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40e LÉGISLATURE, 3e SESSION

HANSARD RÉVISÉ • NUMÉRO 100

TABLE DES MATIÈRES

Le vendredi 19 novembre 2010





CANADA

Débats de la Chambre des communes

VOLUME 145 
l
NUMÉRO 100 
l
3e SESSION 
l
40e LÉGISLATURE 

COMPTE RENDU OFFICIEL (HANSARD)

Le vendredi 19 novembre 2010

Présidence de l'honorable Peter Milliken

    La séance est ouverte à 10 heures.

Prière



Initiatives ministérielles

[Initiatives ministérielles]

  (1005)  

[Traduction]

Loi constitutionnelle de 2010 (limitation de la durée du mandat des sénateurs)

    La Chambre reprend l'étude, interrompue le 17 novembre, de la motion portant que le projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi constitutionnelle de 1867 (limitation de la durée du mandat des sénateurs), soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité, ainsi que de l'amendement.
    Monsieur le Président, le projet de loi C-10 modifierait la Constitution. Voici ce que dit le sommaire de ce projet de loi:
     Le texte modifie la durée du mandat des sénateurs nommés après le 14 octobre 2008.
    Voici un extrait de ce projet de loi:
[...] le sénateur nommé après l’entrée en vigueur de la Loi constitutionnelle de 2010 (limitation de la durée du mandat des sénateurs) l’est pour un seul mandat de huit ans.
    Ce projet de loi est court. Il cherche à limiter la durée du mandat des sénateurs au lieu de continuer à les nommer jusqu'à l'âge de 75 ans ou jusqu'au moment où ils décident de partir de leur propre chef.
    J'ai jeté un coup d'oeil sur l'historique de cette question. Elle a été soulevée pour la première fois en 2006. En raison des élections et des prorogations, le projet de loi n'a pas progressé du tout. Il a été présenté de nouveau en avril dernier. On a eu quelques heures de débat à ce sujet au mois de mai. Et voilà que nous débattons encore de ce projet de loi à l'étape de la deuxième lecture. Comme les députés le savent, la deuxième lecture est la première occasion donnée aux parlementaires d'exprimer leur opinion sur un projet de loi d'initiative ministérielle.
    Je me suis référé à l'exposé initial du ministre d’État à la Réforme démocratique. Nous supposons tous que la personne qui présente le projet de loi fournit de bons arguments pour justifier son adoption. Nous venons en effet de faire une prière en vue de prendre les bonnes décisions. Mais je n'ai pas trouvé de bonnes raisons d'adopter le projet de loi dans son exposé. Ses arguments se fondent davantage sur des opinions que sur des faits. Son exposé contient de grandes généralisations qui n'ont pas la rigueur recherchée par les parlementaires.
    Je remarque également que les députés ministériels ne prennent pas la parole au sujet du projet de loi. Il a été présenté par une personne, mais ce sont les partis de l'opposition qui se penchent sur la question. On se demande pourquoi les ministériels n'interviennent pas pour défendre le projet de loi. Pourquoi ne sont-ils pas prêts à répondre aux questions soulevées par l'opposition?
    Dans son exposé, le ministre affirme que le gouvernement cherche à procéder « étape par étape ». Il ne fait aucun doute que le gouvernement prévoit à long terme que les sénateurs soient élus ou, encore, que le Sénat soit tout bonnement aboli.
    Si nous jetons un coup d'oeil sur ce qui s'est dit sur cette question depuis 2006, nous constaterons que le Sénat n'a cessé d'être calomnié. On a constamment fait remarquer que les sénateurs n'étaient pas élus, que le Sénat n'était pas démocratique, qu'il est peuplé d'affreuses gens qui ne font pas grand chose et dont le mandat dure 45 ans. Nous entendons tous les points négatifs au sujet du Sénat. Le Sénat est une institution canadienne. Nous connaissons tout le respect que le gouvernement voue aux institutions de notre pays.
    La façon dont le gouvernement a traité ou n'a pas traité cette question, montre, encore une fois, que le gouvernement se fiche pas mal que le projet de loi soit adopté. Il se fiche pas mal que nous lui fassions franchir les différentes étapes et que nous l'étudiions parce qu'il retirerait un avantage politique à ce qu'il ne soit pas adopté. C'est comme une partie de football politique. C'est comme le chat qui joue avec une pelote. Lorsque des problèmes surgiront, le gouvernement remettra le projet de loi à l'étude et braquera les projecteurs sur ces affreux sénateurs.
    Comme je suis ici depuis 17 ans, je connais de nombreux sénateurs. Tout le monde ici sait que les comités du Sénat font un meilleur travail et de meilleures études que ceux de la Chambre des communes, et ce, parce que les sénateurs n'ont pas de circonscriptions qui monopolisent 60 p. 100 de leur temps.

  (1010)  

    Les sénateurs s'acquittent bien de leur tâche. Ils assurent un second examen objectif des mesures législatives. Ils disposent du temps nécessaire pour examiner les questions comme il se doit, pour tenir des audiences complètes et pour se rendre dans des pays qui éprouvent des problèmes équivalents ou similaires ou qui songent à effectuer certains changements. Les sénateurs prennent le temps de voulu pour étudier les dossiers.
    Je souligne également, comme les députés le savent déjà, qu'il règne au Sénat davantage de camaraderie qu'à la Chambre des communes. Les séances sont remarquables. J'ai déjà été président du Comité mixte permanent d'examen de la réglementation. Quiconque a assisté à une séance du Sénat comprend l'importance de la mémoire institutionnelle à l'égard de certains dossiers. Le Comité mixte permanent d'examen de la réglementation est parfois saisi de questions liées à la Loi sur les pêches qui remontent à 25 ans, comme la ministre des Pêches et des Océans le sait certainement. Les sénateurs et les intervenants qui ont assisté aux séances du comité connaissent les arguments invoqués.
    Pour limiter le mandat des sénateurs, les conservateurs prétendent notamment que, avec le temps, les gens perdent la capacité d'avoir de nouvelles idées. Autrement dit, les gens s'encroûtent et doivent passer le flambeau à d'autres qui proposeront de nouvelles idées. Je réfute carrément cet argument. Pour appuyer ma position, je cite entre autres l'exemple de la Cour suprême du Canada.
    Le gouvernement ferait-il aussi valoir que les juges de la Cour suprême du Canada perdent leur capacité de proposer des idées nouvelles, d'apprendre, de faire du bon travail? Absolument pas. Allons-nous entreprendre une réforme de la Cour suprême de manière à remplacer les juges plus souvent? Absolument pas. Cela ne serait ni dans l'intérêt public ni dans l'intérêt de notre pays.
    C'est un processus graduel, mais les conservateurs ne veulent pas qu'il aboutisse. Ils préféreraient que la question demeure non résolue, ce qui leur donne la possibilité de continuer de dire que le Sénat est une institution non démocratique, formée de membres non élus, qui ne rendent pas de comptes et ainsi de suite. Or, les conservateurs ont pris goût à leur situation majoritaire au Sénat cette semaine, quand ils ont instruit les sénateurs de ce parti de tuer un projet de loi sur les changements climatiques avant même qu'il ait été renvoyé à un comité sénatorial pour y être étudié.
    Cela donne maintenant aux conservateurs un avantage à la Chambre des communes. Quand ils sont vraiment obligés de laisser un projet de loi être renvoyé au Sénat, ils savent qu'ils y ont le gros bout du bâton. Ils ne cessent de jouer ce jeu. Les députés n'ont qu'à penser à tous les projets de loi en matière de justice.
    D'après le discours du ministre d'État, celui-ci semble croire que les personnes âgées ont un problème et que lorsqu'elles atteignent 75 ans, elles sont sur leur déclin et ne savent plus trop ce qu'elles font. Je ne sais pas si la Commission canadienne des droits de la personne serait elle aussi d'avis que, une fois que les gens atteignent un certain âge, il faut les traiter différemment.
    Le premier ministre nomme les sénateurs. Si les conservateurs craignent qu'ils ne restent en poste trop longtemps, alors pourquoi nommeraient-ils une personne âgée de 35 ans? Certains de ces honorables sénateurs sont des gens de caractère, aux vastes connaissances, qui représentent bien la population et les diverses régions de notre pays.
    J'ai été déçu du peu de substance du discours du ministre censé défendre le projet de loi. Je conviens avec les autres partis que cette mesure législative devrait être renvoyée au comité afin que d'autres puissent venir témoigner et expliquer au gouvernement pourquoi les bases sur lesquelles il fonde ce projet de loi sont friables et qu'elles ne servent pas l'intérêt public.

  (1015)  

    Monsieur le Président, je suis totalement renversé d'entendre les propos de mon collègue dans la même semaine où le Sénat, la Chambre qui n'est pas élue et qui n'a aucun compte à rendre, a envoyé au rebut un projet de loi sur les changements climatiques en faveur duquel les députés élus démocratiquement et représentant la population canadienne avaient voté.
    Les libéraux n'ont jamais voulu se mêler de la réforme du Sénat parce qu'ils y ont toujours nommé leurs collecteurs de fonds et leurs valets. Cependant, à voir les règles du Sénat régissant les conflits d'intérêts, les sénateurs ne rempliraient pas les critères les plus élémentaires que n'importe quel conseiller municipal d'un bled perdu ou commissaire d'école d'une petite ville devrait respecter.
    Selon les règles régissant les conflits d'intérêts du Sénat, les sénateurs peuvent examiner des mesures législatives dans lesquelles ils ont un intérêt financier. Ils peuvent siéger aux conseils d'administration de grandes sociétés. Il y a toutes sortes de conflits d'intérêts financiers qu'ils ne sont pas tenus de communiquer. N'importe quel conseiller municipal de n'importe quelle collectivité du pays aurait l'obligation de les divulguer, mais pas les sénateurs.
    Si ces représentants sont supposés effectuer un second examen objectif, le députés ne convient-il pas qu'il y a lieu de faire le ménage et d'établir des règles précises relativement aux conflits d'intérêts de sorte que l'argent, les collecteurs de fonds et les pétrolières ne puissent prévaloir contre la Chambre?
    Je suis d'accord, monsieur le Président, mais ce projet de loi n'est pas le remède, si l'on pense au travail qui a été accompli au Sénat notamment dans les domaines de la santé mentale, des changements climatiques et de l'euthanasie.
    Tous les députés savent que ce n'est pas la majorité conservatrice au Sénat qui a pris la décision de rejeter le projet de loi C-311 avant que celui-ci n'ait franchi l'étape de la deuxième lecture. L'ordre est venu directement du premier ministre du Canada, qui juge que le dossier de Kyoto est un complot socialiste.
    Les députés le savent. Ils ne devraient pas en imputer la responsabilité au Sénat, mais bien au premier ministre et aux conservateurs, qui n'arrivent même pas à garder leurs ministres de l'Environnement parce qu'ils n'ont ni politique environnementale ni intérêt pour l'environnement.
    Monsieur le Président, en ce qui concerne mon collègue, ses interventions me plaisent souvent beaucoup, mais, dans ce cas-ci, il devrait prendre un moment de réflexion.
    Si le premier ministre a ordonné à la majorité au Sénat de faire ce qu'elle a fait cette semaine, cela enfonce, à mon avis, un clou de plus dans le cercueil du Sénat, car cela veut dire que le Sénat est complètement dysfonctionnel.
    Lorsqu'on examine le contenu du projet de loi visant à réduire la durée du mandat des sénateurs et que l'on songe que le genre de tactique utilisée cette semaine pourrait également l'être par le prochain gouvernement, force est d'appréhender que le Sénat annule un jour, sans en avoir débattu, un projet de loi d'initiative ministérielle. Cela est tout à fait inacceptable.
    Notre Parlement vit une crise. Le projet de loi à l'étude n'y remédiera pas; il nous donne l'occasion d'en débattre d'une certaine façon. Nous devons faire en sorte...
    Je dois interrompre le député pour donner le temps au député de Mississauga-Sud de répondre.
    Monsieur le Président, je suis d'accord avec tout ce que le député a dit. Le projet de loi ne s'attaque pas au vrai problème qui est que le premier ministre a du mal à accepter la démocratie. Il sait que lorsqu'il éprouve des difficultés, il n'a qu'à présenter un projet de loi comme celui-ci ou un autre projet de loi de justice, portant par exemple sur une semaine de la répression de la criminalité, pour détourner l'attention des vrais problèmes auxquels le pays est confronté et changer de sujet.
    Les conservateurs ne veulent pas que ce projet de loi soit adopté. Ils jouent avec ce dossier comme des chats qui s'amusent avec une pelote de laine et ils continueront de le faire. Ils savent qu'ils peuvent ainsi exploiter ce dossier à fins politiques parce qu'ils peuvent continuer de jongler avec leurs slogans préférés qui tournent autour des mots « non démocratique, non élu ou inutile ». Toutefois, les députés ne refusent jamais d'assister à une rencontre organisée dans le but de souligner le départ à la retraite d'un sénateur parce qu'ils respectent le travail qu'il ou elle a réalisé.
    Les conservateurs ne peuvent le nier. Nous avons du travail à faire, mais il ne faut pas oublier que ce n'est pas le Sénat qui a décidé de rejeter le projet de loi C-311. C'est le premier ministre lui-même qui l'a fait.

  (1020)  

    Monsieur le Président, mon intervention d'aujourd'hui porte sur l'amendement au projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi constitutionnelle de 1867 (limitation de la durée du mandat des sénateurs).
    Je tiens à préciser que l'amendement propose que la motion soit modifiée par substitution, aux mots suivant le mot « Que », de ce qui suit:
cette Chambre refuse de donner deuxième lecture au projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi constitutionnelle de 1867 (limitation de la durée du mandat des sénateurs), parce que limiter la durée du mandat des sénateurs n'est pas suffisant pour régler les problèmes reliés au Sénat du Canada et ne mènera pas assez rapidement à l'abolition de la chambre haute, dont les événements récents ont montré la nécessité.
    La position des néo-démocrates est claire. Ce projet de loi est bien loin d'apporter les changements voulus si on veut que le Sénat soit un jour efficace.
    Je tenais à participer au débat d'aujourd'hui parce qu'il faut exposer certains points importants.
    D'entrée de jeu, je parlerai du cynisme du gouvernement. Le gouvernement sait, comme tous les députés de la Chambre, que l'enjeu réel ne réside pas dans la durée du mandat des sénateurs, mais dans la façon dont ils accèdent à cette fonction.
    Nous savons que les 35 sénateurs non élus, nommés par le premier ministre, ont joué un rôle clé dans le rejet, sans débat, du projet de loi C-311, Loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques, que mon collègue de Thunder Bay—Superior-Nord a présenté.
    Aux termes du projet de loi C-311, le gouvernement fédéral aurait été tenu d'atteindre des cibles de réduction des gaz à effet de serre concrètes, fondées sur des données scientifiques.
    Le projet de loi C-311 a été adopté par la majorité des députés élus au Parlement, les représentants de la majorité des Canadiens.
    En 2004, le premier ministre a dit: « Je ne nommerai pas de sénateurs. Il est essentiel que les personnes qui siègent au Parlement soient élues par les gens qu'elles représentent. »
    Permettez-moi de mentionner les noms des sénateurs conservateurs non élus qui ont voté pour que le projet de loi C-311 soit rejeté. Il s'agit notamment de David Angus, non élu, dispensé de rendre des comptes; Pierre-Hugues Boisvenu, non élu, dispensé de rendre des comptes; David Braley, non élu, dispensé de rendre des comptes; Patrick Brazeau, non élu, dispensé de rendre des comptes.
    J'aimerais parler un peu du sénateur Brazeau. Permettez-moi de citer un extrait d'un article que Don Martin a écrit le 3 février 2009. Voici:
    Il est difficile de s'imaginer comment un tel curriculum vitae a pu échapper au soi-disant examen impitoyable du cabinet du premier ministre, d'autant que le poste de sénateur est une planque garantie pour 40 ans et qu'il est assorti d'un salaire annuel de 130 000 $, sans compter les avantages considérables...
    L'homme que sa notice biographique décrit comme étant un bon père pour ses trois enfants n'est pas loin d'être taxé de père délinquant depuis que la mère d'un de ses enfants a déclaré sur les ondes de CTV que Brazeau ne voit, ni ne s'occupe, comme il se doit, de son fils de 14 ans, depuis huit ans.
    Le journaliste se demande si ce sont là les qualifications que le premier ministre recherchait lorsqu'il a décidé d'entreprendre la réforme du Sénat.
    Je continue de lire la liste: Bert Brown, non élu, dispensé de rendre des comptes; Claude Carignan, non élu, dispensé de rendre des comptes; Andrée Champagne, non élue, dispensée de rendre des comptes; Ethel Cochrane, non élue, dispensée de rendre des comptes; Gerald Comeau, non élu, dispensé de rendre des comptes; Anne Cools, non élue, dispensée de rendre des comptes; Consiglio Di Nino, non élu, dispensé de rendre des comptes; Fred Dickson, non élu, dispensé de rendre des comptes; Mike Duffy, non élu, dispensé de rendre des comptes, et cela doit être pas mal difficile pour lui de respecter la ligne de parti au lieu de poser des questions difficiles aux politiciens; Nicole Eaton, non élue, dispensée de rendre des comptes; Suzanne Fortin-Duplessis, non élue, dispensée de rendre des comptes, et Linda Frum, non élue, dispensée de rendre des comptes.
    Il y a aussi Irving Gerstein. Je vais parler davantage de ce sénateur.
    Dans le livre intitulé Harper's Team: Behind the Scenes in the Conservative Rise to Power qu'il a publié en 2007, Tom Flanagan, un ancien conseiller principal du premier ministre a dit ceci:

  (1025)  

Sous la direction d'Irving Gerstein, le modèle du financement populaire a fait du Parti conservateur une véritable puissance financière.
    Quelle a été sa récompense? Il touche 130 000 $, plus les avantages, pris à même l'argent des contribuables. Quelle gifle pour les Canadiens. C'est ce même sénateur qui se promène de ville en ville et de province en province pour ramasser des fonds pour le Parti conservateur.
    Et la liste continue: Stephen Greene, non élu, dispensé de rendre des comptes; Leo Housakos, non élu, dispensé de rendre des comptes; Janis Johnson, non élue, dispensée de rendre des comptes; Noël Kinsella, non élu, dispensé de rendre des comptes; Vim Kochhar, non élu, dispensé de rendre des comptes; Daniel Lang, non élu, dispensé de rendre des comptes; Marjory LeBreton, non élue, dispensée de rendre des comptes; Elizabeth Marshall, non élue, dispensée de rendre des comptes; Yonah Martin, non élue, dispensée de rendre des comptes; Michael Meighen, non élu, dispensé de rendre des comptes; Ruth Nancy, non élue, dispensée de rendre des comptes; Richard Neufeld, non élu, dispensé de rendre des comptes; Kelvin Kenneth Ogilvie, non élu, dispensé de rendre des comptes; Donald Oliver, non élu, dispensé de rendre des comptes; Dennis Glen Patterson, non élu, dispensé de rendre des comptes; Donald Neil Plett, non élu, dispensé de rendre des comptes; Rose-May Poirier, non élue, dispensée de rendre des comptes; Bob Runciman, non élu, dispensé de rendre des comptes; Hugh Segal, non élu, dispensé de rendre des comptes; Judith Seidman, non élue, dispensée de rendre des comptes; Gerry St. Germain, non élu, dispensé de rendre des comptes; Carolyn Stewart Olsen, non élue, dispensée de rendre des comptes; David Tkachuk, non élu, dispensé de rendre des comptes; John Wallace, non élu, dispensé de rendre des comptes; et Pamela Wallin, non élue, dispensée de rendre des comptes.
    Ce sont ces sénateurs-là qui ont torpillé le projet de loi C-311.
    Passons maintenant à un autre sénateur, celui-là absent lors du vote, le sénateur Doug Finley.
    Le projet de loi C-311 a été torpillé par le Sénat, une institution qui ne rend de comptes à personne.
    Que peut-on dire sur Michael Douglas Finley, qui a été expulsé du comité de la Chambre des communes par des gardes de sécurité parce qu'il s'était présenté à la réunion sans être invité et qu'il avait refusé de s'en aller, démontrant ainsi un manque de respect flagrant pour cette grande institution?
    Nous pourrions parler longtemps de tous les services utiles qu'il a rendus au Parti conservateur, mais nous n'avons pas le temps de le faire.
    Le comité conservateur qui cherche ces candidats devrait suivre l'exemple du ministère de la Défense nationale et mettre des annonces sur Internet pour trouver des candidats dans des sites comme craigslist et des sites de pornographie douce. Cela pourrait lui permettre de nommer de meilleurs candidats au Sénat non élu et qui n'a de compte à rendre à personne.
    J'ai remarqué le malaise croissant des députés conservateurs lorsque j'ai lu le nom de ces sénateurs non élus et non représentatifs qui n'ont de compte à rendre à personne.
    Il n'est pas surprenant que même les partisans des conservateurs critiquent de plus en plus le premier ministre pour toutes les promesses qu'il n'a pas respectées.
    J'aimerais citer John Ivison, qui a écrit ceci dans le National Post cette semaine:
    Tous les politiciens sont hantés par les déclarations qu'ils ont faites dans le passé. Tous les gouvernements peuvent être secoués par des événements et forcés de changer de position.
    Cependant, combien de fois un politicien peut-il dire une chose et faire le contraire avant que même ses plus fervents partisans commencent à douter de lui? Les Canadiens sont en train de perdre leur confiance en M. Harper, d'après les sondages menés par Nik Nanos.
    La liste des promesses non tenues est longue.
    Les députés peuvent-ils imaginer ce que Preston Manning doit penser des actions du premier ministre?
    Le premier ministre trahit toutes les personnes qui ont voté pour lui et le Parti réformiste.
    Il trahit tous ceux qui croyaient qu'ils auraient un nouveau type de gouvernement qui ne serait pas aussi moralement corrompu que le gouvernement libéral précédent.
    Au lieu de cela, nous avons un gouvernement extrêmement partisan, immoral et antidémocratique qui se moque de toutes les institutions chargées de faire respecter la démocratie.
    La démocratie...

  (1030)  

    À l'ordre, s'il vous plaît. Je dois maintenant interrompre le député.
    Questions et observations. Le député de Timmins—Baie James a la parole.
    Monsieur le Président, j'ai écouté mon collègue avec beaucoup d'intérêt. Nous avons vu de quelle manière le Parti conservateur est arrivé au pouvoir. Il a dit aux Canadiens qu'il avait une éthique et qu'il allait faire les choses différemment. On voit cependant le topo. Dès qu'ils ont réussi à prendre le contrôle du Sénat, les conservateurs ont commencé à le remplir de collecteurs de fonds et d'amis comme Leo Housakos et Doug Finley, que les contribuables rémunèrent pour faire tourner le centre d'opération du Parti conservateur.
    Et, bien sûr, il y a l'honorable Irving Gerstein. Voilà un homme qui nous montre ce qu'est véritablement le Sénat. Les libéraux nous ont accusés d'utiliser l'expression « collecteurs de fonds », mais le sénateur Gerstein lui-même l'a utilisée dans un discours qu'il a fait:
    Eh bien, je vous dirai que je n’admets pas être un « collecteur de fonds », je le proclame.
     Je crois que le travail qui consiste à amasser des fonds pour le Parti conservateur [...] est à la fois nécessaire et honorable.
    Voilà la tâche, au Sénat, de cet homme que le premier ministre a choisi de nommer, en même temps que d'autres collecteurs de fonds, et qui se vante d'amasser des fonds pour le Parti conservateur. Ces gens-là sont payés avec l'argent des contribuables.
    Mon collègue est témoin de l'hypocrisie du gouvernement et de la promesse réitérée année après année par les conservateurs de s'attaquer à la réforme du Sénat dès qu'ils accéderaient au pouvoir. Or, bien entendu, maintenant qu'ils y sont, ils ne nous offrent qu'une mascarade. Ils veulent limiter la durée du mandat des sénateurs, mais en réalité, le Sénat leur permet de placer les valets et les agents de financement du parti.
    J'aimerais que mon collègue explique pourquoi le gouvernement n'a pas tenu ses promesses envers la population qui l'a élu en pensant qu'il ferait le ménage dans ce cloaque.
    Monsieur le Président, je formulerai ma réponse ainsi. La démocratie est devenue une nuisance pour le gouvernement. Celui-ci ne fait que perfectionner l'art de violer l'esprit et l'objectif de cet excellent Parlement. Qu'est-ce que cela rapporte? Cela lui permet de conserver le pouvoir aussi longtemps qu'il le peut, même si cela éloigne de plus en plus de Canadiens du processus politique, même si cela décourage la participation des jeunes.
    Monsieur le Président, j'ai des questions à poser au député. Je sais que le NPD estime qu'il ne devrait pas y avoir de Sénat du tout. Comme nous le savons, les choses évoluent par étapes ici. Même si je suis fortement en désaccord avec le député au sujet de l'abolition du Sénat, ne croit-il pas qu'il serait sage de collaborer, de faire des rajustements et de moderniser le Sénat actuel et, après cela, son parti pourrait poursuivre dans sa voie et faire ce qu'il croit devoir faire?
    Nous savons que des Canadiens de partout ont exprimé clairement le désir de modifier le Sénat, d'avoir une réforme du Sénat, et nous nous sommes engagés à le moderniser pour l'adapter à une démocratie moderne du XXIe siècle. Nous pouvons certainement nous entendre pour dire qu'élire un sénateur pour un mandat pouvant durer 45 ans n'est pas acceptable à l'époque moderne et qu'un mandat de huit ans serait certainement préférable.
    Le député reconnaît-il que plutôt que d'accorder un mandat de 45 ans à des sénateurs non élus qui n'ont pas de comptes à rendre, un mandat de huit ans constituerait une amélioration?
    Monsieur le Président, je ne pense pas que les sénateurs devraient être élus pour un mandat de huit ans. Je crois que le Sénat devrait être simplement aboli.
    Je veux citer quelqu'un des médias, M. Ivison, qui a peut-être forgé un nouveau terme pour désigner le Sénat. Dans un article paru récemment dans le National Post, il parlait d'un Sénat triple U, dont on pourrait traduire les caractéristiques par: non élu, non représentatif et sous la férule du premier ministre. C'est pourquoi nous ne voulons pas de sénateurs.

  (1035)  

    Monsieur le Président, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard et le Québec ont aboli leur Chambre haute il y a fort longtemps. Lors du vote qui a récemment eu lieu sur le projet de loi C-311, les libéraux tenaient des propos défensifs à la Chambre. Si je ne m'abuse, c'est parce que ce sont eux qui ont demandé le vote au Sénat. Ce sont donc eux les artisans de cette situation. Est-ce que le député est au courant?
    Oui, monsieur le Président, je suis au courant. Dans le discours qu'il a prononcé plus tôt, le député libéral a tenu les conservateurs responsables du sort du projet de loi C-311. En réalité, il devrait regarder dans le miroir et rejeter la responsabilité sur les libéraux, plus particulièrement les sénateurs libéraux. Il aurait suffi qu'ils se lèvent et disent « Non, nous allons débattre du projet de loi ». C'est ce que prévoit le processus démocratique. Or, ils sont restés assis dans leur fauteuil et le projet de loi a été tué.

[Français]

    Monsieur le Président, d'entrée de jeu, je rappelle à la Chambre que le Bloc québécois est farouchement opposé au projet de loi C-10, qui vise à créer un mandat unique d'une durée de huit ans pour les sénateurs et les sénatrices nommés par le gouvernement. En fait, il n'y a que des sénateurs et des sénatrices nommés par le gouvernement au sein de cette institution. Nous serons aussi en faveur de l'amendement néo-démocrate.
    Ce projet de loi doit être associé à une autre volonté du Parti conservateur et du premier ministre de mener une sorte de consultation populaire pour créer des listes de candidats ou de candidates, parmi lesquels le premier ministre pourrait choisir les futurs sénateurs et sénatrices. Il faut placer ces deux éléments ensemble pour voir ce que cherche à faire le gouvernement, c'est-à-dire une réforme substantielle du Sénat.
    Je suis tout à fait d'accord sur certaines remarques du NPD indiquant que le Sénat est une institution non démocratique et un héritage du passé colonial du Canada. Nous sommes donc aussi favorables à son abolition.
    Jusqu'à tout récemment, il y avait une situation tacite. L'institution politique qu'est le Sénat est le fruit de nominations partisanes. Il ne faut pas se cacher que les libéraux faisaient de telles nominations, comme le fait le Parti conservateur maintenant. À cause du caractère non élu et non démocratique du Sénat, les sénateurs et les sénatrices avaient au moins l'intelligence de respecter la volonté de la seule Chambre élue du Parlement, c'est-à-dire la Chambre des communes.
    Nous partageons la même déception. Je dirais même qu'on est choqués que le Sénat ait refusé d'avaliser le projet de loi C-311 qui avait été adopté par cette Chambre. À mon sens, on a brisé quelque chose qui existait depuis plusieurs décennies, voire 80 ans, ce qui pose un sérieux problème. On devrait résoudre ce sérieux problème en abolissant le Sénat, mais cela ne pourra pas se faire unilatéralement. Ni l'institution qu'est la Chambre des communes et encore moins le gouvernement ne peuvent décider d'abolir ou de modifier le Sénat, même si c'est une institution qui n'a pas une grande crédibilité aux yeux de la population.
    Récemment, en mars 2010, Léger Marketing a fait un sondage au Québec et au Canada. Grosso modo, les résultats sont les mêmes, quoiqu'au Québec les chiffres soient plus élevés. Au Québec, seulement 8 p. 100 des gens sondés croient que la Chambre haute joue un rôle important et que le système de nomination des sénateurs fonctionne bien; 22 p. 100 des Québécois préféreraient des sénateurs élus, mais 43 p. 100 souhaitent l'abolition du Sénat. Je fais remarquer que 20 p. 100 des gens au Québec ont refusé de répondre à cette question, ce qui démontre à quel point ils considèrent cette institution non pertinente.
    J'ai dit que nous serions favorables à l'abolition du Sénat, mais que des négociations constitutionnelles étaient nécessaires. C'est la même chose pour ce qui est de la menace que profère le premier ministre depuis un certain nombre de mois, selon laquelle si ses deux réformes ne sont pas approuvées par le Sénat, qu'il abolira ce dernier.
    Malheureusement pour lui, il n'a pas le droit d'abolir unilatéralement le Sénat. Ni le premier ministre ni la Chambre des communes ne peut le faire parce que cette institution fait partie d'un système parlementaire convenu entre les provinces et le gouvernement fédéral il y a bien longtemps. Je vais d'ailleurs lire tout à l'heure une citation de Benoît Pelletier qui va dans ce sens. M. Pelletier est un constitutionnaliste de l'Université d'Ottawa qui a déjà été ministre des Affaires intergouvernementales au sein du gouvernement libéral du Québec.
    C'est la même chose pour le projet de loi C-10. Le premier ministre et le Parti conservateur veulent créer une pseudo liste de candidats au Sénat sur la base de consultations populaires. Toutes ces réformes nécessitent des négociations constitutionnelles avec les provinces.
    D'ailleurs, la Cour suprême du Canada a été très claire à cet égard, dans une décision qui date du début des années 1980, intitulée Renvoi: Compétence du Parlement relativement à la Chambre haute. Elle dit très clairement que dès qu'on s'attaque au caractère essentiel du Sénat, il faut des négociations constitutionnelles.

  (1040)  

    Tous les constitutionnalistes qui sont venus devant le comité mis sur pied avant les élections, sauf peut-être un qui devait être très proche du Bureau du premier ministre, nous ont dit qu'il s'agissait de modifications au caractère essentiel du Sénat, qu'on parle du projet de loi C-10 ou de la volonté de créer cette espèce de consultation pseudo-démocratique pour créer une liste de sénateurs. De plus, ils nous ont dit que les deux réformes mises ensemble touchaient davantage au caractère essentiel du Sénat.
    La Cour suprême a donc été très claire: il faut des négociations constitutionnelles. Le principal problème de ce projet de loi, c'est que le premier ministre et le Parti conservateur tentent de faire indirectement ce qu'ils ne peuvent pas faire directement. Comme je le mentionnais, nous allons nous y opposer farouchement.
    Je veux revenir à une citation de l'ex-ministre québécois des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier, également professeur à l'Université d'Ottawa. Il avait réitéré la position traditionnelle du Québec en disant:
    Le gouvernement du Québec considère que cette institution ne relève pas exclusivement du palier fédéral. Puisque le Sénat est au coeur du compromis fédératif canadien, il est clair pour nous qu'il ne peut y avoir de réforme du Sénat ni d'abolition sans le consentement du Québec, le tout en vertu de la Loi constitutionnelle de 1982 et de la Loi concernant les vetos régionaux.
    À cette époque, M. Pelletier avait bien résumé la position traditionnelle du Québec, qui est l'apanage non seulement du gouvernement du Québec, mais aussi de l'Assemblée nationale. Je rappelle aussi qu'en 2007, lorsqu'un débat portait sur un projet de loi équivalent, l'Assemblée nationale avait adopté à l'unanimité la motion suivante:
    Que l'Assemblée nationale du Québec réaffirme au gouvernement fédéral et au Parlement du Canada que toute modification au Sénat canadien ne peut se faire sans le consentement du gouvernement du Québec et de l'Assemblée nationale.
    La Cour suprême, le gouvernement du Québec, l'Assemblée nationale et les constitutionnalistes rencontrés dans le cadre du comité législatif qui avait étudié le projet de loi précédant l'élection de 2008 ont tous été clairs à l'égard du fait que les modifications proposées par le projet de loi C-10, comme par l'autre projet de loi, sont des modifications au caractère essentiel du Sénat et nécessitent des négociations constitutionnelles.
    D'autre part, il est très clair pour nous que, dans l'ensemble des projets de loi présentés par le gouvernement conservateur, on voit pour la première fois une volonté de réduire le poids politique du Québec au sein des institutions fédérales. Même si cela a toujours été présent, les conservateurs sont maintenant à visière levée. On le voit par le fait qu'on tente d'imposer unilatéralement ces deux projets de loi, ce qui n'est pas constitutionnel, mais aussi par la volonté du gouvernement conservateur d'augmenter de 30 sièges la représentation de la nation canadienne à la Chambre au détriment de la représentation de la nation québécoise.
    Si jamais ce projet de loi, annoncé par le ministre d’État (Réforme démocratique) — il est assez paradoxal que ce soit appelé « réforme démocratique » —, réussissait à être adopté, le poids politique du Québec à la Chambre serait moindre que son poids démographique. Je peux affirmer que nous allons tout faire pour empêcher que cela n'arrive. Par exemple, l'Île-du-Prince-Édouard a quatre députés et on ne remet pas cela en question. Les Îles de la Madeleine, quant à elles, ont un seul député à l'Assemblée nationale, et on ne remet pas cela en question. En fait, cela ne peut pas être une proportion mathématique, il faut tenir compte d'autres facteurs. On l'a fait pour l'Île-du-Prince-Édouard. Dans le cas du Québec, on doit reconnaître, comme la Chambre l'a reconnu, qu'il forme une nation à côté de la nation canadienne et que cette nation doit avoir une représentation d'au moins 25 p. 100 à la Chambre pour exprimer la voix du Québec.
    Dans des circonstances comme celles-là, non seulement allons-nous voter contre le projet de loi C-10 s'il aboutit en comité, en rapport de comité ou en troisième lecture, mais pour le moment, nous allons également appuyer sans réserve l'amendement proposé par le NPD.

  (1045)  

[Traduction]

    Monsieur le Président, ce qui est absolument scandaleux au sujet du projet de loi C-311, c’est qu’on aurait dit que le premier ministre disposait, dans son bureau, d’un levier qu’il n’a eu qu’à tirer pour que le projet de loi disparaisse dans une trappe pratiquée dans le plancher.
    À l’origine, le Sénat devait être une Chambre de second examen objectif. Aujourd’hui, comme ses prédécesseurs, le gouvernement au pouvoir nomme tous les sénateurs dont il a besoin pour garder le contrôle de ce levier et l'utiliser chaque fois qu’il veut se débarrasser d’un projet de loi ou d’une motion.
    C’est une insulte au Parlement de ce pays. Nous n’avons pas présenté le projet de loi C-311 qu’une seule fois. Nous l’avons présenté deux fois. Il a été adopté les deux fois par la Chambre. Pourtant, le cabinet du premier ministre a tiré ce levier pour s'en débarrasser.
    S’il y avait une seule raison d’abolir le Sénat dans ce pays, celle-ci serait suffisante. Si nous devons tenir des négociations constitutionnelles pour le faire, qu’il en soit ainsi. Il est temps d’abolir le Sénat du Canada.

