, L'hon. Rey, ministre des Anciens combattants et secrétaire d'État (Science, Recherche et Développement) Winnipeg-Nord—St. Paul Manitoba Lib.
Pallister, Brian Portage—Lisgar Manitoba AC
Pankiw, Jim Saskatoon—Humboldt Saskatchewan Ind.
Paquette, Pierre Joliette Québec BQ
Paradis, L'hon. Denis, secrétaire d'État (Amérique latine et Afrique) (Francophonie) Brome—Missisquoi Québec Lib.
Parrish, Carolyn Mississauga-Centre Ontario Lib.
Patry, Bernard Pierrefonds—Dollard Québec Lib.
Penson, Charlie Peace River Alberta AC
Péric, Janko Cambridge Ontario Lib.
Perron, Gilles-A. Rivière-des-Mille-Îles Québec BQ
Peschisolido, Joe, secrétaire parlementaire du président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales Richmond Colombie-Britannique Lib.
Peterson, L'hon. Jim Willowdale Ontario Lib.
Pettigrew, L'hon. Pierre, ministre du Commerce international Papineau—Saint-Denis Québec Lib.
Phinney, Beth Hamilton Mountain Ontario Lib.
Picard, Pauline Drummond Québec BQ
Pickard, Jerry Chatham—Kent Essex Ontario Lib.
Pillitteri, Gary Niagara Falls Ontario Lib.
Plamondon, Louis Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour Québec BQ
Pratt, David Nepean—Carleton Ontario Lib.
Price, David Compton—Stanstead Québec Lib.
Proctor, Dick Palliser Saskatchewan NPD
Proulx, Marcel, secrétaire parlementaire du ministre des Transports Hull—Aylmer Québec Lib.
Provenzano, Carmen Sault Ste. Marie Ontario Lib.
Rajotte, James Edmonton-Sud-Ouest Alberta AC
Redman, Karen Kitchener-Centre Ontario Lib.
Reed, Julian Halton Ontario Lib.
Regan, Geoff, secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes Halifax-Ouest Nouvelle-Écosse Lib.
Reid, Scott Lanark—Carleton Ontario AC
Reynolds, John, West Vancouver—Sunshine Coast West Vancouver—Sunshine Coast Colombie-Britannique AC
Ritz, Gerry Battlefords—Lloydminster Saskatchewan AC
Robillard, L'hon. Lucienne, présidente du Conseil du Trésor Westmount—Ville-Marie Québec Lib.
Robinson, Svend Burnaby—Douglas Colombie-Britannique NPD
Rocheleau, Yves Trois-Rivières Québec BQ
Rock, L'hon. Allan, ministre de l'Industrie Etobicoke-Centre Ontario Lib.
Roy, Jean-Yves Matapédia—Matane Québec BQ
Saada, Jacques Brossard—La Prairie Québec Lib.
Sauvageau, Benoît Repentigny Québec BQ
Savoy, Andy Tobique—Mactaquac Nouveau-Brunswick Lib.
Schellenberger, Gary Perth—Middlesex Ontario PC
Scherrer, Hélène Louis-Hébert Québec Lib.
Schmidt, Werner Kelowna Colombie-Britannique AC
Scott, L'hon. Andy Fredericton Nouveau-Brunswick Lib.
Serré, Benoît Timiskaming—Cochrane Ontario Lib.
Sgro, Judy, secrétaire parlementaire du ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux York-Ouest Ontario Lib.
Shepherd, Alex Durham Ontario Lib.
Simard, Raymond Saint-Boniface Manitoba Lib.
Skelton, Carol Saskatoon—Rosetown—Biggar Saskatchewan AC
Solberg, Monte Medicine Hat Alberta AC
Sorenson, Kevin Crowfoot Alberta AC
Speller, Bob Haldimand—Norfolk—Brant Ontario Lib.
Spencer, Larry Regina—Lumsden—Lake Centre Saskatchewan AC
St-Hilaire, Caroline Longueuil Québec BQ
St-Jacques, Diane, secrétaire parlementaire de la ministre du Développement des ressources humaines Shefford Québec Lib.
St-Julien, Guy Abitibi—Baie-James—Nunavik Québec Lib.
St. Denis, Brent Algoma—Manitoulin Ontario Lib.
Steckle, Paul Huron—Bruce Ontario Lib.
Stewart, L'hon. Jane, ministre du Développement des ressources humaines Brant Ontario Lib.
Stinson, Darrel Okanagan—Shuswap Colombie-Britannique AC
Stoffer, Peter Sackville—Musquodoboit Valley—Eastern Shore Nouvelle-Écosse NPD
Strahl, Chuck Fraser Valley Colombie-Britannique AC
Szabo, Paul Mississauga-Sud Ontario Lib.
Telegdi, Andrew Kitchener—Waterloo Ontario Lib.
Thibault, L'hon. Robert, ministre des Pêches et des Océans Ouest Nova Nouvelle-Écosse Lib.
Thibeault, Yolande Saint-Lambert Québec Lib.
Thompson, Greg Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest Nouveau-Brunswick PC
Thompson, Myron Wild Rose Alberta AC
Tirabassi, Tony, secrétaire parlementaire de la présidente du Conseil du Trésor Niagara-Centre Ontario Lib.
Toews, Vic Provencher Manitoba AC
Tonks, Alan, secrétaire parlementaire du ministre de l'Environnement York-Sud—Weston Ontario Lib.
Torsney, Paddy Burlington Ontario Lib.
Tremblay, Suzanne Rimouski-Neigette-et-la Mitis Québec BQ
Ur, Rose-Marie Lambton—Kent—Middlesex Ontario Lib.
Valeri, Tony Stoney Creek Ontario Lib.
Vanclief, L'hon. Lyle, ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Prince Edward—Hastings Ontario Lib.
Vellacott, Maurice Saskatoon—Wanuskewin Saskatchewan AC
Venne, Pierrette Saint-Bruno—Saint-Hubert Québec BQ ind.
Volpe, Joseph Eglinton—Lawrence Ontario Lib.
Wappel, Tom Scarborough-Sud-Ouest Ontario Lib.
Wasylycia-Leis, Judy Winnipeg-Centre-Nord Manitoba NPD
Wayne, Elsie Saint John Nouveau-Brunswick PC
Whelan, L'hon. Susan, ministre de la Coopération internationale Essex Ontario Lib.
White, Randy Langley—Abbotsford Colombie-Britannique AC
White, Ted North Vancouver Colombie-Britannique AC
Wilfert, Bryon, secrétaire parlementaire du ministre des Finances Oak Ridges Ontario Lib.
Williams, John St. Albert Alberta AC
Wood, Bob Nipissing Ontario Lib.
Yelich, Lynne Blackstrap Saskatchewan AC
VACANCE Ottawa Centre Ontario

