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38e LÉGISLATURE, 1re SESSION

HANSARD RÉVISÉ • NUMÉRO 070

TABLE DES MATIÈRES

Le vendredi 11 mars 2005




1000
V INITIATIVES MINISTÉRIELLES
V     La Loi sur la marine marchande du Canada
V         L'hon. Anne McLellan
V         Le Président
V         Adoption de la motion

1005
V         L'hon. Anne McLellan
V         L'hon. Jim Karygiannis (secrétaire parlementaire du ministre des Transports, Lib.)

1010
V         L'hon. Rob Nicholson (Niagara Falls, PCC)

1015

1020
V         M. Raynald Blais (Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, BQ)

1025

1030

1035

1040
V         M. Loyola Hearn (St. John's-Sud—Mount Pearl, PCC)
V         M. Raynald Blais

1045
V         M. Pat Martin (Winnipeg-Centre, NPD)

1050

1055

1100
V         Le Président
V DÉCLARATIONS DE DÉPUTÉS
V     L'environnement
V         M. John Maloney (Welland, Lib.)
V     Les nominations gouvernementales
V         M. Steven Fletcher (Charleswood—St. James—Assiniboia, PCC)
V     L'aide étrangère
V         L'hon. Don Boudria (Glengarry—Prescott—Russell, Lib.)
V     Roland Babin
V         M. Raynald Blais (Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, BQ)
V     Les Jeux olympiques spéciaux d'hiver
V         L'hon. Lawrence MacAulay (Cardigan, Lib.)

1105
V     Le Festival du bois
V         M. Paul Forseth (New Westminster—Coquitlam, PCC)
V     Le Nuvavut Youth Abroad Program
V         Mme Nancy Karetak-Lindell (Nunavut, Lib.)
V     L'agriculture
V         Mme Louise Thibault (Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques, BQ)
V     Le Parti conservateur
V         M. David Smith (Pontiac, Lib.)
V     Les pêches et les océans
V         M. Loyola Hearn (St. John's-Sud—Mount Pearl, PCC)

1110
V     Le chef de l'opposition
V         Mme Susan Kadis (Thornhill, Lib.)
V     Le logement
V         L'hon. Ed Broadbent (Ottawa-Centre, NPD)
V     Giani Sant Singh Maskeen
V         M. Gurmant Grewal (Newton—Delta-Nord, PCC)
V     La condition féminine
V         M. Odina Desrochers (Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière, BQ)
V     La santé
V         M. James Bezan (Selkirk—Interlake, PCC)

1115
V     Le chef de l'opposition
V         M. Russ Powers (Ancaster—Dundas—Flamborough—Westdale, Lib.)
V     Les tabaculteurs
V         M. Pierre Paquette (Joliette, BQ)
V QUESTIONS ORALES
V     L'industrie du transport aérien
V         L'hon. Stephen Harper (chef de l'opposition, PCC)
V         L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.)
V         L'hon. Stephen Harper (chef de l'opposition, PCC)
V         L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.)

1120
V     Le Programme de commandites
V         L'hon. Stephen Harper (chef de l'opposition, PCC)
V         L'hon. Scott Brison (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Lib.)
V         L'hon. Rob Nicholson (Niagara Falls, PCC)
V         L'hon. Scott Brison (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Lib.)
V         Le Président
V         L'hon. Rob Nicholson (Niagara Falls, PCC)
V         L'hon. Scott Brison (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Lib.)
V         Le Président
V         Mme Monique Guay (Rivière-du-Nord, BQ)
V         L'hon. Scott Brison (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Lib.)

1125
V         Le Président
V         Mme Monique Guay (Rivière-du-Nord, BQ)
V         L'hon. Scott Brison (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Lib.)
V         Mme Pauline Picard (Drummond, BQ)
V         L'hon. Scott Brison (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Lib.)
V         Mme Pauline Picard (Drummond, BQ)
V         L'hon. Scott Brison (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Lib.)
V     L'industrie du transport aérien
V         M. David Christopherson (Hamilton-Centre, NPD)
V         L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.)
V         Le Président
V         M. David Christopherson (Hamilton-Centre, NPD)

1130
V         L'hon. Joe Fontana (ministre du Travail et du Logement, Lib.)
V         M. Tom Lukiwski (Regina—Lumsden—Lake Centre, PCC)
V         L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.)
V         Le Président
V         M. Tom Lukiwski (Regina—Lumsden—Lake Centre, PCC)
V         L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.)
V     La défense nationale
V         M. Gordon O'Connor (Carleton—Mississippi Mills, PCC)
V         L'hon. Bill Graham (ministre de la Défense nationale, Lib.)
V         M. Gordon O'Connor (Carleton—Mississippi Mills, PCC)
V         L'hon. Bill Graham (ministre de la Défense nationale, Lib.)

1135
V     L'agriculture
V         Mme Denise Poirier-Rivard (Châteauguay—Saint-Constant, BQ)
V         L'hon. Andy Mitchell (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.)
V         Mme Denise Poirier-Rivard (Châteauguay—Saint-Constant, BQ)
V         L'hon. Andy Mitchell (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.)
V      Le bois d'oeuvre
V         M. Pierre Paquette (Joliette, BQ)
V         L'hon. Jim Peterson (ministre du Commerce international, Lib.)
V         M. Pierre Paquette (Joliette, BQ)
V         L'hon. Jim Peterson (ministre du Commerce international, Lib.)
V     L'agriculture
V         M. Gary Schellenberger (Perth—Wellington, PCC)

1140
V         L'hon. Andy Mitchell (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.)
V         M. Larry Miller (Bruce—Grey—Owen Sound, PCC)
V         L'hon. Andy Mitchell (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.)
V         M. Garry Breitkreuz (Yorkton—Melville, PCC)
V         L'hon. Andy Mitchell (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.)
V     La circonscription de Labrador
V         M. Loyola Hearn (St. John's-Sud—Mount Pearl, PCC)
V         L'hon. Anne McLellan (vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Lib.)
V     Les affaires étrangères
V         M. Rodger Cuzner (Cape Breton—Canso, Lib.)
V         L'hon. Ralph Goodale (ministre des Finances, Lib.)

1145
V     Les études postsecondaires
V         L'hon. Ed Broadbent (Ottawa-Centre, NPD)
V         L'hon. Peter Adams (secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Lib.)
V     Le logement
V         L'hon. Ed Broadbent (Ottawa-Centre, NPD)
V         L'hon. Joe Fontana (ministre du Travail et du Logement, Lib.)
V     L'immigration
V         Mme Nina Grewal (Fleetwood—Port Kells, PCC)
V         L'hon. Joseph Volpe (ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Lib.)
V         Le Président
V         M. Gurmant Grewal (Newton—Delta-Nord, PCC)

1150
V         L'hon. Joseph Volpe (ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Lib.)
V     La foresterie
V         M. Richard Harris (Cariboo—Prince George, PCC)
V         L'hon. Larry Bagnell (secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles, Lib.)
V         M. Richard Harris (Cariboo—Prince George, PCC)
V         Le Président
V         L'hon. Larry Bagnell (secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles, Lib.)
V     L'aide internationale
V         M. Roger Clavet (Louis-Hébert, BQ)
V         Le Président
V         L'hon. Aileen Carroll (ministre de la Coopération internationale, Lib.)
V         M. Roger Clavet (Louis-Hébert, BQ)

1155
V         L'hon. Aileen Carroll (ministre de la Coopération internationale, Lib.)
V         Le Président
V     Les transports
V         M. Paul Forseth (New Westminster—Coquitlam, PCC)
V         L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.)
V         M. Paul Forseth (New Westminster—Coquitlam, PCC)
V         L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.)
V     La situation de la femme
V         M. Mario Silva (Davenport, Lib.)
V         L'hon. Pierre Pettigrew (ministre des Affaires étrangères, Lib.)
V     Les nominations faites par le gouvernement
V         M. Joe Preston (Elgin—Middlesex—London, PCC)
V         L'hon. Reg Alcock (président du Conseil du Trésor et ministre responsable de la Commission canadienne du blé, Lib.)

1200
V         M. Daryl Kramp (Prince Edward—Hastings, PCC)
V         L'hon. Stéphane Dion (ministre de l'Environnement, Lib.)
V     Le transport aérien
V         Mme Carole Lavallée (Saint-Bruno—Saint-Hubert, BQ)
V         L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.)
V         Le Président
V     La protection civile
V         L'hon. Don Boudria (Glengarry—Prescott—Russell, Lib.)
V         L'hon. Geoff Regan (ministre des Pêches et des Océans, Lib.)
V AFFAIRES COURANTES
V     Réponse du gouvernement à des pétitions
V         L'hon. Larry Bagnell (secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles, Lib.)

1205
V     La Loi sur les grains du Canada
V         L'hon. Andy Mitchell (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.)
V         Adoption des motions; première lecture et impression du projet de loi
V     Les comités de la Chambre
V         Affaires autochtones et développement du Grand Nord
V         Mme Nancy Karetak-Lindell (Nunavut, Lib.)
V     Loi contre la double imposition des propriétaires domiciliaires
V         M. Ken Epp (Edmonton—Sherwood Park, PCC)
V         Adoption des motions; première lecture et impression du projet de loi
V     La Loi sur l'assurance-emploi
V         M. Ken Epp (Edmonton—Sherwood Park, PCC)
V         Adoption des motions; première lecture et impression du projet de loi
V     La Loi sur la preuve au Canada
V         M. Ken Epp (Edmonton—Sherwood Park, PCC)
V         Adoption des motions; première lecture et impression du projet de loi
V     Questions au Feuilleton
V         L'hon. Larry Bagnell (secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles, Lib.)

1210
V         Le vice-président
V INITIATIVES MINISTÉRIELLES
V     La Loi sur la marine marchande du Canada
V         Le vice-président
V         Adoption de la motion; première lecture et impression du projet de loi
V     Loi de 2004 pour la mise en oeuvre de conventions fiscales
V         L'hon. Jean Lapierre
V         Adoption de la motion
V         L'hon. Jean Lapierre
V         L'hon. Larry Bagnell (secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles, Lib.)

1215

1220
V         M. Ken Epp (Edmonton—Sherwood Park, PCC)

1225
V         L'hon. Larry Bagnell
V         M. Ken Epp
V         L'hon. Larry Bagnell

1230
V         M. Gurmant Grewal (Newton—Delta-Nord, PCC)

1235

1240

1245
V         L'hon. Peter Adams (secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Lib.)
V         M. Gurmant Grewal

1250
V Affaires courantes
V     Les comités de la Chambre
V         Patrimoine canadien
V         L'hon. Mauril Bélanger (leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes, ministre responsable des langues officielles, ministre responsable de la réforme démocratique et ministre associé de la Défense nationale, Lib.)
V         Adoption de la motion
V         Finances
V         L'hon. Mauril Bélanger (leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes et ministre responsable de la réforme démocratique, Lib.)
V         Adoption de la motion
V         Langues officielles
V         L'hon. Mauril Bélanger (leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes et ministre responsable de la réforme démocratique, Lib.)
V         Adoption de la motion
V Initiatives ministérielles
V     Loi de 2004 pour la mise en œuvre de conventions fiscales
V         M. Pierre Paquette (Joliette, BQ)

1255

1300
V         M. André Bellavance (Richmond—Arthabaska, BQ)

1305

1310
V         M. Pat Martin (Winnipeg-Centre, NPD)

1315

1320

1325
V         M. Richard Harris
V         Le vice-président
V         M. Pat Martin

1330
V         Le vice-président
V         Adoption de la motion; troisième lecture et adoption du projet de loi
V         Mme Pauline Picard
V         Le vice-président
V     Loi constituant le ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences
V         L'hon. Pierre Pettigrew
V         Le vice-président
V     La Loi sur le ministère du Développement social
V         L'hon. Pierre Pettigrew

1335
V         Le vice-président
V         L'hon. Mauril Bélanger (leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes, ministre responsable des langues officielles, ministre responsable de la réforme démocratique et ministre associé de la Défense nationale, Lib.)
V         Le vice-président






CANADA

Débats de la Chambre des communes


VOLUME 140 
NUMÉRO 070 
1re SESSION 
38e LÉGISLATURE 

COMPTE RENDU OFFICIEL (HANSARD)

Le vendredi 11 mars 2005

Présidence de l'honorable Peter Milliken

    La séance est ouverte à 10 heures.


Prière



+INITIATIVES MINISTÉRIELLES

[Initiatives ministérielles]

*   *   *

  +(1000)  

[Traduction]

+La Loi sur la marine marchande du Canada

    La Chambre passe à l'étude du projet de loi C-3, Loi modifiant la Loi sur la marine marchande du Canada, la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada et la Loi sur les océans, dont le comité a fait rapport (sans proposition d'amendement).

+

    L'hon. Anne McLellan (au nom du ministre des Transports) propose que le projet de loi soit agréé.

+-

    Le Président: Plaît-il à la Chambre d'adopter la motion?

    Des voix: D'accord.

    Des voix: Avec dissidence.

    (La motion est adoptée.)

    Le Président: Quand le projet de loi sera-t-il lu pour la troisième fois? Avec l'autorisation de la Chambre, maintenant?

    Des voix: D'accord.

  +-(1005)  

+-

    L'hon. Anne McLellan (au nom du ministre des Transports) propose que le projet de loi soit lu pour la troisième fois et adopté.

+-

    L'hon. Jim Karygiannis (secrétaire parlementaire du ministre des Transports, Lib.): Monsieur le Président, je suis heureux d'intervenir aujourd'hui à l'étape de la troisième lecture du projet de loi C-3, Loi modifiant la Loi sur la marine marchande du Canada, la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada et la Loi sur les océans.

    Ce projet de loi fait suite à l'engagement pris par le premier ministre le 12 décembre 2003 de confier les responsabilités en matière de politique de sécurité maritime au ministre des Transports.

    Depuis 1995, la responsabilité en matière de sécurité maritime était répartie entre le ministre des Transports et le ministre des Pêches et Océans. Ces ministres et leur ministère ont travaillé en étroite collaboration pour assurer la sécurité des navires sur l'eau et protéger les environnements marins.

    Malgré cette excellente collaboration, la division des responsabilités a tout de même présenté certaines difficultés. Les régimes distincts pour les embarcations de plaisance et les navires commerciaux ont tout particulièrement soulevé des problèmes. Par exemple, au niveau des opérations, il a fallu déterminer quel ministère était responsable d'un navire en particulier et quels règlements s'appliquaient.

    Plus important encore, la scission n'était pas pratique pour les divers intervenants, l'industrie maritime et les millions de Canadiens qui utilisent nos vastes voies navigables à des fins récréatives. Elle a entraîné des complications et des ambigüités inutiles, compliquant la tâche des intervenants qui ne savaient pas avec quel ministère ils devaient faire affaire. Le projet de loi tient compte des préoccupations des parties intéressées et il a été bien accueilli par les navigateurs de plaisance et les navigateurs commerciaux.

    La responsabilité des politiques pour assurer la sécurité maritime et la protection de l'environnement marin a maintenant été regroupée au sein de Transports Canada. Les responsabilités en matière de politique transférées de la Garde côtière canadienne, qui les assumait depuis 1995, comprennent la responsabilité de la réglementation régissant la sécurité des plaisanciers, les services de navigation maritime, la prévention de la pollution et l'intervention en cas de pollution, ainsi que la protection des eaux navigables.

    De plus, certaines responsabilités sur le plan de l'exploitation et des programmes, comme la sécurité nautique et les programmes de formation et de sensibilisation, sont transférées dans le portefeuille de Transports Canada.

    Avec ces nouvelles responsabilités, le gouverneur en conseil a transféré certains services du ministère des Pêches et des Océans au ministère des Transports. Les changements font de Transports Canada le guichet unique pour les Canadiens pour qu'ils puissent donner leurs points de vue sur la législation, les normes et les politiques touchant la sécurité maritime. Ces modifications permettent également à la Garde côtière canadienne de centrer ses activités sur son rôle de prestation de services, y compris des services de navigation et de recherche et de sauvetage.

    Le gouvernement rationalise les responsabilités en matière de sécurité maritime pour améliorer l'efficacité de la réglementation, des politiques et des activités reliées à la sécurité. Par exemple, le regroupement des exigences en matière de sécurité pour les embarcations de plaisance et les navires commerciaux va, dans la mesure du possible, favoriser l'harmonisation des règles.

    Les modifications contenues dans le projet de loi C-3 touchant la prévention de la pollution par les hydrocarbures et l'intervention connexe vont grandement réduire la complexité des responsabilités pour ce qui est de faire face à des situations critiques qui menacent de conduire à une dégradation de l'environnement.

    Il faut également souligner que, même si des fonctions et des responsabilités importantes sont transférées, elles demeurent les mêmes. Les règles régissant la sécurité maritime n'ont pas changé. Il n'y a ainsi aucune considération financière, aucune répercussion environnementale et aucune considération reliée aux relations internationales.

    Le projet de loi C-3 est nécessaire pour refléter, dans la loi, les changements en matière de responsabilité décidés par le premier ministre. Le projet de loi précise clairement aux fonctionnaires, à l'industrie et à la population qui doit assumer les fonctions et les responsabilités.

    Même s'il s'agit d'un projet de loi touchant l'appareil gouvernemental qui ne renferme aucune nouvelle politique en tant que telle, il est quand même important. En effet, il clarifie et améliore le cadre législatif et administratif de réglementation des activités maritimes dans l'intérêt de la sécurité et de la protection de l'environnement marin.

    La sécurité et l'efficacité des transports sont essentielles à la compétitivité du Canada et le transport maritime est un élément important du réseau de transport du Canada. Une clarté et une efficacité accrues dans la loi contribuent à la compétitivité de notre réseau de transport et à la productivité de notre industrie.

    Le commerce maritime est national et international et nous devons avoir une vision internationale dans notre réglementation de ce commerce. Les améliorations apportées au cadre législatif par le projet de loi C-3 facilitent notre participation à des prises de décisions internationales sur le contenu des conventions et des traités tendant à assurer la sécurité maritime et à protéger l'environnement marin, en plus d'accroître notre capacité de mettre en oeuvre des normes internationales.

  +-(1010)  

    Le projet de loi modifie la Loi sur la marine marchande du Canada, la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada et la Loi sur les océans.

    Aux termes de la Loi sur la marine marchande, il incombait au ministre des Transports et au ministre des Pêches et des Océans de surveiller le transport maritime et assurer la sécurité maritime et les services de navigation, la prévention de la pollution et les mesures correctives, ainsi que d'autres aspects de cette vaste et importante industrie.

    La loi actuelle, révisée à l'époque des bateaux à coque de bois, contient de nombreuses dispositions désuètes. Elle sera remplacée par la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, qui a été adoptée par la Chambre en 2000 et qui doit entrer en vigueur en 2006.

    Comme les lois qui l'ont précédée, la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada confère au ministre des Pêches et des Océans et au ministre des Transports des fonctions et responsabilités relatives à la réglementation du transport maritime et de l'industrie du transport.

    La Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada a été méticuleusement rédigée, de manière à établir le plus clairement possible la distinction entre les responsabilités des deux ministres, qui faisaient l'objet d'un différend à l'époque. Par conséquent, le projet de loi C-3, quoique de conception simple, contient de nombreuses petites modifications qui apportent les changements voulus sans nuire à la cohérence de la loi.

    Le projet de loi C-3 donne suite à la décision prise par le premier ministre, le 12 décembre 2003, d'énoncer clairement les responsabilités de chaque ministre et ministère; d'établir les responsabilités générales de Transports Canada en matière de sécurité et de protection environnementale sur les voies maritimes; d'accroître l'efficacité, la cohérence et la transparence du cadre réglementaire maritime pour tous les Canadiens; d'améliorer les services maritimes aux parties prenantes et à l'ensemble des Canadiens; de veiller à ce que le gouvernement exerce les mêmes obligations et fonctions dans tous les ministères compétents; de perpétuer le rôle opérationnel du ministère des Pêches et des Océans; de s'assurer que les nouveaux pouvoirs, obligations et fonctions conférés au ministre des Transports soient clairement énoncés, afin d'éviter toute confusion et litige; et de veiller à préserver la logique et la cohérence des lois.

    Le projet de loi promeut la vision du gouvernement concernant le meilleur système de transport pour les Canadiens, un système sûr, efficace et écologique, propre à assurer la croissance économique et le développement social du Canada tout en protégeant l'environnement physique.

    Le projet de loi a été examiné par le Comité permanent des transports. Je demande à la Chambre d'appuyer le projet de loi C-3, Loi modifiant la Loi sur la marine marchande du Canada, la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada et la Loi sur les océans.

+-

    L'hon. Rob Nicholson (Niagara Falls, PCC): Monsieur le Président, comme les députés le savent, le projet de loi C-3 vise à modifier la Loi sur la marine marchande du Canada, la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada et la Loi sur les océans.

    Le projet de loi C-3 est l'un des premiers projets de loi présentés au cours de la présente législature. Il m'intéresse particulièrement, car je venais tout juste d'être nommé porte-parole de mon parti en matière de transports lorsqu'il a été déposé. Mon prédécesseur, le député de Port Moody—Westwood—Port Coquitlam, est un expert en transports et j'ai donc été très heureux de pouvoir travailler avec lui. En toute honnêteté, je suis également bien heureux qu'il ait maintenant repris ses fonctions de porte-parole en matière de transports.

    Le projet de loi C-3 a été déposé le vendredi précédant la pause de l'Action de grâce. Il est intéressant de noter que le Parlement en est de nouveau saisi un vendredi précédant une pause.

    Le secrétaire parlementaire a dit que le premier ministre accordait beaucoup d'importance à ce projet de loi. Il a mentionné à deux reprises dans son discours que le premier ministre avait annoncé ces changements le 12 décembre 2003; ce doit donc être important puisque le premier ministre en a fait l'annonce le jour de son assermentation. Je suis sûr que bien des choses le préoccupaient ce jour-là, mais, pourtant, c'est le moment qu'il a choisi pour annoncer les modifications de la Loi sur la marine marchande du Canada et d'autres lois connexes, qui forment maintenant le projet de loi C-3.

    Avant que le projet de loi ne soit présenté à la Chambre, je n'ai eu aucune information sur son contenu, mais lorsque j'en ai pris connaissance, j'ai été un peu étonné par sa teneur. Je croyais que l'objet du projet de loi relevait déjà du ministère des Transports.

    Renseignements pris, je me suis rendu compte que c'était le cas jusqu'en 1995. Puis, des modifications apportées à la législation ont entraîné le transfert de ces activités du ministère des Transports à celui des Pêches et des Océans. Huit ans plus tard, le gouvernement s'est rendu compte qu'une erreur avait été commise. Le but du projet de loi actuel, en fait, est une réorganisation pour corriger ce que la plupart des gens, selon moi, considéreraient comme une erreur.

    À titre de porte-parole en matière de transports, j'ai recommandé que l'on appuie à la Chambre le projet de loi C-3. C'est conforme, à mon avis, à l'esprit qui règne ou qui devrait régner au cours de la 38e législature. Le gouvernement étant minoritaire, j'estime que les députés de l'opposition, s'ils veulent agir de façon responsable, doivent examiner les mesures législatives présentées à la Chambre, quelles qu'elles soient, et doivent les appuyer si elles sont raisonnables et si elles sont bonnes pour le Canada. Maintenant que j'ai examiné le projet de loi, je n'ai aucune hésitation à recommander à mes collègues de l'appuyer.

    L'un des objectifs que vise le projet de loi C-3 est de libérer la Garde côtière afin qu'elle puisse se consacrer à sa mission opérationnelle. Je ne peux qu'appuyer un tel objectif. À vrai dire, je suis de l'avis que la Garde côtière devrait faire énormément plus de choses qu'elle n'en fait à l'heure actuelle. J'ai déjà soulevé cette question à la Chambre.

    Le gouvernement du Canada ne fait pas assez pour assurer la sécurité à la frontière, en particulier le long des voies navigables qui séparent le Canada et les États-Unis. J'ai déjà affirmé très clairement à la Chambre que je me suis offusqué, au fil des ans, en constatant que le service de police régional de Niagara doit assumer une bonne partie de nos responsabilités internationales en matière de sécurité sur les voies navigables de la région de Niagara, y compris dans certaines parties du lac Ontario, sur la rivière Niagara et dans quelques secteurs du lac Érié.

    Alors que j'étais conseiller régional de la ville de Niagara Falls, j'ai pris connaissance du budget du service de police régional de Niagara et j'ai été renversé en constatant ce qu'il lui en coûte pour patrouiller les voies navigables. Grand Dieu, me suis-je dit, nul besoin d'être constitutionnaliste pour comprendre que cette tâche relève du gouvernement fédéral, peu importe qu'il s'en charge par l'entremise de la GRC, de la Garde côtière ou de tout autre service de sécurité canadien.

  +-(1015)  

    Par la même occasion, je tiens à ce qu'il soit très clair que le service régional de police de Niagara ne s'est jamais plaint d'avoir à assumer cette responsabilité ou une autre. C'est un de ces services policiers qui se met sur la ligne de front, appuie le public et fait ce qui s'impose en fonction du rôle qui lui est confié. Néanmoins, j'estime que ce n'est pas correct.

    Le projet de loi C-3 concerne d'abord et avant tout la Garde côtière puisqu'il vise à lui permettre de reprendre ses responsabilités opérationnelles. Permettez-moi de dire aux députés que les responsabilités opérationnelles de la Garde côtière devraient être nettement plus vastes qu'elles ne le sont à l'heure actuelle. Il faut injecter nettement plus de ressources dans ce secteur. Au lendemain des événements du 11 septembre, le gouvernement s'est empressé d'imposer des droits au titre de la sécurité nationale. Le ministre des Transports va sans doute parler à la Chambre des centaines de millions de dollars que le gouvernement a engrangés uniquement aux aéroports grâce à la taxe sur la sécurité aérienne. Des centaines de millions de dollars entrent dans les coffres du gouvernement et les Canadiens aimeraient qu'une partie de cet argent serve aux fins auxquelles il est destiné, en l'occurrence la protection du Canada. J'ai l'intention de continuer à soulever cette question et d'exercer des pressions à ce sujet à la Chambre.

    En ce qui concerne le projet de loi, j'estime que c'est un pas dans la bonne direction. Il remédie à l'erreur commise en 1995. Évidemment, comme je l'ai dit précédemment, j'aimerais bien que toutes les erreurs du gouvernement puissent se corriger si aisément. Quel dommage qu'il n'ait pas été possible d'avoir un projet de loi omnibus pour corriger toutes les erreurs que le Parti libéral a commises en onze ans et demi de pouvoir. Nous pourrons cependant revenir là-dessus une autre fois.

    Ce serait une mesure législative intéressante n'est-ce pas? Ce serait probablement un gros projet de loi. C'est pourquoi, je dis qu'il faudrait un projet de loi omnibus pour corriger toutes les erreurs commises. Quoi qu'il en soit, la présente mesure législative corrigera une erreur et l'opposition officielle est prête à l'appuyer.

  +-(1020)  

[Français]

+-

    M. Raynald Blais (Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, BQ): Monsieur le Président, je vous remercie de me permettre de prendre la parole sur le projet de loi C-3 qui est en troisième lecture.

    Je ne peux pas commencer mon discours sans revenir sur certains commentaires qui viennent d'être faits. En effet, lorsqu'il est question de l'erreur de 1995 — où on a fait un transfert du ministère des Transports au ministère des Pêches et des Océans —, j'ai comme l'impression que 10 ans plus tard, on veut corriger l'erreur en commettant une autre erreur.

    L'autre erreur est celle-ci. Lorsqu'on regarde le projet de loi C-3, c'est un projet de loi qui, à sa face même, n'est qu'un changement administratif. Le problème de la Garde côtière n'est pas un problème administratif, mais c'est un problème de manque de cohésion et de fonds. C'est un problème qui est majeur compte tenu — j'aurai l'occasion d'en parler au cours du discours — de ses nombreuses responsabilités.

    Aujourd'hui, je n'ai pas l'impression que le gouvernement se comporte de façon responsable en nous présentant un changement purement cosmétique et administratif. On ne va pas du tout au fond des choses et j'aurai l'occasion d'en parler au cours des prochaines minutes.

    Je voudrais juste vous rappeler pourquoi nous pensons que c'est un projet de loi qui, finalement, rendu à sa troisième lecture, ne présente absolument rien de nouveau par rapport à ce qu'on devrait faire. On le lit en consultant des documents publiés par la Bibliothèque du Parlement. On y dit tout simplement que le projet de loi administratif précise le transfert de pouvoirs du ministère des Pêches et des Océans au ministère des Transports, en matière de sécurité maritime qui a eu lieu en décembre 2003: centraliser au ministère des Transports la responsabilité en matière de politique pour tous les aspects de la sécurité maritime; améliorer la sensibilité, la cohérence et l'uniformité du cadre de réglementation maritime pour les Canadiens; améliorer la prestation des services dans ce secteur pour l'ensemble des intervenants; faire en sorte que les rôles et les responsabilités du gouvernement demeurent inchangés, peu importe le ministère qui les assume; conserver au ministère des Pêches et des Océans le pouvoir de s'acquitter du rôle qui lui est confié; faire en sorte que les attributions transférées du ministre des Pêches et des Océans au ministre des Transports soient claires afin de prévenir les litiges; et préserver la logique et la cohérence des lois pertinentes.

    Si je reprenais chacun de ces éléments ou de ces paramètres, on s'apercevrait, à sa face même, que le projet de loi ne peut pas avoir notre appui tel qu'il est présenté. En effet, finalement, cela représente purement et simplement un changement administratif qui ne corrige en rien la situation.

    La situation est celle-ci. En septembre 2000, l'Association des armateurs canadiens écrivait, relativement au service de la Garde côtière:

    La Garde côtière canadienne fournit une gamme de services ayant une incidence sur la flotte commerciale. L'entretien des aides à la navigation, les services de déglaçage et le dragage sont tous des services utilisés jusqu'à un certain point par les membres de l'AAC. À cause des restrictions budgétaire, la Garde côtière canadienne a commencé à introduire de nouveaux frais pour la prestation de tous ces services.

    Depuis plusieurs années, cela est un litige qui perdure toujours. De façon irresponsable, le gouvernement n'a absolument rien réglé par rapport au problème de frais pour l'industrie maritime.

    La Garde côtière a commencé à introduire de nouveaux frais. Et la citation se continue comme suit:

    Ces nouveaux coûts amalgamés représentent des augmentations importantes des frais d'exploitation à un moment où lesautres services de transport ont réussi à réduire leurs coûts de façon draconienne à partir de réformes réglementaires et de fermetures d'installations.

    On parle ici d'une situation qui s'est produit en l'an 2000. Vous allez voir plus tard que la situation, malheureusement, perdure.

    Les nouveaux frais de service de la Garde côtière représentent une question nationale affectant les utilisateurs à travers le pays. L'AAC s'est alliée à des représentants de l'industrie maritime de l'Ouest et de l'Atlantique afin de participer à la Coalition nationale maritime et industrielle afin de présenter une approche conjointe aux négociations avec le gouvernement.

  +-(1025)  

    Je continue la lecture du rapport de l'Association des armateurs canadiens:

    En 1998, on a mené des consultations sur les plans de la Garde côtière ayant trait aux frais de déglaçage. Un rapport du Conseil consultatif du transport maritime (CCTM) a recommandé des frais de passage uniformes préconisant un plafond au nombre de passages facturables [...] La Coalition a présenté une contre proposition. Suite à une série de rencontres avec le ministre, l'honorable David Anderson et ses représentants, le Ministère a accepté de réduire le montant des revenus cibles de la Garde côtière de moitié pour une période de trois ans [...]

    Le gel de trois ans sur les frais s'applique aussi aux frais pour les aides à la navigation. [...] Les membres de l'AAC sont d'avis que l'industrie n'a plus besoin de tous les services offerts par la Garde côtière, que les efforts visant à réduire les coûts d'exploitation doivent augmenter et que ces nouveaux coûts auront une incidence négative sur la concurrence de l'industrie. [...]

    En 1998, la Garde côtière a réintroduit les frais de services de dragage pour une période d'un an. Tout d'abord prévus comme "frais provisoires" [...]

    Il s'agit d'une belle marque de commerce du gouvernement libéral: des frais provisoires, des mesures provisoires. Au chapitre de l'assurance-chômage, on pourrait en parler un brin et pas mal.

[...] pour les navires commerciaux dans le fleuve Saint-Laurent en 1997, on a prolongé ces frais jusqu'au 1er septembre 1999. Le gouvernement a aussi établi un comité consultatif pour examiner la question.

    On pourrait peut-être qualifier ce comité de bidon. Cela a été écrit en 2000.

    Maintenant, je vous lirai un passage dans la revue Maritime Magazine, qui concerne le monde maritime, publiée à l'hiver 2005, qui nous apprend, sous la signature de l'éditeur, Pierre Terrien, où nous sommes rendus quelques années plus tard. Finalement, c'est là l'essence même du problème, et c'est là qu'on devrait avoir un projet de loi C-3. Peu importe le numéro du projet de loi, nous devrions avoir une véritable responsabilisation par rapport au dossier de la Garde côtière.

    Donc, selon M. Terrien, le débat entourant le recouvrement des coûts de la Garde côtière qui était déjà en cours il y a plusieurs années, a souvent fait la manchette et monopolisé bien des énergies. Décrié par tous, même par le commissaire de la Garde côtière, cette politique maudite du gouvernement fédéral — ce n'est pas moi qui le dis, c'est écrit noir sur blanc — aura eu le don de rapprocher les divers organismes voués à la défense et à la promotion du transport maritime. Elle a aussi mené à la création de plusieurs coalitions qui ont réuni à la même table des acteurs des milieux industriels et manufacturiers, en plus des traditionnels porte-parole du milieu maritime.

    Cela démontre qu'à une médaille, il peut y avoir plusieurs côté: deux et même trois côtés.

    Ce resserrement des rangs parmi les forces en place se révèle, pour le milieu maritime, le changement le plus pertinent de la dernière décennie, car il lui a permis de se donner une image et une voix plus cohérentes.

    Cependant, il s'agit d'une politique « maudite ». C'est malheureux d'être obligé d'utiliser ce langage, mais on s'aperçoit très bien qu'au fil des ans, ce dossier est loin d'avancer. Ce n'est pas avec la récente mesure annoncée par le ministère des Pêches et des Océans, soit 276 millions de dollars sur cinq ans, qu'on peut dire que le tout est réglé.

    En effet, de l'aveu même du commissaire à la Garde côtière canadienne, M. Adams, celle-ci aurait besoin d'un investissement de 140 millions de dollars par année pour la remettre à un niveau convenable. On ne parle pas de luxe. On ne parle pas d'avoir des navires qui auraient l'allure de paquebots luxueux. On dit qu'il faudrait des investissements majeurs, soit 140 millions de dollars par année, pour en arriver à un niveau convenable.

  +-(1030)  

    Ce qu'on nous annonce aujourd'hui au chapitre de la Garde côtière, est intéressant. Cela paraît être un gros montant, mais c'est 275 millions de dollars échelonné sur cinq ans. La nature des choses étant ce qu'elle est, le facteur diviseur étant un modèle arithmétique qu'on ne peut contredire, on s'aperçoit que très peu d'argent est mis par rapport aux véritables besoins. À mon avis, dans ce dossier, ce n'est pas avec un changement administratif qu'on arrivera véritablement à régler le problème de fond.

    Nous sommes rendus à l'étape de la troisième lecture. Ce projet de loi modifie quatre lois existantes, à savoir la Loi sur la marine marchande du Canada, la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada et la Loi sur les océans. Le texte à pour but de transférer des attributions du ministre des Pêches et des Océans au ministre des Transports.

    Je vous rappelle que l'histoire témoigne bien de ce que peut être, finalement, la façon de faire libérale. En 1995, on a fait le phénomène inverse. On a fait en sorte que des attributions du ministère des Transports soient transférés au ministère des Pêches et des Océans.

    Maintenant, on le transfère à nouveau. Il est à prévoir qu'il y aura possiblement des litiges. On doit donc faire en sorte que les attributions transférées du ministre des Pêches et des Océans au ministre des Transports soient claires afin de prévenir les litiges. Est-ce que le cas? Je n'en suis pas sûr.

