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Publications de la Chambre

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43e LÉGISLATURE, 1re SESSION

HANSARD RÉVISÉ • NUMÉRO 003

TABLE DES MATIÈRES

Le lundi 9 décembre 2019




Emblème de la Chambre des communes

Débats de la Chambre des communes

VOLUME 149
NUMÉRO 003
1re SESSION
43e LÉGISLATURE

COMPTE RENDU OFFICIEL (HANSARD)

Le lundi 9 décembre 2019

Présidence de l'honorable Anthony Rota

    La séance est ouverte à 11 heures.

Prière


  (1105)  

[Français]

Les voies et moyens

Avis de motion 

    Monsieur le Président, conformément à l'article 83(1) du Règlement, j’ai l’honneur de déposer un avis de motion des voies et moyens visant à modifier la Loi de l’impôt sur le revenu et un règlement connexe.
    Conformément à l'article 83(2) du Règlement, je demande que l’étude de la motion soit inscrite à l’ordre du jour.

Discours du Trône

[L'Adresse]

[Français]

Reprise du débat sur l’Adresse en réponse

    La Chambre reprend l’étude, interrompue le 6 décembre, de la motion portant qu’une Adresse soit présentée à son Excellence la gouverneure générale en réponse au discours qu’elle a prononcé à l’ouverture de la session, ainsi que de l'amendement et du sous-amendement.
    Monsieur le Président, vous constaterez qu'il y a consentement unanime pour la motion suivante:
    Que, nonobstant tout article du Règlement ou usage habituel de la Chambre, à la fin du débat aujourd’hui sur le sous-amendement à l’Adresse en réponse au discours du Trône, la question soit réputée mise aux voix et que le vote par appel nominal soit réputé demandé et différé jusqu’au mardi 10 décembre 2019, à l’heure ordinaire de l’ajournement quotidien.
    L'honorable députée a-t-elle le consentement de la Chambre afin de proposer la motion?
    Des voix: D'accord.
    Le Président: La Chambre a entendu l'énoncé de la motion. Plaît-il à la Chambre d'adopter cette motion?
    Des voix: D'accord.

    (La motion est adoptée.)

[Traduction]

    Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi d'intervenir pour la première fois à la Chambre des communes.
    Avant d'énumérer toutes les personnes que je souhaite remercier, j'aimerais prendre quelques instants pour parler du moment où ma femme et moi sommes venus ici pour la première fois après les élections, lors des journées d'orientation. Même si j'avais déjà visité cette enceinte et la Chambre située dans l'édifice du Centre à maintes reprises, ce fut pour moi une expérience incroyable de fouler le plancher de cette assemblée, qui représente l'épicentre même de la démocratie canadienne. J'ai été ému de constater les traditions qu'elle symbolise de manière aussi manifeste — les pupitres, le tapis et tout le reste. C'est vraiment une leçon d'humilité quand on pense aux responsabilités que doivent assumer les 338 députés réunis dans cette enceinte et qui sont chargés de représenter leurs concitoyens d'un bout à l'autre du pays.
    Danielle et moi avons pris quelques moments pour réfléchir à l'importance de ce que cela signifie dans les plus de 150 ans d'histoire de notre pays. Les mots qui n'ont cessé de me revenir à l'esprit et que j'ai répétés souvent pendant la campagne électorale sont tirés de l'article 91 de la Loi constitutionnelle de 1867 et ils portent sur la Chambre des communes et son pouvoir de faire des lois « pour la paix, l'ordre et le bon gouvernement du Canada ».
    Bien que cet article concerne principalement la délégation de pouvoirs, j'ai consacré beaucoup de temps au cours des sept ou huit derniers mois à faire campagne auprès des Canadiens, notamment les habitants de Battle River—Crowfoot. Je me suis rappelé encore et encore que si nous sommes ici, c'est principalement pour assurer la paix, l'ordre et le bon gouvernement. Il incombe à tous les députés de représenter leurs nombreux concitoyens des diverses régions qui composent ce pays. Nous devons tous tendre vers ce but malgré les divergences d'opinions, parfois enflammées, que nous aurons dans divers dossiers. Puisque nous sommes en situation de gouvernement minoritaire, nous devons miser sur un certain degré de collaboration, car nous visons tous les mêmes objectifs: la paix, l'ordre et le bon gouvernement.
    Je m'en voudrais d'omettre de mentionner quelques personnes que je souhaite remercier. Je vais parler des habitants de Battle River—Crowfoot dans un instant, mais je tiens d'abord à remercier ma famille.
    Mon épouse, Danielle, est une conjointe incroyable. Je la remercie de l'appui qu'elle m'a accordé au cours des huit derniers mois dans cette aventure que constitue une campagne d'investiture et maintenant pendant les premiers mois de mon mandat de député. Je remercie Danielle du fond du cœur. Je suis aussi très fier de mes deux fils, Matthew et Emerson, qui sont ravis que leur père travaille maintenant dans un château. Ils sont un peu trop jeunes pour comprendre de quoi il retourne, mais ils aiment le fait que je travaille dans un château.
    Je remercie mon père, mes sœurs, mon frère, mes tantes et mes oncles. Lorsqu'on vient d'une famille agricole, on comprend bien l'importance de la famille dans une situation comme la mienne, et je remercie ma famille.
     Je tiens à souligner tout particulièrement mes regrettés grands-pères, Jim Hutchings et Felix Kurek, qui m'ont énormément encouragé durant leur vie. Ils étaient très différents l'un de l'autre, mais ils ont montré de manière admirable ce que c'est que d'être Canadien et tout ce que cela représente. Mon grand-père Felix a fait carrière dans l'industrie énergétique. Mon grand-père Jim, un agriculteur de profession, a incarné ce que c'est que d'être Canadien.
    Merci à mon équipe de campagne. Au bout du compte, plus de 200 personnes ont collaboré à ma campagne d'investiture et à ma campagne électorale. Toutes ces personnes qui ont pris part au processus démocratique, c'est fantastique. Encore une fois, je remercie mon équipe de campagne.

  (1110)  

    J'aimerais également remercier les membres du personnel de mon bureau — certains avec qui j'ai déjà travaillé et d'autres qui sont nouveaux — pour tout leur travail et toute leur aide, plus particulièrement au cours des dernières semaines alors que je me familiarisais avec le travail de parlementaire.
    Je tiens à remercier mon prédécesseur, Kevin Sorenson. Le Centre-Est de l'Alberta avait en lui un bon représentant. C'est quelqu'un qui a des principes, quelqu'un de bien. Son amitié et son savoir me sont précieux. Je suis heureux qu'il continue de m'offrir des conseils sans hésiter, même si c'est à mon tour de siéger à la Chambre alors qu'il s'occupe de la ferme et qu'il s'accorde aussi du repos bien mérité.
    J'aimerais parler des gens de Battle River—Crowfoot, de ma réponse au discours du Trône et de l'amendement proposé par le caucus conservateur. Ils vont tous ensemble.
    Je suis un agriculteur de cinquième génération de la circonscription de Battle River—Crowfoot. Au cours des sept à huit derniers mois, j'ai discuté avec plus de 10 000 personnes qui sont confrontées à la réalité telle qu'elle est dans le pays où nous vivons. Je dois d'abord les remercier de m'avoir accordé l'honneur de les représenter en me confiant un mandat clair à la Chambre. Je serai leur voix au Parlement pour veiller à ce que l'on discute à Ottawa des préoccupations et des problèmes des habitants de Battle River—Crowfoot, une circonscription de 52 000 kilomètres carrés dans le Centre-Est de l'Alberta, ainsi que tout ce qui fait d'elle ce qu'elle est. Je prends ce rôle au sérieux. Je les remercie encore de cet honneur.
    Au cours de mes déplacements des huit derniers mois et de mes discussions continues avec les habitants de Battle River—Crowfoot depuis les élections, le message a toujours été le même: les gens sont excédés et ils ne sont pas satisfaits de l'état du pays. En tant que fier Canadien, c'est dur à entendre.
    Certains de mes collègues en ont parlé dans leur discours, mais le fort sentiment d'aliénation dont on entend parler est bien réel. J'exhorte les députés d'en face à ne pas prendre à la légère le fait que des gens qui ont toujours été fiers d'être Canadiens estiment que leur pays les laisse tomber. C'est un problème, et il mérite d'être reconnu. Malheureusement, on ne l'a pas fait dans le discours du Trône.
    J'ai pu discuter avec des travailleurs de l'énergie qui ont passé leur carrière dans le secteur des hydrocarbures et qui ont maintenant perdu tout espoir. Ces gens sont fiers du travail qu'ils font, y compris des normes environnementales de classe mondiale qu'ils s'emploient à atteindre au quotidien, mais on les a oubliés. Ils ont besoin de quelqu'un pour les défendre, mais le discours du Trône n'a même pas daigné parler d'eux.
    J'ai aussi parlé à des gens du milieu agricole. Je fais moi-même partie d'une famille d'agriculteurs — dont je représente la cinquième génération — et je suis fier de la contribution de mes pairs. Les agriculteurs sont les gardiens des terres, notamment dans les zones spéciales de l'Alberta, mais ils doivent aujourd'hui faire face à une véritable catastrophe. Voici un exemple de ce que vivent les producteurs agricoles et les agriculteurs en général. Le prix du canola, par exemple, est passé de 13 à 9 $ le boisseau. Dans un secteur où les marges de profit sont déjà minces, l'effet sur la rentabilité des fermes a été dévastateur. Pourtant, ces enjeux étaient absents du discours du Trône. Le gouvernement se targue de l'état de ses relations avec les autres pays, mais il fait littéralement rire de lui aux émissions de fin de soirée.
    J'ai aussi pu discuter avec des chefs d'entreprise et des gens d'affaires de ma circonscription. Eux aussi sont sur le point de perdre espoir. Il y a de quoi décourager le plus fier des Canadiens. Qu'il s'agisse des travailleurs du secteur manufacturier, des enseignants, des infirmiers ou des médecins oeuvrant en région rurale, si les régions perdent leur vitalité, ces institutions ne pourront pas remplir pleinement leur mission.
    Mon temps de parole est presque écoulé, alors je vais m'arrêter pour répondre aux questions. Comme je le disais, c'est un immense honneur pour moi d'avoir été élu député de Battle River—Crowfoot et je remercie Dieu d'avoir créé notre pays. C'est un privilège de pouvoir prendre part au processus démocratique et de contribuer ainsi à l'avenir de Battle River—Crowfoot et du Canada en général.

