Passer au contenu Début du contenu

SDIR Communiqué de presse de comité

Si vous avez des questions ou commentaires concernant l'accessibilité à cette publication, veuillez communiquer avec nous à accessible@parl.gc.ca.


Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international
House of Commons / Chambre des communes
Subcommittee on International Human Rights of the Standing Committee on Foreign Affairs and International Development

Pour publication immédiate


COMMUNIQUÉ DE PRESSE


La situation des droits de la personne des Ouïghours et des autres musulmans turcophones dans le Xinjiang, en Chine

Ottawa, 20 novembre 2018 -

Le mode de vie des Ouïghours et des autres musulmans turcophones de la province de Xinjiang, dans l'ouest de la Chine, est menacé. Ces collectivités sont depuis longtemps soumises à des pressions assimilatrices et à une répression implacable de la part du gouvernement chinois. Les violations des droits de la personne ont toutefois atteint des sommets inégalés au début de 2017, lorsque Chen Quanguo, l’ancien gouverneur du Tibet, a commencé à occuper le rôle de secrétaire du Xinjiang.

Jusqu’à un million de Ouïghours sont actuellement détenus sans accusation dans des « camps de rééducation », où ils subissent des abus psychologiques et des mauvais traitements. Ces camps sont munis de mesures de sécurité qui rivalisent avec celles des prisons et de nouveaux camps sont construits à une cadence rapide.

Les personnes qui ne sont pas détenues vivent essentiellement dans des prisons à ciel ouvert. Il y a des postes de contrôle à tous les coins de rue et les maisons des Ouïghours peuvent faire l’objet de fouilles aléatoires. L’État exerce une surveillance avec un niveau sans précédent de sophistication technologique et la peur a gagné l’ensemble de la collectivité. Les signes de la vie culturelle et religieuse des Ouïghours ont été mis à l’écart et les liens ont été rompus avec les proches vivant à l’étranger. Plus inquiétant encore, des échantillons d’ADN et de sang sont prélevés de force, ce qui suscite des craintes relatives au prélèvement d’organes.

Saisi de la question, le Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international de la Chambre des communes a entrepris un exercice d’établissement des faits qui s’est échelonné tout au long du mois d’octobre 2018. Un message est ressorti de façon on ne peut plus claire : si la communauté internationale ne condamne pas les violations des droits de la personne commises par le gouvernement de la Chine dans la province du Xinjiang, un précédent sera établi et ces méthodes seront adoptées par d’autres régimes. La complaisance est accentuée par le manque d’accès au Xinjiang, par l’absence de liberté de la presse et par le musellement et le harcèlement des Ouïghours qui vivent à l’étranger. Le gouvernement de la Chine n’a pas encore subi les conséquences de ses actes.

Le Sous-comité exhorte le gouvernement du Canada à régler cette crise qui continue de s’aggraver. Le Sous-comité formulera des recommandations précises au gouvernement du Canada d’après les témoignages des personnes qu’il a entendues, et à qui il souhaite exprimer sa profonde gratitude.

Citations

« La gravité des violations des droits de la personne dont sont victimes les Ouïghours au Xinjiang et à l’étranger est ahurissante. Le Canada doit faire sa part pour défendre les droits de la personne et pour pousser la communauté internationale à agir. »

-Anita Vandenbeld, députée, présidente

« Tout comme les adeptes du Falun Gong et les Tibétains, les Ouïghours sont considérés comme l’un des « cinq poisons » de la Chine. Il suffit de regarder le bilan de Chen Quanguo en tant que secrétaire du Tibet pour comprendre la gravité de la répression dont sont victimes les Ouïghours et les autres musulmans turcophones au Xinjiang. »

-David Sweet, député, vice-président

« La profonde influence politique et économique de la Chine, y compris au Canada, a freiné toute mesure concrète face à la crise des droits de la personne qui se déroule au Xinjiang. »

-Cheryl Hardcastle, députée, vice-présidente

- 30 -

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Erica Pereira, greffière du Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international
Téléphone: 613-992-9672
Courriel: SDIR@parl.gc.ca