    On se retrouve dans une situation où on avance et on recule. Comme dirait l'autre: « On pédale au neutre. On reste au neutre. » Autrement dit, on fait du surplace. Pendant ce temps, les problèmes s'accumulent. Non seulement au chapitre de la sécurité maritime, mais aussi de la sécurité au sens large, on s'aperçoit que l'on manque carrément le bateau. Parce que, pour ce qui est des besoins — je le répète et il est important de le souligner à nouveau —, on nous annonce un maigre 275 millions de dollars échelonné sur cinq ans, quand les besoins estimés par le commissaire de la Garde côtière, M. Adams, — je lui donne le crédit d'être un expert dans le domaine et de savoir véritablement de quoi il est question lorsqu'il parle de besoins des services de la Garde côtière — se situent à près de 140 millions de dollars par année.

    Au niveau de la démocratie, on nie l'existence d'un comité parlementaire permanent qui a émis, il y a quelques années, soit en 2003, un rapport unanime concernant les services de la Garde côtière. Dans ce rapport, il est bel et bien demandé, parmi les recommandations, de créer une agence civile indépendante. Il y a aussi une série d'autres recommandations. D'ailleurs, je me permets de vous les lire.

    Je veux revenir sur ce rapport unanime du Comité permanent des pêches et océans où siègent, je vous le rappelle, des députés de toutes les formations politiques. On nie finalement ce qu'il y a dans le rapport avec la présentation du projet de loi C-3 cosmétique, du projet de loi C-3 purement administratif.

    Parmi les 18 recommandations, on demande entre autres:

    Que le financement de la Garde côtière soit augmenté.

    On ne demande pas que ce soit augmenté au sens cosmétique. La somme de 275 millions sur cinq ans peut paraître énorme, mais cinq ans, cela passe vite, et c'est beaucoup trop peu par rapport aux véritables besoins.

    On demande également ceci:

    Qu'un financement stable et durable soit attribué au Bureau de la sécurité nautique fondé sur des crédits votés et suffisants pour lui permettre de s'acquitter de ses responsabilités.

    Que la Garde côtière canadienne soit régie par une nouvelle loi sur la Garde côtière canadienne précisant ses attributions.

    Que le gouvernement déclare que la Garde côtière canadienne est l'organisme fédéral prépondérant chargé de faire appliquer la loi parmi les ministères fédéraux mandatés en matière de prévention de la pollution marine.

    Que la Garde côtière obtienne les ressources et les pouvoirs dont elle a besoin pour effectuer la surveillance et recueillir les preuves requises pour être en mesure de poursuivre les contrevenants.

    Avant qu'une décision soit prise à l'effet qu'un phare ne perde son gardien, que la population et les intervenants touchés soient consultés.

  +-(1035)  

    Qu'une Garde côtière soit constituée en agence civile indépendante; que le gouvernement s'engage immédiatement [...]

    À l'époque, c'était en 2003.

[...] à verser à la Garde côtière canadienne des fonds d'immobilisations pour renouveler la flotte, mettre à niveau et moderniser l'infrastructure côtière et mettre en oeuvre les nouvelles technologies.

    Finalement, c'est un peu dans ce contexte-là qu'on se retrouve aujourd'hui en troisième lecture. C'est la deuxième fois que je m'adresse à la Chambre pour parler de ce dossier. Je vous dirais, qu'à quelques exceptions près, c'est le même discours que je tiens aujourd'hui. En effet, le dossier de la Garde côtière demande plus qu'un changement cosmétique ou administratif, cela demande des améliorations notables, des améliorations qui seraient correctes, pertinentes et à la hauteur des besoins.

    La hauteur des besoins est importante car, comme vous le savez, il y a trois océans qui nous entourent. L'un de ces océans, je le connais davantage. Venant du comté de Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine et représentant de celui-ci, je connais bien l'océan Atlantique et le golfe Saint-Laurent.

    Je vous dirais qu'au fil des dernières années, ce qu'on se pose comme question au chapitre de la Garde côtière, c'est à quand la nouvelle coupure? C'est un peu dans cette optique que nous sommes. C'est un peu dans ce milieu que nous nous retrouvons aujourd'hui.

    Au chapitre des services maritimes, au niveau de la sécurité et des gens qui auraient éventuellement des problèmes en mer ou quelque chose comme cela, on ne se retrouve pas en situation où on s'aperçoit que la Garde côtière peut véritablement remplir son mandat. Ce n'est pas uniquement moi qui le dit, ce sont les pêcheurs, les intervenants et même le commissaire à la Garde côtière, le big boss de la Garde côtière, qui le disent aussi.

    On n'a pas suffisamment de navires et on n'est pas à la hauteur des véritables besoins de la Garde côtière. C'est pour cela que, dans une ultime tentative, on demande aux gens de se prononcer contre le projet de loi et de faire en sorte que le gouvernement libéral actuel, minoritaire, refasse ses devoirs dans ce dossier.

    Cela n'a pas de bon sens et ce serait un autre scandale qui s'ajouterait à la collection libérale, de faire en sorte de renier ses responsabilités et d'oublier complètement que les services de la Garde côtière exigent beaucoup plus. Ce serait une question de respect et de dignité que de faire en sorte qu'on puisse accorder un véritable financement intéressant, une véritable cohésion au niveau du travail. Ce n'est pas en jouant au yo-yo entre les ministères des Transports et des Pêches et des Océans que nous allons régler véritablement le problème.

    Je me permets de conclure en vous disant que les gens de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, les gens qui font affaire avec les services de la Garde côtière, ont véritablement besoin non pas d'un projet de loi cosmétique et administratif, mais de véritables changements qui feraient en sorte qu'on pourrait se retrouver en mer avec une Garde côtière qui puisse protéger et qui puisse également se développer en termes de services. C'est pour cela qu'il ne faudra pas que, d'une part, l'industrie maritime ait à payer la note et que, d'autre part, les gens et les pêcheurs aient également à payer la note. J'espère aussi qu'ils n'aient pas à payer de leur vie quant à ce dossier-là.

  +-(1040)  

[Traduction]

+-

    M. Loyola Hearn (St. John's-Sud—Mount Pearl, PCC): Monsieur le Président, je sais que mon collègue s'intéresse de très près aux installations de façon générale, surtout quand ses pêcheurs sont touchés.

    Parfois, les budgets contiennent des engagements d'investissement dans l'infrastructure. Cependant, l'infrastructure est en si mauvais état à l'échelle du pays, et les besoins sont si grands, que même si les engagements semblent bons, ils n'ont que très peu d'effet.

    Il y a deux ans, des fonctionnaires du Programme des ports pour petits bateaux nous ont dit qu'il faudrait 400 millions de dollars simplement pour remettre en état leurs propres installations. Sous la pression du comité permanent, 100 millions de dollars supplémentaires ont été investis. Cela n'a même pas paru, et nous accusons toujours un retard.

    Le député trouve-t-il que, dans sa région, comme dans la mienne, les fonds versés par le gouvernement ne répondent pas aux besoins?

[Français]

+-

    M. Raynald Blais: Monsieur le Président, je remercie beaucoup mon collègue de son intervention et, également, de sa question. En effet, cela me permet effectivement de parler de ce qui se passe dans la réalité de tous les jours. Vous savez comme moi que, lorsqu'un toit coule, il faut le réparer, parce qu'on risque de perdre la maison au complet. Cependant, en ce qui a trait aux services de la Garde côtière canadienne — le parallèle peut aussi être fait pour les ports pour petits bateaux —, la situation actuelle est affreuse.

    Une estimation faite en 2002 par les gens du ministère des Pêches et des Océans — ce n'est pas la mienne, parce que si cela avait été mon estimation ou une estimation faite par une firme externe, indépendante, les montants auraient pu être du double ou même davantage — faisait état de 400 millions de dollars nécessaires pour réparer, remettre en état. On ne parle pas de construire de nouvelles installations, mais de remettre en état. Il était question de 400 millions de dollars.

    Selon les chiffres du ministère des Pêches et des Océans, en 2004 et même en 2005, on est rendus à 500 millions de dollars. Le toit continue de couler et les coûts s'accumulent. Les réparations sont de plus en plus majeures, et on vit un peu partout des situations d'horreur.

    J'ai déjà eu l'occasion de mentionner à quelques reprises, au comité, et je peux le faire ici à la Chambre, ce qui se passe que ce soit à Grande-Vallée, à Saint-Georges-de-la-Malbaie dans le comté Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine ou même à Percé. Vous savez comme moi qu'à Percé, il y a un beau rocher. Il y a un trou dedans. Imaginez-vous que le quai attenant à ce rocher perd maintenant des morceaux. Il commence à y avoir des trous dans le quai qui permet aux gens d'aller faire le tour du rocher Percé.

    Telle est la situation dramatique de 2005. C'est pour cela que, lorsqu'on nous annonce des montants d'argent, peu importe la durée, lorsque la durée est plus longue, les montants peuvent paraître énormes et, de fait, ils ne corrigent absolument en rien ce qui se passe actuellement.

    La situation s'aggrave. Elle est dangereuse, à la limite. C'est pour cela que l'on se retrouve devant une situation scandaleuse. Le parallèle peut être fait entre les ports pour petits bateaux et la situation scandaleuse que l'on y retrouve et ce que l'on a également au chapitre de la Garde côtière, parce que les besoins sont énormes. Ce n'est pas en « patchant », en mettant des sparadraps que l'on va régler véritablement la situation. On risque tout simplement de l'aggraver, comme on le fait actuellement au chapitre des ports pour petits bateaux.

  +-(1045)  

[Traduction]

+-

    M. Pat Martin (Winnipeg-Centre, NPD): Monsieur le Président, permettez-moi tout d'abord de vous féliciter d'avoir su donner si judicieusement, par votre conduite aujourd'hui, beaucoup de crédibilité à la présidence. Cela étant dit, j'espère que vous me donnerez toute la latitude nécessaire pour l'exposé que je m'apprête à faire au sujet du projet de loi C-3.

    Je commencerai d'abord par rendre hommage, au nom du NDP, à notre porte-parole, la députée de Churchill, qui n'a pas ménagé ses efforts pour améliorer le projet de loi C-3 à l'étape de l'étude en comité. Je tiens aussi à souligner l'apport du député de Sackville—Eastern Shore en ce qui concerne la Garde côtière et les dossiers maritimes en général, plus particulièrement pour ce qui est de la construction navale. Je pourrais d'ailleurs aborder ce point dans mes observations.

    Il me tarde d'expliquer, en prenant quelques détours, la position du NPD sur ce projet de loi. Il importe de signaler la nature unique de ce projet de loi. Ce dernier annule totalement les choix exercés en 1994 par le gouvernement libéral qui avait décidé de rejeter les changements apportés au ministère des Pêches et des Océans et à Transports Canada. Cela me rappelle d'autres changements concernant l'administration du pays à cette époque.

    Ce fut une époque très prolifique en matière de réformes. Avec le temps, nous avons pu prendre du recul, réfléchir à certaines choses et constater que la plupart des choix faits au cours de cette période ont été catastrophiques. Ils méritent d'être renversés par ce projet de loi, ou encore il faudrait peut-être présenter un texte législatif omnibus pour corriger toutes les erreurs commises par les libéraux à cette époque.

    Maintenant que nous débattons le projet de loi C-3, nous pécherions par négligence en ne signalant pas les autres choses qui se produisaient à la même époque. Par exemple, c'est alors qu'un superportefeuille a été créé à Développement des ressources humaines Canada, qui a regroupé un ensemble à peine imaginable de portefeuilles, de programmes et de champs de compétence, comme le Régime de pensions du Canada, l'assurance-emploi et la formation. Tous ces éléments ont été regroupés au sein d'un superportefeuille qui, comme nous l'avons appris ultérieurement, était ingérable. La moitié du budget du Canada était consacrée à ce portefeuille en raison de l'ampleur et de l'étendue de son champ de compétence. Nous avons appris que c'était une mauvaise idée. C'était de la mauvaise gestion.

    À la même époque, il y avait un plan visant à unifier la SV et le SRG. Il a donné lieu à une révolution des cheveux blancs dans tout le pays, à peu près comme au temps où Brian Mulroney, qui était premier ministre, a essayé de supprimer l'indexation des pensions. Les personnes âgées de tout le pays se sont soulevées et elles ont dit au gouvernement de faire marche arrière, et il a dû revenir sur sa décision. Il y a eu des coupes dévastatrices dans l'assurance-emploi au cours de cette période, et nous ne nous en sommes pas encore remis. Nous remettons progressivement ce programme en place après qu'il ait été systématiquement démantelé par le gouvernement libéral.

    Il nous a fallu une décennie de luttes pour enfin réparer les dégâts causés pendant les premières années du mandat libéral. En débattant le projet de loi C-3, nous devons être conscients des initiatives de cette époque qui se sont soldées par un échec.

    Ce projet de loi aura une incidence réelle sur le terrain sous l'angle de la protection de l'environnement et de l'application de la loi. Il préoccupe beaucoup les membres de notre caucus pour cette raison. Il vise précisément les embarcations de plaisance. Nous pourrions appuyer l'idée de transférer cette responsabilité, ainsi que la répression des infractions aux lois sur l'environnement, vers le ministère des Transports si nous avions l'assurance que les provinces seront consultées et indemnisées comme il se doit s'il y a un transfert corrélatif de responsabilités d'application entraînant des coûts et dépenses supplémentaires.

  +-(1050)  

    J'insiste là-dessus, car j'ai eu de mauvaises expériences du fait que l'administration des lois relatives aux petites embarcations, aux embarcations de plaisance et aux bateaux commerciaux de petite taille relève de multiples sphères de compétence. Je vais donner un exemple flagrant qui permettra d'illustrer certains des dangers inhérents à la décision que nous allons prendre aujourd'hui sur le projet de loi C-3.

    Il n'y a pas très longtemps, un accident vraiment tragique est survenu sur le lac Winnipeg. Un jeune homme de 19 ans a été tué pendant qu'il travaillait sur un petit navire de pêche. C'était sa première journée de travail et il a perdu la vie dans l'exercice de ses fonctions. Il devrait normalement aller de soi qu'une agence désignée intervienne dans une situation comme celle-là pour faire enquête sur ce qui était un accident de travail, pour procéder à l'enquête judiciaire et pour formuler des recommandations susceptibles d'éviter des accidents semblables. Une enquête complète sur le décès, plutôt que l'enquête sommaire à laquelle a procédé la police pour s'assurer qu'il n'y avait pas eu d'acte criminel et qu'il s'agissait bien d'un accident, aurait beaucoup aidé la famille à tourner la page.

    Ces complications surviennent surtout lorsqu'il s'agit de petits navires de pêche sur les eaux douces intérieures. En raison du croisement des compétences, personne n'arrive à déterminer qui doit enquêter sur ces incidents. J'ai d'abord communiqué avec les responsables provinciaux de la santé et de la sécurité au travail pour me faire dire qu'il s'agissait d'une question de transport relevant du gouvernement fédéral. J'ai ensuite essayé de m'adresser aux responsables fédéraux du Code canadien du travail, mais cela ne relevait pas de leur compétence, ni de celle de la Garde côtière. Les fonctionnaires du ministère des Transports ont dit qu'ils ne pouvaient pas m'aider.

    Dans ce dossier, la famille était toujours sous le choc, car personne ne voulait prendre la responsabilité du tragique destin de ce jeune homme de 19 ans qui avait été tué pendant sa première journée de travail. Il s'agissait d'un accident industriel en milieu de travail, sur un bateau de pêche qui est en fait un milieu de travail; que le bateau ait 16 ou 60 pieds de longueur ne change rien à l'affaire. Personne ne savait de quelle compétence l'incident relevait.

    J'établis ce parallèle car nous envisageons, dans le cadre de ce projet de loi, de transférer la compétence sur toutes les embarcations de plaisance. J'insiste sur nos préoccupations très concrètes au sujet de la question de la compétence, du flou des compétences et parfois des intérêts concurrents des administrations. Il faudrait noter que Pêches et Océans et Transport Canada ont des priorités complètement différentes, des mandats complètements différents, ainsi que des programmes complètements différents et parfois concurrents.

    Le risque de complication, de chevauchement et d'incertitude sera accru par ce que nous essayons de faire aujourd'hui. En somme, j'essaie simplement de dire que nous devons examiner rigoureusement tout conflit potentiel entre la gestion de ces champs de compétence et le travail de la Garde côtière.

    J'ai commencé mon intervention en faisant quelques observations générales et en disant que ce projet de loi annule le travail fait en 1994. Compte tenu des complications dont je parle aujourd'hui, je peux simplement dire que le projet de loi aurait été accueilli avec beaucoup plus d'enthousiasme par le NPD si, du même souffle, on s'était efforcé de donner plus d'envergure à la Garde côtière, de lui accorder les moyens dont elle a besoin pour s'acquitter de sa tâche, qui est de plus en plus difficile, et pour répondre aux exigences de plus en plus importantes que nous avons à son égard.

    Comme la plupart des députés de l'opposition présents, je m'attendais à ce que le budget fédéral accorde beaucoup plus à la Garde côtière que 275 millions de dollars sur cinq ans. C'est peu comparativement aux besoins. Je viens de Winnipeg, où les questions maritimes n'alimentent pas beaucoup les conversations, mais en tant que Canadien, je sais pertinemment que nous sommes, de tous les pays du monde, celui qui a le plus de kilomètres de côtes. La flotte de notre Garde côtière est incapable d'offrir les services que nous attendons d'elle en tant que pays maritime. La modernisation de cette flotte aurait dû faire partie du débat d'aujourd'hui si nous avions eu vraiment l'intention de réformer les choses.

  +-(1055)  

    Il est clair que nous ne disposons pas des navires qu'il faut pour répondre aux besoins de la Garde côtière, dont nous exigeons pourtant de plus en plus.

    Pour expliquer comment nous en sommes venus à nous intéresser au projet de loi et à prendre position, je rappellerai que, le 12 décembre 2003, le premier ministre a annoncé que la responsabilité décisionnelle en matière de sûreté et de sécurité maritimes serait centralisée au ministère des Transports.

    Ainsi, lorsqu'une partie des activités relatives à la sûreté et la sécurité maritimes ont été transférées du ministère des Pêches et des Océans au ministère des Transports, il y a eu consternation parmi tous ceux qui étaient touchés. C'est à cette époque que j'ai entendu pour la première fois le député de Sackville—Eastern Shore tirer la sonnette d'alarme.

    L'annonce faite par le premier ministre à l'époque était plutôt obscure. Il était difficile d'en évaluer la portée véritable. Allait-on englober les services de navigation, la prévention de la pollution ou d'autres aspects comme la sécurité et la sensibilisation? On n'a connu l'ampleur de ce qui était proposé que le 8 octobre, date à laquelle le gouvernement a présenté le projet de loi C-3, Loi modifiant la Loi sur la marine marchande du Canada.

    À ce moment là, notre députée de Churchill, qui suivait également la question de près, a tenté de faire approuver par le comité des amendements concernant l'exécution des dispositions relatives à l'environnement. Nous nous demandions si, avec le transfert des tâches d'exécution, on allait continuer à accorder la priorité à la sécurité environnementale. Cet aspect serait-il toujours primordial? Nous craignions que ce ne soit pas le cas.

    Nous estimons pour notre part que la pollution relève du ministère de l'Environnement. C'est ce ministère qui a le mandat de protéger l'environnement et qui dispose des moyens en conséquence. La nouvelle tâche et les nouvelles obligations confiées au ministère des Transports en matière de protection de l'intégrité de l'environnement ne risquent-elles pas d'entrer en conflit avec certains de ses autres objectifs? Voilà des contradictions qui sautent aux yeux lorsqu'on se penche sur ce qui semble être, de prime abord, un simple transfert de tâches et de pouvoirs réglementaires. La chose n'est pas si simple.

    Dans le domaine où c'est le plus nécessaire et sur nos cours d'eau, les choses ne sont pas aussi simples. On ne sait pas trop à qui on a affaire. La pollution causée par les navires irrite le gouvernement. Nous le savons. Les amendes les plus élevées pour préjudice à l'environnement visaient un navire pollueur, un navire de la Société maritime CSL dans le port d'Halifax. C'est cela qui irrite le gouvernement, mais il préférerait rester discret et ne pas en parler.

    Le problème est grave. Avec les embarcations de plaisance, les navires commerciaux et même les bâtiments militaire d'autres pays, la pollution causée par les navires est un enjeu mondial énorme qui n'est pas traité de façon satisfaisante. Cela relève du ministre de l'Environnement car c'est son ministère qui a le pouvoir d'imposer les lourdes sanctions dont sont passibles les navires pollueurs.

    Ce ne sont là que quelques-unes des réserves formulées par la porte-parole de mon parti, la députée de Churchill, qui a vaillamment fait valoir devant une vive opposition au sein du comité les raisons justifiant le maintien, au ministère de l'Environnement, des responsabilités en matière de prévention de la pollution maritime. Les amendements proposés ont été jugés irrecevables.

    Cela illustre bien la différence entre un gouvernement minoritaire et un gouvernement majoritaire. En effet, à l'époque, en octobre 2004, le gouvernement libéral majoritaire ne voulait pas accepter les amendements sensés. Il y a six ou huit mois, l'idée qu'un amendement puisse être adopté à l'étape de l'étude en comité était nouvelle car on avait encore la conviction que la règle de la majorité jouerait contre toute logique.

  +-(1100)  

+-

    Le Président: Il est l'heure de passer aux déclarations de députés. Le député disposera de cinq minutes lorsque nous reprendrons le débat, sans compter bien sûr les dix minutes prévues pour les questions et observations.


+-DÉCLARATIONS DE DÉPUTÉS

[Article 31 du Règlement]

*   *   *

[Traduction]

+-L'environnement

+-

    M. John Maloney (Welland, Lib.): Monsieur le Président, le récent budget fédéral a annoncé un montant supplémentaire de 300 millions de dollars pour les fonds municipaux verts et je crois comprendre que la moitié de cette somme sera affectée à la décontamination de friches industrielles.

    La décontamination de ces terres peut remettre en état des aires par ailleurs stériles à des fins de nouvelle mise en valeur industrielle, commerciale ou de vente au détail, ce qui crée des emplois et génère des recettes fiscales foncières. Il existe également un potentiel d'utilisations résidentielles ou récréatives. Tous les éléments que j'ai mentionnés contribuent à réduire l'étalement urbain. Leurs retombées sont positives. La difficulté, c'est ce que cette remise en état est très onéreuse.

    J'espère que certaines des nombreuses friches industrielles de la région du Niagara, particulièrement le long du canal Welland à Thorold, Welland et Port Colborne, bénéficieront de ces nouveaux fonds. En particulier, un ancien site industriel à Welland est un secteur de première qualité pour une mise en valeur, ainsi que des terres excédentaires de la Voie maritime du Saint-Laurent à Port Colborne, qui font actuellement l'objet d'évaluations environnementales des phases III et IV.

    Je souhaite vivement entendre davantage de détails au sujet de ces fonds et des formalités à remplir pour que les collectivités de ma circonscription, Welland, puissent présenter une demande. Je félicite les ministres des Finances et de l'Environnement de leur vision et d'avoir dégagé des fonds pour ces initiatives.

*   *   *

+-Les nominations gouvernementales

+-

    M. Steven Fletcher (Charleswood—St. James—Assiniboia, PCC): Monsieur le Président, le premier ministre a déjà exposé son engagement envers l'intégrité, sa volonté de changer la façon dont Ottawa fonctionne et le dégoût que lui inspire le déficit démocratique. Il est évident que ces promesses étaient creuses.

    Plus d'un an plus tard, l'intégrité du gouvernement a atteint un bas niveau historique. Ottawa fonctionne, comme toujours, sous la direction des libéraux et le déficit démocratique est devenu un gouffre béant.

    De nombreux amis du premier ministre ont reçu de juteuses affectations, dont d'anciens députés libéraux comme le lieutenant-gouverneur du Manitoba, John Harvard, Allan Rock et d'autres.

    Glen Murray, ancien candidat vedette libéral et délégué au congrès libéral, n'est que la dernière en date des personnes nommées qui ont des relations privilégiées avec le premier ministre.

    La voie du succès est claire pour les libéraux: aidez-les ou, mieux encore, aidez leur chef, et vous pouvez vous attendre à une portion copieuse du ragoût du favoritisme servie dans de grandes louches par le cabinet du premier ministre.

    Le premier ministre devrait respecter les voeux du Comité de l'environnement et réexaminer la nomination de M. Murray. Mettons fin au népotisme. Mettons-y fin dès maintenant.

*   *   *

+-L'aide étrangère

+-

    L'hon. Don Boudria (Glengarry—Prescott—Russell, Lib.): Monsieur le Président, l'automne dernier, sept parlementaires ont assisté au Dialogue interparlementaire Afrique-Canada sur les politiques, au Kenya.

    Une des choses qui a marqué ceux d'entre nous qui ont participé était la menace pour les travailleurs et l'environnement que présentent les pratiques commerciales irresponsables.

    Le Contrat mondial des Nations Unies énonce dix principes reflétant la bonne conscience sociale des entreprises. L'ACDI compte appuyer des entreprises africaines par l'entremise du Fonds d'investissement du Canada pour l'Afrique.

    Nous sommes d'avis que ce fonds devrait venir en aide seulement aux entreprises qui respectent le Contrat mondial des Nations Unies. J'exhorte le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour veiller à ce que ce soit le cas.

*   *   *

[Français]

+-Roland Babin

+-

    M. Raynald Blais (Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, BQ): Monsieur le Président, je voudrais rendre hommage aujourd'hui en cette Chambre à un citoyen de ma circonscription, M. Roland Babin, de Caplan.

    Lors du dernier Gala régional des Bénévoles qui s'est tenu à Sainte-Anne-des-Monts, M. Roland Babin s'est vu décerner le titre de Bénévole de l'année 2004 pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine.

    Malgré ses 75 ans bien comptés, M. Babin consacre 20 à 35 heures par semaine au bénévolat auprès des jeunes et des aînés de sa région. Il s'est aussi beaucoup impliqué dans le Festi-Neige de Caplan où il a même battu un record de vente de billets.

    En tant que député de Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, je tiens à le féliciter pour avoir reçu cette distinction. J'espère qu'il continuera dans cette voie et que son exploit serve d'exemple à tous ceux et celles qui doutent encore que l'entraide et la coopération n'ont plus leur place en 2005.

*   *   *

[Traduction]

+-Les Jeux olympiques spéciaux d'hiver

+-

    L'hon. Lawrence MacAulay (Cardigan, Lib.): Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour féliciter Rose MacDonald et Michael Morris, deux de mes électeurs, qui ont tous deux remporté des médailles en ski de fond aux Jeux olympiques spéciaux d'hiver qui ont eu lieu à Nagano, au Japon.

    Rose a remporté la médaille de bronze dans l'épreuve d'un kilomètre et la médaille d'or dans celle de 500 mètres, terminant en 3 minutes 49 secondes.

    Michael aussi s'est très bien débrouillé, remportant la médaille d'argent dans la course de 500 mètres, avec un temps de 3 minutes et 43 secondes. Il a remporté une autre médaille d'argent dans le relais quatre fois un kilomètre, pas de patineur.

    Je tiens à féliciter tous les athlètes canadiens qui ont participé aux Jeux olympiques spéciaux d'hiver. Ils sont la fierté du Canada.

*   *   *

  +-(1105)  

+-Le Festival du bois

+-

    M. Paul Forseth (New Westminster—Coquitlam, PCC): Monsieur le Président, la culture et la langue françaises se portent bien en Colombie-Britannique. Le Festival du bois, le festival annuel de musique folklorique de Maillardville a célébré cette année sa 16e édition à Coquitlam, en Colombie-Britannique, du 27 février au 6 mars derniers.

    Quelle bonne idée que cette campagne et ce festival Fièrement francophone, qui permettent aux gens de célébrer leur francité: leur langue, leurs ancêtres, leur mode, leur musique ou leur penchant pour la cuisine française. C'est le printemps dans ma circonscription.

    Je tiens à remercier les partenaires qui ont rendu cela possible: la ville de Coquitlam, Citysoup.ca, la Société Maillardville-Uni, la Société de développement économique, Place Maillardville, L'Express du Pacifique, l'Alliance française, la Place des Arts, la Coquitlam Heritage Society et les gouvernements fédéral et provincial.

    Fièrement francophone. C'est bon pour tout le monde.

*   *   *

+-Le Nuvavut Youth Abroad Program

+-

    Mme Nancy Karetak-Lindell (Nunavut, Lib.): Monsieur le Président, je voudrais signaler à la Chambre le succès que remporte le Nuvavut Youth Abroad Program. Ce programme permet à des jeunes de 16 à 21 ans d'acquérir une formation et des compétences professionnelles inestimables ainsi que des crédits d'études secondaires dans le cadre d'une expérience d'apprentissage multiculturelle dans le Sud du Canada et à l'étranger.

    Produit par Amberlight Productions, Road Scholars, le vidéo réconfortant et salué unanimement, qui a été diffusé récemment à la télévision, permet de suivre le parcours de jeunes du Nunavut qui sont allés au Botswana et de les voir se transformer en chefs de file mûrs et prometteurs. Les cinq jeunes sont: Norman Qavvik, Nathan Amarudjuak, Eric Okatsiak, Vicky Gibbons et Charlene Mannik.

    L'objectif principal du Nuvavut Youth Abroad Program est d'encourager le jeune Nunavummiuq à s'éveiller au multiculturalisme, à poursuivre des objectifs professionnels et à acquérir le sentiment d'être un citoyen du monde. Grâce à des expériences saines et valorisantes qui transforment profondément leur existence, les participants acquièrent un solide sens du leadership et apprennent à avoir confiance en eux.

    Je suis très fière de ce merveilleux programme qui produira les leaders de demain.

*   *   *

[Français]

+-L'agriculture

+-

    Mme Louise Thibault (Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques, BQ): Monsieur le Président, j'aimerais souligner aujourd'hui le travail des producteurs et productrices de cultures commerciales du Québec dont les apports économiques et sociaux contribuent depuis 25 ans à l'essor du Québec et du Canada.

    Au Québec, l'industrie du grain compte plus de 11 000 productrices et producteurs qui cultivent l'avoine, le blé, le canola, le maïs et le soya sur une superficie de plus de 900 000 hectares. En 2003, cette production équivalait à 800 millions de dollars et se classait première dans les productions végétales et quatrième dans toutes les productions agricoles.

    Les grains sont principalement utilisés dans l'alimentation des animaux, la transformation de produits reliée à l'alimentation humaine et la fabrication de différents carburants. D'ailleurs, les productrices et producteurs du Québec sont un exemple de gestion appropriée des cultures en regard des contraintes environnementales, agronomiques et économiques.

    Ce secteur économique important et prospère pour le Québec et le Canada, d'ailleurs, mérite tout le soutien nécessaire du gouvernement fédéral.

*   *   *

+-Le Parti conservateur

+-

    M. David Smith (Pontiac, Lib.): Monsieur le Président, nous aurons sous peu une autre preuve qu'il n'existe qu'un seul groupe parlementaire d'envergure vraiment nationale en cette Chambre.

    C'est pourquoi j'aimerais souhaiter la meilleure des chances à mes collègues d'en face, à la veille de l'important congrès qui se déroulera à Montréal dans quelques jours.

    Le député de Provencher sera certainement d'accord avec moi qu'il en aura bien besoin, lui qui promettait récemment qu'à cause des prises de positions à peine plus modérées, l'aile québécoise de son parti « laisserait du sang sur le plancher du Centre des congrès ».

    En effet, l'aile québécoise de l'opposition officielle risque fort de perdre plusieurs plumes lorsque l'idéologie entourant son chef campera de nouveau sur leurs positions d'extrême-droite en matière de bilinguisme, de droits des minorités, de droit à l'avortement, de changements climatiques, des moeurs publiques et de réduction des services aux citoyens.

*   *   *

[Traduction]

+-Les pêches et les océans

+-

    M. Loyola Hearn (St. John's-Sud—Mount Pearl, PCC): Monsieur le Président, le West Coast Vancouver Island Aquatic Management Board existe depuis trois ans. Il s'agit d'une organisation autorisée par le ministre des Pêches et des Océans, conformément à la Loi sur les océans. Elle est reconnue comme un modèle innovateur de gestion des océans.

    Un groupe innovateur, voilà de quoi il s'agit. Ce conseil a réussi à rassembler tous les intervenants et ses membres ont collaboré afin de relever les grands défis de ce secteur. L'affrontement a fait place à la coopération.

    Le mandat de ce conseil se termine le 31 mars 2005. Nous exhortons le ministre à prolonger le mandat de cet organisme afin qu'il puisse continuer à faire son bon travail et à servir de modèle pour les autres secteurs.

*   *   *

  +-(1110)  

+-Le chef de l'opposition

+-

    Mme Susan Kadis (Thornhill, Lib.): Monsieur le président, à l'aube d'une révision de son leadership, la semaine prochaine, la position du chef de l'opposition en matière de politiques sociales demeure floue. Pour tenter de percer le mystère qui entoure M. Bâillon, examinons ce que nous savons.

    Au sujet des soins de santé, il n'a jamais appuyé la Loi canadienne sur la santé. Il a plutôt encouragé l'Alberta à s'y opposer. Au sujet de l'environnement, il nie la réalité du réchauffement de la planète pendant que ses députés qualifient à répétition l'accord de Kyoto de complot communiste. Au sujet des garderies, il propose des crédits d'impôt qui seraient exagérément avantageux pour les nantis, au lieu d'offrir davantage d'options de services de garde de qualité aux parents. Au sujet de l'amélioration des collectivités canadiennes, il affirme qu'il ne souscrit pas à l'idée d'un nouveau pacte avec les municipalités.

    Compte tenu de telles politiques, on comprend bien pourquoi le mot « progressiste » ne fait plus partie du nom de son parti. On comprend aussi pourquoi son parti a choisi de ne rien faire lorsque le budget visionnaire du gouvernement a été mis aux voix.

*   *   *

+-Le logement

+-

    L'hon. Ed Broadbent (Ottawa-Centre, NPD): Monsieur le Président, un rapport décevant mais non étonnant a été publié la semaine dernière au sujet de l'itinérance au Canada.

    Selon les normes de logement acceptées à l'échelle nationale, les familles devraient être en mesure de subvenir à leurs besoins en matière de logement avec seulement 30 p. 100 de leur revenu. Toutefois, ici à Ottawa, plus de 65 000 familles consacrent plus de 30 p. 100 de leur revenu au logement, ce qui leur fait courir un grand risque de se retrouver sans abri. En outre, à un certain moment au cours de l'année dernière, on comptait à Ottawa plus de 8 500 sans-abri. Cette situation a lieu ici même dans la capitale nationale.

    Dans son budget de la semaine dernière, le gouvernement libéral n'a pas prévu les nouveaux crédits de 1,5 milliard de dollars qu'il avait promis pour le logement abordable. Au lieu de cela, il a accordé un allégement fiscal de 4,6 milliards de dollars aux entreprises. Les priorités des libéraux sont claires: rien pour les citoyens qui ont besoin de logement et des milliards de dollars pour des entreprises déjà rentables.

    Ce ne sont pas là les valeurs pour lesquelles les Canadiens ont voté en juin dernier.

*   *   *

+-Giani Sant Singh Maskeen

+-

    M. Gurmant Grewal (Newton—Delta-Nord, PCC): Monsieur le Président, le décès de Giani Sant Singh Maskeen marque la perte d'une figure emblématique pour la collectivité sikh du monde entier.

    Maskeen a parcouru la planète pour livrer ses discours à divers groupes religieux. Prêcheur exemplaire, Maskeen avait le don de captiver et d'inspirer ses auditeurs. Pendant près de cinq décennies, il a consacré sa vie à la religion et a été le maître incontesté de l'interprétation du Gurbani. En outre, il a signé plus d'une douzaine d'ouvrages sur la religion sikh, et ses discours quotidiens sur le Sri Guru Granth Sahib Ji ont été télédiffusés dans le monde entier par la télévision nationale indienne.