  (1115)  

    Monsieur le Président, je souhaite remercier le député de Battle River—Crowfoot et lui souhaiter la bienvenue à la Chambre.
    Je l'ai entendu parler des travailleurs de l'énergie et, dans ma circonscription, Burnaby Nord-Seymour, j'ai certainement parlé de la situation en Alberta. En fait, comme ma circonscription se trouve près de la fin du pipeline Trans Mountain, dont la construction vient de commencer, nous pouvons entendre de ma maison le battage des pieux. Si on y était, on l'entendrait en ce moment même.
    Au cours des quatre dernières années, il y a eu plus de 500 jours de manifestations dans ma circonscription. Le projet d'expansion du pipeline Trans Mountain ayant été lancé, le député appuiera-t-il l'atteinte de nos objectifs en matière de changements climatiques et s'intéressera-t-il aux autres enjeux sous-jacents qui préoccupent les électeurs de ma circonscription? Appuiera-t-il le Plan de protection des océans et veillera-t-il à ce que nous ayons des mesures d'intervention de calibre mondial en cas de déversement d'hydrocarbures?
    Plus important encore, le député appuiera-t-il les résidants de Burnaby Mountain, qui verront l'agrandissement d'un parc à réservoirs à 600 mètres d'une école primaire, à côté de l'Université Simon Fraser, que fréquentent des dizaines de milliers d'étudiants et dont le campus est en pleine croissance?
    De plus, le député appuiera-t-il les pompiers de Burnaby pour que les investissements se fassent et que la ville soit dotée d'installations de classe mondiale qui assureront la sécurité de la population?
    Monsieur le Président, j'ai bien hâte de pouvoir répondre à la question, mais, pour commencer, je dirais que des électeurs de ma circonscription travaillent actuellement à la conception d'une technologie qui pourrait être utilisée dans le monde entier lors d'interventions après un déversement. Or, ils ne peuvent même pas obtenir une rencontre avec le ministre en face.
    Les libéraux disent vouloir s'occuper de l'environnement alors que nous perdons des entreprises et des investissements dans le secteur de l'énergie tous les jours. Le Canada est un chef de file mondial de la production énergétique écologique et durable. Je le constate chaque jour. Les habitants de ma circonscription sont fiers d'être à la fine pointe dans ce domaine. Or, le gouvernement les a pratiquement abandonnés.
    J'espère que cet oléoduc sera construit. D'après ce que je comprends, son terminal se trouve dans la circonscription du député qui a posé la question. Toutefois, il faut comprendre que ce projet d'oléoduc en est un parmi plusieurs que les libéraux ont abandonnés ou annulés. On a même annoncé ce matin que d'autres investissements initialement destinés au Canada sont utilisés dans le golfe du Mexique. C'est un abandon du secteur énergétique canadien.
    Nous devons veiller à soutenir l'industrie d'envergure mondiale que nous avons ici, y compris le secteur de l'environnement. J'espère que l'oléoduc sera construit, mais, pour être franc, compte tenu de ce que les députés d'en face ont fait jusqu'à maintenant, tant que le pétrole ne commencera pas à couler dedans, je n'y croirai pas un seul instant.

[Français]

    Monsieur le Président, mon collègue parle des problèmes vécus par les agriculteurs, comme les récoltes difficiles et la baisse des prix. C'est un problème connu dans nos régions, notamment en raison d'une neige plutôt hâtive cette année. La première neige est arrivée environ trois semaines plus tôt qu'à l'habitude, ce qui peut être attribuable aux changements climatiques.
    Mon collègue est-il capable de reconnaître que les changements climatiques peuvent être dus, entre autres, à une augmentation des gaz à effet de serre et donc à une augmentation de la production de pétrole? Peut-il admettre que les demandes de son parti, qui consistent à accorder la priorité à la fois au transport et à l'exploitation du pétrole et aux producteurs agricoles, peuvent être contradictoires?

[Traduction]

    Monsieur le Président, j'ai hâte de pouvoir répondre à cette question. Il y a des producteurs de la circonscription de la députée et de partout au pays qui doivent composer avec des conditions météorologiques imprévisibles qui nuisent à leurs récoltes. Nous devons prévoir des mesures solides pour nos secteurs agricoles.
    Nos producteurs sont les mieux placés pour faire de notre production agricole la plus durable au monde; ils savent recourir à des méthodes de culture sans labour et à la recherche génétique de façon à pouvoir cultiver la terre dans divers climats.
    Notre pays est rempli d'innovateurs. Contrairement aux autres partis à la Chambre — qui soutiennent l'imposition d'une taxe sur le carbone qui pénalise les Canadiens —, il faut appuyer les innovations qui permettront aux Canadiens de trouver des solutions qui nous seront bénéfiques et qui vont réellement changer les choses.
    J'invite la députée d'en face à contribuer à changer le monde et à trouver des solutions pour améliorer la situation environnementale d'ici et d'ailleurs dans le monde.

  (1120)  

    Avant que nous passions au prochain discours, je félicite les députés, qui ont lancé les discussions de belle façon. La semaine dernière, il a été souligné que certaines questions étaient un peu longues. Je sais qu'il y a beaucoup à dire, mais les réponses comme les questions n'ont pas dépassé la minute et demie. Plus de députés ont ainsi la possibilité de participer aux questions et observations. Je prends donc le temps de vous féliciter pour un bon départ.
    Nous reprenons maintenant le débat. Le député de Don Valley-Nord a la parole.
    Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la députée d'Oakville-Nord—Burlington.
    Je suis heureux de prononcer mon premier discours à la Chambre en tant que député de Don Valley-Nord et d'appuyer le discours du Trône.
    Je tiens d'abord à remercier les gens de Don Valley-Nord de m'avoir accordé leur confiance pour être leur porte-parole à Ottawa. C'est avec beaucoup d'humilité que j'accepte cette grande responsabilité. Jour après jour, je ne ménagerai aucun effort afin de faire entendre les points de vue, les inquiétudes et les diverses convictions des gens de mon coin de pays, de façon réfléchie et détaillée, à la Chambre.
    Tout au long de la campagne de l'automne dernier, comme l'ensemble de mes collègues, j'ai eu la chance de discuter avec les habitants des quatre coins de ma circonscription des enjeux qui leur tiennent le plus à cœur, de la congestion routière à la sécurité communautaire, en passant par le logement abordable et un soutien accru pour les aînés.
    Les résidants de Don Valley-Nord et les Canadiens d'un océan à l'autre nous ont clairement fait comprendre qu'ils veulent que nous travaillions tous ensemble à la Chambre pour nous pencher sur les enjeux qui comptent le plus pour eux et leur famille. Ils veulent des résultats maintenant, et non pas dans un avenir proche ou éloigné. C'est pourquoi je suis fier du programme ambitieux présenté par le gouvernement dans le discours du Trône.
    Le gouvernement a établi un plan pour s'occuper des questions sociales les plus urgentes de notre époque, y compris la lutte contre les changements climatiques, le renforcement de la classe moyenne, le chemin de la réconciliation, la protection de la santé et de la sécurité des Canadiens et la contribution au succès du Canada sur la scène internationale. Les Canadiens ont choisi de continuer à faire avancer notre pays, et c'est exactement ce que fera le plan du gouvernement.
    Tandis que j'interviens à la Chambre au sujet du mandat que nous ont confié les Canadiens, je me souviens d'une conversation que j'ai eue dans Don Valley-Nord durant la campagne électorale. En faisant du porte-à-porte sur l'avenue Van Horne, j'ai rencontré une jeune mère qui est à terminer ses études postsecondaires. Bien qu'elle rayonnait de fierté en parlant de sa fille et des choses qu'elle avait accomplies depuis plusieurs années en dépit des difficultés et des obstacles, ses yeux se remplissaient de larmes. Elle m'a dit combien elle s'en faisait à l'idée de ne pas pouvoir terminer ses études en raison des compressions de l'actuel gouvernement provincial au Régime d'aide financière aux étudiantes et étudiants de l'Ontario. Elle a mentionné le coût de la vie et celui des services de garde qui montent en flèche, et ses craintes relativement à l'état de la planète dont ses enfants hériteront.
    Ce sont des rencontres comme celles-ci qui m'ont incité à embrasser la vie politique et à présenter ma candidature au fédéral.
    Mes collègues savent que les craintes et les inquiétudes exprimées par cette jeune mère ne sont pas propres à ma circonscription. En fait, elles ne sont pas uniques aux gens de Toronto ni de l'Ontario. Ce sont là des questions qui préoccupent beaucoup de Canadiens partout au pays.
    Par conséquent, je demande à la Chambre, à l'occasion du débat sur le plan ambitieux que le gouvernement a conçu pour répondre aux angoisses, aux attentes et aux aspirations des Canadiens partout au pays, de penser aux gens qui nous ont élus.
    En tant que parlementaires, nous sommes en mesure de faire des choses extraordinaires. Les Canadiens de nos collectivités qui nous ont élus pour les représenter à Ottawa attendent de nous non seulement que nous dirigions le pays, mais, plus important encore, que nous le fassions avancer en fonction de leur intérêt.
    Les générations de Canadiens à venir ne nous jugeront pas sur les mots que nous aurons prononcés aujourd'hui ou demain à la Chambre, mais sur la manière dont nous aurons relevé les défis déterminants de notre génération.
    Nous avons reçu, en tant que députés, un mandat clair des Canadiens, à savoir qu'il faut agir et agir maintenant.
    Concernant les changements climatiques, les Canadiens nous ont demandé de nous attaquer à la crise bille en tête. C'est pourquoi le gouvernement est décidé à protéger l'environnement en fixant comme cible l'année 2050 pour atteindre l'objectif de zéro émission nette, à mettre un prix sur la pollution partout, à assurer la protection et la conservation de la nature et à réduire la pollution par le plastique.