Liste alphabétique des députés de la chambre des communes par province

Deuxième session, trente-septième Législature

Nom Circonscription Affiliation politique

Alberta (26)
Ablonczy, Diane Calgary—Nose Hill AC
Anders, Rob Calgary-Ouest AC
Benoit, Leon Lakeland AC
Casson, Rick Lethbridge AC
Chatters, David Athabasca AC
Clark, Le très hon. Joe Calgary-Centre PC
Epp, Ken Elk Island AC
Goldring, Peter Edmonton-Centre-Est AC
Grey, Deborah Edmonton-Nord AC
Hanger, Art Calgary-Nord-Est AC
Harper, Stephen, chef de l'opposition Calgary-Sud-Ouest AC
Hill, Grant Macleod AC
Jaffer, Rahim Edmonton—Strathcona AC
Johnston, Dale Wetaskiwin AC
Kenney, Jason Calgary-Sud-Est AC
Kilgour, L'hon. David, secrétaire d'État (Asie-Pacifique) Edmonton-Sud-Est Lib.
McLellan, L'hon. Anne, ministre de la Santé Edmonton-Ouest Lib.
Merrifield, Rob Yellowhead AC
Mills, Bob Red Deer AC
Obhrai, Deepak Calgary-Est AC
Penson, Charlie Peace River AC
Rajotte, James Edmonton-Sud-Ouest AC
Solberg, Monte Medicine Hat AC
Sorenson, Kevin Crowfoot AC
Thompson, Myron Wild Rose AC
Williams, John St. Albert AC

Colombie-Britannique (34)
Abbott, Jim Kootenay—Columbia AC
Anderson, L'hon. David, ministre de l'Environnement Victoria Lib.
Burton, Andy Skeena AC
Cadman, Chuck Surrey-Nord AC
Cummins, John Delta—South Richmond AC
Davies, Libby Vancouver-Est NPD
Day, Stockwell Okanagan—Coquihalla AC
Dhaliwal, L'hon. Herb, ministre des Ressources naturelles Vancouver-Sud—Burnaby Lib.
Duncan, John Île de Vancouver-Nord AC
Elley, Reed Nanaimo—Cowichan AC
Forseth, Paul New Westminster—Coquitlam—Burnaby AC
Fry, L'hon. Hedy Vancouver-Centre Lib.
Gouk, Jim Kootenay—Boundary—Okanagan AC
Grewal, Gurmant Surrey-Centre AC
Harris, Richard Prince George—Bulkley Valley AC
Hill, Jay Prince George—Peace River AC
Hinton, Betty Kamloops, Thompson and Highland Valleys AC
Leung, Sophia Vancouver Kingsway Lib.
Lunn, Gary Saanich—Gulf Islands AC
Lunney, James Nanaimo—Alberni AC
Martin, Keith Esquimalt—Juan de Fuca AC
Mayfield, Philip Cariboo—Chilcotin AC
McNally, Grant Dewdney—Alouette AC
Meredith, Val South Surrey—White Rock—Langley AC
Moore, James Port Moody—Coquitlam—Port Coquitlam AC
Owen, L'hon. Stephen, secrétaire d'État (Diversification économique de l'Ouest canadien) (Affaires indiennes et du Nord canadien) Vancouver Quadra Lib.
Peschisolido, Joe, secrétaire parlementaire du président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales Richmond Lib.
Reynolds, John, West Vancouver—Sunshine Coast West Vancouver—Sunshine Coast AC
Robinson, Svend Burnaby—Douglas NPD
Schmidt, Werner Kelowna AC
Stinson, Darrel Okanagan—Shuswap AC
Strahl, Chuck Fraser Valley AC
White, Randy Langley—Abbotsford AC
White, Ted North Vancouver AC

Île-du-Prince-Édouard (4)
Easter, L'hon. Wayne, solliciteur général du Canada Malpeque Lib.
MacAulay, L'hon. Lawrence Cardigan Lib.
McGuire, Joe Egmont Lib.
Murphy, Shawn Hillsborough Lib.

Manitoba (14)
Alcock, Reg Winnipeg-Sud Lib.
Blaikie, Bill Winnipeg—Transcona NPD
Borotsik, Rick Brandon—Souris PC
Desjarlais, Bev Churchill NPD
Harvard, John Charleswood—St. James—Assiniboia Lib.
Hilstrom, Howard Selkirk—Interlake AC
Mark, Inky Dauphin—Swan River PC
Martin, Pat Winnipeg-Centre NPD
Neville, Anita Winnipeg-Centre-Sud Lib.
Pagtakhan, L'hon. Rey, ministre des Anciens combattants et secrétaire d'État (Science, Recherche et Développement) Winnipeg-Nord—St. Paul Lib.
Pallister, Brian Portage—Lisgar AC
Simard, Raymond Saint-Boniface Lib.
Toews, Vic Provencher AC
Wasylycia-Leis, Judy Winnipeg-Centre-Nord NPD

Nouveau-Brunswick (10)
Bradshaw, L'hon. Claudette, ministre du Travail Moncton—Riverview—Dieppe Lib.
Castonguay, Jeannot, secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé Madawaska—Restigouche Lib.
Godin, Yvon Acadie—Bathurst NPD
Herron, John Fundy—Royal PC
Hubbard, Charles, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien Miramichi Lib.
LeBlanc, Dominic, secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale Beauséjour—Petitcodiac Lib.
Savoy, Andy Tobique—Mactaquac Lib.
Scott, L'hon. Andy Fredericton Lib.
Thompson, Greg Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest PC
Wayne, Elsie Saint John PC

Nouvelle-Écosse (11)
Brison, Scott Kings—Hants PC
Casey, Bill Cumberland—Colchester PC
Cuzner, Rodger, secrétaire parlementaire du premier ministre Bras d'Or—Cape Breton Lib.
Eyking, Mark Sydney—Victoria Lib.
Keddy, Gerald South Shore PC
Lill, Wendy Dartmouth NPD
MacKay, Peter Pictou—Antigonish—Guysborough PC
McDonough, Alexa Halifax NPD
Regan, Geoff, secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes Halifax-Ouest Lib.
Stoffer, Peter Sackville—Musquodoboit Valley—Eastern Shore NPD
Thibault, L'hon. Robert, ministre des Pêches et des Océans Ouest Nova Lib.

Nunavut (1)
Karetak-Lindell, Nancy, secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles Nunavut Lib.