    Maskeen possédait une connaissance approfondie non seulement du sikhisme, mais aussi de l'hindouisme, de l'islam, du christianisme et du judaïsme et vouait un respect égal à toutes les religions. Il était simple et avait un style de vie frugal. Il n'a jamais hésité à dire la vérité.

    Le décès de Maskeen est une grande perte pour la collectivité sikh qui, partout dans le monde, est en deuil.

    J'invite les députés à se joindre à moi pour offrir nos condoléances et nos prières à tous les Sikhs du monde.

*   *   *

[Français]

+-La condition féminine

+-

    M. Odina Desrochers (Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière, BQ): Monsieur le Président, dans ma région, le 6 mars dernier, cinq femmes de Lévis ont entériné les cinq principes fondamentaux du texte historique adopté le 10 décembre dernier au Rwanda.

    Isabelle, 30 ans, appuyée par la Maison Jonction pour Elle, est venue expliquer comment elle avait retrouvé la paix après 7 ans de violence conjugale.

    Karine Dubé est venue dire qu'elle était heureuse de vivre la solidarité avec les plus démunies de la société.

    Patricia Allard, 34 ans, mère monoparentale de trois enfants, bien appuyée par le mouvement Connexion-Emploi, a précisé les démarches qu'elle avait faites pour obtenir justice.

    Louise Foisy, qui oeuvre pour les batailles sociales des femmes, a exprimé dans les mots d'une mère et d'une grand-mère sa lutte pour l'égalité des femmes.

    Enfin, une Algérienne, Nassiba Hammou, immigrée depuis 12 ans au Québec, a fait un vibrant exposé sur la liberté.

    Le Bloc québécois fait la promotion de ces cinq principes chers aux femmes du Québec et du monde entier: la paix, la solidarité, la justice, l'égalité et la liberté.

*   *   *

[Traduction]

+-La santé

+-

    M. James Bezan (Selkirk—Interlake, PCC): Monsieur le Président, en raison de l'incurie du gouvernement libéral, la localité d'Ashern, au Manitoba, est obligée de compter sur deux médecins semi-retraités pour assurer tous ses services médicaux. Selon les autorités locales de la santé, cinq médecins seraient nécessaires. Ces deux médecins désirent prendre leur retraite, mais les collectivités desservies par l'hôpital général Lakeshore ne trouvent personne pour les remplacer.

    Cet hôpital dessert cinq réserves autochtones. Le gouvernement devrait donc assumer une partie de la responsabilité des services avec le gouvernement néo-démocrate du Manitoba.

    Le gouvernement libéral a promis d'aider des médecins formés à l'étranger à obtenir une accréditation, mais il n'a rien fait dans ce dossier. Le gouvernement doit assumer le blâme pour la pénurie de médecins dans nos collectivités rurales. Voilà encore une autre promesse que les libéraux n'ont pas tenue.

    Le gouvernement doit commencer à aider des médecins formés à l'étranger à obtenir une accréditation et doit cesser de tergiverser. Il doit envoyer ces médecins dans les régions rurales et les collectivités autochtones, comme celles qui sont desservies par l'hôpital général Lakeshore, à Ashern, au Manitoba.

    Le gouvernement libéral est chargé de veiller à ce que des services de santé de qualité soient offerts à tous les habitants des régions rurales, y compris aux autochtones du Canada.

*   *   *

  +-(1115)  

+-Le chef de l'opposition

+-

    M. Russ Powers (Ancaster—Dundas—Flamborough—Westdale, Lib.): Monsieur le Président, nous avons bien hâte au congrès du Parti de l'alliance conservatrice. Un quotidien national prédit déjà que le congrès sera encore mieux rodé qu'un spectacle du Cirque du Soleil.

    D'abord, le chef de l'opposition a décidé que les membres de la base qui assisteront au congrès ne pourront pas discuter de questions sociales comme l'avortement et le mariage entre personnes de même sexe. Ensuite, pour réprimer une révolte éventuelle parmi les membres du parti et les groupes d'intérêt, il a levé l'interdiction et a annoncé que ces questions pourront être débattues.

    Comme j'ai examiné les règles concernant le déroulement du congrès, j'ai pensé que tous les députés aimeraient savoir que le débat sur ces questions importantes durera exactement deux minutes. Quatre délégués chanceux auront chacun 30 secondes pour exprimer leur point de vue.

    Est-ce là ce que le chef de l'opposition appelle la démocratie à l'oeuvre?

    Les Canadiens ne devraient pas s'étonner des mesures sévères auxquelles le chef de l'opposition recourt pour dissimuler le véritable programme de son parti à la population canadienne.

*   *   *

[Français]

+-Les tabaculteurs

+-

    M. Pierre Paquette (Joliette, BQ): Monsieur le Président, les tabaculteurs sont dans une impasse, parce que les grandes compagnies de tabac n'achètent plus de tabac au Québec, ce qui les oblige à se reconvertir vers d'autres cultures.

    Ces producteurs ont besoin d'une aide immédiate du fédéral. Or, la répartition de l'aide annoncée avant les élections, une aide de l'ordre de 70 millions de dollars, est bloquée parce qu'en Ontario, les intervenants ne s'entendent pas. Neuf mois plus tard, pas un sou de cette aide n'a été versé. C'est totalement inacceptable! Des terres agricoles risquent d'être abandonnées faute de moyens financiers.

    L'Office du tabac jaune du Québec a fait connaître ses attentes et le gouvernement du Québec a déjà indiqué ses modalités d'aide. Nos tabaculteurs sont les otages d'un problème ontarien, d'autant plus que la réalité ontarienne est totalement différente de celle du Québec.

    Il faut que le gouvernement fédéral réponde aux attentes des tabaculteurs du Québec maintenant, sans attendre la solution en Ontario. Il y a urgence, les tabaculteurs québécois ont besoin d'aide immédiatement pour reconvertir leurs cultures dès ce printemps.


+-QUESTIONS ORALES

[Questions orales]

*   *   *

[Traduction]

+-L'industrie du transport aérien

+-

    L'hon. Stephen Harper (chef de l'opposition, PCC): Monsieur le Président, des milliers de passagers de Jetsgo sont coincés aujourd'hui et ils ont deux questions à poser: « Comment vais-je rentrer chez moi? Puis-je être remboursé? »

    Le gouvernement libéral n'a pas ce genre de préoccupations parce que l'argent que Jetsgo doit en impôts est détenu en fiducie. Ainsi, les libéraux protègent le fisc mais laissent les passagers en rade.

    Que fait le gouvernement pour aider les passagers?

+-

    L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.): Monsieur le Président, je suis très désolé, moi aussi, de voir que quelque 17 000 passagers n'obtiendront pas de services de Jetsgo aujourd'hui. Nous sommes dans une économie de marché libre, et ces choses arrivent.

    Entre-temps, j'ai parlé aux présidents de WestJet, Air Canada, CanJet et VIA, et ils feront leur possible pour aider les passagers à rentrer chez eux ou à se rendre ailleurs.

    Pour ce qui est de la protection du consommateur, dans bon nombre de provinces, si les billets ont été achetés par l'intermédiaire d'une agence de voyage, il existe une protection. S'ils ont été achetés au moyen d'une carte de crédit, certaines compagnies de crédit offrent une protection, d'autres, une assurance. Il y a divers scénarios possibles.

+-

    L'hon. Stephen Harper (chef de l'opposition, PCC): Monsieur le Président, il s'agit du neuvième transporteur aérien à faire faillite en huit ans à cause de l'hésitation du gouvernement au sujet des loyers élevés des aéroports, des droits élevés pour la sécurité et des taxes élevées sur le carburant pour avion. Des impôts élevés: voilà comment le gouvernement libéral perçoit la notion de libre entreprise.

[Français]

    Le Parti conservateur, le Comité permanent des transports et l'industrie aérienne demandent une réduction de ces taxes ridicules et atroces.

    Combien de compagnies aériennes doivent faire faillite avant que le gouvernement ne commence à les écouter? Quand va-il agir?

+-

    L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.): Monsieur le Président, j'imagine que le chef du Parti conservateur, qui est un admirateur de la politique de droite à l'américaine, reconnaît aussi qu'il y a cinq compagnies aériennes majeures aux États-Unis qui sont sous la loi de la protection de la faillite. Je sais que le modèle américain est son modèle. Est-ce que c'est mieux? Non.

    La réalité, c'est qu'il y a actuellement, ici, une compétition féroce dont profitent les consommateurs. Je pensais qu'il aimait l'économie de libre marché, qu'il était même un apôtre de cette économie. Il faut accepter les conséquences, les bonnes et les mauvaises.

*   *   *

  +-(1120)  

[Traduction]

+-Le Programme de commandites

+-

    L'hon. Stephen Harper (chef de l'opposition, PCC): Monsieur le Président, allez dire aux passagers coincés qu'ils bénéficient des politiques du gouvernement.

    Nous avons entendu dire aujourd'hui que le gouvernement comptait poursuivre les agences de publicité qui ont reçu des millions de dollars dans le cadre du Programme de commandites en échange d'un peu de travail et de pots-de-vin au Parti libéral. C'est le comble de l'ironie. Qu'est-il advenu de l'idée de laisser la Commission Gomery faire son travail?

    Le fait de saisir les tribunaux de cette affaire maintenant ne montre-t-il pas que le gouvernement a toujours su que l'argent avait été volé et n'est-ce pas seulement une autre façon d'éviter de répondre, au Parlement, aux questions posées au sujet de la corruption?

+-

    L'hon. Scott Brison (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Lib.): Monsieur le Président, il existe depuis le tout début un processus parallèle visant à récupérer l'argent. Le premier ministre a promis dès le départ qu'il y aurait un tel processus.

    Nous avons établi que M. Gauthier exécuterait ce travail. Cela n'entrave en rien le travail du juge Gomery. Nous sommes impatients de récupérer l'argent au nom des contribuables canadiens.

    Voilà un autre exemple d'une promesse que notre premier ministre a faite et a tenue.

+-

    L'hon. Rob Nicholson (Niagara Falls, PCC): Monsieur le Président, cela ne tient pas debout. Pendant des mois, le gouvernement nous a dit qu'il ne pouvait rien faire tant qu'il n'aurait pas le rapport de la Commission Gomery. Nous savons maintenant qu'il s'apprête à lancer des poursuites. Qui préjuge des conclusions de la Commission Gomery maintenant?

    Le fait est que tous les acteurs de cet horrible gâchis sont des amis du Parti libéral. Pourquoi le premier ministre ne prend-il pas le téléphone et n'appelle-t-il pas ses amis dans ces agences de publicité pour leur demander de rembourser l'argent et, tant qu'à y être, pourquoi n'appellerait-il pas aussi le siège social du Parti libéral pour récupérer une partie de l'argent qui a été détournée dans ses coffres?

+-

    L'hon. Scott Brison (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Lib.): Monsieur le Président, je le répète, un processus parallèle visant à récupérer l'argent depuis le départ a été amorcé tout de suite après la parution du rapport de la vérificatrice générale. Le premier ministre s'est engagé à établir ce processus parallèle. C'est exactement ce que nous avons fait.

    Je suis fier de la réaction du gouvernement et du premier ministre à la situation et du fait que nous récupérions les fonds au nom des contribuables canadiens. C'est la chose à faire et cela ne nuit en rien à l'enquête du juge Gomery. Ce qui nuit au juge, ce sont les commentaires quotidiens de l'opposition sur les témoignages entendus. Ça, ça nuit...

+-

    Le Président: Le député de Niagara Falls a la parole.

+-

    L'hon. Rob Nicholson (Niagara Falls, PCC): Monsieur le Président, avant que le gouvernement dépense des millions de dollars dans des poursuites — et je parierais que tout l'argent ira à des études d'avocats proches des libéraux — pourquoi le premier ministre n'admet-il pas que, dès le départ, tout ce gâchis avait très peu à voir avec la défense du Canada, mais tout à voir avec la volonté des libéraux de s'aider eux-mêmes?

+-

    L'hon. Scott Brison (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Lib.): Monsieur le Président, devons-nous supposer que la nouvelle position du Parti conservateur, c'est que nous ne devrions pas rechercher les gens qui pourraient avoir participé au scandale? Ce serait une décision remarquable de la part de ce parti.

    Je dirai que nous n'avons aucune leçon de transparence à recevoir de ce parti dont le chef veut museler son caucus un jour, donner la parole à son parti le lendemain, et s'efforce constamment de contrôler la pensée et le discours de ses députés et des membres de son parti, un chef qui a peur des positions que veut défendre son parti et qui essaie de les cacher aux Canadiens.

+-

    Le Président: La députée de Rivière-du-Nord a la parole.

[Français]

+-

    Mme Monique Guay (Rivière-du-Nord, BQ): Monsieur le Président, le gouvernement annonce qu'il entame des poursuites contre les agences de publicité qui ont obtenu de plantureux contrats et qui ont facturé beaucoup plus que le travail qu'elles ont véritablement accompli.

    Comment le ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux peut-il expliquer son empressement à poursuivre les agences, alors qu'il nous demande de laisser la commission faire son travail, quand il s'agit pour le Parti libéral de rembourser l'argent sale?

+-

    L'hon. Scott Brison (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Lib.): Monsieur le Président, aujourd'hui, nous allons déposer, devant la Cour supérieure du Québec, une réclamation.

[Traduction]

    Nous avons entamé des poursuites pour recouvrer environ 39 millions de dollars auprès de 19 entreprises et particuliers. Cette démarche donne suite à la promesse que le premier ministre a faite immédiatement après le dépôt du rapport de la vérificatrice générale. Il s'agit d'une démarche parallèle dont les Canadiens et les parlementaires ont été informés en tout temps.

    Si les députés ont suivi avec attention les délibérations de l'hiver dernier, ils doivent être au courant de ce processus, mais je présume qu'ils n'ont pas de très bons services de recherche ou qu'ils somnolent pendant...

  +-(1125)  

+-

    Le Président: La députée de Rivière-du-Nord a la parole.

[Français]

+-

    Mme Monique Guay (Rivière-du-Nord, BQ): Monsieur le Président, le gouvernement dépose des poursuites contre les agences parce qu'il juge que la preuve de surfacturation est suffisante. Pourtant, des généreux contrats accordés à Jean Lafleur jusqu'aux contributions forcées de ses employés, la preuve de l'existence d'une chaîne alimentaire libérale est aussi claire.

    Comment le ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux peut-il être satisfait que l'on poursuive les agences, et refuser de rembourser l'argent sale? N'est-ce pas là une illustration du deux poids et deux mesures?

[Traduction]

+-

    L'hon. Scott Brison (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Lib.): Monsieur le Président, d'abord, nous avons tous été clairs, le ministre des Transports, le premier ministre et le parti lui-même, au sujet des fonds versés au parti.

    En dehors de cela, il nous faudrait, pour répondre à la députée, aborder une affaire dont les tribunaux sont saisis. Il faudrait aussi discuter de témoignages entendus par une commission d'enquête indépendante. Je refuse de commenter à la Chambre une affaire en instance et un témoignage entendu par une commission d'enquête indépendante.

[Français]

+-

    Mme Pauline Picard (Drummond, BQ): Monsieur le Président, la différence de traitement réservé aux agences et au Parti libéral est bien étrange. D'un côté, on serre la vis aux agences et, dans le cas du PLC, on attend, on étire, on traîne et l'on trouve plein de prétextes pour ne pas agir.

    Je redemande au ministre des Transports pourquoi est-ce que le Parti libéral refuse de rembourser l'argent sale, alors que la preuve est toute claire?

[Traduction]

+-

    L'hon. Scott Brison (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Lib.): Monsieur le Président, il s'agit d'une démarche parallèle aux travaux du juge Gomery. Le premier ministre et le gouvernement ont dit clairement que nous entendions recouvrer des fonds grâce au travail de M. Gauthier. C'est justement ce que nous faisons.

    Nous tenons les promesses faites aux Canadiens. Chose promise, chose due. Voilà ce que fait un bon gouvernement, et c'est ainsi qu'un bon gouvernement défend en tout temps les intérêts du contribuable.

[Français]

+-

    Mme Pauline Picard (Drummond, BQ): Monsieur le Président, les agences sont poursuivies parce qu'elles ont reçu de l'argent non mérité et elles ont toutes largement contribué au financement du Parti libéral pour une somme de 400 000 $ au minimum.

    Puisque le Parti libéral a lui aussi bénéficié de ces fonds non mérités, est-ce que le ministre des Transports pourrait au moins avoir la prudence d'instaurer la fiducie de l'argent sale au Parti libéral, et ce, à la hauteur minimale de 400 000 $?

[Traduction]

+-

    L'hon. Scott Brison (ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Lib.): Monsieur le Président, le ministre, le premier ministre et le parti ont tous été clairs: si le parti a reçu des fonds mal acquis, il se conformera aux conclusions du juge Gomery; il tiendra compte également des poursuites au civil et au pénal; il est tout à fait déterminé à faire ce qui s'impose dans l'intérêt du contribuable canadien.

*   *   *

+-L'industrie du transport aérien

+-

    M. David Christopherson (Hamilton-Centre, NPD): Monsieur le Président, il est inacceptable de blâmer le libre marché pour masquer l'incapacité du gouvernement de protéger les consommateurs. Les 17 000 passagers de Jetsgo qui sont touchés se retrouvent dans une situation navrante, ne savent plus trop quoi faire et sont en colère aujourd'hui.

    Lorsque le gouvernement a déréglementé le transport aérien, il n'a pas prévu les protections de base pour les consommateurs. Comment le gouvernement va-t-il maintenant aider les Canadiens qui se retrouvent ainsi bloqués? Quelle protection le gouvernement va-t-il prévoir à l'avenir? Qui va assumer la responsabilité de ce gâchis?

+-

    L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.): Monsieur le Président, nous savons tous que le député ne croit pas dans le libre marché, mais nous n'allons pas revenir en arrière. Nous n'allons pas nationaliser Jetsgo ou toute autre compagnie aérienne. Nous allons avoir un marché concurrentiel. Des entrepreneurs vont essayer d'entrer sur ce marché. Des fois, les choses marchent bien et d'autres fois, moins bien. Cela fait partie intégrante de l'industrie.

    Les consommateurs sont protégés. Beaucoup de ces consommateurs sont protégés, par exemple, s'ils ont acheté leurs billets dans une agence de voyage. Dans bien des provinces, il existe des dispositions, un fonds d'indemnisation et ils sont protégés. S'ils ont acheté leurs billets avec leur carte de crédit, ils peuvent parfois profiter d'une certaine protection. D'autres ont des police d'assurance, mais nous n'allons pas...

+-

    Le Président: Le député de Hamilton-Centre a la parole.

+-

    M. David Christopherson (Hamilton-Centre, NPD): Monsieur le Président, c'est ridicule. Personne ne propose cela.

    Les consommateurs ne sont pas les seuls durement touchés ce matin. Il y a 1 350 employés de Jetsgo qui se retrouvent sans emploi et qui ne profitent d'aucune protection pour leur pension ou les salaires qui leur sont encore dus.

    Le projet de loi C-281, le projet de loi néo-démocrate faisant passer les travailleurs en premier, vise directement à protéger les travailleurs vulnérables pris exactement dans ce type de situation tragique. Le gouvernement va-t-il au moins s'engager aujourd'hui à renvoyer ce projet de loi au comité pour prouver aux travailleurs canadiens que leur Parlement travaille pour eux également?

  +-(1130)  

+-

    L'hon. Joe Fontana (ministre du Travail et du Logement, Lib.): Monsieur le Président, de ce côté-ci, nous sommes désolés pour les employés de Jetsgo qui ont peut-être perdu leur emploi. Les dispositions de la partie III du Code canadien du travail vont protéger leurs salaires, leurs vacances et leurs indemnités de départ. Je sais que les agents de bord jouissent d'une protection aux termes de leur convention collective.

    En ce qui concerne le projet de loi, la Chambre décidera si oui ou non le projet de loi doit être renvoyé au comité. Nous croyons que nous avons déjà mis en place une protection pour les travailleurs en ce qui concerne leur salaire et le reste.

+-

    M. Tom Lukiwski (Regina—Lumsden—Lake Centre, PCC): Monsieur le Président, aujourd'hui nous sommes témoins d'un autre exemple d'incompétence de la part des libéraux. Jetsgo vient d'annoncer qu'elle clouait ses avions au sol, et sa décision s'explique en bonne partie par les loyers aéroportuaires élevés.

    Des milliers de voyageurs canadiens sont littéralement laissés pour compte parce que le gouvernement n'a pas su gérer adéquatement ce dossier. Quand le gouvernement cessera-t-il d'hésiter? Quand réduira-t-il les loyers aéroportuaires pour que les transporteurs aériens du pays puissent demeurer concurrentiels?

+-

    L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.): Monsieur le Président, malgré toute la sympathie que suscite en moi ce problème, je dois dire qu'aux États-Unis, cinq grands transporteurs aériens sont sous la protection de la loi et que leur situation n'a rien à voir avec les loyers aéroportuaires. Dans ce cas, il y a d'autres transporteurs au pays pour prendre la relève, mais évidemment...

    M. Rob Anders: Réduisez les taxes. Comparez nos taxes à celles des États-Unis.

    L'hon. Jean Lapierre: Monsieur le Président, ce type ouvre sa grande gueule chaque jour et il ne se lève jamais pour parler. Il demeure toujours assis sur son siège.

    Des voix: Oh, oh!

+-

    Le Président: À l'ordre, je vous prie. Nous avons besoin d'un peu d'ordre dans cette enceinte. Il y a beaucoup de cris.

    Le député de Regina--Lumsden--Lake Centre a la parole.

+-

    M. Tom Lukiwski (Regina—Lumsden—Lake Centre, PCC): Monsieur le Président, nous ne parlons pas de la protection du gouvernement ici. Nous parlons seulement des loyers aéroportuaires élevés. Nous avons averti le gouvernement maintes et maintes fois à propos des problèmes résultant des loyers aéroportuaires élevés, mais le gouvernement hésite et ne fait rien.

    Jetsgo est le dixième transporteur aérien à se retrouver ainsi en situation de faillite depuis une douzaine d'années. Le gouvernement ne fait absolument rien pour l'industrie du transport aérien et il laisse aussi tomber la population canadienne. Le ministre a-t-il l'intention d'agir aujourd'hui, de réduire les loyers et de donner à nos transporteurs aériensune chance de survie?

+-

    L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.): Monsieur le Président, premièrement, le député devrait savoir qu'il n'y a aucune augmentation de prévue pendant encore un an. D'ici là, je suis certain que mon collègue le ministre des Finances et moi aurons le temps de discuter souvent de la question. En ce qui concerne la concurrence sur le marché canadien, je pense que le consommateur a été très bien servi, comme vous le diront les voyageurs du pays qui ont pris l'avion au cours des dernières années. Ils sont très heureux de la concurrence. Ils obtiennent de meilleurs prix et de meilleurs services. Ils en sont très heureux.

*   *   *

[Français]

+-La défense nationale

+-

    M. Gordon O'Connor (Carleton—Mississippi Mills, PCC): Monsieur le Président, la population du Saguenay est de plus en plus inquiète face à la possible fermeture de la base aérienne de Bagotville. Des centaines de familles dépendent de cette base.

    Le ministre de la Défense peut-il rassurer la population du Saguenay à ce sujet et confirmer à cette Chambre que la base de Bagotville demeurera ouverte et ne sera pas victime de compressions budgétaires?

+-

    L'hon. Bill Graham (ministre de la Défense nationale, Lib.): Monsieur le Président, il y a beaucoup de spéculations parce que les forces armées sont en train de faire beaucoup de réorganisation à travers le pays. C'est ce que nous devons faire. Toutefois, il n'y aucune intention de réduire les effectifs en personnel ou en matériel à la base de Bagotville. Cette base est une clé de la force aérienne et cela restera là.

    J'espère que l'honorable député sera d'accord avec moi pour dire qu'il faut réorganiser nos forces pour être plus efficaces. C'est tout ce dont on parle en ce moment.

+-

    M. Gordon O'Connor (Carleton—Mississippi Mills, PCC): Monsieur le Président, les libéraux sont des spécialistes lorsqu'il s'agit de camoufler les mauvaises nouvelles. Plusieurs centaines d'emplois directs et indirects sont en jeu au Saguenay et ces personnes ont le droit d'être rassurées.

    Pourquoi le ministre ne nous dit-il pas quelles sont les véritables intentions du gouvernement en ce qui concerne Bagotville?

+-

    L'hon. Bill Graham (ministre de la Défense nationale, Lib.): Monsieur le Président, je vais répéter ce que j'ai dit pour l'honorable député. En fait, les forces armées, comme le reste de ce gouvernement, sont en train de se réorganiser afin qu'elles soient plus efficaces et en meilleur état de défendre le Canada. J'espère qu'il est d'accord avec moi.

    Toute réorganisation, cependant, ne touchera pas la base de Bagotville, en ce qui concerne le nombre d'effectifs ou le matériel qui est là. La base de Bagotville reste dans nos plans comme un atout important pour les forces aériennes.

*   *   *

  +-(1135)  

+-L'agriculture

+-

    Mme Denise Poirier-Rivard (Châteauguay—Saint-Constant, BQ): Monsieur le Président, alors que la réouverture de la frontière américaine est encore repoussée et que les producteurs agricoles québécois s'enlisent dans les problèmes financiers, le gouvernement fédéral ne trouve rien de mieux que d'annoncer une campagne de publicité de 50 millions de dollars pour la commercialisation du boeuf.

    Les producteurs québécois ont déjà perdu plus de 240 millions de dollars. Comment le ministre peut-il expliquer qu'il n'est toujours pas capable de trouver les 12 millions de dollars pour assurer aux producteurs un prix plancher de 42¢ la livre à l'abattoir pour leurs animaux de réforme?

[Traduction]

+-

    L'hon. Andy Mitchell (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.): Monsieur le Président, hier, j'ai été ravi que le gouvernement du Canada ait annoncé qu'il investira 50 millions de dollars pour aider à commercialiser le boeuf. Ce montant s'ajoute à celui d'environ 2 milliards de dollars que nous avons déjà investi.

    Comme le ministre des Finances et le premier ministre l'ont dit, il reste encore beaucoup de travail à accomplir et nous comptons honorer notre engagement.

[Français]

+-

    Mme Denise Poirier-Rivard (Châteauguay—Saint-Constant, BQ): Monsieur le Président, le ministre fédéral, qui se dit en négociation depuis trois mois avec les producteurs du Québec dans le dossier Colbex, n'admet-il pas que son Programme de réserve pour pertes sur prêts, qui vise la construction et l'agrandissement des abattoirs, est conçu pour contourner le projet québécois qui nécessite plutôt une aide financière pour assurer un prix plancher pour les animaux de réforme?

[Traduction]

+-

    L'hon. Andy Mitchell (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.): Monsieur le Président, comme la députée le sait, cette transaction n'a rien à voir avec l'accroissement de la capacité d'abattage. Il s'agit simplement d'un changement de propriétaire. De toute évidence, si nous voulons accroître la capacité d'abattage, ce n'est pas ainsi que nous devons investir les fonds publics.

    J'ai dit très clairement qu'il est important d'aider les producteurs. Nous avons été ravis de voir que la Commission canadienne du lait a investi de nouveaux fonds pour soutenir le prix du lait et aider particulièrement les producteurs qui ont des animaux de réforme. Nous continuerons d'aider les producteurs. Le gouvernement s'y engage fermement.

*   *   *

[Français]

+- Le bois d'oeuvre

+-

    M. Pierre Paquette (Joliette, BQ): Monsieur le Président, en refusant de mettre sur pied un véritable plan d'aide permettant aux entreprises de l'industrie du bois d'oeuvre d'aller plus facilement jusqu'au bout du processus judiciaire, le gouvernement a contribué à rendre leur situation financière beaucoup plus fragile, à tel point que plusieurs scieries québécoises sont actuellement dans un état précaire.

    Au lieu d'essouffler l'industrie québécoise par son inaction, le gouvernement reconnaîtra-t-il qu'il aurait dû depuis longtemps mettre sur pied un plan d'aide comportant, entre autres, un soutien pour les procédures juridiques, des garanties de prêts et des mesures visant les travailleurs âgés pour permettre à l'industrie de passer à travers la crise?

+-

    L'hon. Jim Peterson (ministre du Commerce international, Lib.): Monsieur le Président, comme je l'ai toujours dit par le passé, nous avons déjà accordé à l'industrie, aux communautés et aux travailleurs dans le bois d'oeuvre le soutien qui est de plus de 350 $. Aussi, nous sommes en train de discuter ces questions avec l'industrie et les autres intervenants. Des décisions seront prises dans l'avenir.

+-

    M. Pierre Paquette (Joliette, BQ): Monsieur le Président, il y a eu très peu d'argent pour l'industrie. L'argent dont on parle est allé aux collectivités et non pas aux entreprises touchées par la crise.

    Pourquoi le ministre ne demande-t-il pas à l'industrie de choisir entre, d'une part, un véritable plan d'aide qui leur permettrait de tenir jusqu'à la conclusion des procédures juridiques et, d'autre part, un règlement négocié à rabais, comme il est en train de le proposer?

+-

    L'hon. Jim Peterson (ministre du Commerce international, Lib.): Monsieur le Président, j'ai écouté la question. Pourquoi est-ce que les ministres ne donnent pas l'opportunité aux industries de participer aux discussions pour la résolution de la crise du bois d'oeuvre? Ils ont eu plusieurs opportunités pour y participer avec nous et avec les autres. Toutefois, lorsqu'il s'agit d'une somme pour aider à payer les frais de l'industrie, cela est une autre chose qui est discutée en ce moment.

*   *   *

[Traduction]

+-L'agriculture

+-

    M. Gary Schellenberger (Perth—Wellington, PCC): Monsieur le Président, mardi, à la Chambre, le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire a déclaré que le président exercerait son premier véto pour assurer la réouverture de la frontière. En attendant, les producteurs bovins durement éprouvés par la crise de l'ESB, qui perdure, ont besoin d'une aide financière immédiate.

    Le PCSRA est un échec. Le fonds de réserve pour pertes sur prêts n'a pas contribué à accroître la capacité d'abattage et la situation des producteurs bovins demeure précaire. Pendant ce temps, le gouvernement continue de cafouiller dans ses relations avec les États-Unis.

    Quand le ministre va-t-il cesser de donner de faux espoirs aux agriculteurs, et agir?

  +-(1140)  

+-

    L'hon. Andy Mitchell (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.): Monsieur le Président, voilà un bel exemple de discours creux. Personne, à la Chambre, n'a dit que le veto du président américain entraînerait la réouverture de la frontière. Ce qu'on a dit, c'est qu'il était disposé à opposer son veto à la mesure adoptée par le Congrès.

    Le député fait volontiers des discours creux à la Chambre, mais, contrairement à nous, il n'est pas prêt à agir.

+-

    M. Larry Miller (Bruce—Grey—Owen Sound, PCC): Monsieur le Président, selon certaines sources, la frontière américaine pourrait rester fermée au boeuf canadien pendant 18 mois ou davantage. Le moment est venu d'agir. Le PCSRA ne fonctionne pas. Le fonds de réserve pour pertes sur prêts est une véritable farce. Il n'a pas contribué d'un iota à accroître notre capacité d'abattage.

    Il est plus que temps que le gouvernement puise dans le fonds de prévoyance du budget afin d'ouvrir sans tarder de nouvelles usines de transformation.

    Le ministre va-t-il s'engager à débloquer les fonds nécessaires à la construction de nouveaux abattoirs, et va-t-il le faire dès aujourd'hui?

+-

    L'hon. Andy Mitchell (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.): Monsieur le Président, comme je le disais plus tôt dans ma réponse à une question, le gouvernement fédéral a débloqué hier un montant supplémentaire de 50 millions de dollars pour aider le secteur.

    Par ailleurs, en ce qui concerne la capacité d'abattage, le nombre de bêtes abattues, qui était tombé à 65 000 par semaine, est actuellement à 83 000 et atteindra probablement les 88 000 vers le milieu de l'année.

    Le gouvernement fédéral doit continuer d'accorder son aide. Nous examinerons tous les moyens à notre disposition pour le faire, en particulier en ce qui concerne la capacité d'abattage, et nous apporterons les changements voulus à nos programmes pour les rendre le plus efficaces possible.

+-

    M. Garry Breitkreuz (Yorkton—Melville, PCC): Mais rien pour les producteurs agricoles, monsieur le Président.

    Ce n'est un secret pour personne que les agriculteurs canadiens éprouvent de grosses difficultés financières en raison de la fermeture de la frontière et de plusieurs années de mauvaises conditions climatiques qui ont nui à la production des grains. La récolte de 2005 est déjà remise en question pour beaucoup d'agriculteurs car ils n'ont pas les moyens d'ensemencer. Le Programme sur les prêts destinés aux améliorations agricoles leur a donné la possibilité d'emprunter auprès des banques et des caisses populaires à des conditions et à des taux d'intérêts préférentiels.

    Sachant cela, pourquoi le gouvernement libéral supprime-t-il discrètement ce programme dont les agriculteurs ont désespérément besoin alors qu'ils vivent leur pire crise depuis la Crise de 1929?

+-

    L'hon. Andy Mitchell (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.): Monsieur le Président, là encore, voilà une question qui n'a rien à voir avec la réalité. Rien n'est fait pour les agriculteurs? Les versements ont atteint des sommes records en 2003. Les producteurs ont reçu 4,9 milliards de dollars. Nous avons un programme de stabilisation du revenu agricole. Nous avons un programme de prêts en vue des semailles du printemps. Nous avons des avances de fonds à l'automne qui servent à aider les agriculteurs à mettre en marché leurs produits.

    Comme nous l'avons dit et démontré hier, nous continuerons d'investir dans cette importante industrie canadienne.

*   *   *

+-La circonscription de Labrador

+-

    M. Loyola Hearn (St. John's-Sud—Mount Pearl, PCC): Monsieur le Président, ils avaient l'habitude de montrer le ministre en train de traire les vaches et voilà qu'ils le montrent en train de saigner les agriculteurs.

    Le Labrador est sans député depuis un certain temps. La région a de nombreuses préoccupations: les ressources naturelles, les pêches, les transports, les affaires autochtones et un plan à long terme pour la 5e Escadre de Goose Bay. Ces enjeux sont trop importants et trop urgents pour que le Labrador reste sans député.

    Le premier ministre va-t-il dire à la Chambre quand sera tenue l'élection partielle?

+-

    L'hon. Anne McLellan (vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Lib.): Monsieur le Président, il est évident que le premier ministre est conscient de la situation et que nous en sommes conscients nous aussi. La détermination de la date de l'élection partielle est la prérogative du premier ministre. Nous savons qu'il importe de faire en sorte que les habitants de cette circonscription soient représentés de façon opportune.

*   *   *

+-Les affaires étrangères

+-

    M. Rodger Cuzner (Cape Breton—Canso, Lib.): Monsieur le Président, au cours de la dernière année, notre ministre des Finances a été membre de la Commission pour l'Afrique de Tony Blair.

    L'an dernier, j'ai eu l'occasion d'accompagner le ministre lors d'une tournée de quatre pays d'Afrique dans le cadre de discussions avec les Africains visant à déterminer leurs besoins sur le terrain.

    La commission a présenté son rapport aujourd'hui. Le ministre peut-il nous dire comment ce rapport mettra la table pour que les Africains prennent enfin leur avenir en main? Comment ce rapport appuiera-t-il l'esprit d'entrepreneuriat et la croissance?

+-

    L'hon. Ralph Goodale (ministre des Finances, Lib.): Monsieur le Président, ce fut un honneur pour moi d'être membre de la Commission pour l'Afrique, une initiative du Royaume-Uni qui fait fond sur le plan présenté par le Canada au sommet de Kananaskis en 2002.

    Le rapport est à la fois utile et ambitieux et il couvre un large éventail de sujets. Le Canada met de l'avant de nombreuses solutions. Il est un leader mondial dans ses propositions visant à alléger l'endettement des pays pauvres. Le Canada accroît son appui à la lutte contre le sida, la malaria, la tuberculose et la polio. Nous doublons notre aide financière à l'Afrique sur les trois prochaines années.