  (1125)  

    Pour réduire le coût de la vie et renforcer la classe moyenne, nous investissons dans le logement abordable et faisons en sorte qu'il soit plus facile de devenir propriétaire d'une maison.
    Nous savons qu'élever une famille coûte cher et qu'il est difficile d'épargner en vue de la retraite. Voilà pourquoi nous rendrons plus abordables les garderies et les programmes de garde d'enfant avant et après l'école tout en solidifiant les pensions pour les aînés.
    Au chapitre de la sécurité, le gouvernement prend des mesures concrètes pour lutter contre les crimes commis avec des armes à feu, notamment en interdisant les armes d'assaut de type militaire et en aidant les municipalités qui le souhaitent à interdire les armes de poing. Au chapitre de la santé, il veille à ce que les Canadiens aient accès à des soins de santé abordables et de qualité supérieure en collaborant avec les provinces, les territoires, les professionnels et les universitaires pour que chacun ait accès à un bon médecin de soins primaires.
    Nous sommes conscients que le gouvernement et les parlementaires ne font pas cavalier seul pour ce qui est d'offrir un avenir meilleur aux Canadiens. Partout au pays, d'innombrables organismes communautaires oeuvrent inlassablement pour aider les Canadiens dans le besoin qui méritent notre soutien.
    Dans ma circonscription, Don Valley-Nord, des organismes tels que l'Armenian Community Centre, l'Iranian Women's Organization of Ontario, le Centre for Immigrant and Community Services, le Working Women Community Centre, le Toronto North Local Immigration Partnership et le Flemingdon Health Centre offrent des services essentiels aux néo-Canadiens.
     ACCES Employment, le Centre for Education and Training et Springboard Employment Services aident les Canadiens qui cherchent un emploi et souhaitent acquérir de nouvelles compétences.
    Les services juridiques communautaires Willowdale, les centres Adventure Place et Community Information Fairview, la banque alimentaire North York Harvest et diverses organisations religieuses et culturelles offrent des services professionnels et sociaux à l'échelle du pays.
    Je suis extrêmement fier du travail que font ces organisations et bien d'autres dans Don Valley-Nord. C'est un honneur pour moi de collaborer avec elles à titre de député pour faire en sorte que tous les membres de la collectivité aient des chances égales de réussir.
    Les gens de nos circonscriptions s'attendent à ce que nous fassions preuve de leadership. Ils souhaitent que nous prenions des mesures décisives pour créer un Canada meilleur où tous, sans égard à la race, à la religion, au sexe, à l'âge ou au pays d'origine puissent réussir et y parviennent. Je suis fier d'affirmer que le plan ambitieux mis de l'avant par le gouvernement vise précisément cet objectif.
    Monsieur le Président, je félicite mon collègue d'en face de son premier discours à la Chambre.
    Il prône des mesures décisives, ce que j'estime important. Toutefois, j'ai été déçue de voir que le discours du Trône se résumait à beaucoup de belles paroles et à peu de propositions concrètes.
    Pour ce qui est du changement climatique, il est clair que le plan de l'actuel gouvernement ne permettra même pas d'atteindre les cibles de Paris et encore moins celles qui ont été fixées pour 2050. On sait également que la taxe sur le carbone ne constitue pas un moyen efficace d'atteindre ces cibles. L'Europe a adopté ce modèle il y a 19 ans, mais n'a réduit son empreinte carbone que de 8 % depuis.
    Étant donné que le gouvernement a décrété une urgence climatique en juin et qu'il devrait maintenant avoir une idée assez précise des mesures qu'il prendra, j'aimerais savoir en quoi elles consistent.

  (1130)  

    Monsieur le Président, nous nous sommes engagés, dans notre plateforme électorale comme dans le discours du Trône, à offrir un meilleur avenir à la prochaine génération en plantant davantage d'arbres et en réduisant les émissions. Notre parti est le seul à avoir présenté un plan d'action déterminant pendant la campagne électorale afin d'atteindre les cibles de 2050.
    Nous sommes sur la bonne voie et j'espère que les partis d'en face nous appuieront. Ensemble, nous pourrons réduire les émissions dans ce pays.

[Français]

    Monsieur le Président, comme c'est la première fois que je prends la parole à la Chambre des communes, je voudrais en profiter pour remercier tous les électeurs de Longueuil—Saint-Hubert qui m'ont accordé leur confiance. J'espère que je serai à la hauteur de cette confiance pour les prochaines années — un an et demi ou deux ans et demi, bref le temps que durera ce mandat.
    L'éléphant dans la pièce, concernant tout ce qui s'est passé et le discours du Trône, c'est le pétrole. En effet, le mot « pétrole » est absent du discours du Trône.
    Au cours des quatre dernières années, le gouvernement libéral a investi 19 milliards de dollars sous différentes formes d'aide aux énergies fossiles. Le Canada représente 0,5 % de la population mondiale et produit 2 % des gaz à effet de serre.
    Le 27 septembre dernier, il y avait 500 000 personnes dans les rues de Montréal. J'y étais pour qu'on agisse clairement et fortement pour lutter contre les changements climatiques.
    Quelles sont les mesures concrètes que le gouvernement libéral entend prendre pour faire face à cet enjeu, dans les prochaines années?

[Traduction]