Ontario (103)
Adams, Peter Peterborough Lib.
Assadourian, Sarkis, secrétaire parlementaire du ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration Brampton-Centre Lib.
Augustine, L'hon. Jean, secrétaire d'État (Multiculturalisme) (Situation de la femme) Etobicoke—Lakeshore Lib.
Barnes, Sue London-Ouest Lib.
Beaumier, Colleen, secrétaire parlementaire de la ministre du Revenu national Brampton-Ouest—Mississauga Lib.
Bélair, Réginald, Le président suppléant Timmins—Baie James Lib.
Bélanger, Mauril Ottawa—Vanier Lib.
Bellemare, Eugène Ottawa—Orléans Lib.
Bennett, Carolyn St. Paul's Lib.
Bevilacqua, L'hon. Maurizio, secrétaire d'État (Institutions financières internationales) Vaughan—King—Aurora Lib.
Bonin, Raymond Nickel Belt Lib.
Bonwick, Paul Simcoe—Grey Lib.
Boudria, L'hon. Don, ministre d'État et leader du gouvernement à la Chambre des communes Glengarry—Prescott—Russell Lib.
Brown, Bonnie Oakville Lib.
Bryden, John Ancaster—Dundas—Flamborough—Aldershot Lib.
Bulte, Sarmite Parkdale—High Park Lib.
Caccia, L'hon. Charles Davenport Lib.
Calder, Murray, secrétaire parlementaire du ministre du Commerce international Dufferin—Peel—Wellington—Grey Lib.
Cannis, John Scarborough-Centre Lib.
Caplan, L'hon. Elinor, ministre du Revenu national Thornhill Lib.
Carroll, Aileen, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères Barrie—Simcoe—Bradford Lib.
Catterall, Marlene Ottawa-Ouest—Nepean Lib.
Chamberlain, Brenda Guelph—Wellington Lib.
Collenette, L'hon. David, ministre des Transports Don Valley-Est Lib.
Comartin, Joe Windsor—St. Clair NPD
Comuzzi, Joe Thunder Bay—Superior-Nord Lib.
Copps, L'hon. Sheila, ministre du Patrimoine canadien Hamilton-Est Lib.
Cullen, Roy Etobicoke-Nord Lib.
DeVillers, L'hon. Paul, secrétaire d'État (Activité physique et Sport) et leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes Simcoe-Nord Lib.
Dromisky, Stan Thunder Bay—Atikokan Lib.
Eggleton, L'hon. Art York-Centre Lib.
Finlay, John Oxford Lib.
Fontana, Joe London-Centre-Nord Lib.
Gallant, Cheryl Renfrew—Nipissing—Pembroke AC
Gallaway, Roger Sarnia—Lambton Lib.
Godfrey, John Don Valley-Ouest Lib.
Graham, L'hon. Bill, ministre des Affaires étrangères Toronto-Centre—Rosedale Lib.
Grose, Ivan, secrétaire parlementaire du ministre des Anciens combattants Oshawa Lib.
Guarnieri, Albina Mississauga-Est Lib.
Ianno, Tony Trinity—Spadina Lib.
Jackson, Ovid Bruce—Grey—Owen Sound Lib.
Jordan, Joe Leeds—Grenville Lib.
Karygiannis, Jim Scarborough—Agincourt Lib.
Keyes, Stan Hamilton-Ouest Lib.
Kilger, Bob, Le Vice-président Stormont—Dundas—Charlottenburgh Lib.
Knutson, L'hon. Gar, secrétaire d'État (Europe centrale et orientale et Moyen-Orient) Elgin—Middlesex—London Lib.
Kraft Sloan, Karen York-Nord Lib.
Lastewka, Walt St. Catharines Lib.
Lee, Derek Scarborough—Rouge River Lib.
Longfield, Judi Whitby—Ajax Lib.
Macklin, Paul Harold, secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada Northumberland Lib.
Mahoney, L'hon. Steve, secrétaire d'État (Sociétés d'État déterminées) Mississauga-Ouest Lib.
Malhi, Gurbax, secrétaire parlementaire de la ministre du Travail Bramalea—Gore—Malton—Springdale Lib.
Maloney, John Erie—Lincoln Lib.
Manley, L'hon. John, vice-premier ministre et ministre des Finances Ottawa-Sud Lib.
Marleau, L'hon. Diane Sudbury Lib.
Masse, Brian Windsor-Ouest NPD
McCallum, L'hon. John, ministre de la Défense nationale Markham Lib.
McCormick, Larry Hastings—Frontenac—Lennox and Addington Lib.
McKay, John Scarborough-Est Lib.
McTeague, Dan Pickering—Ajax—Uxbridge Lib.
Milliken, L'hon. Peter Kingston et les Îles Lib.
Mills, Dennis Toronto—Danforth Lib.
Minna, L'hon. Maria, Beaches—East York Beaches—East York Lib.
Mitchell, L'hon. Andy, secrétaire d'État (Développement rural) (Initiative fédérale du développement économique dans le Nord de l'Ontario) Parry Sound—Muskoka Lib.
Myers, Lynn Waterloo—Wellington Lib.
Nault, L'hon. Robert, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien Kenora—Rainy River Lib.
O'Brien, Pat London—Fanshawe Lib.
O'Reilly, John Haliburton—Victoria—Brock Lib.
Parrish, Carolyn Mississauga-Centre Lib.
Péric, Janko Cambridge Lib.
Peterson, L'hon. Jim Willowdale Lib.
Phinney, Beth Hamilton Mountain Lib.
Pickard, Jerry Chatham—Kent Essex Lib.
Pillitteri, Gary Niagara Falls Lib.
Pratt, David Nepean—Carleton Lib.
Provenzano, Carmen Sault Ste. Marie Lib.
Redman, Karen Kitchener-Centre Lib.
Reed, Julian Halton Lib.
Reid, Scott Lanark—Carleton AC
Rock, L'hon. Allan, ministre de l'Industrie Etobicoke-Centre Lib.
Schellenberger, Gary Perth—Middlesex PC
Serré, Benoît Timiskaming—Cochrane Lib.
Sgro, Judy, secrétaire parlementaire du ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux York-Ouest Lib.
Shepherd, Alex Durham Lib.
Speller, Bob Haldimand—Norfolk—Brant Lib.
St. Denis, Brent Algoma—Manitoulin Lib.
Steckle, Paul Huron—Bruce Lib.
Stewart, L'hon. Jane, ministre du Développement des ressources humaines Brant Lib.
Szabo, Paul Mississauga-Sud Lib.
Telegdi, Andrew Kitchener—Waterloo Lib.
Tirabassi, Tony, secrétaire parlementaire de la présidente du Conseil du Trésor Niagara-Centre Lib.
Tonks, Alan, secrétaire parlementaire du ministre de l'Environnement York-Sud—Weston Lib.
Torsney, Paddy Burlington Lib.
Ur, Rose-Marie Lambton—Kent—Middlesex Lib.
Valeri, Tony Stoney Creek Lib.
Vanclief, L'hon. Lyle, ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Prince Edward—Hastings Lib.
Volpe, Joseph Eglinton—Lawrence Lib.
Wappel, Tom Scarborough-Sud-Ouest Lib.
Whelan, L'hon. Susan, ministre de la Coopération internationale Essex Lib.
Wilfert, Bryon, secrétaire parlementaire du ministre des Finances Oak Ridges Lib.
Wood, Bob Nipissing Lib.
VACANCE Ottawa Centre