    Toutes ces mesures étaient prévues dans le budget du 23 février.

*   *   *

  +-(1145)  

+-Les études postsecondaires

+-

    L'hon. Ed Broadbent (Ottawa-Centre, NPD): Monsieur le Président, ma question s'adresse à la vice-première ministre.

[Français]

    Plus de 100 000 étudiants du Québec sont présentement en grève. C'est symptomatique de l'échec des libéraux en éducation, partout au Canada.

    Dans le budget, pas un sou pour réduire les frais de scolarité; rien pour réduire les dettes étudiantes, sauf en cas de décès. C'est clair: le Parti libéral n'a pas tenu sa parole.

    Pourquoi les jeunes du Canada doivent maintenant dire: « Promesse faite, étudiants trompés? »

[Traduction]

+-

    L'hon. Peter Adams (secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Lib.): Monsieur le Président, je suis très surpris d'entendre cette question de la part de ce député.

    Aucun autre gouvernement fédéral dans l'histoire n'a jamais autant investi dans les études postsecondaires. Le dernier budget prévoit à lui seul 300 millions de dollars, y compris le Bon d'études canadien pour les étudiants à faible revenu, de nouvelles bourses annuelles pour les étudiants handicapés, la nouvelle bourse de première année pour les étudiants à faible revenu et de nombreuses autres mesures.

*   *   *

+-Le logement

+-

    L'hon. Ed Broadbent (Ottawa-Centre, NPD): Monsieur le Président, aucune association étudiante au Canada, au Québec ou dans les autres provinces, ne serait d'accord avec cette déclaration ridicule. Des milliers d'étudiants canadiens s'endettent tous les ans.

    Ma question supplémentaire s'adresse au ministre du Travail et du Logement. Non seulement le gouvernement n'a pas respecté ses engagements à l'égard des étudiants, mais il n'a pas respecté non plus ses engagements à l'égard des milliers de Canadiens qui cherchent un logement abordable.

    Pourquoi le gouvernement, qui a promis de débloquer 1,5 milliard de dollars de nouveaux fonds pour le logement abordable, n'a-t-il rien prévu à ce sujet dans le budget?

+-

    L'hon. Joe Fontana (ministre du Travail et du Logement, Lib.): Monsieur le Président, depuis 1999, le gouvernement a investi 1 milliard de dollars pour aider les sans-abri et les personnes qui pourraient le devenir. Depuis 2001, nous avons engagé 1 milliard de dollars de plus pour le logement abordable.

    Nous avons travaillé assidûment avec toutes les provinces et avons, à ce jour, signé des ententes avec le Québec, la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse. Nous continuerons de collaborer avec l'ensemble des provinces en appliquant une formule de partage des frais, car 700 millions de dollars sont toujours à la disposition des provinces pour loger les personnes qui cherchent un logement abordable.

*   *   *

+-L'immigration

+-

    Mme Nina Grewal (Fleetwood—Port Kells, PCC): Monsieur le Président, les libéraux continuent d'abuser du système d'immigration pour se gagner des faveurs politiques. Au lieu de réduire les temps d'attente et au lieu d'éliminer les abus, la corruption et la fraude, ils accordent des permis ministériels en échange d'appuis politiques et électoraux.

    L'année dernière, la ministre de l'Immigration a délivré plus de 12 000 permis ministériels.

    Quand le ministre rétablira-t-il la transparence, lèvera-t-il le voile du secret et dira-t-il aux Canadiens le nombre de permis ministériels qui sont délivrés dans chaque circonscription ainsi que le nombre de ces permis qui sont délivrés à la demande de députés libéraux?

+-

    L'hon. Joseph Volpe (ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Lib.): Monsieur le Président, la Chambre devrait rejeter d'emblée toute accusation et toute allégation de corruption non fondées sur des preuves.

    Chaque année, le ministre dépose au bureau de la Chambre un rapport indiquant la ventilation des permis. La députée devrait le savoir. Elle n'a qu'à le lire.

    Pour ce qui est de notre façon de faire relativement à ces permis, j'ai déjà demandé au comité de proposer au gouvernement du Canada certaines mesures concrètes.

    Cependant, je tiens à dire à la députée que tout se fait en pleine transparence et que, en ce qui concerne toutes ces allégations...

+-

    Le Président: Le député de Newton—Delta-Nord a la parole.

+-

    M. Gurmant Grewal (Newton—Delta-Nord, PCC): Monsieur le Président, des députés libéraux continuent d'utiliser le système d'immigration pour se gagner des faveurs politiques et électorales. Même ceux qui aspirent à devenir députés libéraux sont autorisés à manipuler le système. Leur candidat défait dans Newton—Delta-Nord prétend avoir obtenu la délivrance d'au moins 11 permis ministériels. Le ministre va même jusqu'à lui attribuer le rafistolage récent de la politique d'immigration.

    Comment se fait-il que les amis libéraux du ministre ont-ils accès à son bureau et à nos missions à l'étranger pour faire un trafic d'influence et pour intervenir dans les demandes de visa d'immigrant et de visiteur?

    Quand les libéraux cesseront-ils d'échanger des faveurs en matière d'immigration contre des gains électoraux et de politiser le système d'immigration?

  +-(1150)  

+-

    L'hon. Joseph Volpe (ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Lib.): Monsieur le Président, j'estime que si le député avait une once de décence, il aurait honte de lancer de telles accusations.

    La GRC fait déjà enquête et n'a trouvé absolument aucun fondement à ce genre d'allégations. Le député fait du tort à la démocratie, à lui-même et à la collectivité en répétant de fausses allégations dont la justice est déjà saisie.

    Monsieur le Président, je vous prie d'exiger un peu de bon sens et de décence, et de demander aux députés de se regarder dans un miroir et de se consacrer plutôt à représenter leurs électeurs; ce n'est pas ce qu'ils font en se comportant ainsi.

*   *   *

+-La foresterie

+-

    M. Richard Harris (Cariboo—Prince George, PCC): Monsieur le Président, le ministre de l'Industrie a promis que le gouvernement répondrait en quelques semaines à la demande d'aide que la Colombie-Britannique a présentée pour surmonter l'infestation de dendroctone du pin.

    Le ministre des Ressources dit maintenant qu'il n'en est rien. Les libéraux veulent un peu plus de temps pour étudier la question.

    Il ne faut pas d'étude plus approfondie pour résoudre le problème du dendroctone du pin. Il faut de l'argent.

    Pourquoi le ministre de l'Industrie n'a-t-il pas tenu sa promesse et qui est le porte-parole du gouvernement en ce qui concerne le dendroctone du pin: le ministre de l'Industrie, qui devrait connaître le dossier, ou le ministre des Ressources naturelles qui, de toute évidence, ne le connaît pas du tout?

+-

    L'hon. Larry Bagnell (secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles, Lib.): Monsieur le Président, on se demande à quoi a servi le débat d'urgence d'une soirée au cours duquel nous avons expliqué à l'opposition les mesures que nous prenons pour résoudre le problème du dendroctone du pin.

    À cet égard, il existe déjà un programme de 40 millions de dollars sur six ans. Nous avons des chercheurs dans l'Ouest. Nous nous penchons sur cette question depuis 1913 et nous nous occupons de toutes les propriétés et terres fédérales touchées par le dendroctone du pin.

+-

    M. Richard Harris (Cariboo—Prince George, PCC): Monsieur le Président, sur ces 40 millions de dollars, seulement 5 millions de dollars ont servi sur le terrain, la majeure partie de cette somme étant allée à des amis des libéraux, comme le candidat qui était mon adversaire dans ma circonscription et qui a reçu quelques millions de dollars.

    Lors d'une activité-bénéfice organisée il y a trois ans à Prince George, le premier ministre actuel a déclaré qu'il considérerait l'épidémie de dendroctone du pin comme un problème national et que le gouvernement fédéral avait la responsabilité d'épauler les gens, les collectivités et les industries touchées. Il a ajouté que nous ne pouvions être forts qu'en unissant nos forces.

    Pourquoi le premier ministre continue-t-il d'afficher un mépris aussi flagrant envers...

+-

    Le Président: Le secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles a la parole.

+-

    L'hon. Larry Bagnell (secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles, Lib.): Monsieur le Président, il est curieux que le député de l'opposition pense que les seuls intellectuels et chercheurs compétents sont nécessairement libéraux, car des sommes considérables sont investies dans la recherche. Ce qui ressort de tout cela, c'est que nous devons trouver de meilleures façons de reboiser et d'exploiter les forêts qui ont été dévastées par le dendroctone du pin.

    Nous travaillons avec les provinces sur ce projet et nous organisons des consultations publiques avec l'industrie. Nous nous intéressons à cette question depuis 1913; elle n'a donc rien de nouveau.

*   *   *

[Français]

+-L'aide internationale

+-

    M. Roger Clavet (Louis-Hébert, BQ): Monsieur le Président, alors que nous constatons le peu d'empressement de la Chine à reconnaître les droits de la personne, la ministre de la Coopération internationale annonçait hier que la Chine ferait partie des 25 ou 30 pays visés par le Canada pour le programme d'aide internationale.

    Comment la ministre peut-elle justifier une telle décision alors que l'on sait pertinemment que le bilan de la Chine en matière de droits de la personne et de gouvernance, selon plusieurs observateurs, laisse à tout le moins...

+-

    Le Président: L'honorable ministre de la Coopération internationale a la parole.

+-

    L'hon. Aileen Carroll (ministre de la Coopération internationale, Lib.): Monsieur le Président, c'est exactement pourquoi je donne assistance au gouvernement chinois.

[Traduction]

    J'ai expliqué et expliqué encore que, si nous voulons établir des relations avec la Chine en vue d'en faire le genre de puissance que nous voulons qu'elle soit, nous devons lui proposer des programmes qui l'aideront à améliorer son bilan en matière de droits humains.

    J'ai dit clairement à la Chambre que nous ne versons aucune aide directement au gouvernement chinois. Nous la versons en effet à des associations canadiennes telles que l'Association du Barreau canadien. Comme ce groupe s'apprête à faire au cours de la fin de semaine, nous consacrons beaucoup d'énergie à tisser des liens avec la Chine parce que nous voulons qu'elle fasse l'expérience de la liberté d'expression et non pas qu'elle la muselle.

[Français]

+-

    M. Roger Clavet (Louis-Hébert, BQ): Monsieur le Président, pendant que la ministre faisait son annonce hier, le gouvernement chinois annonçait aussi un surplus commercial extérieur de 5 milliards de dollars. On peut trouver surprenant que la ministre continue d'appliquer la notion de pays en développement à la Chine qui connaît une croissance économique fulgurante et qui menace des milliers d'emplois.

    La ministre reconnaîtra-t-elle que si elle veut des modifications au programme d'aide qui portent leurs fruits, est-ce qu'il n'y a pas d'autres choix, notamment en Afrique et ailleurs en Asie où elle pourrait mieux cibler son aide?

  +-(1155)  

[Traduction]

+-

    L'hon. Aileen Carroll (ministre de la Coopération internationale, Lib.): Monsieur le Président, conformément à la nouvelle orientation et à la cohérence renouvelée de l'Agence canadienne de développement international, nous nous efforcerons aussi d'aider des pays d'Afrique et d'Asie, comme l'a suggéré le député.

    La gouvernance est l'un de nos principaux centres d'intérêt. L'une des contributions les plus importantes du Canada consiste à aider des pays comme la Chine à réaliser des progrès en matière de droits humains, de gouvernance, de société fondée sur des règles. C'est de cette façon que nous aidons des pays comme la Chine à instaurer un système permettant de répondre aux besoins de leur population, comme nous le faisons au Canada.

    Pour moi, il n'y a aucun problème en ce qui concerne...

+-

    Le Président: Le député de New Westminster—Coquitlam a la parole.

*   *   *

+-Les transports

+-

    M. Paul Forseth (New Westminster—Coquitlam, PCC): Monsieur le Président, cela fait un certain temps que le gouvernement est conscient de l'injustice que subissent les ports de l'Ouest du Canada. Le port Fraser est le deuxième port le plus grand au Canada, et pourtant, il est toujours obligé de payer les frais associés au dragage du fleuve, contrairement aux ports de l'Est, ce qui est injuste.

    C'est une question d'économie régionale, mais aussi de sécurité publique et de prévention des inondations. Bien que le ministre des Transports et le ministre des Pêches et des Océans aient été mis au courant de la situation, aucune mesure n'a été prise.

    Quand le gouvernement mettra-t-il fin à la disparité économique dont est victime le port Fraser, point d'accès canadien au littoral du Pacifique?

+-

    L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.): Monsieur le Président, cela fait un certain temps que nous sommes saisis de cette question. Nous nous y penchons avec le ministère des Pêches et des Océans afin de trouver une solution.

    Il s'agit en fin de compte d'une question d'équité. Je sais qu'on a fait valoir certains arguments. Nous essayons de trouver une solution. Peut-être que la modification que nous tentons d'apporter à la Loi maritime du Canada sera un début de solution; elle accorderait une plus grande liberté aux ports de Vancouver et de Fraser.

+-

    M. Paul Forseth (New Westminster—Coquitlam, PCC): Monsieur le Président, non seulement le port Fraser est confronté à une situation unique qui mérite l'attention du gouvernement fédéral, le fleuve déverse des tonnes de sable dans le Détroit de Georgie. C'est un phénomène qui se produit naturellement, mais si une drague a le malheur de l'accentuer même un peu, Ottawa la pénalise , mettant ainsi l'Administration portuaire du fleuve Fraser dans une situation économique encore plus désavantageuse.

    Le gouvernement arrêtera-t-il de voir le fleuve comme un source de revenu et reconnaîtra-t-il enfin qu'il facilite le commerce international?

+-

    L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.): Monsieur le Président, il va sans dire que nous reconnaissons le potentiel incroyable des ports de la Colombie-Britannique, qui connaissent actuellement un essor remarquable. La demande y est intense. C'est la raison pour laquelle notre caucus de la Colombie-Britannique appuie les installations portuaires de la province. Nous voulons aller de l'avant à ce sujet afin que l'accès au Pacifique ne soit pas encombré et que le port soit prêt à s'adapter à une augmentation du commerce et de l'activité.

    Nous nous entendons tous sur cette question. Le caucus de la Colombie-Britannique y travaille très fort et obtiendra des résultats.

*   *   *

+-La situation de la femme

+-

    M. Mario Silva (Davenport, Lib.): Monsieur le Président, on vient de célébrer, dans les divers pays du monde, la Journée internationale de la femme. Or, partout dans le monde, les femmes continuent d'être opprimées et de faire l'objet de discrimination. Nous en avons eu divers exemples au cours de la semaine qui s'achève. Partout dans le monde, les femmes luttent pour l'égalité et la justice.

    Le ministre des Affaires étrangères peut-il nous dire quelles mesures il a prises pour afficher à l'étranger la volonté du Canada de favoriser dans toutes les régions du monde l'égalité et la justice pour les femmes?

+-

    L'hon. Pierre Pettigrew (ministre des Affaires étrangères, Lib.): Monsieur le Président, le Canada s'est effectivement démarqué au fil des années en matière de promotion et de protection des droits des femmes. Son engagement à cet égard est au coeur même de notre politique étrangère.

    Nous collaborons à l'étranger avec les gouvernements et la société civile, notamment au renforcement des capacités pour assurer l'égalité et la justice.

    La semaine prochaine, je participerai aux travaux de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies. Nous allons pour la 11e année y proposer une résolution concernant l'élimination de la violence faite aux femmes, un aspect auquel nous accordons une grande importance.

*   *   *

+-Les nominations faites par le gouvernement

+-

    M. Joe Preston (Elgin—Middlesex—London, PCC): Monsieur le Président, l'acronyme RPC a désormais une nouvelle signification. Il semblerait qu'on parle maintenant du Régime de protection des copains.

    Dans son récent rapport, le président du Conseil du Trésor a induit les contribuables en erreur en affaiblissant davantage les normes portant sur le renouvellement des nominations dans les sociétés d'État. Le ministre a ainsi balayé un engagement pris il y a un an selon lequel le renouvellement des nominations dans les sociétés d'État devait être soumis à un comité parlementaire.

    Le ministre veut-il tout simplement faciliter la vie de ses petits copains libéraux qui aimeraient bien conserver leur poste?

+-

    L'hon. Reg Alcock (président du Conseil du Trésor et ministre responsable de la Commission canadienne du blé, Lib.): Monsieur le Président, c'est vraiment la folie du vendredi.

    Si le député voulait bien prendre cinq minutes pour lire le rapport et prendre connaissance de toutes les recommandations qui s'y trouvent, il verrait que nous avons prévu le programme d'amélioration le plus complet des 20 dernières années à l'égard de la gouvernance des sociétés d'État. Les comités parlementaires auront pour la première fois leur mot à dire. Ils devront approuver les nominations proposées ou étudier le dossier de ces candidats.

    Je ne suis pas certain de comprendre ce qui préoccupe le député.

  +-(1200)  

+-

    M. Daryl Kramp (Prince Edward—Hastings, PCC): Monsieur le Président, la liste des promesses non tenues par le premier ministre s'est encore allongée cette semaine.

    Le premier ministre a promis de rendre plus transparent le processus des nominations faites par le gouvernement. Or, cette semaine, le Comité de l'environnement de la Chambre des communes a refusé la nomination de l'ancien candidat libéral Glen Murray à la tête d'un conseil consultatif.

    Je crains que l'on ne se contente d'ignorer cette décision, tout comme on l'a déjà fait à l'égard de votes tenus à la Chambre.

    Ma question est très simple. Le premier ministre honorera-t-il la décision du comité et rejettera-t-il tout simplement la nomination de M. Murray?

+-

    L'hon. Stéphane Dion (ministre de l'Environnement, Lib.): Monsieur le Président, mon collègue ne veut certainement pas parler de cet éminent Canadien qui a été pendant huit ans conseiller municipal et ensuite maire de Winnipeg. Il a été président du caucus des maires des grandes villes et a joué un rôle important dans l'adoption du nouveau pacte pour les villes qui a mené à l'amélioration du transport urbain. Il a participé activement à la Conférence internationale des maires et a joué un rôle de premier plan dans le Mouvement des villes créatives. Il a créé le plan vert pour la ville de Winnipeg et la tarification écologique pour les approvisionnements à Winnipeg.

    Ce n'est certainement pas de cette personne dont parle le député.

*   *   *

[Français]

+-Le transport aérien

+-

    Mme Carole Lavallée (Saint-Bruno—Saint-Hubert, BQ): Monsieur le Président, nous venons tous d'apprendre que la compagnie Jetsgo vient de cesser ses opérations. Il y a 1 200 emplois qui sont menacés. Des milliers de détenteurs de billets risquent de perdre leur argent.

    Qu'est-ce que le gouvernement a l'intention de faire pour venir en aide aux détenteurs de billets qui risquent de perdre leur mise et aux employés qui risquent de perdre leur emploi?

+-

    L'hon. Jean Lapierre (ministre des Transports, Lib.): Monsieur le Président, j'ai toujours compris que le Bloc était lent, mais si la députée vient juste d'apprendre cela, c'est quand même depuis minuit, hier soir, que la compagnie Jetsgo a annoncé la fin de ses opérations. La compagnie a demandé également à aller devant la cour aujourd'hui pour avoir la protection de la loi.

    Des voix: Oh, oh!

    L'hon. Jean Lapierre: Entre- temps, si on s'intéresse aux passagers plutôt qu'à crier, j'aimerais dire à l'honorable députée que les passagers ont maintenant des options offertes par les autres compagnies, que ce soit Air Canada, WestJest, CanJet ou VIA Rail. Toutes les compagnies se sont mises ensemble pour pouvoir donner un coup de main. On me dit qu'on a augmenté le nombre d'appareils, le nombre...

+-

    Le Président: L'honorable de Glengarry—Prescott—Russell a la parole.

*   *   *

[Traduction]

+-La protection civile

+-

    L'hon. Don Boudria (Glengarry—Prescott—Russell, Lib.): Monsieur le Président, ma question s'adresse au ministre des Pêches et des Océans.

    Avec le tragique tsunami survenu dans l'océan Indien il n'y a pas longtemps, les Canadiens sont devenus très conscients de la nécessité d'exercer une surveillance des phénomènes semblables.

    Que fait le gouvernement pour mettre en place un système de surveillance des tsunamis sur la côte Est?

+-

    L'hon. Geoff Regan (ministre des Pêches et des Océans, Lib.): Monsieur le Président, profitant du succès de notre expérience sur la côte du Pacifique, nous travaillons avec nos partenaires étrangers, particulièrement avec les États-Unis, à mettre en place un système de surveillance des tsunamis pour la côte Est. Nous travaillons aussi avec nos partenaires européens.

    Les travaux préliminaires sont déjà commencés. Nous voulons que ce système soit en place le plus rapidement possible.


+-AFFAIRES COURANTES

[Affaires courantes]

*   *   *

[Traduction]

+-Réponse du gouvernement à des pétitions

+-

    L'hon. Larry Bagnell (secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles, Lib.): Monsieur le Président, conformément au paragraphe 36(8) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles, la réponse du gouvernement à 67 pétitions.

*   *   *

  +-(1205)  

+-La Loi sur les grains du Canada

+-

    L'hon. Andy Mitchell (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.) demande à présenter le projet de loi C-40, Loi modifiant la Loi sur les grains du Canada et la Loi sur les transports du Canada.

    (Les motions sont adoptées, et le projet de loi est lu pour la première fois et imprimé.)

*   *   *

+-Les comités de la Chambre

+Affaires autochtones et développement du Grand Nord

+-

    Mme Nancy Karetak-Lindell (Nunavut, Lib.): Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter le troisième rapport du Comité permanent des affaires autochtones et du développement du Grand Nord au sujet de l'abattage des chiens de traîneau inuits dans le Grand Nord durant les années 1950 à 1970.

    Je tiens à remercier le greffier et le personnel de recherche du comité du soutien considérable qu'ils m'ont accordé.

*   *   *

+-Loi contre la double imposition des propriétaires domiciliaires

+-

    M. Ken Epp (Edmonton—Sherwood Park, PCC) demande à présenter le projet de loi C-345, Loi modifiant la Loi de l'impôt sur le revenu (déduction des impôts fonciers payés sur une résidence principale).

    --Monsieur le Président, je suis fort content de présenter à nouveau mon projet de loi d'initiative parlementaire. En 11 ans, mon nom n'a jamais été tiré au sort mais j'espère bien que, à un moment donné, nous aurons l'occasion de débattre de la mesure et de la soumettre au vote.

    Il s'agit d'un projet de loi important. Les entreprises peuvent déduire de leur revenu imposable les coûts de location ou de propriété des bâtisses. Certains locataires sont en mesure d'en faire autant du fait qu'ils profitent des déductions de coûts que peuvent faire leurs propriétaires aux fins de l'impôt. Ce n'est pas le cas des propriétaires domiciliaires. Mon projet de loi permettrait tout simplement la déduction des impôts versés à une municipalité ou à une province. La déduction s'appliquerait à l'impôt fédéral et, par conséquent, à l'impôt provincial également.

    (Les motions sont adoptées, et le projet de loi est lu pour la première fois et imprimé.)

*   *   *

+-La Loi sur l'assurance-emploi

+-

    M. Ken Epp (Edmonton—Sherwood Park, PCC) demande à présenter le projet de loi C-346, Loi modifiant la Loi sur l'assurance-emploi (élimination du délai de carence et remboursement de cotisations).

    —Monsieur le Président, à la fin des années 50 et au début des années 60, lorsque j'étais étudiant, j'ai dû cotiser à l'assurance-chômage. Je ne pouvais pas toucher de prestations, mais je devais verser des cotisations.

    Aujourd'hui, les étudiants sont aux prises avec le même problème. Ils sont contraints de verser des cotisations au régime d'assurance-emploi, mais il leur est impossible de recevoir des prestations, puisqu'ils ne sont pas disponibles pour travailler. Le projet de loi permettrait aux étudiants et à leurs employeurs de récupérer les cotisations. Il est injustifié de prendre de l'argent à des étudiants déjà pauvres.

    (Les motions sont adoptées, et le projet de loi est lu pour la première fois et imprimé.)

*   *   *

+-La Loi sur la preuve au Canada

+-

    M. Ken Epp (Edmonton—Sherwood Park, PCC) demande à présenter le projet de loi C-347, Loi modifiant la Loi sur la preuve au Canada (interprétation des dates numériques).

    —Monsieur le Président, la confusion règne. Il m'est arrivé que, dans un projet de loi, on ait indiqué les dates de deux façons différentes. Que veut dire 05-04-06? Le 6 avril 2005? Le 4 juin 2005? Le 5 avril 2006?

    Mon projet de loi y mettrait bon ordre. Il dirait que, sauf indication contraire expresse, la séquence est la suivante: année, mois, jour. C'est celle que le Canada a acceptée il y a une trentaine d'années.

    (Les motions sont adoptées, et le projet de loi est lu pour la première fois et imprimé.)

*   *   *

+-Questions au Feuilleton

+-

    L'hon. Larry Bagnell (secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles, Lib.): Monsieur le Président, je demande que toutes les questions restent au Feuilleton.

  +-(1210)  

+-

    Le vice-président: D'accord?

    Des voix: D'accord.


+-INITIATIVES MINISTÉRIELLES

[Initiatives ministérielles]

*   *   *

[Traduction]

+-La Loi sur la marine marchande du Canada

     La Chambre reprend l'étude de la motion: Que le projet de loi C-3, Loi modifiant la Loi sur la marine marchande du Canada, la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada et la Loi sur les océans, soit lu pour la troisième fois et adopté.

+-

    Le vice-président: La Chambre est-elle prête pour la question?

    Des voix: Le vote!

    Le vice-président: Le vote porte sur la motion. Plaît-il à la Chambre d'adopter la motion?

    Des voix: D'accord.

    Une voix: Avec dissidence.

    (La motion est adoptée et le projet de loi, lu pour la troisième fois, est adopté.)

*   *   *

+-Loi de 2004 pour la mise en oeuvre de conventions fiscales

    La Chambre reprend l'étude du projet de loi S-17, Loi mettant en œuvre un accord, des conventions et des protocoles conclus entre le Canada et le Gabon, l'Irlande, l'Arménie, Oman et l'Azerbaïdjan en vue d'éviter les doubles impositions et de prévenir l'évasion fiscale, dont le comité a fait rapport sans propositions d'amendement.

+-

    L'hon. Jean Lapierre (au nom du ministre des Finances) propose que le projet de loi soit agréé.

    (La motion est adoptée.)

+-

    L'hon. Jean Lapierre (au nom du ministre des Finances) propose que le projet de loi soit lu une troisième fois et adopté.

+-

    L'hon. Larry Bagnell (secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles, Lib.): Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole, à l'étape de la troisième lecture, au sujet du projet de loi S-17, Loi de 2004 pour la mise en oeuvre de conventions fiscales.

    Le projet de loi a pour objet de mettre en oeuvre quatre traités fiscaux conclus avec le Gabon, l'Arménie, Oman et l'Azerbaïdjan. Il met également en oeuvre un nouveau traité fiscal avec l'Irlande, en remplacement d'un ancien traité.

    Je souligne que les traités visés dans le projet de loi S-17 ne sont pas litigieux. En fait, le projet de loi propose des mesures courantes.

    Les traités visés dans le projet de loi, qui sont semblables à ceux que le Canada a déjà conclus avec d'autres pays, s'inspirent du modèle de convention fiscale de l'OCDE qui est utilisé par tous les pays membres de cette organisation. De plus, les dispositions des traités visés dans le projet de loi S-17 sont entièrement conformes aux normes internationales pertinentes.

    Le Canada est actuellement lié par des traités fiscaux avec 83 pays. Le projet de loi S-17 porterait ce nombre à 87. Au cours des trois dernières années seulement, le Canada a signé des traités ou des protocoles modifiés avec 14 pays.

    Dans un monde de plus en plus vaste et compétitif, le Canada a besoin de ces traités pour demeurer concurrentiel. Les traités fiscaux sont avantageux pour les échanges de biens et services canadiens sur les marchés internationaux et ont, de ce fait, une incidence directe sur le rendement de notre économie.

    Cette incidence est très importante. Plus de 40 p. 100 du produit intérieur brut annuel du Canada dépend des exportations. En outre, le bien-être économique du Canada est tributaire de la poursuite des investissements étrangers et de l'influx d'information, de capital et de technologie.

    En éliminant les obstacles fiscaux et en créant un environnement fiscal plus prévisible pour les commerçants, les investisseurs et les contribuables canadiens qui ont des revenus de l'étranger, les traités fiscaux favorisent la création de débouchés commerciaux internationaux et l'investissement chez nous et à l'étranger. Les traités visés dans le projet de loi S-17 ne font pas exception à cet égard. Ils jouent donc un rôle crucial dans l'économie mondiale actuelle.

    La promotion du commerce et de l'investissement stimule la croissance de l'économie canadienne et, par voie de conséquence, elle nous aide à atteindre des objectifs sociaux qui ont fait de notre pays l'un de ceux qui offrent la meilleure qualité de vie.

    J'aimerais maintenant expliquer, en termes généraux, comment le projet de loi facilite la promotion du commerce international grâce à un régime fiscal équitable et concurrentiel.

    Les réductions d'impôt accordées ces dernières années aux sociétés d'un grand nombre de nos plus importants partenaires commerciaux font ressortir l'importance d'avoir un régime fiscal concurrentiel.

    Compte tenu de la mobilité des capitaux de placement à l'échelle mondiale, il est indispensable d'avoir un régime fiscal concurrentiel pour amener les entreprises à investir au Canada. L'investissement soutient la croissance économique et la création d'emplois. L'utilisation accrue de matériel de technologie de pointe, plus performant, contribue à accroître la productivité des travailleurs.

    L'accroissement des investissements et une hausse de la productivité de la main-d'oeuvre entraînent une hausse de l'emploi, des salaires et de la qualité de vie. Les conventions fiscales font également partie intégrante des initiatives d'équité fiscale dans le cadre des efforts du gouvernement en vue de rendre le système plus équitable.

    Permettez-moi d'étoffer sur ce point en faisant un survol de deux objectifs d'équité fiscale dont on tient compte dans le cadre de l'élaboration de conventions fiscales telles que celles dont nous sommes saisis aujourd'hui. Ces deux objectifs sont, d'abord, éviter la double imposition et, ensuite, empêcher la fraude et l'évasion fiscale.

    Qu'est-ce que la double imposition? Cela se produit lorsqu'un contribuable habite dans un pays et gagne un revenu dans un autre pays. S'il n'y a pas de convention fiscale entre les deux pays pour prévoir les droits d'imposition et les différents mécanismes d'allégement lorsque le droit d'imposition de certaines sources de revenu appartient aux deux pays, le revenu du contribuable peut être imposable par les deux autorités. Une telle situation serait injuste et aurait des retombées négatives sur l'économie canadienne.

  +-(1215)  

    Il est tout naturel que les investisseurs et autres négociants internationaux désirent connaître les mécanismes d'imposition avant de s'engager dans des relations commerciales à l'étranger.

    Les conventions fiscales constituent un terrain d'entente entre deux pays sur les interactions entre leurs deux régimes d'imposition, ce qui aide à atténuer l'incertitude relative au commerce, au travail ou à tout gain de revenu à l'étranger. Pour empêcher la double imposition, il faut d'abord définir les règles d'établissement des autorités fiscales entre le pays de résidence du contribuable et celui d'où il tire son revenu.

    Une autre méthode de diminution des possibilités d'imposition consiste à réduire les retenues d'impôt à la source, c'est-à-dire l'impôt généralement perçu par les pays sur certains types de revenus gagnés par les non-résidents. Par exemple, en l'absence d'une convention fiscale ou d'autres exemptions législatives diverses, le Canada perçoit 25 p. 100 d'impôt sur différents types de revenus gagnés par les non-résidents. Les retenues d'impôt à la source de la plupart de nos partenaires commerciaux sont du même ordre que celles du Canada.

    Un problème se pose parce que les retenues à la source ne permettent pas de déduire les dépenses engagées pour obtenir ce revenu. Cette situation est attribuable au fait que les impôts s'appliquent au revenu brut, non au revenu net. De ce fait, le revenu du contribuable est soumis à un taux d'imposition réel considérablement plus élevé que si l'impôt était calculé sur le revenu net, soit dans le pays où il a gagné son revenu soit dans son pays de résidence. Pour régler ce problème, les conventions fiscales internationales auxquelles le Canada est partie offrent des réductions réciproques au niveau des retenues à la source pour divers types de revenu, notamment les dividendes, les intérêts et les redevances.

    Examinons le deuxième objectif des conventions fiscales que nous avons signées avec de nombreux pays. Leur deuxième objectif est d'éviter l'évasion fiscale. Les Canadiens qui paient leur juste part d'impôts ne voudraient pas voir des entreprises ou des particuliers contourner leurs obligations fiscales simplement grâce à des activités commerciales sur la scène internationale.

    Les députés sont certainement en mesure de comprendre l'incidence négative qu'entraîne le manque à gagner attribuable à l'évasion fiscale. Ce genre de manoeuvre est non seulement clairement injuste, mais elle risque également de nuire à l'économie. Par surcroît, le manque à gagner qui en résulte peut nuire à la capacité du gouvernement de financer un vaste éventail de programmes fédéraux dont bénéficient l'ensemble des Canadiens, notamment la santé, l'aide aux aînés et aux personnes handicapées et l'éducation. Enfin, l'évasion fiscale alourdit injustement le fardeau des honnêtes contribuables. Or, une telle situation s'oppose carrément au régime fiscal canadien conçu pour être juste et équitable.

    Les traités comme ceux prévus dans le projet de loi S-17 permettent d'améliorer et d'élargir les mécanismes de coopération internationale et de partage de l'information. Les échanges d'information entre les autorités fiscales aident les gouvernements à repérer les évasions fiscales et à prendre les mesures nécessaires pour récupérer les recettes non perçues.

    En résumé, les conventions fiscales ouvrent la porte à la coopération internationale qui, à son tour, offre un moyen d'améliorer l'équité fiscale en luttant contre l'évasion fiscale. Les conventions prévues dans le projet de loi S-17 règlent également nombre d'autres questions importantes que les députés pourront examiner.

    Chaque convention comporte des dispositions visant à éviter que les investisseurs transfrontaliers ne fassent l'objet de discrimination axée sur la nationalité et des dispositions limitant le risque de double imposition pouvant découler de l'application des règles canadiennes relatives à la migration des contribuables.

    Comme je l'ai mentionné au début de mon intervention, le projet de loi S-17 ne suscite pas la controverse. Il s'agit plutôt d'une mesure législative de nature administrative qui comporte de nombreux avantages pour les Canadiens.

    Conformes à l'approche du gouvernement en matière d'équité fiscale, ces conventions offrent des solutions justes et équitables aux problèmes d'imposition qui existent actuellement entre le Canada et les cinq pays mentionnés dans le projet de loi. Par conséquent, je demande que la Chambre adopte cette mesure législative rapidement.

  +-(1220)  

+-

    M. Ken Epp (Edmonton—Sherwood Park, PCC): Monsieur le Président, je sens que les nombreux députés ici présents participeront à un débat très animé sur ce palpitant sujet, comme vient de l'indiquer le secrétaire parlementaire. Étant donné que nous sommes vendredi, je ne peux m'empêcher de m'amuser un peu aux dépens du député.

    Les conventions fiscales conclues avec les autres pays ont pour but d'éviter la double imposition, ce qui est tout à fait légitime et défendable, et nous appuyons cela. Les personnes qui touchent un revenu dans un autre pays n'ont pas à payer des taxes à la fois ici et dans cet autre pays. Si les deux pays ont des taux d'imposition comme les nôtres, au niveau fédéral et provincial, les gens pourraient se retrouver avec peut-être 10 p. 100 de leur revenu; le reste se serait envolé en taxes et en impôts. Ces conventions sont donc importantes.

    Je me demande si nous pourrions conclure une convention fiscale avec le Canada. Je sais que ma proposition peu sembler un peu étrange. Le Canada pratique la double imposition, et il est temps que cela cesse. Par exemple, il existe une taxe provinciale et une taxe d'accise fédérale sur l'essence. Après avoir additionné le coût du produit, la taxe a et la taxe b, on ajoute la TPS. C'est de la double imposition. On paie de la TPS sur la taxe provinciale et sur la taxe d'accise fédérale. On paie des taxes sur des taxes.