[Français]

    Monsieur le Président, je remercie le député de sa question et de son commentaire.
    Sur le fond, je suis d'accord avec lui, c'est-à-dire que cette semaine, le Sénat a brisé, je dirais, une entente tacite entre la Chambre des communes et le Sénat à l'effet que la Chambre des communes prenait la décision et que le Sénat avait un deuxième regard. C'est arrivé parfois que le Sénat a apporté des amendements qui ont bonifié des projets de loi et c'est tant mieux.
    Cependant, le Sénat n'a pas à prendre la décision au nom de la nation canadienne ou de la nation québécoise. Il n'est pas représentatif. Il n'est pas élu. Il est une institution archaïque, un héritage de la période coloniale. En ce sens, je pense que le bris qui s'est produit cette semaine concernant le projet de loi C-311 est extrêmement grave et plaide pour l'abolition du Sénat. Je suis heureux d'entendre que le député serait d'accord pour que cette abolition se fasse dans le cadre d'une négociation constitutionnelle, qui est la seule méthode prévue dans la Constitution canadienne. La Cour suprême l'a réitéré de même que le gouvernement du Québec et l'Assemblée nationale.
    Je termine en disant que c'est un exercice extrêmement partisan auquel on assiste depuis quelques mois concernant le Sénat, aussi bien en ce qui concerne les projets de loi devant nous que les nominations faites par le premier ministre. En effet, ce dernier s'était engagé à ne pas faire de nominations tant qu'il n'y aurait pas de réforme du Sénat. Quand il a vu ses intérêts partisans menacés, il a encore brisé son engagement et nommé des gens pour s'assurer que ce serait une courroie de transmission du Bureau du premier ministre et du gouvernement au Sénat. C'est déplorable. Cela plaide une fois de plus pour l'abolition du Sénat. Encore une fois, nous allons voter contre le projet de loi C-10.
    Monsieur le Président, on a vu cette semaine l'utilité du Sénat qui a permis d'éviter l'adoption d'un projet de loi adopté à toute vapeur à la Chambre des communes, une véritable étourderie qui aurait eu des conséquences désastreuses pour l'économie canadienne et évidemment pour le Québec.
    Ma question pour le député de Joliette est très simple. On sait qu'il y a au Sénat des sièges réservés au Québec en vertu de la Constitution. Pourquoi veut-il affaiblir la position du Québec au sein des institutions fédérales — on sait qu'il veut détruire le pays — puisque le Sénat est un endroit où le Québec a une sécurité en termes de sièges et d'acquis?
    Surtout, pourquoi veut-il maintenir cette Chambre antidémocratique? Il a la chance, comme démocrate, de dire qu'on aura un Sénat élu par le peuple. Il a vraiment une chance de faire un geste pour le Québec. Qu'attend-il pour poser un geste concret pour le Québec?

  (1050)  

    Monsieur le Président, je voudrais d'abord partager avec la Chambre ce que j'ai lu ce matin dans le journal. Il semblerait que pour la première fois depuis très longtemps on a découvert l'antimatière. Je pense qu'on vient d'en avoir une autre preuve avec l'intervention du député de Lévis—Bellechasse...
    L'honorable député de Lévis—Bellechasse invoque le Règlement?
    Monsieur le Président, je vous remercie de me donner la parole. Je comprends que le député de Joliette puisse ne pas avoir le même point de vue que moi. Je le respecte d'ailleurs. Je respecte le député de Joliette. Je m'attends à ce qu'en cette Chambre, bien qu'on bénéficie de l'impunité, et à l'extérieur de la Chambre également on se témoigne du respect. J'invoque donc le Règlement. Je demande au député de Joliette de faire un débat d'idées dans le respect des parlementaires.
    Ce n'est pas un véritable recours au Règlement. Il reste 20 secondes à l'honorable député de Joliette pour répondre à la question.
    Monsieur le Président, si le député de Lévis—Bellechasse ne m'avait pas interrompu, j'étais sur le point de lui donner la réponse.
    Nous défendons ici la position du Québec, du gouvernement du Québec. Lui, il défend la position du Parti conservateur, du gouvernement conservateur et les intérêts de la nation canadienne contre les intérêts de la nation québécoise. C'est ça la vérité.

[Traduction]

    Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole sur le projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi constitutionnelle de 1867.
    Comme nous le savons, ce projet de loi vise à limiter la durée du mandat des sénateurs. En vertu du projet de loi, ceux-ci ne pourraient être nommés que pour un mandat unique d'une durée de huit ans. Je dois dire que j’appuie le renvoi du projet de loi au comité pour de possibles amendements et pour permettre à tous les intervenants, y compris les représentants des provinces et les constitutionnalistes, de témoigner au sujet des modifications que le gouvernement conservateur veut apporter au Sénat du Canada.
    Je suis un partisan convaincu de la réforme, mais je pense que toute réforme doit servir les intérêts supérieurs des Canadiens, s’inspirer d’une politique publique judicieuse et respecter la Constitution.
    Bien que la Loi constitutionnelle de 1867 ne contienne aucune disposition précise privant le Parlement du pouvoir de modifier la durée maximale des mandats sénatoriaux, la Cour suprême a statué, dans le renvoi relatif à la Chambre haute, que toute modification des caractéristiques fondamentales ou essentielles que possède le Sénat dans le but d’assurer une représentation régionale et provinciale dans le processus législatif fédéral devrait faire l’objet de consultations avec les provinces. À l’origine, le rôle des sénateurs et la durée de leur mandat ont été déterminés par les provinces dans le but de satisfaire les exigences du système fédéral.
    Pour que la réforme soit fructueuse, la consultation doit l'être aussi. Au fil des ans, peu de propositions de réforme ont touché au rôle et à la fonction du Sénat; elles portaient toujours sur l'image politique. Dans sa décision sur le renvoi relatif à la Chambre haute, la Cour suprême a conclu que la meilleure façon de respecter les critères de constitutionnalité de la réforme consistait à s'assurer que celle-ci était conforme aux caractéristiques suivantes: l'indépendance, la capacité d'effectuer un second examen objectif et les mécanismes pour garantir la représentation provinciale et régionale.
    L'ancien sénateur Michael Pitfield a déclaré ce qui suit:
     Le Sénat ne devrait pas être une copie conforme de la Chambre des communes. Il doit en être un complément, une tribune où la partisanerie tient moins de place, une enceinte dont les débats plus techniques sont axés sur le long terme. Un Sénat intelligemment formé assurerait un contrepoids plus durable à l'exécutif, un débat national plus utile et une surveillance administrative accrue, non seulement au Sénat même, mais dans l'ensemble du Parlement.
    Le rôle du Sénat canadien est souvent sous-évalué. Il fait partie intégrante du système canadien de freins et de contrepoids.
    Les fondateurs du Canada étaient bien éduqués et lisaient The Federalist Papers. Ils souhaitent éviter le plus possible les erreurs commises aux États-Unis et étaient aussi en mesure de constater ce qui marchait. Ils savaient qu'il était essentiel de faire contrepoids à la tyrannie de la majorité.
    Sir John A. Macdonald a déclaré ce qui suit: « Nous profiterons de l'ultime liberté constitutionnelle: les droits de la minorité seront respectés. »
    Les pressions politiques, la partisanerie et la charge globale de travail peuvent faire en sorte que des projets de loi sont adoptés à la Chambre des communes sans avoir été suffisamment étudiés. Le second examen objectif effectué par le Sénat permet une étude minutieuse des projets de loi, dans l'intérêt des Canadiens et de la politique publique.
    Le Sénat possède une mine de connaissances institutionnelles et a publié des rapports parmi les plus exhaustifs sur des questions qui sont importantes pour les Canadiens. Le Comité sénatorial de la sécurité nationale a entrepris plusieurs examens approfondis de la sécurité canadienne, surtout après les attentats du 11 septembre, et a récemment présenté un rapport sur la sécurité dans les aéroports.
    Le sénateur Carstairs a présenté un important rapport sur les personnes âgées canadiennes et le vieillissement de la population. À l'heure où nous déterminons quelles mesures nous prendrons concernant les emplois, les services de santé et l'économie dans son ensemble, à une époque où la plus grande tranche de la population arrive à l'âge d'or, il ne pourrait tomber plus à point.
    Le Sous-comité sénatorial sur les villes vient de présenter un rapport très important sur la pauvreté, l'itinérance et les logements abordables au Canada.
    Le Sénat est capable, dans sa forme actuelle, d'entreprendre des études approfondies à long terme de ces questions vitales. Le Sénat actuel est un élément vital de la démocratie libérale, qui croit en la nécessité de l'opposition. Dans une démocratie absolue, la majorité domine tout le temps. Le Sénat du Canada est une institution importante, qui mérite notre considération et qu'il vaut la peine de consulter.

  (1055)  

    Des dizaines de spécialistes, qu'on gagnerait à écouter, et certaines provinces, sont tout autant touchés par toute modification que nous apportons à cette assemblée austère.
    Il est impératif que nous nous assurions que ce projet de loi est constitutionnel et que les réformes suggérées sont dans l'intérêt des Canadiens et des institutions canadiennes.
    Le Sénat n'est pas un outil politique parmi d'autres dans l'arsenal législatif. C'est un important organe législatif indépendant, à part entière. Le gouvernement doit respecter la Constitution et les institutions canadiennes.
    Monsieur le Président, je peux assurer au député que les propositions du gouvernement au sujet de la limitation de la durée du mandat des sénateurs sont constitutionnelles.
    Le député se souviendra que la Chambre, dans les années 1960, a établi l'âge limite de 75 ans. Les Canadiens jugent inadmissible qu'un sénateur puisse rester au Sénat pendant 45 ans, comme c'est le cas actuellement. Ils estiment que cette période, pendant laquelle le sénateur n'a pas à rendre de comptes et empêche le renouvellement du Sénat, est trop longue.
    D'autres propositions à cet égard pourront être faites au comité. Nous en tiendrons compte, car cela fait partie du processus démocratique. Le mandat non renouvelable de huit ans permettrait de renouveler le Sénat et donnerait en outre l'occasion à la population de participer activement au processus démocratique.
    Le député n'est-il pas d'avis que...
    Je demanderais au député de Davenport d'être bref, car nous passerons bientôt aux déclarations de députés.
    Monsieur le Président, je suis d'accord, et je remercie le ministre des efforts qu'il met dans ce dossier très important.
    Je suis absolument en faveur de limiter le mandat des sénateurs. Ce serait dans l'intérêt des Canadiens et de leurs institutions.
    Je demande seulement au ministre de veiller à ce qu'on consulte les parties intéressées et les provinces. Il faudrait débattre au comité de la question à savoir si huit ans, c'est la bonne durée. J'adhérerai à ce que suggérera le comité, mais il faut arriver à quelque chose d'équilibré, qui respecte l'institution et nos traditions.

DÉCLARATIONS DE DÉPUTÉS

[Déclarations de députés]

[Traduction]

L'anaphylaxie

    Monsieur le Président, plus d'un million de Canadiens souffrent d'anaphylaxie, un état pathologique pouvant être mortel causé par une hypersensibilité à certains produits, souvent d'origine alimentaire.
    Le député de Niagara-Ouest—Glanbrook et moi collaborons avec des familles de partout au pays afin de sensibiliser les gens aux allergies constituant un danger de mort.
    Le gouvernement s'attaque avec détermination aux problèmes de santé, qu'il s'agisse du cancer du sein ou des maladies cardiaques. Il est temps d'accorder la même attention à l'anaphylaxie.
    Un Canadien sur 13 souffre d'allergies constituant un danger de mort. C'est pourquoi je vais appuyer la motion no M-546, qui dit ceci:
    Que, de l'avis de la Chambre, l’anaphylaxie est un problème sérieux pour un nombre croissant de Canadiens et le gouvernement devrait prendre les mesures qui s'imposent pour veiller à ce que les Canadiens qui en souffrent puissent maintenir une bonne qualité de vie.
    Il est temps de venir en aide aux familles touchées par l'anaphylaxie. J'invite tous les parlementaires à un déjeuner, le 7 décembre, afin de discuter de cette importante motion.

  (1100)  

[Français]

La salle André-Mathieu de Laval

    Monsieur le Président, la Corporation de la salle André-Mathieu de Laval a été honorée, le 1er novembre dernier par l'ADISQ, alors qu'elle remportait le Félix du diffuseur de spectacles de l'année. Les prix de distinction ne sont pas nouveaux pour la corporation. Pour sa programmation variée en arts de la scène, le Conseil de la culture de Laval lui avait remis le Prix de la culture en 2004.
    Au sein de l'ADISQ, la corporation était réputée dans plusieurs catégories, gagnant à deux reprises le Félix de la salle de spectacle de l'année. Mais le Félix pour le diffuseur de spectacles de l'année est une réussite particulière pour la corporation, car elle avait été nommée finaliste à cinq reprises. La sixième fois, en 2010, elle gagne le prix. Bravo!
    À titre de représentante élue de Laval—Les Îles, je suis fière de la salle André-Mathieu. Je tiens à féliciter tous les individus qui sont impliqués dans les succès de la corporation.

Laurence Paquette

    Monsieur le Président, une jeune cycliste de ma circonscription, Laurence Paquette, est la nouvelle championne canadienne et vice-championne québécoise sur piste dans la catégorie U17. Laurence est une jeune étudiante de 16 ans. Elle fréquente actuellement la polyvalente de Saint-Jérôme tout en s'entraînant en vue de sa sélection pour les Championnats panaméricains juniors en cyclisme sur piste qui se tiendront en Argentine en juin 2011.
    Tout au long de ses étés, elle participe à un grand nombre de courses afin d'acquérir un maximum d'expérience. C'est d'ailleurs grâce à cet entraînement rigoureux et à sa ténacité qu'elle a remporté récemment le Championnat de cyclisme sur piste dans la catégorie U17, tenu à Bromont, et c'est aussi ce qui, on le souhaite, la mènera en Argentine en juin prochain.
    Je salue les performances de Laurence qui l'ont couronnée championne, et je suis fière de souligner que cette jeune étudiante réussit admirablement bien à concilier études et entraînement sportif.
    Mes collègues du Bloc québécois se joignent à moi pour lui souhaiter un avenir rempli de succès.

[Traduction]

L'industrie de l'acier

    Monsieur le Président, devant le document publié récemment par Ernst & Young et déposé à la Cour fédérale dans le cadre de la défense de U.S. Steel, il y a tout lieu de s'inquiéter quant à la façon dont la société a manipulé la fixation des prix de l'acier sur le marché nord-américain en fermant deux de ses usines canadiennes.
    Dans l'affidavit, Ernst & Young fait une affirmation absolument incroyable, à savoir que la fermeture de ces usines n'était pas un acte criminel, mais, d'une façon ou d'une autre, un avantage net pour le Canada. C'est vraiment ce qu'on y dit. Allez donc expliquer cela aux métallurgistes d'Hamilton.
    Les conséquences éventuelles de ces fermetures sur l'établissement des prix de l'acier ne font pas partie de la poursuite intentée par le gouvernement du Canada contre U.S. Steel, mais elles le devraient. En plus d'utiliser cette tactique, cette entreprise, comme un certain nombre d'autres entreprises étrangères établies au Canada, a également détruit son régime de pension à prestations déterminées.
    Le profond mépris à l'égard des Canadiens — et, bien sûr, de la simple décence — que dénote le recours à cette tactique montre qu'il est grand temps de revoir la Loi sur Investissement Canada. Il faudrait la resserrer sérieusement pour garantir que les entreprises étrangères ne puissent plus jamais agir ainsi au Canada.
    Je me réjouis que le gouvernement ait convenu avec...
    Le député de Calgary-Est a la parole.

Les affaires étrangères

    Monsieur le Président, au nom du gouvernement du Canada, j'exprime mon soulagement après l'annonce de la libération de M. Robert Croke, de Terre-Neuve, enlevé le 8 novembre dans la région du delta du Niger, au Nigeria, en même temps que six autres expatriés. M. Croke est sain et sauf.
    Les autorités canadiennes font actuellement le nécessaire pour que M. Croke reçoive l'aide consulaire voulue et qu'il retrouve sa famille dans les meilleurs délais.
    Nous sommes également soulagés de savoir que 12 Nigérians pris en otage peu après l'enlèvement de M. Croke ont été relâchés en même temps que ce dernier.
    Je suis récemment allé au Nigeria à l'occasion des célébrations de la journée de l'indépendance, pour renforcer nos relations bilatérales avec le gouvernement nigérian. Je tiens à ce qu'il soit très clair que le Canada et le Nigeria visent un objectif commun, en l'occurrence la sécurité et la paix dans le monde.

La reconnaissance d'actes de bravoure

    Monsieur le Président, le mois dernier, le Canada a décerné à plusieurs personnes de ma circonscription les plus grands honneurs en reconnaissance de leur bravoure.
    Le 14 août 2008, le caporal-chef David King et le matelot de 2e classe Jaret McQueen ont retiré un homme inconscient de son véhicule submergé, qui avait plongé dans le Pacifique.
    Le 3 février 2007, les agents John Ayers, Michael Johnston et Clifford Watson de la police de Victoria se sont interposés entre la voiture d'un automobiliste et des gens que celui-ci tentait de renverser.
    Le 24 juillet 2007, les agents Dale Sleightholme et Paul Spencelayh de la police de Victoria ont plongé dans les eaux glacées du Pacifique pour repêcher un homme qui tentait de se suicider.
    Ces remarquables Canadiens ont posé des gestes d'une extraordinaire bravoure. Au nom des députés, je les salue, je leur rends hommage et je les remercie du courage exceptionnel dont ils ont fait preuve dans des situations extrêmement périlleuses. Ce sont des héros canadiens.

  (1105)  

La sclérose en plaques

    Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour attirer l'attention sur quelques femmes courageuses qui ont toutes pris les grands moyens pour essayer d'améliorer leur qualité de vie. Ces femmes sont toutes atteintes de sclérose en plaques et ont toutes opté pour le traitement controversé de l'IVCC, traitement qu'elles ont déjà subi ou sont sur le point de subir.
    Dianne Hepburn, qui se déplaçait en fauteuil roulant depuis 18 mois, recommence lentement à marcher, ce qui est merveilleux.
    Joyce Ziegler et Deb Knapp, deux bonnes amies qui ont cru ne plus jamais pouvoir faire de promenades ensemble à cause de la sclérose en plaques, projettent maintenant une promenade.
    Mandy Maisonneuve a constaté avec plaisir de nombreuses améliorations depuis son opération.
    Tammy Graver, Kathy Broeckel et Paula Harron attendent toutes trois qu'arrive la date prévue de leur intervention. Nous leur souhaitons que celle-ci donne d'excellents résultats.
    Cette intervention ne peut pas, actuellement, être pratiquée au Canada. Je sais qu'elle le pourra un jour, une fois les essais cliniques terminés. Nous devons tous unir nos efforts pour que ce jour arrive le plus vite possible.
    Nous savons tous que cette intervention ne guérit pas la sclérose en plaques, mais, chose certaine, elle a amélioré la qualité de vie de ces femmes de ma circonscription qui l'ont subie. Nous leur souhaitons de voir leur état continuer de s'améliorer.

[Français]

La Loi sur la capitale nationale

    Monsieur le Président, le Comité permanent des transports, de l'infrastructure et des collectivités a étudié le projet de loi C-20 visant à modifier la Loi sur la capitale nationale ainsi que la délimitation et la protection du parc de la Gatineau. Le projet de loi C-20 dévoile de nombreux mécanismes qui permettent à la CCN de gruger le territoire québécois en Outaouais et de passer outre aux compétences du Québec.
    Pourtant, le gouvernement du Québec, par des lettres des ministres Benoît Pelletier, en 2007, et Claude Béchard, en 2009, a clairement indiqué au ministre fédéral qu'il était en désaccord avec l'atteinte à l'intégrité du territoire québécois. Ces lettres ont été lues aux parlementaires lors de l'étude du projet de loi C-20, mais les néo-démocrates, les libéraux et les conservateurs en ont fait fi. Ils ont également balayé du revers de la main tous les amendements du Bloc québécois qui assuraient le respect de l'intégrité du territoire québécois. Pis encore, rien n'est prévu au sujet de la consultation du Québec. C'est scandaleux et inacceptable!

[Traduction]

L'Iran

    Monsieur le Président, hier, une résolution présentée par le Canada condamnant le triste bilan de l'Iran en matière de droits de la personne a été adoptée par la troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies.
    Le gouvernement est extrêmement heureux de l’adoption de cette importante résolution sur les droits de la personne. En condamnant la situation déplorable des droits de la personne en Iran, nous montrons clairement à la population iranienne qu’elle n’est pas seule dans ses efforts pour promouvoir les droits de la personne dans ce pays.
    Cette résolution a permis d'attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation inacceptable des droits de la personne en Iran et de réclamer des autorités iraniennes qu’elles rendent compte de leurs gestes.
    Le Canada continuera d’exhorter les autorités iraniennes à prendre des mesures pour mettre fin aux violations flagrantes des droits fondamentaux de la population iranienne.

Suspension de la séance  

    Je crois que nous devrons différer la période des questions orales. Je demanderais aux députés de quitter la Chambre. Nous reprendrons la séance à l'appel de la présidence.

     (La séance est suspendue à 11 h 8. )

  (1140)  

Reprise de la séance   

     (La séance reprend à 11 h 41.)

    Monsieur le Président, j'invoque le Règlement. Il y a eu consultations entre les partis et je crois que vous constaterez que la Chambre donnerait son consentement unanime pour que nous reprenions la période réservée aux déclarations de députés et aux questions orales là où nous l'avons interrompue.
    Y a-t-il consentement unanime pour que nous terminions les déclarations de députés et que nous passions ensuite à la période des questions?
    Des voix: D'accord.

[Français]

Rita Chenard

    Monsieur le Président, les villages de la francophonie ontarienne sont peuplés de familles souvent issues du Québec. C'est le cas de mon village natal, Mattawa, et d'une de ses illustres familles, la famille de feu Charles et feue Rita Chenard.
    C'est le 1er novembre 2010 que nous avons perdu la matriarche Rita, née Bérubé, à l'âge de 90 ans.
    Dans les petits pots, les meilleurs onguents, dit-on. Rita, petit bout de femme d'une force de caractère impressionnante, donna naissance à treize enfants, sept garçons et six filles, tous vivants et vivaces.
    Sage et toujours sereine, Rita accueillait les gens en tout temps, avec marmite de soupe et sourire.
    Outre le calme de ses mots-croisés et de son roman-savon, c'était les éclats de rire et les discussions philosophiques politiques de sa marmaille et de leurs amis qui meublaient ses heures et sa demeure.
    Au nom de ses 13 enfants, de leurs conjoints, de ses 23 petits-enfants et de ses 13 arrière-petits-enfants, et au nom de ses amis et de ses admirateurs: salut Rita, et surtout, merci!

[Traduction]

Le chef du Parti libéral du Canada

    Monsieur le Président, le chef du Parti libéral semble vouloir revenir sur ses commentaires selon lesquels la candidature d'une Philippine dans la circonscription de Winnipeg-Nord n'est rien d'autre qu'un jeu. Il n'a toutefois pas expliqué pourquoi le candidat libéral avait jugé bon de publier cette soi-disant histoire erronée sur sa page Twitter et son site Internet.
    S'il s'agissait d'un article inexact qui rapportait des propos insultants et offensants que l'on attribuait au chef libéral, pourquoi diable le député aurait-il voulu les publiciser et encourager les gens à les lire? Il est clair que le candidat libéral croit les propos peu réfléchis que l'on attribue au chef libéral et qu'il les appuie.
    La candidature de Julie Javier n'a rien d'un jeu. C'est la seule candidate qui s'est engagée à voter contre le projet de loi C-343, ce projet ridicule présenté par la coalition qui permettrait d'indemniser les parents des jeunes criminels blessés lors de la perpétration d'un crime. C'est une véritable insulte pour les victimes de la criminalité.

La journée du souvenir Trans

    Monsieur le Président, le 20 novembre marque la Journée du souvenir Trans.
    Partout au Canada et ailleurs dans le monde, des transsexuels et des transgenres vont se réunir en compagnie de leur famille, de leurs amis, de leurs collègues et de leurs alliés pour se souvenir de ceux qui ont été ou qui sont victimes de violence transphobique, notamment de ceux qui sont morts après avoir été agressés physiquement ou sexuellement.
    Nous allons réitérer notre détermination à mettre fin à la violence, à la discrimination et à l'intimidation envers les transsexuels et les transgenres et à bâtir une société où ils pourront vivre une vie heureuse, saine et productive, bref, une société où ils pourront s'épanouir et se sentir en sécurité.
    Pour ce faire, nous pourrions commencer par inclure l'identité et l'expression sexuelles à la liste des motifs de distinction illicite figurant dans la Loi canadienne sur les droits de la personne et aux dispositions du Code criminel portant sur les crimes haineux et la détermination de la peine.
    La Chambre aura de nouveau l'occasion de débattre de cette proposition au cours des prochaines semaines, lorsqu'elle sera saisie du projet de loi C-389 à l'étape de la troisième lecture. Demain, les transsexuels, les transgenres et leurs alliés seront ici, sur la Colline du Parlement, pour montrer leur appui à cet important projet de loi.
    Les néo-démocrates sont fiers d'être solidaires des transsexuels et des transgenres du Canada à l'occasion de la Journée du souvenir Trans.

[Français]

L'industrie aérospatiale

    Monsieur le Président, le programme des F-35 est bon pour notre industrie aérospatiale et permet de fournir à nos troupes le meilleur équipement nécessaire afin de bien accomplir leurs tâches.
    Le plan des libéraux d'annuler cet important programme aurait pour conséquence d'abolir des milliers d'emplois, principalement dans le secteur aérospatial québécois.
    Hier, l'Association des industries aérospatiales du Canada a émis un communiqué demandant aux députés de voter contre la motion des libéraux, qui aurait pour effet d'annuler le programme d'achat des F-35.
    Nous travaillons à protéger les emplois canadiens et à la création d'emplois.
    En mettant ainsi en péril le programme des F-35, les libéraux mettent en jeu la stabilité de l'industrie aérospatiale canadienne en menaçant les emplois et les investissements qui y sont reliés.
    Notre gouvernement continue d'appuyer les hommes et les femmes en uniforme.
    Les libéraux devraient favoriser les emplois et offrir leur appui à nos troupes au lieu de faire de la petite politique.

  (1145)  

L'Arabie saoudite

    Monsieur le Président, le 10 novembre, ONU Femmes élisait son premier conseil d'administration. Ce nouvel organe « oeuvrera [...] à l'amélioration de la condition des femmes et des filles » selon la vice-secrétaire générale des Nations Unies, Asha-Rose Migiro. Cette entité, chargée de superviser le respect des engagements pris par l'ONU pour l'établissement de l'égalité hommes-femmes au sein de ses institutions, se présente en autorité compétente auprès des États membres pour que soit instaurée cette égalité.
    Il est inquiétant de voir l'Arabie saoudite siéger à ce conseil d'administration, ce pays où les us et coutumes portent atteinte aux droits des femmes quotidiennement, ce pays où Nathalie Morin, une Québécoise, est coincée avec ses enfants et qu'on garde prisonnière.
    Si l'Arabie saoudite veut démontrer sa volonté d'égalité et de justice entre les hommes et les femmes, que ses autorités posent un premier geste concret et qu'elles laissent revenir Nathalie Morin et ses enfants au Québec.

[Traduction]

La santé des hommes

     Monsieur le Président, nous célébrons aujourd'hui la Journée internationale de la santé des hommes, et je remarque qu'un certain nombre de députés des deux côtés de la Chambre ont le poil légèrement plus fourni qu'à l'habitude. C'est parce que nous sommes en plein milieu du mois de Movembre et que nous nous laissons pousser la moustache pour sensibiliser la population au cancer de la prostate.
    L'un des plus ardents promoteurs de la santé des hommes du Canada, le Dr Larry Goldenberg, qui a notamment été décoré de l'Ordre du Canada plus tôt cette semaine, était sur la Colline du Parlement hier. Nous pouvons améliorer la santé des hommes au Canada en adoptant des stratégies de prévention en matière de santé, tout en faisant la promotion de modes de vie sains et autres mesures semblables.

[Français]

    J'avoue que les commentaires à mon égard concernant mes efforts pour me transformer en homme distingué avec cette nouvelle moustache n'ont pas été unanimement élogieux. Toutefois, parfois dans la vie, il faut faire des actes courageux.
    J'espère que tous les députés se joindront à moi afin de souligner la Journée internationale de la santé des hommes, alors que nous rendrons hommage à nos collègues qui luttent contre le cancer de la prostate « sous leur nez ».

[Traduction]

La réforme démocratique

    Monsieur le Président, hier, alors que notre gouvernement conservateur cherchait à obtenir le consentement unanime pour faire adopter rapidement notre projet de loi visant à limiter la durée du mandat des sénateurs, la coalition de l'opposition a refusé de défendre la démocratie en votant contre la motion présentée en ce sens.
    Contrairement à la coalition de l'opposition, notre gouvernement est déterminé à réformer le Sénat du Canada pour qu'il reflète davantage la démocratie du XXIe siècle, comme le réclament les Canadiens. Notre projet de loi limiterait à une période non renouvelable de huit ans la durée du mandat des sénateurs, qui peut actuellement aller jusqu'à 45 ans.
    Si le NPD et ses partenaires de la coalition tenaient réellement à démocratiser le Sénat du Canada, ils appuieraient nos démarches en vue de le réformer, y compris la limitation de la durée du mandat des sénateurs.

QUESTIONS ORALES

[Questions orales]

[Traduction]

La défense nationale

    Monsieur le Président, j'ai une question à poser au gouvernement.
    Lorsque l'opposition officielle a posé des questions sur le coût et les conséquences de la fermeture du Camp Mirage et l'incompétence du gouvernement dans les négociations, le premier ministre a qualifié ces questions d'anticanadiennes. C'est ce qu'il a déclaré.
    Ma question s'adresse au leader du gouvernement à la Chambre. Si l'opposition officielle est anticanadienne parce qu'elle pose des questions sur les coûts et les conséquences de l'incompétence, pourquoi le ministre de la Défense nationale n'est-il pas déclaré lui aussi anticanadien?
    Monsieur le Président, nous avons négocié avec les Émirats arabes unis. L'offre qui nous a été faite n'était pas dans le meilleur intérêt du Canada. Elle aurait coûté au Canada des dizaines de milliers d'emplois et n'était pas dans l'intérêt des Canadiens. C'est pourquoi nous l'avons rejetée.

  (1150)  

    Monsieur le Président, il y aura toujours des versions contradictoires de ce qui s'est dit et de ce qui ne s'est pas dit à la table des négociations. Le fait est que l'irresponsabilité du ministre nous a placés dans cette position.
    Au moment où le gouvernement a apparemment pris sa décision, il n'était pas tout à fait clair si le gouvernement savait qu'il aurait besoin de la base au-delà de 2011, jusqu'en 2014 en fait.
    Nous savons que l'estimation initiale du coût de la décision désastreuse du gouvernement était de 300 millions de dollars. Le gouvernement peut-il nous dire maintenant à combien s'élèvera ce coût, qui s'ajoute à la perte de la base de Dubaï, jusqu'en 2014?
    Monsieur le Président, les secteurs touchés au Canada ont appuyé notre décision. Des représentants des travailleurs et des syndicats nationaux canadiens ont appuyé la décision que le gouvernement a prise.
    Le gouvernement a pris cette décision parce qu'elle était dans l'intérêt du Canada. Agir autrement aurait coûté au Canada des dizaines de milliers d'emplois au cours des prochaines années. En termes simples, c'était inacceptable.
    Monsieur le Président, le ministre a fait une autre allégation irresponsable. Cette déclaration est vraiment grotesque. C'est le gouvernement qui a quitté la table des négociations, personne d'autre ne l'a fait.
     Pourquoi le gouvernement n'admet-il pas que son choix a des conséquences désastreuses et que son comportement était irresponsable?
    Pourquoi le gouvernement ne dévoile-t-il pas le coût réel? Il dépasse largement les 300 millions de dollars. C'est combien? 500 millions de dollars? 600 millions de dollars? J'exhorte le gouvernement à nous divulguer le coût réel.
    Monsieur le Président, si le député d'en face veut parler d'allégations irresponsables, c'est incroyablement irresponsable de sa part.
    La réalité est que nous négocions au nom du Canada. Nous avons négocié au nom de l'industrie et des travailleurs canadiens. La proposition sur la table ne servait pas les intérêts du Canada.
    Le Canada est un pays souverain. Nous défendrons toujours les intérêts du Canada.

[Français]

    Monsieur le Président, le premier ministre doit certainement regretter cet incident diplomatique et politique majeur qu'il a provoqué il y a quelques mois.
    Non seulement les frais de relocalisation du camp Mirage vont coûter 300 millions de dollars pour les contribuables, mais en plus, il met en danger nos troupes canadiennes et les embarrasse. Nos troupes sont embarrassées par ce geste.
    Pourquoi le premier ministre aime-t-il mieux protéger l'égo du leader du gouvernement à la Chambre des communes plutôt que son ministre à temps partiel de la Défense nationale et surtout les Forces canadiennes?

[Traduction]

    Monsieur le Président, je répète, une fois de plus, que le gouvernement conclut toujours des ententes qui servent les intérêts du Canada et qui présentent le meilleur rapport qualité-prix pour les Canadiens. Comme nous le répétons depuis le début, la proposition des Émirats arabes unis ne servait pas les intérêts du Canada et aurait coûté des milliers d'emplois aux Canadiens.

[Français]

    Monsieur le Président, on a beau entendre le gouvernement faire le jars ou fanfaronner, mais la réalité est que l'attitude de matamore du premier ministre va coûter énormément parce que, dans sa tête, la mission finissait en 2011, donc que cela coûtait 300 millions de dollars. La réalité maintenant est qu'on a un mandat de trois ans supplémentaires. Donc, on va se rendre jusqu'en 2014.
    Cela veut-il dire que les 300 millions de dollars signifient surtout trois ou quatre fois plus, donc que cela coûter plusieurs centaines de millions de dollars et même friser le milliard de dollars?
    Le leader du gouvernement à la Chambre des communes ne réalise-t-il pas que par son problème d'égo et sa chicane avec le ministre à temps partiel de la Défense nationale...

[Traduction]

    Monsieur le Président, je le répète, la proposition des Émirats arabes unis ne servait tout simplement pas les intérêts du Canada. Elle aurait coûté des emplois. Le gouvernement a pris, au nom des Canadiens, une décision fondée sur des principes.

[Français]

L'hydroélectricité

    Monsieur le Président, concernant le projet de câble sous-marin entre Terre-Neuve-et-Labrador et la Nouvelle-Écosse, la ministre des Ressources naturelles du Québec, Nathalie Normandeau, confirme qu'elle a eu l'assurance de son homologue fédéral que le gouvernement fédéral n'accordera aucun financement à Terre-Neuve-et-Labrador pour la construction de ces lignes de transmission électrique.
    Avec les réponses que nous a fournies le ministre des Ressources naturelles cette semaine, est-ce qu'on doit comprendre qu'il a renié sa promesse?
    Monsieur le Président, je sais très bien que mon collègue le ministre des Ressources naturelles, a parlé à son homologue à Québec. Il dit que son ministère ne dispose d'aucun programme pour soutenir le dossier en question. C'est vraiment le cas. Le ministère des Ressources naturelles ne voit donc aucun problème à ce qu'on soutienne ce projet.
    Monsieur le Président, se cacher derrière PPP Canada et sa pseudo-indépendance — et c'est ce que vient de faire aussi le leader parlementaire, comme l'a fait le  ministre des Ressources naturelles toute la semaine — tient de la mauvaise foi: c'est le gouvernement fédéral qui nomme les administrateurs; c'est le gouvernement fédéral qui donne le financement; c'est le gouvernement fédéral qui donne le mandat.
    Le gouvernement peut-il nous confirmer qu'il ne financera pas, directement ou indirectement, le projet de câble sous-marin, ce qui serait une concurrence déloyale vis-à-vis Hydro-Québec qui n'a jamais reçu un sou pour développer ses installations? Équité, s'il vous plaît!

  (1155)  

    Monsieur le Président, la corporation d'État va regarder cette demande des gouvernements de Terre-Neuve-et-Labrador et de la Nouvelle-Écosse. Je sais très bien que c'est un projet qui est important pour eux, mais je dois dire et être très clair sur le fait que c'est obligatoire que Québec reçoive sa part. Le gouvernement fédéral a mis en avant beaucoup de programmes, et si Québec veut faire une demande auprès de la même corporation d'État, elle est ouverte à recevoir leur demande.
    Monsieur le Président, alors que le gouvernement fédéral a versé plus de 66 milliards de dollars pour les énergies fossiles et 6 milliards de dollars pour soutenir l'énergie nucléaire, principalement en Ontario, le Québec s'est débrouillé seul. Hydro-Québec s'est développée sans l'aide du fédéral. Or le gouvernement fédéral semble maintenant disposé à financer une ligne de transmission électrique spécialement conçue pour contourner le Québec et lui faire concurrence sur le marché américain. C'est profondément inéquitable.
    Le gouvernement peut-il nous dire qu'il n'a pas l'intention de financer, directement ou indirectement, ce réseau?

[Traduction]

    Monsieur le Président, on a répondu à cette question hier et notre leader parlementaire y a encore répondu aujourd'hui.
    Le gouvernement a créé Partenariats public-privé Canada afin de veiller à ce que les besoins nationaux en matière d'infrastructure soient comblés et que l'argent des contribuables soit dépensé judicieusement. Il s'agit d'une société d'État indépendante du gouvernement fédéral. Toute province est en mesure de présenter une demande de partenariat public-privé.