Québec (75)
Allard, Carole-Marie, secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien Laval-Est Lib.
Assad, Mark Gatineau Lib.
Asselin, Gérard Charlevoix BQ
Bachand, André Richmond—Arthabaska PC
Bachand, Claude Saint-Jean BQ
Bakopanos, Eleni, Le président suppléant Ahuntsic Lib.
Barrette, Gilbert Témiscamingue Lib.
Bergeron, Stéphane Verchères—Les-Patriotes BQ
Bertrand, Robert Pontiac—Gatineau—Labelle Lib.
Bigras, Bernard Rosemont—Petite-Patrie BQ
Binet, Gérard Frontenac—Mégantic Lib.
Bourgeois, Diane Terrebonne—Blainville BQ
Cardin, Serge Sherbrooke BQ
Carignan, Jean-Guy Québec-Est Ind.
Cauchon, L'hon. Martin, ministre de la Justice et procureur général du Canada Outremont Lib.
Charbonneau, Yvon Anjou—Rivière-des-Prairies Lib.
Chrétien, Le très hon. Jean, premier ministre Saint-Maurice Lib.
Coderre, L'hon. Denis, ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration Bourassa Lib.
Cotler, Irwin Mont-Royal Lib.
Crête, Paul Kamouraska—Rivière-du-Loup—Témiscouata—Les Basques BQ
Dalphond-Guiral, Madeleine Laval-Centre BQ
Desrochers, Odina Lotbinière—L'Érable BQ
Dion, L'hon. Stéphane, président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales Saint-Laurent—Cartierville Lib.
Discepola, Nick Vaudreuil—Soulanges Lib.
Drouin, L'hon. Claude, secrétaire d'État (Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec) Beauce Lib.
Duceppe, Gilles Laurier—Sainte-Marie BQ
Duplain, Claude, secrétaire parlementaire du ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Portneuf Lib.
Farrah, Georges, secrétaire parlementaire du ministre des Pêches et des Océans Bonaventure—Gaspé—Îles-de-la-Madeleine—Pabok Lib.
Folco, Raymonde Laval-Ouest Lib.
Fournier, Ghislain Manicouagan BQ
Frulla, Liza Verdun—Saint-Henri—Saint-Paul—Pointe Saint-Charles Lib.
Gagnon, Christiane Québec BQ
Gagnon, Marcel Champlain BQ
Gagnon, Sébastien Lac-Saint-Jean—Saguenay BQ
Gaudet, Roger Berthier—Montcalm BQ
Gauthier, Michel Roberval BQ
Girard-Bujold, Jocelyne Jonquière BQ
Guay, Monique Laurentides BQ
Guimond, Michel Beauport—Montmorency—Côte-de-Beaupré—Île-d'Orléans BQ
Harvey, André, secrétaire parlementaire de la ministre de la Coopération internationale Chicoutimi—Le Fjord Lib.
Jennings, Marlene, secrétaire parlementaire du solliciteur général du Canada Notre-Dame-de-Grâce—Lachine Lib.
Jobin, Christian Lévis-et-Chutes-de-la-Chaudière Lib.
Laframboise, Mario Argenteuil—Papineau—Mirabel BQ
Lalonde, Francine Mercier BQ
Lanctôt, Robert Châteauguay BQ
Lebel, Ghislain Chambly Ind.
Lincoln, Clifford Lac-Saint-Louis Lib.
Loubier, Yvan Saint-Hyacinthe—Bagot BQ
Marceau, Richard Charlesbourg—Jacques-Cartier BQ
Marcil, Serge, secrétaire parlementaire du ministre de l'Industrie Beauharnois—Salaberry Lib.
Martin, L'hon. Paul LaSalle—Émard Lib.
Ménard, Réal Hochelaga—Maisonneuve BQ
Normand, L'hon. Gilbert Bellechasse—Etchemins—Montmagny—L'Islet Lib.
Pacetti, Massimo Saint-Léonard—Saint-Michel Lib.
Paquette, Pierre Joliette BQ
Paradis, L'hon. Denis, secrétaire d'État (Amérique latine et Afrique) (Francophonie) Brome—Missisquoi Lib.
Patry, Bernard Pierrefonds—Dollard Lib.
Perron, Gilles-A. Rivière-des-Mille-Îles BQ
Pettigrew, L'hon. Pierre, ministre du Commerce international Papineau—Saint-Denis Lib.
Picard, Pauline Drummond BQ
Plamondon, Louis Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour BQ
Price, David Compton—Stanstead Lib.
Proulx, Marcel, secrétaire parlementaire du ministre des Transports Hull—Aylmer Lib.
Robillard, L'hon. Lucienne, présidente du Conseil du Trésor Westmount—Ville-Marie Lib.
Rocheleau, Yves Trois-Rivières BQ
Roy, Jean-Yves Matapédia—Matane BQ
Saada, Jacques Brossard—La Prairie Lib.
Sauvageau, Benoît Repentigny BQ
Scherrer, Hélène Louis-Hébert Lib.
St-Hilaire, Caroline Longueuil BQ
St-Jacques, Diane, secrétaire parlementaire de la ministre du Développement des ressources humaines Shefford Lib.
St-Julien, Guy Abitibi—Baie-James—Nunavik Lib.
Thibeault, Yolande Saint-Lambert Lib.
Tremblay, Suzanne Rimouski-Neigette-et-la Mitis BQ
Venne, Pierrette Saint-Bruno—Saint-Hubert BQ ind.

Saskatchewan (14)
Anderson, David Cypress Hills—Grasslands AC
Bailey, Roy Souris—Moose Mountain AC
Breitkreuz, Garry Yorkton—Melville AC
Fitzpatrick, Brian Prince Albert AC
Goodale, L'hon. Ralph, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, ministre responsable de la Commission canadienne du blé et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits Wascana Lib.
Laliberte, Rick Rivière Churchill Lib.
Nystrom, L'hon. Lorne Regina—Qu'Appelle NPD
Pankiw, Jim Saskatoon—Humboldt Ind.
Proctor, Dick Palliser NPD
Ritz, Gerry Battlefords—Lloydminster AC
Skelton, Carol Saskatoon—Rosetown—Biggar AC
Spencer, Larry Regina—Lumsden—Lake Centre AC
Vellacott, Maurice Saskatoon—Wanuskewin AC
Yelich, Lynne Blackstrap AC

Terre-Neuve-et-Labrador (7)
Barnes, Rex Gander—Grand Falls PC
Byrne, L'hon. Gerry, ministre d'État (Agence de promotion économique du Canada atlantique) Humber—St. Barbe—Baie Verte Lib.
Doyle, Norman St. John's-Est PC
Efford, R. John Bonavista—Trinity—Conception Lib.
Hearn, Loyola St. John's-Ouest PC
Matthews, Bill Burin—St. George's Lib.
O'Brien, Lawrence Labrador Lib.

Territoires du Nord-Ouest (1)
Blondin-Andrew, L'hon. Ethel, secrétaire d'État (Enfance et Jeunesse) Western Arctic Lib.

Yukon (1)
Bagnell, Larry Yukon Lib.

LISTE DES COMITÉS PERMANENTS ET DES SOUS-COMITÉS

(Au 31 octobre 2003 — 2e Session, 37e Législature)

Affaires autochtones, du développement du Grand Nord et des ressources naturelles
Président:
Raymond Bonin
Vice-présidents:
Anita Neville
Maurice Vellacott
Gérard Binet
Serge Cardin
David Chatters
Stan Dromisky
John Duncan
John Godfrey
Charles Hubbard
Nancy Karetak-Lindell
Yvan Loubier
Pat Martin
Gary Schellenberger
Benoît Serré
Guy St-Julien
Total: (16)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Rob Anders
David Anderson
Gérard Asselin
André Bachand
Claude Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
Bernard Bigras
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Bill Casey
Rick Casson
Joe Clark
Joe Comartin
Paul Crête
John Cummins
Stockwell Day
Bev Desjarlais
Norman Doyle
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Ghislain Fournier
Cheryl Gallant
Yvon Godin
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Robert Lanctôt
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Richard Marceau
Inky Mark
Keith Martin
Philip Mayfield
Grant McNally
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Lorne Nystrom
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
Gilles-A. Perron
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Jean-Yves Roy
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Darrel Stinson
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Affaires étrangères et commerce international
Président:
Bernard Patry
Vice-présidents:
Stockwell Day
Diane Marleau
Stéphane Bergeron
Murray Calder
Aileen Carroll
Bill Casey
Irwin Cotler
Art Eggleton
Mark Eyking
John Harvard
André Harvey
Francine Lalonde
Keith Martin
Alexa McDonough
Deepak Obhrai
Charlie Penson
Karen Redman
Total: (18)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Rob Anders
David Anderson
Sarkis Assadourian
André Bachand
Claude Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Sue Barnes
Colleen Beaumier
Eugène Bellemare
Leon Benoit
Bernard Bigras
Bill Blaikie
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
Paul Crête
John Cummins
Norman Doyle
Stan Dromisky
John Duncan
Claude Duplain
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Raymonde Folco
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Karen Kraft Sloan
Yvan Loubier
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Gurbax Malhi
John Maloney
Inky Mark
Pat Martin
Brian Masse
Philip Mayfield
Grant McNally
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Shawn Murphy
Lorne Nystrom
Pat O'Brien
Brian Pallister
Pierre Paquette
Beth Phinney
David Price
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Svend Robinson
Yves Rocheleau
Benoît Sauvageau
Gary Schellenberger
Hélène Scherrer
Werner Schmidt
Raymond Simard
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Bob Speller
Larry Spencer
Darrel Stinson
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Tony Valeri
Maurice Vellacott
Joseph Volpe
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Sous-comité du commerce international, des différends commerciaux et des investissements internationaux
Président:
Mark Eyking
Vice-présidents:
Stéphane Bergeron
Raymond Simard
Bill Blaikie
Murray Calder
Bill Casey
Charlie Penson
Bob Speller
Tony Valeri
Total: (9)