    Le projet de loi d'initiative parlementaire dont je viens de parler au sujet des impôts fonciers constitue un autre exemple. Si les impôts fonciers de ma maison s'élèvent à 2 400 $, je dois gagner 4 000 $ pour les payer. Si nous faisons le calcul, 4 000 $ moins 40 p. 100 me laisse 2 400 $. C'est le montant dont j'ai besoin pour mes impôts fonciers. C'est de la double imposition. Ne pourrions-nous pas conclure une convention avec le Canada pour éviter la double imposition? Ne s'agirait-il pas d'une bonne idée?

  +-(1225)  

+-

    L'hon. Larry Bagnell: Monsieur le Président, je rends hommage au député pour son assiduité exemplaire à la Chambre. Le nombre de ses présences est remarquable, mais justement, il est ainsi bien placé pour connaître la règle selon laquelle nous devons pas faire des allusions indirectes à l'assiduité d'un député à la Chambre. J'espère que, lorsqu'il me posera sa prochaine question, il me fera des excuses pour sa première observation.

    Il prétend qu'il y a double imposition lorsque les Canadiens doivent payer un impôt fédéral et un impôt provincial. Je ne sais pas comment nous paierions pour les soins de santé et l'éducation s'il n'y avait pas d'impôts provinciaux. Il nous faut payer des impôts pour ce faire. Je ne sais pas comment nous pourrions payer pour l'augmentation du budget alloué à la défense, que l'opposition réclame, ou pour celle du budget de l'agriculture, que l'opposition réclame, ou pour toutes les choses que les députés de la loyale opposition de Sa Majesté nous demandent chaque jour, s'il n'y avait pas d'impôts fédéraux.

    Nous pouvons parler d'impôts prélevés sur des impôts qui s'ajoutent à d'autres impôts, et de tout ce qui s'ensuit, mais la réalité incontournable est qu'un minimum d'impôts est nécessaire pour gérer notre pays. Nous pourrions modifier la structure du système fiscal afin de répondre à certains des points soulevés par le député mais, en fin compte, il y aura toujours la même somme d'impôts.

    Nous pourrions modifier les impôts sur le revenu, mais le parti du député propose constamment de ne pas les augmenter. Cependant, c'est ce que nous serions obligés de faire si nous devions suivre sa proposition consistant à modifier la structure de notre système fiscal.

    Le député a peut-être des idées justifiées au plan philosophique au sujet d'une restructuration, mais la réalité incontournable va rester la même. Les Canadiens doivent payer le même montant d'impôts pour leurs écoles, leurs hôpitaux et la défense nationale. Ils devront payer le même montant d'impôts pour appuyer les personnes âgées, pour appuyer les handicapés, pour appuyer les agriculteurs, et pour obtenir tout ce qu'ils veulent. Il y a plusieurs ordres de gouvernement qui doivent payer pour tout cela.

+-

    M. Ken Epp: Monsieur le Président, je pense que le député ne m'a pas compris. Nous demandons aux Canadiens de payer des impôts sur de l'argent qu'ils ont gagné uniquement pour leur faire payer des impôts ou, dans certains cas, on leur fait payer des impôts sur de l'argent qui a déjà été imposé. C'est ce que j'expliquais. Évidemment, cela se voulait un peu moqueur, puisque c'est de double imposition avec les autres pays que nous parlons.

    Cependant, j'insiste sur le fait que nous devons réduire les taux d'imposition. Je vais donner au député un cours accéléré d'économie. J'ignore s'il a déjà entendu parler de la courbe de Laffer, mais le fait est que, dans bien des cas, si les taux d'imposition sont réduits, les recettes fiscales augmentent. En d'autres mots, les gouvernements ont plus d'argent pour les programmes parce qu'il y a une activité économique accrue. L'argent est laissé entre les mains des consommateurs, des citoyens, des contribuables, des entrepreneurs et des gens d'affaires qui font tourner l'économie.

    L'abaissement des taux d'imposition ne signifie pas du tout que le gouvernement aura moins d'agent. Au contraire, il en aurait très probablement davantage s'il planifie bien. C'est ce que notre parti préconise. Nous ne voulons pas sabrer dans les programmes gouvernementaux qui nous tiennent à coeur, contrairement à ce qu'affirme le député. Nous voulons que l'argent soit dépensé sagement, pas n'importe comment, pas de façon criminelle, comme on le voit dans les enquêtes en cours, mais de façon rationnelle. Nous devrions fournir les programmes que nous voulons avec une structure fiscale juste qui serait un bon stimulant et non un frein pour notre économie.

+-

    L'hon. Larry Bagnell: Monsieur le Président, je suis ravi de répondre à cette question une autre fois.

    Je trouve fascinante l'extrapolation que fait le député lorsqu'il dit que des réductions d'impôt permettent de financer l'éducation, la santé et d'autres dossiers. Le NPD ne souscrit certainement pas à ce type d'analyse. Que se produit-il si l'on supprime les impôts? A-t-on davantage de fonds à consacrer à l'éducation, à la santé, aux aînés, aux personnes handicapées et au logement abordable?

    Je ne crois pas qu'il en soit ainsi, mais je suis ravi de voir que le député reconnaît que des réductions d'impôt sont nécessaires si nous voulons nous assurer une position concurrentielle sur la scène mondiale, car elles nous permettent d'éviter de fermer des usines et d'avoir un plus grand nombre de travailleurs au Canada.

    Comme les députés le savent, au cours des cinq dernières années, le gouvernement du Canada a réduit les impôts de 100 milliards de dollars, du jamais vu dans l'histoire du Canada. Je me demande pourquoi la plate-forme de l'opposition ne prévoyait pas cette mesure. Et ce n'est pas tout car, en plus de ces réductions de 100 milliards de dollars, le dernier budget prévoit d'autres réductions d'impôts de manière à rendre l'industrie plus concurrentielle et à aider le Canada à garder ses emplois. Une grande part de ces réductions bénéficieront aux contribuables à faible revenu, si bien qu'en bout de ligne 850 000 personnes ne paieront plus d'impôt au Canada.

    Nous sommes très fiers de cela et nous sommes fiers d'avoir réussi à resserrer suffisamment les dépenses pour consentir les importantes réductions d'impôt qui sont garantes de la compétitivité du Canada. Ces réductions permettent à nos travailleurs de conserver leur emploi et au Canada de conserver le niveau de vie élevé qui fait de lui un des meilleurs pays de la planète à cet égard.

  +-(1230)  

+-

    M. Gurmant Grewal (Newton—Delta-Nord, PCC): Monsieur le Président, je suis heureux de me faire le porte-parole des électeurs de Newton—Delta-Nord pour participer au débat, aux étapes du rapport et de la troisième lecture du projet de loi S-17, la loi de 2004 pour la mise en oeuvre de conventions fiscales.

    Ce projet de loi met en oeuvre des traités fiscaux conclus avec l'Arménie, l'Azerbaïdjan, le Gabon et l'Oman. Le Canada n'a jamais conclu de traités fiscaux avec aucun de ces pays. Le projet de loi met également en oeuvre un nouveau traité conclu avec l'Irlande. Ces traités établissent un cadre d'imposition des revenus d'investissement entre le Canada et d'autres pays. Ils prévoient des mécanismes visant à éviter les doubles impositions et à prévenir l'évasion fiscale.

    Examinons la genèse de ces traités. Au cours des dernières années, le Canada a négocié des traités fiscaux avec 83 pays. Ces traités visent à régler les problèmes qui surgissent lorsque les habitants d'un pays gagnent un revenu à l'étranger. Ils s'inspirent du modèle de convention de double imposition de l'Organisation de coopération et de développement économiques.

    Les traités servent à éviter les doubles impositions dans les situations où un contribuable pourrait être imposé deux fois, une fois par le pays où il a gagné un revenu, le pays d'origine, et une fois par le pays où habite le contribuable, le pays de résidence. Les traités aident à réduire les retenues d'impôt excessives sur certains types de revenu, comme un revenu de placement et des redevances.

    Les traités servent également à établir des activités convenues dans lesquelles des contribuables peuvent s'engager dans le pays ayant conclu un traité avant d'être assujettis à l'impôt. Les traités doivent prévoir l'échange d'information et supprimer les impôts dans les situations qui, selon les parties aux traités, devraient bénéficier d'un traitement fiscal favorable. Les traités fiscaux ne peuvent entrer en vigueur que si le Parlement évalue et adopte une mesure législative confirmant leur suprématie sur la Loi de l'impôt sur le revenu.

    Un projet de loi visant à mettre en oeuvre des traités fiscaux ne nécessite pas la présentation d'un avis de voies et moyens et, partant, peut être présenté au Sénat, comme ce fut le cas pour ce projet de loi.

    Un des éléments importants que nous devrions examiner avant de signer quelque traité que ce soit avec tout autre pays est le respect des valeurs canadiennes, dont la plus importante est le respect des droits de la personne. Bien que les traités fiscaux soient généralement avantageux pour les Canadiens, je suis un peu préoccupé au sujet des quatre pays en cause dans les traités que ce projet de loi mettrait en oeuvre.

    Je m'inquiète plus particulièrement du bilan de l'Arménie, de l'Azerbaïdjan, du Gabon et de l'Oman sur le chapitre des droits de la personne. J'ai déjà visité quelques-uns de ces pays et j'y ai été directement témoin de certaines violations des droits de la personne. Le Canada doit s'assurer que les pays avec lesquels il a conclu des traités fiscaux reconnaissent l'importance que revêtent les droits de la personne. Cette reconnaissance doit être plus que superficielle. Elle doit être réelle et éclairée.

    Le rapport du département d'État américain sur les droits de la personne pour 2004, publié il y a à peine une quinzaine de jours, n'accorde la note de passage à aucun des pays avec lesquels nous acceptons des conventions fiscales. D'après ce rapport, le bilan du gouvernement arménien en matière de droits de la personne demeure fort médiocre: ses forces de sécurité battent des détenus en attente de procès, et l'impunité fait toujours problème. Il y a également des arrestations et mises en détention arbitraires.

  +-(1235)  

    Le bilan du gouvernement de l'Azerbaïdjan n'est pas reluisant non plus. Il se rend toujours coupable d'atteintes nombreuses aux droits: limitation du droit des citoyens de remplacer pacifiquement et démocratiquement leur gouvernement; tortures policières et passages à tabac de détenus; recours à une force excessive pour arracher des aveux. Le gouvernement continue de limiter la liberté d'expression et la liberté de la presse.

    D'après le même rapport, le gouvernement d'Oman a lui aussi de graves difficultés. Les citoyens n'ont pas le droit de remplacer leur gouvernement démocratiquement. Le gouvernement limite la liberté d'expression, la liberté de la presse, et la liberté de réunion et de religion. Malgré des lois qui garantissent l'égalité, la discrimination contre les femmes continue de faire problème et des entreprises privées réduisent les travailleurs étrangers à des conditions qui équivalent au travail forcé.

    Enfin, le rapport décerne une mauvaise note au Gabon, car les autorités continuent d'y limiter la capacité des citoyens de remplacer leur gouvernement démocratiquement, les forces de sécurité battent et torturent parfois des prisonniers et autres personnes sous garde, les arrestations et mises en détention arbitraires sont des problèmes courants. Le gouvernement continue aussi de limiter la liberté de la presse et la liberté de circulation. On observe toujours de la violence et de la discrimination sociale à l'endroit des femmes et des Africains qui ne sont pas citoyens. Le travail forcé, le travail des enfants et le trafic, notamment celui des enfants, demeurent également de graves problèmes.

    De manière générale, aucun de ces pays ne respecte les droits de la personne comme le Canada. Nos compatriotes ont le droit de demander ce que leur gouvernement fait pour s'assurer que le bilan en matière de droits de la personne du signataire étranger s'améliore. Je me souviens que lorsque, comme parlementaires, nous nous sommes rendus dans d'autres pays, avec des ministres et d'autres personnes, nous avons toujours mis l'accent sur les valeurs canadiennes que nous respectons: la protection des droits de la personne, la liberté de religion, la liberté d'expression et la liberté de la presse, mais pourquoi signer ces accords ou conventions quand les bilans de ces pays ne sont pas bons?

    Si le gouvernement a fait des progrès en matière de signature de nouvelles conventions fiscales, il a lamentablement échoué sur le plan de la renégociation de conventions antérieures qui ont des incidences beaucoup plus grandes sur le bien-être des Canadiens.

    Notre convention fiscale avec les États-Unis en fournit un exemple éloquent. Il y a cinq ans, le premier ministre, lorsqu'il était ministre des Finances, a conclu un accord de principe avec ses homologues américains. Depuis, il ne s'est pas passé grand-chose, la dernière réunion s'étant tenue en 2001, alors que le premier ministre avait soutenu que l'entente allait avoir de grandes conséquences pour le Canada. La population canadienne souhaite que les tergiversations cessent.

    L'été dernier, lorsque le Japon et les États-Unis sont parvenus à un accord sur la renégociation de leur convention fiscale, l'ambassadeur des États-Unis au Japon a fait l'éloge de cette convention, la qualifiant de symbole supplémentaire de la coopération, de la confiance et de l'amitié véritable qui existent entre leurs deux pays. Si c'est ce qu'il faut pour conclure une convention fiscale, il ne faut guère s'étonner du fait que les libéraux n'ont pas réussi à obtenir une entente.

    Sous le dernier premier ministre libéral, les relations avec les États-Unis ont atteint un bas niveau historique et elles ne s'améliorent pas avec l'actuel occupant du 24, promenade Sussex. Le gâchis du système de défense antimissile, la fermeture de la frontière au boeuf canadien et l'interminable conflit du bois d'oeuvre indiquent l'état de nos relations avec notre voisin et plus important partenaire commercial.

    Nous réalisons 87 p. 100 de nos échanges commerciaux avec les États-Unis et le goulot d'étranglement dans nos relations avec eux existe toujours. Cela nuit aux Canadiens en général, ainsi qu'à nos entreprises. Si le président des État-Unis attend 10 jours pour répondre à l'appel téléphonique de notre premier ministre, de toute évidence, on ne peut guère espérer la conclusion d'une convention fiscale.

    Il importe aussi au gouvernement fédéral de renégocier enfin nos conventions fiscales avec les pays qui servent de paradis fiscaux pour des entreprises canadiennes. Les Canadiens se souviendront du fait que le premier ministre a tiré parti de notre entente avec les Bahamas, en y immatriculant sa flotte de bateaux et en épargnant des millions de dollars d'impôts canadiens.

  +-(1240)  

    Les cinq plus grandes banques du pays entrent maintenant dans la danse, en suivant probablement l'exemple du premier ministre, pour économiser des milliards de dollars en impôt. Selon un rapport, en 2003, la CIBC seulement a économisé 600 millions de dollars d'impôt au Canada en ayant recours à des paradis fiscaux. Nous aurions fort bien pu utiliser cet argent pour la santé, l'éducation, les réductions d'impôt et bien d'autres choses.

    Les libéraux n'ont cependant pas la volonté politique ni le cran nécessaires pour supprimer les échappatoires des conventions fiscales et mettre un terme aux paradis fiscaux.

    Grâce à notre ancien premier ministre, Jean Chrétien, qui a visité l'un des pays les plus répressifs au monde pour conclure un accord avec le gouvernement du Turkménistan sur les droits de prospection du champ pétrolifère contesté de la mer Caspienne, il serait pratiquement inutile de négocier notre convention fiscale avec l'Azerbaïdjan. En effet, pour protester contre l'entente négociée par Jean Chrétien, l'assemblée nationale azerbaidjanaise a refusé d'adopter une loi permettant la ratification de la convention fiscale conclue en septembre dernier.

    L'ancien premier ministre s'est peut-être retiré de la politique, mais il n'a certainement pas fini de faire la manchette et de nuire aux intérêts canadiens à l'étranger, que ce soit en tentant de mettre des bâtons dans les roues de l'enquête Gomery sur le fiasco des commandites ou en compromettant nos relations avec des États étrangers.

    Le Parti conservateur du Canada appuie la négociation de conventions fiscales avec les États étrangers. Ces conventions sont dans le meilleur intérêt des Canadiens. Ils éliminent la double imposition et Dieu sait que les Canadiens paient déjà assez d'impôt, et favorisent l'investissement et la croissance économique.

    Cependant, je suis préoccupé par les bilans en matière de droits humains de certains des pays avec lesquels nous concluons des ententes. Nous ne devrions pas laisser l'économie nous empêcher de faire la différence entre le bien et le mal et ces quatre pays, sans exception, n'ont pas la réputation d'attacher une grande importance aux droits de leur population.

    Parfois, le gouvernement libéral a donné la priorité au commerce, au détriment de tout le reste, dans ses relations avec certains pays affichant un bilan lamentable en matière de droits humains. Les libéraux ont complètement sacrifié les droits humains pour promouvoir le commerce et accorder un traitement de faveur à ces États.

    Les intérêts canadiens seront bien servis si le gouvernement accorde la priorité nécessaire à la renégociation de notre convention fiscale avec les États-Unis, qui traîne depuis cinq ans même si le premier ministre a admis en 2000 que cette entente avait une grande importance pour le Canada.

    Nous devrions regarder ce qui se passe plus près de chez nous. Nous devrions jeter un coup d'oeil aux échanges commerciaux que nous avons avec nos voisins. Selon moi, la convention entre le Canada et les États-Unis aurait dû avoir préséance sur toute autre convention. Le premier ministre a reconnu lui-même en 2000 qu'elle comporterait de graves conséquences pour les Canadiens. Les libéraux, en face, peuvent-ils dire où est cette convention entre le Canada et les États-Unis? Où est cette convention dont le ministre des Finances de l'époque, l'actuel premier ministre, a dit qu'elle comportait de graves conséquences pour les Canadiens? Cinq années ce sont écoulées. A-t-on réalisé des progrès? Pourquoi le gouvernement ne bouge-t-il pas? Pourquoi le gouvernement se tourne-t-il les pouces et ne signe-t-il pas cette convention avec notre principal partenaire commercial, les États-Unis d'Amérique?

    Le gouvernement attend depuis trop longtemps de renégocier les conventions fiscales qui ouvrent à des entreprises canadiennes l'accès à des paradis fiscaux. Pourquoi le gouvernement ne met-il pas fin à ces échappatoires? Il se pourrait bien que ces échappatoires servent ses intérêts personnels d'une manière ou d'une autre.

    Le Trésor fédéral ne peut pas se permettre ce type de tergiversation. Il est impératif que le gouvernement cesse de tergiverser et agisse promptement sur les questions qui touchent particulièrement les Canadiens et nos rapports avec notre plus important partenaire commercial.

    Je voterai en faveur du projet de loi, mais j'exhorte le gouvernement à sortir de sa léthargie et à agir.

  +-(1245)  

    

+-

    L'hon. Peter Adams (secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Lib.): Monsieur le Président, mon collègue a parlé des conventions fiscales avec l'Oman, le Gabon, l'Arménie et d'autres; je connais l'intérêt qu'il porte aux droits de la personne et l'expérience qu'il a eue avec certains de ces pays.

    J'aimerais savoir ce qu'il pense de ce genre de conventions. Au fond, tout le monde y trouve son compte, dans la mesure où, si nous n'entretenons pas de relation fiscale raisonnable et n'établissons pas un contact raisonnable avec ce genre de pays, il est difficile pour nos habitants qui vont là-bas ou les leurs qui viennent ici d'être traités équitablement et il est difficile de faire des progrès dans le dossier des droits de la personne, qui est un dossier important pour mon collègue.

    Je suis d'avis que d'éviter la double imposition, même avec ce genre de pays, faciliterait nos efforts en ce qui concerne l'amélioration du bilan de ces pays en matière des droits de la personne.

+-

    M. Gurmant Grewal: Monsieur le Président, je comprends la position du député, surtout en ce qui concerne les droits de la personne, qui est une considération importante pour chacun d'entre nous quand nous faisons affaire avec un État étranger. Cependant, le ministère des Affaires étrangères est responsable de renforcer les liens et de vanter les valeurs canadiennes à l'étranger. Les diplomates, les fonctionnaires ministériels et les bureaucrates ne devraient pas nous dire que nous ne devrions pas soulever la question des droits de la personne quand nous discutons avec des ressortissants étrangers.

    Je me rappelle de mon expérience au Tibet. On m'avait dit de ne pas soulever certaines questions avec le ministre des Affaires étrangères qui participait à la réunion. Je ne les ai pas écoutés. J'ai décidé de soulever la question, et on m'a dit que j'étais un des premiers politiciens canadiens à soulever la question des droits de la personne auprès du gouvernement chinois.

    J'ai ensuite dit carrément au représentant du gouvernement chinois que j'aimerais visiter leurs camps de travail. J'étais le premier ressortissant étranger à visiter un camp de travail au Tibet. Je comprends que nous devons faire notre travail, mais nous devrions aussi défendre les valeurs canadiennes quand nous voyageons à l'étranger. Les droits de la personne sont importants pour tous les Canadiens et, quand nous avons l'occasion d'en parler, nous devrions le faire et prendre une position ferme.

    En d'autres mots, le bilan du gouvernement n'est pas reluisant et il ne gagne pas en lustre parce qu'il n'élimine pas la possibilité de profiter des échappatoires fiscales et des paradis fiscaux. On dirait plutôt qu'il les renforce. Les cinq grandes banques essaient maintenant de profiter de ces échappatoires et paradis fiscaux. Je suis convaincu que des milliers d'autres entreprises feront comme les banques si le gouvernement n'agit pas.

    Les recettes fiscales ainsi perdues pourraient servir aux Canadiens. Nous savons que le régime de santé craque de partout et que les étudiants souffrent d'une éducation qui n'est pas d'aussi bonne qualité qu'elle le devrait. L'argent pourrait être consacré aux infrastructures de nos régions. Dans ma circonscription, l'Hôpital commémoratif de Surrey et l'Hôpital de Delta ont besoin d'argent. Ils manquent de lits, de médecins, d'infirmières et de médicaments. Il faut que l'argent des contribuables soit dépensé au Canada et non pas caché dans des paradis fiscaux à l'étranger.

    Je voudrais terminer en parlant de nos relations avec les États-Unis. Notre gouvernement remet depuis cinq ans la signature d'un traité fiscal avec les États-Unis. De plus, les députés libéraux les uns après les autres font des déclarations incendiaires contre les États-Unis et le premier ministre ne fait rien pour les arrêter.

    Les députés de l'opposition ont soulevé cette question à quelques reprises, mais le gouvernement libéral continue de tolérer ces écarts de langage et garde à leurs postes des secrétaires parlementaires et des députés qui devraient pourtant être congédiés pour faire clairement comprendre à nos amis américains que nous ne tolérerons pas les sottises de la part de députés qui s'en prennent à nos partenaires commerciaux, amis et voisins américains.

    Nous parlons de signer des traités avec les Américains, mais les gestes que pose le gouvernement rendent ces traités improbables. J'aimerais que les libéraux fassent preuve de cohérence.


+-Affaires courantes

[Affaires courantes]

*   *   *

  +-(1250)  

[Français]

+-Les comités de la Chambre

+-Patrimoine canadien

+-

    L'hon. Mauril Bélanger (leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes, ministre responsable des langues officielles, ministre responsable de la réforme démocratique et ministre associé de la Défense nationale, Lib.): Monsieur le Président, il y a eu des discussions entre tous les partis et si vous le demandiez, je crois que vous constateriez qu'il y a consentement unanime pour que les motions suivantes soient adoptées par rapport à des déplacements de comités. Premièrement, je propose:

Que, nonobstant les ordres adoptés le 8 février 2005, relativement à son étude sur l'industrie du long métrage au Canada, 12 députés du Comité permanent du Patrimoine canadien soient autorisés à se rendre à Winnipeg, du 3 au 4 avril 2005; à Toronto, du 5 au 8 avril 2005; à Montréal, du 19 au 22 avril 2005; à Vancouver, du 3 au 6 mai 2005 et à Halifax, du 17 au 19 mai 2005, et que le personnel nécessaire accompagne le comité.

    (La motion est adoptée.)

*   *   *

+-Finances

+-

    L'hon. Mauril Bélanger (leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes et ministre responsable de la réforme démocratique, Lib.): Monsieur le Président, deuxièmement, je propose:

    Que, nonobstant les ordres adoptés le mardi 8 février 2005 concernant le déplacement à Victoria et Winnipeg relativement à son étude sur le déséquilibre fiscal, cinq députés du sous-comité sur le déséquilibre fiscal du Comité permanent des finances soient autorisés à se rendre à Victoria, les 3 et 4 avril 2005, et à Winnipeg les 17 et 18 avril 2005, et que le personnel nécessaire accompagne le comité.

    (La motion est adoptée.)

*   *   *

-Langues officielles

+-

    L'hon. Mauril Bélanger (leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes et ministre responsable de la réforme démocratique, Lib.): Monsieur le Président, troisièmement, je propose:

    Que relativement à son étude sur le plan d'action gouvernemental en matière de langues officielles, le Comité permanent des langues officielles soit autorisé à se rendre à Bathurst, dans les Cantons de l'Est, à Toronto, à Windsor, Whitehorse, Vancouver, Saint-Boniface et Sudbury en avril 2005, et que le personnel nécessaire accompagne le comité.

    (La motion est adoptée.)


-Initiatives ministérielles

[Initiatives ministérielles]

*   *   *

[Français]

+-Loi de 2004 pour la mise en œuvre de conventions fiscales

     La Chambre reprend l'étude de la motion portant que le projet de loi S-17, Loi mettant en œuvre un accord, des conventions et des protocoles conclus entre le Canada et le Gabon, l'Irlande, l'Arménie, Oman et l'Azerbaïdjan en vue d'éviter les doubles impositions et de prévenir l'évasion fiscale, soit lu pour la troisième fois et adopté.

+-

    M. Pierre Paquette (Joliette, BQ): Monsieur le Président, je partagerai mon temps avec le député de Richmond—Arthabaska. Nous étudions un projet de loi qui vise à introduire des conventions fiscales avec un certain nombre de pays.

    Évidemment, le Bloc québécois est en faveur du principe de ce projet de loi. Cela dit, nous sommes en faveur des conventions fiscales avec des pays qui ont une fiscalité comparable à la nôtre, pas nécessairement semblable. On sait évidemment que les visions de différentes société ne sont pas nécessairement les mêmes. Prenons l'exemple de nos voisins américains. Ils ne sont pas très fort sur la taxation, mais ils ne sont pas très forts non plus sur les services publics. Cela laisse de côté toute une partie de la population américaine qui n'a pas accès aux soins de santé et à un certain nombre d'autres services que nous considérons, au Québec et au Canada, comme étant des services qui doivent être disponibles pour la population.

    Dans d'autres pays, cela va beaucoup plus loin même que le Canada. Cela fait que, globalement, le Canada se retrouve actuellement au milieu des pays de l'OCDE quant à sa fiscalité. Par conséquent, la moitié de ces pays ont une fiscalité plus lourde que la nôtre, probablement parce qu'ils ont des services publics et des protections sociales plus importants que les nôtres. La moitié de ces pays ont moins d'imposition que nous, probablement aussi parce qu'ils ont fait le choix d'avoir moins de services à la disposition de l'ensemble de la population.

    J'ai parlé d'une « fiscalité comparable », parce que j'ai malheureusement entendu des députés libéraux essayer de faire accroire que la position du Bloc était de demander à tous les pays, y compris ceux en voie de développement, d'avoir le même taux d'imposition que celui que nous avons. Ce n'est pas du tout le cas.

    Toutefois, nous sommes en faveur du principe des conventions fiscales pour éviter la double imposition. Comme je le mentionnais, on veut éviter cette double imposition à des citoyens canadiens, que ce soient des corporations ou des particuliers, parce que s'ils paient leurs impôts dans une autre juridiction, il est tout à fait normal que le Canada en tienne compte dans sa propre fiscalité. À cet égard, il n'y a aucun problème. Je pense que la plupart des pays qui sont décrits dans le projet de loi S-17 sont conformes à cette approche.

    Cela dit, lorsque des pays ont une fiscalité dérisoire, déraisonnable ou absente — je pense entre autres à La Barbade, mais aussi à l'ensemble des paradis fiscaux —, une convention fiscale n'a pas de sens parce que, justement, on veut éviter la double imposition. S'il n'y a pas imposition dans l'autre juridiction, les revenus, que ce soient des profits ou des dividendes ou encore même des revenus de travail qui n'ont pas été imposés dans cette juridiction, doivent être totalement imposés au Canada.

    C'est pourquoi le Bloc québécois profite de l'étude du projet de loi S-17 pour réitérer notre opposition à la convention fiscale avec La Barbade. Comme vous le savez, c'est la seule juridiction que l'on considère être, sur le plan international, un paradis fiscal avec lequel le Canada a une convention fiscale. Avec le Liberia, avec les Bermudes, nommez-les, le Canada n'a pas signé de telles conventions fiscales.

    La Barbade est un paradis fiscal en ce qu'elle répond à tous les critères prévus par l'OCDE concernant la définition d'un paradis fiscal. Je vous lis un extrait du rapport de 1998:

    Ces territoires offrent généralement à l’investisseur étranger un environnement où une imposition nulle ou minime se double fréquemment d’un allégement des contraintes réglementaires ou administratives. Souvent, les activités en cause ne donnent pas lieu à un échange de renseignements avec d’autres pays en raison, par exemple, de dispositions strictes en matière de secret bancaire. [...] ces juridictions sont généralement qualifiées de paradis fiscaux.

    Or, La Barbade correspond en tous points à cette définition de l'OCDE. Encore, je sais que ce que l'on va nous dire du côté du gouvernement, c'est que dans la dernière liste qu'a faite l'OCDE concernant les paradis fiscaux, La Barbade n'y figure plus. En 1998, c'était le cas. La Barbade avait été identifiée comme un paradis fiscal par l'OCDE.

  +-(1255)  

    En 2001, dans le rapport suivant, le nom de La Barbade a disparu pour deux raisons essentiellement. L'OCDE a considéré que ce paradis fiscal coopérait maintenant au niveau du secret bancaire avec les autorités financières internationales. Depuis cette intention, rien n'a été fait véritablement pour rendre le système bancaire et la fiscalité de La Barbade plus transparentes.

    La deuxième raison est que le Canada et les États-Unis ont fait pression sur l'OCDE pour que La Barbade soit retirée de la liste des paradis fiscaux. Toutefois, lorsqu'on se réfère à la définition de 1998, on ne peut faire autrement que de constater que La Barbade est un paradis fiscal.

    J'y reviendrai, mais je veux rappeler que même selon le vérificateur général, — parce qu'à cette époque, c'était un vérificateur général — dans son rapport du 27 février 2001, il identifiait les paradis fiscaux comme un problème très important concernant l'assiette fiscale canadienne. Je me permets de le citer:

    Les activités internationales des contribuables canadiens, particulièrement le recours aux paradis fiscaux, constituent l'une des plus graves menaces à l'assiette fiscale.

    C'est le rapport de 2001. Depuis, rien n'a été fait, à tel point que pour ce qui est des investissements étrangers des Canadiens vers d'autres pays, La Barbade est devenue la troisième destination des investisseurs canadiens. C'est tout de même assez formidable qu'une petite île de 270 000 habitants soit en mesure de recueillir, en 2001 par exemple, 23,340 milliards de dollars d'investissements canadiens. Cela fait beaucoup d'investissements par tête de pipe à La Barbade.

    La Barbade est devenue, au fil des ans, le paradis fiscal du Canada. On comprend mieux à ce moment-là pourquoi le gouvernement canadien a fait pression sur l'OCDE pour faire retirer cette juridiction de la liste des paradis fiscaux.

    Je vous disais que c'est absolument étonnant de voir que 23 milliards de dollars d'investissements se font dans une petite île de 270 000 habitants, mais il est encore plus étonnant de savoir que La Barbade est devenue, comme je le mentionnais, la troisième destination des investisseurs canadiens après, évidemment, les États-Unis et la Grande-Bretagne.

    Il y a donc plus d'investissements faits par les Canadiens à La Barbade qu'au Mexique, par exemple, où on parle de 4 milliards de dollars; au Japon, c'est 6,4 milliards de dollars; en France, c'est 3,390 milliards de dollars. Personne n'est dupe. C'est tout simplement le fait qu'avec la convention fiscale de La Barbade, on a encouragé des particuliers et des entreprises à utiliser le mécanisme qu'on leur a rendu disponible pour éviter leurs responsabilités au plan collectif, c'est-à-dire payer leurs impôts au Canada.

    D'ailleurs, juste à titre d'illustration, à elles-seules, les cinq grandes banques canadiennes reconnaissent, en 2002, avoir économisé au fil des ans 10 milliards de dollars en impôts canadiens grâce aux paradis fiscaux, parmi lesquels, prioritairement, figure La Barbade.

    Ce fait est connu. Depuis 1994, le Bloc québécois revient à la charge avec cela, aussi bien le député de Saint-Hyacinthe—Bagot que moi-même quand j'étais porte-parole en matière de finances. Nous avons déposé des motions en Chambre. Tous les partis d'opposition d'ailleurs se sont ralliés à ces motions. Seuls les libéraux se sont opposés à ce que l'on resserre les critères, en particulier pour ce qui est de La Barbade, pour éviter l'utilisation de ces évitements et de ces échappatoires sur le plan fiscal.

    Pourquoi? C'est que le gouvernement se drape derrière les apparences et nie la réalité des faits. On va nous dire que La Barbade a un taux d'imposition de l'ordre de 40 p. 100. C'est tout simplement la façade. Dans les faits, les International Business Corporations payent entre 1,5 et 2,5 p. 100. Le gouvernement canadien s'est arrangé, dans sa loi fiscale, pour que non seulement la convention fiscale soit là pour permettre cela, mais en plus, il a pris des dispositions particulières pour éviter que les entreprises canadiennes soient couvertes par la fiscalité canadienne.

    On se retrouve avec cette situation tout à fait condamnable où l'actuel premier ministre a été propriétaire d'une entreprise, qui est maintenant propriété de ses fils, comme vous le savez, qui a utilisé cette échappatoire fiscale. Selon nous, cela a permis à CSL international d'économiser, au cours des cinq dernières années, environ 103 millions de dollars d'impôts au détriment de l'ensemble de la classe moyenne et de l'ensemble des services et des protections sociales qu'on peut se donner, aussi bien au plan fédéral qu'au plan des provinces. C'est tout à fait inacceptable.

  +-(1300)  

+-

    M. André Bellavance (Richmond—Arthabaska, BQ): Monsieur le Président, je félicite le député de Joliette pour son excellent exposé. J'ai eu l'honneur de travailler avec lui au cours des dernières années, alors qu'il était porte-parole du Bloc québécois en matière de finances. Je peux vous dire qu'il est probablement devenu, malgré lui, un spécialiste des paradis fiscaux. Toutefois, contrairement à d'autres députés de cette Chambre, il ne les a jamais utilisés pour faire de l'évitement fiscal.

    Comme l'a mentionné mon collègue nous sommes tout à fait en accord avec le projet de loi S-17, Loi mettant en œuvre un accord, des conventions et des protocoles conclus entre le Canada et le Gabon, l'Irlande, l'Arménie, Oman et l'Azerbaïdjan en vue d'éviter les doubles impositions et de prévenir l'évasion fiscale.

    En fait, nous sommes en faveur des conventions fiscales avec des pays qui ont des systèmes d'imposition comparables à celui du Canada et du Québec. C'est le cas pour les conventions faisant partie du projet de loi S-17.

    Il faut comprendre qu'un même revenu ne doit pas être imposé deux fois, soit une fois lorsqu'il a été gagné et une seconde fois à l'endroit où habite le contribuable. C'est tout à fait normal. Plusieurs conventions fiscales signées par le Canada sont tout à fait conformes à ce principe que je viens d'évoquer.