    Monsieur le Président, réduire les émissions et avoir un secteur énergétique vert florissant est bon pour l'économie. Notre bilan a démontré que nous pouvons obtenir des résultats.
    Encore une fois, je tends la main aux députés d'en face. Nous devons faire front commun et mettre immédiatement en oeuvre des mesures visant à réduire les émissions et améliorer notre environnement.
    Monsieur le Président, nous trouvons que le discours du Trône reste très vague au sujet de la bonification des pensions et du soutien aux aînés. Le député l'a mentionné deux fois dans son discours, ce que je trouve très encourageant. La semaine dernière, toutefois, la ministre des Aînés a déclaré ici même que les hausses des prestations de la Sécurité de la vieillesse viseraient les aînés de 75 ans et plus. Pourquoi n'y aurait-il pas de hausses pour les personnes âgées de 65 à 74 ans, qui en ont tout autant besoin?
    Monsieur le Président, nous avons établi un plan visant à accroître la Sécurité de la vieillesse pour la plupart des Canadiens. Le gouvernement a également beaucoup fait ces quatre dernières années pour bonifier le Supplément de revenu garanti. Encore une fois, j'espère que tous les députés nous aideront à mieux soutenir les aînés et à leur rendre la vie plus abordable. Nous sommes déjà sur la bonne voie.
    Monsieur le Président, comme c'est la première fois que je prends la parole dans le cadre de la 43e législature, je profite de l'occasion pour vous féliciter de votre élection à la présidence.
    Je veux aussi remercier les gens d'Oakville North—Burlington de m'avoir une fois de plus accordé leur confiance pour venir les représenter au Parlement. Je remercie mon fils, Fraser, et sa femme, Taylor, de l'amour et du soutien qu'ils m'ont témoignés. Je remercie ma famille, Jill, Rob et leur fils Bayley, ainsi que mon personnel et mon équipe de campagne fantastiques sans qui je ne serais pas ici. Je suis extrêmement fière du travail accompli au cours des quatre dernières années et je suis impatiente de poursuivre ce travail au cours de la nouvelle législature.
    Pendant la campagne, j'ai pu discuter à de nombreuses reprises avec des gens de ma circonscription au sujet de leurs attentes pour la nouvelle législature. Ils m'ont dit que, à l'instar de tous les Canadiens, ils attendent des parlementaires qu'ils collaborent et veillent à ce que l'économie ne fasse pas de perdants, qu'ils prennent des mesures décisives en matière de lutte contre les changements climatiques, qu'ils s'efforcent de rendre la vie plus abordable, qu'ils poursuivent les efforts de réconciliation et qu'ils continuent à faire de la santé et de la sécurité des Canadiens une priorité en prenant des mesures de contrôle des armes à feu et en déployant un régime national d'assurance-médicaments universel. Le discours du Trône a montré l'intention du gouvernement de cibler ces priorités.
    Les habitants d'Oakville-Nord—Burlington ont à coeur de conserver les espaces verts, de protéger l'environnement et de lutter contre les changements climatiques. Pendant la campagne, j'ai rencontré les membres de différents groupes, dont Grandmothers Act to Save the Planet, qui veulent que nous agissions sans tarder pour sauver la planète. Il y a deux semaines, à Burlington, j'ai participé à une grève pour le climat organisée par Caleb Smolenaars, un étudiant de ma circonscription.
    La lutte contre les changements climatiques est le grand défi de notre époque. C'est pourquoi nous adoptons des mesures audacieuses et énergiques. Dans ma circonscription, nous avons financé les réseaux de transport en commun d'Oakville et de Burlington de même que le réseau GO, afin que le service soit amélioré et que les gens puissent rentrer chez eux plus vite. Nous avons également financé le sentier Crosstown ainsi que d'autres infrastructures de vélo et de marche. Nous offrons des incitatifs pour encourager plus de gens à opter pour un véhicule zéro émission. Je plaide depuis longtemps pour l'amélioration des infrastructures cyclables. Il n'y a pas mieux que le vélo comme véhicule zéro émission. J'ai bien l'intention de continuer à travailler avec le gouvernement et les autres intervenants pour favoriser encore davantage l'utilisation de ce moyen de transport.
    Bien que nous ayons déjà agi en tarifant la pollution, il reste encore beaucoup à faire. Nous nous fixons un objectif de zéro émission nette d'ici 2050, en protégeant et en conservant la nature, et en réduisant la pollution par le plastique. Il n'y a pas si longtemps, j'ai mis les restaurants locaux au défi de cesser d'utiliser des pailles en plastique et, aujourd'hui, je me félicite que la plupart d'entre eux aient cessé d'en fournir systématiquement. Halton fournissant l'une des eaux potables les plus saines au Canada, il n'y a pas de raison d'utiliser des bouteilles d'eau en plastique. Cela dit, il reste encore beaucoup à faire pour réduire notre utilisation du plastique dans notre vie quotidienne.
    Au cours de notre dernier mandat, nous avons pris des mesures pour le renouvellement de la relation avec les peuples autochtones et pour offrir une vie meilleure aux familles et aux communautés, mais il reste beaucoup à faire. Nous allons élaborer conjointement un projet de loi que nous présenterons pour mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Nous poursuivrons nos efforts en vue d'éliminer, d'ici 2021, les avis d'ébullition de l'eau à long terme dans les réserves et nous élaborerons conjointement des mesures législatives pour faire en sorte que les peuples autochtones aient accès à des soins de santé de qualité qui soient adaptés à leur culture.
    En 2012, j'ai visité l'hôpital de Sioux Lookout, fruit d'un partenariat entre les gouvernements fédéral et provincial, l'administration municipale et des Premières Nations. Cet hôpital offre des traitements, des soins généraux et palliatifs, des soins de longue durée ainsi qu'un continuum complet de soins qui sont culturellement adaptés et donnent de ce fait de meilleurs résultats.
    Nous devons également donner suite aux recommandations contenues dans le rapport sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées, en plus de continuer à mettre en oeuvre les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation. Je suis heureuse de constater que, dans ma circonscription, nous collaborons avec la Première Nation des Mississaugas de Credit, avec des gardiens du savoir autochtone comme Stephen Paquette et Sherry Saevil, avec le Centre for Indigenous Learning and Support du Collège Sheridan et avec Elijah Williams, pour faciliter la réconciliation. Aujourd'hui, le drapeau des Mississaugas de Credit flotte en permanence à l'hôtel de ville d'Oakville. L'Oakville Community Foundation et l'Oak Park Neighbourhood Centre collaborent avec les dirigeants autochtones pour nous permettre d'avancer sur le chemin de la réconciliation.
    La santé et la sécurité des Canadiens sont la priorité absolue du gouvernement. Des pensées et des prières ne suffisent pas quand il s'agit de la violence liée aux armes à feu. Comme membre du comité de la sécurité publique, au cours de la dernière législature, j'ai travaillé avec des collègues et avec des intervenants comme PolySeSouvient, la Coalition pour le contrôle des armes, le Dr Alan Drummond et des urgentologues, entre autres, en vue de renforcer les lois sur les armes à feu. Je suis fière du travail que j'ai accompli sur le projet de loi C-71, l'année dernière, pour présenter des amendements visant à protéger les victimes de violence de la part d'un partenaire intime.

  (1135)  

    Pendant la campagne électorale, j'ai parlé avec fierté des mesures législatives que nous avons mises en place pour l'encadrement des armes à feu, ainsi que des investissements que nous avons consacrés aux forces de l'ordre, aux services frontaliers et aux programmes qui visent à garder les jeunes loin des armes à feu et des gangs. Il est plus que temps d'interdire les armes d'assaut de type militaire, comme le propose le discours du Trône. C'est d'ailleurs le genre d'arme qui avait été utilisée à Polytechnique il y a 30 ans.
    Parmi les pays dotés d'un régime de soins de santé universels, le Canada est le seul dont le régime n'inclut pas une assurance-médicaments. À titre d'ancienne secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé, j'ai pu travailler avec la ministre à des changements qui feront considérablement baisser le prix des médicaments des Canadiens. Personne ne devrait avoir à choisir entre avoir de quoi se nourrir et payer ses médicaments.
    Le coût élevé des médicaments touche de façon disproportionnée les femmes en raison de la précarité de leur emploi. J'ai entendu parler de femmes qui ont cessé de prendre des médicaments bêta-bloquants après une crise cardiaque parce qu'elles n'avaient plus les moyens de les payer, et de femmes qui restent avec un partenaire violent parce que son assurance-médicaments couvre les médicaments coûteux dont elles ont besoin. C'est inacceptable. Voilà pourquoi notre décision de mettre en oeuvre un régime national d'assurance-médicaments universel est une bonne nouvelle pour les Canadiens.
    De trop nombreux Canadiens sont touchés par le cancer. L'un des moments forts de mon premier mandat a été l'annonce d'un investissement fédéral de 150 millions de dollars pour l'Institut de recherche Terry Fox, dont l'objectif est de collaborer avec ses partenaires pour mettre en place un réseau national de centres de cancérologie Marathon de l'espoir. Lors de mes activités de bénévole auprès de la Fondation Terry Fox, j'ai eu le plaisir de faire la connaissance du Dr David Malkin et de découvrir le travail qu'il accomplit dans le cadre du programme PROFYLE, à l'hôpital pour enfants SickKids.
    Le cancer demeure la maladie causant le plus de décès chez les enfants au Canada. Au cours du présent mandat, je rendrai hommage à des enfants qui, comme Carson, Ayverie et Teagan, nous ont quittés prématurément à cause de cette terrible maladie, et j'appuierai le travail effectué par la campagne Helena's Hope afin d'honorer notre engagement électoral de financer la recherche sur le cancer chez les enfants.
    Oakville-Nord—Burlington est une collectivité prospère, mais cela ne veut pas dire que personne n'a de difficulté à joindre les deux bouts ou ne vit dans la pauvreté. Nous devons veiller à ce que l'économie fonctionne pour tous les Canadiens, y compris les plus marginalisés.
    L'abordabilité fait partie des préoccupations de ma collectivité. J'ai eu le plaisir de travailler avec l'organisme Habitat pour l'humanité Halton-Mississauga, qui a déclaré que notre stratégie nationale en matière de logement a eu un effet déterminant sur son travail. Lors d'un événement organisé récemment par Affordable Housing Halton, Andrew Balahura, de la région d’Halton, a parlé du travail que cet organisme réalise, avec l'aide du gouvernement fédéral, afin de venir en aide à ceux qui ont besoin d'un logement sûr et abordable. Nous devons aussi faire en sorte que les jeunes puissent acheter leur première maison. Les changements proposés au programme d’accès à la propriété vont donc améliorer la situation dans ma circonscription.
    L'usine d'assemblage et le siège social de la société Ford du Canada, à Oakville, jouent un rôle vital pour la ville et la région. Il sera essentiel de veiller à la prospérité actuelle, mais aussi future, de l'entreprise. Les petites et moyennes entreprises sont le moteur de l'économie canadienne, et nous allons continuer de leur offrir un environnement qui les aidera à grandir et à créer des emplois bien rémunérés pour la classe moyenne.
    Promouvoir l'égalité des sexes et mettre un terme à la violence fondée sur le sexe comptent parmi mes priorités personnelles et parmi celles du gouvernement. J'ai eu le privilège de travailler avec quelques organisations locales et nationales incroyables, comme l'Halton Women's Place, SAVIS, la Canadian Association for Girls in Science, Actua et bien d'autres. Je me réjouis à l'idée de poursuivre nos efforts. C'est avec plaisir que je reconduirai sous peu le programme de leadership pour les jeunes femmes que mon équipe et moi-même avons élaboré il y a trois ans pour donner aux jeunes femmes d’Halton la possibilité de bénéficier des conseils d'un mentor relativement à leur carrière. Le principal obstacle à la pleine participation des femmes au monde du travail est le manque de services de garderie de qualité à un prix abordable. Donner aux femmes accès à des services de garderie continue d'être une priorité pour le gouvernement.
    J'ai eu, il y a peu, l'occasion de participer au sommet de Nairobi et de réaffirmer l'engagement du Canada envers le programme de la Conférence internationale sur la population et le développement. J'ai entendu dire à maintes reprises que les autres pays voient le Canada comme un modèle à suivre pour ce qui est de rendre les femmes autonomes, de mettre fin à la violence fondée sur le sexe, d'éradiquer la pauvreté, d'atteindre l'égalité des sexes et de prendre des mesures urgentes et suivies afin de faire respecter les droits de toutes les femmes, notamment en matière de sexualité et de procréation, au pays et à l'étranger.
    Les Canadiens attendent de nous que nous soyons à l'écoute et que nous travaillions ensemble dans les nombreux dossiers où nous avons des objectifs communs. C'est un rare privilège que de siéger à la Chambre et c'en est un que je ne prends pas pour acquis. J'ai hâte de me mettre au travail et je suis heureuse d'avoir l'occasion de prendre la parole aujourd'hui.