[Français]

    Monsieur le Président, le gouvernement fédéral ne peut pas se cacher derrière PPP Canada. PPP Canada est une créature des conservateurs, et 25 p. 100 de son financement provient des impôts des Québécois. Le gouvernement fédéral n'a pas à financer, avec de l'argent provenant en partie des Québécois, un câble qui ferait concurrence à Hydro-Québec.
    N'est-il pas normal que si Terre-Neuve-et-Labrador et la Nouvelle-Écosse veulent un réseau hydroélectrique, qu'ils fassent comme le Québec et qu'ils se le paient?

[Traduction]

    Monsieur le Président, le Bloc ne s'intéresse nullement au renforcement du pays ni à la construction de projets avantageux pour le Canada.
    PPP, une société distincte du gouvernement, a été créée pour encourager les provinces à soumettre des projets. Le gouvernement évalue ensuite leurs projets. Le Québec a tout autant le droit que les autres provinces de présenter des projets à PPP, et nous l'encourageons à le faire car nous voulons collaborer avec les provinces comme nous l'avons fait par le passé et continuerons de le faire à l'avenir.

L’Afghanistan

    Monsieur le Président, les Canadiens n’arrivent tout simplement pas à comprendre pourquoi le premier ministre manque ainsi à sa promesse de retirer nos soldats d’Afghanistan.
    Nous savons que le chef libéral a ouvert la porte à un prolongement de la mission militaire en juin. Nous savons que le ministre des Affaires étrangères a immédiatement entamé des négociations avec les libéraux.
     Le gouvernement va-t-il maintenant donner l’heure juste au sujet de ses négociations? Combien d’appels téléphoniques a-t-il échangés? À combien de réunions a-t-il participé? Que contient encore cette entente entre les conservateurs et les libéraux qui exposera nos soldats au danger pendant trois années supplémentaires?
    Monsieur le Président, le gouvernement reconnaît son statut minoritaire. C’est pourquoi il collabore régulièrement avec les députés des trois partis de l’opposition. Nous pensons qu’il s’agit là d’une responsabilité importante. J’ai travaillé régulièrement avec des députés du Nouveau Parti démocratique. J’ai travaillé avec celui-là, celui-là et celui-là.
    Monsieur le Président, au moment où le premier ministre est à Lisbonne, à attendre bien sagement que l’OTAN lui donne ses instructions, les Canadiens sont en train de réaliser qu’ils ne peuvent lui faire confiance.
    Le premier ministre a promis à maintes reprises que nos soldats seraient rapatriés en 2011. Les conservateurs ont renié leur promesse. Ils ont conclu une entente avec les libéraux pour garder nos troupes dans cette zone de guerre pendant trois dangereuses années de plus, ce à quoi nous ne pouvons même pas nous fier. La date du retrait de nos soldats a déjà été reportée deux fois.
    Après toutes leurs promesses non tenues, comment les conservateurs peuvent-ils s’attendre à ce que les Canadiens les croient encore cette fois-ci?
    Monsieur le Président, nous avons très clairement fait savoir aux Canadiens et à nos alliés que la mission de combat en Afghanistan prendrait fin en 2011. Nous allons respecter cette promesse.
    Cependant, nous tenons à nous retirer progressivement de la mission de combat en continuant de fournir notre aide et en nous concentrant sur le développement en Afghanistan.
    Comme le premier ministre l’a indiqué, un rôle de non combattant dans le domaine de la formation fera en sorte que les résultats obtenus jusqu’à maintenant par les Forces canadiennes subsistent après notre retrait.

[Français]

    Monsieur le Président, le Canada a fait plus que sa part en Afghanistan. En prolongeant la mission militaire sans vote du Parlement, le gouvernement exagère. Le Canada va avoir plus de soldats en Afghanistan que 35 pays: la Norvège, la Suède, la Belgique, le Danemark, la Finlande, la Hongrie, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, le Portugal, et j'en passe.
    Pourquoi les conservateurs veulent-ils toujours en faire plus pour une guerre qui ne va nulle part?

  (1200)  

[Traduction]

    Monsieur le Président, le Canada s'est engagé à aider le peuple afghan à bâtir un pays plus sûr, plus stable et plus autonome qui ne sera plus un refuge pour les terroristes.
    Comme nous l'avons dit, la mission de combat prendra fin en 2011. Tout porte à croire que les forces de sécurité afghanes ont besoin de plus de formation. Nous ne voulons pas risquer de perdre les gains pour lesquels les soldats canadiens ont combattu si vaillamment, parfois au prix de leur vie.

Les sommets du G8 et du G20

    Hier, monsieur le Président, des représentants du gouvernement ont expliqué que la caisse noire du ministre de l’Industrie destinée au G8 avait été créée pour offrir des cadeaux aux électeurs de sa circonscription qui avaient été « incommodés » par le sommet. Le ministre a bien entendu puisé dans cette caisse noire pour installer des toilettes publiques, des phares miniatures, des trottoirs ne menant nulle part et des kiosques dans des localités situées à des centaines de kilomètres des désagréments du sommet.
    À Toronto, par contre, les propriétaires de commerces n'ont rien reçu pour avoir enduré les désagréments et les émeutes liés au sommet du G20.
    Pourquoi faire deux poids, deux mesures?
    Comme nous l'avons déjà dit à maintes reprises, monsieur le Président, il existe une politique d'indemnisation, la même que les gouvernements précédents avaient mis en place lors des sommets antérieurs.
    Toutes les réclamations devaient être soumises au plus tard le 18 novembre 2010, soit cette semaine, pour être admissibles. L'évaluation de ces réclamations s'effectuera en étroite collaboration avec Services de vérification Canada, et les paiements seront administrés conformément à la politique du Conseil du Trésor.
    Monsieur le Président, ce matin, l'Association canadienne des restaurateurs et des services alimentaires a déclaré que les propriétaires de restaurants n'ont pas encore reçu l'indemnisation promise par le gouvernement pour couvrir les pertes d'exploitation entraînées par le sommet du G20.
    J'imagine que, pour les conservateurs, les entrepreneurs à Toronto qui ont perdu plus de la moitié de leur volume d'affaires en pleine saison touristique ne méritent pas d'être indemnisés.
    Cinq mois se sont écoulés. Quand les conservateurs débloqueront-ils les fonds promis?
    Monsieur le Président, la date limite était hier. Il n'est pas déraisonnable de supposer que la livraison des chèques ait pu prendre plus de 24 heures.
    J'encourage tous les Canadiens, y compris la députée d'en face, qui ont des questions à propos du processus d'indemnisation à consulter le site g20.gc.ca pour trouver réponses à leurs questions.
    Monsieur le Président, cinq mois après que 1 milliard de dollars ait été flambé sur les sommets du G8 et du G20, le gouvernement ne s'est toujours pas plié à l'ordre du Parlement l'obligeant à communiquer les détails concernant des contrats d'une valeur de 100 millions de dollars, détails qu'il était censé communiquer avant le 12 octobre.
    Ces dépenses ont été approuvées par Julian Fantino, candidat conservateur aux élections partielles du 29 novembre, dans la circonscription de Vaughan.
    Par coïncidence, le gouvernement a décidé de ne pas divulguer les renseignements avant le 1er décembre.
    Pourquoi les conservateurs essaient-ils si désespérément de protéger Julian Fantino et de camoufler ses dépenses?
    Monsieur le Président, comme je l'ai dit hier, ces questions idiotes cesseront après le 29 novembre.
    J'en profite néanmoins pour rappeler à mon collègue d'en face que l'accord a été signé par Rick Bartolucci, ministre ontarien, que le député reconnaîtra comme son collègue libéral. L'accord a été signé en mars.
    Cependant, en tant que les hôtes de sommets du G8 et du G20 qui se tenaient, pour la première fois de l'histoire, un à la suite de l'autre, nous sommes fiers de leur succès.
    Comme nous le disons depuis le début, la majorité des coûts des sommets était liée à la sécurité. Environ 20 000 agents de sécurité étaient chargés de veiller au bon déroulement des sommets.
    Monsieur le Président, hier, le secrétaire parlementaire nous a dit que la somme dépensée est inférieure au budget prévu de 100 millions de dollars, ce qui signifie que les conservateurs doivent avoir tous les détails à leur disposition maintenant.
    Voici donc où nous en sommes. Le ministre s'est rendu coupable d'un outrage au Parlement, Julian Fantino se cache et les détails concernant les 100 millions de dollars ne sont toujours pas connus.
    Vu que M. Fantino a les renseignements maintenant, pourquoi le gouvernement ne le trouve-t-il pas pour l'amener devant le comité et l'assermenter afin qu'il révèle la vérité et explique comment il a dépensé l'argent?
    Monsieur le Président, mon collègue devrait pouvoir demander cela au député après le 29 novembre.
    Des responsables de la Police provinciale de l'Ontario ont déclaré publiquement qu'ils s'attendaient à ce que les coûts associés à ses services soient en deçà du budget prévu. Le succès qu'a remporté ce sommet était sans précédent. À ce jour, nous avons publié tous les détails concernant les coûts engendrés par le sommet. C'est une nouvelle preuve de l'importance que notre gouvernement attache à la transparence et à la reddition de comptes.

  (1205)  

[Français]

L'environnement

    Monsieur le Président, on sait que le gouvernement n'aime pas se faire rappeler à l'ordre, surtout à l'étranger. En refusant que le Bloc québécois participe à la délégation canadienne au sommet de l'OTAN, les conservateurs ont manoeuvré pour que la voix du Québec ne se fasse pas entendre, alors que la prolongation de la mission canadienne en Afghanistan y sera discutée.
    Le gouvernement peut-il nous garantir qu'il ne nous refera pas le même coup au sommet de Cancún sur les changements climatiques et que le Bloc québécois pourra y faire valoir la vision du Québec?
    Monsieur le Président, je dois être très clair: un député du Bloc québécois est le bienvenu, s'il veut venir avec moi à la prochaine conférence des Nations Unies.
    Monsieur le Président, pour le Québec, l'environnement et l'économie vont de pair. L'économie pétrolière enrichit le Canada, mais appauvrit le Québec. À l'opposé, le Québec est bien placé pour profiter de l'économie verte. L'avenir économique du Québec est lié à l'environnement. Il est donc important que le Québec puisse se faire entendre à Cancún.
    En conséquence, le ministre de l’Environnement peut-il nous confirmer que la voix du Québec pourra s'exprimer à Cancún?
    Monsieur le Président, le porte-parole du Bloc québécois en matière d'environnement ou un autre député pourra, bien sûr, venir à Cancún et faire partie de la délégation du Canada, si c'est dans l'intérêt du Bloc. Je suis certain que le ministre de l'Environnement du Québec ira aussi à Cancún. C'est très important. Ils sont tous les bienvenus. Si la députée de Vaudreuil-Soulanges veut également y aller, elle est la bienvenue.

Le droit d'auteur

    Monsieur le Président, les députés de l'Assemblée nationale ont accueilli à l'unanimité une motion réclamant une modification en profondeur du projet de loi C-32, Loi modifiant la Loi sur le droit d'auteur. L'Assemblée nationale se montre ainsi solidaire des créateurs et des artistes qui déplorent la création d'un nouveau groupe de travailleurs qui seront dépossédés des fruits de leur travail au profit des grandes entreprises de distribution.
    Le gouvernement va-t-il enfin entendre l'appel du Québec et modifier son projet de loi afin de protéger les artistes et la culture québécoise?

[Traduction]

    Monsieur le Président, le comité législatif spécial étudiera le projet de loi C-32 à compter de la semaine prochaine. Il importe que le député sache combien de personnes appuient le projet de loi: plus de 400 entreprises de l'industrie du cinéma, de la télévision et des médias interactifs; 150 PDG d'entreprises situées partout au pays et dont le cumul d'actifs s'élève à 4,5 billions de dollars; 38 multinationales de génie logiciel, dont Corel, Dell, HP, Apple, IBM et Intel; 300 chambres de commerce canadiennes; 25 associations d'étudiants universitaires. La liste est longue. J'espère que le député a prévu une autre question.

[Français]

    Monsieur le Président, non, moi aussi j'ai une belle grande page. Plus de 50 000 créateurs, artistes et artisans québécois dénoncent vivement certains aspects du projet de loi C-32, qui contient pas moins de 17 exceptions à l'obligation de payer un droit d'auteur. L'ADISQ, l'UDA, la SARTEC, la DAMIC, la SODEC, bref, l'ensemble du monde culturel québécois exige des modifications.
    Le gouvernement modifiera-t-il sa loi pour protéger les droits d'auteur des artistes québécois?

[Traduction]

    Monsieur le Président, parmi les groupes qui ont signifié leur appui au projet de loi C-32, on trouve également des géants de l'industrie du logiciel de loisir tels EA, Microsoft, Nintendo et Ubisoft. Si je ne m'abuse, certaines de ces sociétés sont établies au Québec. Elles sont en faveur du projet de loi.
    En bref, voici le coeur de la question. Précédemment, le Bloc, le NPD et le Parti libéral ont tous voté en faveur de l'élargissement de ce que nous appelons l'iTaxe, une taxe sur les dispositifs numériques et de stockage. Les Canadiens ne veulent pas payer de droits et de taxes pour la mise à niveau et la mise à jour de ces supports. L'imposition d'une telle taxe sur la technologie reflète un manque de vision. Le Bloc...
    Le député de Beauséjour a la parole.

[Français]

La défense nationale

    Monsieur le Président, jour après jour, le gouvernement démontre son incompétence à gérer l'argent des contribuables canadiens. Un récent exemple: il refuse de tenir une compétition canadienne pour les F-35, ce qui ferait épargner au moins 3 milliards de dollars aux contribuables. Pendant ce temps, il ferme des ambassades et il refuse de financer des soins familiaux, alors que les familles canadiennes souffrent.
    La priorité du Parti libéral est claire, ce sont les familles canadiennes. Quand cela deviendra-t-il la priorité du gouvernement conservateur?

  (1210)  

[Traduction]

    Monsieur le Président, nous nous occupons de tout cela. Nous nous occupons aussi de déterminer ce qu'il faut donner aux Forces canadiennes pour que nos militaires puissent faire le travail que nous leur demandons de faire.
    Le député sort ce chiffre de 3 milliards de dollars de nulle part. Cet homme, qui n'a plus rien à voir avec le programme depuis de nombreuses années et qui ne sait pas ce qui s'est passé récemment, a sorti ce chiffre de nulle part et a décidé que c'était le bon chiffre. Il ne repose sur rien. Il sort de nulle part. C'est un chiffre tout à fait fantaisiste.
    Nous achetons le meilleur avion au meilleur prix avec la meilleure participation possible par l'industrie canadienne, et tout le Canada y gagne.
    Monsieur le Président, le processus conservateur d'acquisition des F-35 est déficient et nous pouvons maintenant voir pourquoi. Hier, le même secrétaire parlementaire a déclaré que très peu de choses avaient changé depuis le livre blanc sur la défense de 1964. Apparemment, les conservateurs n'ont pas remarqué que la guerre froide était terminée. Pas étonnant qu'ils aient peur des avions à hélices des années 1950.
    Le gouvernement fera-t-il ce qu'il doit faire et organisera-t-il un processus concurrentiel afin de faire économiser au moins 3 milliards de dollars aux contribuables? C'est ce que Lester Pearson aurait fait en 1964.
    Monsieur le Président, beaucoup de choses ont changé depuis 1964, mais pas la manière de penser des libéraux semble-t-il.
    Ce qui n'a pas changé depuis 1964, ce sont les priorités générales du Canada, soit la défense de notre souveraineté et de notre espace aérien et la participation à des missions internationales avec le NORAD, l'OTAN et d'autres organisations. C'est exactement ce que nous permettra de faire le F-35.
    Je le répète, le député a sorti de nulle part le chiffre de 3 milliards. Rien ne vient étayer ce chiffre à part l'opinion d'un homme qui n'a plus aucun lien avec le programme depuis plus de cinq ans. Je préfère m'en remettre aux experts canadiens qui ont suivi le programme à un très haut niveau pendant de nombreuses années.

Les anciens combattants

    Monsieur le Président, même si le gouvernement prétend qu'il se soucie du sort des anciens combattants, il a fait fi de leurs préoccupations pendant cinq ans. Il a fallu des héros canadiens, un ombudsman passionné et franc et même une journée nationale de protestation pour forcer le gouvernement à finalement annoncer des changements. Les anciens combattants sont encore déçus, et ils parlent déjà d'organiser une autre journée de protestation.
    Faudra-t-il une autre journée nationale de protestation, situation qui serait sans précédent au cours des 100 dernières années, pour faire bouger le premier ministre?
    Monsieur le Président, comme la députée d'en face le sait, en tant que membre du Comité des anciens combattants, nous avons discuté longuement, notamment avec le sénateur Dallaire, qui a comparu devant le comité hier, des nombreux changements qui viennent avec la charte et des améliorations qui sont en train d'être apportées.
    Nous avons certainement encore du travail à faire, mais je crois que la députée conviendra que les initiatives prises par le gouvernement nous amènent dans la bonne direction, répondent directement aux besoins des anciens combattants et montrent que le gouvernement prend vraiment à coeur le travail formidable effectué par nos anciens combattants et les sacrifices qu'ils ont faits pour les Canadiens.
    Monsieur le Président, les anciens combattants se sentent trahis. Le gouvernement n'a pas abordé leur principale source de préoccupation, à savoir le paiement forfaitaire. Le paiement n'est pas suffisant, qu'il soit versé en une seule fois ou réparti sur plusieurs années.
    Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de suivre les procédures normales pour l'achat des chasseurs furtifs? Cela libérerait 3 milliards de dollars, qui pourraient ensuite être investis dans nos anciens combattants.
    Monsieur le Président, la députée se laisse emporter par son imagination. Je ne comprends pas la logique de ses propos. Je sais que la députée prétend se soucier du sort des anciens combattants. Toutefois, elle devrait reconnaître au moins une fois, comme beaucoup d'autres l'ont fait, les méthodes formidables qui ont été mises en place et les merveilleux changements qui ont été apportés. Elle devrait reconnaître au moins une fois que nous répondons aux besoins de nos anciens combattants et que nous partageons cet engagement si important envers les anciens combattants.

La défense nationale

    Monsieur le Président, l'industrie aérospatiale canadienne est renversée de voir que le chef libéral souhaite la disparition du programme des F-35, qui créerait des milliers d'emplois et qui aurait des retombées de milliards de dollars. De plus, il permettrait de munir nos militaires du meilleur matériel qui soit. Le chef libéral a présenté une motion en vue de supprimer officiellement des emplois et de ne pas fournir à nos militaires le matériel dont ils ont besoin.
    Le secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale peut-il répéter à la Chambre ce que l'industrie aérospatiale a déclaré au sujet de la motion libérale?

  (1215)  

    Monsieur le Président, le gouvernement s'est engagé à fournir le meilleur matériel qui soit aux hommes et aux femmes qui portent l'uniforme. Nous nous sommes engagés aussi à offrir une occasion idéale à l'industrie canadienne.
    Permettez-moi de répéter à la Chambre les propos de Claude Lajeunesse, de l'Association des industries aérospatiales du Canada. Voici:
    L'annulation et le report de cet achat d'équipement militaire représentent non seulement des pertes d'emplois et d'investissements liés aux 65 appareils de la flotte canadienne, mais également à des milliards de dollars et des milliers d'emplois liés aux contrats de fabrication de milliers d'appareils auxquels notre industrie n'aurait pas accès.
    Permettez-moi de répéter ce que le député de Bonavista—Gander—Grand Falls—Windsor a dit hier. Lorsqu'on lui a demandé s'il voulait mettre en péril les emplois au Canada, notre industrie aérospatiale et nos militaires en appuyant l'annulation du contrat d'acquisition des F-35, il a répondu « non ».

Les sommets du G8 et du G20

    Monsieur le Président, pendant que les gens de Toronto ramassaient encore les débris de verre que le sommet du G20 avait occasionnés, on a commencé à avoir une idée plus précise de la caisse noire créée au profit de Muskoka. Cinquante millions de dollars des contribuables ont été investis dans la circonscription du ministre conservateur sous prétexte de pallier aux inconvénients. Quels inconvénients? Il s'agit d'une liste stupéfiante de projets partisans et inutiles qui n'avaient rien à voir avec le sommet. Pendant ce temps, Toronto était laissée pour compte.
    Comment le gouvernement peut-il justifier sa flagrante mauvaise utilisation de l'argent des contribuables?
    Monsieur le Président, dans le cadre du Plan d'action économique du Canada, le gouvernement a investi de l'argent dans la région de Muskoka pour appuyer le sommet et mieux accueillir la multitude de touristes et de journalistes, non seulement sur les lieux du sommet, mais aussi à des centaines de kilomètres de celui-ci. On a également investi de l'argent au chapitre des infrastructures municipales afin de pallier aux inconvénients subis par la collectivité.
    Par le passé, la tenue de sommets a entraîné des dépenses de ce genre. Il n'y a là rien d'inhabituel.
    Monsieur le Président, Toronto a fait les frais de cette séance de photo des conservateurs. Des commerces ont été saccagés. La ville était paralysée. Les commerçants attendent toujours d'être indemnisés. Pendant ce temps, le gouvernement appuyait un ministre conservateur en investissant 50 millions de dollars dans sa circonscription.
    La question est simple. Pourquoi le gouvernement a-t-il laissé la circonscription d'un conservateur jonchée de billets de cent dollars, mais les rues de Toronto jonchées de débris de verre?
    Monsieur le Président, mon collègue du ministère des Affaires étrangères a déjà parlé des formules d'indemnisation offertes, et, justement, la date l'échéance pour faire une demande était hier. Les demandes seront traitées le plus rapidement possible.
    Le gouvernement investit des sommes sans précédent à Toronto, notamment au chapitre des transports en commun, des arts et de la culture et de l'infrastructure municipale. En cinq brèves années, le gouvernement conservateur a fait plus que tout autre gouvernement avant lui pour financer l'infrastructure de Toronto

[Français]

Les affaires étrangères

    Monsieur le Président, la politique étrangère du gouvernement canadien vis-à-vis du continent africain devient de plus en plus évidente: il l'abandonne et s'en désintéresse catégoriquement. Après avoir retiré sept pays africains de la liste prioritaire d'aide publique au développement, le gouvernement se prépare à fermer d'autres ambassades en Afrique.
    Le ministre des Affaires étrangères peut-il nous confirmer qu'aucune ambassade canadienne en Afrique ne cessera ses activités?

[Traduction]

    Oui, monsieur le Président, je peux le confirmer. Chaque année, le gouvernement du Canada passe en revue ses ambassades à l'étranger. Il existe un programme permanent d'examen des biens immobiliers, et les décisions prises se fondent sur des principes de valeur.
    Dans le cadre de l'examen, en moyenne, de 12 à 15 actifs immobiliers sont vendus chaque année. Normalement, on les remplace par des biens immobiliers plus adéquats.

[Français]

    Monsieur le Président, le Comité permanent des langues officielles veut rencontrer des responsables du ministère des Affaires étrangères pour connaître les raisons des carences de services en français dans les ambassades canadiennes à l'étranger. Le greffier du comité a tenté à maintes reprises de parler à qui de droit au ministère, et il n'a toujours aucune nouvelle du ministère des Affaires étrangères.
    Le ministre peut-il nous expliquer le silence de son ministère, ou serait-ce lui-même qui se défile devant l'injustifiable?

[Traduction]

    Monsieur le Président, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international examine régulièrement sa politique sur le bilinguisme et son application dans les missions à l'étranger. Le bilinguisme est un élément important des relations internationales au Canada et nous déployons de grands efforts pour promouvoir la dualité linguistique.
    Bien que je sois déçu par la note attribuée au ministère au cours de la dernière année et par les plaintes évoquées par mon collègue, les enquêteurs des langues officielles ont indiqué que les niveaux de service étaient très bons...

  (1220)  

    Le député de Davenport a la parole.

Haïti

    Monsieur le Président, depuis des mois, les Haïtiens sont aux prises avec une grave épidémie de choléra, qui a fait plus de 1 000 victimes. Dix mois après le tremblement de terre, jusqu'à un million de personnes vivent toujours dans des tentes et n'ont pas d'eau potable, ce qui est à l'origine de l'éclosion de la maladie.
    Pourquoi le gouvernement ne fait-il pas preuve de leadership devant cette crise? Pourquoi le gouvernement reste-t-il muet dans ce dossier? Quand le gouvernement rendra-t-il des comptes au Parlement et nous donnera-t-il l'heure juste à cet égard?
    Monsieur le Président, nous sommes très inquiets. Selon le dernier rapport, 1 100 personnes ont perdu la vie, et 18 000 ont été hospitalisées.
    En fait, je suis ravie d'informer mon collègue que nous versons aujourd'hui une aide supplémentaire de 4 millions de dollars pour lutter contre l'épidémie de choléra. Nous travaillons de concert avec des organisations telles que l'Organisation panaméricaine de la santé et l'UNICEF afin de multiplier nos efforts en matière de prévention et d'acheminer davantage de fournitures médicales et d'eau potable.

[Français]

    Monsieur le Président, Haïti mérite mieux.
    Ça, ce sont des mots creux, des mots vides. Ils s'engagent à s'engager. Ils promettent de promettre. Ils annoncent qu'ils vont annoncer. Toutefois, une annonce, même si on la répète 1 000 fois, cela n'amène pas des médicaments, cela ne donne pas des médecins ni de l'eau potable. Une annonce ne sauve pas des vies.
    Les conservateurs avaient promis des millions de dollars suite au tremblement de terre et juste une petite partie a été envoyée. Ils avaient tendu la main et ils ont retiré cette main. Vont-ils faire la même chose, encore une fois?

[Traduction]

    Monsieur le Président, je répète que j'ai annoncé que le Canada a promis une aide de 5 millions de dollars pour lutter contre l'épidémie de choléra. Cette somme est versée. En fait, des millions de litres d'eau sont acheminés. Nous avons des organismes présents sur le terrain.
    Comme les députés le savent, l'épidémie prend de l'ampleur, et nous continuerons de surveiller la situation.

La citoyenneté et l'immigration

    Monsieur le Président, le Canada fait venir 200 000 travailleurs temporaires de l’étranger, à qui on refuse le droit d’adhérer à un syndicat, et le gouvernement se croise les bras. L’ONU vient juste de statuer sur une plainte déposée par l’Union internationale des travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce concluant que le Canada bafoue effectivement les droits de ces travailleurs migrants. Les Canadiens croient qu’il est illégal d’exploiter les travailleurs, mais ils leur refusent le droit de se syndiquer.
    Le gouvernement fera-t-il du respect des droits de la personne une condition essentielle à la participation des provinces au Programme des travailleurs étrangers temporaires?
    Monsieur le Président, le gouvernement n’a pas de leçons ou de directives à recevoir de l’opposition relativement à la gestion du Programme des travailleurs étrangers temporaires. En réalité, ce programme a été un succès d’un bout à l’autre du pays. Il permet à des gens d’autres pays de travailler lorsque nous sommes incapables de pourvoir certains postes en recrutant seulement au Canada.
    Ces emplois leur permettent d’aider leurs familles, d’aider leur pays, tout en menant une vie qu’ils n’auraient jamais pu mener s’ils étaient restés dans leur pays. C’est un programme qui fonctionne. Les unes après les autres, les provinces nous demandent d’élargir ce programme tellement il fonctionne bien.
    Monsieur le Président, la meilleure façon de protéger les migrants vulnérables et de les aider à dénoncer ceux qui les exploitent est de les accueillir au Canada pour de bon.
    Les migrants sont souvent la cible des escrocs et des trafiquants. Certains sont même vendus à l’industrie du sexe. Je vois que les conservateurs donnent aujourd’hui une conférence de presse sur les migrants vulnérables. Le ministre s’engagera-t-il à fournir une protection efficace aux migrants les plus vulnérables et leur permettra-t-il de demeurer au Canada, de façon à ce qu’ils puissent dénoncer ceux qui les exploitent?
    Monsieur le Président, tous les travailleurs temporaires étrangers qui entrent dans ce pays sont assujettis au Code canadien du travail. Celui-ci est respecté et appliqué. Il existe pour protéger ceux qui viennent travailler dans ce pays. Si la députée a un seul cas à exposer, je tiens à l’assurer que le ministre et le ministère prendront immédiatement les mesures nécessaires pour s’assurer qu’aucune disposition du Code canadien du travail n'a été enfreinte.
    Ce programme sert notre pays. Ce programme sert les travailleurs étrangers. En fait, certains affirment qu’il s’agit du meilleur programme d’aide étrangère dont nous disposions dans ce pays.

La réforme démocratique

    Monsieur le Président, hier, la coalition du Parti libéral, du Bloc et du NPD a manqué à ses obligations envers les Canadiens lorsqu'elle a décidé de bloquer l'adoption rapide du projet de loi sur la limitation du mandat des sénateurs qu'a présenté le gouvernement conservateur. Le gouvernement a proposé à de nombreuses reprises des mesures législatives qui visaient à rendre le Canada plus démocratique et plus responsable, mais l'opposition a malheureusement contrecarré presque toutes ces initiatives.
    Le ministre d’État à la Réforme démocratique pourrait-il expliquer à la Chambre et aux Canadiens pourquoi la réforme du Sénat est si importante pour notre gouvernement?

  (1225)  

    Monsieur le Président, le premier ministre et notre gouvernement demeurent résolus à réformer le Sénat afin de mieux tenir compte des valeurs qui sont chères aux Canadiens en ce XXIe siècle.
    C'est pour cette raison que le gouvernement a présenté un projet de loi qui limiterait la durée du mandat des sénateurs, qui peut être de 45 ans actuellement, à un seul mandat de huit ans.
    Nous sommes d'avis que les Canadiens sont largement en faveur de cette mesure. Nous avons également présenté des mesures législatives qui encouragent les provinces à tenir des élections à cet égard.
    Contrairement à la coalition de l'opposition, notre gouvernement estime que tous les parlementaires doivent être élus et responsables.

La salubrité des aliments

    Monsieur le Président, le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire a prouvé que sa parole ne vaut rien pour ce qui touche les questions liées à la salubrité des aliments.
    Lui qui avait promis de donner suite à toutes les recommandations formulées dans le rapport Weatherill admet maintenant que le gouvernement n'a jamais effectué la vérification critique réclamée dans ce rapport.
    Dans le rapport, on recommandait la tenue d'une vérification par une tierce partie des ressources affectées à l'inspection au sein de l'ACIA, notamment en vue d'établir le nombre d'usines dont un inspecteur doit être responsable.
    Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas donné suite à cette recommandation cruciale? Est-ce parce que cela risque de révéler la négligence du gouvernement dans le domaine de la salubrité alimentaire?
    Monsieur le Président, la réalité est qu'un examen indépendant, un examen très exhaustif, a été effectué et qu'une évaluation de première ligne a été réalisée en collaboration avec le syndicat, et l'un et l'autre confirment que nos efforts en vue d'améliorer la salubrité des aliments donnent des résultats.
    De plus, nous avons investi 75 millions de dollars. Nous poursuivons la mise en oeuvre des recommandations formulées dans le rapport Weatherill et nous sommes en train d'embaucher 170 inspecteurs supplémentaires.

[Français]

La ville de Lévis

    Monsieur le Président, contrairement aux prétentions du ministre, et après vérification auprès des responsables des fêtes de 2011, Lévis ne recevra que 1 million de dollars du programme Capitales culturelles. Pourtant, Vancouver, elle, recevra 1,75 million de dollars. Lévis et Vancouver sont pourtant dans la même catégorie, soit celle des villes de plus de 125 000 habitants.
    Le ministre peut-il nous dire si Lévis aura droit au même traitement que Vancouver et qu'elle recevra, elle aussi, 1,75 million de dollars du programme Capitales culturelles?

[Traduction]

    Quelle belle occasion, monsieur le Président, de féliciter le très travailleur député de Lévis—Bellechasse, mon collègue qui a parrainé avec succès la candidature de sa circonscription dans le cadre du programme Capitales culturelles.
     Le titre de capitale culturelle a été décerné à seulement trois des onze villes en lice, et Lévis était l'une des trois. Quel député remarquable. Quelle ville magnifique. Elle mérite bien son titre, et c'est un honneur de l'appuyer en lui accordant cette distinction.

La vie privée et les renseignements personnels

    Monsieur le Président, hier, pendant la séance du Comité des transports, la commissaire à la vie privée a dit, en réponse à l'une de mes questions, que les renseignements personnels des Canadiens transmis en vertu du projet de loi C-42 aux agences de sécurité des États-Unis pourraient servir à n'importe quoi: immigration, application de la loi, etc. Ils pourraient même être communiqués à d'autres pays.
    Deux jours plus tôt, le ministre de la Sécurité publique avait pourtant affirmé aux membres du comité que, « selon ce qu'il compren[ait] des lois américaines, il serait illégal d'utiliser [ces renseignements personnels] pour quelque autre fin que ce soit. »
    Qui doit-on croire: le ministre ou la commissaire à la vie privée? Quand les conservateurs vont-ils dire toute la vérité sur la manière dont la vie privée des Canadiens est protégée?
    Monsieur le Président, il ne fait aucun doute que la mesure législative qui a été renvoyée au comité est d'une grande importance. Nous avons le plus grand respect pour la commissaire à la vie privée, et elle pourra toujours compter sur notre entière collaboration en la matière.
    L'administration Obama réclame qu'on lui communique une petite partie des renseignements personnels des passagers. Nous allons continuer de collaborer avec le gouvernement américain.
    Nous devons assurer la sécurité de notre réseau de transport aérien, nous devons collaborer avec nos alliés et nous devons protéger la vie privée des Canadiens, comme ils s'y attendent raisonnablement.

  (1230)  

La fiscalité

    Monsieur le Président, sur la question des impôts, le choix est clair.
    La coalition risquée des libéraux, des bloquistes et des néo-démocrates augmenterait le fardeau fiscal des familles canadiennes et des créateurs d'emploi. D'après les experts, les hausses d'impôt tueraient 400 000 emplois au Canada.
    Le gouvernement conservateur, quant à lui, croit qu'il faut réduire les impôts. Depuis que nous sommes arrivés au pouvoir, nous avons réduit plus de 100 taxes et impôts, ce qui permet aux familles d'économiser, en moyenne, plus de 3 000 $.
    Le secrétaire parlementaire pourrait-il dire à la Chambre ce qu'une grande étude internationale a révélé aujourd'hui au sujet du Canada?
    Monsieur le Président, contrairement aux libéraux, nous croyons qu'il faut réduire les impôts des Canadiens et laisser plus d'argent dans leurs poches.
    PricewaterhouseCoopers a publié une étude aujourd'hui dans laquelle on apprend que le Canada figure maintenant en tête de la liste des pays les plus avantageux pour les créateurs d'emploi. D'après cette étude, grâce aux baisses d'impôts que le Canada a accordées aux créateurs d'emploi, le pays avance dans la bonne direction, puisque son initiative stimule la croissance économique et rétablit la confiance au sortir de la récession économique mondiale.

La salubrité des aliments

    Monsieur le Président, le ministre devrait être capable de faire la différence entre un examen et une vérification. Il s'agissait d'une vérification qui devait permettre de déterminer le nombre d'inspecteurs nécessaires et le nombre d'installations dont chaque inspecteur serait responsable.
    Les Canadiens veulent être certains que des inspecteurs sont en place pour faire le travail. Le gouvernement a refusé ce droit aux Canadiens. Sheila Weatherill a exigé une vérification parce que, de toute évidence, elle n'avait pas plus confiance que nous dans le gouvernement.
    Qu'est-ce, exactement, que le ministre ne comprend pas quant à ses responsabilités en ce qui concerne la salubrité des aliments?
    Monsieur le Président, nous prenons la question de la salubrité des aliments très au sérieux. Comme je l'ai déjà expliqué, nous avons effectué un examen indépendant complet. Nous sommes en train d'embaucher 170 nouveaux inspecteurs. Nous avons investi 75 millions de dollars supplémentaires dans l'ACIA. Depuis 2006, nous avons ajouté 538 nouveaux inspecteurs.
    Le député lui-même l'a dit: « Personnellement, je crois que nos aliments sont sûrs. »

[Français]

Le Guide sur la citoyenneté canadienne

    Monsieur le Président, le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme dit craindre qu'une mauvaise connaissance de l'histoire du Canada chez les nouveaux arrivants n'entraîne des troubles sociaux. C'est pour cette raison qu'il a produit un véritable guide de propagande à la sauce conservatrice pour présenter l'histoire canadienne. Le guide est muet au sujet de la Loi 101 et de l'obligation pour les immigrants de fréquenter l'école française au Québec.
    Le ministre ne devrait-il pas réviser son message pour dire clairement aux nouveaux arrivants qu'au Québec c'est en français que ça se passe?