    Là où le bât blesse, c'est lorsque le Canada signe une convention fiscale avec des paradis fiscaux. À ce moment, la convention fiscale permet d'éviter carrément l'imposition, ce que l'on appelle de l'évitement fiscal. Croyez-le ou non, le Canada a conclu une telle entente avec La Barbade qui est un paradis fiscal reconnu. Comme le disait mon collègue tout à l'heure, elle a une population de 272 000 habitants seulement, mais elle est devenue la troisième destination de capitaux canadiens, derrière les États-Unis et la Grande-Bretagne. Il n'y a pas de surprise, lorsqu'on connaît les taux d'imposition effectifs à La Barbade.

    En 1994, les transferts financiers du Canada vers La Barbade s'élevaient à environ 5 milliards de dollars, ce qui est déjà assez considérable. Moins de 10 ans plus tard, en 2002, il s'établissaient à près de 24 milliards de dollars. C'est une augmentation de 369 p. 100, rien de moins! Le vérificateur général, toujours à l'affût de ce qui est croche ici, et maintenant la vérificatrice générale a dénoncé, avec raison, le danger des paradis fiscaux sur l'assiette fiscale canadienne. On peut regarder cela de plus près, si vous le permettez.

    Dès 1992, le vérificateur porte pour une première fois à l'attention du public le problème des paradis fiscaux.

    Un peu plus tard, en 1996, le vérificateur général tire la sonnette d'alarme à nouveau. Cette fois, en disant que les résultats du programme de Revenu Canada pour lutter contre l'évitement fiscal indiquent que celui-ci continue de menacer sérieusement l'assiette fiscale.

    Le premier ministre actuel, qui était ministre des Finances en 1996, répond au rapport en déclarant que: « le gouvernement propose de mettre en oeuvre ses recommandations rapidement et intégralement. » On était en 1996 et cela fait presque 10 ans. Il n'y a rien du rapport du vérificateur général de l'époque qui a été retenu par le gouvernement libéral.

    En 1998, le vérificateur général s'inquiète pour une troisième fois du recours de plus en plus grand des paradis fiscaux et nombre grandissant de conventions bilatérales en matière d'impôt sur le revenu.  Il précise dans son rapport que, et je cite:

[...] si aucune mesure urgente n'est prise pour régler ces questions, la capacité de Revenu Canada de gérer les risques que les opérations internationales présentent pour l'assiette fiscale du Canada s'en trouvera diminuée.

    En 2001, le vérificateur général revient à la charge une quatrième fois sur la question des paradis fiscaux. Dans son rapport de février 2001, il dit, et je cite:

    Les activités internationales des contribuables canadiens, particulièrement le recours aux paradis fiscaux, constituent l'une des plus graves menaces à l'assiette fiscale.
 

    Finalement, en 2002, l'actuelle vérificatrice générale revient à la charge, une cinquième fois, dans son rapport de décembre 2002 sur la question des paradis fiscaux en disant:

    Bien que le Canada ait modifié ses règles en 1995, peu de choses ont changé depuis. Les paradis fiscaux continuent d'attirer les capitaux canadiens. Par exemple, selon Statistiques Canada, la valeur des investissements directs effectués par des Canadiens à La Barbade a augmenté, passant de 628 millions de dollars en 1988 à 23,3 milliards de dollars en 2001 -- soit une augmentation de 3 600 p. 100. [...] Selon les données que l'Agence des douanes et du revenu du Canada nous a fournies, les sociétés canadiennes ont, en 2000, reçu 1,5 milliard de dollars en dividendes de sociétés situées à La Barbade.

    Il y a une autre chronologie fort instructive qui démontre l'inaction canadienne et le manque d'éthique de ce gouvernement. On remonte cette fois en 1992.

  +-(1305)  

    Mon collègue a parlé de la Canada Steamship Lines, qui a créé à ce moment-là CSL International. C'est une coquille vide incorporée au Liberia qui prendra en charge sur papier l'ensemble des activités internationales de CSL. CSL International n'effectue que peu de transport maritime. C'est un holding qui possède des entreprises qui, elles, font du transport maritime. À l'époque, il était possible de rapatrier au Canada, exempts d'impôt, les profits générés par une filiale libérienne d'une entreprise canadienne.

    En 1994, le premier ministre actuel, alors ministre des Finances, dépose son premier budget. C'était le 22 février 1994. À ce moment-là, il affirme vouloir mettre fin à l'utilisation des paradis fiscaux en disant que certaines sociétés canadiennes ne paient pas suffisamment d'impôts. Par conséquent, à ce moment-là, il voulait prendre des mesures pour empêcher les sociétés établies au Canada de se servir d'entreprises étrangères affiliées pour échapper aux impôts canadiens.

    En fait, la loi de mise en oeuvre du budget et ses règlements, qui sont entrés en vigueur en 1995, laissent la possibilité de continuer à utiliser une échappatoire: La Barbade. En janvier 1995, CSL International déménage à La Barbade. Le 1er février 2003, Pierre Préfontaine, premier vice-président de CSL International, confirmait au réseau anglais de Radio-Canada que le déménagement avait été fait à cause des changements dans les règles de taxation canadienne.

    En 1996, loin de chercher à contrer l'exode de capitaux vers La Barbade en dénonçant la convention qui le lie avec ce paradis fiscal, le 29 mai 1996, le Canada l'encourage en signant un accord de promotion et de protection des investissements étrangers à La Barbade. En 1996, le premier ministre actuel, alors ministre des Finances, dépose le projet de loi C-69. À ce moment-là, curieusement, cette loi de mise en oeuvre du budget propose des assouplissements à la fiscalité s'appliquant aux sociétés de transport maritime international. Le projet de loi est mort au Feuilleton avec le déclenchement des élections.

    En 1998, l'actuel premier ministre, alors ministre des Finances, ne lâche pas prise. Il présente le projet de loi C-28, une loi de mise en oeuvre du budget. Un des articles du projet de loi concerne le transport maritime.

    M. Raynald Blais: Comme par hasard!

    M. André Bellavance: Eh oui, comme par hasard, comme le dit mon collègue de Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine.

    Dorénavant, un holding incorporé à l'étranger, qui possède des entreprises impliquées dans le transport maritime international, est considérée comme faisant lui-même du transport maritime. Ainsi, il peut être exempt d'impôt au Canada, même lorsque ses profits sont rapatriés. L'article s'applique rétroactivement, comme par hasard, encore, à 1995, année où CSL International s'est installée à La Barbade.

    Le projet de loi ne touche qu'un nombre limité de contribuables. En fait, l'Association des armateurs canadiens ne comptait que 11 membres, dont au plus huit faisaient du transport international, parmi lesquels on retrouve CSL International.

    En l'an 2000, un groupe de 13 pays, dont le Canada, proposent d'assouplir les règles de l'OCDE concernant les paradis fiscaux. Dorénavant, on ne parlera plus de « paradis fiscaux », mais de « paradis fiscaux non coopératifs ». Cette mesure fera passer de 35 à 11 le nombre de pays figurant sur la liste des pays avec lesquels l'OCDE demande de ne pas conclure de conventions fiscales. En 2001, le même groupe de 13 pays parmi lesquels fait toujours partie le Canada, propose de nouveaux assouplissements aux règles de l'OCDE. Dorénavant, il suffira qu'un pays accepte de partager des renseignements fiscaux pour être considéré comme « coopératif ». En 2002, la liste noire passe de onze à sept, puis à six en 2003. La Barbade n'est plus sur la liste noire de l'OCDE. Cela reste, comme l'a dit mon collègue de Joliette, évidemment un paradis fiscal.

    En 2002, le gouvernement présente le projet de loi S-2, Loi mettant en oeuvre une série de conventions fiscales. Loin de dénoncer la convention fiscale de 1980 entre le Canada et La Barbade, le projet de loi S-2 la reconduit tout simplement en amendant ses annexes.

    Pour illustrer comment on fait pour éviter de payer ses impôts au Canada, prenons un exemple tout à fait par hasard. Je vais prendre la Canada Steamship Lines, comme par hasard.

    Sa filiale à La Barbade, la Canada Steamship Lines International, qui peut n'être qu'une coquille vide, comme je le disais auparavant, peut déclarer des profits faramineux. Son taux d'imposition à La Barbade sera ridiculement bas, soit entre 1 p. 100 et 2,5 p. 100. On a calculé à peu près une moyenne de 1,12 p. 100. Une fois ces quelques impôts payés, la société mère, une entreprise canadienne, peut rapatrier ces profits et être complètement exempte d'impôts au Canada puisque les conventions fiscales interdisent la double imposition.

    Comme l'a si bien dit mon collègue de Joliette, il y a quelques instants, on a calculé que c'était 103 millions de dollars qui n'auront pas servi aux services publics, à la santé et à l'éducation, entre autres, de la population québécoise et canadienne. C'est un autre scandale.

  +-(1310)  

    Je conclurai en disant qu'il serait très aisé pour le gouvernement de fermer le robinet de La Barbade. Il suffirait tout simplement qu'il abolisse, par décret, l'alinéa 5907(11.2)c) du Règlement de l'impôt sur le revenu. Les revenus rapatriés au Canada par des entreprises canadiennes qui ont des filiales à La Barbade seraient ainsi imposables au Canada, au taux en vigueur au Canada, moins le montant de l'impôt payé à La Barbade.

    Cette seule mesure générerait au minimum 350 millions de dollars en revenus supplémentaires au gouvernement fédéral. C'est une solution constructive. Au gouvernement d'agir.

[Traduction]

+-

    M. Pat Martin (Winnipeg-Centre, NPD): Monsieur le Président, je suis moi aussi heureux de pouvoir participer au débat sur le projet de loi S-17, qui nous vient du Sénat. Je veux d'abord dire qu'en principe, le NPD n'aime pas l'idée que des projets de loi arrivent à la Chambre des communes en provenance de l'autre endroit, de la Chambre du second examen dont les membres ne sont pas élus; nous nous opposons à cette façon de faire. Permettez-moi de signaler cela d'entrée de jeu.

    Je suis heureux de parler du projet de loi S-17 pour deux raisons. Premièrement, je tiens à dire que nous reconnaissons les mérites du projet de loi; c'est une mesure raisonnable visant à conclure de nouveaux traités fiscaux avec différents pays et à éviter ainsi la double imposition. Nous nous réjouissons de cela. Nous reconnaissons que c'est nécessaire. Je crois savoir que ce projet de loi porte à 87 le nombre de traités fiscaux de cette nature. Le Canada a des ententes à cet égard avec 87 autres pays.

    Deuxièmement, ce projet de loi nous permet de nous pencher sur un problème d'une plus vaste portée, celui des occasions perdues à cause de l'évasion ou de l'évitement fiscal ou de ceux qui, à notre avis, échappent au fisc.

    Nous condamnons farouchement la trahison économique associée à ces entreprises canadiennes qui, sciemment et volontairement, minent notre assiette fiscale en se soustrayant à l'impôt et en profitant des échappatoires et des paradis fiscaux qui existent. Il existe des occasions en or pour les sociétés canadiennes qui veulent saper l'intégrité de notre régime fiscal canadien en recourant à l'évasion fiscale et qui ont, j'oserais dire, l'indélicatesse de le faire.

    L'évasion fiscale est parfaitement légale dans le contexte des paradis fiscaux que nous autorisons dans notre pays. Nous n'accusons personne d'être un criminel en l'occurrence. Ce que nous mettons en doute, c'est le caractère éthique ou la moralité discutable de ce que, dans le milieu des comptables agréés ou des fiscalistes, on appelle « l'expatriation pour des raisons fiscales ». Ces gens-là préfèrent cette expression à ce que moi j'appelle les « échappatoires fiscales sordides et malhonnêtes » dont se prévalent les sociétés qui profitent du régime fiscal pour s'établir à l'étranger afin d'éviter de payer leur juste part d'impôt dans notre pays.

    Cette tendance prend d'énormes proportions dans le milieu des affaires canadien. Elle est en expansion. De plus en plus d'entreprises canadiennes adoptent une nouvelle raison sociale à l'étranger afin de réduire leur facture fiscale, parfois de centaines de millions de dollars. En fait, on estime que les recettes fiscales perdues à cause des paradis fiscaux totalisent actuellement 7 milliards de dollars par année.

    Nous voyons notre ministre du Revenu national s'échiner à trouver un autre milliard de dollars par an que les libéraux pourraient investir à meilleur escient. Dans cette entreprise, les libéraux abolissent, rognent ou, soyons francs, réduisent certains programmes dont, dans beaucoup de cas, les Canadiens tirent profit et qu'ils apprécient. Par contre, les libéraux ferment volontiers les yeux sur les sept milliards de dollars qui sont envoyés à l'étranger et qui ne sont pas imposés.

    Je souligne un autre problème. Des profits sont envoyés à l'étranger dans des paradis fiscaux comme la Barbade. Si ces profits reviennent au Canada d'une manière ou d'une autre, ils sont imposés. Mais s'ils sont réinvestis dans un tiers pays, ils ne sont pas imposés.

    Cette situation favorise la fuite des capitaux hors du Canada. Non seulement ces profits sont-ils déposés à la Barbade assez longtemps pour que les entreprises évitent de payer l'impôt sur le revenu qu'elles devraient payer, mais si les profits sont réinvestis au Mexique, en Chine ou dans un pays du tiers monde où ils servent à construire une usine au lieu d'être ramenés au Canada pour servir à construire une usine ou développer une entreprise, ils échappent à toute imposition. Cette politique dessert totalement les intérêts des Canadiens et mine tous nos efforts. Pour tout dire, elle me rend furieux, plus j'y pense.

  +-(1315)  

    Pour se mettre en affaires sur une île ensoleillée comme la Barbade, il suffit de se procurer un casier postal et de créer une entreprise fictive. Lorsque des entreprises nous disent qu'elles investissent leurs profits à la Barbade, nous savons tous que c'est une plaisanterie. Ce n'est tout simplement pas vrai. Leur entreprise fictive à la Barbade peut ne compter que quatre ou cinq employés, un casier postal et un appareil téléphonique, mais, comme vient de le souligner mon collègue du Bloc québécois, le député de Joliette, elle reçoit chaque année 23 milliards de dollars en investissements dans un pays de 700 000 habitants. Je ne les crois pas. Je ne dis pas qu'elles mentent, mais je ne crois pas qu'elles investissent réellement dans ce pays. Il s'agit plutôt d'un abri fiscal qui leur permet de ne pas payer d'impôts au Canada. Cela se fait à notre détriment, c'est une grande perte pour nous que tous ces revenus qui s'en vont.

    Il est totalement injuste qu'un citoyen canadien ou qu'une entreprise canadienne bénéficient de tous les avantages que leur procure le Canada, mais qu'ils puissent en toute légalité éviter de payer leur juste part afin de préserver ce que nous considérons comme un pays fantastique et comme un endroit extraordinaire où vivre. Je me demande comment ses propriétaires font pour dormir la nuit.

    Je sais que nous ne sommes pas seuls. Cela se produit aux États-Unis. Cette tendance existe dans l'ensemble du monde des affaires. Les capitaux ne connaissent pas de frontière. Je dirais même qu'ils n'ont pas de conscience, mais ils ne connaissent certainement pas de frontière et nous suivons cette tendance néfaste des États-Unis.

    Tout le monde aime bien se servir d'Enron comme souffre-douleur par les temps qui courent. Je suppose que les gens d'Enron ont poussé les limites au maximum: cette entreprise possédait 881 entreprises bidon dans les Caraïbes, aux Bermudes et à la Barbade et elle n'a payé aucun impôt pendant les quatre ou cinq années précédant son effondrement. Les gens sans scrupule, sans morale et sans éthique trouveront toujours un moyen d'éviter de contribuer leur juste part.

    Une autre entreprise canadienne encore plus connue, la Société maritime CSL, ne possède pas qu'une seule entreprise à la Barbade, mais bien 13. Il y a une raison pour laquelle les entreprises transfèrent leur argent d'une entreprise de la Barbade vers une deuxième, puis une troisième et ainsi de suite, toujours à l'intérieur du même paradis fiscal. Puis, comme je l'ai dit, si elles transfèrent leur argent encore plus loin à l'étranger, elles évitent complètement de payer l'impôt puisque cet argent n'est jamais rapatrié au Canada. L'argent n'est jamais réinvesti ici. Il s'agit d'un incitatif pour éloigner sans cesse cet argent canadien de plus en plus loin.

    C'est une vraie farce. Les entreprises canadiennes qui usent de cette pratique contraire à l'éthique suivent les traces de Tyco et d'Enron. Ce qui est le plus frustrant dans tout cela c'est que ces entreprises que j'accuse de trahison économique décrochent encore des contrats gouvernementaux fédéraux. Nous récompensons leur comportement préjudiciable par de lucratifs contrats.

    Au moins, l'État de la Californie a fait preuve de fermeté, et c'est tout à son honneur. Nous accusons un retard dans ce dossier. L'État de la Californie a établi une liste noire de 23 importants titulaires de contrats, comme Ingersoll-Rand et Tyco, 23 grandes sociétés avec lesquelles l'État refuse de faire des affaires. Il refuse d'investir dans ces entreprises et de leur accorder des contrats, car elles échappent au fisc et refusent de payer leur part d'impôt aux États-Unis, mais obtiennent tout de même des contrats du gouvernement fédéral.

    Fait intéressant, on a justement confié à une entreprise la conception d'un site web pour l'Internal Revenue Service. La société Accenture s'est en effet vu octroyer un contrat d'un milliard de dollars pour concevoir le site web de l'IRS. Or il s'agit d'une société qui pratique l'évasion fiscale. Elle esquive l'impôt du fait qu'elle a transféré l'ensemble de ses activités à l'étranger pour ne pas verser d'impôt aux États-Unis. Je me demande si elle n'a pas réussi à intégrer au site un portail qui permet aux intéressés d'acheminer leur argent à l'étranger pour ne pas payer d'impôt aux États-Unis. Voilà où nous en sommes rendus.

    C'est comme pour les délits d'initiés. Ces individus qui complotent en secret dans les antichambres des conseils d'administration savent de quoi ils parlent. Ils partagent allègrement leurs connaissances. Et le phénomène prend de l'ampleur.

  +-(1320)  

    Les gouvernements doivent établir des régimes fiscaux de telle manière que chacun paie sa juste part. Or, le gouvernement n'a rien fait pour colmater cette brèche béante qu'est l'échappatoire favorisant la Barbade. Au cours de l'étude d'un projet de loi portant sur les traités et les paradis fiscaux, on s'attendrait pourtant à voir proposer des mesures visant à éliminer cette dernière échappatoire qui subsiste. En effet, l'argent a des ailes et il s'envole du Canada.

    Pensez à ce que nous pourrions faire avec ces 7 milliards de dollars de recettes que nous laissons s'envoler jour après jour en toute connaissance de cause. Nous aurions moins d'impôt à payer si chacun payait sa juste part.

    Nous ne cessons d'abaisser le taux de l'impôt des sociétés. Sur le plan de l'efficacité, il existe de bons arguments pour ou contre. Mais pourquoi donc permettre aux entreprises canadiennes de réduire à 1  p. 100 ou 2  p. 100 leur taux d'imposition du fait que leurs revenus sont déclarés à la Barbade? Jusqu'où devons-nous nous abaisser?

    J'imagine que le Conseil canadien des chefs d'entreprises nous dirait que le seul taux d'imposition acceptable pour les entreprises est de zéro pour cent et qu'il ne veut pas participer à l'effort fiscal pour construire ce grand pays. Il nous dirait que le fardeau fiscal doit être supporté en entier par les particuliers. Le gouvernement fait preuve de négligence lorsqu'il laisse en toute connaissance de cause cet argent s'envoler hors du pays.

    Il y a eu 23 milliards de dollars d'investissements à la Barbade. Je ne suis jamais allé à la Barbade, mais je sais que les projets de construction des entreprises canadiennes n'y totalisent pas 23 milliards de dollars par année.

    Les banques sont passées maîtres dans cet art. Évidemment, les banques connaissent bien l'argent. L'argent est le pain et le beurre des banques. C'est leur domaine. Il y a eu d'excellentes études de faites par le professeur Léo-Paul Lauzon, de l'Université du Québec, et je voudrais souligner la qualité de ces travaux. Il n'y est pas allé par quatre chemins pour condamner l'usage que font les grandes banques des paradis fiscaux.

    Selon un article paru dans le journal The Gazette, de Montréal, la Banque Canadienne Impériale de Commerce aurait dû payer environ 844 millions de dollars d'impôts l'année dernière, mais cette somme a été réduite à 239 millions de dollars en grande partie à cause des activités de cette banque dans les paradis fiscaux. Voilà 500 millions de dollars de perdus pour les Canadiens, au profit de l'une des cinq banques à charte du Canada.

    Aux dernières nouvelles, les banques n'avaient pas de difficulté à joindre les deux bouts. Elles affichent des profits records trimestre après trimestre. Pourquoi ne leur faisons-nous pas payer leur juste part d'impôts? Pourquoi les encourageons-nous à abuser du système fiscal, ce qui nous force tous à puiser davantage dans nos poches pour arriver de peine et de misère à maintenir les services sociaux qui nous tiennent à coeur? C'est incompréhensible à mes yeux. J'espère qu'à un moment ou un autre, en espérant que je ferai alors encore partie de la Chambre...

  +-(1325)  

+-

    M. Richard Harris: Monsieur le Président, j'invoque le Règlement pour demander certaines précisions. Je crois que lorsque le député parlait des paradis fiscaux à la Barbade, il a dit que la Société maritime CSL Inc. est enregistrée à la Barbade et qu'elle a un lien direct avec le premier ministre. Le député a-t-il le droit de faire de telles déclarations à la Chambre?

+-

    Le vice-président: J'estime que cette question pourrait faire l'objet d'un débat. Nous ne tenons pas de registre pour savoir ce que chacun possède, mais cette déclaration s'inscrit dans le contexte d'une discussion sur un projet de loi de nature fiscale.

    Nous devrions reprendre le débat et laisser le député présenter ses conclusions.

+-

    M. Pat Martin: Monsieur le Président, mon discours porte sur les conventions fiscales, les paradis fiscaux et l'utilisation des paradis fiscaux par les entreprises canadiennes. Je ne m'attends pas à être repris ou critiqué pour les exemples que je donnerai qui sont de notoriété publique.

    Nous devons être très reconnaissants envers des personnes comme le professeur Léo-Paul Lauzon, du secteur privé, qui recueille des données empiriques sur notre régime fiscal actuel et sur ce qu'il en coûte aux Canadiens de permettre que cette arnaque au profit des entreprises perdurent. C'est le plus gros cadeau jamais fait aux sociétés depuis le chemin de fer. On permet en toute connaissance de cause que des fonds canadiens qui devraient être utilisés pour répondre aux besoins des Canadiens sortent à tout jamais du pays.

    Nous nous faisons exploiter et escroquer. Nous nous tournons vers le gouvernement fédéral pour recevoir de l'aide et de l'appui dans ces situations. Les gouvernements sont élus pour protéger nos intérêts, pour faire passer nos intérêts en premier. Les riches contrôlent tout depuis si longtemps à Ottawa qu'il n'est pas étonnant que toutes les lois semblent faites pour servir les intérêts des riches plutôt que des gens ordinaires.

    J'aimerais, juste une fois, que le bon sens l'emporte ici. J'aimerais, juste une fois, que la raison et la logique l'emportent.

    Je ne suis ni comptable ni quelqu'un de particulièrement brillant, et je comprends quel est le problème. Je l'ai vu immédiatement. L'homme de la rue dirait qu'il est fondamentalement injuste de se faire gruger et voler de cette manière. Si tout le monde était au courant, le sang des Canadiens ne ferait qu'un tour.

    Ce pourrait être simple, pourtant. Dans le cadre des paramètres du projet de loi S-17, le gouvernement aurait pu conclure des traités fiscaux avec le Gabon, l'Irlande, l'Arménie, Oman et l'Azerbaïdjan et abolir le paradis fiscal de la Barbade. Éliminons-le. Débarrassons-nous en. Faisons quelque chose d'utile ici. C'est la fin de la semaine et ce serait merveilleux de partir sur une note positive, et constater que nous venons de trouver 7 milliards de dollars, auxquels nous avions sciemment et volontairement renoncés pendant de nombreuses années, et que nous pouvons maintenant utiliser cette somme de manière judicieuse. Je peux penser à de nombreux usages constructifs auxquels cet argent pourrait être consacré dans ma circonscription, Winnipeg-Centre.

    Je reconnais les avantages que comporte le projet de loi S-17 quant à l'effet qu'il aura sur nos relations financières avec le Gabon, l'Arménie et Oman; cependant, il n'en reste pas moins que nous somme victimes d'une diversion. Nous évitons la question de l'évasion fiscale des entreprises canadiennes, et nous continuons de fermer les yeux sur le détroussement des Canadiens. Il est honteux de voir tant d'entreprises profiter de la situation.

  +-(1330)  

+-

    Le vice-président: La Chambre est-elle prête à se prononcer?

    Des voix: Le vote.

    Le vice-président: Le vote porte sur la motion. Plaît-il à la Chambre d'adopter la motion?

    Des voix: D'accord.

    (La motion est adoptée et le projet de loi, lu pour la troisième fois, est adopté.)

[Français]

+-

    Mme Pauline Picard: Monsieur le Président, je ne voudrais pas que vous preniez notre accord comme une dissidence. Nous sommes favorables à la motion.

[Traduction]

+-

    Le vice-président: La motion est adoptée, et sans aucune dissidence.

*   *   *

+-Loi constituant le ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences

    La Chambre passe à l'étude du projet de loi C-23, Loi constituant le ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences et modifiant et abrogeant certaines lois, dont le comité a fait rapport sans propositions d'amendement.

+-

    L'hon. Pierre Pettigrew (au nom du ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration) propose: Que le projet de loi soit agréé.

+-

    Le vice-président: Le vote porte sur la motion. Plaît-il à la Chambre d'adopter la motion?

    Des voix: D'accord.

    Des voix: Non.

    Le vice-président: Que tous ceux qui sont en faveur de la motion veuillent bien dire oui.

    Des voix: Oui.

    Le vice-président: Que tous ceux qui s'y opposent veuillent bien dire non.

    Des voix: Non.

    Le vice-président: À mon avis, les oui l'emportent.

    Et plus de cinq députés s'étant levés:

    Le vice-président:Conformément à l'article 45 du Règlement, le vote est reporté au mardi 22 mars, à l'heure ordinaire de l'ajournement.

*   *   *

-La Loi sur le ministère du Développement social

    La Chambre passe à l'étude du projet de loi C-22, Loi constituant le ministère du Développement social et modifiant et abrogeant certaines lois, dont le comité a fait rapport sans propositions d'amendement.

+-

    L'hon. Pierre Pettigrew(au nom du ministre du Développement social) propose: Que le projet de loi soit agréé.

  -(1335)  

+-

    Le vice-président: Le vote porte sur la motion. Plaît-il à la Chambre d'adopter la motion?

    Des voix: D'accord.

    Des voix: Non.

    Le vice-président: Que tous ceux qui sont en faveur de la motion veuillent bien dire oui.

    Des voix: Oui.

    Le vice-président: Que tous ceux qui sont contre veuillent bien dire non.

    Des voix: Non.

    Le vice-président: À mon avis, les non l'emportent.

    Et plus de cinq députés s'étant levés:

    Le vice-président: Conformément à l'article 45 du Règlement, le vote inscrit est reporté au mardi 22 mars, à l'heure habituelle de l'ajournement.

[Français]

+-

    L'hon. Mauril Bélanger (leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes, ministre responsable des langues officielles, ministre responsable de la réforme démocratique et ministre associé de la Défense nationale, Lib.): Monsieur le Président, je pense que si vous le demandiez, vous auriez le consentement unanime pour dire qu'il est 14 h 30.

[Traduction]

-

    Le vice-président: D'accord?

    Des voix: D'accord.

    Le vice-président: En conséquence, la Chambre s'ajourne au lundi 21 mars, à 11 heures, conformément aux paragraphes 28(2) et 24(1) du Règlement.

    (La séance est levée à 13 h 37.)

ANNEXE

Liste alphabétique des membres avec leur
Circonscription, province de la circonscription
et l'affiliation politique;
Comités de la chambre,
le comité des Présidents,
membres du ministère et les secrétaires parlementaires


Occupants du Fauteuil

 

Le Président

L'hon. Peter Milliken

 

Le vice-président et président des comités pléniers

M. Chuck Strahl

 

Le vice-président des comités pléniers

M. Marcel Proulx

 

La vice-présidente adjointe des comités pléniers

L'hon. Jean Augustine

 