  (1140)  

    Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi d'être de retour à la Chambre des communes. J'ai refait le plein d'énergie et je suis fin prête à entamer une autre session.
     La députée d'en face vient de parler du discours du Trône, dont une partie traite du « contrôle des armes à feu ». La députée a signalé qu'il est temps d'adopter des mesures législatives plus sévères et de mettre en place des mécanismes plus efficaces en matière de contrôle des armes à feu. Elle a ajouté que l'objectif de ces mesures est de protéger les Canadiens et de créer des collectivités sûres. Je conviens de la pertinence de cet objectif, mais je ne vois aucune mesure législative qui permettrait de l'atteindre.
    Nous savons que des armes à feu entrent illégalement au Canada en passant par la frontière américaine. Nous savons que des hommes de paille achètent des armes à feu pour ensuite les transférer illégalement à d'autres personnes. Nous savons aussi que la violence liée aux gangs et le crime organisé sont hors de contrôle dans des villes comme Toronto, Vancouver et Montréal. Or, je ne vois rien dans le discours du Trône à ce sujet. Il ne contient aucune mesure qui permettrait de resserrer la sécurité à la frontière, de mieux protéger les Canadiens, de mettre un terme aux achats effectués par des hommes de paille, de renforcer les services de police de première ligne et d'éliminer les gangs de rue. Le discours du Trône ne renferme aucune mesure visant à rendre les peines plus sévères ou portant sur la responsabilité.
    La députée d'en face pourrait-elle nous dire ce qu'elle en pense?

  (1145)  

    Monsieur le Président, je félicite la députée d'avoir été réélue à la Chambre.
    Au cours des quatre dernières années, nous avons investi 500 millions de dollars dans les services frontaliers canadiens, des fonds qui avaient été supprimés par le gouvernement précédent, pour permettre l'application rigoureuse de la loi à la frontière.
    Nous investissons aussi dans les forces de l'ordre et dans des programmes visant à empêcher les jeunes de devenir membres de gangs. Ces fonds sont accueillis favorablement par des municipalités comme Toronto, qui a demandé de l'aide supplémentaire.
    La grande majorité des Canadiens appuient les efforts que nous déployons pour améliorer les mesures législatives sur les armes à feu, interdire les armes de poing dans les municipalités ainsi qu'interdire les fusils d'assaut de type militaire.
    Je trouve très troublant de voir des députés d'en face tenir des activités de financement qui combinent l'alcool et les armes à feu. Ils ne tiennent pas compte du fait que des hommes se servent d'armes à feu pour tuer leur conjointe. Dans ma circonscription, Oakville-Nord—Burlington, une femme a récemment été tuée par son conjoint au moyen d'une arme à feu. Nous savons que les femmes courent plus de risques lorsqu'il y a une arme à feu dans le domicile. Nous savons que 80 % des femmes du Canada atlantique ont déclaré qu'elles seraient moins portées à signaler de mauvais traitements s'il y a une arme à feu dans le domicile.
    Je me réjouis à l'idée de poursuivre notre travail sur cette question importante pour les Canadiens.

[Français]

    Monsieur le Président, je vous félicite pour votre nomination au poste prestigieux et ingrat que vous occupez.
    J'en profite pour remercier les électeurs de Rivière-des-Mille-Îles de m'avoir confié le mandat de les représenter.
    Mon intervention sera très courte. On parle d'urgence climatique à n'importe quelle sauce. En ce qui me concerne, l'expression « urgence climatique » est vraiment majeure et significative. Cette expression a été lancée et sera lancée à maintes reprises à la Chambre. Je souhaite ardemment et sincèrement que toutes les décisions qui seront prises en matière d'environnement puissent passer à travers ce filtre d'« urgence climatique » afin que les bottines suivent les babines.

[Traduction]

    Monsieur le Président, j'ai hâte de travailler avec le député sur la question de l'urgence climatique, parce qu'il s'agit d'une réelle urgence. Les villes d'Oakville et de Burlington, qui font partie de ma circonscription, ont déclaré une urgence climatique. Les jeunes font des pressions auprès de tous les ordres de gouvernement pour les inciter à agir, parce qu'il ne nous reste pas beaucoup de temps pour le faire. Comme nous savons que les arbres constituent une solution efficace pour réduire les émissions atmosphériques, le gouvernement va planter deux milliards d'arbres. C'est un enjeu de la plus grande importance. Lorsque je regarde mon fils, je pense à l'avenir qu'on lui laissera. Il est évident qu'on doit lutter contre les changements climatiques.
    Je me réjouis à l'idée de travailler avec le député et avec les autres députés de son parti à la Chambre pour prendre les mesures nécessaires afin de contrer les changements climatiques.
    Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député de North Okanagan—Shuswap.
    Même si j'ai pris la parole brièvement lors des affaires courantes de vendredi dernier, ceci est mon premier discours de la 43e législature, et je tiens à profiter de l'occasion pour prononcer d'autres mots de remerciement. Étant donné que le siège que je détiens au Parlement est temporaire, je suis très honoré d'avoir l'énorme responsabilité de représenter quelque 140 000 habitants dans le cadre d'une tradition séculaire visant à protéger les citoyens en faisant contrepoids aux pouvoirs autrement illimités de la Couronne. Les Parlements existent pour garantir que la Couronne et son agent, le gouvernement, n'imposent pas leurs volontés aux citoyens sans leur consentement, qui est accordé au moyen de votes dans cette incroyable institution.
    Je remercie une fois de plus les électeurs de Calgary Rocky Ridge de m'avoir élu pour les représenter à la Chambre. Je tiens aussi à remercier les quelque 270 bénévoles qui ont participé à ma campagne électorale. Je les remercie de leur soutien, de leur dévouement envers leur collectivité et de leur amour pour leur pays. Je n'aurais jamais pu réussir sans eux. Je remercie les autres candidats qui ont cherché à se faire élire dans Calgary Rocky Ridge d'avoir offert un choix aux électeurs, sans quoi la démocratie n'existe pas.
    Enfin, je tiens à remercier ma famille. Je pense à mes trois filles; j'ai l'impression d'avoir amorcé la dernière législature en tant que père de trois jeunes filles, et voilà que je me retrouve avec trois jeunes femmes. Je pense également à ma tendre épouse, Kimberley, et je la remercie pour son amour, sa compréhension, sa patience, son appui indéfectible, et pour sa résolution à valoriser l'honnêteté au sein de la famille Kelly. Je remercie finalement mes parents, Marnie et Duane Kelly, pour leur amour et leurs encouragements constants.
    Aujourd'hui, nous débattons au sujet du discours du Trône prononcé jeudi dernier. Lors de la dernière campagne électorale, mon équipe et moi avons frappé à près de 30 000 portes. Mes impressions et mes observations à propos du discours du Trône sont influencées par ce que m'ont rapporté les citoyens rencontrés lors de cette tournée de porte-à-porte.
    Pour être franc, le gouvernement n'a pratiquement aucun appui dans ma circonscription. C'est tout simplement un fait, et les résultats des élections le confirment. J'ai fait du porte-à-porte dans les collectivités de Calgary Rocky Ridge à chacune des élections provinciales et fédérales des 30 dernières années en tant que militant, et en 2015 et 2019 en tant que candidat, et je n'ai jamais rien vu de tel.
    Cela n'a jamais été aussi facile. Les gens n'ont jamais dit aussi ouvertement qu'ils appuyaient les conservateurs. Par ailleurs, lors des dernières élections, je n'ai jamais eu de conversations de porte-à-porte aussi difficiles avec des gens qui laissaient entendre qu'ils avaient l'intention de m'appuyer ainsi que mon parti et mon chef.
    Pour la plupart des candidats à la plupart des élections, les conversations faciles sont celles tenues avec nos propres partisans, mais dans Calgary Rocky Ridge, cela n'a pas été le cas en 2019. Certaines de ces conversations m'ont carrément brisé le cœur. J'ai parlé avec des gens qui n'avaient pas travaillé depuis des années. Des gens m'ont dit qu'ils étaient sur le point de perdre leur maison. Certains avaient un conjoint qui travaillait au Texas et revenait à la maison quelques fins de semaine par mois, ou il travaillait au Moyen-Orient ou ailleurs dans le monde et ne rentrait à la maison que quelques fois par année.
    J'ai parlé à un homme qui habite dans le même quartier depuis 20 ans. Il a dit que, depuis 2015, dans sa rue, sept couples auparavant stables avaient divorcé. Le stress économique et l'anxiété engendrés par le chômage et les entreprises en difficulté ébranlent les familles et détruisent le tissu social de nos collectivités.
    Je me suis entretenu avec des gens qui ont exprimé ouvertement et en toute franchise leur désespoir, leur colère et leur incrédulité devant l'incapacité de leur pays à respecter leur province. Pendant des décennies, l'Alberta a accueilli des gens de partout au Canada, en fait, du monde entier, pour qu'ils puissent profiter des débouchés économiques qu'elle offrait. Elle a remis une bonne partie de la richesse créée aux autres provinces et elle continue de le faire en dépit de la récession qui sévit depuis cinq ans.
    Les électeurs de ma circonscription exigent des mesures concrètes. Ils ne peuvent pas attendre. Ils m'ont dit très clairement que, peu importe quel parti allait former le gouvernement après les élections, ils s'attendaient à ce que j'explique franchement et sans ambiguïté à quel point les quatre dernières années ont été dévastatrices.
    Ils s'attendent à ce que je dise franchement à quel point ils sont mécontents du gouvernement fédéral. Ils m'ont dit vouloir que le projet de loi anti-pipelines soit annulé. Ils m'ont dit trouver ahurissant qu'une interdiction frappe les pétroliers qui transportent du pétrole albertain vers des pays étrangers, alors que des pétroliers continuent d'approvisionner les raffineries de l'Est en pétrole provenant de l'Arabie saoudite.