[Traduction]

    Monsieur le Président, dans ce pays, si plus de 5 000 exemplaires d'un document ou d'un livre sont vendus, ce document ou ce livre sont alors considérés comme un extraordinaire succès de librairie.
    Plus de 250 000 exemplaires du nouveau guide sur la citoyenneté ont été distribués dans tout le pays. Ce document ne traîne pas longtemps sur les étagères parce que les citoyens canadiens et ceux qui veulent devenir Canadiens s'en saisissent promptement. Nous n'avons pas effectué une telle mise à jour depuis des décennies.
    Les gens veulent devenir Canadiens. Ils souhaitent comprendre l'histoire de ce pays, qu'ils se trouvent en Colombie-Britannique, au Québec, en Nouvelle-Écosse ou en Ontario. Ils aiment ce guide et ils vont l'utiliser.

La Commission canadienne du blé

    Monsieur le Président, les conservateurs n'arrêtent devant rien pour s'immiscer dans l'élection des administrateurs de la Commission canadienne du blé: manipuler les listes électorales, utiliser les fonds publics pour répandre leur propagande, tenter de bâillonner la Commission canadienne du blé, voire retenir les paiements initiaux aux agriculteurs, de manière à biaiser le vote. Ce comportement est honteux; c'est un affront à la démocratie!
    Pourquoi les conservateurs ne mettent-ils pas fin à leur croisade idéologique en vue de détruire cette grande institution des Prairies? Pourquoi ne se joignent-ils pas à nous pour rendre hommage à la Commission canadienne du blé au lieu de tenter de faire disparaître cette vénérable institution canadienne?
    Monsieur le Président, le député intervient un peu tard sur cette question, comme d'habitude. Il sait très bien que la majorité des agriculteurs de l'Ouest du Canada veulent avoir le choix. Si le député comprenait ce que veut dire l'agriculture dans l'Ouest du Canada, il comprendrait qu'il est nécessaire d'aller de l'avant.
    Le député ne semble pas pouvoir s'entendre avec qui que ce soit; il ne peut assurément pas coopérer avec les agriculteurs de l'Ouest canadien.
    L'Association des produits forestiers du Canada a envoyé une lettre au chef du député pour lui demander si le NPD, à l'instar du député, était d'avis que les produits forestiers du Canada ne sont ni viables, ni écologiques. L'association a ajouté que la nature de ses questions et le ton sur lequel il les a posées devant le comité sont inacceptables et que cela ne fait que perpétuer un préjugé à l'égard de l'industrie, un préjugé auquel on s'est attaqué il y a dix ans. L'association demande au chef du député de renier les propos de ce dernier.

Affaires courantes

[Affaires courantes]

  (1235)  

[Traduction]

Réponse du gouvernement à des pétitions

    Monsieur le Président, conformément au paragraphe 36(8) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles, la réponse du gouvernement à cinq pétitions.

Loi sur la prévention du trafic, de la maltraitance et de l'exploitation des immigrants vulnérables

L'hon. John Baird (au nom du ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme)  
     demande à présenter le projet de loi C-56, Loi modifiant la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés.

    (Les motions sont réputées adoptées, le projet de loi est lu pour la première fois et imprimé.)

Les comités de la Chambre

Agriculture et agroalimentaire  

    Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le septième rapport du Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire intitulé « Les jeunes agriculteurs: l'avenir de l'agriculture ».
    J'ai aussi l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le huitième rapport du Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire ayant trait aux wagons de producteurs.

Débat exploratoire

    Monsieur le Président, après consultation auprès des autres partis au sujet d'un débat exploratoire sur les pensions, je propose:
     Qu'un débat exploratoire concernant la discussion nationale portant sur les améliorations au système de revenu de retraite au Canada, y compris des échanges qui ont cours actuellement entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et des consultations avec tous les Canadiens, ait lieu conformément à l'article 53.1 du Règlement le mardi 23 novembre 2010.
    Plaît-il à la Chambre d'adopter la motion?
    Des voix: D'accord.

    (La motion est adoptée.)

Pétitions

Les frais d'obtention d'un passeport  

    Monsieur le Président, je présente une pétition concernant la détérioration du tourisme et la précarité des pourvoiries de chasse et de pêche au Canada. Cette pétition a été signée par des dizaines de Canadiens, qui demandent au gouvernement du Canada de négocier avec le gouvernement américain une réduction des frais d'obtention de passeport des deux côtés de la frontière.
    Le nombre de touristes américains qui séjournent au Canada est à son plus bas niveau depuis 1972. Ce nombre a diminué de 5 millions au cours des sept dernières années seulement, passant de 16 millions en 2002 à 11 millions à peine en 2009. Par exemple, aux États-unis les frais d'obtention d'un passeport pour une famille peuvent dépasser 500 $US. En fait, 50 p. 100 des Canadiens détiennent un passeport, contre 25 p. 100 des Américains.
    Lors de la récente conférence législative du Midwest à laquelle participaient 11 États frontaliers, de l'Illinois au Dakota du Nord...
     Je rappelle au député que le Règlement permet aux députés de donner une courte explication des pétitions qu'ils présentent, mais non d'en profiter pour prononcer une allocution.

[Français]

    L'honorable député de Rivière-des-Mille-Îles a la parole.

Air Canada  

    Monsieur le Président, j'ai le plaisir de déposer à la Chambre une pétition signée par des travailleurs et travailleuses de l'Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l'aérospatiale de la section locale 1751 syndiqués chez Air Canada. Ces derniers demandent que le gouvernement du Canada s'assure du respect intégral de la Loi sur la participation publique au capital d’Air Canada de 1988, qui oblige à maintenir des centres de révision et de maintenance, notamment à Mississauga, Winnipeg et Montréal. Plus de 23 000 emplois directs et indirects sont en jeu.

  (1240)  

[Traduction]

Les prises de contrôle par des intérêts étrangers   

    Monsieur le Président, je suis fier de prendre la parole pour présenter une pétition concernant la nécessité de modifier la Loi sur Investissement Canada, et plus particulièrement l'article 36, qui a permis à Vale et à Xstrata d'acquérir des biens canadiens sans devoir prendre de véritables engagements. Au moment où je parle, Thompson apprend que sa fonderie fermera. C'est la dernière grande manoeuvre de Vale et Xstrata pour démanteler la capacité de production de métaux de base au Canada.
    Les pétitionnaires demandent au gouvernement de formuler des règles claires et transparentes pour pouvoir demander des comptes à ces prédateurs étrangers.

Le droit à la vie  

    Monsieur le Président, j'ai deux pétitions à présenter aujourd'hui.
    Les pétitionnaires de la première demandent au gouvernement du Canada de respecter la vie humaine et de veiller à sa protection de la conception jusqu'à la mort de cause naturelle.
    Les pétitionnaires signalent à la Chambre qu'il s'est écoulé 41 ans depuis que le Parlement a adopté la loi autorisant l'avortement et que, depuis 1988, aucune disposition ne protège la vie des enfants à naître, dont ceux qui sont sur le point de voir le jour.
    La seconde pétition porte sur la pornographie, notamment la pornographie juvénile. Elle se présente sous la forme d'une campagne du ruban blanc, une de celles qui sont organisées d'un bout à l'autre du Canada.
    Les pétitionnaires demandent à la Chambre de lutter contre la pornographie en raison surtout de ses répercussions sur les enfants.
    Cette pétition ne se présente pas sous une forme admise par la Chambre, mais, considérant la bonne foi des gens qui l'ont présentée et l'importance de la question, je demande le consentement unanime de la Chambre pour qu'elle soit acceptée.
    Y a-t-il consentement unanime pour que le député puisse présenter une pétition qui n'est peut-être pas conforme à la façon de faire habituelle?
    Des voix: D'accord.
    Des voix: Non.

Le droit à la vie  

    Monsieur le Président, je tiens dans ma main une pétition dont les signataires, qui sont vivement préoccupés, attirent l'attention de la Chambre sur le fait que le Canada est un pays qui respecte les droits de la personne et que, justement, la Charte canadienne des droits et libertés stipule que tout le monde a droit à la vie. Comme les signataires de la précédente pétition, ceux-ci nous rappellent que cela fait maintenant 40 ans que le Parlement n'a plus de loi pour protéger la vie des enfants à naître. Ils demandent donc au Parlement d'adopter une mesure législative en faveur de la protection de la vie humaine, et ce, de la conception jusqu'à la mort de cause naturelle.

Questions au Feuilleton

    Monsieur le Président, on répondra aujourd'hui aux questions nos 420 et 425.

[Texte]

Question no 420 --
Mme Judy Foote:
    En ce qui concerne le ministère des Pêches et des Océans et les bateaux de pêche étrangers naviguant dans les eaux de pêche hauturière: a) que fait le ministère pour mettre fin à la pêche illégale de la morue de Terre-Neuve sous forme de prises accidentelles et aux faux rapports sur les prises de turbot et d’autres espèces; b) le gouvernement va-t-il rendre publics les rapports du ministère sur les arraisonnements et les inspections de navires étrangers dans les eaux de pêche hauturière?
L'hon. Gail Shea (ministre des Pêches et des Océans, PCC):
    Monsieur le Président, en réponse à la question a), les limites de prises accessoires pour les stocks gérés par l’OPANO tiennent compte des avis du Conseil scientifique de l’OPANO. Le Canada et les autres parties contractantes de l’OPANO se sont engagés à réduire les prises accessoires, y compris celles de morue dans le sud des Grands Bancs, divisions 3NO, afin d’assurer le rétablissement des stocks de l’OPANO qui font encore l’objet d’un moratoire et la poursuite du rétablissement des stocks suffisamment rétablis pour permettre une pêche ciblée.
    Lors de sa réunion annuelle de 2010, l’OPANO a décidé de créer un groupe de travail chargé d’établir des plans de rétablissement pour la morue de 3NO et la plie canadienne de 3LNO en 2011. Ce groupe de travail tiendra compte des principes et éléments clés dans le cadre de l’élaboration des plans de conservation et des stratégies de rétablissement, y compris d’un engagement à maintenir les prises accessoires au plus bas niveau possible, soit les limiter aux prélèvements inévitables dans le cadre de la pêche dirigée d’autres espèces. Ces plans de conservation et ces stratégies de rétablissement devraient comprendre des mesures pour contrer les prises accessoires.
    La question des erreurs de déclaration des prises de stocks gérés par l’OPANO demeure une priorité du Canada au sein de l’OPANO. D’après nos évaluations, les erreurs de déclaration des prises de flétan noir sont relativement peu nombreuses. Le Canada continue de travailler au sein de l’OPANO et avec les autres parties contractantes de l’OPANO à l’amélioration de la conformité dans ce domaine et d’autres encore au sein de la zone réglementée par l’OPANO.
    En réponse à la question b), les rapports des inspections réalisées dans le cadre du régime conjoint d’inspection et de surveillance de l’OPANO sont considérés comme de l’information provenant de tiers. Le Canada ne peut publier ces rapports en raison des ententes de confidentialité conclues avec les autres pays et du fait qu’ils contiennent des renseignements commerciaux de nature délicate faisant l’objet d’un droit de propriété.
Question no 425 --
L'hon. Navdeep Bains:
     En ce qui concerne le Plan d'action économique du gouvernement: a) combien de projets ont été financés en partenariat avec les provinces et les municipalités; b) selon ce que le gouvernement a appris, combien de ces projets ne seront pas terminés ou presque terminés à la date butoir du 31 mars 2010 et quel est le titre de chacun; c) selon ce que le gouvernement a appris, combien de ces projets risquent de ne pas être terminés ou presque terminés à la date butoir et quel est le titre de chacun?
L'hon. Jim Flaherty (ministre des Finances, PCC):
     Monsieur le Président, en réponse à la question a), aux termes du Plan d’action économique du Canada, le gouvernement a engagé près de 5,6 milliards de dollars pour la réalisation de plus de 7 000 projets d’infrastructure provinciaux, territoriaux et municipaux.
    En réponse à la question b), veuillez noter que seule l’initiative des Sentiers récréatifs nationaux de 25 millions de dollars était assujettie au délai du 31 mars 2010 fixé pour l’achèvement des projets. Les projets ont tous été achevés dans le délai prévu du programme.
    En réponse à la question c), le gouvernement surveille constamment l’avancement des projets mais, en date du 5 octobre 2010, aucune liste des projets qui risquent de ne pas être terminés ne lui a été fournie.

[Traduction]

Questions transformées en ordres de dépôt de documents

    Monsieur le Président, si les questions nos 407, 408, 409 et 429 pouvaient être transformées en ordres de dépôt de documents, les documents seraient déposés immédiatement.
    Est-ce d'accord?
    Des voix: D'accord.

[Texte]

Question no 407 --
L'hon. Anita Neville:
     En ce qui concerne le Plan d’action économique, pour chaque demande rejetée au Manitoba: a) à quelle date la demande a-t-elle été présentée; b) à quelle date une décision a-t-elle été rendue; c) dans quelle circonscription fédérale le projet aurait-t-il été réalisé; d) à quelle date le demandeur a-t-il été informé de la décision; e) quelle aurait été la contribution fédérale totale?
    (Le document est déposé)
Question no 408 --
L'hon. Anita Neville:
     En ce qui concerne le Plan d’action économique, pour chaque projet réalisé au Manitoba: a) à quelle date le projet a-t-il été annoncé publiquement; b) l’annonce s’est-elle faite dans le cadre d’une activité publique et, dans l’affirmative, combien l’organisation de l’activité publique a-t-elle coûté; c) quelle part du financement incombe au gouvernement fédéral; d) quelle part du financement incombe au gouvernement provincial; e) quelle part du financement incombe au gouvernement municipal; f) à quelle date la demande de fonds a-t-elle été présentée; g) dans quelle circonscription fédérale le projet est-il situé; h) quelle en est la description; i) quelle est la date d’achèvement prévue; j) à quelle date la demande de fonds a-t-elle été approuvée?
    (Le document est déposé)
Question no 409 --
L'hon. Mauril Bélanger:
     En ce qui concerne l’Initiative pour la transparence dans les industries d’extraction (ETIE), combien d’argent le Canada a-t-il consacré jusqu’à présent à la mise en œuvre de l’ETIE au cours de chaque exercice financier depuis sa création, en 2002, et de quels ministères ou organismes les fonds provenaient-ils?
    (Le document est déposé)
Question no 429 --
M. Pablo Rodriguez:
    En ce qui concerne le Programme des manifestations touristiques de renom, au cours des deux derniers exercices financiers et pour chaque circonscription: a) combien de demandes ont été faites pour des événements devant se tenir dans cette circonscription et quel était le montant total de ces demandes; b) combien de demandes ont été jugées admissibles et quel était montant total de ces demandes; c) combien de demandes ont été jugées admissibles sans que l'on demande au ministre de les approuver et quel était le montant total de ces demandes; d) combien de demandes ont été approuvées par le ministre et quel était le montant total de ces demandes?
    (Le document est déposé)

[Traduction]

    Monsieur le Président, je demande que les autres questions restent au Feuilleton.
    Est-ce d'accord?
    Des voix: D'accord.

Recours au Règlement

La recommandation royale -- Projet de loi C-568   

[Recours au Règlement ]
    Monsieur le Président, je voudrais parler aujourd'hui de l'argument présenté par le gouvernement pour démontrer que le projet de loi C-568, Loi modifiant la Loi sur la statistique (questionnaire complet de recensement obligatoire), doit faire l'objet d'une recommandation royale.
    Nous sommes d'avis que ce n'est pas le cas et je vais vous expliquer pourquoi.
    Tout d'abord, nous aimerions rappeler à la Chambre que le projet de loi C-568 ne faisait pas partie de la liste de ceux qui, à votre avis, monsieur le Président, pourraient exiger une recommandation royale.
    Comme les députés ne sont pas sans le savoir, le Président fait toujours une déclaration à cet égard à chaque fois qu'on complète l'ordre de priorité des affaires d'initiative parlementaire.
    Au cours de ses commentaires toutefois, le secrétaire parlementaire a souligné que non seulement ce projet de loi entraînerait des dépenses, mais qu'il modifierait le mandat de Statistiques Canada et lui donnerait de nouvelles responsabilités.
    Avant d'aller plus loin, monsieur le Président, j'aimerais lire une partie du mandat actuel de Statistiques Canada, tel que prévu dans la Loi.
    L'article 3 précise que:
    Est maintenu, sous l'autorité du ministre, un bureau de la statistique appelé Statistique Canada, dont les fonctions sont les suivantes:
a) recueillir, compiler, analyser, dépouiller et publier des renseignements statistiques sur les activités commerciales, industrielles, financières, sociales, économiques et générales de la population et sur l'état de celle-ci;
c) recenser la population du Canada et faire le recensement agricole du Canada de la manière prévue à la présente loi;
e) en général, favoriser et mettre au point des statistiques sociales et économiques intégrées concernant l'ensemble du Canada et chacune des provinces, et coordonner des projets pour l'intégration de telles statistiques.
    Ce qui nous oblige à nous poser la question suivante: que ferait le projet de loi C-568, exactement?
    Conférerait-il de nouvelles responsabilités à Statistique Canada, comme le prétendent certains?
    Chose certaine, on vient de voir que le mandat de l'agence consiste déjà à recueillir des renseignements aux fins du recensement. C'est aussi simple que ça. Il n'y a pas de nouvelle responsabilité là-dedans. Le projet de loi ne propose pas de conférer de nouvelles fonctions à Statistique Canada.
    Le mandat de Statistique Canada ne changerait pas. Nous demanderions seulement à l'agence de recenser la population comme elle le fait depuis 40 ans, c'est-à-dire au moyen d'un formulaire détaillé obligatoire.
    Le mandat de Statistique Canada ne changerait pas. Nous permettrions seulement à l'agence de remplir son mandat actuel.
    Le secrétaire parlementaire a également prétendu qu'il en coûterait 50 millions de dollars pour se conformer au projet de loi et utiliser le formulaire détaillé de recensement.
    C'est complètement faux, à notre avis. Ce projet de loi ne coûterait rien de plus, puisque le gouvernement utilise déjà un formulaire détaillé et un autre abrégé. Ces formulaires sont déjà chez l'imprimeur et l'argent est déjà dépensé. Le projet de loi C-568 prévoit seulement que les Canadiens qui recevront le formulaire détaillé seront tenus de le remplir. Statistique Canada n'aurait pas à dépenser un seul sou de plus pour s'y conformer.
    En fait, parce que le formulaire détaillé n'est plus obligatoire, le gouvernement doit imprimer et poster beaucoup plus de formulaires s'il souhaite recueillir les données dont il a besoin et compenser le taux de réponse moins élevé. Les coûts du nouveau formulaire facultatif ont même été estimés à 30 millions de dollars. On pourrait donc dire que le projet de loi C-568 permettrait d'économiser de l'argent. Je le répète, monsieur le Président: ce projet de loi réduirait les dépenses de 30 millions de dollars.
    Pour résumer, le projet de loi C-568 ne modifierait aucunement le mandat de Statistique Canada. Il permettrait simplement à l'agence de remplir son mandat actuel et de réduire ses dépenses — pas de les augmenter — de 30 millions de dollars.
    C'est pour ces raisons que nous estimons que ce projet de loi n'a pas besoin de faire l'objet d'une recommandation royale, mais il va sans dire que nous attendrons votre décision avec impatience.

  (1245)  

    La présidence prendra la question en délibéré.

INITIATIVES MINISTÉRIELLES

[Initiatives ministérielles]

[Traduction]

Loi constitutionnelle de 2010 (limitation de la durée du mandat des sénateurs)

     La Chambre reprend l'étude de la motion portant que le projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi constitutionnelle de 1867 (limitation de la durée du mandat des sénateurs), soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité, ainsi que de l'amendement.
    Monsieur le Président, je suis très heureux de pouvoir prendre la parole au sujet du projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi constitutionnelle de 1867 (limitation de la durée du mandat des sénateurs). Ce projet de loi vise à limiter à huit ans la durée du mandat des sénateurs du Canada. C'est le point clé de cette mesure législative.
    Le sujet du débat d'aujourd'hui, toutefois, est l'amendement à la motion principale présenté par mon collègue de Skeena—Bulkley Valley. Cet amendement est le suivant:
« cette Chambre refuse de donner deuxième lecture au projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi constitutionnelle de 1867 (limitation de la durée du mandat des sénateurs), parce que limiter la durée du mandat des sénateurs n'est pas suffisant pour régler les problèmes reliés au Sénat du Canada et ne mènera pas assez rapidement à l'abolition de la chambre haute, dont les événements récents ont montré la nécessité. »
    La présentation d'une telle motion est une mesure inhabituelle pour nous à l'occasion d'un débat sur un projet de loi de cette nature, surtout compte tenu du fait que nous avions indiqué être en faveur de son renvoi au comité pour qu'il y soit étudié plus en profondeur et amélioré. Nous disions déjà que, même si nous avions de sérieuses réserves au sujet du Sénat, dont nous souhaitons l'abolition, nous étions disposés à débattre davantage de ce projet de loi au comité dans l'espoir de l'améliorer.
    Les événements de cette semaine ont certainement changé notre point de vue quant à ce qu'il faut faire du Sénat à l'heure actuelle ainsi que de l'attitude du gouvernement à l'égard de la démocratie au Canada et du fonctionnement du Parlement.
    Je fais référence à la décision du gouvernement et du premier ministre de demander à ses sénateurs de rejeter le projet de loi d'initiative parlementaire sur la responsabilité en matière de changements climatiques, qui avait franchi toutes les étapes à la Chambre des communes. Il y avait fait l'objet d'un débat et de nombreuses audiences au comité.
    Les représentants élus des Canadiens ont participé à un processus de longue haleine à la Chambre des communes. Le projet de loi y a franchi toutes les étapes et a été renvoyé au Sénat, où il a stagné pendant des mois.
    Le projet de loi a enfin été adopté au printemps dernier et le Sénat n'en a pas été saisi jusqu'à ce que, tout à coup, au début de cette semaine, il fasse l'objet d'une motion et soit rejeté. On ne l'a pas renvoyé à un comité, on n'a pas tenu d'audience pour en discuter, rien. Il n'a fait l'objet d'aucune étude et d'aucun débat au Sénat.
    De toute évidence, il s'agit d'une manoeuvre du gouvernement pour rejeter la seule mesure de lutte contre les changements climatiques actuellement à l'étude. Ce projet de loi avait été présenté par les néo-démocrates au cours de la dernière législature.
    Nous avions déjà proposé, pendant la 39e législature, le projet de loi C-377 sur la responsabilité en matière de changements climatiques. Grâce aux grands efforts acharnés de nombreux députés, avec le concours de leaders environnementaux et autres de partout au Canada, cette mesure législative a finalement été adoptée à la Chambre en 2008. Cela fut un motif de réjouissance pour les Canadiens qui se préoccupent des changements climatiques et de l'environnement.
    C'était la toute première fois à l'échelle mondiale qu'une assemblée législative adoptait une loi donnant effet aux objectifs post-Kyoto de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
    Le Canada, le Parlement du Canada, la Chambre des communes ont franchi une étape très importante lors de la dernière législature, en 2008, en adoptant la Loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques. Malheureusement, le déclenchement d'élections a freiné les progrès. Le cheminement du projet de loi s'est arrêté net, et il a fallu recommencer à zéro après les élections de 2008.
    Les néo-démocrates l'ont présenté de nouveau. Le projet de loi a été remis à l'étude par notre député de Thunder Bay et il a été débattu à la Chambre. Il a franchi les mêmes longues et pénibles étapes et fut encore une fois adopté en mai 2010.
    À deux reprises, les représentants élus de la population canadienne, les députés, ont étudié cette importante mesure législative et l'ont adoptée. Lorsqu'elle a enfin été renvoyée au Sénat pour un complément d'étude suivant un processus similaire, comme le prévoit notre système, les sénateurs non élus et non comptables à la population ont torpillé le projet de loi, vraisemblablement sur l'ordre du premier ministre, sans même en débattre ou le renvoyer à un comité à des fins d'étude.
    Cela constitue un affront absolument scandaleux à notre système démocratique et un inadmissible abus de pouvoir de la part du Sénat, dont les membres sont nommés et non élus et ne sont pas comptables à la population.

  (1250)  

    Ce projet de loi, la Loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques, aurait établi des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 25 p. 100 par rapport aux niveaux de 1990 d'ici 2020 et de 80 p. 100 par rapport aux niveaux de 1990 d'ici 2050. Cette mesure législative a été qualifiée d'importante par de nombreuses personnes très respectées.
    Je me dois de souligner que Mark Jaccard and Associates, une firme indépendante d'évaluation environnementale, a réalisé une analyse du projet de loi. M. Jaccard est un scientifique de l'environnement réputé de l'Université Simon Fraser. D'après les conclusions de l'analyse, le projet de loi C-311, la Loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques du NPD, contribuerait également à la croissance économique, à la création d'emplois et à l'amélioration de la qualité de vie des Canadiens. Ce projet de loi aurait une incidence positive. Ce point de vue est en flagrante contradiction avec l'attitude du gouvernement, qui dénonce et rejette sans réserve les mesures proposées dans le projet de loi présenté par le NPD.
    Malheureusement, le gouvernement a fait obstacle à cette mesure. Il a tué dans l'oeuf toute intervention canadienne raisonnable, efficace et adéquate pour lutter contre les changements climatiques. C'était notre meilleure occasion d'agir, mais nous l'avons ratée. Et ce sont les sénateurs qui sont responsables de cet échec, eux qui ne sont pas élus, qui n'ont aucun compte à rendre et qui ont été nommés par un premier ministre qui, autrefois, ne semblait pas avoir beaucoup d'égard pour un Sénat non élu et dispensé de rendre des comptes.
    À de nombreuses reprises, le premier ministre et ses prédécesseurs du Parti réformiste ont critiqué sévèrement le Sénat. En décembre 2005, le premier ministre a dit: « Un Sénat nommé est une relique du XIXe siècle. » Je suis d'accord avec le premier ministre. Ça n'arrive pas souvent, mais je le suis complètement dans ce cas. Une assemblée nommée, et non élue, est une relique d'une autre époque. C'est une relique antidémocratique de l'époque coloniale.
    Certaines des exigences imposées aux sénateurs potentiels sont également des reliques de cette époque. En effet, les sénateurs doivent avoir 30 ans avant d'être nommés et posséder une propriété au Canada. Même si ces exigences ne sont pas considérées comme très élevées de nos jours, elles avaient comme objectif à l'époque de garantir que les sénateurs venaient des classes aisées. On s'attendait à ce que les sénateurs représentent ces classes au Canada.
    Aujourd'hui, ces exigences sont considérées comme peu élevées, mais elles existent toujours. Nous avons observé une situation intéressante par le passé quand une religieuse a été nommée au Sénat et qu'elle n'avait pas de biens en raison de ses voeux de pauvreté. Son ordre a dû transférer des terres en son nom afin qu'elle puisse siéger au Sénat.
    Cela illustre bien l'absurdité de cette exigence. S'il s'agissait d'un organe légitime, tout Canadien en âge de voter, quelles que soient ses circonstances économiques, devrait pouvoir y siéger. Mais ce n'est pas le cas au Canada, pas au Sénat. Le premier ministre avait raison. Cet organe non élu qui rend des comptes à personne est une relique d'une ère passée, une relique du XIXe siècle.
    En mars 2004, le premier ministre a dit: « Je ne nommerai pas de sénateurs. Il est essentiel que les personnes qui siègent au Parlement soient élues par les gens qu'elles représentent. » Combien de fois le premier ministre a-t-il rompu cette promesse et renié cette importante déclaration de principe née des convictions du Parti réformiste, ancêtre de son parti actuel? Je n'en reviens pas du nombre de fois qu'il a trahi ses principes.
    Dans ce coin-ci, nous sommes très préoccupés — outrés, même — par ce qui s'est passé cette semaine. Il est ironique que nous soyons saisis d'un projet de loi qui limiterait la durée du mandat des sénateurs, mais là n'est pas le problème. Le problème, c'est que les sénateurs demeurent non-élus, nommés par le premier ministre et ne sont pas tenus de rendre de comptes à qui que ce soit. Que leur mandat soit de 8 ans ou de 45 ans, ils siègent toujours dans une institution non élue qui ne rend de comptes à personne, une institution qui ne devrait même pas exister. C'est un affront à la démocratie. Il faut abolir cette relique du passé.
    C'est un sujet très important. Je suis heureux que nous puissions en parler cette semaine, compte tenu du fait que le projet de loi C-10 était à l'ordre du jour au moment où le premier ministre a abusé de ses pouvoirs en faisant appel au Sénat pour tuer la loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques. Nous sommes très chanceux que cette occasion se soit présentée à nous d'attirer l'attention de la Chambre et des Canadiens sur les raisons pour lesquelles cette institution n'a pas lieu d'être et pour lesquelles le projet de loi sur le mandat des sénateurs ne s'attaque aucunement aux véritables problèmes que pose le Sénat.

  (1255)  

    Monsieur le Président, je me souviens des propos du premier ministre dont mon collègue de la Colombie-Britannique fait mention. Je me rappelle de l'époque où le Parti réformiste venait de se constituer. Les gens se sont tournés vers cette nouvelle formation dans l'espoir qu'elle apporterait le changement, la transparence, la démocratie, une voix nouvelle et une façon novatrice de faire de la politique. Mais, je l'ai déjà dit, ces beaux principes se sont envolés. Le Parti conservateur n'est plus qu'une entité sans vie en train de se décomposer. Il a perdu tous ses principes.
    Maintenant, les conservateurs proposent de nommer les sénateurs pour un mandat de huit ans. S'ils obtiennent deux mandats majoritaires, dans huit ans, ils pourraient encore nommer les sénateurs à leur guise. Faire passer la durée du mandat de 45 à 8 ans n'a donc pas d'importance véritable. Ce qui en aurait, ce serait d'avoir un Sénat élu plutôt que nommé. Mais les conservateurs refusent d'intervenir à cet égard.
    J'aimerais souligner à mon collègue de la Colombie-Britannique que nous avons déjà fait confiance aux conservateurs au sujet des élections à date fixe. Les conservateurs ont promis qu'il n'y aurait pas de changement constitutionnel et nous leur avons donné notre assentiment. Qu'ont-ils fait une fois la mesure en place? Ils ont rompu leur promesse et déclenché des élections. Pourquoi devrions-nous leur faire confiance cette fois-ci? On ne nous dupera pas encore une fois.

  (1300)  

    Monsieur le Président, je suis entièrement d'accord avec mon collègue d'Ottawa-Centre, comme c'est d'ailleurs souvent le cas, et cela ne surprend personne ici.
    L'actuel ministre d’État à la Réforme démocratique a parlé du besoin constant de moderniser le Sénat. En réalité, plus ça change, plus c'est pareil. À l'instar des libéraux, le gouvernement nomme des agents de financement, des proches de son parti et des représentants de la classe supérieure au Canada. En somme, il continue dans la voie des nominations partisanes, ce qui lui permet de faire adopter les initiatives ministérielles et de veiller à ce que la volonté du premier ministre soit faite. Les sénateurs n'ont aucun compte à rendre aux Canadiens. La seule personne à qui ils doivent rendre des comptes, c'est la personne qui les a nommés, à savoir le premier ministre. Ils prouvent, maintes et maintes fois, que c'est à lui qu'ils rendent des comptes.
    Je ne veux pas nier que le Sénat fait, parfois, du bon travail, mais il n'en reste pas moins que ce n'est pas une assemblée légitime. Les Canadiens m'ont confié un mandat. Je me présente aux élections et j'ai des comptes à rendre aux gens qui m'élisent. Ce n'est pas le cas des sénateurs et c'est inacceptable.
    Monsieur le Président, il est important de comprendre que les conditions prévues dans le projet de loi C-10 s'appliqueront à tous les sénateurs que le premier ministre aura nommés après 2008, une fois que le projet de loi aura reçu la sanction royale.
    Le député s'est beaucoup étendu sur le fait — et nous sommes d'accord sur ce point, je pense — que le Sénat n'est pas une institution vraiment démocratique et que la reddition de comptes y fait défaut, situation que nous souhaiterions améliorer. Le NPD souhaite abolir purement et simplement le Sénat, mais cela ne se produira pas parce que ce n'est pas réaliste. Nous pouvons néanmoins limiter le mandat des sénateurs et nous pouvons aussi proposer qu'il y ait des élections au Sénat.
    Le député voudrait-il envisager ce scénario? Nous limitons le mandat des sénateurs à huit ans. Nous nous dotons d'une loi sur les élections au Sénat de sorte que les Canadiens puissent élire leurs parlementaires dans l'autre endroit. Les Canadiens pourraient se retrouver à élire un membre du NPD au Sénat et les néo-démocrates pourraient être représentés au Sénat. Si des problèmes surgissaient à l'instar de ce qui s'est produit mardi soir, les sénateurs néo-démocrates pourraient s'opposer à ce dont se plaint le député en ce moment. Ce serait déjà une amélioration. Le député n'en convient-il pas?
    Non, monsieur le Président, je ne suis pas d'accord avec le député, parce que des sénateurs nommés par le premier ministre, que ce soit pour une période de 8 ans ou de 45 ans, ce n'est toujours pas la bonne chose à faire. C'est ce qui arriverait avec ce projet de loi.
    Le projet de loi ne change rien au problème fondamental qui touche le Sénat canadien. Ce problème, c'est que les sénateurs n'auraient toujours pas de comptes à rendre à la population canadienne en vertu de ce projet de loi et compte tenu de la manière dont le premier ministre et le gouvernement utilisent cette assemblée.
    Le Sénat n'a aucune légitimité. Ici, à la Chambre des communes, nous sommes élus par la population. Nos électeurs ont confiance que nous soyons à la hauteur des responsabilités qui nous sont imparties dans cette enceinte. Les sénateurs ne peuvent pas compter là-dessus. Le projet de loi pourrait limiter à huit ans la durée de leur mandat sans qu'ils aient de comptes à rendre à qui que ce soit, mais c'est tout ce qu'il ferait et ce n'est pas suffisant.
    Il s'agit d'une tentative pathétique de moderniser le Sénat. Il s'agit d'une tentative pathétique de régler les problèmes de notre démocratie et du Parlement canadien. Je pense que la population n'est pas dupe et qu'elle se rendra compte que cette mesure n'est tout simplement pas à la hauteur des promesses que le gouvernement et le premier ministre ont faites aux Canadiens pendant la campagne électorale. Je pense que le gouvernement et le premier ministre auront des comptes à rendre.

[Français]

    Monsieur le Président, j'ai le plaisir de prendre la parole, au nom du Bloc québécois, sur le projet de loi C-10, qui vise à modifier le mandat des sénateurs.
    Le Bloc québécois est contre le principe du projet de loi C-10. Ce n'est pas la première fois que le Parti conservateur tente de réformer la Constitution sans l'accord des provinces. Personnellement, je ne suis pas un grand fervent de la Constitution canadienne, mais il reste qu'à l'extérieur du Québec, les Canadiens se reconnaissent dans cette Constitution.
    À la fin des années 1970, la Cour suprême du Canada a examiné la capacité du Parlement de modifier seul les dispositions constitutionnelles concernant le Sénat. L'arrêt qui a été rendu sur un renvoi sur la compétence du Parlement relativement à la Chambre haute de 1980 a décrété que les décisions relatives aux changements majeurs touchant le caractère essentiel du Sénat ne peuvent être prises unilatéralement. Le Québec a déjà mentionné au gouvernement conservateur qu'il n'accepterait aucune modification du Sénat, sinon son abolition. C'est une réalité.
    Les conservateurs essaient encore de se mettre un bandeau sur les yeux pour ne pas reconnaître qu'une très vaste majorité de la population québécoise souhaite l'abolition pure et simple du Sénat parce que cette structure politique est dépassée. Je pourrais donner des statistiques tirées d'un sondage mené en 2010.
    Je suis bien placé pour en parler parce que j'ai à vivre avec le fait qu'un sénateur libéral a décidé que son fils serait mon adversaire lors de la prochaine campagne électorale. Je vais taire son nom parce qu'il ne mérite pas que je le nomme. Cela ne me pose pas problème. Je ne l'avais jamais vu depuis 2000; cela fait 10 ans que je suis ici. Il a poussé la candidature de son fils pour qu'il soit mon adversaire. Je vois ce sénateur pratiquement toutes les fins de semaine. Il ramasse de l'argent pour la campagne électorale de son fils. Les sénateurs sont des collecteurs de fonds, entre autres pour le Parti libéral, comme le démontre cet exemple.
    C'est probablement la même chose du côté des conservateurs; les sénateurs sont des collecteurs de fonds. Je ne l'ai jamais vu ni entendu. C'est un ancien ministre libéral qui a dû prendre sa retraite à cause d'une certaine histoire pas très jolie sur son compte. J'aurai la chance de sortir ça en campagne électorale; je garde mes bonnes munitions pour la campagne électorale. Il reste que je trouve complètement aberrant qu'on ait un deuxième système démocratique.
    Les citoyens nous élisent ici, à la Chambre des communes, pour qu'on adopte des lois. Cette semaine, une loi sur l'environnement était devant le Sénat pour fins de discussion et approbation, et elle était appuyée par la majorité des députés à la Chambre. Or le gouvernement, qui avait besoin d'avoir les mains complètement libres avant le sommet de Cancún, a décidé de donner l'ordre à ses sénateurs non élus de mettre fin à l'analyse de cette loi très importante sur l'environnement. Tant les conservateurs que les libéraux, lorsque ces derniers étaient au pouvoir, se servent du Sénat à des fins purement partisanes.
    Des citoyens qui travaillent très fort ont vécu une crise financière qui a eu des répercussions néfastes sur leurs économies de retraite. Les fonds de pension des entreprises ont été touchés. Les REER et l'argent que ces gens avaient mis de côté ont subi des baisses. À mon avis, ce deuxième système qui coûte très cher à l'État devrait être complètement aboli.
    Le Québec a aboli sa Chambre haute il y a plusieurs années, et l'Ontario a fait la même chose. On doit évoluer avec notre temps. Ce n'est pas la première fois que je dis à la Chambre que les conservateurs sont comme les libéraux. Ce sont deux vieux partis qui ne méritent plus de gouverner le Canada parce qu'ils le font comme il y a 100 ans.

