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SDIR Communiqué de presse de comité

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Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international
House of Commons / Chambre des communes
Subcommittee on International Human Rights of the Standing Committee on Foreign Affairs and International Development

Pour publication immédiate


COMMUNIQUÉ DE PRESSE


État de la liberté de la presse dans le monde

Ottawa, 7 juin 2019 -

La santé et l’indépendance de la presse sont un indicateur clé de l’engagement d’un État envers les droits de la personne, et aujourd’hui, l’environnement médiatique est gravement compromis à l’échelle mondiale. Parmi les menaces à la libre circulation de renseignements exacts, mentionnons l’hostilité envers les journalistes, la télévision et la radio, les blocages de contenus Internet, la censure de certaines idées et même de mots, la concentration de la propriété des médias, ainsi que les campagnes officielles de désinformation et les « fausses nouvelles ». Ces menaces sont exacerbées par un contexte commercial de plus en plus difficile pour les médias indépendants.

Saisi de cette question, le Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international de la Chambre des communes (le Sous-comité) a réalisé une étude sur l’état de la liberté de la presse dans le monde entre novembre 2018 et février 2019. En se fondant sur les études de cas du Venezuela et du Myanmar, le Sous-comité a examiné comment les régimes portent systématiquement atteinte à la presse et remplacent graduellement les reportages indépendants par leur propre version des faits. Le Sous-comité remercie les témoins qui ont fourni des témoignages d’experts et des récits de première main qui ont joué un rôle clé dans cette étude, y compris les porte-parole d’organisations non gouvernementales locales et internationales, les journalistes locaux et internationaux primés, ainsi que le rapporteur spécial pour la liberté d’expression de la Commission interaméricaine des droits de l’homme.

Le cas du Myanmar montre que la suppression des reportages fondés sur des faits au moyen d’une rhétorique hostile, de campagnes de désinformation ou d’une application abusive des lois permet aux discours haineux de proliférer – avec des conséquences désastreuses pour les minorités ethniques comme les Rohingyas. La situation vénézuélienne nous enseigne que la criminalisation et le contrôle des moyens de communication peuvent avoir des répercussions considérables sur le fonctionnement démocratique d’un pays, laissant la population d’un pays entier sous-informée en temps de crise. Dans les deux cas, les efforts soutenus des gouvernements pour supprimer les reportages critiques ont créé un effet dissuasif – et pourtant, des journalistes résilients poursuivent leur travail essentiel en dépit du danger.

Aujourd’hui, le Sous-comité dépose son rapport, intitulé Le canari dans la mine de charbon : réactions aux violations de la liberté de la presse au Venezuela et au Myanmar, à la Chambre des communes. Afin de mieux soutenir les journalistes et de promouvoir les reportages fondés sur les faits et l’éducation aux médias en cette ère de désinformation, le Sous-comité formule six recommandations à l’intention du gouvernement du Canada. Premièrement, il lui demande vivement de continuer de condamner explicitement les violations à la liberté d’expression des défenseurs des droits de la personne, comme ceux au Venezuela, au Myanmar et ailleurs. Le Sous-comité recommande également que le gouvernement du Canada offre une aide pratique aux États qui envisagent d’adopter, de modifier ou d’abroger des lois sur la liberté d’expression, l’utilisation d’Internet, la protection des renseignements personnels ou la pratique du journalisme.

Le Sous-comité recommande qu’Affaires mondiales Canada demande à ses ambassades de jouer un plus grand rôle dans la promotion de l’indépendance et de la liberté de la presse, notamment en prenant des mesures pour protéger les journalistes dont la sécurité personnelle est menacée. En outre, Affaires mondiales Canada devrait appuyer les programmes de formation pour les journalistes travaillant dans des environnements médiatiques hostiles à l’étranger. Le Sous-comité exhorte également Affaires mondiales Canada à soutenir les programmes sur l’éducation aux médias. Enfin, il recommande d’appuyer la création d’un poste de conseiller spécial en matière de protection des journalistes aux Nations Unies.

Citations

« La rigueur et l’indépendance des médias sont la pierre angulaire de la démocratie. Le Canada a un rôle important à jouer pour garantir aux journalistes un milieu où ils peuvent informer en toute liberté, sans avoir à craindre des représailles ou des atteintes à leurs droits de la personne. »

– Anita Vandenbeld, députée, présidente

« Il en coûterait très cher de laisser les médias indépendants perdent pied. Les mesures prises par les gouvernements pour réduire au silence ou manipuler autrement les médias doivent être universellement condamnées. »

– David Sweet, député, vice-président

« Pour protéger la liberté d’expression, nous devons commencer par protéger les journalistes. La communauté internationale doit voir la répression de journalistes pour ce qu’elle est : une menace à la liberté d’expression pour l’ensemble de la société et un signe avant-coureur d’autres violations à venir. »

– Cheryl Hardcastle, députée, vice-présidente

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Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Aimée Belmore, greffière du Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international
Téléphone: 613-992-9672
Courriel: SDIR@parl.gc.ca