  (1150)  

    Ils m'ont dit ne pas comprendre comment un gouvernement pouvait accumuler des déficits aussi lourds en période d'expansion économique. Ils se sont dits consternés de voir les ministres défiler constamment chez le commissaire à l'éthique et par le fait qu'un premier ministre soit prêt à intimider son propre Cabinet et à enfreindre la loi pour arriver à ses fins. Soit dit en passant, la conduite personnelle du premier ministre ne concorde jamais avec l'image morale qu'il se donne.
    Porte après porte, ils m'ont dit que, sur le plan international, le premier ministre est une constante source d'embarras. Ils m'ont dit ne pas croire en sa capacité à relever les défis diplomatiques de notre temps en raison de son absence profonde de sérieux.
    Puisque la campagne est terminée et que les divisions du pays se sont révélées au grand jour en aboutissant à un gouvernement minoritaire, le premier ministre a eu l'occasion, la semaine dernière, de reconnaître les échecs de la dernière législature, ce qui lui a coûté des sièges et des votes dans toutes les régions du pays.
    C'était pour lui l'occasion de tracer une nouvelle voie pour rassurer les Canadiens, qui ont rejeté le bilan de son gouvernement. Il a plutôt prononcé un discours rempli des mêmes belles paroles et des mêmes aspirations grandioses qu'il nous avait servies au cours de la dernière législature, avec quelques mots creux à l'endroit des électeurs de ma circonscription, une sorte de réflexion après coup, en affirmant que le gouvernement « travaillera avec la même ardeur afin d’acheminer les ressources canadiennes vers de nouveaux marchés et offrira un soutien inébranlable aux femmes et aux hommes qui travaillent fort dans le secteur des ressources naturelles du Canada, dont plusieurs ont été confrontés à des situations difficiles dernièrement ».
    Vraiment? « Soutien inébranlable » et « confrontés à des situations difficiles dernièrement », c'est tout? Depuis 2015, des centaines de milliers de travailleurs de l'énergie ont perdu leur emploi. Plus de 100 000 d'entre eux sont actuellement sans emploi en Alberta. Depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement libéral, le secteur de l'énergie a perdu 100 milliards de dollars, qui ont été investis dans d'autres pays.
    Encana, qui a déjà été la plus grande entreprise du Canada, et TransCanada PipeLines sont en train de retirer le mot « Canada » de leur raison sociale et de déménager aux États-Unis parce que c'est là qu'il y a de l'activité. Cependant, le premier ministre n'a rien trouvé de mieux à dire dans le discours du Trône que « soutien inébranlable » et « situations difficiles dernièrement »?
    Le premier ministre s'est montré inébranlable dans sa volonté affichée d'éliminer progressivement le secteur des ressources naturelles et il y parvient. Tout ce que le premier ministre a eu à dire à ce sujet dans tout son discours, c'est une phrase incroyablement insultante qui contenait une contrevérité flagrante.
    Si le premier ministre a vraiment l'intention, comme il l'a affirmé, d'assurer l'acheminement des ressources canadiennes vers les marchés, il faudrait qu'il renonce à une bonne partie du travail accompli au cours de la dernière législature. Il faudrait notamment qu'il abroge le projet de loi C-69 ou qu'il mette en œuvre tous les amendements que le Sénat avait proposés, mais qui ont été rejetés au printemps.
    Il devrait également abroger le projet de loi C-48. Il faudrait par ailleurs qu'il fasse la promotion du Canada en le présentant comme une source faible de ressources naturelles exploitées de façon éthique et qu'il renie ses propos hostiles au secteur canadien de l'énergie. Le gouvernement devrait prendre des mesures concrètes pour assurer la réalisation de l'oléoduc Trans Mountain. Il devrait aussi présenter des excuses pour avoir chassé du Canada le promoteur privé de l'oléoduc et versé 4,5 milliards de dollars à une entreprise du Texas, qui peut maintenant nous faire concurrence en construisant des pipelines ailleurs.
    Les libéraux estiment mériter une certaine forme de reconnaissance pour avoir fait l'acquisition d'un oléoduc qui, au départ, n'aurait jamais dû être vendu. Je les assure qu'absolument tous les gens que je rencontre dans ma circonscription, où les pipelines constituent un enjeu de premier plan, considèrent strictement cet achat comme une solution désespérée à un problème que les libéraux ont eux-mêmes créé.
    Bref, le discours du Trône ne prévoit rien pour les résidants de ma circonscription. Les gens de Calgary Rocky Ridge m'ont confié un mandat fort, et leurs attentes sont très élevées à mon égard. Les gens que je représente n'attendent rien de moins.

  (1155)  

    Monsieur le Président, j'aimerais beaucoup m'asseoir avec le député et comparer ce que disent les gens qu'il représente et ceux que je représente.
    S'il y a une chose que je sais, c'est que les Canadiens souhaitent que les partis de l'opposition et le gouvernement collaborent mieux qu'ils ne l'ont fait au cours des quatre dernières années. Cela suppose d'être à l'affût de politiques qui profiteront à l'ensemble des Canadiens. À titre d'exemple, nous avons parlé aujourd'hui de Trans Mountain, un projet qui va bel et bien de l'avant. Le député convient-il qu'il s'agit d'une bonne nouvelle? Je tiens d'ailleurs à rappeler au député d'en face que les conservateurs n'avaient pas réussi à obtenir d'avancées dans ce domaine.
    Bien que le député se soit montré très critique et que les conservateurs se plaisent souvent à lancer des attaques personnelles contre le premier ministre, je tiens à dire aux Canadiens et à toutes les personnes qui suivent le débat que le gouvernement demeure résolu à renforcer la classe moyenne du pays et qu'il souhaite ardemment collaborer avec tous les députés de la Chambre afin d'améliorer la vie des Canadiens de toutes les régions.
    Monsieur le Président, je félicite le député de Winnipeg-Nord de sa réélection.
     Il a parlé des gens de sa circonscription, et je suis convaincu qu'il a des appuis dans sa région. Je signale qu'il a perdu quelques collègues alors que, nous, nous en avons gagné. Cela m'étonnerait que, d'emblée, le gouvernement ait l'appui de la majorité de la population dans nos deux villes.
    Au sujet de la collaboration au cours de la présente législature dont a parlé le député, si le gouvernement propose des mesures qui sont avantageuses pour les gens de ma circonscription et pour les Canadiens en général, je serai tout à fait disposé à collaborer et à offrir mon soutien. Nous sommes ici pour soutenir les Canadiens et pour représenter notre circonscription. Je collaborerai pleinement lorsque les mesures proposées par le gouvernement serviront les gens de ma région. Il n'y avait rien de tel dans le discours du Trône.
    J'invite le député à venir faire du porte-à-porte dans la circonscription de Calgary Rocky Ridge pour qu'il constate le genre de commentaires qu'il obtiendra en réponse au discours du Trône.

  (1200)  

[Français]

    Monsieur le Président, je me permets de saluer mes concitoyens de Laurentides—Labelle. Je les remercie de m'avoir accordé leur confiance.
    Depuis quelques instants, on entend parler de prospérité, mais n'oublions pas les personnes vulnérables. On parlait d'organismes communautaires et de la pénurie de main-d'oeuvre. Dans Laurentides—Labelle, une personne sur six est sous le seuil de faible revenu. C'est alarmant. Ces gens peinent à trouver un emploi. On parlait aussi de logement social. Ces gens peinent même à se loger.
    Qu'allons-nous donc faire pour venir en aide à l'ensemble des individus qui souffrent et qui ne sont pas capables de contribuer à la prospérité que nous cherchons tous? Quel est l'avis de mon collègue?

[Traduction]