  (1305)  

    Ils n'ont pas changé. J'en ai la preuve toutes les fins de semaine. Il y a un sénateur libéral qui fait du financement et qui mousse la candidature de son fils pour être mon adversaire. Je ne l'avais jamais vu au cours des 10 dernières années. C'était la première fois que je le voyais. Il a tout simplement décidé qu'il faisait de la politique. Jamais je n'en ai entendu parler, jamais je n'ai lu à son sujet dans les journaux. Depuis quelques temps, il essaie de se montrer un peu pour essayer de s'intégrer au niveau politique par l'entremise de son fils.
    Je n'ai aucun problème. On va le battre, ce n'est pas un problème. C'est juste que je trouve cela décevant pour la population qui regarde cela. J'ai eu toutes sortes de commentaires de gens qui le voient pour la première fois comme sénateur. Ils se demandent ce qu'il fait là dans des événements ou quoi que ce soit. Ce n'est pas bon pour lui, mais c'est tant mieux pour moi. Ce n'est pas bon pour la démocratie parce que les gens trouvent cela bien effrayant que les deniers de l'État servent à financer un collecteur de fonds pour le Parti libéral, mais cela, c'est ce qu'a voulu faire le Parti libéral à l'époque. Les conservateurs veulent essayer de modifier cela. Tout ce que fait ce projet de loi, c'est de ramener la durée du mandat à huit ans. Qu'on remplace un sénateur par un autre ne change pas grand-chose. Tout ce qu'on devrait faire, c'est de carrément abolir cette institution passée due, qui n'a pas ses vertus et qui, en plus, ne sert qu'à collecter des fonds pour les vieux partis, entre autres, le Parti libéral et le Parti conservateur.
    C'est la réalité à l'ère où, tous les jours, les citoyennes et les citoyens qui nous écoutent travaillent fort pour payer leurs taxes et leurs impôts. À tous les jours, ils paient des taxes et des impôts. Ils consomment. Il y a la taxe de vente, la TPS, la TVQ. Une partie de leur argent sert à payer pour les institutions qui sont ici, soit la Chambre des communes et, entre autres, le Sénat.
    Je peux donner les détails et les chiffres du sondage Léger Marketing fait en 2010 au Québec. C'est important. On peut mentionner beaucoup de choses, mais il reste qu'on se sert beaucoup des sondages, même en politique. On vit à l'ère des sondages. En ce qui concerne les répondants, seulement 8 p. 100 des Québécois croient que la Chambre rouge — parce que c'est le Sénat — joue un rôle important et que le système de nomination des sénateurs fonctionne bien tandis que 43 p. 100 souhaitent purement son abolition. S'ajoute à cela 23 p. 100 de répondants qui ne comprennent pas le fonctionnement du Sénat et qui ne voient pas son utilité. Ils le connaissent tellement peu qu'ils n'ont pas d'opinion sur le Sénat. C'est quand même assez exceptionnel que 23 p. 100 des répondants ne savent même pas que le Sénat existe. C'est cela réalité. Tout simplement parce que les sénateurs ne sont que des collecteurs de fonds qu'on voit dans les campagnes électorales.
    Le Parti conservateur maintient cette opinion et il est très archaïque dans sa position. On le voit en ce qui a trait à l'environnement. Il n'y a pas beaucoup d'évolution au Parti conservateur issu du Parti réformiste qui était déjà un parti très peu évolué. Les libéraux s'acharnent à vouloir discuter parce qu'ils vont probablement voter contre ce projet de loi. Je leur donne cela, mais ils n'ont jamais parlé de l'abolition du Sénat. Je n'ai pas beaucoup entendu parler de libéraux qui souhaiteraient l'abolition du Sénat parce qu'il les sert bien.
    Le Sénat va leur servir dans ma circonscription parce qu'il y a un sénateur libéral qui présente son fils et qui cabale pour lui et dépense l'argent du Sénat pour être capable de participer à tous les événements et, en même temps, faire du financement d'activités et le reste. Il a probablement des budgets. Il a le droit de le faire, sauf que les gens ne sont pas dupes. Les gens qui voient cela s'aperçoivent très bien qu'un sénateur ne sert finalement qu'à des fins politiques. Il n'y a aucun intérêt, aucun avantage autre que ça.
    On comprendra donc que le Bloc québécois votera contre le projet de loi C-10.

  (1310)  

[Traduction]

    Monsieur le Président, j'ai écouté avec intérêt les propos du député. Je trouve paradoxal qu'il parle de collectes de fond alors que le Bloc s'appuie presque exclusivement sur une subvention publique pour la conduite de ses affaires.
    Le projet de loi C-10 limite la durée du mandat des sénateurs. Le député préconise l'abolition du Sénat, chose impossible sans une réforme constitutionnelle importante qui, en passant, réduirait de 24 le nombre de représentants québécois au Parlement. Le député propose donc qu'on réduise la représentation du Québec.
    Nous nous portons à la défense de la représentation des Québécois au Parlement. Nous croyons que la reddition de comptes s'impose, que la durée du mandat doit être limitée à huit ans et que les provinces devraient tenir des élections volontaires.
    Pourquoi le député ne veut-il pas que le Québec soit représenté démocratiquement au Sénat?

  (1315)  

[Français]

    Monsieur le Président, le secrétaire parlementaire sait très bien que le Bloc québécois se bat d'abord pour que la représentativité à la Chambre ne soit pas modifiée. Il dépose lui-même un projet de loi pour donner plus de représentativité à l'Ontario et à la Colombie-Britannique au détriment du Québec. Alors, encore une fois, il n'a pas de leçons à nous donner. Il souhaiterait peut-être que la représentativité des Québécois soit au Sénat, une institution qui ne sert à rien. C'est peut-être cela qu'il voudrait, mais les Québécois sont plus intelligents que cela.
    Avant que le Parti libéral réforme le mode de financement, on faisait des campagnes électorales et on gagnait au Québec. Si jamais cela était réformé, on gagnerait encore. Le seul problème, c'est que le financement de l'État empêche les petits amis de corrompre les gouvernements. C'est probablement cela que le Parti conservateur veut faire. Il a déjà amassé son argent pour plusieurs campagnes électorales et il veut probablement n'avoir que ses petits amis, ceux qui lui donneraient de l'argent et auxquels il pourrait rendre des comptes et retourner l'ascenseur. Ce n'est pas ce que souhaite le Bloc québécois, qui est un parti intègre.

[Traduction]

    Monsieur le Président, bon nombre de Canadiens ont des soupçons à deux égards au sujet du gouvernement. D'abord, le premier ministre montre un mépris absolu de la démocratie et il n'hésite pas à en outrepasser les limites quand cela l'arrange. Puis, les gens ont l'impression que le gouvernement n'est guère plus qu'une façade pour les pétrolières et les exploitants des sables bitumineux. Ces soupçons se sont confirmés cette semaine lorsque le gouvernement a utilisé une institution formée de représentants non élus pour contrer la volonté de la Chambre des communes. C'est un précédent inquiétant, d'autant plus que le projet de loi concernait les changements climatiques.
    Le gouvernement a nommé des sénateurs alors qu'il avait promis qu'il agirait différemment. Permettez-moi de citer l'honorable Irving Gerstein. Lors de son intronisation au Sénat, il a dit ceci:
    Je suis un des 18 nouveaux sénateurs nommés par le premier ministre en décembre [...] Certains commentateurs [nous ont qualifiés de] « collecteurs de fonds ». [...] Je vous dirai que je n'admets pas être un collecteur de fonds, je le proclame.
    Je crois que le travail qui consiste à amasser des fonds pour le Parti conservateur [...] est à la fois nécessaire et honorable.
    Pourquoi mon collègue croit-il que le gouvernement se montre aussi méprisant à l'endroit des Canadiens en nommant de tels valets incultes au Sénat pour contrecarrer la volonté démocratique des représentants élus du Canada?

[Français]

    Monsieur le Président, le pire, c'est que cela ne lui rapporte rien. Les conservateurs sont loin de pouvoir obtenir un gouvernement majoritaire, et c'est la même chose pour les libéraux. Les Québécois, en premier, et beaucoup de Canadiens à l'extérieur du Québec commencent à en avoir ras-le-bol des vieux partis qui fonctionnent comme il y a 100 ans. L'exemple le plus frappant est le Sénat, où siègent des collecteurs de fonds libéraux et conservateurs. Je le vis au quotidien, car mon adversaire est le fils d'un sénateur libéral. C'est effrayant. Ces partis ne s'aperçoivent pas que la population ne les suit plus et ne les suivra pas. Que mon collègue dorme tranquille, car il gagnera probablement ses prochaines élections, comme je gagnerai les miennes.

[Traduction]

    Monsieur le Président, je suis très heureux d'intervenir sur le projet de loi C-10 et les amendements proposés aujourd'hui par le député de Skeena—Bulkley Valley.
    Permettez-moi de lire la motion proposée par le député.
     Que la motion soit modifiée par substitution, aux mots suivant le mot « Que », de ce qui suit:
cette Chambre refuse de donner deuxième lecture au projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi constitutionnelle de 1867 (limitation de la durée du mandat des sénateurs), parce que limiter la durée du mandat des sénateurs n'est pas suffisant pour régler les problèmes reliés au Sénat du Canada et ne mènera pas assez rapidement à l'abolition de la Chambre haute, dont les événements récents ont montré la nécessité.
    Comme je l'ai dit et comme l'a indiqué l'intervenant précédent au sujet du projet de loi C-10, les néo-démocrates avaient signalé qu'ils appuieraient le renvoi du projet de loi au comité, mais la situation a changé cette semaine, avec ce qui s'est produit au Sénat relativement au projet de loi C-311, Loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques.
    Ce projet de loi a été adopté non seulement au cours de la présente législature, mais également lors de la législature précédente. Bien entendu, à cause des élections, nous avons dû le présenter de nouveau, et il a encore été adopté. Il a ensuite été renvoyé au Sénat.
    Toutefois, les sénateurs nommés et non élus, en majorité conservateurs, ont torpillé le projet de loi C-311 sans même permettre un débat sur la question et une étude en comité. S'ils avaient permis que l'on suive la procédure normale et qu'ils avaient trouvé des irrégularités dans le projet de loi, ils auraient pu y apporter des modifications. Ils auraient pu traiter ce dossier de façon beaucoup plus adéquate qu'ils ne l'ont fait. Ils ont toutefois préféré l'étouffer en catimini.
    Le Sénat n'avait pas agi de la sorte depuis bon nombre d'années. Si c'est une indication de la façon dont les sénateurs comptent agir dorénavant, cela n'a rien de rassurant.
    J'ai écouté hier la députée libérale de Random—Burin—St. George's qui présentait la position des libéraux dans ce dossier. Elle parlait du manque de consultation au niveau des provinces. Je tenais à faire savoir à ma collègue et à la Chambre qu'un processus de consultation avait été lancé à ce sujet dans ma province, le Manitoba.
    Je rappelle en passant qu'un Sénat avait été créé au Manitoba en 1870. Toutefois, les Manitobains ont eu la présence d'esprit de l'abolir en 1876. Quatre autres provinces ont déjà eu un Sénat. Le Nouveau-Brunswick l'a aboli en 1982, la Nouvelle-Écosse a aboli le sien en 1928, le Québec qui avait créé un Sénat en 1867 l'a aboli en 1968, et l'Île-du-Prince-Édouard, qui en avait établi un en 1873 l'a aboli en 1893.
    Nous avons donc cinq provinces qui ont déjà eu un sénat et qui s'en sont débarrassé, sans compter d'autres cas dans le Commonwealth. Je ne trouve aucun exemple de pays où l'on a proposé et créé un sénat. La tendance est plutôt à leur suppression.
    Le 13 juin 2006, le projet de loi 22 a été adopté à l'Assemblée législative du Manitoba. Le projet de loi 22, Loi sur la réforme électorale, a été approuvé par tous les partis à l'Assemblée législative, y compris le Parti libéral. Le projet de loi privilégiait l'abolition du Sénat, mais, dans l'éventualité où elle serait impossible, il était dit que les sénateurs devraient être élus plutôt que nommés pour des raisons partisanes.
    Comme je l'avais indiqué, le Sénat du Manitoba a été aboli en 1876. L'impression du comité est que la province a très bien été servie sans Sénat.

  (1320)  

    Un comité multipartite a été créé. Il était composé de néo-démocrates, de conservateurs et d'un député libéral, M. Kevin Lamoureux, qui se présente en ce moment pour les libéraux à l'élection partielle dans Winnipeg-Nord. Il pourrait bien devenir un de nos collègues un jour. M. Lamoureux faisait partie du comité qui a formulé les recommandations finales, sur lesquelles je reviendrai dans quelques minutes.
    Ce comité multipartite s'est réuni à Brandon, Carman, Dauphin, Flin Flon, Norway House, Russell, Saint-Laurent, Steinbach et Winnipeg. C'est une tradition depuis plusieurs années, au Manitoba, de procéder ainsi chaque fois qu'il y a une question controversée. Ce fut le cas notamment pour l'accord du lac Meech, l'interdiction de fumer dans les lieux publics et l'accord de Chalottetown. Nous tendons à faire participer tous les partis dans un comité multipartite. Nous avons constaté que cela fonctionnait très bien.
    En fait, le comité a entendu 51 intervenants lors de ses audiences publiques et a reçu 32 mémoires par la poste, même que l'un d'eux avait été envoyé par le sénateur Terry Stratton.
    Quant aux personnes venues faire une présentation aux réunions publiques organisées aux quatre coins de la province, je vais énumérer certains noms que les députés reconnaîtront. Un ancien député, Inky Mark, a fait une présentation à Dauphin. Il y a aussi eu les sénateurs Sharon Carstairs et Bert Brown, ainsi que Daniel Boucher, de la Société franco-manitobaine. Dorothy Dobbie, ancienne députée conservatrice et présidente pendant de nombreuses années, a aussi pris la parole. Un grand nombre de parties intéressées sont venues témoigner à ce comité.
    Quelles ont été les recommandations de ce comité, composé de membres de tous les partis, après l'audition des témoins?
    En ce qui concerne la durée des mandats, le comité était favorable à la proposition du gouvernement fédéral. Les membres ne penchaient pas de façon marquée dans un sens ou dans l'autre, mais trouvaient qu'un mandat ne dépassant pas huit ans était raisonnable. Voici leurs recommandations:
     Des élections devraient se tenir dans la province pour déterminer quel candidat au Sénat sera recommandé à Ottawa.
    Ces élections devraient être administrées par Élections Canada, leur coût étant assumé par le gouvernement fédéral.
    Ils ont choisi comme méthode de scrutin le système majoritaire uninominal à un tour. Ils ont envisagé la représentation proportionnelle, mais ne l'ont pas retenue car plusieurs autres provinces l'avaient déjà rejetée dans le passé.
    Pour assurer la représentation régionale, les six sièges sénatoriaux du Manitoba devraient être répartis ainsi: trois pour la ville de Winnipeg, deux pour le Sud du Manitoba, et un pour le Nord de la province.
    De plus, la proposition du gouvernement de fixer le mandat à huit ans correspond à ce qu'ont déclaré les participants, comme je l'ai dit tout à l'heure.
    Nous sommes aujourd'hui devant un processus amorcé en 2006, soit il y a quatre ans, et auquel tous les partis ont participé. Que le Parti libéral affirme maintenant qu'il n'y a pas eu de consultations sur le sujet et que la mesure est imposée de force à la Chambre des communes ne tient pas debout. Au Manitoba, un député libéral a fait partie d'un comité formé de représentants de tous les partis. Comment les libéraux peuvent-ils affirmer qu'il faut davantage de consultations?
    J'ai l'impression que les libéraux veulent recourir à toutes sortes de tactiques dilatoires pour bloquer le projet le plus longtemps possible de sorte que dix ans se seront écoulés sans que les choses aient véritablement changé.
    Je dirais que ce qui s'est passé au Manitoba devrait nous inspirer et que nous devrions tenir le même genre de consultations et y faire participer autant de gens que possible.

  (1325)  

    Monsieur le Président, je remercie le député pour ses observations constructives. Nous savons que le NPD a présenté un amendement en représailles à autre chose. Cependant, en supposant que l'amendement soit rejeté et que le projet de loi parvienne à l'étape de la deuxième lecture puis soit renvoyé à un comité, est-ce que le NPD apportera une contribution aussi positive que le député vient de le faire? J'aimerais travailler avec le NPD.
    Monsieur le Président, avant mon intervention, le député de Burnaby—Douglas a déclaré que le NPD appuyait le renvoi du projet de loi C-10 à un comité. De toute évidence, nous devons nous occuper de l'amendement du député, mais l'intention initiale était clairement d'appuyer le renvoi du projet de loi à un comité pour obtenir des résultats.
    Nous voulons que le Parlement fonctionne même avec un gouvernement minoritaire en dépit du fait que, bien souvent, celui-ci ne semble pas très coopératif ni même intéressé.

  (1330)  

    Comme il est 13 h 30, la Chambre passe maintenant à l'étude des initiatives parlementaires inscrites au Feuilleton d'aujourd'hui.

Initiatives parlementaires

[Initiatives parlementaires]

[Traduction]

Les dons de charité 

    Que le Comité permanent des finances reçoive instruction d’entreprendre une étude des incitatifs fiscaux actuellement accordés au titre des dons de charité en vue de favoriser une augmentation des dons et, sans limiter son travail à ces sujets, (i) d'examiner les changements qu’il serait possible d’apporter au montant du crédit d’impôt pour don de charité, (ii) d’étudier la possibilité d’étendre l'exemption pour gains en capital aux actions d’entreprises privées et aux biens immobiliers dont il est fait don à un organisme de charité, (iii) de voir s'il est possible de mettre ces mesures en vigueur; et que le Comité fasse rapport de ses constatations à la Chambre.
    — Monsieur le Président, les organismes de charité contribuent de façon essentielle au bien-être de la société. Ils touchent l'existence de tous les Canadiens. Ils nous inspirent grâce aux arts, nous éclairent par l'éducation, nous soignent par l'intermédiaire des établissements sanitaires et de la recherche médicale, nourrissent notre foi, nous soutiennent dans l'épreuve et font de notre société la société bienveillante et compatissante dont nous sommes si fiers.
    Nous connaissons tous l'importance des organismes de charité quand il s'agit d'améliorer la qualité de vie dans nos collectivités. C'est pour cette raison que les Canadiens contribuent généreusement au financement de ceux de leur choix et que le gouvernement soutient divers de ces organismes grâce au financement de programme et encourage le soutien personnel au moyen d'incitatifs fiscaux à faire des dons de charité.
    Depuis 2006, le gouvernement conservateur a pris de nombreuses mesures visant à accroître le soutien accordé au secteur caritatif. Par exemple, nous avons éliminé, en 2006, l'impôt sur les gains en capital pour les dons de valeurs mobilières cotées en bourse et, en 2010, nous avons réformé le contingent des versements afin de réduire les formalités administratives.
    Je présente aujourd'hui une motion qui poursuit sur cette lancée positive. Elle dit ceci:
    Que le Comité permanent des finances reçoive instruction d’entreprendre une étude des incitatifs fiscaux actuellement accordés au titre des dons de charité en vue de favoriser une augmentation des dons et, sans limiter son travail à ces sujets, (i) d'examiner les changements qu’il serait possible d’apporter au montant du crédit d’impôt pour don de charité, (ii) d’étudier la possibilité d’étendre l'exemption pour gains en capital aux actions d’entreprises privées et aux biens immobiliers dont il est fait don à un organisme de charité, (iii) de voir s'il est possible de mettre ces mesures en vigueur; et que le Comité fasse rapport de ses constatations à la Chambre.
    Si cette motion est adoptée, et j'espère certainement qu'elle le sera, l'étude du comité pourrait donner lieu à des recommandations qui aideraient à la fois les organismes de charité qui desservent nos collectivités et les donateurs qui les appuient.
    Grâce à ma participation à des organismes de charité comme Centraide et la Société de la sclérose en plaques, j'ai observé personnellement les effets positifs de ces organismes sur les personnes et les collectivités qu'ils desservent.
    J'ai également vu le dévouement et l'engagement des membres du personnel et des bénévoles de ces organismes, et cela m'a inspiré. Toutes ces personnes sont motivées par la même noble cause, à savoir améliorer la qualité de vie des autres.
    Depuis mon élection à titre de député en 2008, je crée des partenariats avec de nombreux organismes caritatifs de Kitchener—Waterloo et participe activement à leurs activités. Je ne cesse d'être impressionné par le travail remarquable qu'ils accomplissent. D'ailleurs, je les remercie de faire de notre région un endroit où l'on prend soin des gens et où on se soucie d'eux.
    Je constate toutefois que les organismes caritatifs sont confrontés à des problèmes importants qui les empêchent d'accomplir leur mission et de réaliser leurs objectifs.
    La semaine dernière, j'ai organisé une rencontre avec les dirigeants de toute une gamme d'organismes communautaires de ma région. Siégeaient à la table ronde des représentants de Centraide, d'Habitat pour l'humanité, de la Maison de l'amitié, de Lutherwood, de Leadership Waterloo Region, de Focus for Ethnic Women, de K-W Acces-Ability et de KidsAbility. Tous ces organismes font un travail remarquable dans la région de Waterloo; ils améliorent la vie de nos proches, de nos amis et de nos voisins.
    Ce forum m'a donné la chance de prendre le pouls du secteur caritatif de ma collectivité, et de prendre connaissance des idées et des suggestions de ces organismes quant à la façon de soutenir ce milieu et d'élaborer des stratégies d'avenir.
    La difficulté de trouver les ressources financières nécessaires à la réalisation de leur mandat constitue leur plus grand souci; c'est une préoccupation de tous les instants. Les dons des particuliers continuent d'être l'une de leurs principales sources de financement.
    Durant les périodes de difficultés économiques comme celle que nous venons de traverser, les organismes de charité se heurtent à d'énormes difficultés, puisqu'ils doivent jongler avec une augmentation des demandes de service et une baisse des dons.

  (1335)  

    Grâce au Plan d'action économique, nous commençons à émerger de la récession mondiale. La création d'emplois reprend et il y a de nouveaux débouchés sur le plan de la croissance et de la prospérité. Je suis comblé que le secteur florissant de la haute technologie de la circonscription de Kitchener—Waterloo ait le potentiel de générer une croissance économique à long terme, de créer des emplois de qualité et d'assurer une qualité de vie très élevée à nos concitoyens.
    Il ne fait aucun doute que nous sommes sur la bonne voie dans le domaine économique, mais en tant que collectivité nous devons également veiller à ce que tous les citoyens profitent du progrès économique et que personne ne soit laissé pour compte.
    C'est pourquoi je crois que nous ne devons pas uniquement aider les entreprises, mais également le secteur sans but lucratif et les organismes de charité, qui fournissent des services essentiels à la collectivité.
    Le secteur sans but lucratif et caritatif fournit les services essentiels qui comblent les besoins de nos collectivités, mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle le gouvernement devrait continuer à bâtir des partenariats solides avec ce secteur. En effet, ce secteur joue un rôle important dans notre économie, puisqu'il emploie plus de 1,5 million de personnes et génère près de 100 millions de dollars, soit 7 p. 100 de notre PIB. Il génère plus de revenus que le secteur touristique, le secteur de l'automobile ou le secteur agricole.
    Il est dans l'intérêt de tous d'avoir un réseau dynamique, novateur et réceptif d'organismes de charité ou sans but lucratif.
     Ma motion, la motion no 559, n’est qu’un autre outil pour renforcer le soutien fourni par le gouvernement aux organismes caritatifs. Je crois que le gouvernement devrait trouver des moyens pour promouvoir encore davantage les dons de charité, de même que pour encourager les Canadiens à appuyer les causes qui sont importantes à leurs yeux.
     Pour les Canadiens, les crédits d’impôt ne sont pas la principale motivation à soutenir les organismes caritatifs. Plus de 85 p. 100 des Canadiens font des dons aux organismes caritatifs et la plupart le font par compassion pour les gens dans le besoin, pour aider une cause qui les touche personnellement ou pour redonner à la collectivité.
     Les incitatifs fiscaux jouent tout de même un rôle, en particulier pour les gros donateurs. La réduction puis l’élimination subséquente de l’impôt sur les gains en capital applicable aux dons d’actions publiques se sont traduites par une augmentation substantielle des dons. En effet, Donald K. Johnson, un champion de cette initiative, a estimé que des titres publics d’une valeur de plus de trois milliards de dollars avaient été transférés à des organismes de charité depuis l’introduction de ces mesures en 1997.
     Compte tenu du niveau croissant d’engagement social, de nombreux donateurs planifient désormais leurs dons de façon plus stratégique. Ils recherchent des moyens grâce auxquels leur philanthropie aura un impact concret et incluent les dons de charité dans leurs décisions en matière de planification financière à long terme. Ces modifications offrent une nouvelle façon de donner et favorisent la sensibilisation aux dons planifiés et durables.
     Le crédit d'impôt pour activités de bienfaisance est une autre incitation à faire des dons de charité. Selon l'Enquête canadienne de 2007 sur le don, le bénévolat et la participation, 54 p. 100 des Canadiens donneraient davantage s’ils recevaient un crédit d’impôt plus substantiel en échange de leurs dons.
     J’espère que la motion no 559 amènera le comité à mener une étude permettant d’examiner les multiples aspects des dons de charité, de considérer les coûts et les avantages des changements et de formuler des recommandations sur certaines mesures susceptibles d’accroître le soutien aux organismes caritatifs grâce à notre régime fiscal.
     Bien que les mesures incitatives visant à accroître les dons de charité puissent permettre d’atténuer certaines de leurs difficultés financières, les organismes caritatifs doivent tout de même faire face à des défis complexes. À mesure que la société et les collectivités évoluent, les organismes caritatifs doivent s’adapter à la mutation des besoins et des priorités. Nos organismes communautaires sont sur la ligne de front pour faire face aux réalités et aux défis quotidiens. Ils sont souvent les premiers à identifier de nouveaux domaines de préoccupation et de responsabilité.
     Cependant, ces difficultés suscitent également de nouvelles occasions. Je crois que notre secteur caritatif dispose de l’ingéniosité et de l’imagination nécessaires pour réagir efficacement aux nouveaux problèmes qui surgissent dans nos collectivités. En fait, l’innovation est la solution.

  (1340)  

    Ma circonscription, Kitchener—Waterloo, est bien connue pour son esprit novateur. L'innovation n'y n'est pas limitée au secteur de la haute technologie. Nous avons aussi des organisations qui font preuve d'innovation dans le domaine social et qui élaborent des stratégies créatives afin d'inciter les particuliers et les entreprises à concevoir de nouveaux modèles et à établir des réseaux et des partenariats afin de répondre aux besoins changeants de notre collectivité.
    Capacity Waterloo Region est l'une de ces organisations. Même si c'est une nouvelle organisation, elle fait déjà des vagues en suscitant le dialogue et la discussion et en faisant naître, par la collaboration, des occasions de changement.
    En tant que gouvernement, nous devons renforcer davantage les partenariats que nous avons établis avec ce secteur, nous devons mieux l'appuyer et mieux l'outiller afin qu'il puisse remplir le rôle que notre société lui demande de remplir, et nous devons travailler ensemble afin d'assurer la meilleure qualité de vie qui soit à tous les Canadiens.
    Dans la région de Waterloo, nous avons eu la grande chance de profiter du leadership de M. David Johnston, l'ancien président de l'Université de Waterloo, qui croit à la participation de tous à la vie communautaire, et qui travaillait en ce sens.
    C'est maintenant notre gouverneur général, et il en est très fier. Sa vision du Canada, une nation éclairée et bienveillante, nous incite tous à contribuer à l'édification d'une société où tous les Canadiens pourraient développer leur potentiel, où tous les Canadiens seraient à même de réussir et où tous les Canadiens pourraient servir leur famille, leur collectivité et leur pays.
    Dans ma collectivité, et d'un bout à l'autre du Canada, nous sommes chanceux de pouvoir compter sur un grand nombre de bénévoles et d'organisations qui répondent avec dévouement aux besoins des autres et qui aident à bâtir des collectivités en santé, fortes et compatissantes.
    Je tiens à profiter de l'occasion pour remercier tous les gens qui travaillent dans des organismes de charité dans la région de Waterloo. Ils font une différence dans notre communauté et aident à faire en sorte qu'elle continue d'être un endroit où il fait bon vivre, travailler et élever nos familles.
    En tant que député de Kitchener—Waterloo, je suis résolu à resserrer les partenariats avec les nombreuses organisations présentes dans ma communauté, à souligner leurs réalisations, à écouter leurs idées et leurs suggestions et à travailler avec elles pour veiller à ce que leur voix soit entendue à Ottawa.
    Alors que notre économie reprend de la vigueur, le moment est venu de collaborer et de renforcer nos partenariats pour que tous les membres de notre société puissent jouir des avantages de la relance et des occasions qu'engendrera un avenir prospère.
    En terminant, je demande à tous les députés d'appuyer la motion no 559, que j'ai présentée. Je pense qu'il nous incombe tous, en tant que députés, d'étudier cette question qui pourrait avoir une incidence profonde sur les organismes de charité, qui font une contribution remarquable dans toutes les collectivités du Canada. J'encourage tous mes collègues de la Chambre à participer pleinement à ce dialogue important dans le but d'aider nos organismes de charité et que de travailler avec eux pour améliorer notre société.

  (1345)  

    Monsieur le Président, je remercie mon collègue d'avoir présenté cette motion. En tant que membre du Comité des finances, je sais que bon nombre de groupes se sont présentés devant le comité pour proposer des modifications.
    Le premier élément de cette motion porte sur la possibilité d'apporter des changements au montant du crédit d’impôt pour don de charité ou, comme on le dit parfois, de simplement accroître les taux du crédit. Certains soulignent toutefois que, en augmentant le taux du crédit, on cherche simplement à accroître les dons de ceux qui donnent déjà généreusement. Toutefois, des groupes comme Imagine Canada ont déjà proposé une mesure qu'ils appellent le crédit allongé, afin d'encourager davantage de Canadiens à faire des dons et d'inciter ceux qui donnent déjà à donner plus.
    Le député a-t-il songé à la possibilité d'adopter une mesure semblable plutôt que de modifier les taux du crédit d'impôt?
    Monsieur le Président, je suis parfaitement au courant de la proposition formulée par Imagine Canada sur le crédit allongé. D'ailleurs, ma motion demande au Comité des finances de faire l'étude de ces diverses mesures, y compris la possibilité de revoir ou d'accroître le montant du crédit d’impôt pour don de charité. Je m'attends certainement à ce que le comité se penche sur la proposition d'Imagine Canada dans le cadre de son étude.
    J'aimerais également revenir sur une statistique dont j'ai parlé dans mes commentaires. Les diverses études et recherches qui ont été menées sur la question indiquent que 54 p. 100 des Canadiens feraient des dons plus élevés si les incitatifs fiscaux étaient bonifiés. Nous ne devons pas l'oublier.
    La deuxième partie importante de l'étude portera sur la possibilité d’étendre l'exemption pour gains en capital aux actions d’entreprises privées. Je crois qu'une telle mesure pourrait donner de bons résultats.
    Monsieur le Président, je sais gré au député de Kitchener—Waterloo du travail qu'il a fait sur la motion no 559. Toutefois, avant que les organismes de charité puissent espérer des résultats de cette démarche, j'aimerais savoir si le député a fait part de cette idée au ministre des Finances et à d'autres fonctionnaires.
    Nous savons que le gouvernement contrôle tout de très près et je ne crois vraiment pas que le député ait tout simplement proposé cette idée sans la soumettre d'abord au secrétaire parlementaire et au ministre des Finances. Ainsi, avant de créer de faux espoirs chez les organismes de charité, j'aimerais que le député confirme qu'il a fait approuver cette idée par le ministre des Finances et le secrétaire parlementaire.
    J'aimerais aussi connaître le montant du manque à gagner, de la perte de recettes fiscales, qui en résulterait. Nous avons un déficit de 56 milliards de dollars. Le député a assurément une idée de l'ampleur de la perte que le gouvernement essuierait suite à ces modifications.
    Monsieur le Président, je dirai simplement que j'espère que mes collègues d'en face, dont les néo-démocrates, appuient autant cette motion que les députés conservateurs, y compris le ministre des Finances.
    Quant aux coûts potentiels, je répète que la motion demande au Comité des finances d'étudier les nouvelles mesures qui pourraient être envisagées. Dans le cadre de cette étude il y aura bien sûr une analyse coûts-avantages, mais j'ajouterai qu'il y a également lieu de prendre en considération les coûts que doit assumer la population et l'intérêt public.
    Monsieur le Président, je suis ravi de parler de la motion no M-559, qui porte ostensiblement sur la manière dont nous pourrions améliorer les incitatifs fiscaux accordés au titre des dons de charité. Les deux propositions à l'étude seraient d'ordre général, à savoir la possibilité de changer le montant du crédit d’impôt pour don de charité et la possibilité d'étendre l'exemption pour gains en capital aux actions d’entreprises privées et aux biens immobiliers dont il est fait don à un organisme de charité.
    Le Comité des finances a effectué ses consultations prébudgétaire. Il a reçu quelque 450 mémoires et il a entendu de 150 à 160 témoins. Bon nombre d'intervenants ont demandé qu'on apporte des changements au traitement du secteur caritatif. Le comité a déjà rédigé un rapport préliminaire dont il présentera bientôt la version finale. Par conséquent, il est impossible d'entreprendre une telle étude; il faudrait la reporter à un peu plus tard.
    Cela dit, pour éviter de laisser entendre que le comité rejetterait la motion, rappelons qu'il y a le deuxième projet de loi d'exécution du budget. Par surcroît, le ministre et des fonctionnaires comparaîtront bientôt devant le comité à ce sujet.
    Il serait cependant intéressant d'étudier la question sous cet angle, et j'ai justement avec moi quelques statistiques sur les dons faits par les Canadiens. Le don annuel moyen s'élève à 437 $, tandis que le don médian s'élève de son côté à 120 $ et que la moitié de ceux qui donnent 120 $ ou moins représentent à peine 5 p. 100 des dons totaux. Ceux qui donnent plus de 1 000 $, c'est-à-dire 10 p. 100 de tous les donateurs, comptent au contraire pour 62 p. 100 du total. Bref, on voit que le lien entre les dons et le revenu est direct. Personnellement, je suis loin d'être certain que ce serait le meilleur moyen de recueillir plus d'argent. Quoi qu'il en soit, ce sont autant d'éléments qui méritent qu'on s'y attarde et pour lesquels il serait possible de faire des gains en efficience.
    J'ai également consulté le rapport de l'institut C. D. Howe, ne serait-ce que pour donner au député une idée du nombre de gens qui se sont penchés sur la question. Le Canada compte environ 80 000 organismes caritatifs enregistrés, dont les revenus annuels combinés se chiffrent à 100 milliards de dollars; si on ajoute l'actif net à cette somme, le secteur caritatif canadien équivaut peu ou prou à la valeur de l'économie de la Colombie-Britannique. Bref, on parle de beaucoup d'argent.
    Comme d'autres l'ont souligné avant moi, la situation économique actuelle doit entrer en ligne de compte, car si on augmente le crédit d'impôt pour don de charité ou si on élargit l'éventail de biens pouvant être considérés comme un don ou donnant droit à un crédit, l'État devra composer avec un manque à gagner.
    Clairement, il s'agit avant tout de déterminer si nous donnons suffisamment de ressources au secteur caritatif pour lui permettre d'accomplir ses objectifs, et c'est, je pense, ce que veulent les Canadiens. Il y a beaucoup de travail à faire. C'est une entreprise de taille qu'il ne faut pas prendre à la légère et que le Comité des finances ne prendrait pas à la légère, mais il est probable que celui-ci doive déléguer certaines responsabilités à ceux qui savent travailler avec les chiffres, comme l'Institut C.D. Howe.
    J'aimerais également souligner, comme le sait le député, qu'on a proposé diverses façons de venir en aide au secteur caritatif. J'ai constaté qu'elles mettaient en jeu des principes fiscaux. Trois des modèles étaient intéressants, et si je précise cela, c'est pour que le député comprenne combien de personnes s'intéressent à la question.
    Le premier modèle consisterait à accorder un crédit d'impôt proportionnel à la mesure dans laquelle les organismes de bienfaisance améliorent la qualité de vie des citoyens. Il y a un lien de cause à effet. Si un organisme améliore la qualité de vie des citoyens, on accorde un plus gros crédit d'impôt. Voilà le premier modèle.
    Le deuxième modèle dépend moins du montant des dons. Selon le coût des dons après impôt, le montant du crédit d'impôt pourra diminuer. Il sera fonction du coût financier pour le gouvernement.