Sous-comité des droits de la personne et du développement international
Président:

Vice-président:

Colleen Beaumier
Bill Casey
Irwin Cotler
Karen Kraft Sloan
Gurbax Malhi
Deepak Obhrai
Beth Phinney
Yves Rocheleau
Total: (8)

Agriculture et agroalimentaire
Président:
Paul Steckle
Vice-présidents:
Gerry Ritz
Rose-Marie Ur
Gérard Binet
Rick Borotsik
Rick Casson
Claude Duplain
Mark Eyking
Marcel Gagnon
Howard Hilstrom
Rick Laliberte
John Maloney
Larry McCormick
Louis Plamondon
Dick Proctor
Bob Speller
Total: (16)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Peter Adams
Rob Anders
David Anderson
André Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Bill Casey
David Chatters
Joe Clark
Joe Comartin
Paul Crête
John Cummins
Stockwell Day
Odina Desrochers
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Mario Laframboise
Robert Lanctôt
Yvan Loubier
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Paul Harold Macklin
Inky Mark
Keith Martin
Philip Mayfield
Grant McNally
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Lorne Nystrom
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
Gilles-A. Perron
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Jean-Yves Roy
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Darrel Stinson
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Suzanne Tremblay
Maurice Vellacott
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Citoyenneté et immigration
Président:
Joe Fontana
Vice-présidents:
Madeleine Dalphond-Guiral
Jerry Pickard
Diane Ablonczy
Sarkis Assadourian
John Bryden
Yvon Charbonneau
Raymonde Folco
Art Hanger
Sophia Leung
Inky Mark
Pat Martin
Grant McNally
John O'Reilly
Massimo Pacetti
Yves Rocheleau
Total: (16)
Membres associés
Jim Abbott
Rob Anders
David Anderson
André Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Leon Benoit
Bernard Bigras
Bill Blaikie
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Serge Cardin
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
Joe Comartin
John Cummins
Libby Davies
Stockwell Day
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Jim Karygiannis
Gerald Keddy
Jason Kenney
Francine Lalonde
Yvan Loubier
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Keith Martin
Brian Masse
Philip Mayfield
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Anita Neville
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
David Price
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Darrel Stinson
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Maurice Vellacott
Joseph Volpe
Judy Wasylycia-Leis
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Comptes publics
Président:
John Williams
Vice-présidents:
Shawn Murphy
Beth Phinney
Colleen Beaumier
Odina Desrochers
John Finlay
Paul Forseth
Roger Gaudet
Christian Jobin
Philip Mayfield
Val Meredith
Joe Peschisolido
Jim Peterson
Judy Sgro
Greg Thompson
Tony Tirabassi
Judy Wasylycia-Leis
Total: (17)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Rob Anders
David Anderson
André Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Leon Benoit
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Serge Cardin
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
John Cummins
Stockwell Day
Bev Desjarlais
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Robert Lanctôt
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Inky Mark
Keith Martin
Pat Martin
Grant McNally
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
Gilles-A. Perron
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Benoît Sauvageau
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Darrel Stinson
Peter Stoffer
Chuck Strahl
Myron Thompson
Vic Toews
Maurice Vellacott
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
Lynne Yelich

Défense nationale et anciens combattants
Président:
David Pratt
Vice-présidents:
Jay Hill
David Price
Rob Anders
Claude Bachand
Robert Bertrand
Bill Blaikie
Cheryl Gallant
Ivan Grose
Dominic LeBlanc
Joe McGuire
Anita Neville
Lawrence O'Brien
Janko Péric
Louis Plamondon
Elsie Wayne
Total: (16)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
David Anderson
André Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
John Cummins
Stockwell Day
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Monique Guay
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Francine Lalonde
Wendy Lill
Yvan Loubier
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
John Maloney
Inky Mark
Keith Martin
Pat Martin
Philip Mayfield
Alexa McDonough
Grant McNally
Dan McTeague
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
John O'Reilly
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
Carmen Provenzano
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Svend Robinson
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Darrel Stinson
Peter Stoffer
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Rose-Marie Ur
Maurice Vellacott
Randy White
Ted White
John Williams
Bob Wood
Lynne Yelich

Sous-comité des anciens combattants
Président:

Vice-président:



Total:

Développement des ressources humaines et de la condition des personnes handicapées
Président:
Judi Longfield
Vice-présidents:
Eugène Bellemare
Brian Pallister
Peter Adams
Libby Davies
Norman Doyle
John Finlay
Peter Goldring
Jim Gouk
Monique Guay
Tony Ianno
Ovid Jackson
Gurbax Malhi
Larry McCormick
Raymond Simard
Larry Spencer
Diane St-Jacques
Suzanne Tremblay
Total: (18)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Rob Anders
David Anderson
André Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Mauril Bélanger
Carolyn Bennett
Leon Benoit
Rick Borotsik
Diane Bourgeois
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
Paul Crête
John Cummins
Madeleine Dalphond-Guiral
Stockwell Day
Bev Desjarlais
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Christiane Gagnon
Marcel Gagnon
Sébastien Gagnon
Cheryl Gallant
Jocelyne Girard-Bujold
John Godfrey
Yvon Godin
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Nancy Karetak-Lindell
Gerald Keddy
Jason Kenney
Karen Kraft Sloan
Robert Lanctôt
Wendy Lill
Yvan Loubier
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Inky Mark
Keith Martin
Pat Martin
Philip Mayfield
Grant McNally
Réal Ménard
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Anita Neville
Deepak Obhrai
Charlie Penson
Dick Proctor
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Jean-Yves Roy
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Tony Tirabassi
Vic Toews
Alan Tonks
Maurice Vellacott
Judy Wasylycia-Leis
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Sous-comité des enfants et jeunes à risque
Président:
John Godfrey
Vice-président:

Norman Doyle
John Finlay
Sébastien Gagnon
Ovid Jackson
Wendy Lill
Anita Neville
Larry Spencer
Alan Tonks
Total: (9)

Sous-comité de la condition des personnes handicapées
Président:

Vice-président:

Eugène Bellemare
Carolyn Bennett
Madeleine Dalphond-Guiral
Norman Doyle
Reed Elley
Nancy Karetak-Lindell
Wendy Lill
Anita Neville
Tony Tirabassi
Total: (9)