    Monsieur le Président, je souhaite à la députée la bienvenue à la Chambre.
    Selon moi, il y a quelque chose de simple et de concret qui favoriserait le bien-être de tous les Canadiens: il suffit pour le gouvernement de se faire le champion de notre secteur des ressources. Ce secteur fournit des emplois aux Canadiens partout au pays. Des milliers de travailleurs québécois occupaient auparavant de bons emplois bien rémunérés en Alberta. Cela contribuait à la prospérité du Québec, non seulement en raison des revenus gagnés en Alberta, mais également en raison des énormes transferts effectués au fil des ans.
    Les débouchés économiques qui nous ont échappé sous le gouvernement libéral représentent des milliards de dollars qui auraient pu servir à financer toutes sortes de programmes sociaux. Les investissements ont quitté le Canada au profit des États-Unis. Nous exportons littéralement des hôpitaux, des écoles et des services sociaux aux États-Unis. Les pertes en matière de recettes fiscales et de revenus sous le gouvernement libéral sont épouvantables.
    Monsieur le Président, comme c'est la première fois que je prends la parole en cette 43e législature, j'aimerais prendre un instant pour remercier les électeurs de North Okanagan—Shuswap de m'avoir choisi pour les représenter à la Chambre. J'exprimerai plus longuement ma gratitude à cet égard lors de ma prochaine intervention, prévue plus tard aujourd'hui.
    Pour le moment, je veux consacrer mon précieux temps de parole au discours du Trône. On s'attend à ce que nous répondions au discours du Trône concernant le mandat que nous ont confié les gens de notre circonscription et les dossiers qui nous ont été assignés.
    Je suis honoré d'avoir l'occasion de le faire. J'ai l'intention de rendre compte des échanges que j'ai eus avec les habitants de North Okanagan—Shuswap durant mes tournées de porte-à-porte, les 15 débats auxquels j'ai participé avec des candidats de tous les partis et d'innombrables rencontres un peu partout dans la circonscription au cours des quatre dernières années.
    Je compte également aborder des questions concernant le ministère des Pêches et des Océans et de la Garde côtière canadienne, dont je suis responsable au sein du cabinet fantôme.
    Une des grandes questions qui ont été soulevées par les habitants de North Okanagan—Shuswap est celle de l'abordabilité, plus précisément le fait que le coût de la vie est devenu moins abordable sous le gouvernement libéral précédent. La même chose revenait constamment: les gens s'inquiètent en pensant à la lourde dette transmise aux générations futures, à nos enfants et petits-enfants, qui seront obligés de payer pour la myopie d'un gouvernement porté sur les impôts et les dépenses.
    Malheureusement, l'approche est à peu près la même. Proposer de réduire les impôts pour la classe moyenne — un groupe qui reste d'ailleurs à définir — sans prévoir des réductions équivalentes des dépenses gouvernementales, c'est encore une fois une mesure irresponsable. C'est d'autant plus irresponsable lorsque le discours n'indique pas vraiment la façon dont le premier ministre compte rétablir la confiance dans le secteur canadien des affaires. Pourtant, la confiance des investisseurs canadiens et étrangers est essentielle à la croissance de notre économie, un aspect qui devrait faire partie des priorités si on voulait vraiment maintenir un coût de la vie abordable au pays.
    Les propriétaires d'entreprise de North Okanagan—Shuswap m'ont fait comprendre qu'ils n'ont pas envie de prendre de l'expansion ni d'investir dans des projets d'immobilisations, à voir la direction que le gouvernement actuel veut donner au pays, notamment dans le secteur forestier. On nous a promis en mars 2016 que le cadre du futur accord sur le bois d'oeuvre serait prêt dans les 100 jours. Trois ans et demi plus tard, l'accord en question se fait toujours attendre, et le secteur forestier est complètement absent du discours du Trône. La détérioration des relations internationales du Canada a eu des répercussions sur divers secteurs, dont l'agriculture, tout comme les piètres résultats des négociations commerciales internationales. L'agriculture figure elle aussi parmi les moteurs économiques du pays qui ont été passés sous silence dans le discours du Trône.
    Si le gouvernement avait réellement compris le message que les électeurs lui ont envoyé, il aurait fait une place à ces secteurs. Ils sont essentiels à la bonne marche des régions du pays où les libéraux ont perdu des sièges. Ces derniers devraient donc comprendre qu'au lieu de ressasser des platitudes, ils devraient faire le nécessaire pour redonner le goût de faire partie du Canada aux gens qui vivent dans ces régions, car elles contribuent toutes à leur façon à la richesse du Canada.
    J'aimerais aussi prendre une partie du temps qui m'est alloué aujourd'hui pour parler des pêches, c'est-à-dire le portefeuille qui m'a été assigné au sein du cabinet fantôme de l'opposition officielle. Les pêcheurs, les Autochtones et les non-Autochtones du pays s'inquiètent au plus haut point pour les stocks de poisson du pays, mais aussi pour leur gagne-pain et pour l'avenir de leur collectivité. Les pêcheurs, les transformateurs et les localités doivent avoir la certitude que les marchés seront stables et accessibles avant d'investir dans leur flotte, leurs usines et leurs infrastructures, mais pour le moment, les seuls signaux qu'ils reçoivent les remplissent plutôt d'incertitude: fermeture des voies d'accès aux pêcheries, conflits sur les droits et les modalités d'accès à ces mêmes pêcheries ou consultations incertaines avant la prise de décisions ayant un effet direct sur leur travail, leur entreprise, leur localité et leur avenir.

  (1205)  

    Grâce à ses règlements et à ses lois sur l'exploitation et la pêche, le Canada dispose déjà de mesures de protection à l'égard des voies navigables et des aires marines qui sont parmi les plus rigoureuses au monde. Il faut en tenir compte lors de négociations avec des forces mondiales résolues à faire du Canada une réserve pour le monde entier.
    Nous ne pouvons respecter l'engagement de protéger 25 % de nos océans d'ici 2025 sans renoncer à de véritables processus de consultation auprès des collectivités touchées et des exploitants actuels.
    Je parle souvent de la distinction entre la conservation et la préservation. La conservation consiste en l'utilisation judicieuse des ressources pour générer des recettes, dont une partie sera réinvestie dans la vigueur et la croissance de la ressource, qu'il s'agisse des forêts, des terres, de la faune aquatique et terrestre ou d'autres ressources naturelles. Par contre, à mon avis, la préservation consiste à bloquer l'accès aux ressources de sorte qu'aucun profit ni aucune recette ne peut être partagé et réinvesti dans leur maintien. Cette façon de faire rend nécessaire l'exploitation d'autres ressources pour soutenir celles dont l'accès a été bloqué.
    Pour moi, la conservation l'emportera toujours sur la préservation.
    Il faut aussi poser des gestes concrets sur le terrain et dans les cours d'eau si nous voulons ramener les stocks de saumon du pays à des niveaux aussi acceptables que possible. Ces quatre dernières années, il y a eu beaucoup d'action dans les salles de réunion, mais rien de bien concret sur le terrain. De maigres ressources sont en place, mais dans le discours du Trône il n'a même pas été question de l'industrie canadienne des pêches et des gens qui en tirent leur gagne-pain.
    C'est un rêve illusoire que de vivre dans un monde où rien n'est consommé ou utilisé. C'est irréalisable dans un monde où tout le monde en veut plus que ce qui est disponible.
    Je respecte le point de vue selon lequel il ne faut pas critiquer sans offrir une solution de rechange. Donc, au lieu de mettre en œuvre des lois et des politiques qui ne feront que rendre la vie plus difficile et coûteuse pour les Canadiens et rendre ces derniers plus dépendants du gouvernement, cherchons des façons de promouvoir l'ingéniosité et la technologie canadiennes, ici comme à l'étranger, afin de lutter notamment contre les changements climatiques et la pollution des océans dans les régions du monde où ces phénomènes sont les pires. Consultons les utilisateurs et les exploitants des ressources afin de déterminer comment mieux faire les choses tout en continuant de croître et de prospérer. Collaborons avec nos collectivités côtières et éloignées; écoutons-les, elles qui sont disposées à protéger nos terres et nos océans tout en gagnant leur vie grâce aux ressources qui s'y trouvent.
    Dans un esprit de collaboration et de coopération, j'offre ces solutions de rechange aux plans déjà établis. Sans oublier de demander au gouvernement des comptes au cours de cette nouvelle législature, je lui offre de collaborer à trouver les meilleures solutions possible pour l'ensemble des Canadiens.

  (1210)  

    Monsieur le Président, prenons le projet de loi C-55, qui est la loi sur la protection des océans. Il y a une loi, mais il y a aussi eu des mesures budgétaires — l'équivalent de près de centaines de millions de dollars — au cours des dernières années. Je pense que nous nous entendons sur l'importance de ces questions.
    Le député a parlé des autres régions du monde. Si on compare la population globale du Canada à celle d'autres pays, on constate que l'influence politique du Canada est considérable. Le député pense-t-il lui aussi que l'adoption de mesures progressistes permet au Canada d'avoir une plus grande influence sur ce qui se passe dans le monde et qu'il est important pour cette raison de présenter des mesures législatives comme le projet de loi C-55 afin de conserver cette influence?
    Monsieur le Président, je suis content que le député de Winnipeg-Nord ait mentionné le projet de loi C-55 parce que c'est exactement ce à quoi je faisais allusion dans mon intervention de ce matin.
    J'ai participé activement aux débats du comité sur le projet de loi C-55. D'ailleurs, avant même que le comité étudie ce projet de loi, j'avais présenté une motion au comité des pêches pour que nous étudiions comment les zones de protection marine sont mises en oeuvre au Canada et le processus de consultation qui était en place avant la présentation du projet de loi C-55. Maintenant, on interdit l'accès à des sites d'intérêt sans mener de consultation auprès des communautés locales de pêcheurs. On fait fi de la volonté des pêcheurs.
    Le député affirme que le gouvernement a attribué des fonds et des ressources. Cependant, il a aussi supprimé le processus de consultation qui, à mon avis, est si important.

[Français]

    Monsieur le Président, permettez-moi tout d'abord de remercier les électeurs et les électrices de la circonscription de Montcalm, qui m’ont renouvelé leur confiance. Je vais tout faire en mon pouvoir pour satisfaire leurs attentes.
    Les vieux partis se succèdent, tantôt au gouvernement, tantôt dans l’opposition. Il semble y avoir une constance lorsqu'il est question d'urgence climatique: il y a parfois de belles paroles, mais les gestes se font toujours attendre. Au lendemain de la Conférence de Marrakech sur les changements climatiques, la COP22, le directeur parlementaire du budget avait indiqué au gouvernement libéral qu’il faudrait donner un solide coup de barre pour atteindre les objectifs que le gouvernement Harper qui l'avait précédé s'était fixés en matière d'environnement. Qu’ont fait les libéraux? Ils ont acheté un vieux pipeline dont personne ne voulait et ils ont investi 19 milliards de dollars dans le pétrole. Pourtant, ce n'était pas assez pour les conservateurs.
     Puisque les conservateurs prétendaient avoir un plan pour l’environnement, mon collègue pourrait-il nous dire où est leur solide coup de barre en matière d’urgence climatique?