  (1350)  

    Le troisième modèle que j'ai noté reposerait sur la redistribution. Si on aspire à ce modèle, les organismes caritatifs qui bénéficient des largesses de donateurs très fortunés qui contribuent à ces derniers de façon disproportionnée devraient bénéficier d'une aide fiscale moins élevée que les autres. Certains réussissent mieux que d'autres et ont de l'argent à ne plus savoir quoi en faire car ils touchent une corde sensible, et il se trouve que c'est à leur avantage. C'est une autre façon d'aborder cette question.
    Je tiens à dire officiellement, comme le député le sait très bien, j'en suis sûr, que certains ont exprimé par écrit leur préoccupation concernant la question de l'éthique au sein des organismes caritatifs. Sans vouloir généraliser, certains sont convaincus que nous ne devrions pas envisager d'apporter d'autres changements avant que d'autres mesures ne soient prises pour améliorer la transparence et la gouvernance au sein de ces organismes.
    Le député sait certainement aussi que le Comité des finances est actuellement saisi d'un projet de loi d'initiative parlementaire concernant la rémunération des cadres des organismes caritatifs et les coûts globaux de leur fonctionnement et qu'il devrait l'étudier d'ici la fin de novembre. Je sais que l'Agence du revenu du Canada a des points de repère. Si un organisme caritatif utilisait 75 p. 100 des contributions pour couvrir ses coûts de fonctionnement et que sa clientèle cible ne bénéficiait donc que de 25 p. 100 des dons, ce serait très inquiétant. Il y a de nombreuses ramifications, et il y a beaucoup à faire.
    Cela dit, je tiens à rassurer le député en lui disant que j'ai été très impressionné par les témoins qui se sont présentés devant le Comité des finances pour parler du besoin d'améliorer les dispositions concernant les dons de charité. Je connais M. Johnston, qui fréquente le Parlement depuis des années et qui connaît bien des parlementaires. Ses arguments sont très convaincants.
    L'idée d’étendre l'exemption pour gains en capital aux actions d’entreprises privées dépendra, au bout du compte, de son incidence sur le Trésor public et de sa priorité par rapport aux autres besoins des Canadiens, sans parler de l'importance de la responsabilité financière en cette période de difficultés économiques.
    Le député a présenté une excellente motion, mais selon moi, elle représente une vaste entreprise difficilement réalisable et à ne pas prendre à la légère. On pourrait mettre beaucoup de temps à la réaliser. Je ne sais pas si son comité serait prêt à entreprendre une tâche qui pourrait durer des mois, mais je sais qu'il faut tenir compte de la portée et des recommandations.
    Je comprends les motivations du député et je peux lui assurer que je vais voter en faveur du renvoi de sa motion à notre comité. Comme le député et la Chambre le savent, il arrive que les comités fassent rapport à la Chambre de circonstances qui ne leur permettent pas de remplir pleinement leur mandat. Ou alors ils peuvent proposer d'autres moyens de répondre aux questions soulevées par le député relativement à certaines initiatives ou, de façon plus générale, à l'état du secteur caritatif.

  (1355)  

[Français]

    Monsieur le Président, c'est avec plaisir que je prends la parole aujourd'hui au sujet de la motion M-559, déposée le 16 septembre dernier par le député de Kitchener—Waterloo, que je félicite d'ailleurs, concernant les dons de charité.
    La motion demande que le Comité permanent des finances se penche sur les incitatifs fiscaux pour dons de bienfaisance en vigueur actuellement, afin d'examiner les moyens de favoriser une augmentation de ces dons. La motion propose d'examiner plus particulièrement « les changements qu'il serait possible d'apporter au montant du crédit d'impôt pour don de charité » et « la possibilité d'étendre l'exemption pour gains en capital aux actions d'entreprises privées et aux biens immobiliers dont il est fait don à un organisme de charité. » La motion demande en outre que le comité examine les moyens de mettre en oeuvre ces mesures et qu'il fasse rapport de l'ensemble de ses constatations à la Chambre.
    Je peux affirmer que le Bloc québécois appuiera cette motion, car il reconnaît le rôle essentiel joué par les organismes de bienfaisance dans la société québécoise et ailleurs dans le monde. Pour n'en nommer que quelques-uns, les associations de bénévoles, Centraide, Jeunesse au Soleil, les fondations caritatives et les organismes d'aide internationale, tels Oxfam-Québec et la Croix-Rouge, effectuent un travail inestimable pour la société.
    Au Québec, on peut compter sur le dévouement de 16 000 organismes de bienfaisance enregistrés auprès de l'Agence du revenu du Canada. Le Bloc québécois estime qu'il est essentiel que ces organismes puissent se concentrer sur leurs activités plutôt que sur la chasse continuelle au financement.
    Dans cette optique, nous avons appuyé la campagne visant l'élimination de l'impôt sur les gains en capital dans le cas de dons de biens immobiliers et d'actions de sociétés fermées à des organismes de charité. En plus, le Bloc québécois est ouvert à l'idée d'un crédit d'impôt allongé pour les dons de charité. C'est pourquoi il nous semble opportun que le Comité permanent des finances se penche sur ces mesures.
    Le Bloc québécois est à l'écoute des organismes de bienfaisance qui n'hésitent pas à nous communiquer leurs demandes en matière de financement ainsi que leurs doléances vis-à-vis du gouvernement conservateur. Puisque ces organismes sont les principaux concernés par les questions de financement, nous croyons qu'il est essentiel de les inviter à comparaître en comité afin de tenir compte de leur évaluation des mesures proposées dans la motion.
    Les organismes de bienfaisance ont tous besoin d'un financement prévisible et à long terme pour accomplir leurs missions respectives. Pour cette raison, le Bloc québécois, dans le cadre de ses attentes budgétaires de 2010, a exigé que le gouvernement fédéral cesse de prolonger de manière temporaire certains programmes et de garder le secret sur ses intentions quant au financement des organismes qui dépendent exclusivement ou partiellement des fonds fédéraux. Le gouvernement crée ainsi de l'insécurité auprès des plus démunis et des groupes communautaires et organismes de bienfaisance qui leur viennent en aide.
    En réaction au budget de 2010, le Bloc québécois déplorait que le gouvernement n'ait pas tenu compte de la question du financement des organismes de bienfaisance. La survie de ces organisations est d'autant plus importante dans un contexte où le gouvernement conservateur a recours à de mauvaises méthodes pour réduire le déficit, ce qui pourrait mener à une réduction des services à la population, par exemple, les décisions relatives au transfert en santé.
    De plus, il y a lieu de s'inquiéter du désengagement important du gouvernement conservateur dans le dossier de l'aide internationale et de la politique de la peur imposée aux organismes non gouvernementaux. Le gouvernement conservateur tient les différents groupes et organismes non gouvernementaux sur la corde raide afin de leur imposer sa vision et ses valeurs. Des ONG réputés comme KAIROS et Alternatives, qui sont enregistrés comme organismes de bienfaisance, ne partagent pas l'idéologie conservatrice et ont vu leur financement réduit drastiquement pour des motifs idéologiques.

  (1400)  

    On a le même son de cloche du côté des groupes de femmes. Alors que, d'une main, le gouvernement coupe le financement de plus de 12 groupes de femmes, de l'autre, il finance des groupes religieux. Comme l'a si bien dit la sénatrice conservatrice Nancy Ruth, sous les conservateurs, il faut fermer sa gueule si on ne veut pas perdre son financement.
    Le Bloc québécois a demandé au gouvernement fédéral de mettre en place un plan réaliste visant l'atteinte de la cible fixée par l'ONU, soit de verser 0,7 p. 100 du produit national brut à l'aide publique au développement le plus rapidement possible.
    Le gouvernement fédéral, qui refuse d'accorder ces hausses budgétaires à son enveloppe d'aide au développement, nuit grandement au travail primordial des organismes de bienfaisance oeuvrant dans les pays en voie de développement.
    Il nous semble donc opportun que le Comité permanent des finances se penche sur les changements qu'il serait possible d'apporter au montant du crédit d'impôt pour dons de charité, notamment par le biais d'un crédit d'impôt allongé, et aussi sur l'exemption pour gain en capital aux actions d'entreprise privée et aux biens immobiliers dont il est fait don à un organisme de charité.
    L'examen de cette motion en comité nous permettra de nous assurer que les mesures visant à augmenter les dons aux organismes de bienfaisance s'inscrivent dans un cadre budgétaire rigoureux, élaboré de manière responsable, de façon à ne pas plonger le gouvernement fédéral dans des déficits récurrents.
    Le Bloc québécois a toujours effectué un travail rigoureux. D'ailleurs, nos engagements sont toujours chiffrés et notre plateforme électorale est accompagnée d'un cadre financier strict. C'est ce qui nous guidera dans l'étude de cette motion.
    Le Bloc québécois reconnaît l'importance du rôle joué par les organismes de bienfaisance. Dans la société québécoise et ailleurs dans le monde, ceux-ci accomplissent des missions fondamentales. À titre d'exemple, dans la foulée du séisme qui a fait plus de 250 000 morts en Haïti le 12 janvier dernier, les Québécoises et Québécois se sont tournés vers les organismes de bienfaisance pour offrir leur soutien aux sinistrés. Ils ont contribué à hauteur de 66 millions de dollars aux organisations humanitaires et de développement qui portent secours aux sinistrés. Cette somme équivaut à environ 25 p. 100 de tous les fonds recueillis au Canada.
    Le Bloc québécois estime que le gouvernement conservateur nuit, par certaines de ses politiques, au travail des organismes de bienfaisance.
    La survie de ces organisations est encore plus importante dans le contexte où le gouvernement conservateur a souvent recours à des moyens pour réduire le déficit. Or ce dernier pourrait se traduire par des réductions de services à la population.
    Le Bloc québécois désire que le Comité permanent des finances discute des propositions contenues dans la motion.
    D'ailleurs, à titre de membre du Comité permanent des finances, j'entrevois interroger tous les témoins qui viendront enrichir nos idées sur les missions qu'ils accomplissent et le rôle qu'ils jouent dans notre société. Ils pourront aussi nous éclairer davantage sur les dispositions les concernant reliées à l'Agence du revenu du Canada.
    On comprend donc que le Bloc québécois votera nécessairement en faveur de cette motion, dont nous sommes fiers de discuter ici, à la Chambre.

  (1405)  

[Traduction]

    Monsieur le Président, je suis très fier de prendre la parole au nom des habitants de Timmins—Baie James qui m'ont élu et envoyé ici pour exprimer leurs préoccupations et examiner les projets de loi qui nous sont soumis.
    Je suis fier de me prononcer sur la motion no 559, qui porte sur les organismes de charité et la facilitation des dons à ces organismes, et sur le renvoi de la question au Comité des finances.
    Il est clair que cette question doit être soumise au Comité des finances. Des questions seront posées au sujet de l'efficacité de la mesure proposée, mais si nous entendons des témoins et si les quatre partis travaillent ensemble, nous pourrions améliorer le rôle des organismes de charité.
    Je pense au travail phénoménal qui se fait dans ma circonscription, celle de Timmins—Baie James. Je commencerai en parlant de la Lord's Kitchen, un organisme qui est encore dans le sous-sol de la vieille église de la Nativité, même si les paroissiens ont été transférés à l'église St-Antoine. Certains diront que la Lord's Kitchen Society est un organisme de charité, mais je la vois plutôt comme un centre communautaire où des personnes âgées et de jeunes Autochtones se rencontrent, où des familles viennent tenir leurs soupers hebdomadaires. C'est un des milieux les plus accueillants qu'il m'ait été donné de voir.
    Je pense à Ed Ligocki, de South Porcupine, qui administre la Good Samaritan Inn depuis dix ans, et au travail extraordinaire que cet organisme fait pour les sans-abri.
    L'itinérance n'est pas un phénomène propre aux centres urbains. Cela existe dans le Nord et, évidemment, nous voyons un nombre ahurissant de sans-abri dans les collectivités autochtones. Nous voyons le travail de bienfaisance qui se fait au niveau de la communauté, mais ce travail se fait à différents niveaux qui montrent bien toute la complexité de la question des dons de charité au Canada. On pourrait donner comme exemples le Literacy Council of South Temiskaming, qui fait du bon travail, le groupe de danses écossaises de Timmins qui amasse des fonds cette semaine pour la Fondation des maladies du coeur, ou encore le Cochrane Temiskaming Children's Treatment Centre, qui fait un travail remarquable en fournissant des services intégrés pour les enfants du Nord.
    Dans toute la vaste région de Timmins—Baie James, il y a des bénévoles qui font une grande partie du travail à accomplir pour que la société civile soit une société vraiment humaine où on s'occupe des laissés pour compte. Je mentionne aussi le soutien des arts et les organisations culturelles de notre région. Nous voulons que les gens soient en mesure de continuer de donner de l'argent.
    À la lecture de cette motion, je me demande, entre autres, s'il ne serait peut-être pas plus utile de commencer par tirer au clair ce qui devrait être considéré comme un organisme de charité et ce qui ne devrait pas l'être. De nombreux groupes se font concurrence pour obtenir le statut d'organisme de bienfaisance et certains d'entre eux ne devraient peut-être pas avoir le droit de recueillir des dons de charité. Cela laisserait peut-être plus d'argent pour les groupes qui sont légitimement des oeuvres de bienfaisance, si l'on tirait ce point au clair.
    Un des groupes dont le nom me vient à l'esprit est l'Institut Fraser. Celui-ci prétend avoir pour vocation de représenter le marché libre. Évidemment, il s'en prend à tout ce qu'il y a d'institution publique, mais en se faisant passer pour un organisme de charité. Je m'intéresse à sa source de financement.
    Il est très inquiétant de penser que la pétrolière Exxon Mobil puisse contribuer par l'entremise de l'institut au financement de soi-disant études sur les changements climatiques. On sait à quoi ressemblent les études de l'Institut Fraser sur les changements climatiques. L'Institut Fraser s'en est même pris au Protocole de Kyoto. Voici une citation à l'appui:
    Les activistes du climat exagèrent la probabilité qu'il existe un lien entre l'activité humaine et les changements climatiques.
    Exxon Mobil a littéralement acheté l'institut, et je ne voudrais certes pas que cette société puisse profiter d'autres ententes de bienveillance pour verser des fonds à l'Institut Fraser.
    La multinationale du tabac Rothmans et Philip Morris est un autre groupe qui finance l'Institut Fraser. Cet institut, qui sert de couverture aux grands fabricants de tabac, a mené le soi-disant combat contre les règlements municipaux visant à lutter contre le tabagisme au Canada. Nous savons que la fumée secondaire directe a causé la mort brutale de plusieurs serveuses et employés du secteur des services, mais cela n'a pas empêché l'Institut Fraser d'empocher l'argent de Rothmans tout en se présentant devant les micros de la radio et de la télévision en tant que tiers impartial qui se contente de donner son opinion.

  (1410)  

    Ces groupes de réflexion de droite ne me dérangent pas. Par contre, ce qui me dérange, c'est qu'ils obtiennent de l'argent des sociétés, sous forme de dons de charité, et qu'ils s'en servent pour, au fond, corrompre un bon processus public.
    En raison des liens que semble entretenir l'Institut Fraser avec la multinationale du tabac Rothmans et Philip Morris et les grandes pétrolières, je refuse catégoriquement qu'on alloue à cet institut quelque don de charité que ce soit. C'est une insulte au travail phénoménal que font les organismes de charité légitimes.
    Je pense que si nous nous débarrassons des pommes pourries qui utilisent à mauvais escient leur statut d'organisme de charité à des fins politiques, nous pourrons peut-être garantir que l'argent est versé à des organismes comme la Société canadienne de l'ouïe ou l'Institut national canadien pour les aveugles, qui font un travail phénoménal. L'argent qui leur est alloué joue un rôle vital et important. Je pense à des groupes comme celui qui, à Timmins, s'occupe des personnes épileptiques ou ayant subi un traumatisme crânien et qui fait un travail extraordinaire avec peu de ressources. S'il n'avait pas le statut d'organisme de charité, il ne pourrait pas poursuivre son travail.
    Je pense à tous les groupes, partout dans le Témiscamingue, qui travaillent avec les banques alimentaires. Par exemple, la banque alimentaire de Cochrane dans notre région est un centre de distribution qui achemine des aliments partout dans le Nord. Elle aide à approvisionner les banques alimentaires d'Iroquois Falls, de Timmins, d'Englehart, de New Liskeard et de Kirkland Lake. Ces gens font du bénévolat, jour après jour. Il y a toujours beaucoup de bénévoles à l'oeuvre à la banque alimentaire de Cochrane, quel que soit le jour de la semaine. Ils accomplissent un travail phénoménal.
    Si, par l'intermédiaire du Comité des finances, il y a une manière d'aider des organisations comme la banque alimentaire de Cochrane, la Fondation des maladies du coeur et le Seizure and Brain Injury Centre de Timmins en changeant les mesures fiscales, le Nouveau Parti démocratique et moi-même serions certainement prêts à le faire.
    Nous devons cependant combler les lacunes pour que les mauvais éléments, qui abusent du titre d'organisme de charité au nom des grandes entreprises pétrolières et des grandes compagnies de tabac et qui ne sont, somme toute, que des façades d'où partent tous les discours dont les néo-conservateurs gavent les Canadiens quotidiennement, ne puissent utiliser les organismes de charité comme paravent. Ils devraient être obligés d'affronter la concurrence sur le marché avec leurs idées bidons.
    Si la société Rothmans veut donner de l'argent à des façades comme l'Institut Fraser afin d'aider des groupes comme le Parti conservateur, elle devrait payer le plein prix pour ce faire. On ne devrait pas accorder d'incitatifs fiscaux pour ce type d'aide détournée.
    C'est une insulte aux bénévoles et aux gens qui font un si bon travail et aux gens qui donnent de bon coeur, jour après jour, sans penser aux gains personnels qu'ils pourraient faire, et ce, à la différence de nos amis de Rothmans ou de l'Institut Fraser, ou à ceux de l'industrie pétrolière qui refilent de l'argent à l'Institut Fraser et s'attendent à recevoir des crédits d'impôt pour avoir abusé des avantages du processus public.

  (1415)  

    Monsieur le Président, je préfère parler de la motion plutôt que de répondre aux divagations idéologiques du député néo-démocrate.
    Je veux déclarer mon appui ferme envers la motion d'aujourd'hui, qui a été présentée par le député de Kitchener—Waterloo. Cette motion n'a rien à voir avec l'Institut Fraser ou Greenpeace, dont le député a évité de parler. Je ne crois pas que nous voulons parler de la source de financement de cet organisme.
    Laissez-moi d'abord féliciter le député de Kitchener—Waterloo pour son travail acharné sur cette motion et son objectif noble d'aider le secteur caritatif du Canada. Depuis son élection en 2008, le député a représenté ses électeurs de manière efficace et intelligente. Il s'est assuré que leurs voix soient entendues à Ottawa et que leurs préoccupations soient prises en considération. Il ne fait aucun doute que les électeurs de Kitchener—Waterloo ont un bon représentant au Parlement qui fait passer leurs intérêts en premier.
    La motion d'aujourd'hui demande au Comité des finances, dont je suis membre, d’entreprendre une étude sur les dons de charité au Canada. Plus particulièrement, elle demande au comité d'examiner la façon d'accroître l'efficacité des incitatifs fiscaux actuellement accordés en vue de favoriser une augmentation des dons.
    Contrairement à certaines autres propositions d'initiatives parlementaires que nous voyons trop souvent au Parlement, surtout de la part de l'opposition, voilà une façon intelligente d'élaborer de bonnes politiques publiques. Plutôt que de dicter une solution à un problème, le député de Kitchener—Waterloo demande au Comité des finances de commencer par étudier la question. Il demande des audiences pour s'adresser directement aux Canadiens et pour que les spécialistes, c'est-à-dire les intervenants du secteur caritatif, puissent être entendus et ce, par des députés de tous les partis.
    Je crois qu'il est bien de collaborer, de consulter les Canadiens, d'examiner les faits, de prendre en considération les coûts et de faire tout cela sur la tribune publique ouverte du Comité des finances. Je vois cela comme une façon positive et constructive de cerner cette question. Je suis certain que les autres membres de mon comité s'empresseront d'entreprendre une telle étude et veilleront à ce qu'elle soit complète.
    Encore une fois, j'appuie vivement la motion et j'espère sincèrement que tous les députés en feront autant.
    Pour le reste de cette intervention, à titre d'information, j'aimerais présenter des renseignements généraux sur le cadre qui régit les dons aux organismes de charité au Canada et sur l'efficacité des incitatifs fiscaux au titre des dons.
    D'abord et avant tout, les parlementaires reconnaissent depuis longtemps la grande importance et l'excellent travail des organismes de charité à l'échelle du pays. En ce moment, plus de 85 000 organismes de charité sont enregistrés auprès de l'Agence du revenu du Canada. Le fait d'être ainsi enregistré leur accorde le privilège unique d'émettre des reçus d'impôts aux donateurs.
    Quant aux donateurs, ils peuvent réclamer un crédit d'impôt pour leurs dons à des organismes de charité enregistrés, ce qui réduit le montant d'impôt qu'ils paient. Je tiens à faire remarquer que même si les Canadiens peuvent bénéficier d'avantages fiscaux en raison de leurs dons, dans la plupart des cas, cet aspect ne revêt qu'une importance secondaire.
    Pour citer Peter Nicholson, conseiller d'expérience en placements:
    La dernière raison pour laquelle une personne va faire un don, c'est parce qu'elle veut bénéficier d'un allègement fiscal. Je montre aux clients comment faire des dons, mais avant cela, ils doivent décider “pourquoi“ donner et “à qui“ donner; ces décisions sont fondées sur les émotions.
    De toute évidence, les Canadiens soutiennent les oeuvres de charité parce qu'ils souhaitent aider leur prochain ou défendre les causes qui leur tiennent à coeur. Ne vous y trompez pas, les Canadiens sont convaincus de l'importance des oeuvres caritatives.
    C'est la raison pour laquelle les Canadiens comptent parmi les gens les plus généreux dans le monde. En fait, selon les chiffres récents de l'indice mondial de la philanthropie de 2010, le Canada se classe au troisième rang des 153 pays comparés pour ce qui est de la générosité de leurs citoyens et du bénévolat pratiqué par ces derniers.
    Comme je l'ai déjà souligné, le système fiscal encourage les Canadiens à appuyer le secteur caritatif en leur permettant de réclamer un crédit d'impôt pour les dons de charité. Par exemple, le crédit d’impôt pour don de charité permet aux Canadiens d'augmenter le montant de leurs dons puisqu'ils profitent alors d'un allégement fiscal. Ce crédit représente un allégement fiscal de 15 p. 100 sur la première tranche de 200 $ et de 29 p. 100 sur les montants supérieurs. L'aide fiscale moyenne accordée par les deux ordres de gouvernement est d'environ 46 p. 100 pour les dons supérieurs à 200 $.

  (1420)  

    En plus des incitatifs fiscaux généralement prévus pour les dons de charité, on a ajouté des incitatifs spéciaux pour encourager les Canadiens à donner certains biens. Les dons de terres écosensibles, de biens culturels canadiens et de valeurs mobilières cotées en bourse sont généralement exonérés de l'impôt sur les gains en capital, ce qui signifie que l'aide fiscale totale accordée pour ce genre de dons peut être plus élevée, et même atteindre 60 p. 100 de la valeur du don.
    Depuis son arrivée au pouvoir en 2006, le gouvernement conservateur a pris des mesures importantes pour renforcer cette structure en augmentant les incitatifs fiscaux afin d'appuyer le rôle important que les organismes de charité jouent dans les diverses collectivités du pays. Nous avons par exemple supprimé l'impôt sur les gains en capital dans le cas de dons de valeurs mobilières cotées en bourse et de titres échangeables à des organismes de charité ou des fondations privées. Nous avons également étendu l'exemption aux dons de terres écosensibles à des organismes publics de conservation.
    Je souligne que les mesures prises par le gouvernement conservateur ont été bien accueillies par les organismes de charité canadiens.
    Les Fondations communautaires du Canada ont souligné à cet égard qu'une telle mesure assurerait la croissance de la philanthropie et viendrait en aide aux organismes de charité du pays. Nous sommes tous gagnants lorsque le gouvernement encourage les gens à faire preuve de générosité. L'annonce de cet allégement fiscal est une bonne nouvelle.
    Ces mesures ont déjà un effet positif sur les dons de charité au Canada.
    Par exemple, s'exprimant au sujet du changement que nous avons apporté en 2006 pour encourager les dons de valeurs mobilières cotées en bourse, la Saskatoon Community Foundation a fait la déclaration publique suivante: « En moins de deux ans, les dons de valeurs mobilières ont fait augmenter de plusieurs centaines de milliers de dollars les ressources de l'organisme. Jusqu'ici, nous avons reçu certains dons très importants. »
    Nous avons poursuivi nos efforts en vue d'appuyer les organismes de charité plus tôt cette année, dans le cadre du budget de 2010. C'est ce que nous avons fait en réformant en profondeur les règles concernant le contingent des versements pour les organismes de charité et en allégeant les formalités administratives qui leur sont imposées afin qu'ils puissent consacrer plus de temps et de ressources à leurs activités de bienfaisance. Il est désormais plus facile pour ces organismes de recueillir les fonds dont ils ont besoin pour aider les gens les plus nécessiteux. Cette mesure a également été très bien accueillie par les organismes de charité.
    L'Armée du Salut, un des plus grands organismes de charité du Canada, estime que la réforme lui permettra de disposer d'une plus grande marge de manoeuvre afin de répondre aux besoins des Canadiens, ce qui lui permettra également de mieux servir ses clients répartis dans 400 collectivités canadiennes.
    Nous avons également pris des mesures pour stimuler les dons lors des crises qui ont frappé Haïti et le Pakistan en apportant une contribution équivalente aux dons des Canadiens pour soutenir les opérations de secours.
    De toute évidence, le gouvernement conservateur a fait beaucoup pour soutenir les organismes de charité et les dons de charité au Canada. Néanmoins, nous reconnaissons qu'il est toujours important de déterminer s'il convient d'accroître les dons de charité au Canada pour que le secteur des oeuvres de bienfaisance continue d'être dynamique. C'est pourquoi j'appuie fortement la motion présentée aujourd'hui, car elle demande au Comité des finances d'étudier cette question.
    Qui plus est, je suis persuadé que les membres du Comité des finances, dont je fais partie, vont examiner soigneusement non seulement l'efficacité des nouvelles mesures que nous pourrions proposer, mais aussi leur coût, afin de s'assurer qu'elles sont abordables et viables.
    Je souhaite vivement que la motion soit adoptée et que nous puissions entreprendre cette étude. Je félicite de nouveau le député de Kitchener—Waterloo du leadership dont il fait preuve à l'égard de cette question et de l'excellent travail qu'il réalise au Parlement au nom de ses électeurs.

  (1425)  

    Monsieur le Président, je tiens à remercier encore une fois le député de Kitchener—Waterloo pour sa motion et les autres intervenants, surtout le secrétaire parlementaire, pour leur contribution.
    On dirait que nous sommes sur la bonne voie. On sait que les dons de charité ont diminué ces dernières années. La récession explique peut-être cette diminution, mais il pourrait y avoir d'autres facteurs qui entrent en ligne de compte.
    Je sais qu'un autre projet de loi qui a été mis à l'étude à la Chambre a trait à la divulgation des salaires versés aux principaux administrateurs et dirigeants. La question est de savoir quelle part des dons recueillis se rend jusqu'aux personnes qu'ils sont censés aider et quelle part sert à des fins administratives.
    Il n'est pas impossible que, lorsque le Comité des finances sera saisi de ces deux projets de loi, nous puissions les considérer comme formant une pièce importante du puzzle. Ce que dit le député est néanmoins valable. Je lui ai posé la question parce que je me demandais s'il s'agissait d'une idée qui lui était venue, une chose qu'il prônait depuis un certain temps, ou si cette idée avait en fait été cautionnée par le ministre des Finances et le secrétaire parlementaire. De toute évidence, le gouvernement est assez favorable à cette idée.
    Nous ne faisons que préconiser une étude. Nous savons tous à quelle allure le gouvernement bouge. Les glaciers se déplacent plus rapidement que le secrétaire parlementaire. Toutefois, je dois reconnaître que dans le dossier des pensions il semble obtenir certains des résultats que les députés du NPD réclament. Nous trouvons son travail plutôt satisfaisant depuis quelque temps, mais malheureusement, ses récents discours sèment des doutes.
    Il y aura probablement des élections dans quelques mois, si bien que les efforts que nous faisons en vue de mener ces projets de loi à terme seront probablement anéantis et que nous serons de nouveau saisis de ces projets de loi après les prochaines élections. Quoi qu'il en soit, il me semble que l'idée proposée est bonne et qu'elle devrait faire son chemin.
    Le Comité des finances examine des études. Nous examinerons les coûts de la mesure et l'impact que cela aurait sur le budget. Le gouvernement n'est pas dans une très bonne position financière, car il a un déficit de 56 milliards de dollars et nous ne savons où nous en serons dans 12 ou 24 mois. Lorsque cette étude aura pris fin, il se pourrait que les élections aient eu lieu. Les choses pourraient durer pendant quelques années et le gouvernement pourrait finir par dire que la mesure coûtera trop cher, qu'il n'a pas les moyens de renoncer à ces revenus et qu'il va mettre la mesure en oeuvre de façon progressive.
    C'est la réserve que je voulais formuler. Je voulais m'assurer que les députés ne laissent pas entendre aux organismes de bienfaisance qu'ils pourraient être invités à des réunions, bien qu'il en ait déjà qui ont comparu à l'invitation du député, j'en suis sûr, et qu'ils devraient s'attendre à des résultats dans un court délai. Je crois que le député devrait freiner ces attentes, étant donné ce que le gouvernement a fait dans le passé.

  (1430)  

    La période réservée à l'étude des initiatives parlementaires est maintenant écoulée et l'article retombe au bas de la liste de priorité du Feuilleton.
    Comme il est 14 h 30, la Chambre s'ajourne à lundi prochain, à 11 heures, conformément au paragraphe 24(1) du Règlement.
    (La séance est levée à 14 h 30.)

ANNEXE

Liste alphabétique des membres avec leur
Circonscription, province de la circonscription
et l'affiliation politique;
Comités de la chambre,
le comité des Présidents,
membres du ministère et les secrétaires parlementaires


Occupants du Fauteuil

 

Le Président

L'hon. Peter Milliken

 

Le Vice-président et président des comités pléniers

M. Andrew Scheer

 

La vice-présidente des comités pléniers

Mme Denise Savoie

 

Le vice-président adjoint des comités pléniers

M. Barry Devolin

 