Bureau de régie interne

L'hon. Peter Milliken

L'hon. Mauril Bélanger

Mme Libby Davies

M. Michel Guimond

M. Jay Hill

L'hon. Walt Lastewka

L'hon. Rob Nicholson

L'hon. Karen Redman

L'hon. Tony Valeri


Liste alphabétique des députés de la chambre des communes

Première session, Trente-huitième Législature

Nom Circonscription Province de la circonscription Affiliation politique
Abbott, Jim Kootenay—Columbia Colombie-Britannique PCC
Ablonczy, Diane Calgary—Nose Hill Alberta PCC
Adams, L'hon. Peter, secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences Peterborough Ontario Lib.
Alcock, L'hon. Reg, président du Conseil du Trésor et ministre responsable de la Commission canadienne du blé Winnipeg-Sud Manitoba Lib.
Allison, Dean Niagara-Ouest—Glanbrook Ontario PCC
Ambrose, Rona Edmonton—Spruce Grove Alberta PCC
Anders, Rob Calgary-Ouest Alberta PCC
Anderson, David Cypress Hills—Grasslands Saskatchewan PCC
Anderson, L'hon. David Victoria Colombie-Britannique Lib.
André, Guy Berthier—Maskinongé Québec BQ
Angus, Charlie Timmins—Baie James Ontario NPD
Asselin, Gérard Manicouagan Québec BQ
Augustine, L'hon. Jean, vice-présidente adjointe des comités pléniers Etobicoke—Lakeshore Ontario Lib.
Bachand, Claude Saint-Jean Québec BQ
Bagnell, L'hon. Larry, secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles Yukon Yukon Lib.
Bains, Navdeep Mississauga—Brampton-Sud Ontario Lib.
Bakopanos, L'hon. Eleni, secrétaire parlementaire du ministre du Développement social (économie sociale) Ahuntsic Québec Lib.
Barnes, L'hon. Sue, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits London-Ouest Ontario Lib.
Batters, Dave Palliser Saskatchewan PCC
Beaumier, Colleen Brampton-Ouest Ontario Lib.
Bélanger, L'hon. Mauril, leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes, ministre responsable des langues officielles, ministre responsable de la réforme démocratique et ministre associé de la Défense nationale Ottawa—Vanier Ontario Lib.
Bell, Don North Vancouver Colombie-Britannique Lib.
Bellavance, André Richmond—Arthabaska Québec BQ
Bennett, L'hon. Carolyn, ministre d'État (Santé publique) St. Paul's Ontario Lib.
Benoit, Leon Vegreville—Wainwright Alberta PCC
Bergeron, Stéphane Verchères—Les Patriotes Québec BQ
Bevilacqua, L'hon. Maurizio Vaughan Ontario Lib.
Bezan, James Selkirk—Interlake Manitoba PCC
Bigras, Bernard Rosemont—La Petite-Patrie Québec BQ
Blaikie, L'hon. Bill Elmwood—Transcona Manitoba NPD
Blais, Raynald Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine Québec BQ
Blondin-Andrew, L'hon. Ethel, ministre d'État (Nord canadien) Western Arctic Territoires du Nord-Ouest Lib.
Boire, Alain Beauharnois—Salaberry Québec BQ
Boivin, Françoise Gatineau Québec Lib.
Bonin, Raymond Nickel Belt Ontario Lib.
Bonsant, France Compton—Stanstead Québec BQ
Boshcoff, Ken Thunder Bay—Rainy River Ontario Lib.
Bouchard, Robert Chicoutimi—Le Fjord Québec BQ
Boudria, L'hon. Don Glengarry—Prescott—Russell Ontario Lib.
Boulianne, Marc Mégantic—L'Érable Québec BQ
Bourgeois, Diane Terrebonne—Blainville Québec BQ
Bradshaw, L'hon. Claudette, ministre d'État (Développement des ressources humaines) Moncton—Riverview—Dieppe Nouveau-Brunswick Lib.
Breitkreuz, Garry Yorkton—Melville Saskatchewan PCC
Brison, L'hon. Scott, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux Kings—Hants Nouvelle-Écosse Lib.
Broadbent, L'hon. Ed Ottawa-Centre Ontario NPD
Brown, Bonnie Oakville Ontario Lib.
Brown, Gord Leeds—Grenville Ontario PCC
Brunelle, Paule Trois-Rivières Québec BQ
Bulte, L'hon. Sarmite, secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien Parkdale—High Park Ontario Lib.
Byrne, L'hon. Gerry, secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires intergouvernementales Humber—St. Barbe—Baie Verte Terre-Neuve-et-Labrador Lib.
Cadman, Chuck Surrey-Nord Colombie-Britannique Ind.
Cannis, John Scarborough-Centre Ontario Lib.
Cardin, Serge Sherbrooke Québec BQ
Carr, Gary Halton Ontario Lib.
Carrie, Colin Oshawa Ontario PCC
Carrier, Robert Alfred-Pellan Québec BQ
Carroll, L'hon. Aileen, ministre de la Coopération internationale Barrie Ontario Lib.
Casey, Bill Cumberland—Colchester—Musquodoboit Valley Nouvelle-Écosse PCC
Casson, Rick Lethbridge Alberta PCC
Catterall, Marlene Ottawa-Ouest—Nepean Ontario Lib.
Chamberlain, L'hon. Brenda Guelph Ontario Lib.
Chan, L'hon. Raymond, ministre d'État (Multiculturalisme) Richmond Colombie-Britannique Lib.
Chatters, David Westlock—St. Paul Alberta PCC
Chong, Michael Wellington—Halton Hills Ontario PCC
Christopherson, David Hamilton-Centre Ontario NPD
Clavet, Roger Louis-Hébert Québec BQ
Cleary, Bernard Louis-Saint-Laurent Québec BQ
Coderre, L'hon. Denis Bourassa Québec Lib.
Comartin, Joe Windsor—Tecumseh Ontario NPD
Comuzzi, L'hon. Joe, ministre d'État (Initiative fédérale du développement économique dans le Nord de l'Ontario) Thunder Bay—Superior-Nord Ontario Lib.
Côté, Guy Portneuf—Jacques-Cartier Québec BQ
Cotler, L'hon. Irwin, ministre de la Justice et procureur général du Canada Mont-Royal Québec Lib.
Crête, Paul Montmagny—L'Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup Québec BQ
Crowder, Jean Nanaimo—Cowichan Colombie-Britannique NPD
Cullen, Nathan Skeena—Bulkley Valley Colombie-Britannique NPD
Cullen, L'hon. Roy, secrétaire parlementaire de la ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile Etobicoke-Nord Ontario Lib.
Cummins, John Delta—Richmond-Est Colombie-Britannique PCC
Cuzner, Rodger Cape Breton—Canso Nouvelle-Écosse Lib.
D'Amours, Jean-Claude Madawaska—Restigouche Nouveau-Brunswick Lib.
Davies, Libby Vancouver-Est Colombie-Britannique NPD
Day, Stockwell Okanagan—Coquihalla Colombie-Britannique PCC
Demers, Nicole Laval Québec BQ
Deschamps, Johanne Laurentides—Labelle Québec BQ
Desjarlais, Bev Churchill Manitoba NPD
Desrochers, Odina Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière Québec BQ
DeVillers, L'hon. Paul Simcoe-Nord Ontario Lib.
Devolin, Barry Haliburton—Kawartha Lakes—Brock Ontario PCC
Dhalla, Ruby Brampton—Springdale Ontario Lib.
Dion, L'hon. Stéphane, ministre de l'Environnement Saint-Laurent—Cartierville Québec Lib.
Dosanjh, L'hon. Ujjal, ministre de la Santé Vancouver-Sud Colombie-Britannique Lib.
Doyle, Norman St. John's-Est Terre-Neuve-et-Labrador PCC
Drouin, L'hon. Claude, secrétaire parlementaire du premier ministre (collectivités rurales) Beauce Québec Lib.
Dryden, L'hon. Ken, ministre du Développement social York-Centre Ontario Lib.
Duceppe, Gilles Laurier—Sainte-Marie Québec BQ
Duncan, John Île de Vancouver-Nord Colombie-Britannique PCC
Easter, L'hon. Wayne, secrétaire parlementaire du ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire (développement rural) Malpeque Île-du-Prince-Édouard Lib.
Efford, L'hon. R. John, ministre des Ressources naturelles Avalon Terre-Neuve-et-Labrador Lib.
Emerson, L'hon. David, ministre de l'Industrie Vancouver Kingsway Colombie-Britannique Lib.
Epp, Ken Edmonton—Sherwood Park Alberta PCC
Eyking, L'hon. Mark, secrétaire parlementaire du ministre du Commerce international (marchés émergents) Sydney—Victoria Nouvelle-Écosse Lib.
Faille, Meili Vaudreuil-Soulanges Québec BQ
Finley, Diane Haldimand—Norfolk Ontario PCC
Fitzpatrick, Brian Prince Albert Saskatchewan PCC
Fletcher, Steven Charleswood—St. James—Assiniboia Manitoba PCC
Folco, Raymonde Laval—Les Îles Québec Lib.
Fontana, L'hon. Joe, ministre du Travail et du Logement London-Centre-Nord Ontario Lib.
Forseth, Paul New Westminster—Coquitlam Colombie-Britannique PCC
Frulla, L'hon. Liza, ministre du Patrimoine canadien et ministre responsable de la Condition féminine Jeanne-Le Ber Québec Lib.
Fry, L'hon. Hedy, secrétaire parlementaire du ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration Vancouver-Centre Colombie-Britannique Lib.
Gagnon, Christiane Québec Québec BQ
Gagnon, Marcel Saint-Maurice—Champlain Québec BQ
Gagnon, Sébastien Jonquière—Alma Québec BQ
Gallant, Cheryl Renfrew—Nipissing—Pembroke Ontario PCC
Gallaway, L'hon. Roger Sarnia—Lambton Ontario Lib.
Gaudet, Roger Montcalm Québec BQ
Gauthier, Michel Roberval—Lac-Saint-Jean Québec BQ
Godbout, Marc Ottawa—Orléans Ontario Lib.
Godfrey, L'hon. John, ministre d'État (Infrastructure et Collectivités) Don Valley-Ouest Ontario Lib.
Godin, Yvon Acadie—Bathurst Nouveau-Brunswick NPD
Goldring, Peter Edmonton-Est Alberta PCC
Goodale, L'hon. Ralph, ministre des Finances Wascana Saskatchewan Lib.
Goodyear, Gary Cambridge Ontario PCC
Gouk, Jim Colombie-Britannique-Southern Interior Colombie-Britannique PCC
Graham, L'hon. Bill, ministre de la Défense nationale Toronto-Centre Ontario Lib.
Grewal, Gurmant Newton—Delta-Nord Colombie-Britannique PCC
Grewal, Nina Fleetwood—Port Kells Colombie-Britannique PCC
Guarnieri, L'hon. Albina, ministre des Anciens Combattants Mississauga-Est—Cooksville Ontario Lib.
Guay, Monique Rivière-du-Nord Québec BQ
Guergis, Helena Simcoe—Grey Ontario PCC
Guimond, Michel Montmorency—Charlevoix—Haute-Côte-Nord Québec BQ
Hanger, Art Calgary-Nord-Est Alberta PCC
Harper, L'hon. Stephen Calgary-Sud-Ouest Alberta PCC
Harris, Richard Cariboo—Prince George Colombie-Britannique PCC
Harrison, Jeremy Desnethé—Missinippi—Rivière Churchill Saskatchewan PCC
Hearn, Loyola St. John's-Sud—Mount Pearl Terre-Neuve-et-Labrador PCC
Hiebert, Russ Surrey-Sud—White Rock—Cloverdale Colombie-Britannique PCC
Hill, Jay Prince George—Peace River Colombie-Britannique PCC
Hinton, Betty Kamloops—Thompson—Cariboo Colombie-Britannique PCC
Holland, Mark Ajax—Pickering Ontario Lib.
Hubbard, Charles Miramichi Nouveau-Brunswick Lib.
Ianno, L'hon. Tony, ministre d'État (Famille et Aidants naturels) Trinity—Spadina Ontario Lib.
Jaffer, Rahim Edmonton—Strathcona Alberta PCC
Jean, Brian Fort McMurray—Athabasca Alberta PCC
Jennings, L'hon. Marlene, secrétaire parlementaire du premier ministre (Canada—États-Unis) Notre-Dame-de-Grâce—Lachine Québec Lib.
Johnston, Dale Wetaskiwin Alberta PCC
Julian, Peter Burnaby—New Westminster Colombie-Britannique NPD
Kadis, Susan Thornhill Ontario Lib.
Kamp, Randy Pitt Meadows—Maple Ridge—Mission Colombie-Britannique PCC
Karetak-Lindell, Nancy Nunavut Nunavut Lib.
Karygiannis, L'hon. Jim, secrétaire parlementaire du ministre des Transports Scarborough—Agincourt Ontario Lib.
Keddy, Gerald South Shore—St. Margaret's Nouvelle-Écosse PCC
Kenney, Jason Calgary-Sud-Est Alberta PCC
Khan, Wajid Mississauga—Streetsville Ontario Lib.
Kilgour, L'hon. David Edmonton—Mill Woods—Beaumont Alberta Lib.
Komarnicki, Ed Souris—Moose Mountain Saskatchewan PCC
Kotto, Maka Saint-Lambert Québec BQ
Kramp, Daryl Prince Edward—Hastings Ontario PCC
Laframboise, Mario Argenteuil—Papineau—Mirabel Québec BQ
Lalonde, Francine La Pointe-de-l'Île Québec BQ
Lapierre, L'hon. Jean, ministre des Transports Outremont Québec Lib.
Lapierre, Réal Lévis—Bellechasse Québec BQ
Lastewka, L'hon. Walt, secrétaire parlementaire du ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux St. Catharines Ontario Lib.
Lauzon, Guy Stormont—Dundas—South Glengarry Ontario PCC
Lavallée, Carole Saint-Bruno—Saint-Hubert Québec BQ
Layton, Jack Toronto—Danforth Ontario NPD
LeBlanc, L'hon. Dominic, secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes Beauséjour Nouveau-Brunswick Lib.
Lee, Derek Scarborough—Rouge River Ontario Lib.
Lemay, Marc Abitibi—Témiscamingue Québec BQ
Lessard, Yves Chambly—Borduas Québec BQ
Lévesque, Yvon Abitibi—Baie-James—Nunavik—Eeyou Québec BQ
Longfield, L'hon. Judi, secrétaire parlementaire du ministre du Travail et du Logement Whitby—Oshawa Ontario Lib.
Loubier, Yvan Saint-Hyacinthe—Bagot Québec BQ
Lukiwski, Tom Regina—Lumsden—Lake Centre Saskatchewan PCC
Lunn, Gary Saanich—Gulf Islands Colombie-Britannique PCC
Lunney, James Nanaimo—Alberni Colombie-Britannique PCC
MacAulay, L'hon. Lawrence Cardigan Île-du-Prince-Édouard Lib.
MacKay, Peter Nova-Centre Nouvelle-Écosse PCC
MacKenzie, Dave Oxford Ontario PCC
Macklin, L'hon. Paul Harold, secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada Northumberland—Quinte West Ontario Lib.
Malhi, L'hon. Gurbax, secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences Bramalea—Gore—Malton Ontario Lib.
Maloney, John Welland Ontario Lib.
Marceau, Richard Charlesbourg—Haute-Saint-Charles Québec BQ
Mark, Inky Dauphin—Swan River—Marquette Manitoba PCC
Marleau, L'hon. Diane, secrétaire parlementaire du président du Conseil du Trésor et ministre responsable de la Commission canadienne du blé Sudbury Ontario Lib.
Martin, L'hon. Keith, secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale Esquimalt—Juan de Fuca Colombie-Britannique Lib.
Martin, Pat Winnipeg-Centre Manitoba NPD
Martin, Le très hon. Paul, premier ministre LaSalle—Émard Québec Lib.
Martin, Tony Sault Ste. Marie Ontario NPD
Masse, Brian Windsor-Ouest Ontario NPD
Matthews, Bill Random—Burin—St. George's Terre-Neuve-et-Labrador Lib.
McCallum, L'hon. John, ministre du Revenu national Markham—Unionville Ontario Lib.
McDonough, Alexa Halifax Nouvelle-Écosse NPD
McGuinty, David Ottawa-Sud Ontario Lib.
McGuire, L'hon. Joe, ministre de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique Egmont Île-du-Prince-Édouard Lib.
McKay, L'hon. John, secrétaire parlementaire du ministre des Finances Scarborough—Guildwood Ontario Lib.
McLellan, L'hon. Anne, vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile Edmonton-Centre Alberta Lib.
McTeague, L'hon. Dan, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères Pickering—Scarborough-Est Ontario Lib.
Ménard, Réal Hochelaga Québec BQ
Ménard, Serge Marc-Aurèle-Fortin Québec BQ
Menzies, Ted Macleod Alberta PCC
Merrifield, Rob Yellowhead Alberta PCC
Miller, Larry Bruce—Grey—Owen Sound Ontario PCC
Milliken, L'hon. Peter, Président Kingston et les Îles Ontario Lib.
Mills, Bob Red Deer Alberta PCC
Minna, L'hon. Maria, Beaches—East York Beaches—East York Ontario Lib.
Mitchell, L'hon. Andy, ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Parry Sound—Muskoka Ontario Lib.
Moore, James Port Moody—Westwood—Port Coquitlam Colombie-Britannique PCC
Moore, Rob Fundy Royal Nouveau-Brunswick PCC
Murphy, L'hon. Shawn, secrétaire parlementaire du ministre des Pêches et des Océans Charlottetown Île-du-Prince-Édouard Lib.
Myers, Lynn Kitchener—Conestoga Ontario Lib.
Neville, Anita Winnipeg-Centre-Sud Manitoba Lib.
Nicholson, L'hon. Rob Niagara Falls Ontario PCC
O'Brien, Pat London—Fanshawe Ontario Lib.
O'Connor, Gordon Carleton—Mississippi Mills Ontario PCC
Obhrai, Deepak Calgary-Est Alberta PCC
Oda, Bev Durham Ontario PCC
Owen, L'hon. Stephen, ministre de la Diversification de l'économie de l'Ouest canadien et ministre d'État (Sport) Vancouver Quadra Colombie-Britannique Lib.
Pacetti, Massimo Saint-Léonard—Saint-Michel Québec Lib.
Pallister, Brian Portage—Lisgar Manitoba PCC
Paquette, Pierre Joliette Québec BQ
Paradis, L'hon. Denis Brome—Missisquoi Québec Lib.
Parrish, Carolyn Mississauga—Erindale Ontario Ind.
Patry, Bernard Pierrefonds—Dollard Québec Lib.
Penson, Charlie Peace River Alberta PCC
Perron, Gilles-A. Rivière-des-Mille-Îles Québec BQ
Peterson, L'hon. Jim, ministre du Commerce international Willowdale Ontario Lib.
Pettigrew, L'hon. Pierre, ministre des Affaires étrangères Papineau Québec Lib.
Phinney, Beth Hamilton Mountain Ontario Lib.
Picard, Pauline Drummond Québec BQ
Pickard, L'hon. Jerry, secrétaire parlementaire du ministre de l'Industrie Chatham-Kent—Essex Ontario Lib.
Plamondon, Louis Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour Québec BQ
Poilievre, Pierre Nepean—Carleton Ontario PCC
Poirier-Rivard, Denise Châteauguay—Saint-Constant Québec BQ
Powers, Russ Ancaster—Dundas—Flamborough—Westdale Ontario Lib.
Prentice, Jim Calgary-Centre-Nord Alberta PCC
Preston, Joe Elgin—Middlesex—London Ontario PCC
Proulx, Marcel, vice-président des comités pléniers Hull—Aylmer Québec Lib.
Rajotte, James Edmonton—Leduc Alberta PCC
Ratansi, Yasmin Don Valley-Est Ontario Lib.
Redman, L'hon. Karen Kitchener-Centre Ontario Lib.
Regan, L'hon. Geoff, ministre des Pêches et des Océans Halifax-Ouest Nouvelle-Écosse Lib.
Reid, Scott Lanark—Frontenac—Lennox and Addington Ontario PCC
Reynolds, John West Vancouver—Sunshine Coast—Sea to Sky Country Colombie-Britannique PCC
Richardson, Lee Calgary-Centre Alberta PCC
Ritz, Gerry Battlefords—Lloydminster Saskatchewan PCC
Robillard, L'hon. Lucienne, présidente du Conseil privé de la Reine pour le Canada, ministre des Affaires intergouvernementales et ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences Westmount—Ville-Marie Québec Lib.
Rodriguez, Pablo Honoré-Mercier Québec Lib.
Rota, Anthony Nipissing—Timiskaming Ontario Lib.
Roy, Jean-Yves Haute-Gaspésie—La Mitis—Matane—Matapédia Québec BQ
Saada, L'hon. Jacques, ministre de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec et ministre responsable de la Francophonie Brossard—La Prairie Québec Lib.
Sauvageau, Benoît Repentigny Québec BQ
Savage, Michael Dartmouth—Cole Harbour Nouvelle-Écosse Lib.
Savoy, Andy Tobique—Mactaquac Nouveau-Brunswick Lib.
Scarpaleggia, Francis Lac-Saint-Louis Québec Lib.
Scheer, Andrew Regina—Qu'Appelle Saskatchewan PCC
Schellenberger, Gary Perth—Wellington Ontario PCC
Schmidt, Werner Kelowna—Lake Country Colombie-Britannique PCC
Scott, L'hon. Andy, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits Fredericton Nouveau-Brunswick Lib.
Sgro, L'hon. Judy York-Ouest Ontario Lib.
Siksay, Bill Burnaby—Douglas Colombie-Britannique NPD
Silva, Mario Davenport Ontario Lib.
Simard, Christian Beauport—Limoilou Québec BQ
Simard, L'hon. Raymond Saint Boniface Manitoba Lib.
Simms, Scott Bonavista—Gander—Grand Falls—Windsor Terre-Neuve-et-Labrador Lib.
Skelton, Carol Saskatoon—Rosetown—Biggar Saskatchewan PCC
Smith, David Pontiac Québec Lib.
Smith, Joy Kildonan—St. Paul Manitoba PCC
Solberg, Monte Medicine Hat Alberta PCC
Sorenson, Kevin Crowfoot Alberta PCC
St-Hilaire, Caroline Longueuil—Pierre-Boucher Québec BQ
St. Amand, Lloyd Brant Ontario Lib.
St. Denis, Brent Algoma—Manitoulin—Kapuskasing Ontario Lib.
Steckle, Paul Huron—Bruce Ontario Lib.
Stinson, Darrel Okanagan—Shuswap Colombie-Britannique PCC
Stoffer, Peter Sackville—Eastern Shore Nouvelle-Écosse NPD
Strahl, Chuck, Vice-président et président des comités pléniers Chilliwack—Fraser Canyon Colombie-Britannique PCC
Stronach, Belinda Newmarket—Aurora Ontario PCC
Szabo, Paul Mississauga-Sud Ontario Lib.
Telegdi, L'hon. Andrew Kitchener—Waterloo Ontario Lib.
Temelkovski, Lui Oak Ridges—Markham Ontario Lib.
Thibault, Louise Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques Québec BQ
Thibault, L'hon. Robert, secrétaire parlementaire du ministre de la Santé Nova-Ouest Nouvelle-Écosse Lib.
Thompson, Greg Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest Nouveau-Brunswick PCC
Thompson, Myron Wild Rose Alberta PCC
Tilson, David Dufferin—Caledon Ontario PCC
Toews, Vic Provencher Manitoba PCC
Tonks, Alan York-Sud—Weston Ontario Lib.
Torsney, L'hon. Paddy, secrétaire parlementaire de la ministre de la Coopération internationale Burlington Ontario Lib.
Trost, Bradley Saskatoon—Humboldt Saskatchewan PCC
Tweed, Merv Brandon—Souris Manitoba PCC
Ur, Rose-Marie Lambton—Kent—Middlesex Ontario Lib.
Valeri, L'hon. Tony, leader du gouvernement à la Chambre des communes Hamilton-Est—Stoney Creek Ontario Lib.
Valley, Roger Kenora Ontario Lib.
Van Loan, Peter York—Simcoe Ontario PCC
Vellacott, Maurice Saskatoon—Wanuskewin Saskatchewan PCC
Vincent, Robert Shefford Québec BQ
Volpe, L'hon. Joseph, ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration Eglinton—Lawrence Ontario Lib.
Wappel, Tom Scarborough-Sud-Ouest Ontario Lib.
Warawa, Mark Langley Colombie-Britannique PCC
Wasylycia-Leis, Judy Winnipeg-Nord Manitoba NPD
Watson, Jeff Essex Ontario PCC
White, Randy Abbotsford Colombie-Britannique PCC
Wilfert, L'hon. Bryon, secrétaire parlementaire du ministre de l'Environnement Richmond Hill Ontario Lib.
Williams, John Edmonton—St. Albert Alberta PCC
Wrzesnewskyj, Borys Etobicoke-Centre Ontario Lib.
Yelich, Lynne Blackstrap Saskatchewan PCC
Zed, Paul Saint John Nouveau-Brunswick Lib.
VACANCE Labrador Terre-Neuve-et-Labrador

Liste alphabétique des députés de la chambre des communes par province

Première session, Trente-huitième Législature

Nom Circonscription Affiliation politique

Alberta (28)
Ablonczy, Diane Calgary—Nose Hill PCC
Ambrose, Rona Edmonton—Spruce Grove PCC
Anders, Rob Calgary-Ouest PCC
Benoit, Leon Vegreville—Wainwright PCC
Casson, Rick Lethbridge PCC
Chatters, David Westlock—St. Paul PCC
Epp, Ken Edmonton—Sherwood Park PCC
Goldring, Peter Edmonton-Est PCC
Hanger, Art Calgary-Nord-Est PCC
Harper, L'hon. Stephen Calgary-Sud-Ouest PCC
Jaffer, Rahim Edmonton—Strathcona PCC
Jean, Brian Fort McMurray—Athabasca PCC
Johnston, Dale Wetaskiwin PCC
Kenney, Jason Calgary-Sud-Est PCC
Kilgour, L'hon. David Edmonton—Mill Woods—Beaumont Lib.
McLellan, L'hon. Anne, vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile Edmonton-Centre Lib.
Menzies, Ted Macleod PCC
Merrifield, Rob Yellowhead PCC
Mills, Bob Red Deer PCC
Obhrai, Deepak Calgary-Est PCC
Penson, Charlie Peace River PCC
Prentice, Jim Calgary-Centre-Nord PCC
Rajotte, James Edmonton—Leduc PCC
Richardson, Lee Calgary-Centre PCC
Solberg, Monte Medicine Hat PCC
Sorenson, Kevin Crowfoot PCC
Thompson, Myron Wild Rose PCC
Williams, John Edmonton—St. Albert PCC

Colombie-Britannique (36)
Abbott, Jim Kootenay—Columbia PCC
Anderson, L'hon. David Victoria Lib.
Bell, Don North Vancouver Lib.
Cadman, Chuck Surrey-Nord Ind.
Chan, L'hon. Raymond, ministre d'État (Multiculturalisme) Richmond Lib.
Crowder, Jean Nanaimo—Cowichan NPD
Cullen, Nathan Skeena—Bulkley Valley NPD
Cummins, John Delta—Richmond-Est PCC
Davies, Libby Vancouver-Est NPD
Day, Stockwell Okanagan—Coquihalla PCC
Dosanjh, L'hon. Ujjal, ministre de la Santé Vancouver-Sud Lib.
Duncan, John Île de Vancouver-Nord PCC
Emerson, L'hon. David, ministre de l'Industrie Vancouver Kingsway Lib.
Forseth, Paul New Westminster—Coquitlam PCC
Fry, L'hon. Hedy, secrétaire parlementaire du ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration Vancouver-Centre Lib.
Gouk, Jim Colombie-Britannique-Southern Interior PCC
Grewal, Gurmant Newton—Delta-Nord PCC
Grewal, Nina Fleetwood—Port Kells PCC
Harris, Richard Cariboo—Prince George PCC
Hiebert, Russ Surrey-Sud—White Rock—Cloverdale PCC
Hill, Jay Prince George—Peace River PCC
Hinton, Betty Kamloops—Thompson—Cariboo PCC
Julian, Peter Burnaby—New Westminster NPD
Kamp, Randy Pitt Meadows—Maple Ridge—Mission PCC
Lunn, Gary Saanich—Gulf Islands PCC
Lunney, James Nanaimo—Alberni PCC
Martin, L'hon. Keith, secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale Esquimalt—Juan de Fuca Lib.
Moore, James Port Moody—Westwood—Port Coquitlam PCC
Owen, L'hon. Stephen, ministre de la Diversification de l'économie de l'Ouest canadien et ministre d'État (Sport) Vancouver Quadra Lib.
Reynolds, John West Vancouver—Sunshine Coast—Sea to Sky Country PCC
Schmidt, Werner Kelowna—Lake Country PCC
Siksay, Bill Burnaby—Douglas NPD
Stinson, Darrel Okanagan—Shuswap PCC
Strahl, Chuck, Vice-président et président des comités pléniers Chilliwack—Fraser Canyon PCC
Warawa, Mark Langley PCC
White, Randy Abbotsford PCC

Île-du-Prince-Édouard (4)
Easter, L'hon. Wayne, secrétaire parlementaire du ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire (développement rural) Malpeque Lib.
MacAulay, L'hon. Lawrence Cardigan Lib.
McGuire, L'hon. Joe, ministre de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique Egmont Lib.
Murphy, L'hon. Shawn, secrétaire parlementaire du ministre des Pêches et des Océans Charlottetown Lib.

Manitoba (14)
Alcock, L'hon. Reg, président du Conseil du Trésor et ministre responsable de la Commission canadienne du blé Winnipeg-Sud Lib.
Bezan, James Selkirk—Interlake PCC
Blaikie, L'hon. Bill Elmwood—Transcona NPD
Desjarlais, Bev Churchill NPD
Fletcher, Steven Charleswood—St. James—Assiniboia PCC
Mark, Inky Dauphin—Swan River—Marquette PCC
Martin, Pat Winnipeg-Centre NPD
Neville, Anita Winnipeg-Centre-Sud Lib.
Pallister, Brian Portage—Lisgar PCC
Simard, L'hon. Raymond Saint Boniface Lib.
Smith, Joy Kildonan—St. Paul PCC
Toews, Vic Provencher PCC
Tweed, Merv Brandon—Souris PCC
Wasylycia-Leis, Judy Winnipeg-Nord NPD

Nouveau-Brunswick (10)
Bradshaw, L'hon. Claudette, ministre d'État (Développement des ressources humaines) Moncton—Riverview—Dieppe Lib.
D'Amours, Jean-Claude Madawaska—Restigouche Lib.
Godin, Yvon Acadie—Bathurst NPD
Hubbard, Charles Miramichi Lib.
LeBlanc, L'hon. Dominic, secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes Beauséjour Lib.
Moore, Rob Fundy Royal PCC
Savoy, Andy Tobique—Mactaquac Lib.
Scott, L'hon. Andy, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits Fredericton Lib.
Thompson, Greg Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest PCC
Zed, Paul Saint John Lib.

Nouvelle-Écosse (11)
Brison, L'hon. Scott, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux Kings—Hants Lib.
Casey, Bill Cumberland—Colchester—Musquodoboit Valley PCC
Cuzner, Rodger Cape Breton—Canso Lib.
Eyking, L'hon. Mark, secrétaire parlementaire du ministre du Commerce international (marchés émergents) Sydney—Victoria Lib.
Keddy, Gerald South Shore—St. Margaret's PCC
MacKay, Peter Nova-Centre PCC
McDonough, Alexa Halifax NPD
Regan, L'hon. Geoff, ministre des Pêches et des Océans Halifax-Ouest Lib.
Savage, Michael Dartmouth—Cole Harbour Lib.
Stoffer, Peter Sackville—Eastern Shore NPD
Thibault, L'hon. Robert, secrétaire parlementaire du ministre de la Santé Nova-Ouest Lib.

Nunavut (1)
Karetak-Lindell, Nancy Nunavut Lib.

Ontario (106)
Adams, L'hon. Peter, secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences Peterborough Lib.
Allison, Dean Niagara-Ouest—Glanbrook PCC
Angus, Charlie Timmins—Baie James NPD
Augustine, L'hon. Jean, vice-présidente adjointe des comités pléniers Etobicoke—Lakeshore Lib.
Bains, Navdeep Mississauga—Brampton-Sud Lib.
Barnes, L'hon. Sue, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits London-Ouest Lib.
Beaumier, Colleen Brampton-Ouest Lib.
Bélanger, L'hon. Mauril, leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes, ministre responsable des langues officielles, ministre responsable de la réforme démocratique et ministre associé de la Défense nationale Ottawa—Vanier Lib.
Bennett, L'hon. Carolyn, ministre d'État (Santé publique) St. Paul's Lib.
Bevilacqua, L'hon. Maurizio Vaughan Lib.
Bonin, Raymond Nickel Belt Lib.
Boshcoff, Ken Thunder Bay—Rainy River Lib.
Boudria, L'hon. Don Glengarry—Prescott—Russell Lib.
Broadbent, L'hon. Ed Ottawa-Centre NPD
Brown, Bonnie Oakville Lib.
Brown, Gord Leeds—Grenville PCC
Bulte, L'hon. Sarmite, secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien Parkdale—High Park Lib.
Cannis, John Scarborough-Centre Lib.
Carr, Gary Halton Lib.
Carrie, Colin Oshawa PCC
Carroll, L'hon. Aileen, ministre de la Coopération internationale Barrie Lib.
Catterall, Marlene Ottawa-Ouest—Nepean Lib.
Chamberlain, L'hon. Brenda Guelph Lib.
Chong, Michael Wellington—Halton Hills PCC
Christopherson, David Hamilton-Centre NPD
Comartin, Joe Windsor—Tecumseh NPD
Comuzzi, L'hon. Joe, ministre d'État (Initiative fédérale du développement économique dans le Nord de l'Ontario) Thunder Bay—Superior-Nord Lib.
Cullen, L'hon. Roy, secrétaire parlementaire de la ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile Etobicoke-Nord Lib.
DeVillers, L'hon. Paul Simcoe-Nord Lib.
Devolin, Barry Haliburton—Kawartha Lakes—Brock PCC
Dhalla, Ruby Brampton—Springdale Lib.
Dryden, L'hon. Ken, ministre du Développement social York-Centre Lib.
Finley, Diane Haldimand—Norfolk PCC
Fontana, L'hon. Joe, ministre du Travail et du Logement London-Centre-Nord Lib.
Gallant, Cheryl Renfrew—Nipissing—Pembroke PCC
Gallaway, L'hon. Roger Sarnia—Lambton Lib.
Godbout, Marc Ottawa—Orléans Lib.
Godfrey, L'hon. John, ministre d'État (Infrastructure et Collectivités) Don Valley-Ouest Lib.
Goodyear, Gary Cambridge PCC
Graham, L'hon. Bill, ministre de la Défense nationale Toronto-Centre Lib.
Guarnieri, L'hon. Albina, ministre des Anciens Combattants Mississauga-Est—Cooksville Lib.
Guergis, Helena Simcoe—Grey PCC
Holland, Mark Ajax—Pickering Lib.
Ianno, L'hon. Tony, ministre d'État (Famille et Aidants naturels) Trinity—Spadina Lib.
Kadis, Susan Thornhill Lib.
Karygiannis, L'hon. Jim, secrétaire parlementaire du ministre des Transports Scarborough—Agincourt Lib.
Khan, Wajid Mississauga—Streetsville Lib.
Kramp, Daryl Prince Edward—Hastings PCC
Lastewka, L'hon. Walt, secrétaire parlementaire du ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux St. Catharines Lib.
Lauzon, Guy Stormont—Dundas—South Glengarry PCC
Layton, Jack Toronto—Danforth NPD
Lee, Derek Scarborough—Rouge River Lib.
Longfield, L'hon. Judi, secrétaire parlementaire du ministre du Travail et du Logement Whitby—Oshawa Lib.
MacKenzie, Dave Oxford PCC
Macklin, L'hon. Paul Harold, secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada Northumberland—Quinte West Lib.
Malhi, L'hon. Gurbax, secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences Bramalea—Gore—Malton Lib.
Maloney, John Welland Lib.
Marleau, L'hon. Diane, secrétaire parlementaire du président du Conseil du Trésor et ministre responsable de la Commission canadienne du blé Sudbury Lib.
Martin, Tony Sault Ste. Marie NPD
Masse, Brian Windsor-Ouest NPD
McCallum, L'hon. John, ministre du Revenu national Markham—Unionville Lib.
McGuinty, David Ottawa-Sud Lib.
McKay, L'hon. John, secrétaire parlementaire du ministre des Finances Scarborough—Guildwood Lib.
McTeague, L'hon. Dan, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères Pickering—Scarborough-Est Lib.
Miller, Larry Bruce—Grey—Owen Sound PCC
Milliken, L'hon. Peter, Président Kingston et les Îles Lib.
Minna, L'hon. Maria, Beaches—East York Beaches—East York Lib.
Mitchell, L'hon. Andy, ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Parry Sound—Muskoka Lib.
Myers, Lynn Kitchener—Conestoga Lib.
Nicholson, L'hon. Rob Niagara Falls PCC
O'Brien, Pat London—Fanshawe Lib.
O'Connor, Gordon Carleton—Mississippi Mills PCC
Oda, Bev Durham PCC
Parrish, Carolyn Mississauga—Erindale Ind.
Peterson, L'hon. Jim, ministre du Commerce international Willowdale Lib.
Phinney, Beth Hamilton Mountain Lib.
Pickard, L'hon. Jerry, secrétaire parlementaire du ministre de l'Industrie Chatham-Kent—Essex Lib.
Poilievre, Pierre Nepean—Carleton PCC
Powers, Russ Ancaster—Dundas—Flamborough—Westdale Lib.
Preston, Joe Elgin—Middlesex—London PCC
Ratansi, Yasmin Don Valley-Est Lib.
Redman, L'hon. Karen Kitchener-Centre Lib.
Reid, Scott Lanark—Frontenac—Lennox and Addington PCC
Rota, Anthony Nipissing—Timiskaming Lib.
Schellenberger, Gary Perth—Wellington PCC
Sgro, L'hon. Judy York-Ouest Lib.
Silva, Mario Davenport Lib.
St. Amand, Lloyd Brant Lib.
St. Denis, Brent Algoma—Manitoulin—Kapuskasing Lib.
Steckle, Paul Huron—Bruce Lib.
Stronach, Belinda Newmarket—Aurora PCC
Szabo, Paul Mississauga-Sud Lib.
Telegdi, L'hon. Andrew Kitchener—Waterloo Lib.
Temelkovski, Lui Oak Ridges—Markham Lib.
Tilson, David Dufferin—Caledon PCC
Tonks, Alan York-Sud—Weston Lib.
Torsney, L'hon. Paddy, secrétaire parlementaire de la ministre de la Coopération internationale Burlington Lib.
Ur, Rose-Marie Lambton—Kent—Middlesex Lib.
Valeri, L'hon. Tony, leader du gouvernement à la Chambre des communes Hamilton-Est—Stoney Creek Lib.
Valley, Roger Kenora Lib.
Van Loan, Peter York—Simcoe PCC
Volpe, L'hon. Joseph, ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration Eglinton—Lawrence Lib.
Wappel, Tom Scarborough-Sud-Ouest Lib.
Watson, Jeff Essex PCC
Wilfert, L'hon. Bryon, secrétaire parlementaire du ministre de l'Environnement Richmond Hill Lib.
Wrzesnewskyj, Borys Etobicoke-Centre Lib.

Québec (75)
André, Guy Berthier—Maskinongé BQ
Asselin, Gérard Manicouagan BQ
Bachand, Claude Saint-Jean BQ
Bakopanos, L'hon. Eleni, secrétaire parlementaire du ministre du Développement social (économie sociale) Ahuntsic Lib.
Bellavance, André Richmond—Arthabaska BQ
Bergeron, Stéphane Verchères—Les Patriotes BQ
Bigras, Bernard Rosemont—La Petite-Patrie BQ
Blais, Raynald Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine BQ
Boire, Alain Beauharnois—Salaberry BQ
Boivin, Françoise Gatineau Lib.
Bonsant, France Compton—Stanstead BQ
Bouchard, Robert Chicoutimi—Le Fjord BQ
Boulianne, Marc Mégantic—L'Érable BQ
Bourgeois, Diane Terrebonne—Blainville BQ
Brunelle, Paule Trois-Rivières BQ
Cardin, Serge Sherbrooke BQ
Carrier, Robert Alfred-Pellan BQ
Clavet, Roger Louis-Hébert BQ
Cleary, Bernard Louis-Saint-Laurent BQ
Coderre, L'hon. Denis Bourassa Lib.
Côté, Guy Portneuf—Jacques-Cartier BQ
Cotler, L'hon. Irwin, ministre de la Justice et procureur général du Canada Mont-Royal Lib.
Crête, Paul Montmagny—L'Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup BQ
Demers, Nicole Laval BQ
Deschamps, Johanne Laurentides—Labelle BQ
Desrochers, Odina Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière BQ
Dion, L'hon. Stéphane, ministre de l'Environnement Saint-Laurent—Cartierville Lib.
Drouin, L'hon. Claude, secrétaire parlementaire du premier ministre (collectivités rurales) Beauce Lib.
Duceppe, Gilles Laurier—Sainte-Marie BQ
Faille, Meili Vaudreuil-Soulanges BQ
Folco, Raymonde Laval—Les Îles Lib.
Frulla, L'hon. Liza, ministre du Patrimoine canadien et ministre responsable de la Condition féminine Jeanne-Le Ber Lib.
Gagnon, Christiane Québec BQ
Gagnon, Marcel Saint-Maurice—Champlain BQ
Gagnon, Sébastien Jonquière—Alma BQ
Gaudet, Roger Montcalm BQ
Gauthier, Michel Roberval—Lac-Saint-Jean BQ
Guay, Monique Rivière-du-Nord BQ
Guimond, Michel Montmorency—Charlevoix—Haute-Côte-Nord BQ
Jennings, L'hon. Marlene, secrétaire parlementaire du premier ministre (Canada—États-Unis) Notre-Dame-de-Grâce—Lachine Lib.
Kotto, Maka Saint-Lambert BQ
Laframboise, Mario Argenteuil—Papineau—Mirabel BQ
Lalonde, Francine La Pointe-de-l'Île BQ
Lapierre, L'hon. Jean, ministre des Transports Outremont Lib.
Lapierre, Réal Lévis—Bellechasse BQ
Lavallée, Carole Saint-Bruno—Saint-Hubert BQ
Lemay, Marc Abitibi—Témiscamingue BQ
Lessard, Yves Chambly—Borduas BQ
Lévesque, Yvon Abitibi—Baie-James—Nunavik—Eeyou BQ
Loubier, Yvan Saint-Hyacinthe—Bagot BQ
Marceau, Richard Charlesbourg—Haute-Saint-Charles BQ
Martin, Le très hon. Paul, premier ministre LaSalle—Émard Lib.
Ménard, Réal Hochelaga BQ
Ménard, Serge Marc-Aurèle-Fortin BQ
Pacetti, Massimo Saint-Léonard—Saint-Michel Lib.
Paquette, Pierre Joliette BQ
Paradis, L'hon. Denis Brome—Missisquoi Lib.
Patry, Bernard Pierrefonds—Dollard Lib.
Perron, Gilles-A. Rivière-des-Mille-Îles BQ
Pettigrew, L'hon. Pierre, ministre des Affaires étrangères Papineau Lib.
Picard, Pauline Drummond BQ
Plamondon, Louis Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour BQ
Poirier-Rivard, Denise Châteauguay—Saint-Constant BQ
Proulx, Marcel, vice-président des comités pléniers Hull—Aylmer Lib.
Robillard, L'hon. Lucienne, présidente du Conseil privé de la Reine pour le Canada, ministre des Affaires intergouvernementales et ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences Westmount—Ville-Marie Lib.
Rodriguez, Pablo Honoré-Mercier Lib.
Roy, Jean-Yves Haute-Gaspésie—La Mitis—Matane—Matapédia BQ
Saada, L'hon. Jacques, ministre de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec et ministre responsable de la Francophonie Brossard—La Prairie Lib.
Sauvageau, Benoît Repentigny BQ
Scarpaleggia, Francis Lac-Saint-Louis Lib.
Simard, Christian Beauport—Limoilou BQ
Smith, David Pontiac Lib.
St-Hilaire, Caroline Longueuil—Pierre-Boucher BQ
Thibault, Louise Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques BQ
Vincent, Robert Shefford BQ

Saskatchewan (14)
Anderson, David Cypress Hills—Grasslands PCC
Batters, Dave Palliser PCC
Breitkreuz, Garry Yorkton—Melville PCC
Fitzpatrick, Brian Prince Albert PCC
Goodale, L'hon. Ralph, ministre des Finances Wascana Lib.
Harrison, Jeremy Desnethé—Missinippi—Rivière Churchill PCC
Komarnicki, Ed Souris—Moose Mountain PCC
Lukiwski, Tom Regina—Lumsden—Lake Centre PCC
Ritz, Gerry Battlefords—Lloydminster PCC
Scheer, Andrew Regina—Qu'Appelle PCC
Skelton, Carol Saskatoon—Rosetown—Biggar PCC
Trost, Bradley Saskatoon—Humboldt PCC
Vellacott, Maurice Saskatoon—Wanuskewin PCC
Yelich, Lynne Blackstrap PCC

Terre-Neuve-et-Labrador (7)
Byrne, L'hon. Gerry, secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires intergouvernementales Humber—St. Barbe—Baie Verte Lib.
Doyle, Norman St. John's-Est PCC
Efford, L'hon. R. John, ministre des Ressources naturelles Avalon Lib.
Hearn, Loyola St. John's-Sud—Mount Pearl PCC
Matthews, Bill Random—Burin—St. George's Lib.
Simms, Scott Bonavista—Gander—Grand Falls—Windsor Lib.
VACANCE Labrador

Territoires du Nord-Ouest (1)
Blondin-Andrew, L'hon. Ethel, ministre d'État (Nord canadien) Western Arctic Lib.