Environnement et développement durable
Président:
Charles Caccia
Vice-présidents:
Bob Mills
Paul Szabo
Mark Assad
Roy Bailey
Bernard Bigras
Joe Comartin
Sébastien Gagnon
John Herron
Joe Jordan
Rick Laliberte
Gary Lunn
Julian Reed
Andy Savoy
Hélène Scherrer
Alan Tonks
Total: (16)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Peter Adams
Rob Anders
David Anderson
André Bachand
Rex Barnes
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Serge Cardin
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
Paul Crête
John Cummins
Stockwell Day
Bev Desjarlais
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Robert Lanctôt
Clifford Lincoln
Yvan Loubier
James Lunney
Peter MacKay
John Maloney
Inky Mark
Keith Martin
Pat Martin
Philip Mayfield
Grant McNally
Val Meredith
Rob Merrifield
James Moore
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
David Price
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Svend Robinson
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Darrel Stinson
Peter Stoffer
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Maurice Vellacott
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Finances
Président:
Sue Barnes
Vice-présidents:
Nick Discepola
Monte Solberg
Scott Brison
Rick Casson
Roy Cullen
Albina Guarnieri
Richard Harris
Rahim Jaffer
Sophia Leung
Maria Minna
Shawn Murphy
Pierre Paquette
Pauline Picard
Gary Pillitteri
Tony Valeri
Judy Wasylycia-Leis
Bryon Wilfert
Total: (18)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Rob Anders
David Anderson
André Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Carolyn Bennett
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
Bernard Bigras
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Andy Burton
Chuck Cadman
Bill Casey
David Chatters
Joe Clark
John Cummins
Stockwell Day
Odina Desrochers
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Jocelyne Girard-Bujold
Yvon Godin
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Monique Guay
Art Hanger
Stephen Harper
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Yvan Loubier
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Richard Marceau
Inky Mark
Keith Martin
Pat Martin
Philip Mayfield
Alexa McDonough
Grant McNally
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Lorne Nystrom
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
Gilles-A. Perron
Joe Peschisolido
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Darrel Stinson
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Maurice Vellacott
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Bob Wood
Lynne Yelich

Industrie, des sciences et de la technologie
Président:
Walt Lastewka
Vice-présidents:
Dan McTeague
James Rajotte
André Bachand
Larry Bagnell
Paul Crête
Brian Fitzpatrick
Cheryl Gallant
Jocelyne Girard-Bujold
Serge Marcil
Brian Masse
Gilbert Normand
Andy Savoy
Brent St. Denis
Paddy Torsney
Joseph Volpe
Total: (16)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Peter Adams
Rob Anders
David Anderson
Roy Bailey
Rex Barnes
Eugène Bellemare
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
Bernard Bigras
Gérard Binet
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Serge Cardin
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
John Cummins
Stockwell Day
Bev Desjarlais
Odina Desrochers
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Paul Forseth
Christiane Gagnon
Yvon Godin
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Mario Laframboise
Yvan Loubier
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
John Maloney
Inky Mark
Keith Martin
Pat Martin
Philip Mayfield
Joe McGuire
Grant McNally
Réal Ménard
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Lorne Nystrom
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Pierre Paquette
Charlie Penson
Dick Proctor
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Darrel Stinson
Peter Stoffer
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Maurice Vellacott
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Justice et droits de la personne
Président:
Andy Scott
Vice-présidents:
Chuck Cadman
John McKay
Garry Breitkreuz
Sarmite Bulte
Hedy Fry
Marlene Jennings
Christian Jobin
Robert Lanctôt
Derek Lee
Paul Harold Macklin
John Maloney
Richard Marceau
Inky Mark
Lorne Nystrom
Pat O'Brien
Kevin Sorenson
Vic Toews
Total: (18)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Rob Anders
David Anderson
André Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Leon Benoit
Bernard Bigras
Bill Blaikie
Rick Borotsik
Diane Bourgeois
Scott Brison
Andy Burton
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
Joe Comartin
John Cummins
Madeleine Dalphond-Guiral
Libby Davies
Stockwell Day
Bev Desjarlais
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Yvan Loubier
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Keith Martin
Philip Mayfield
Alexa McDonough
Grant McNally
Réal Ménard
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Lynn Myers
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
David Pratt
Dick Proctor
James Rajotte
Geoff Regan
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Svend Robinson
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Larry Spencer
Darrel Stinson
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Paddy Torsney
Maurice Vellacott
Judy Wasylycia-Leis
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Sous-comité sur la Sécurité nationale
Président:
Derek Lee
Vice-présidents:
Marlene Jennings
Kevin Sorenson
Robert Lanctôt
Peter MacKay
John McKay
Lynn Myers
Lorne Nystrom
David Pratt
Geoff Regan
Vic Toews
Total: (11)

Sous-comité de l'examen des lois sur le racolage
Président:
Hedy Fry
Vice-présidents:
Libby Davies
Paddy Torsney
Chuck Cadman
Richard Marceau
Inky Mark
Total: (6)

Langues officielles
Président:
Mauril Bélanger
Vice-présidents:
Yvon Godin
Yolande Thibeault
Carole-Marie Allard
Mark Assad
Eugène Bellemare
John Bryden
Jeannot Castonguay
Christiane Gagnon
John Herron
Rahim Jaffer
Jason Kenney
Dan McTeague
Scott Reid
Benoît Sauvageau
Raymond Simard
Total: (16)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Rob Anders
David Anderson
André Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
Joe Comartin
John Cummins
Stockwell Day
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Dale Johnston
Gerald Keddy
Yvan Loubier
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Inky Mark
Keith Martin
Philip Mayfield
Grant McNally
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Lorne Nystrom
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
Louis Plamondon
James Rajotte
John Reynolds
Gerry Ritz
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Darrel Stinson
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Suzanne Tremblay
Maurice Vellacott
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Liaison
Président:
Walt Lastewka
Vice-président:
Judi Longfield
Peter Adams
Reg Alcock
Sue Barnes
Mauril Bélanger
Raymond Bonin
Bonnie Brown
Charles Caccia
Joe Comuzzi
Joe Fontana
Gurmant Grewal
Clifford Lincoln
Bernard Patry
David Pratt
Andy Scott
Paul Steckle
Tom Wappel
John Williams
Total: (19)
Membres associés
Jim Abbott
Eugène Bellemare
Chuck Cadman
John Cannis
John Cummins
Madeleine Dalphond-Guiral
Stockwell Day
Nick Discepola
Stan Dromisky
Paul Forseth
Yvon Godin
John Harvard
Jay Hill
Dale Johnston
Diane Marleau
Bill Matthews
John McKay
Dan McTeague
Réal Ménard
Bob Mills
James Moore
Shawn Murphy
Anita Neville
Brian Pallister
Carolyn Parrish
Beth Phinney
Jerry Pickard
David Price
James Rajotte
Gerry Ritz
Monte Solberg
Paul Szabo
Yolande Thibeault
Rose-Marie Ur
Maurice Vellacott

Sous-comité sur les salles de comité
Président:

Vice-président:

Peter Adams
Mauril Bélanger
Gurmant Grewal
Walt Lastewka
Judi Longfield
John Williams
Total: (6)

Sous-comité des budgets de comité
Président:
Walt Lastewka
Vice-président:
Judi Longfield
Reg Alcock
Mauril Bélanger
Bonnie Brown
Joe Fontana
Andy Scott
Tom Wappel
John Williams
Total: (9)

Opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires
Président:
Reg Alcock
Vice-présidents:
Paul Forseth
Paul Szabo
Carolyn Bennett
Leon Benoit
Joe Clark
Roy Cullen
Ken Epp
Raymonde Folco
Robert Lanctôt
Derek Lee
Pat Martin
Massimo Pacetti
Gilles-A. Perron
Judy Sgro
Tony Tirabassi
Total: (16)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Rob Anders
David Anderson
André Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Paul Crête
John Cummins
Libby Davies
Stockwell Day
Odina Desrochers
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Brian Fitzpatrick
Liza Frulla
Christiane Gagnon
Cheryl Gallant
Jocelyne Girard-Bujold
Yvon Godin
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Monique Guay
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Inky Mark
Keith Martin
Brian Masse
Philip Mayfield
Grant McNally
Réal Ménard
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Pierre Paquette
Charlie Penson
Dick Proctor
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Darrel Stinson
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Maurice Vellacott
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Sous-comité relatif au Bureau du Commissaire à la vie privée
Président:

Vice-président:

Libby Davies
Paul Forseth
Gerald Keddy
Robert Lanctôt
Derek Lee
Massimo Pacetti
Judy Sgro
Paul Szabo
Total: (8)

Sous-comité du renouvellement de la fonction publique
Président:

Vice-président:



Total:

Sous-comité du processus budgétaire
Président:

Vice-président:



Total:

Sous-comité concernant les dénonciateurs
Président:

Vice-président:

Carolyn Bennett
Ken Epp
Raymonde Folco
Robert Lanctôt
Pat Martin
Massimo Pacetti
Judy Sgro
Greg Thompson
Total: (8)

Patrimoine canadien
Président:
Clifford Lincoln
Vice-présidents:
Jim Abbott
John Harvard
Carole-Marie Allard
Paul Bonwick
Sarmite Bulte
R. John Efford
Liza Frulla
Christiane Gagnon
Wendy Lill
James Lunney
Dennis Mills
Gary Schellenberger
Alex Shepherd
Caroline St-Hilaire
Chuck Strahl
Total: (16)
Membres associés
Diane Ablonczy
Rob Anders
David Anderson
André Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
Bernard Bigras
Rick Borotsik
Diane Bourgeois
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Serge Cardin
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
Joe Comartin
John Cummins
Libby Davies
Stockwell Day
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Robert Lanctôt
Yvan Loubier
Gary Lunn
Peter MacKay
Inky Mark
Keith Martin
Philip Mayfield
Grant McNally
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
David Price
Dick Proctor
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Benoît Sauvageau
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Darrel Stinson
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Suzanne Tremblay
Maurice Vellacott
Judy Wasylycia-Leis
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Pêches et océans
Président:
Tom Wappel
Vice-présidents:
John Cummins
Bill Matthews
Andy Burton
Rodger Cuzner
R. John Efford
Reed Elley
Georges Farrah
Ghislain Fournier
Loyola Hearn
Dominic LeBlanc
Joe Peschisolido
Carmen Provenzano
Jean-Yves Roy
Peter Stoffer
Bob Wood
Total: (16)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Rob Anders
David Anderson
Gérard Asselin
André Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Leon Benoit
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Chuck Cadman
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
Joe Comartin
Stockwell Day
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Marcel Gagnon
Cheryl Gallant
Yvon Godin
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Inky Mark
Keith Martin
Philip Mayfield
Grant McNally
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Svend Robinson
Yves Rocheleau
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Darrel Stinson
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Suzanne Tremblay
Maurice Vellacott
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Procédure et affaires de la Chambre
Président:
Peter Adams
Vice-présidents:
Dale Johnston
Carolyn Parrish
Marlene Catterall
Rodger Cuzner
Yvon Godin
Michel Guimond
Joe Jordan
Gerald Keddy
Judi Longfield
Lynn Myers
Geoff Regan
John Reynolds
Jacques Saada
Benoît Sauvageau
Werner Schmidt
Total: (16)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Rob Anders
David Anderson
André Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
Bill Blaikie
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
John Cummins
Madeleine Dalphond-Guiral
Libby Davies
Stockwell Day
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Jason Kenney
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Inky Mark
Keith Martin
Philip Mayfield
Grant McNally
Réal Ménard
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Lorne Nystrom
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
David Price
Dick Proctor
Marcel Proulx
James Rajotte
Scott Reid
Gerry Ritz
Gary Schellenberger
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Caroline St-Hilaire
Darrel Stinson
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Paddy Torsney
Maurice Vellacott
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Sous-comité des affaires émanant des députés
Président:
Carolyn Parrish
Vice-président:

Yvon Godin
Gerald Keddy
Lynn Myers
David Price
Benoît Sauvageau
Chuck Strahl
Total: (7)

Sous-comité de la révision des limites des circonscriptions électorales
Président:
Paddy Torsney
Vice-président:

Yvon Godin
Michel Guimond
Gerald Keddy
Marcel Proulx
Scott Reid
Total: (6)

Santé
Président:
Bonnie Brown
Vice-présidents:
Stan Dromisky
Réal Ménard
Gilbert Barrette
Carolyn Bennett
Diane Bourgeois
Jeannot Castonguay
Brenda Chamberlain
Hedy Fry
Grant Hill
Betty Hinton
Karen Kraft Sloan
Rob Merrifield
Svend Robinson
Hélène Scherrer
Greg Thompson
Total: (16)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Rob Anders
David Anderson
André Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Leon Benoit
Bernard Bigras
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
John Cummins
Madeleine Dalphond-Guiral
Libby Davies
Stockwell Day
Bev Desjarlais
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Jocelyne Girard-Bujold
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Jay Hill
Howard Hilstrom
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Yvan Loubier
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
John Maloney
Inky Mark
Keith Martin
Pat Martin
Philip Mayfield
Alexa McDonough
Grant McNally
Val Meredith
Bob Mills
James Moore
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
Pauline Picard
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Darrel Stinson
Chuck Strahl
Myron Thompson
Vic Toews
Maurice Vellacott
Judy Wasylycia-Leis
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Transports
Président:
Joe Comuzzi
Vice-présidents:
John Cannis
James Moore
Larry Bagnell
Rex Barnes
Bev Desjarlais
Roger Gallaway
Jim Gouk
Ovid Jackson
Stan Keyes
Mario Laframboise
Robert Lanctôt
Pat O'Brien
Marcel Proulx
Yolande Thibeault
Lynne Yelich
Total: (16)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Reg Alcock
Rob Anders
David Anderson
Gérard Asselin
André Bachand
Roy Bailey
Leon Benoit
Bernard Bigras
Bill Blaikie
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
Paul Crête
John Cummins
Stockwell Day
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Ghislain Fournier
Christiane Gagnon
Cheryl Gallant
Roger Gaudet
Jocelyne Girard-Bujold
Peter Goldring
Gurmant Grewal
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Yvan Loubier
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
John Maloney
Inky Mark
Keith Martin
Philip Mayfield
Grant McNally
Réal Ménard
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
Dick Proctor
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Judy Sgro
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Guy St-Julien
Darrel Stinson
Peter Stoffer
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Maurice Vellacott
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams

Sous-comité sur le transport maritime
Président:

Vice-président:



Total:

COMITÉS SPÉCIAUX

Comité spécial sur la consommation non médicale de drogues ou médicaments (Projet de loi C-38)
Président:
Paddy Torsney
Vice-présidents:
Carole-Marie Allard
Randy White
Gilbert Barrette
Mauril Bélanger
Libby Davies
Hedy Fry
Dominic LeBlanc
Derek Lee
Richard Marceau
Inky Mark
Réal Ménard
Kevin Sorenson
Total: (13)