Bureau de régie interne

L'hon. Peter Milliken

L'hon. John Baird

Mme Libby Davies

Mme Claude DeBellefeuille

M. Jacques Gourde

M. David McGuinty

L'hon. Gordon O'Connor

M. Joe Preston

M. Marcel Proulx


Liste alphabétique des députés de la chambre des communes

Troisième session, Quarantième Législature

Nom Circonscription Province de la circonscription Affiliation politique
Abbott, L'hon. Jim Kootenay—Columbia Colombie-Britannique PCC
Ablonczy, L'hon. Diane, ministre d’État (Aînés) Calgary—Nose Hill Alberta PCC
Aglukkaq, L'hon. Leona, ministre de la Santé Nunavut Nunavut PCC
Albrecht, Harold Kitchener—Conestoga Ontario PCC
Allen, Malcolm Welland Ontario NPD
Allen, Mike Tobique—Mactaquac Nouveau-Brunswick PCC
Allison, Dean Niagara-Ouest—Glanbrook Ontario PCC
Ambrose, L'hon. Rona, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et ministre de la Condition féminine Edmonton—Spruce Grove Alberta PCC
Anders, Rob Calgary-Ouest Alberta PCC
Anderson, David, secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles et pour la Commission canadienne du blé Cypress Hills—Grasslands Saskatchewan PCC
André, Guy Berthier—Maskinongé Québec BQ
Andrews, Scott Avalon Terre-Neuve-et-Labrador Lib.
Angus, Charlie Timmins—Baie James Ontario NPD
Armstrong, Scott Cumberland—Colchester—Musquodoboit Valley Nouvelle-Écosse PCC
Arthur, André Portneuf—Jacques-Cartier Québec Ind.
Ashfield, L'hon. Keith, ministre du Revenu national, ministre de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique et ministre de la porte d'entrée de l'Atlantique Fredericton Nouveau-Brunswick PCC
Ashton, Niki Churchill Manitoba NPD
Asselin, Gérard Manicouagan Québec BQ
Atamanenko, Alex Colombie-Britannique-Southern Interior Colombie-Britannique NPD
Bachand, Claude Saint-Jean Québec BQ
Bagnell, L'hon. Larry Yukon Yukon Lib.
Bains, L'hon. Navdeep Mississauga—Brampton-Sud Ontario Lib.
Baird, L'hon. John, leader du gouvernement à la Chambre des communes et ministre de l’Environnement Ottawa-Ouest—Nepean Ontario PCC
Beaudin, Josée Saint-Lambert Québec BQ
Bélanger, L'hon. Mauril Ottawa—Vanier Ontario Lib.
Bellavance, André Richmond—Arthabaska Québec BQ
Bennett, L'hon. Carolyn St. Paul's Ontario Lib.
Benoit, Leon Vegreville—Wainwright Alberta PCC
Bernier, L'hon. Maxime Beauce Québec PCC
Bevington, Dennis Western Arctic Territoires du Nord-Ouest NPD
Bezan, James Selkirk—Interlake Manitoba PCC
Bigras, Bernard Rosemont—La Petite-Patrie Québec BQ
Blackburn, L'hon. Jean-Pierre, ministre des Anciens Combattants et ministre d'État (Agriculture) Jonquière—Alma Québec PCC
Blais, Raynald Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine Québec BQ
Blaney, Steven Lévis—Bellechasse Québec PCC
Block, Kelly Saskatoon—Rosetown—Biggar Saskatchewan PCC
Bonsant, France Compton—Stanstead Québec BQ
Bouchard, Robert Chicoutimi—Le Fjord Québec BQ
Boucher, Sylvie, secrétaire parlementaire pour la Condition féminine Beauport—Limoilou Québec PCC
Boughen, Ray Palliser Saskatchewan PCC
Bourgeois, Diane Terrebonne—Blainville Québec BQ
Braid, Peter Kitchener—Waterloo Ontario PCC
Breitkreuz, Garry Yorkton—Melville Saskatchewan PCC
Brison, L'hon. Scott Kings—Hants Nouvelle-Écosse Lib.
Brown, Gordon Leeds—Grenville Ontario PCC
Brown, Lois Newmarket—Aurora Ontario PCC
Brown, Patrick Barrie Ontario PCC
Bruinooge, Rod Winnipeg-Sud Manitoba PCC
Brunelle, Paule Trois-Rivières Québec BQ
Byrne, L'hon. Gerry Humber—St. Barbe—Baie Verte Terre-Neuve-et-Labrador Lib.
Cadman, Dona Surrey-Nord Colombie-Britannique PCC
Calandra, Paul Oak Ridges—Markham Ontario PCC
Calkins, Blaine Wetaskiwin Alberta PCC
Cannan, Ron Kelowna—Lake Country Colombie-Britannique PCC
Cannis, John Scarborough-Centre Ontario Lib.
Cannon, L'hon. Lawrence, ministre des Affaires étrangères Pontiac Québec PCC
Cardin, Serge Sherbrooke Québec BQ
Carrie, Colin, secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé Oshawa Ontario PCC
Carrier, Robert Alfred-Pellan Québec BQ
Casson, L'hon. Rick Lethbridge Alberta PCC
Charlton, Chris Hamilton Mountain Ontario NPD
Chong, L'hon. Michael Wellington—Halton Hills Ontario PCC
Chow, Olivia Trinity—Spadina Ontario NPD
Christopherson, David Hamilton-Centre Ontario NPD
Clarke, Rob Desnethé—Missinippi—Rivière Churchill Saskatchewan PCC
Clement, L'hon. Tony, ministre de l’Industrie Parry Sound—Muskoka Ontario PCC
Coady, Siobhan St. John's-Sud—Mount Pearl Terre-Neuve-et-Labrador Lib.
Coderre, L'hon. Denis Bourassa Québec Lib.
Comartin, Joe Windsor—Tecumseh Ontario NPD
Cotler, L'hon. Irwin Mont-Royal Québec Lib.
Crombie, Bonnie Mississauga—Streetsville Ontario Lib.
Crowder, Jean Nanaimo—Cowichan Colombie-Britannique NPD
Cullen, Nathan Skeena—Bulkley Valley Colombie-Britannique NPD
Cummins, John Delta—Richmond-Est Colombie-Britannique PCC
Cuzner, Rodger Cape Breton—Canso Nouvelle-Écosse Lib.
D'Amours, Jean-Claude Madawaska—Restigouche Nouveau-Brunswick Lib.
Davidson, Patricia Sarnia—Lambton Ontario PCC
Davies, Don Vancouver Kingsway Colombie-Britannique NPD
Davies, Libby Vancouver-Est Colombie-Britannique NPD
Day, L'hon. Stockwell, président du Conseil du Trésor et ministre de la porte d'entrée de l'Asie-Pacifique Okanagan—Coquihalla Colombie-Britannique PCC
DeBellefeuille, Claude Beauharnois—Salaberry Québec BQ
Dechert, Bob, secrétaire parlementaire du ministre de la Justice Mississauga—Erindale Ontario PCC
Del Mastro, Dean, secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine canadien Peterborough Ontario PCC
Demers, Nicole Laval Québec BQ
Deschamps, Johanne Laurentides—Labelle Québec BQ
Desnoyers, Luc Rivière-des-Mille-Îles Québec BQ
Devolin, Barry, Le président suppléant Haliburton—Kawartha Lakes—Brock Ontario PCC
Dewar, Paul Ottawa-Centre Ontario NPD
Dhaliwal, Sukh Newton—Delta-Nord Colombie-Britannique Lib.
Dhalla, Ruby Brampton—Springdale Ontario Lib.
Dion, L'hon. Stéphane Saint-Laurent—Cartierville Québec Lib.
Donnelly, Fin New Westminster—Coquitlam Colombie-Britannique NPD
Dorion, Jean Longueuil—Pierre-Boucher Québec BQ
Dosanjh, L'hon. Ujjal Vancouver-Sud Colombie-Britannique Lib.
Dreeshen, Earl Red Deer Alberta PCC
Dryden, L'hon. Ken York-Centre Ontario Lib.
Duceppe, Gilles Laurier—Sainte-Marie Québec BQ
Dufour, Nicolas Repentigny Québec BQ
Duncan, L'hon. John, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits et ministre de l'Agence canadienne de développement économique du Nord Île de Vancouver-Nord Colombie-Britannique PCC
Duncan, Kirsty Etobicoke-Nord Ontario Lib.
Duncan, Linda Edmonton—Strathcona Alberta NPD
Dykstra, Rick, secrétaire parlementaire du ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration St. Catharines Ontario PCC
Easter, L'hon. Wayne Malpeque Île-du-Prince-Édouard Lib.
Eyking, L'hon. Mark Sydney—Victoria Nouvelle-Écosse Lib.
Faille, Meili Vaudreuil-Soulanges Québec BQ
Fast, Ed Abbotsford Colombie-Britannique PCC
Finley, L'hon. Diane, ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences Haldimand—Norfolk Ontario PCC
Flaherty, L'hon. Jim, ministre des Finances Whitby—Oshawa Ontario PCC
Fletcher, L'hon. Steven, ministre d’État (Réforme démocratique) Charleswood—St. James—Assiniboia Manitoba PCC
Folco, Raymonde Laval—Les Îles Québec Lib.
Foote, Judy Random—Burin—St. George's Terre-Neuve-et-Labrador Lib.
Freeman, Carole Châteauguay—Saint-Constant Québec BQ
Fry, L'hon. Hedy Vancouver-Centre Colombie-Britannique Lib.
Gagnon, Christiane Québec Québec BQ
Galipeau, Royal Ottawa—Orléans Ontario PCC
Gallant, Cheryl Renfrew—Nipissing—Pembroke Ontario PCC
Garneau, Marc Westmount—Ville-Marie Québec Lib.
Gaudet, Roger Montcalm Québec BQ
Généreux, Bernard Montmagny—L'Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup Québec PCC
Glover, Shelly, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien Saint-Boniface Manitoba PCC
Godin, Yvon Acadie—Bathurst Nouveau-Brunswick NPD
Goldring, Peter Edmonton-Est Alberta PCC
Goodale, L'hon. Ralph Wascana Saskatchewan Lib.
Goodyear, L'hon. Gary, ministre d’État (Sciences et Technologie) (Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario) Cambridge Ontario PCC
Gourde, Jacques, secrétaire parlementaire du ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et du ministre du Revenu national Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière Québec PCC
Gravelle, Claude Nickel Belt Ontario NPD
Grewal, Nina Fleetwood—Port Kells Colombie-Britannique PCC
Guarnieri, L'hon. Albina Mississauga-Est—Cooksville Ontario Lib.
Guay, Monique Rivière-du-Nord Québec BQ
Guergis, L'hon. Helena Simcoe—Grey Ontario Cons. ind.
Guimond, Claude Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques Québec BQ
Guimond, Michel Montmorency—Charlevoix—Haute-Côte-Nord Québec BQ
Hall Findlay, Martha Willowdale Ontario Lib.
Harper, Le très hon. Stephen, premier ministre Calgary-Sud-Ouest Alberta PCC
Harris, Jack St. John's-Est Terre-Neuve-et-Labrador NPD
Harris, Richard Cariboo—Prince George Colombie-Britannique PCC
Hawn, L'hon. Laurie, secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale Edmonton-Centre Alberta PCC
Hiebert, Russ Surrey-Sud—White Rock—Cloverdale Colombie-Britannique PCC
Hoback, Randy Prince Albert Saskatchewan PCC
Hoeppner, Candice Portage—Lisgar Manitoba PCC
Holder, Ed London-Ouest Ontario PCC
Holland, Mark Ajax—Pickering Ontario Lib.
Hughes, Carol Algoma—Manitoulin—Kapuskasing Ontario NPD
Hyer, Bruce Thunder Bay—Superior-Nord Ontario NPD
Ignatieff, L'hon. Michael, chef de l'opposition Etobicoke—Lakeshore Ontario Lib.
Jean, Brian, secrétaire parlementaire du ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités Fort McMurray—Athabasca Alberta PCC
Jennings, L'hon. Marlene Notre-Dame-de-Grâce—Lachine Québec Lib.
Julian, Peter Burnaby—New Westminster Colombie-Britannique NPD
Kamp, Randy, secrétaire parlementaire de la ministre des Pêches et des Océans Pitt Meadows—Maple Ridge—Mission Colombie-Britannique PCC
Kania, Andrew Brampton-Ouest Ontario Lib.
Karygiannis, L'hon. Jim Scarborough—Agincourt Ontario Lib.
Keddy, Gerald, secrétaire parlementaire du ministre du Commerce international South Shore—St. Margaret's Nouvelle-Écosse PCC
Kennedy, Gerard Parkdale—High Park Ontario Lib.
Kenney, L'hon. Jason, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme Calgary-Sud-Est Alberta PCC
Kent, L'hon. Peter, ministre d’État des Affaires étrangères (Amériques) Thornhill Ontario PCC
Kerr, Greg, secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants Nova-Ouest Nouvelle-Écosse PCC
Komarnicki, Ed, secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences et de la ministre du Travail Souris—Moose Mountain Saskatchewan PCC
Kramp, Daryl Prince Edward—Hastings Ontario PCC
Laforest, Jean-Yves Saint-Maurice—Champlain Québec BQ
Laframboise, Mario Argenteuil—Papineau—Mirabel Québec BQ
Lake, Mike, secrétaire parlementaire du ministre de l'Industrie Edmonton—Mill Woods—Beaumont Alberta PCC
Lalonde, Francine La Pointe-de-l'Île Québec BQ
Lauzon, Guy Stormont—Dundas—South Glengarry Ontario PCC
Lavallée, Carole Saint-Bruno—Saint-Hubert Québec BQ
Layton, L'hon. Jack Toronto—Danforth Ontario NPD
Lebel, L'hon. Denis, ministre d’État (Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec) Roberval—Lac-Saint-Jean Québec PCC
LeBlanc, L'hon. Dominic Beauséjour Nouveau-Brunswick Lib.
Lee, Derek Scarborough—Rouge River Ontario Lib.
Lemay, Marc Abitibi—Témiscamingue Québec BQ
Lemieux, Pierre, secrétaire parlementaire du ministre de l'Agriculture Glengarry—Prescott—Russell Ontario PCC
Leslie, Megan Halifax Nouvelle-Écosse NPD
Lessard, Yves Chambly—Borduas Québec BQ
Lévesque, Yvon Abitibi—Baie-James—Nunavik—Eeyou Québec BQ
Lobb, Ben Huron—Bruce Ontario PCC
Lukiwski, Tom, secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes Regina—Lumsden—Lake Centre Saskatchewan PCC
Lunn, L'hon. Gary, ministre d’État (Sports) Saanich—Gulf Islands Colombie-Britannique PCC
Lunney, James Nanaimo—Alberni Colombie-Britannique PCC
MacAulay, L'hon. Lawrence Cardigan Île-du-Prince-Édouard Lib.
MacKay, L'hon. Peter, ministre de la Défense nationale Nova-Centre Nouvelle-Écosse PCC
MacKenzie, Dave, secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique Oxford Ontario PCC
Malhi, L'hon. Gurbax Bramalea—Gore—Malton Ontario Lib.
Malo, Luc Verchères—Les Patriotes Québec BQ
Maloway, Jim Elmwood—Transcona Manitoba NPD
Marston, Wayne Hamilton-Est—Stoney Creek Ontario NPD
Martin, L'hon. Keith Esquimalt—Juan de Fuca Colombie-Britannique Lib.
Martin, Pat Winnipeg-Centre Manitoba NPD
Martin, Tony Sault Ste. Marie Ontario NPD
Masse, Brian Windsor-Ouest Ontario NPD
Mathyssen, Irene London—Fanshawe Ontario NPD
Mayes, Colin Okanagan—Shuswap Colombie-Britannique PCC
McCallum, L'hon. John Markham—Unionville Ontario Lib.
McColeman, Phil Brant Ontario PCC
McGuinty, David Ottawa-Sud Ontario Lib.
McKay, L'hon. John Scarborough—Guildwood Ontario Lib.
McLeod, Cathy Kamloops—Thompson—Cariboo Colombie-Britannique PCC
McTeague, L'hon. Dan Pickering—Scarborough-Est Ontario Lib.
Ménard, Serge Marc-Aurèle-Fortin Québec BQ
Mendes, Alexandra Brossard—La Prairie Québec Lib.
Menzies, Ted, secrétaire parlementaire du ministre des Finances Macleod Alberta PCC
Merrifield, L'hon. Rob, ministre d’État (Transports) Yellowhead Alberta PCC
Miller, Larry Bruce—Grey—Owen Sound Ontario PCC
Milliken, L'hon. Peter, Président de la Chambre des communes Kingston et les Îles Ontario Lib.
Minna, L'hon. Maria Beaches—East York Ontario Lib.
Moore, L'hon. James, ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles Port Moody—Westwood—Port Coquitlam Colombie-Britannique PCC
Moore, L'hon. Rob, ministre d'État (Petite Entreprise et Tourisme) Fundy Royal Nouveau-Brunswick PCC
Mourani, Maria Ahuntsic Québec BQ
Mulcair, Thomas Outremont Québec NPD
Murphy, Brian Moncton—Riverview—Dieppe Nouveau-Brunswick Lib.
Murphy, L'hon. Shawn Charlottetown Île-du-Prince-Édouard Lib.
Murray, Joyce Vancouver Quadra Colombie-Britannique Lib.
Nadeau, Richard Gatineau Québec BQ
Neville, L'hon. Anita Winnipeg-Centre-Sud Manitoba Lib.
Nicholson, L'hon. Rob, ministre de la Justice et procureur général du Canada Niagara Falls Ontario PCC
Norlock, Rick Northumberland—Quinte West Ontario PCC
O'Connor, L'hon. Gordon, ministre d’État et whip en chef du gouvernement Carleton—Mississippi Mills Ontario PCC
O'Neill-Gordon, Tilly Miramichi Nouveau-Brunswick PCC
Obhrai, Deepak, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères et de la ministre de la Coopération internationale Calgary-Est Alberta PCC
Oda, L'hon. Bev, ministre de la Coopération internationale Durham Ontario PCC
Oliphant, Robert Don Valley-Ouest Ontario Lib.
Ouellet, Christian Brome—Missisquoi Québec BQ
Pacetti, Massimo Saint-Léonard—Saint-Michel Québec Lib.
Paillé, Daniel Hochelaga Québec BQ
Paillé, Pascal-Pierre Louis-Hébert Québec BQ
Paquette, Pierre Joliette Québec BQ
Paradis, L'hon. Christian, ministre des Ressources naturelles Mégantic—L'Érable Québec PCC
Patry, Bernard Pierrefonds—Dollard Québec Lib.
Payne, LaVar Medicine Hat Alberta PCC
Pearson, Glen London-Centre-Nord Ontario Lib.
Petit, Daniel, secrétaire parlementaire du ministre de la Justice Charlesbourg—Haute-Saint-Charles Québec PCC
Plamondon, Louis Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour Québec BQ
Poilievre, Pierre, secrétaire parlementaire du premier ministre et de la ministre des Affaires intergouvernementales Nepean—Carleton Ontario PCC
Pomerleau, Roger Drummond Québec BQ
Preston, Joe Elgin—Middlesex—London Ontario PCC
Proulx, Marcel Hull—Aylmer Québec Lib.
Rae, L'hon. Bob Toronto-Centre Ontario Lib.
Rafferty, John Thunder Bay—Rainy River Ontario NPD
Raitt, L'hon. Lisa, ministre du Travail Halton Ontario PCC
Rajotte, James Edmonton—Leduc Alberta PCC
Ratansi, Yasmin Don Valley-Est Ontario Lib.
Rathgeber, Brent Edmonton—St. Albert Alberta PCC
Regan, L'hon. Geoff Halifax-Ouest Nouvelle-Écosse Lib.
Reid, Scott Lanark—Frontenac—Lennox and Addington Ontario PCC
Richards, Blake Wild Rose Alberta PCC
Richardson, Lee Calgary-Centre Alberta PCC
Rickford, Greg, secrétaire parlementaire pour les Langues officielles Kenora Ontario PCC
Ritz, L'hon. Gerry, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et ministre de la Commission canadienne du blé Battlefords—Lloydminster Saskatchewan PCC
Rodriguez, Pablo Honoré-Mercier Québec Lib.
Rota, Anthony Nipissing—Timiskaming Ontario Lib.
Russell, Todd Labrador Terre-Neuve-et-Labrador Lib.
Savage, Michael Dartmouth—Cole Harbour Nouvelle-Écosse Lib.
Savoie, Denise, La présidente suppléante Victoria Colombie-Britannique NPD
Saxton, Andrew, secrétaire parlementaire du président du Conseil du Trésor North Vancouver Colombie-Britannique PCC
Scarpaleggia, Francis Lac-Saint-Louis Québec Lib.
Scheer, Andrew, Le Vice-président Regina—Qu'Appelle Saskatchewan PCC
Schellenberger, Gary Perth—Wellington Ontario PCC
Sgro, L'hon. Judy York-Ouest Ontario Lib.
Shea, L'hon. Gail, ministre des Pêches et des Océans Egmont Île-du-Prince-Édouard PCC
Shipley, Bev Lambton—Kent—Middlesex Ontario PCC
Shory, Devinder Calgary-Nord-Est Alberta PCC
Siksay, Bill Burnaby—Douglas Colombie-Britannique NPD
Silva, Mario Davenport Ontario Lib.
Simms, Scott Bonavista—Gander—Grand Falls—Windsor Terre-Neuve-et-Labrador Lib.
Simson, Michelle Scarborough-Sud-Ouest Ontario Lib.
Smith, Joy Kildonan—St. Paul Manitoba PCC
Sorenson, Kevin Crowfoot Alberta PCC
St-Cyr, Thierry Jeanne-Le Ber Québec BQ
Stanton, Bruce Simcoe-Nord Ontario PCC
Stoffer, Peter Sackville—Eastern Shore Nouvelle-Écosse NPD
Storseth, Brian Westlock—St. Paul Alberta PCC
Strahl, L'hon. Chuck, ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités Chilliwack—Fraser Canyon Colombie-Britannique PCC
Sweet, David Ancaster—Dundas—Flamborough—Westdale Ontario PCC
Szabo, Paul Mississauga-Sud Ontario Lib.
Thi Lac, Ève-Mary Thaï Saint-Hyacinthe—Bagot Québec BQ
Thibeault, Glenn Sudbury Ontario NPD
Thompson, L'hon. Greg Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest Nouveau-Brunswick PCC
Tilson, David Dufferin—Caledon Ontario PCC
Toews, L'hon. Vic, ministre de la Sécurité publique Provencher Manitoba PCC
Tonks, Alan York-Sud—Weston Ontario Lib.
Trost, Brad Saskatoon—Humboldt Saskatchewan PCC
Trudeau, Justin Papineau Québec Lib.
Tweed, Merv Brandon—Souris Manitoba PCC
Uppal, Tim Edmonton—Sherwood Park Alberta PCC
Valeriote, Francis Guelph Ontario Lib.
Van Kesteren, Dave Chatham-Kent—Essex Ontario PCC
Van Loan, L'hon. Peter, ministre du Commerce international York—Simcoe Ontario PCC
Vellacott, Maurice Saskatoon—Wanuskewin Saskatchewan PCC
Verner, L'hon. Josée, ministre des Affaires intergouvernementales, présidente du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre de la Francophonie Louis-Saint-Laurent Québec PCC
Vincent, Robert Shefford Québec BQ
Volpe, L'hon. Joseph Eglinton—Lawrence Ontario Lib.
Wallace, Mike Burlington Ontario PCC
Warawa, Mark, secrétaire parlementaire du ministre de l’Environnement Langley Colombie-Britannique PCC
Warkentin, Chris Peace River Alberta PCC
Watson, Jeff Essex Ontario PCC
Weston, John West Vancouver—Sunshine Coast—Sea to Sky Country Colombie-Britannique PCC
Weston, Rodney Saint John Nouveau-Brunswick PCC
Wilfert, L'hon. Bryon Richmond Hill Ontario Lib.
Wong, Alice, secrétaire parlementaire pour le Multiculturalisme Richmond Colombie-Britannique PCC
Woodworth, Stephen Kitchener-Centre Ontario PCC
Wrzesnewskyj, Borys Etobicoke-Centre Ontario Lib.
Yelich, L'hon. Lynne, ministre d’État (Diversification de l’économie de l’Ouest) Blackstrap Saskatchewan PCC
Young, Terence Oakville Ontario PCC
Zarac, Lise LaSalle—Émard Québec Lib.
VACANCE Calgary-Centre-Nord Alberta
VACANCE Prince George—Peace River Colombie-Britannique
VACANCE Dauphin—Swan River—Marquette Manitoba
VACANCE Winnipeg-Nord Manitoba
VACANCE Vaughan Ontario
VACANCE Haute-Gaspésie—La Mitis—Matane—Matapédia Québec

Liste alphabétique des députés de la chambre des communes par province

Troisième session, Quarantième Législature

Nom Circonscription Affiliation politique

Alberta (27)
Ablonczy, L'hon. Diane, ministre d’État (Aînés) Calgary—Nose Hill PCC
Ambrose, L'hon. Rona, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et ministre de la Condition féminine Edmonton—Spruce Grove PCC
Anders, Rob Calgary-Ouest PCC
Benoit, Leon Vegreville—Wainwright PCC
Calkins, Blaine Wetaskiwin PCC
Casson, L'hon. Rick Lethbridge PCC
Dreeshen, Earl Red Deer PCC
Duncan, Linda Edmonton—Strathcona NPD
Goldring, Peter Edmonton-Est PCC
Harper, Le très hon. Stephen, premier ministre Calgary-Sud-Ouest PCC
Hawn, L'hon. Laurie, secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale Edmonton-Centre PCC
Jean, Brian, secrétaire parlementaire du ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités Fort McMurray—Athabasca PCC
Kenney, L'hon. Jason, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme Calgary-Sud-Est PCC
Lake, Mike, secrétaire parlementaire du ministre de l'Industrie Edmonton—Mill Woods—Beaumont PCC
Menzies, Ted, secrétaire parlementaire du ministre des Finances Macleod PCC
Merrifield, L'hon. Rob, ministre d’État (Transports) Yellowhead PCC
Obhrai, Deepak, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères et de la ministre de la Coopération internationale Calgary-Est PCC
Payne, LaVar Medicine Hat PCC
Rajotte, James Edmonton—Leduc PCC
Rathgeber, Brent Edmonton—St. Albert PCC
Richards, Blake Wild Rose PCC
Richardson, Lee Calgary-Centre PCC
Shory, Devinder Calgary-Nord-Est PCC
Sorenson, Kevin Crowfoot PCC
Storseth, Brian Westlock—St. Paul PCC
Uppal, Tim Edmonton—Sherwood Park PCC
Warkentin, Chris Peace River PCC
VACANCE Calgary-Centre-Nord

Colombie-Britannique (35)
Abbott, L'hon. Jim Kootenay—Columbia PCC
Atamanenko, Alex Colombie-Britannique-Southern Interior NPD
Cadman, Dona Surrey-Nord PCC
Cannan, Ron Kelowna—Lake Country PCC
Crowder, Jean Nanaimo—Cowichan NPD
Cullen, Nathan Skeena—Bulkley Valley NPD
Cummins, John Delta—Richmond-Est PCC
Davies, Don Vancouver Kingsway NPD
Davies, Libby Vancouver-Est NPD
Day, L'hon. Stockwell, président du Conseil du Trésor et ministre de la porte d'entrée de l'Asie-Pacifique Okanagan—Coquihalla PCC
Dhaliwal, Sukh Newton—Delta-Nord Lib.
Donnelly, Fin New Westminster—Coquitlam NPD
Dosanjh, L'hon. Ujjal Vancouver-Sud Lib.
Duncan, L'hon. John, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits et ministre de l'Agence canadienne de développement économique du Nord Île de Vancouver-Nord PCC
Fast, Ed Abbotsford PCC
Fry, L'hon. Hedy Vancouver-Centre Lib.
Grewal, Nina Fleetwood—Port Kells PCC
Harris, Richard Cariboo—Prince George PCC
Hiebert, Russ Surrey-Sud—White Rock—Cloverdale PCC
Julian, Peter Burnaby—New Westminster NPD
Kamp, Randy, secrétaire parlementaire de la ministre des Pêches et des Océans Pitt Meadows—Maple Ridge—Mission PCC
Lunn, L'hon. Gary, ministre d’État (Sports) Saanich—Gulf Islands PCC
Lunney, James Nanaimo—Alberni PCC
Martin, L'hon. Keith Esquimalt—Juan de Fuca Lib.
Mayes, Colin Okanagan—Shuswap PCC
McLeod, Cathy Kamloops—Thompson—Cariboo PCC
Moore, L'hon. James, ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles Port Moody—Westwood—Port Coquitlam PCC
Murray, Joyce Vancouver Quadra Lib.
Savoie, Denise, La présidente suppléante Victoria NPD
Saxton, Andrew, secrétaire parlementaire du président du Conseil du Trésor North Vancouver PCC
Siksay, Bill Burnaby—Douglas NPD
Strahl, L'hon. Chuck, ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités Chilliwack—Fraser Canyon PCC
Warawa, Mark, secrétaire parlementaire du ministre de l’Environnement Langley PCC
Weston, John West Vancouver—Sunshine Coast—Sea to Sky Country PCC
Wong, Alice, secrétaire parlementaire pour le Multiculturalisme Richmond PCC
VACANCE Prince George—Peace River

Île-du-Prince-Édouard (4)
Easter, L'hon. Wayne Malpeque Lib.
MacAulay, L'hon. Lawrence Cardigan Lib.
Murphy, L'hon. Shawn Charlottetown Lib.
Shea, L'hon. Gail, ministre des Pêches et des Océans Egmont PCC

Manitoba (12)
Ashton, Niki Churchill NPD
Bezan, James Selkirk—Interlake PCC
Bruinooge, Rod Winnipeg-Sud PCC
Fletcher, L'hon. Steven, ministre d’État (Réforme démocratique) Charleswood—St. James—Assiniboia PCC
Glover, Shelly, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien Saint-Boniface PCC
Hoeppner, Candice Portage—Lisgar PCC
Maloway, Jim Elmwood—Transcona NPD
Martin, Pat Winnipeg-Centre NPD
Neville, L'hon. Anita Winnipeg-Centre-Sud Lib.
Smith, Joy Kildonan—St. Paul PCC
Toews, L'hon. Vic, ministre de la Sécurité publique Provencher PCC
Tweed, Merv Brandon—Souris PCC
VACANCE Dauphin—Swan River—Marquette
VACANCE Winnipeg-Nord

Nouveau-Brunswick (10)
Allen, Mike Tobique—Mactaquac PCC
Ashfield, L'hon. Keith, ministre du Revenu national, ministre de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique et ministre de la porte d'entrée de l'Atlantique Fredericton PCC
D'Amours, Jean-Claude Madawaska—Restigouche Lib.
Godin, Yvon Acadie—Bathurst NPD
LeBlanc, L'hon. Dominic Beauséjour Lib.
Moore, L'hon. Rob, ministre d'État (Petite Entreprise et Tourisme) Fundy Royal PCC
Murphy, Brian Moncton—Riverview—Dieppe Lib.
O'Neill-Gordon, Tilly Miramichi PCC
Thompson, L'hon. Greg Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest PCC
Weston, Rodney Saint John PCC

Nouvelle-Écosse (11)
Armstrong, Scott Cumberland—Colchester—Musquodoboit Valley PCC
Brison, L'hon. Scott Kings—Hants Lib.
Cuzner, Rodger Cape Breton—Canso Lib.
Eyking, L'hon. Mark Sydney—Victoria Lib.
Keddy, Gerald, secrétaire parlementaire du ministre du Commerce international South Shore—St. Margaret's PCC
Kerr, Greg, secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants Nova-Ouest PCC
Leslie, Megan Halifax NPD
MacKay, L'hon. Peter, ministre de la Défense nationale Nova-Centre PCC
Regan, L'hon. Geoff Halifax-Ouest Lib.
Savage, Michael Dartmouth—Cole Harbour Lib.
Stoffer, Peter Sackville—Eastern Shore NPD

Nunavut (1)
Aglukkaq, L'hon. Leona, ministre de la Santé Nunavut PCC

Ontario (105)
Albrecht, Harold Kitchener—Conestoga PCC
Allen, Malcolm Welland NPD
Allison, Dean Niagara-Ouest—Glanbrook PCC
Angus, Charlie Timmins—Baie James NPD
Bains, L'hon. Navdeep Mississauga—Brampton-Sud Lib.
Baird, L'hon. John, leader du gouvernement à la Chambre des communes et ministre de l’Environnement Ottawa-Ouest—Nepean PCC
Bélanger, L'hon. Mauril Ottawa—Vanier Lib.
Bennett, L'hon. Carolyn St. Paul's Lib.
Braid, Peter Kitchener—Waterloo PCC
Brown, Gordon Leeds—Grenville PCC
Brown, Lois Newmarket—Aurora PCC
Brown, Patrick Barrie PCC
Calandra, Paul Oak Ridges—Markham PCC
Cannis, John Scarborough-Centre Lib.
Carrie, Colin, secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé Oshawa PCC
Charlton, Chris Hamilton Mountain NPD
Chong, L'hon. Michael Wellington—Halton Hills PCC
Chow, Olivia Trinity—Spadina NPD
Christopherson, David Hamilton-Centre NPD
Clement, L'hon. Tony, ministre de l’Industrie Parry Sound—Muskoka PCC
Comartin, Joe Windsor—Tecumseh NPD
Crombie, Bonnie Mississauga—Streetsville Lib.
Davidson, Patricia Sarnia—Lambton PCC
Dechert, Bob, secrétaire parlementaire du ministre de la Justice Mississauga—Erindale PCC
Del Mastro, Dean, secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine canadien Peterborough PCC
Devolin, Barry, Le président suppléant Haliburton—Kawartha Lakes—Brock PCC
Dewar, Paul Ottawa-Centre NPD
Dhalla, Ruby Brampton—Springdale Lib.
Dryden, L'hon. Ken York-Centre Lib.
Duncan, Kirsty Etobicoke-Nord Lib.
Dykstra, Rick, secrétaire parlementaire du ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration St. Catharines PCC
Finley, L'hon. Diane, ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences Haldimand—Norfolk PCC
Flaherty, L'hon. Jim, ministre des Finances Whitby—Oshawa PCC
Galipeau, Royal Ottawa—Orléans PCC
Gallant, Cheryl Renfrew—Nipissing—Pembroke PCC
Goodyear, L'hon. Gary, ministre d’État (Sciences et Technologie) (Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario) Cambridge PCC
Gravelle, Claude Nickel Belt NPD
Guarnieri, L'hon. Albina Mississauga-Est—Cooksville Lib.
Guergis, L'hon. Helena Simcoe—Grey Cons. ind.
Hall Findlay, Martha Willowdale Lib.
Holder, Ed London-Ouest PCC
Holland, Mark Ajax—Pickering Lib.
Hughes, Carol Algoma—Manitoulin—Kapuskasing NPD
Hyer, Bruce Thunder Bay—Superior-Nord NPD
Ignatieff, L'hon. Michael, chef de l'opposition Etobicoke—Lakeshore Lib.
Kania, Andrew Brampton-Ouest Lib.
Karygiannis, L'hon. Jim Scarborough—Agincourt Lib.
Kennedy, Gerard Parkdale—High Park Lib.
Kent, L'hon. Peter, ministre d’État des Affaires étrangères (Amériques) Thornhill PCC
Kramp, Daryl Prince Edward—Hastings PCC
Lauzon, Guy Stormont—Dundas—South Glengarry PCC
Layton, L'hon. Jack Toronto—Danforth NPD
Lee, Derek Scarborough—Rouge River Lib.
Lemieux, Pierre, secrétaire parlementaire du ministre de l'Agriculture Glengarry—Prescott—Russell PCC
Lobb, Ben Huron—Bruce PCC
MacKenzie, Dave, secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique Oxford PCC
Malhi, L'hon. Gurbax Bramalea—Gore—Malton Lib.
Marston, Wayne Hamilton-Est—Stoney Creek NPD
Martin, Tony Sault Ste. Marie NPD
Masse, Brian Windsor-Ouest NPD
Mathyssen, Irene London—Fanshawe NPD
McCallum, L'hon. John Markham—Unionville Lib.
McColeman, Phil Brant PCC
McGuinty, David Ottawa-Sud Lib.
McKay, L'hon. John Scarborough—Guildwood Lib.
McTeague, L'hon. Dan Pickering—Scarborough-Est Lib.
Miller, Larry Bruce—Grey—Owen Sound PCC
Milliken, L'hon. Peter, Président de la Chambre des communes Kingston et les Îles Lib.
Minna, L'hon. Maria Beaches—East York Lib.
Nicholson, L'hon. Rob, ministre de la Justice et procureur général du Canada Niagara Falls PCC
Norlock, Rick Northumberland—Quinte West PCC
O'Connor, L'hon. Gordon, ministre d’État et whip en chef du gouvernement Carleton—Mississippi Mills PCC
Oda, L'hon. Bev, ministre de la Coopération internationale Durham PCC
Oliphant, Robert Don Valley-Ouest Lib.
Pearson, Glen London-Centre-Nord Lib.
Poilievre, Pierre, secrétaire parlementaire du premier ministre et de la ministre des Affaires intergouvernementales Nepean—Carleton PCC
Preston, Joe Elgin—Middlesex—London PCC
Rae, L'hon. Bob Toronto-Centre Lib.
Rafferty, John Thunder Bay—Rainy River NPD
Raitt, L'hon. Lisa, ministre du Travail Halton PCC
Ratansi, Yasmin Don Valley-Est Lib.
Reid, Scott Lanark—Frontenac—Lennox and Addington PCC
Rickford, Greg, secrétaire parlementaire pour les Langues officielles Kenora PCC
Rota, Anthony Nipissing—Timiskaming Lib.
Schellenberger, Gary Perth—Wellington PCC
Sgro, L'hon. Judy York-Ouest Lib.
Shipley, Bev Lambton—Kent—Middlesex PCC
Silva, Mario Davenport Lib.
Simson, Michelle Scarborough-Sud-Ouest Lib.
Stanton, Bruce Simcoe-Nord PCC
Sweet, David Ancaster—Dundas—Flamborough—Westdale PCC
Szabo, Paul Mississauga-Sud Lib.
Thibeault, Glenn Sudbury NPD
Tilson, David Dufferin—Caledon PCC
Tonks, Alan York-Sud—Weston Lib.
Valeriote, Francis Guelph Lib.
Van Kesteren, Dave Chatham-Kent—Essex PCC
Van Loan, L'hon. Peter, ministre du Commerce international York—Simcoe PCC
Volpe, L'hon. Joseph Eglinton—Lawrence Lib.
Wallace, Mike Burlington PCC
Watson, Jeff Essex PCC
Wilfert, L'hon. Bryon Richmond Hill Lib.
Woodworth, Stephen Kitchener-Centre PCC
Wrzesnewskyj, Borys Etobicoke-Centre Lib.
Young, Terence Oakville PCC
VACANCE Vaughan

Québec (74)
André, Guy Berthier—Maskinongé BQ
Arthur, André Portneuf—Jacques-Cartier Ind.
Asselin, Gérard Manicouagan BQ
Bachand, Claude Saint-Jean BQ
Beaudin, Josée Saint-Lambert BQ
Bellavance, André Richmond—Arthabaska BQ
Bernier, L'hon. Maxime Beauce PCC
Bigras, Bernard Rosemont—La Petite-Patrie BQ
Blackburn, L'hon. Jean-Pierre, ministre des Anciens Combattants et ministre d'État (Agriculture) Jonquière—Alma PCC
Blais, Raynald Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine BQ
Blaney, Steven Lévis—Bellechasse PCC
Bonsant, France Compton—Stanstead BQ
Bouchard, Robert Chicoutimi—Le Fjord BQ
Boucher, Sylvie, secrétaire parlementaire pour la Condition féminine Beauport—Limoilou PCC
Bourgeois, Diane Terrebonne—Blainville BQ
Brunelle, Paule Trois-Rivières BQ
Cannon, L'hon. Lawrence, ministre des Affaires étrangères Pontiac PCC
Cardin, Serge Sherbrooke BQ
Carrier, Robert Alfred-Pellan BQ
Coderre, L'hon. Denis Bourassa Lib.
Cotler, L'hon. Irwin Mont-Royal Lib.
DeBellefeuille, Claude Beauharnois—Salaberry BQ
Demers, Nicole Laval BQ
Deschamps, Johanne Laurentides—Labelle BQ
Desnoyers, Luc Rivière-des-Mille-Îles BQ
Dion, L'hon. Stéphane Saint-Laurent—Cartierville Lib.
Dorion, Jean Longueuil—Pierre-Boucher BQ
Duceppe, Gilles Laurier—Sainte-Marie BQ
Dufour, Nicolas Repentigny BQ
Faille, Meili Vaudreuil-Soulanges BQ
Folco, Raymonde Laval—Les Îles Lib.
Freeman, Carole Châteauguay—Saint-Constant BQ
Gagnon, Christiane Québec BQ
Garneau, Marc Westmount—Ville-Marie Lib.
Gaudet, Roger Montcalm BQ
Généreux, Bernard Montmagny—L'Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup PCC
Gourde, Jacques, secrétaire parlementaire du ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et du ministre du Revenu national Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière PCC
Guay, Monique Rivière-du-Nord BQ
Guimond, Claude Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques BQ
Guimond, Michel Montmorency—Charlevoix—Haute-Côte-Nord BQ
Jennings, L'hon. Marlene Notre-Dame-de-Grâce—Lachine Lib.
Laforest, Jean-Yves Saint-Maurice—Champlain BQ
Laframboise, Mario Argenteuil—Papineau—Mirabel BQ
Lalonde, Francine La Pointe-de-l'Île BQ
Lavallée, Carole Saint-Bruno—Saint-Hubert BQ
Lebel, L'hon. Denis, ministre d’État (Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec) Roberval—Lac-Saint-Jean PCC
Lemay, Marc Abitibi—Témiscamingue BQ
Lessard, Yves Chambly—Borduas BQ
Lévesque, Yvon Abitibi—Baie-James—Nunavik—Eeyou BQ
Malo, Luc Verchères—Les Patriotes BQ
Ménard, Serge Marc-Aurèle-Fortin BQ
Mendes, Alexandra Brossard—La Prairie Lib.
Mourani, Maria Ahuntsic BQ
Mulcair, Thomas Outremont NPD
Nadeau, Richard Gatineau BQ
Ouellet, Christian Brome—Missisquoi BQ
Pacetti, Massimo Saint-Léonard—Saint-Michel Lib.
Paillé, Daniel Hochelaga BQ
Paillé, Pascal-Pierre Louis-Hébert BQ
Paquette, Pierre Joliette BQ
Paradis, L'hon. Christian, ministre des Ressources naturelles Mégantic—L'Érable PCC
Patry, Bernard Pierrefonds—Dollard Lib.
Petit, Daniel, secrétaire parlementaire du ministre de la Justice Charlesbourg—Haute-Saint-Charles PCC
Plamondon, Louis Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour BQ
Pomerleau, Roger Drummond BQ
Proulx, Marcel Hull—Aylmer Lib.
Rodriguez, Pablo Honoré-Mercier Lib.
Scarpaleggia, Francis Lac-Saint-Louis Lib.
St-Cyr, Thierry Jeanne-Le Ber BQ
Thi Lac, Ève-Mary Thaï Saint-Hyacinthe—Bagot BQ
Trudeau, Justin Papineau Lib.
Verner, L'hon. Josée, ministre des Affaires intergouvernementales, présidente du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre de la Francophonie Louis-Saint-Laurent PCC
Vincent, Robert Shefford BQ
Zarac, Lise LaSalle—Émard Lib.
VACANCE Haute-Gaspésie—La Mitis—Matane—Matapédia

Saskatchewan (14)
Anderson, David, secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles et pour la Commission canadienne du blé Cypress Hills—Grasslands PCC
Block, Kelly Saskatoon—Rosetown—Biggar PCC
Boughen, Ray Palliser PCC
Breitkreuz, Garry Yorkton—Melville PCC
Clarke, Rob Desnethé—Missinippi—Rivière Churchill PCC
Goodale, L'hon. Ralph Wascana Lib.
Hoback, Randy Prince Albert PCC
Komarnicki, Ed, secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences et de la ministre du Travail Souris—Moose Mountain PCC
Lukiwski, Tom, secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes Regina—Lumsden—Lake Centre PCC
Ritz, L'hon. Gerry, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et ministre de la Commission canadienne du blé Battlefords—Lloydminster PCC
Scheer, Andrew, Le Vice-président Regina—Qu'Appelle PCC
Trost, Brad Saskatoon—Humboldt PCC
Vellacott, Maurice Saskatoon—Wanuskewin PCC
Yelich, L'hon. Lynne, ministre d’État (Diversification de l’économie de l’Ouest) Blackstrap PCC

Terre-Neuve-et-Labrador (7)
Andrews, Scott Avalon Lib.
Byrne, L'hon. Gerry Humber—St. Barbe—Baie Verte Lib.
Coady, Siobhan St. John's-Sud—Mount Pearl Lib.
Foote, Judy Random—Burin—St. George's Lib.
Harris, Jack St. John's-Est NPD
Russell, Todd Labrador Lib.
Simms, Scott Bonavista—Gander—Grand Falls—Windsor Lib.