Yukon (1)
Bagnell, L'hon. Larry, secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles Yukon Lib.

LISTE DES COMITÉS PERMANENTS ET DES SOUS-COMITÉS

(Au 11 mars 2005 — 1re Session, 38e Législature)

Accès à l'information, protection des renseignements personnels et éthique
Président:
David Chatters
Vice-présidents:
Ed Broadbent
Derek Lee
Navdeep Bains
Marc Boulianne
Ken Epp
Russ Hiebert
Marlene Jennings
Mario Laframboise
Russ Powers
David Tilson
Paul Zed
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Dave Batters
Leon Benoit
James Bezan
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
Michael Chong
Joe Comartin
Paul Crête
John Cummins
Stockwell Day
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Michel Gauthier
Yvon Godin
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Michel Guimond
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Jay Hill
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Guy Lauzon
Jack Layton
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
Inky Mark
Pat Martin
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Anita Neville
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Pauline Picard
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Belinda Stronach
Greg Thompson
Myron Thompson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Tom Wappel
Mark Warawa
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

Affaires autochtones et du développement du Grand Nord
Président:
Nancy Karetak-Lindell
Vice-présidents:
Bernard Cleary
Jeremy Harrison
Sue Barnes
André Bellavance
Gary Lunn
Pat Martin
Jim Prentice
Carol Skelton
David Smith
Lloyd St. Amand
Roger Valley
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Charlie Angus
Gérard Asselin
Larry Bagnell
Dave Batters
Leon Benoit
James Bezan
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
Jean Crowder
Nathan Cullen
John Cummins
Rodger Cuzner
Stockwell Day
Bev Desjarlais
Paul DeVillers
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Hedy Fry
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Charles Hubbard
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Guy Lauzon
Marc Lemay
Yvon Lévesque
Tom Lukiwski
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
Inky Mark
Tony Martin
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Belinda Stronach
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

Affaires étrangères et commerce international
Président:
Bernard Patry
Vice-présidents:
Francine Lalonde
Kevin Sorenson
Maurizio Bevilacqua
Stockwell Day
Lawrence MacAulay
Alexa McDonough
Dan McTeague
Ted Menzies
Pierre Paquette
Beth Phinney
Belinda Stronach
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
David Anderson
Guy André
Claude Bachand
Larry Bagnell
Navdeep Bains
Dave Batters
Colleen Beaumier
Don Bell
André Bellavance
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
James Bezan
Raymond Bonin
Don Boudria
Diane Bourgeois
Garry Breitkreuz
Ed Broadbent
Bonnie Brown
Gord Brown
Sarmite Bulte
John Cannis
Gary Carr
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
Marlene Catterall
David Chatters
Michael Chong
Roger Clavet
Denis Coderre
John Cummins
Johanne Deschamps
Bev Desjarlais
Odina Desrochers
Barry Devolin
Ruby Dhalla
Norman Doyle
John Duncan
Wayne Easter
Ken Epp
Mark Eyking
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Raymonde Folco
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Marc Godbout
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Mark Holland
Rahim Jaffer
Brian Jean
Marlene Jennings
Dale Johnston
Peter Julian
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Wajid Khan
David Kilgour
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Guy Lauzon
Jack Layton
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
John Maloney
Inky Mark
Keith Martin
Brian Masse
David McGuinty
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
Maria Minna
James Moore
Rob Moore
Anita Neville
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Denis Paradis
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Pablo Rodriguez
Anthony Rota
Michael Savage
Andy Savoy
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Mario Silva
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Brent St. Denis
Darrel Stinson
Robert Thibault
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Alan Tonks
Paddy Torsney
Bradley Trost
Merv Tweed
Roger Valley
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Borys Wrzesnewskyj
Lynne Yelich
Paul Zed

Sous-comité du commerce international, des différends commerciaux et des investissements internationaux
Président:
John Cannis
Vice-président:
Ted Menzies
Mark Eyking
Marlene Jennings
Peter Julian
Pierre Paquette
Belinda Stronach
Total: (7)

Sous-comité des droits de la personne et du développement international
Président:
David Kilgour
Vice-président:
Stockwell Day
Navdeep Bains
Diane Bourgeois
Ed Broadbent
Peter Goldring
Paddy Torsney
Total: (7)

Agriculture et agroalimentaire
Président:
Paul Steckle
Vice-présidents:
Denise Poirier-Rivard
Gerry Ritz
David Anderson
Charlie Angus
James Bezan
Claude Drouin
Wayne Easter
Roger Gaudet
David Kilgour
Larry Miller
Rose-Marie Ur
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Peter Adams
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
Dave Batters
André Bellavance
Leon Benoit
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
Joe Comartin
John Cummins
Stockwell Day
Johanne Deschamps
Bev Desjarlais
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Mark Eyking
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Yvon Godin
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Charles Hubbard
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Guy Lauzon
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
John Maloney
Inky Mark
Ted Menzies
Rob Merrifield
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Pierre Paquette
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Andy Savoy
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Peter Stoffer
Belinda Stronach
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

Citoyenneté et immigration
Président:
Andrew Telegdi
Vice-présidents:
Meili Faille
Inky Mark
Diane Ablonczy
David Anderson
Colleen Beaumier
Roger Clavet
Hedy Fry
Helena Guergis
Rahim Jaffer
Bill Siksay
Lui Temelkovski
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Guy André
Jean Augustine
Eleni Bakopanos
Dave Batters
Don Bell
Leon Benoit
James Bezan
Diane Bourgeois
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Gary Carr
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
David Christopherson
Joe Comartin
John Cummins
Libby Davies
Stockwell Day
Odina Desrochers
Barry Devolin
Norman Doyle
Claude Drouin
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Raymonde Folco
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Brian Jean
Dale Johnston
Peter Julian
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Wajid Khan
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Francine Lalonde
Guy Lauzon
Jack Layton
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
Pat Martin
Brian Masse
David McGuinty
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Anita Neville
Rob Nicholson
Pat O'Brien
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Beth Phinney
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Mario Silva
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Belinda Stronach
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Judy Wasylycia-Leis
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

Comité sénatorial permanent des Affaires étrangères
Président:

Vice-président:



Total:

Comptes publics
Président:
John Williams
Vice-présidents:
Mark Holland
Benoît Sauvageau
Dean Allison
Gary Carr
David Christopherson
Brian Fitzpatrick
Sébastien Gagnon
Daryl Kramp
Walt Lastewka
Shawn Murphy
Borys Wrzesnewskyj
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Dave Batters
Leon Benoit
James Bezan
Robert Bouchard
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
John Cummins
Stockwell Day
Bev Desjarlais
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Steven Fletcher
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Peter Julian
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
David Kilgour
Ed Komarnicki
Guy Lauzon
Jack Layton
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
Inky Mark
Diane Marleau
Pat Martin
David McGuinty
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Belinda Stronach
Louise Thibault
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Judy Wasylycia-Leis
Jeff Watson
Randy White
Lynne Yelich

Condition féminine
Président:
Anita Neville
Vice-présidents:
Jean Crowder
Nina Grewal
France Bonsant
Paule Brunelle
Sarmite Bulte
Helena Guergis
Susan Kadis
Russ Powers
Joy Smith
Paddy Torsney
Lynne Yelich
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Jean Augustine
Dave Batters
Don Bell
Leon Benoit
James Bezan
Diane Bourgeois
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
John Cummins
Libby Davies
Stockwell Day
Nicole Demers
Bev Desjarlais
Barry Devolin
Ruby Dhalla
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Christiane Gagnon
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Guy Lauzon
Jack Layton
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
Inky Mark
Alexa McDonough
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
Maria Minna
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Belinda Stronach
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Judy Wasylycia-Leis
Jeff Watson
Randy White
John Williams

Défense nationale et anciens combattants
Président:
Pat O'Brien
Vice-présidents:
Claude Bachand
Rick Casson
Larry Bagnell
Bill Blaikie
Betty Hinton
Judi Longfield
Dave MacKenzie
Keith Martin
Gordon O'Connor
Gilles-A. Perron
Anthony Rota
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Dave Batters
Leon Benoit
James Bezan
Bernard Bigras
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Colin Carrie
Robert Carrier
Bill Casey
David Chatters
Michael Chong
Roger Clavet
John Cummins
Stockwell Day
Odina Desrochers
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Peter Julian
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Wajid Khan
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Francine Lalonde
Guy Lauzon
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
John Maloney
Inky Mark
Dan McTeague
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Anita Neville
Rob Nicholson
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
Marcel Proulx
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Scott Simms
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Caroline St-Hilaire
Darrel Stinson
Peter Stoffer
Belinda Stronach
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Rose-Marie Ur
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

Sous-comité des anciens combattants
Président:
Anthony Rota
Vice-président:
Betty Hinton
Larry Bagnell
Gordon O'Connor
Gilles-A. Perron
Peter Stoffer
Rose-Marie Ur
Total: (7)

Développement des ressources humaines, développement des compétences, développement social et condition des personnes handicapées
Président:
Raymonde Folco
Vice-présidents:
Paul Forseth
Christiane Gagnon
Peter Adams
Eleni Bakopanos
Jean-Claude D'Amours
Barry Devolin
Ed Komarnicki
Yves Lessard
Tony Martin
Yasmin Ratansi
Peter Van Loan
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Dave Batters
Don Bell
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
James Bezan
Alain Boire
France Bonsant
Ken Boshcoff
Garry Breitkreuz
Ed Broadbent
Gord Brown
Paule Brunelle
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
David Christopherson
Denis Coderre
Jean Crowder
Nathan Cullen
John Cummins
Rodger Cuzner
Libby Davies
Stockwell Day
Nicole Demers
Ruby Dhalla
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Hedy Fry
Marcel Gagnon
Cheryl Gallant
Marc Godbout
Yvon Godin
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Peter Julian
Susan Kadis
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Daryl Kramp
Guy Lauzon
Carole Lavallée
Judi Longfield
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Lawrence MacAulay
Peter MacKay
Dave MacKenzie
Gurbax Malhi
Inky Mark
Alexa McDonough
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Anita Neville
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Christian Simard
Carol Skelton
David Smith
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Belinda Stronach
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Maurice Vellacott
Robert Vincent
Mark Warawa
Judy Wasylycia-Leis
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

Sous-comité sur les fonds de l'assurance-emploi
Président:
Rodger Cuzner
Vice-président:

Jean-Claude D'Amours
Yvon Godin
Yves Lessard
Peter Van Loan
Total: (5)

Sous-comité de la condition des personnes handicapées
Président:
Ken Boshcoff
Vice-président:
Carol Skelton
Ruby Dhalla
Peter Julian
Robert Vincent
Total: (5)

Environnement et développement durable
Président:
Alan Tonks
Vice-présidents:
Bernard Bigras
Lee Richardson
Nathan Cullen
Brian Jean
David McGuinty
Bob Mills
Denis Paradis
Yasmin Ratansi
Christian Simard
Jeff Watson
Bryon Wilfert
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Gérard Asselin
Dave Batters
Leon Benoit
James Bezan
Ken Boshcoff
Marc Boulianne
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Serge Cardin
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
Marlene Catterall
David Chatters
Michael Chong
Joe Comartin
Paul Crête
Jean Crowder
John Cummins
Stockwell Day
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Raymonde Folco
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Mark Holland
Charles Hubbard
Rahim Jaffer
Dale Johnston
Peter Julian
Randy Kamp
Nancy Karetak-Lindell
Gerald Keddy
Jason Kenney
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Guy Lauzon
Jack Layton
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
John Maloney
Inky Mark
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Maria Minna
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Russ Powers
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Gerry Ritz
Pablo Rodriguez
Andy Savoy
Francis Scarpaleggia
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Mario Silva
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Lloyd St. Amand
Darrel Stinson
Peter Stoffer
Belinda Stronach
Paul Szabo
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Roger Valley
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

Finances
Président:
Massimo Pacetti
Vice-présidents:
Yvan Loubier
Charlie Penson
Rona Ambrose
Don Bell
Guy Côté
Charles Hubbard
John McKay
Maria Minna
Brian Pallister
Monte Solberg
Judy Wasylycia-Leis
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rob Anders
David Anderson
David Anderson
Navdeep Bains
Dave Batters
Leon Benoit
James Bezan
Robert Bouchard
Garry Breitkreuz
Bonnie Brown
Gord Brown
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
David Christopherson
Jean Crowder
Roy Cullen
John Cummins
Rodger Cuzner
Stockwell Day
Johanne Deschamps
Bev Desjarlais
Barry Devolin
Ruby Dhalla
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Brian Jean
Marlene Jennings
Dale Johnston
Peter Julian
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Wajid Khan
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Mario Laframboise
Réal Lapierre
Guy Lauzon
Jack Layton
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
John Maloney
Inky Mark
David McGuinty
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Pierre Paquette
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Anthony Rota
Benoît Sauvageau
Michael Savage
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Judy Sgro
Bill Siksay
Carol Skelton
Joy Smith
Kevin Sorenson
Brent St. Denis
Darrel Stinson
Belinda Stronach
Paul Szabo
Robert Thibault
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Borys Wrzesnewskyj
Lynne Yelich

Sous-comité sur le déséquilibre fiscal
Président:
Yvan Loubier
Vice-président:

Rona Ambrose
Don Bell
Guy Côté
Judy Wasylycia-Leis
Total: (5)

Industrie, ressources naturelles, sciences et technologie
Président:
Brent St. Denis
Vice-présidents:
Paul Crête
Werner Schmidt
Serge Cardin
Michael Chong
Denis Coderre
John Duncan
Brian Masse
Lynn Myers
Jerry Pickard
Andy Savoy
Bradley Trost
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Gérard Asselin
Larry Bagnell
Navdeep Bains
Dave Batters
Don Bell
Leon Benoit
Maurizio Bevilacqua
James Bezan
Bernard Bigras
Raymond Bonin
Ken Boshcoff
Marc Boulianne
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Sarmite Bulte
Colin Carrie
Robert Carrier
Bill Casey
Rick Casson
Marlene Catterall
David Chatters
David Christopherson
Guy Côté
Jean Crowder
John Cummins
Libby Davies
Stockwell Day
Barry Devolin
Norman Doyle
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Hedy Fry
Sébastien Gagnon
Cheryl Gallant
Yvon Godin
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Mark Holland
Rahim Jaffer
Brian Jean
Marlene Jennings
Dale Johnston
Peter Julian
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Mario Laframboise
Réal Lapierre
Guy Lauzon
Jack Layton
Yvon Lévesque
Yvan Loubier
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
John Maloney
Inky Mark
Tony Martin
David McGuinty
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Massimo Pacetti
Brian Pallister
Charlie Penson
Beth Phinney
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Yasmin Ratansi
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Anthony Rota
Francis Scarpaleggia
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Bill Siksay
Scott Simms
Carol Skelton
David Smith
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Caroline St-Hilaire
Darrel Stinson
Peter Stoffer
Belinda Stronach
Robert Thibault
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Paddy Torsney
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

Justice, droits de la personne, sécurité publique et protection civile
Président:
Paul DeVillers
Vice-présidents:
Garry Breitkreuz
Richard Marceau
Diane Bourgeois
Joe Comartin
Roy Cullen
Paul Harold Macklin
John Maloney
Anita Neville
Myron Thompson
Vic Toews
Mark Warawa
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Jean Augustine
Dave Batters
Leon Benoit
James Bezan
Bill Blaikie
Gord Brown
Paule Brunelle
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
John Cummins
Libby Davies
Stockwell Day
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Hedy Fry
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Brian Jean
Marlene Jennings
Dale Johnston
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Mario Laframboise
Guy Lauzon
Derek Lee
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
Inky Mark
David McGuinty
Serge Ménard
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Bill Siksay
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Lloyd St. Amand
Darrel Stinson
Belinda Stronach
Greg Thompson
David Tilson
Paddy Torsney
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Tom Wappel
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich
Paul Zed

Sous-comité de la sécurité publique et nationale
Président:
Paul Zed
Vice-présidents:
Serge Ménard
Kevin Sorenson
Joe Comartin
Roy Cullen
Peter MacKay
Tom Wappel
Total: (7)

Sous-comité de l'examen des lois sur le racolage
Président:
John Maloney
Vice-président:
Libby Davies
Paule Brunelle
Hedy Fry
Art Hanger
Total: (5)

Langues officielles
Président:
Pablo Rodriguez
Vice-présidents:
Yvon Godin
Pierre Poilievre
Guy André
Françoise Boivin
Jean-Claude D'Amours
Odina Desrochers
Marc Godbout
Guy Lauzon
Andrew Scheer
Raymond Simard
Maurice Vellacott
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Dave Batters
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
James Bezan
Don Boudria
Garry Breitkreuz
Ed Broadbent
Gord Brown
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
Joe Comartin
John Cummins
Stockwell Day
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Peter Julian
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Ed Komarnicki
Maka Kotto
Daryl Kramp
Jack Layton
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
Inky Mark
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Belinda Stronach
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Mark Warawa
Judy Wasylycia-Leis
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

Liaison
Président:
Bonnie Brown
Vice-président:
Roger Gallaway
Leon Benoit
Don Boudria
Marlene Catterall
David Chatters
Paul DeVillers
Raymonde Folco
Gurmant Grewal
Susan Kadis
Nancy Karetak-Lindell
Anita Neville
Pat O'Brien
Massimo Pacetti
Bernard Patry
Pablo Rodriguez
Brent St. Denis
Paul Steckle
Andrew Telegdi
Alan Tonks
Maurice Vellacott
Tom Wappel
John Williams
Total: (23)
Membres associés
Claude Bachand
Bernard Bigras
Garry Breitkreuz
Ed Broadbent
Rick Casson
Bernard Cleary
Paul Crête
Jean Crowder
Meili Faille
Paul Forseth
Christiane Gagnon
Yvon Godin
Jim Gouk
Nina Grewal
Monique Guay
Michel Guimond
Jeremy Harrison
Mark Holland
Dale Johnston
Gerald Keddy
Maka Kotto
Francine Lalonde
Derek Lee
Yvan Loubier
Richard Marceau
Inky Mark
Pat Martin
Réal Ménard
Rob Merrifield
Lynn Myers
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Denise Poirier-Rivard
Lee Richardson
Gerry Ritz
Benoît Sauvageau
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Kevin Sorenson
Caroline St-Hilaire
Peter Stoffer
Paul Szabo

Sous-comité des budgets de comité
Président:
Bonnie Brown
Vice-président:
John Williams
Marlene Catterall
Gurmant Grewal
Pat O'Brien
Bernard Patry
Andrew Telegdi
Total: (7)

Opérations gouvernementales et prévisions budgétaires
Président:
Leon Benoit
Vice-présidents:
Pat Martin
Paul Szabo
Ken Boshcoff
Marcel Gagnon
Marc Godbout
Guy Lauzon
Diane Marleau
Joe Preston
Francis Scarpaleggia
Louise Thibault
Randy White
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Dave Batters
Stéphane Bergeron
James Bezan
Françoise Boivin
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
David Christopherson
Guy Côté
Roy Cullen
John Cummins
Stockwell Day
Bev Desjarlais
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Roger Gallaway
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Peter Julian
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Walt Lastewka
Derek Lee
Yvan Loubier
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
Inky Mark
David McGuinty
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Pat O'Brien
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Massimo Pacetti
Brian Pallister
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Jim Prentice
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Benoît Sauvageau
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Belinda Stronach
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Judy Wasylycia-Leis
Jeff Watson
John Williams
Lynne Yelich

Patrimoine canadien
Président:
Marlene Catterall
Vice-présidents:
Maka Kotto
Gary Schellenberger
Charlie Angus
Gord Brown
Sarmite Bulte
Marc Lemay
Deepak Obhrai
Bev Oda
Mario Silva
Scott Simms
David Smith
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Guy André
Dave Batters
Don Bell
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
James Bezan
Garry Breitkreuz
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
Jean Crowder
Nathan Cullen
John Cummins
Rodger Cuzner
Jean-Claude D'Amours
Libby Davies
Stockwell Day
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Marc Godbout
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Randy Kamp
Nancy Karetak-Lindell
Gerald Keddy
Jason Kenney
David Kilgour
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Guy Lauzon
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
Inky Mark
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Brian Pallister
Charlie Penson
Louis Plamondon
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Pablo Rodriguez
Michael Savage
Francis Scarpaleggia
Andrew Scheer
Werner Schmidt
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Peter Stoffer
Belinda Stronach
Lui Temelkovski
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

Pêches et océans
Président:
Tom Wappel
Vice-présidents:
Gerald Keddy
Peter Stoffer
Raynald Blais
John Cummins
Rodger Cuzner
Loyola Hearn
Randy Kamp
Bill Matthews
Shawn Murphy
Jean-Yves Roy
Scott Simms
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Gérard Asselin
Dave Batters
Leon Benoit
James Bezan
Marc Boulianne
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Gerry Byrne
Serge Cardin
Colin Carrie
Robert Carrier
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
Paul Crête
Jean Crowder
Nathan Cullen
Stockwell Day
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Wayne Easter
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Yvon Godin
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Nancy Karetak-Lindell
Jason Kenney
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Guy Lauzon
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
Inky Mark
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Caroline St-Hilaire
Paul Steckle
Darrel Stinson
Belinda Stronach
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

Procédure et affaires de la Chambre
Président:
Don Boudria
Vice-présidents:
Michel Guimond
Dale Johnston
Françoise Boivin
Bill Casey
Yvon Godin
Jay Hill
Dominic LeBlanc
Judi Longfield
Pauline Picard
Karen Redman
Scott Reid
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Peter Adams
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Dave Batters
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
James Bezan
Ken Boshcoff
Garry Breitkreuz
Ed Broadbent
Gord Brown
Gary Carr
Colin Carrie
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
Joe Comartin
Jean Crowder
John Cummins
Rodger Cuzner
Libby Davies
Stockwell Day
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Michel Gauthier
Marc Godbout
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Monique Guay
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Brian Jean
Randy Kamp
Nancy Karetak-Lindell
Gerald Keddy
Jason Kenney
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Mario Laframboise
Guy Lauzon
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
Richard Marceau
Inky Mark
Réal Ménard
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Carolyn Parrish
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Russ Powers
Jim Prentice
Joe Preston
Marcel Proulx
James Rajotte
Lee Richardson
Gerry Ritz
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Mario Silva
Raymond Simard
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Belinda Stronach
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Rose-Marie Ur
Roger Valley
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich
Paul Zed

Sous-comité sur le privilège parlementaire
Président:
Judi Longfield
Vice-président:

Françoise Boivin
Yvon Godin
Michel Guimond
John Reynolds
Total: (5)

Sous-comité sur la Déclaration en vertu du Code régissant les conflits d'intérêts des députés
Président:
Judi Longfield
Vice-président:

Yvon Godin
Mario Laframboise
Scott Reid
Total: (4)

Sous-comité des affaires émanant des députés
Président:
Gary Carr
Vice-président:

Bill Casey
Rodger Cuzner
Yvon Godin
Pauline Picard
Total: (5)

Santé
Président:
Bonnie Brown
Vice-présidents:
Réal Ménard
Rob Merrifield
Colin Carrie
Brenda Chamberlain
Jean Crowder
Nicole Demers
Ruby Dhalla
Steven Fletcher
James Lunney
Michael Savage
Robert Thibault
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Dave Batters
Leon Benoit
Stéphane Bergeron
James Bezan
Bill Blaikie
Don Boudria
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Paule Brunelle
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
Guy Côté
Nathan Cullen
John Cummins
Stockwell Day
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Raymonde Folco
Paul Forseth
Hedy Fry
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Peter Julian
Susan Kadis
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Wajid Khan
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Guy Lauzon
Jack Layton
Yvan Loubier
Tom Lukiwski
Gary Lunn
Peter MacKay
Dave MacKenzie
John Maloney
Inky Mark
Keith Martin
Brian Masse
Alexa McDonough
Ted Menzies
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Belinda Stronach
Paul Szabo
Lui Temelkovski
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Judy Wasylycia-Leis
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

Transports
Président:
Roger Gallaway
Vice-présidents:
Jim Gouk
Caroline St-Hilaire
Dave Batters
Raymond Bonin
Robert Carrier
Bev Desjarlais
Jim Karygiannis
James Moore
Francis Scarpaleggia
Andrew Scheer
Borys Wrzesnewskyj
Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Colleen Beaumier
Don Bell
Leon Benoit
James Bezan
Bernard Bigras
Françoise Boivin
Marc Boulianne
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
Joe Comartin
Paul Crête
John Cummins
Jean-Claude D'Amours
Stockwell Day
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Gary Goodyear
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Charles Hubbard
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Mario Laframboise
Réal Lapierre
Guy Lauzon
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
John Maloney
Inky Mark
Brian Masse
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Russ Powers
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Yasmin Ratansi
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Christian Simard
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Peter Stoffer
Belinda Stronach
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Alan Tonks
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

COMITÉS MIXTES PERMANENTS

Bibliothèque du Parlement
Coprésidents:
Susan Kadis
Marilyn Trenholme Counsell
Vice-coprésident:
Maurice Vellacott
Représentant le Sénat:Les honorables sénateursJean Lapointe
Marjory LeBreton
Vivienne Poy
Terrance Stratton
Représentant la Chambre des communes:Charlie Angus
Marc Boulianne
Gerry Byrne
Mark Eyking
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Réal Lapierre
Dominic LeBlanc
Raymond Simard
Darrel Stinson
Total: (17)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
Rob Anders
David Anderson
Guy André
Jean Augustine
Dave Batters
Leon Benoit
James Bezan
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
John Cummins
Stockwell Day
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Gary Goodyear
Jim Gouk
Gurmant Grewal
Nina Grewal
Helena Guergis
Art Hanger
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Randy Kamp
Gerald Keddy
Jason Kenney
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Guy Lauzon
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Lawrence MacAulay
Peter MacKay
Dave MacKenzie
Inky Mark
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Louis Plamondon
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Belinda Stronach
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Mark Warawa
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

Examen de la réglementation
Coprésidents:
John Bryden
Gurmant Grewal
Vice-coprésidents:
Lynn Myers
Judy Wasylycia-Leis
Représentant le Sénat:Les honorables sénateursGeorge Baker
Michel Biron
Céline Hervieux-Payette
James Kelleher
John Lynch-Staunton
Wilfred Moore
Pierre Claude Nolin
Représentant la Chambre des communes:Rob Anders
Robert Bouchard
Monique Guay
Art Hanger
Randy Kamp
Derek Lee
Paul Harold Macklin
Lloyd St. Amand
Tom Wappel
Total: (20)
Membres associés
Jim Abbott
Diane Ablonczy
Dean Allison
Rona Ambrose
David Anderson
Dave Batters
Leon Benoit
James Bezan
Garry Breitkreuz
Gord Brown
Colin Carrie
Bill Casey
Rick Casson
David Chatters
Michael Chong
John Cummins
Stockwell Day
Barry Devolin
Norman Doyle
John Duncan
Ken Epp
Diane Finley
Brian Fitzpatrick
Steven Fletcher
Paul Forseth
Cheryl Gallant
Peter Goldring
Gary Goodyear
Jim Gouk
Nina Grewal
Helena Guergis
Stephen Harper
Richard Harris
Jeremy Harrison
Loyola Hearn
Russ Hiebert
Jay Hill
Betty Hinton
Rahim Jaffer
Brian Jean
Dale Johnston
Gerald Keddy
Jason Kenney
Ed Komarnicki
Daryl Kramp
Mario Laframboise
Guy Lauzon
Tom Lukiwski
Gary Lunn
James Lunney
Peter MacKay
Dave MacKenzie
Richard Marceau
Inky Mark
Serge Ménard
Ted Menzies
Rob Merrifield
Larry Miller
Bob Mills
James Moore
Rob Moore
Rob Nicholson
Gordon O'Connor
Deepak Obhrai
Bev Oda
Brian Pallister
Charlie Penson
Pierre Poilievre
Jim Prentice
Joe Preston
James Rajotte
Scott Reid
John Reynolds
Lee Richardson
Gerry Ritz
Andrew Scheer
Gary Schellenberger
Werner Schmidt
Carol Skelton
Joy Smith
Monte Solberg
Kevin Sorenson
Darrel Stinson
Belinda Stronach
Greg Thompson
Myron Thompson
David Tilson
Vic Toews
Bradley Trost
Merv Tweed
Peter Van Loan
Maurice Vellacott
Mark Warawa
Jeff Watson
Randy White
John Williams
Lynne Yelich

COMITÉS LÉGISLATIFS

comité plénier
Président:

Vice-président:



Total:

Projet de loi C-38
Président:
Marcel Proulx
Vice-président:

Rona Ambrose
Françoise Boivin
Don Boudria
Gord Brown
Paul Harold Macklin
Richard Marceau
Réal Ménard
Rob Moore
Anita Neville
Michael Savage
Bill Siksay
Vic Toews
Total: (13)


Comité des présidents des comités législatifs

Le Président

L'hon. Peter Milliken

 

Le vice-président et président des comités pléniers

M. Chuck Strahl

 

Le vice-président des comités pléniers

M. Marcel Proulx

 

La vice-présidente adjointe des comités pléniers

L'hon. Jean Augustine

 


MEMBRE DU MINISTÈRE

Par ordre de préséance

Le très hon. Paul Martin premier ministre
L'hon. Jacob Austin leader du gouvernement au Sénat
L'hon. Jean Lapierre ministre des Transports
L'hon. Ralph Goodale ministre des Finances
L'hon. Anne McLellan vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile
L'hon. Lucienne Robillard présidente du Conseil privé de la Reine pour le Canada, ministre des Affaires intergouvernementales et ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences
L'hon. Stéphane Dion ministre de l'Environnement
L'hon. Pierre Pettigrew ministre des Affaires étrangères
L'hon. Andy Scott ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits
L'hon. Jim Peterson ministre du Commerce international
L'hon. Andy Mitchell ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire
L'hon. Bill Graham ministre de la Défense nationale
L'hon. Albina Guarnieri ministre des Anciens Combattants
L'hon. Reg Alcock président du Conseil du Trésor et ministre responsable de la Commission canadienne du blé
L'hon. Geoff Regan ministre des Pêches et des Océans
L'hon. Tony Valeri leader du gouvernement à la Chambre des communes
L'hon. Aileen Carroll ministre de la Coopération internationale
L'hon. Irwin Cotler ministre de la Justice et procureur général du Canada
L'hon. R. John Efford ministre des Ressources naturelles
L'hon. Liza Frulla ministre du Patrimoine canadien et ministre responsable de la Condition féminine
L'hon. Joseph Volpe ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration
L'hon. Joe Fontana ministre du Travail et du Logement
L'hon. Scott Brison ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux
L'hon. Ujjal Dosanjh ministre de la Santé
L'hon. Ken Dryden ministre du Développement social
L'hon. David Emerson ministre de l'Industrie
L'hon. Ethel Blondin-Andrew ministre d'État (Nord canadien)
L'hon. Raymond Chan ministre d'État (Multiculturalisme)
L'hon. Claudette Bradshaw ministre d'État (Développement des ressources humaines)
L'hon. John McCallum ministre du Revenu national
L'hon. Stephen Owen ministre de la Diversification de l'économie de l'Ouest canadien et ministre d'État (Sport)
L'hon. Joe McGuire ministre de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique
L'hon. Joe Comuzzi ministre d'État (Initiative fédérale du développement économique dans le Nord de l'Ontario)
L'hon. Mauril Bélanger leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes, ministre responsable des langues officielles, ministre responsable de la réforme démocratique et ministre associé de la Défense nationale
L'hon. Carolyn Bennett ministre d'État (Santé publique)
L'hon. Jacques Saada ministre de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec et ministre responsable de la Francophonie
L'hon. John Godfrey ministre d'État (Infrastructure et Collectivités)
L'hon. Tony Ianno ministre d'État (Famille et Aidants naturels)

SECRÉTAIRES PARLEMENTAIRES

L'hon. Claude Drouin du premier ministre (collectivités rurales)
L'hon. Marlene Jennings du premier ministre (Canada—États-Unis)
L'hon. Jim Karygiannis du ministre des Transports
L'hon. John McKay du ministre des Finances
L'hon. Roy Cullen de la ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile
L'hon. Gerry Byrne de la ministre des Affaires intergouvernementales
L'hon. Peter Adams de la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences
L'hon. Gurbax Malhi de la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences
L'hon. Bryon Wilfert du ministre de l'Environnement
L'hon. Dan McTeague du ministre des Affaires étrangères
L'hon. Sue Barnes du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits
L'hon. Mark Eyking du ministre du Commerce international (marchés émergents)
L'hon. Wayne Easter du ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire (développement rural)
L'hon. Keith Martin du ministre de la Défense nationale
L'hon. Diane Marleau du président du Conseil du Trésor et ministre responsable de la Commission canadienne du blé
L'hon. Shawn Murphy du ministre des Pêches et des Océans
L'hon. Dominic LeBlanc du leader du gouvernement à la Chambre des communes
L'hon. Paddy Torsney de la ministre de la Coopération internationale
L'hon. Paul Harold Macklin du ministre de la Justice et procureur général du Canada
L'hon. Larry Bagnell du ministre des Ressources naturelles
L'hon. Sarmite Bulte de la ministre du Patrimoine canadien
L'hon. Hedy Fry du ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration
L'hon. Judi Longfield du ministre du Travail et du Logement
L'hon. Walt Lastewka du ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux
L'hon. Robert Thibault du ministre de la Santé
L'hon. Eleni Bakopanos du ministre du Développement social (économie sociale)
L'hon. Jerry Pickard du ministre de l'Industrie
L'hon. Raymond Simard du leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes, ministre responsable des langues officielles et ministre responsable de la réforme démocratique