COMITÉS MIXTES PERMANENTS

Bibliothèque du Parlement
Coprésidents:
Carolyn Bennett
Yves Morin
Vice-coprésident:
Deborah Grey
Représentant le Sénat:Les honorables sénateursRoch Bolduc
Michael J. Forrestall
Jean Lapointe
Vivienne Poy
Représentant la Chambre des communes:Mauril Bélanger
Robert Bertrand
Marlene Catterall
Marcel Gagnon
Jim Karygiannis
Gerald Keddy
Wendy Lill
Jerry Pickard
Louis Plamondon
Jacques Saada
Carol Skelton
Guy St-Julien
Darrel Stinson
Andrew Telegdi
Total: (21)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Rob Anders
David Anderson
André Bachand
Roy Bailey
Rex Barnes
Leon Benoit
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
John Cummins
Libby Davies
Stockwell Day
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Jason Kenney
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Inky Mark
Keith Martin
Philip Mayfield
Grant McNally
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Benoît Sauvageau
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Maurice Vellacott
Elsie Wayne
Randy White
Ted White
John Williams
Lynne Yelich

Examen de la réglementation
Coprésidents:
Gurmant Grewal
Céline Hervieux-Payette
Vice-coprésident:
Derek Lee
Représentant le Sénat:Les honorables sénateursMichel Biron
Mac Harb
James Kelleher
Wilfred Moore
Pierre Claude Nolin
Représentant la Chambre des communes:Rex Barnes
Paul Bonwick
Joe Comuzzi
John Cummins
Liza Frulla
Michel Guimond
Paul Harold Macklin
John Maloney
Pat Martin
John McKay
Lynn Myers
Caroline St-Hilaire
Maurice Vellacott
Tom Wappel
Ted White
Total: (23)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Rob Anders
David Anderson
André Bachand
Roy Bailey
Leon Benoit
Rick Borotsik
Garry Breitkreuz
Scott Brison
Andy Burton
Chuck Cadman
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Joe Clark
Stockwell Day
Norman Doyle
John Duncan
Reed Elley
Ken Epp
Brian Fitzpatrick
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Jim Gouk
Deborah Grey
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
John Herron
Grant Hill
Jay Hill
Howard Hilstrom
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Robert Lanctôt
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Inky Mark
Keith Martin
Philip Mayfield
Grant McNally
Val Meredith
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Deepak Obhrai
Brian Pallister
Charlie Penson
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Benoît Sauvageau
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Larry Spencer
Darrel Stinson
Chuck Strahl
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Judy Wasylycia-Leis
Elsie Wayne
Randy White
John Williams
Lynne Yelich


Comité des présidents des comités législatifs

Le Président

L'hon. Peter Milliken

 

Le vice-président et président des comités pléniers

M. Bob Kilger

 

Le vice-président des comités pléniers

M. Réginald Bélair

 

Le vice-président adjoint des comités pléniers

Mme Eleni Bakopanos

 


MEMBRE DU MINISTÈRE

Par ordre de préséance

Le très hon. Jean Chrétien premier ministre
L'hon. David Collenette ministre des Transports
L'hon. David Anderson ministre de l'Environnement
L'hon. Ralph Goodale ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, ministre responsable de la Commission canadienne du blé et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits
L'hon. Sheila Copps ministre du Patrimoine canadien
L'hon. John Manley vice-premier ministre et ministre des Finances
L'hon. Anne McLellan ministre de la Santé
L'hon. Allan Rock ministre de l'Industrie
L'hon. Lucienne Robillard présidente du Conseil du Trésor
L'hon. Martin Cauchon ministre de la Justice et procureur général du Canada
L'hon. Jane Stewart ministre du Développement des ressources humaines
L'hon. Stéphane Dion président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales
L'hon. Pierre Pettigrew ministre du Commerce international
L'hon. Don Boudria ministre d'État et leader du gouvernement à la Chambre des communes
L'hon. Lyle Vanclief ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire
L'hon. Herb Dhaliwal ministre des Ressources naturelles
L'hon. Claudette Bradshaw ministre du Travail
L'hon. Robert Nault ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien
L'hon. Elinor Caplan ministre du Revenu national
L'hon. Denis Coderre ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration
L'hon. Sharon Carstairs leader du gouvernement au Sénat
L'hon. Robert Thibault ministre des Pêches et des Océans
L'hon. Rey Pagtakhan ministre des Anciens combattants et secrétaire d'État (Science, Recherche et Développement)
L'hon. Susan Whelan ministre de la Coopération internationale
L'hon. Bill Graham ministre des Affaires étrangères
L'hon. Gerry Byrne ministre d'État (Agence de promotion économique du Canada atlantique)
L'hon. John McCallum ministre de la Défense nationale
L'hon. Wayne Easter solliciteur général du Canada
L'hon. Ethel Blondin-Andrew secrétaire d'État (Enfance et Jeunesse)
L'hon. David Kilgour secrétaire d'État (Asie-Pacifique)
L'hon. Andy Mitchell secrétaire d'État (Développement rural) (Initiative fédérale du développement économique dans le Nord de l'Ontario)
L'hon. Maurizio Bevilacqua secrétaire d'État (Institutions financières internationales)
L'hon. Paul DeVillers secrétaire d'État (Activité physique et Sport) et leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes
L'hon. Gar Knutson secrétaire d'État (Europe centrale et orientale et Moyen-Orient)
L'hon. Denis Paradis secrétaire d'État (Amérique latine et Afrique) (Francophonie)
L'hon. Claude Drouin secrétaire d'État (Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec)
L'hon. Stephen Owen secrétaire d'État (Diversification économique de l'Ouest canadien) (Affaires indiennes et du Nord canadien)
L'hon. Jean Augustine secrétaire d'État (Multiculturalisme) (Situation de la femme)
L'hon. Steve Mahoney secrétaire d'État (Sociétés d'État déterminées)

SECRÉTAIRES PARLEMENTAIRES

M. Rodger Cuzner du premier ministre
M. Marcel Proulx du ministre des Transports
M. Alan Tonks du ministre de l'Environnement
Mme Judy Sgro du ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux
Mme Carole-Marie Allard de la ministre du Patrimoine canadien
M. Bryon Wilfert du ministre des Finances
M. Jeannot Castonguay de la ministre de la Santé
M. Serge Marcil du ministre de l'Industrie
Mme Marlene Jennings du solliciteur général du Canada
M. Tony Tirabassi de la présidente du Conseil du Trésor
M. Paul Harold Macklin du ministre de la Justice et procureur général du Canada
Mme Diane St-Jacques de la ministre du Développement des ressources humaines
M. Joe Peschisolido du président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales
M. Murray Calder du ministre du Commerce international
M. Geoff Regan du leader du gouvernement à la Chambre des communes
M. Claude Duplain du ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire
Mme Nancy Karetak-Lindell du ministre des Ressources naturelles
M. Gurbax Malhi de la ministre du Travail
M. Charles Hubbard du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien
Mme Colleen Beaumier de la ministre du Revenu national
M. Sarkis Assadourian du ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration
M. Georges Farrah du ministre des Pêches et des Océans
M. Ivan Grose du ministre des Anciens combattants
Mme Aileen Carroll du ministre des Affaires étrangères
M. André Harvey de la ministre de la Coopération internationale
M. Dominic LeBlanc du ministre de la Défense nationale