Territoires du Nord-Ouest (1)
Bevington, Dennis Western Arctic NPD

Yukon (1)
Bagnell, L'hon. Larry Yukon Lib.

LISTE DES COMITÉS PERMANENTS ET DES SOUS-COMITÉS

(Au 19 novembre 2010 — 3e Session, 40e Législature)

Accès à l'information, protection des renseignements personnels et éthique
Président:

Shawn Murphy

Vice-présidents:

Patricia Davidson

Bill Siksay

Harold Albrecht

Carolyn Bennett

Kelly Block

Paul Calandra

Wayne Easter

Carole Freeman

Pierre Poilievre

Ève-Mary Thaï Thi Lac

Total: (11)
Membres associés
Jim Abbott

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Charlie Angus

Scott Armstrong

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Rick Casson

Michael Chong

David Christopherson

Rob Clarke

Joe Comartin

John Cummins

Claude DeBellefeuille

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Earl Dreeshen

John Duncan

Rick Dykstra

Ed Fast

Judy Foote

Christiane Gagnon

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Bernard Généreux

Shelly Glover

Yvon Godin

Peter Goldring

Jacques Gourde

Nina Grewal

Martha Hall Findlay

Jack Harris

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Brian Jean

Marlene Jennings

Randy Kamp

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mario Laframboise

Mike Lake

Guy Lauzon

Jack Layton

Pierre Lemieux

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Jim Maloway

Pat Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Serge Ménard

Ted Menzies

Larry Miller

Anita Neville

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

Robert Oliphant

Pierre Paquette

LaVar Payne

Daniel Petit

Joe Preston

James Rajotte

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Devinder Shory

Michelle Simson

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Brian Storseth

David Sweet

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Borys Wrzesnewskyj

Terence Young

Affaires autochtones et du développement du Grand Nord
Président:

Bruce Stanton

Vice-présidents:

Jean Crowder

Todd Russell

Larry Bagnell

Rob Clarke

Earl Dreeshen

Shelly Glover

Marc Lemay

Yvon Lévesque

Anita Neville

LaVar Payne

John Weston

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Charlie Angus

Scott Armstrong

Niki Ashton

Gérard Asselin

Carolyn Bennett

Leon Benoit

Maxime Bernier

Dennis Bevington

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Rick Casson

Michael Chong

Nathan Cullen

John Cummins

Patricia Davidson

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Jean Dorion

Ken Dryden

John Duncan

Kirsty Duncan

Rick Dykstra

Ed Fast

Carole Freeman

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Bernard Généreux

Peter Goldring

Jacques Gourde

Nina Grewal

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Carol Hughes

Bruce Hyer

Brian Jean

Randy Kamp

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mike Lake

Guy Lauzon

Pierre Lemieux

Megan Leslie

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Pat Martin

Tony Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Ted Menzies

Larry Miller

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

John Rafferty

James Rajotte

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Devinder Shory

Joy Smith

Kevin Sorenson

Brian Storseth

David Sweet

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Justin Trudeau

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

Rodney Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Terence Young

Affaires étrangères et développement international
Président:

Dean Allison

Vice-présidents:

Jean Dorion

Bernard Patry

Jim Abbott

Johanne Deschamps

Paul Dewar

Peter Goldring

James Lunney

Deepak Obhrai

Glen Pearson

Bob Rae

Dave Van Kesteren

Total: (12)
Membres associés
Harold Albrecht

Mike Allen

Rob Anders

David Anderson

Scott Armstrong

Claude Bachand

Larry Bagnell

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Rick Casson

Michael Chong

Rob Clarke

Joe Comartin

Irwin Cotler

Nathan Cullen

John Cummins

Patricia Davidson

Don Davies

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Ujjal Dosanjh

Earl Dreeshen

Ken Dryden

John Duncan

Rick Dykstra

Mark Eyking

Ed Fast

Raymonde Folco

Judy Foote

Hedy Fry

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Marc Garneau

Bernard Généreux

Shelly Glover

Jacques Gourde

Nina Grewal

Monique Guay

Claude Guimond

Jack Harris

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Bruce Hyer

Brian Jean

Peter Julian

Randy Kamp

Jim Karygiannis

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Jean-Yves Laforest

Mike Lake

Francine Lalonde

Guy Lauzon

Jack Layton

Pierre Lemieux

Ben Lobb

Tom Lukiwski

Dave MacKenzie

Wayne Marston

Keith Martin

Pat Martin

Brian Masse

Colin Mayes

Phil McColeman

John McKay

Cathy McLeod

Dan McTeague

Ted Menzies

Larry Miller

Brian Murphy

Richard Nadeau

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Massimo Pacetti

LaVar Payne

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

John Rafferty

James Rajotte

Yasmin Ratansi

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Michael Savage

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Devinder Shory

Bill Siksay

Mario Silva

Joy Smith

Kevin Sorenson

Thierry St-Cyr

Bruce Stanton

Brian Storseth

David Sweet

Paul Szabo

Greg Thompson

David Tilson

Alan Tonks

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Borys Wrzesnewskyj

Terence Young

Sous-comité des droits internationaux de la personne
Président:

Scott Reid

Vice-présidents:

Johanne Deschamps

Mario Silva

Irwin Cotler

Russ Hiebert

Wayne Marston

David Sweet

Total: (7)

Agriculture et agroalimentaire
Président:

Larry Miller

Vice-présidents:

André Bellavance

Mark Eyking

Alex Atamanenko

France Bonsant

Wayne Easter

Randy Hoback

Pierre Lemieux

Blake Richards

Bev Shipley

Brian Storseth

Francis Valeriote

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Malcolm Allen

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Charlie Angus

Scott Armstrong

Niki Ashton

Carolyn Bennett

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Bernard Bigras

Steven Blaney

Kelly Block

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Paule Brunelle

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Rick Casson

Michael Chong

Rob Clarke

Joe Comartin

Nathan Cullen

John Cummins

Patricia Davidson

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Jean Dorion

Ujjal Dosanjh

Earl Dreeshen

John Duncan

Kirsty Duncan

Rick Dykstra

Ed Fast

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Bernard Généreux

Shelly Glover

Yvon Godin

Peter Goldring

Jacques Gourde

Claude Gravelle

Nina Grewal

Claude Guimond

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Candice Hoeppner

Ed Holder

Carol Hughes

Bruce Hyer

Brian Jean

Randy Kamp

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Jean-Yves Laforest

Mike Lake

Guy Lauzon

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Pat Martin

Tony Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Ted Menzies

Joyce Murray

Anita Neville

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

Christian Ouellet

LaVar Payne

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

James Rajotte

Brent Rathgeber

Scott Reid

Lee Richardson

Greg Rickford

Andrew Saxton

Francis Scarpaleggia

Gary Schellenberger

Devinder Shory

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Peter Stoffer

David Sweet

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Terence Young

Anciens combattants
Président:

Gary Schellenberger

Vice-présidents:

Judy Sgro

Peter Stoffer

Guy André

Kirsty Duncan

Greg Kerr

Ben Lobb

Colin Mayes

Phil McColeman

Brian Storseth

Robert Vincent

Lise Zarac

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Scott Andrews

Scott Armstrong

Claude Bachand

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Rick Casson

Michael Chong

Rob Clarke

John Cummins

Patricia Davidson

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Earl Dreeshen

John Duncan

Rick Dykstra

Meili Faille

Ed Fast

Judy Foote

Carole Freeman

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Bernard Généreux

Shelly Glover

Yvon Godin

Peter Goldring

Jacques Gourde

Nina Grewal

Jack Harris

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Brian Jean

Randy Kamp

Gerald Keddy

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mike Lake

Guy Lauzon

Pierre Lemieux

Megan Leslie

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Luc Malo

Wayne Marston

Pat Martin

Tony Martin

Cathy McLeod

Ted Menzies

Larry Miller

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

LaVar Payne

Glen Pearson

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

James Rajotte

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Michael Savage

Andrew Saxton

Bev Shipley

Devinder Shory

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

David Sweet

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Terence Young

Citoyenneté et immigration
Président:

David Tilson

Vice-présidents:

Thierry St-Cyr

Borys Wrzesnewskyj

Josée Beaudin

Olivia Chow

Rick Dykstra

Nina Grewal

Robert Oliphant

Justin Trudeau

Tim Uppal

Alice Wong

Terence Young

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Scott Armstrong

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Rick Casson

Michael Chong

David Christopherson

Rob Clarke

Joe Comartin

Bonnie Crombie

John Cummins

Patricia Davidson

Don Davies

Libby Davies

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Johanne Deschamps

Sukh Dhaliwal

Fin Donnelly

Jean Dorion

Earl Dreeshen

John Duncan

Meili Faille

Ed Fast

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Bernard Généreux

Shelly Glover

Peter Goldring

Jacques Gourde

Monique Guay

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Brian Jean

Peter Julian

Randy Kamp

Andrew Kania

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mike Lake

Francine Lalonde

Guy Lauzon

Jack Layton

Pierre Lemieux

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Pat Martin

Brian Masse

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Alexandra Mendes

Ted Menzies

Larry Miller

Richard Nadeau

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

LaVar Payne

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

James Rajotte

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Devinder Shory

Bill Siksay

Michelle Simson

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Brian Storseth

David Sweet

Greg Thompson

Brad Trost

Merv Tweed

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Stephen Woodworth

Lise Zarac

Commerce international
Président:

Lee Richardson

Vice-présidents:

John Cannis

Jean-Yves Laforest

Dean Allison

Ron Cannan

Claude Guimond

Martha Hall Findlay

Ed Holder

Peter Julian

Gerald Keddy

Mario Silva

Brad Trost

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Malcolm Allen

Mike Allen

Rob Anders

David Anderson

Scott Armstrong

Navdeep Bains

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

Robert Bouchard

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Serge Cardin

Colin Carrie

Rick Casson

Chris Charlton

Michael Chong

Rob Clarke

Siobhan Coady

Bonnie Crombie

Nathan Cullen

John Cummins

Patricia Davidson

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Johanne Deschamps

Paul Dewar

Sukh Dhaliwal

Ruby Dhalla

Jean Dorion

Earl Dreeshen

John Duncan

Rick Dykstra

Wayne Easter

Ed Fast

Judy Foote

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Bernard Généreux

Shelly Glover

Peter Goldring

Jacques Gourde

Nina Grewal

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Bruce Hyer

Brian Jean

Randy Kamp

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mike Lake

Francine Lalonde

Guy Lauzon

Pierre Lemieux

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Wayne Marston

Pat Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Ted Menzies

Larry Miller

Thomas Mulcair

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

Robert Oliphant

LaVar Payne

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

John Rafferty

James Rajotte

Yasmin Ratansi

Brent Rathgeber

Geoff Regan

Scott Reid

Blake Richards

Greg Rickford

Anthony Rota

Michael Savage

Denise Savoie

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Devinder Shory

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Brian Storseth

David Sweet

Greg Thompson

David Tilson

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Bryon Wilfert

Alice Wong

Stephen Woodworth

Terence Young

Comptes publics
Président:

Joseph Volpe

Vice-présidents:

David Christopherson

Daryl Kramp

Navdeep Bains

Jean-Claude D'Amours

Earl Dreeshen

Meili Faille

Richard Nadeau

Andrew Saxton

Bev Shipley

Terence Young

Total: (11)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Malcolm Allen

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Scott Armstrong

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Diane Bourgeois

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Robert Carrier

Rick Casson

Michael Chong

Olivia Chow

Rob Clarke

Denis Coderre

Bonnie Crombie

John Cummins

Patricia Davidson

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Paul Dewar

Jean Dorion

John Duncan

Rick Dykstra

Ed Fast

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Bernard Généreux

Shelly Glover

Peter Goldring

Jacques Gourde

Nina Grewal

Martha Hall Findlay

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Brian Jean

Peter Julian

Randy Kamp

Gerald Keddy

Gerard Kennedy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Mike Lake

Guy Lauzon

Jack Layton

Pierre Lemieux

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Jim Maloway

Pat Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Ted Menzies

Larry Miller

Thomas Mulcair

Anita Neville

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

Daniel Paillé

LaVar Payne

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

James Rajotte

Yasmin Ratansi

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Gary Schellenberger

Devinder Shory

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Brian Storseth

David Sweet

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Borys Wrzesnewskyj

Condition féminine
Président:

Hedy Fry

Vice-présidents:

Irene Mathyssen

Cathy McLeod

Sylvie Boucher

Lois Brown

Dona Cadman

Nicole Demers

Luc Desnoyers

Nina Grewal

Anita Neville

Michelle Simson

Total: (11)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Scott Armstrong

Niki Ashton

Carolyn Bennett

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

France Bonsant

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Rick Casson

Chris Charlton

Michael Chong

Olivia Chow

Rob Clarke

Jean Crowder

John Cummins

Patricia Davidson

Libby Davies

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Jean Dorion

Earl Dreeshen

John Duncan

Linda Duncan

Rick Dykstra

Ed Fast

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Bernard Généreux

Shelly Glover

Peter Goldring

Jacques Gourde

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Carol Hughes

Brian Jean

Randy Kamp

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mike Lake

Guy Lauzon

Jack Layton

Pierre Lemieux

Megan Leslie

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Pat Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

Serge Ménard

Ted Menzies

Larry Miller

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

LaVar Payne

Glen Pearson

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

James Rajotte

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Devinder Shory

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Brian Storseth

David Sweet

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Terence Young

Défense nationale
Président:

Maxime Bernier

Vice-présidents:

Claude Bachand

Bryon Wilfert

Ray Boughen

Peter Braid

Cheryl Gallant

Jack Harris

Laurie Hawn

Dominic LeBlanc

Pascal-Pierre Paillé

LaVar Payne

Marcel Proulx

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Guy André

Scott Armstrong

Larry Bagnell

Leon Benoit

Dennis Bevington

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

Robert Bouchard

Sylvie Boucher

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Rick Casson

Michael Chong

Rob Clarke

Joe Comartin

Nathan Cullen

John Cummins

Patricia Davidson

Don Davies

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Johanne Deschamps

Paul Dewar

Jean Dorion

Earl Dreeshen

Nicolas Dufour

John Duncan

Rick Dykstra

Ed Fast

Christiane Gagnon

Royal Galipeau

Bernard Généreux

Shelly Glover

Peter Goldring

Jacques Gourde

Nina Grewal

Monique Guay

Richard Harris

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Mark Holland

Brian Jean

Peter Julian

Randy Kamp

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mike Lake

Francine Lalonde

Guy Lauzon

Pierre Lemieux

Megan Leslie

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Pat Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Ted Menzies

Larry Miller

Maria Mourani

Richard Nadeau

Anita Neville

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

James Rajotte

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Anthony Rota

Todd Russell

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Devinder Shory

Scott Simms

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Peter Stoffer

Brian Storseth

David Sweet

Paul Szabo

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Borys Wrzesnewskyj

Terence Young

Environnement et développement durable
Président:

James Bezan

Vice-présidents:

Bernard Bigras

Francis Scarpaleggia

Scott Armstrong

Steven Blaney

Blaine Calkins

Linda Duncan

Gerard Kennedy

Joyce Murray

Christian Ouellet

Mark Warawa

Stephen Woodworth

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

André Bellavance

Leon Benoit

Maxime Bernier

Dennis Bevington

Kelly Block

France Bonsant

Robert Bouchard

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Paule Brunelle

Dona Cadman

Paul Calandra

Ron Cannan

Serge Cardin

Colin Carrie

Rick Casson

Michael Chong

Rob Clarke

Joe Comartin

Jean Crowder

Nathan Cullen

John Cummins

Patricia Davidson

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Fin Donnelly

Jean Dorion

Earl Dreeshen

Nicolas Dufour

John Duncan

Kirsty Duncan

Rick Dykstra

Ed Fast

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Marc Garneau

Bernard Généreux

Shelly Glover

Peter Goldring

Jacques Gourde

Nina Grewal

Claude Guimond

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Bruce Hyer

Brian Jean

Peter Julian

Randy Kamp

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mike Lake

Guy Lauzon

Jack Layton

Pierre Lemieux

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Pat Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Ted Menzies

Larry Miller

Thomas Mulcair

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

LaVar Payne

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

John Rafferty

James Rajotte

Brent Rathgeber

Geoff Regan

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Pablo Rodriguez

Denise Savoie

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Devinder Shory

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Peter Stoffer

Brian Storseth

David Sweet

Greg Thompson

David Tilson

Alan Tonks

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Francis Valeriote

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Terence Young

Finances
Président:

James Rajotte

Vice-présidents:

Massimo Pacetti

Daniel Paillé

Kelly Block

Scott Brison

Robert Carrier

Bernard Généreux

Russ Hiebert

Ted Menzies

Thomas Mulcair

Paul Szabo

Mike Wallace

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Scott Armstrong

Gérard Asselin

Navdeep Bains

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Diane Bourgeois

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Rick Casson

Chris Charlton

Michael Chong

David Christopherson

Rob Clarke

Siobhan Coady

Denis Coderre

Jean Crowder

Nathan Cullen

John Cummins

Patricia Davidson

Libby Davies

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Ruby Dhalla

Fin Donnelly

Jean Dorion

Earl Dreeshen

John Duncan

Rick Dykstra

Meili Faille

Ed Fast

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Shelly Glover

Peter Goldring

Jacques Gourde

Nina Grewal

Martha Hall Findlay

Jack Harris

Richard Harris

Laurie Hawn

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Carol Hughes

Brian Jean

Peter Julian

Randy Kamp

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mike Lake

Guy Lauzon

Jack Layton

Pierre Lemieux

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Jim Maloway

Pat Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Alexandra Mendes

Larry Miller

Maria Minna

Richard Nadeau

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

LaVar Payne

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

Bob Rae

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Anthony Rota

Jean-Yves Roy

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Devinder Shory

Bill Siksay

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Brian Storseth

David Sweet

Glenn Thibeault

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Terence Young

Industrie, sciences et technologie
Président:

David Sweet

Vice-présidents:

Robert Bouchard

Dan McTeague

Peter Braid

Gordon Brown

Serge Cardin

Marc Garneau

Mike Lake

Brian Masse

Anthony Rota

Dave Van Kesteren

Mike Wallace

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Scott Andrews

Charlie Angus

Scott Armstrong

Gérard Asselin

Navdeep Bains

Leon Benoit

Maxime Bernier

Dennis Bevington

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Garry Breitkreuz

Scott Brison

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Gerry Byrne

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Rick Casson

Michael Chong

David Christopherson

Rob Clarke

Joe Comartin

Jean Crowder

Nathan Cullen

John Cummins

Rodger Cuzner

Patricia Davidson

Don Davies

Libby Davies

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Sukh Dhaliwal

Jean Dorion

Earl Dreeshen

John Duncan

Rick Dykstra

Ed Fast

Carole Freeman

Hedy Fry

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Bernard Généreux

Shelly Glover

Yvon Godin

Peter Goldring

Jacques Gourde

Claude Gravelle

Nina Grewal

Claude Guimond

Jack Harris

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Bruce Hyer

Brian Jean

Randy Kamp

Andrew Kania

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Jean-Yves Laforest

Guy Lauzon

Carole Lavallée

Jack Layton

Pierre Lemieux

Megan Leslie

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Luc Malo

Jim Maloway

Wayne Marston

Pat Martin

Tony Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

John McKay

Cathy McLeod

Alexandra Mendes

Ted Menzies

Larry Miller

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

Massimo Pacetti

LaVar Payne

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Roger Pomerleau

Joe Preston

John Rafferty

James Rajotte

Yasmin Ratansi

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Jean-Yves Roy

Andrew Saxton

Francis Scarpaleggia

Gary Schellenberger

Judy Sgro

Bev Shipley

Devinder Shory

Bill Siksay

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Peter Stoffer

Brian Storseth

Glenn Thibeault

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Justin Trudeau

Merv Tweed

Tim Uppal

Francis Valeriote

Maurice Vellacott

Robert Vincent

Joseph Volpe

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Terence Young

Justice et des droits de la personne
Président:

Ed Fast

Vice-présidents:

Serge Ménard

Brian Murphy

Joe Comartin

Bob Dechert

Marlene Jennings

Derek Lee

Marc Lemay

Rick Norlock

Daniel Petit

Brent Rathgeber

Stephen Woodworth

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Scott Armstrong

Larry Bagnell

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Rick Casson

Michael Chong

Rob Clarke

Irwin Cotler

John Cummins

Patricia Davidson

Don Davies

Libby Davies

Dean Del Mastro

Jean Dorion

Ujjal Dosanjh

Earl Dreeshen

John Duncan

Linda Duncan

Rick Dykstra

Carole Freeman

Hedy Fry

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Bernard Généreux

Shelly Glover

Peter Goldring

Jacques Gourde

Nina Grewal

Jack Harris

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Mark Holland

Brian Jean

Randy Kamp

Jim Karygiannis

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mike Lake

Guy Lauzon

Carole Lavallée

Dominic LeBlanc

Pierre Lemieux

Megan Leslie

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Wayne Marston

Pat Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

John McKay

Cathy McLeod

Ted Menzies

Larry Miller

Maria Mourani

Anita Neville

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

Robert Oliphant

LaVar Payne

Pierre Poilievre

Roger Pomerleau

Joe Preston

Bob Rae

James Rajotte

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Denise Savoie

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Devinder Shory

Bill Siksay

Michelle Simson

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Brian Storseth

David Sweet

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Terence Young

Langues officielles
Président:

Steven Blaney

Vice-présidents:

Mauril Bélanger

Yvon Godin

Royal Galipeau

Bernard Généreux

Monique Guay

Guy Lauzon

Brian Murphy

Richard Nadeau

Tilly O'Neill-Gordon

Greg Rickford

Lise Zarac

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Scott Armstrong

Alex Atamanenko

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Kelly Block

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Rick Casson

Michael Chong

Rob Clarke

Joe Comartin

John Cummins

Jean-Claude D'Amours

Patricia Davidson

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Jean Dorion

Earl Dreeshen

John Duncan

Rick Dykstra

Ed Fast

Cheryl Gallant

Shelly Glover

Peter Goldring

Jacques Gourde

Claude Gravelle

Nina Grewal

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Carol Hughes

Brian Jean

Peter Julian

Randy Kamp

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mike Lake

Carole Lavallée

Jack Layton

Pierre Lemieux

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Pat Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Ted Menzies

Larry Miller

Rick Norlock

Deepak Obhrai

Pascal-Pierre Paillé

LaVar Payne

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Roger Pomerleau

Joe Preston

James Rajotte

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Pablo Rodriguez

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Devinder Shory

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Brian Storseth

David Sweet

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Terence Young

Liaison
Président:

Dean Allison

Vice-président:

Shawn Murphy

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Michael Chong

Ed Fast

Hedy Fry

Royal Galipeau

Candice Hoeppner

Andrew Kania

John McKay

Larry Miller

Joe Preston

James Rajotte

Lee Richardson

Gary Schellenberger

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

David Sweet

David Tilson

Merv Tweed

Joseph Volpe

Rodney Weston

Total: (26)
Membres associés
Rob Anders

Claude Bachand

Mauril Bélanger

André Bellavance

Bernard Bigras

Raynald Blais

Robert Bouchard

John Cannis

David Christopherson

Jean Crowder

Nathan Cullen

Patricia Davidson

Don Davies

Claude DeBellefeuille

Jean Dorion

Kirsty Duncan

Mark Eyking

Raymonde Folco

Yvon Godin

Michel Guimond

Mark Holland

Randy Kamp

Jean-Yves Laforest

Carole Lavallée

Megan Leslie

Yves Lessard

Lawrence MacAulay

Pat Martin

Irene Mathyssen

John McCallum

Cathy McLeod

Dan McTeague

Serge Ménard

Brian Murphy

Massimo Pacetti

Daniel Paillé

Bernard Patry

Yasmin Ratansi

Pablo Rodriguez

Todd Russell

Francis Scarpaleggia

Judy Sgro

Bill Siksay

Thierry St-Cyr

Peter Stoffer

Alan Tonks

Chris Warkentin

Bryon Wilfert

Borys Wrzesnewskyj

Sous-comité des budgets de comité
Président:

Dean Allison

Vice-président:

Shawn Murphy

James Bezan

Andrew Kania

Larry Miller

Joe Preston

Merv Tweed

Total: (7)

Opérations gouvernementales et prévisions budgétaires
Président:

John McKay

Vice-présidents:

Pat Martin

Chris Warkentin

Diane Bourgeois

Paul Calandra

Blaine Calkins

Siobhan Coady

Jacques Gourde

Ed Holder

Geoff Regan

Robert Vincent

Total: (11)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Scott Armstrong

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Ron Cannan

Colin Carrie

Robert Carrier

Rick Casson

Chris Charlton

Michael Chong

Olivia Chow

David Christopherson

Rob Clarke

Bonnie Crombie

John Cummins

Patricia Davidson

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Paul Dewar

Jean Dorion

Earl Dreeshen

John Duncan

Rick Dykstra

Meili Faille

Ed Fast

Judy Foote

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Bernard Généreux

Shelly Glover

Yvon Godin

Peter Goldring

Nina Grewal

Jack Harris

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Carol Hughes

Brian Jean

Peter Julian

Randy Kamp

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mike Lake

Guy Lauzon

Pierre Lemieux

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Jim Maloway

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Ted Menzies

Larry Miller

Thomas Mulcair

Richard Nadeau

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

Daniel Paillé

LaVar Payne

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

James Rajotte

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Denise Savoie

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Devinder Shory

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Brian Storseth

David Sweet

Glenn Thibeault

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Terence Young

Patrimoine canadien
Président:

Michael Chong

Vice-présidents:

Carole Lavallée

Pablo Rodriguez

Charlie Angus

Scott Armstrong

Patrick Brown

Bonnie Crombie

Dean Del Mastro

Royal Galipeau

Roger Pomerleau

Blake Richards

Scott Simms

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Niki Ashton

Alex Atamanenko

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

Robert Bouchard

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Serge Cardin

Colin Carrie

Rick Casson

David Christopherson

Rob Clarke

Jean Crowder

Nathan Cullen

John Cummins

Patricia Davidson

Don Davies

Libby Davies

Bob Dechert

Ruby Dhalla

Jean Dorion

Earl Dreeshen

Nicolas Dufour

John Duncan

Rick Dykstra

Ed Fast

Hedy Fry

Cheryl Gallant

Marc Garneau

Bernard Généreux

Shelly Glover

Yvon Godin

Peter Goldring

Jacques Gourde

Nina Grewal

Monique Guay

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Mark Holland

Brian Jean

Peter Julian

Randy Kamp

Jim Karygiannis

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mike Lake

Guy Lauzon

Pierre Lemieux

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Wayne Marston

Pat Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Serge Ménard

Ted Menzies

Larry Miller

Brian Murphy

Richard Nadeau

Anita Neville

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

Robert Oliphant

Massimo Pacetti

Pascal-Pierre Paillé

LaVar Payne

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

John Rafferty

James Rajotte

Brent Rathgeber

Scott Reid

Lee Richardson

Greg Rickford

Andrew Saxton

Francis Scarpaleggia

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Devinder Shory

Bill Siksay

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Peter Stoffer

Brian Storseth

David Sweet

Glenn Thibeault

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Justin Trudeau

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Terence Young

Pêches et océans
Président:

Rodney Weston

Vice-présidents:

Raynald Blais

Lawrence MacAulay

Mike Allen

Ron Cannan

Rodger Cuzner

Fin Donnelly

Randy Kamp

Yvon Lévesque

Joyce Murray

Devinder Shory

John Weston

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Malcolm Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Scott Andrews

Scott Armstrong

Gérard Asselin

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Gerry Byrne

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Colin Carrie

Rick Casson

Michael Chong

Rob Clarke

Jean Crowder

Nathan Cullen

John Cummins

Patricia Davidson

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Earl Dreeshen

John Duncan

Linda Duncan

Rick Dykstra

Ed Fast

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Roger Gaudet

Bernard Généreux

Shelly Glover

Yvon Godin

Peter Goldring

Jacques Gourde

Nina Grewal

Jack Harris

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Carol Hughes

Bruce Hyer

Brian Jean

Peter Julian

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mario Laframboise

Mike Lake

Guy Lauzon

Pierre Lemieux

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Pat Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Ted Menzies

Larry Miller

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

LaVar Payne

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

James Rajotte

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Jean-Yves Roy

Todd Russell

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Scott Simms

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Peter Stoffer

Brian Storseth

David Sweet

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

Alice Wong

Stephen Woodworth

Terence Young

Procédure et affaires de la Chambre
Président:

Joe Preston

Vice-présidents:

Claude DeBellefeuille

Yasmin Ratansi

Harold Albrecht

Judy Foote

Yvon Godin

Randy Hoback

Mario Laframboise

Tom Lukiwski

Marcel Proulx

Scott Reid

Rodney Weston

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Charlie Angus

Scott Armstrong

Gérard Asselin

Mauril Bélanger

Carolyn Bennett

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Rick Casson

Chris Charlton

Michael Chong

David Christopherson

Rob Clarke

Joe Comartin

Jean Crowder

John Cummins

Patricia Davidson

Libby Davies

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Earl Dreeshen

John Duncan

Rick Dykstra

Ed Fast

Christiane Gagnon

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Bernard Généreux

Shelly Glover

Peter Goldring

Jacques Gourde

Nina Grewal

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Candice Hoeppner

Ed Holder

Brian Jean

Randy Kamp

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mike Lake

Guy Lauzon

Pierre Lemieux

Ben Lobb

James Lunney

Dave MacKenzie

Pat Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Alexandra Mendes

Ted Menzies

Larry Miller

Joyce Murray

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

Pierre Paquette

LaVar Payne

Daniel Petit

Louis Plamondon

Pierre Poilievre

James Rajotte

Brent Rathgeber

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Devinder Shory

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Brian Storseth

David Sweet

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Terence Young

Sous-comité des affaires émanant des députés
Président:

Harold Albrecht

Vice-président:


Chris Charlton

Christiane Gagnon

Marcel Proulx

Scott Reid

Total: (5)

Ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées
Président:

Candice Hoeppner

Vice-présidents:

Raymonde Folco

Yves Lessard

Josée Beaudin

Rick Casson

Ed Komarnicki

Tony Martin

Maria Minna

Michael Savage

Maurice Vellacott

Jeff Watson

Alice Wong

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Malcolm Allen

Mike Allen

Dean Allison

Rob Anders

David Anderson

Scott Armstrong

Niki Ashton

Leon Benoit

Maxime Bernier

James Bezan

Steven Blaney

Kelly Block

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Chris Charlton

Michael Chong

Olivia Chow

David Christopherson

Rob Clarke

Siobhan Coady

Jean Crowder

Nathan Cullen

John Cummins

Jean-Claude D'Amours

Patricia Davidson

Libby Davies

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Luc Desnoyers

Jean Dorion

Earl Dreeshen

Ken Dryden

Nicolas Dufour

John Duncan

Rick Dykstra

Ed Fast

Carole Freeman

Hedy Fry

Royal Galipeau

Cheryl Gallant

Bernard Généreux

Shelly Glover

Yvon Godin

Peter Goldring

Jacques Gourde

Nina Grewal

Richard Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Ed Holder

Carol Hughes

Brian Jean

Marlene Jennings

Peter Julian

Randy Kamp

Gerald Keddy

Gerard Kennedy

Greg Kerr

Daryl Kramp

Mike Lake

Guy Lauzon

Pierre Lemieux

Megan Leslie

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Lawrence MacAulay

Dave MacKenzie

Wayne Marston

Pat Martin

Irene Mathyssen

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Ted Menzies

Larry Miller

Anita Neville

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

Christian Ouellet

LaVar Payne

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

James Rajotte

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Pablo Rodriguez

Todd Russell

Denise Savoie

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Judy Sgro

Bev Shipley

Devinder Shory

Bill Siksay

Joy Smith

Kevin Sorenson

Thierry St-Cyr

Bruce Stanton

Brian Storseth

David Sweet

Ève-Mary Thaï Thi Lac

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Justin Trudeau

Merv Tweed

Tim Uppal

Francis Valeriote

Dave Van Kesteren

Robert Vincent

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

John Weston

Rodney Weston

Stephen Woodworth

Terence Young

Ressources naturelles
Président:

Leon Benoit

Vice-présidents:

Nathan Cullen

Alan Tonks

Mike Allen

David Anderson

Scott Andrews

Paule Brunelle

Denis Coderre

Cheryl Gallant

Richard Harris

Roger Pomerleau

Devinder Shory

Total: (12)
Membres associés
Jim Abbott

Harold Albrecht

Dean Allison

Rob Anders

Charlie Angus

Scott Armstrong

Larry Bagnell

André Bellavance

Maxime Bernier

Dennis Bevington

James Bezan

Bernard Bigras

Steven Blaney

Kelly Block

France Bonsant

Robert Bouchard

Sylvie Boucher

Ray Boughen

Peter Braid

Garry Breitkreuz

Gordon Brown

Lois Brown

Patrick Brown

Rod Bruinooge

Dona Cadman

Paul Calandra

Blaine Calkins

Ron Cannan

Colin Carrie

Rick Casson

Michael Chong

Rob Clarke

Jean Crowder

John Cummins

Patricia Davidson

Bob Dechert

Dean Del Mastro

Jean Dorion

Earl Dreeshen

John Duncan

Linda Duncan

Rick Dykstra

Ed Fast

Royal Galipeau

Bernard Généreux

Shelly Glover

Yvon Godin

Peter Goldring

Jacques Gourde

Claude Gravelle

Nina Grewal

Jack Harris

Laurie Hawn

Russ Hiebert

Randy Hoback

Candice Hoeppner

Ed Holder

Carol Hughes

Bruce Hyer

Brian Jean

Randy Kamp

Gerald Keddy

Greg Kerr

Ed Komarnicki

Daryl Kramp

Mike Lake

Guy Lauzon

Pierre Lemieux

Ben Lobb

Tom Lukiwski

James Lunney

Dave MacKenzie

Pat Martin

Colin Mayes

Phil McColeman

Cathy McLeod

Ted Menzies

Larry Miller

Rick Norlock

Tilly O'Neill-Gordon

Deepak Obhrai

Christian Ouellet

LaVar Payne

Daniel Petit

Pierre Poilievre

Joe Preston

John Rafferty

James Rajotte

Brent Rathgeber

Scott Reid

Blake Richards

Lee Richardson

Greg Rickford

Andrew Saxton

Gary Schellenberger

Bev Shipley

Joy Smith

Kevin Sorenson

Bruce Stanton

Brian Storseth

David Sweet

Glenn Thibeault

Greg Thompson

David Tilson

Brad Trost

Merv Tweed

Tim Uppal

Dave Van Kesteren

Maurice Vellacott

Mike Wallace

Mark Warawa

Chris Warkentin

Jeff Watson

John Weston

Rodney Weston

Alice Wong

Stephen Woodworth

Terence Young

Santé
Président:

Joy Smith

Vice-présidents:

Kirsty Duncan

Megan Leslie

Patrick Brown

Colin Carrie

Patricia Davidson

Ruby Dhalla

Ujjal Dosanjh

Nicolas Dufour

Luc Mal