  (1215)  

[Traduction]

    Monsieur le Président, c'est de cela que nous avons parlé dans notre programme électoral. Nous reconnaissons que le Canada peut réduire ses émissions, mais nous devons oeuvrer à l'échelle mondiale. La Chine est responsable de 25 % des émissions mondiales. Alors, pourquoi devrions-nous punir les Canadiens en leur imposant une taxe sur le carbone quand nous pourrions exploiter l'ingéniosité et les technologies canadiennes, les promouvoir partout dans le monde et obtenir de meilleurs résultats dans les pays les plus pollués?
    Monsieur le Président, j'ai une question brève à poser à mon collègue au sujet d'une idée qui commence à faire son chemin et qui répondrait à des intérêts communs en ce qui a trait aux paris sur une seule épreuve sportive.
    J'ai présenté un projet de loi d'initiative parlementaire visant à permettre à chaque province d'autoriser les paris sur une seule épreuve sportive. Actuellement, au Canada, cette activité rapporte environ 10 milliards de dollars au crime organisé et aux organisateurs de paris à l'étranger. Cet argent pourrait être mis au service de nos priorités, et les paris sportifs pourraient être organisés de manière plus responsable. Les États-Unis prennent des mesures en ce sens, comme d'autres l'ont fait ailleurs dans le monde.
    Le député de North Okanagan—Shuswap appuie-t-il ce projet de loi? Y voit-il une idée pouvant faire consensus parmi les partis et les députés? Ainsi, on pourrait moderniser le cadre législatif, empêcher le crime organisé de tirer profit du marché noir et mettre en place un régime responsable de paris sur une seule épreuve sportive où les revenus seraient imposables et surtout, où le public serait protégé.
    Monsieur le Président, c'est une question intéressante. J'ai hâte que le député présente son projet de loi d'initiative parlementaire. Évidemment, je ne peux m'engager à voter pour ou contre un projet de loi qui n'a pas encore été présenté, mais je suis d'accord avec lui pour ce qui est de la lutte contre la corruption. Il faut s'attaquer au crime organisé. Il faut s'attaquer aux criminels qui s'en prennent aux Canadiens les plus vulnérables. Le gouvernement libéral précédent n'a rien fait en ce sens et je ne m'attends pas à ce qu'il le fasse au cours de la présente législature, à moins qu'il comprenne enfin le genre de mesures que ce côté-ci de la Chambre considère comme essentielles pour changer les choses.
    Monsieur le Président, c'est un plaisir d'être de retour à la Chambre et je voudrais d'abord remercier les gens de Parkdale—High Park de m'avoir accordé un deuxième mandat. C'est un honneur et un privilège de les servir, une responsabilité que je ne prends pas à la légère.
    Je remercie également les personnes les plus importantes dans ma vie, qui m'ont permis de me rendre où je suis aujourd'hui, les personnes qui m'ont guidé lorsque j'étais enfant et jeune adulte: mes parents, Lou et Sul Virani. Mon père célébrait son 78e anniversaire samedi dernier. Je remercie aussi ma sœur, Shakufe. Dans toute cette aventure, ma famille immédiate m'a toujours offert un soutien indéfectible.
    Je dois avouer que ça a été un peu plus difficile pour mon fils cadet cette fois-ci. En 2015, il avait un an et n'était pas très conscient de ce qui se passait. Cette fois-ci, il avait cinq ans et s'est beaucoup ennuyé de son père pendant la période électorale, tout comme mon fils de huit ans. Toutefois, c'est pour eux que je fais ce travail. C'est pour tous les enfants canadiens que nous faisons ce travail. Ne l'oublions pas. J'aime profondément Zakir et Nitin. Je ne porte pas de chemise à boutons de manchette aujourd'hui, mais j'ai des boutons de manchettes portant leurs initiales dans ma poche, comme à toutes les grandes occasions.
    Évidemment, la personne la plus importante est ma douce moitié, mon épouse Suchita, qui est mon roc. Nous ne venons pas d'une famille de politiciens, mais, elle me fournit néanmoins un soutien inébranlable et est demeurée à mes côtés tout au long de cette aventure. Elle a même effectué des appels pour encourager le vote le jour du scrutin cette année, ce qu'elle n'avait jamais fait auparavant. Je remercie mon épouse Suchita. Je l'aime profondément. Je la remercie de me permettre de faire ce que je fais, c'est-à-dire servir le Canada et ma circonscription.
    Le discours du Trône, qui a été présenté la semaine dernière, contient une série d'initiatives que le gouvernement souhaite mettre en place. J'aimerais en souligner six. Les députés qui siégeaient à la dernière législature se souviendront que je suis toujours avocat plaidant, qui a à coeur de bien organiser ses commentaires.
    Mon premier point porte sur la lutte contre les changements climatiques. Nous avons qu'il est urgent d'agir pour le climat. Les Canadiens ont entendu parler de cet enjeu pendant la campagne électorale et avant celle-ci. Nous savons qu'il faut prendre des mesures audacieuses, et c'est ce que nous sommes en train de faire. J'aimerais aussi souligner un autre point important, qui est lié au message que nous ont envoyé les Canadiens, soit qu'ils s'attendent à ce que, dans le cadre d'un gouvernement minoritaire, les députés fassent preuve d'une plus grande collaboration. Nos concitoyens pensent aussi que personne ne détient le monopole des bonnes idées. Nous devons être à l'affût des pratiques exemplaires mises de l'avant par les partis de l'opposition et de celles adoptées dans l'ensemble du pays et partout dans le monde afin de les mettre en pratique ici même, au Canada.
    Je vais m'attarder sur une de ces pratiques. Nous avons déjà pris des mesures audacieuses en tarifant le carbone et en adoptant des initiatives visant à éliminer graduellement le charbon et à assurer une transition équitable. Une autre mesure que nous devons prendre ne figure pas dans notre plateforme électorale, mais plutôt dans celle d'un des partis de l'opposition, le NPD. Il s'agit d'un mécanisme de responsabilité climatique, auquel le gouvernement serait tenu de se soumettre. C'est exactement le type de mesure qu'il vaut la peine d'étudier. C'est le modèle qu'utilise la Grande-Bretagne et dont on a vanté les mérites à la COP24, à laquelle j'ai assisté l'an dernier, à Katowice. Je me suis mis à en parler dès mon retour à la Chambre. Je suis heureux de constater que cette idée figure dans la plateforme d'autres partis. C'est le genre d'idée qu'il faut mettre de l'avant, car rien n'est plus pressant que de s'attaquer aux changements climatiques.
     Mon deuxième point porte sur la pertinence que revêt l'abordabilité partout au pays. Cela ne concerne pas uniquement ma circonscription, ni la ville de Toronto ou les centres urbains, mais toutes les régions du Canada, rurales ou urbaines. Je veux parler d'un engagement clé qui a été pris dans le discours du Trône et qui a été répété lors de la lecture du discours, à savoir que la toute première mesure que prendra le gouvernement sera de réduire le fardeau fiscal des Canadiens à revenu faible ou moyen. Comment y parviendrons-nous? En augmentant le montant de l'exemption personnelle de base.
    Comme je l'ai déjà dit, il ne s'agit pas d'une question partisane. Toutefois, je tiens à signaler une nuance subtile qui expose la différence entre les deux principaux partis à la Chambre. Les conservateurs ont présenté la même idée, sauf qu'ils voulaient que cette augmentation s'applique à tous. Les libéraux, quant à eux, trouvaient que c'est une excellente idée, mais ils ont décidé de l'appliquer à tous, à l'exception du centile le plus riche. Pourquoi? C'est parce que nous croyons qu'il est fondamentalement important que nos mesures ciblent les personnes qui en ont le plus besoin.
    Par le passé, certains ont critiqué, peut-être à juste titre, le fait que nous ayons accordé, lors de la dernière législature, une baisse d'impôt pour les personnes dont le revenu se situait approximativement entre 42 000 $ et 85 000 $, si mon souvenir est bon. Des gens ont dit, à juste titre, que les personnes à faible revenu ont besoin d'un allégement fiscal comme n'importe qui. C'est ce que nous avons prévu dans le cadre de notre plateforme électorale et de cette première initiative. Avec cette approche légèrement différente qui consiste à s'assurer que la mesure profite à ceux qui en ont le plus besoin et non à ceux qui n'en ont pas besoin, le Parti libéral s'affiche résolument comme un parti centriste qui s'efforce de répondre aux besoins des plus vulnérables.
    Le logement est le troisième sujet dont je veux parler. C'est une question d'une importance capitale. Les gens m'en parlaient constamment lorsque je faisais du porte-à-porte. Qu'il soit question de l'aide au logement, de l'abordabilité des logements locatifs ou de la capacité d'acheter sa première maison, les gens se sentent dépourvus. Ils ont l'impression d'être exclus du marché immobilier.

  (1220)  

    Il nous incombe, à nous tous, de poser des gestes clairs et énergiques pour améliorer la situation du logement. Et c'est exactement ce que nous faisons grâce à un plan de 55 milliards de dollars sur 12 ans.
    La campagne électorale est terminée. Il est maintenant temps de mettre en œuvre des politiques dans ce domaine, en commençant par l'Allocation canadienne pour le logement. Comme il s'agit d'une prestation transférable, elle ne sera pas associée à un appartement ou à un logement en particulier. Les gens pourront donc la transférer s'ils déménagent, qu'ils changent ou non de circonscription ou de ville à l'intérieur du pays.
    Le quatrième thème, le contrôle des armes à feu, est d'une importance capitale. Je souhaite dire quelques mots à ce sujet, car il s'agit d'un besoin qui touche l'ensemble des Canadiens, qu'ils vivent en zone rurale ou urbaine.
    J'étais tellement ravi de parler du discours du Trône que j'ai oublié de mentionner que je partagerai mon temps de parole avec le député de Vaughan—Woodbridge. Je le félicite d'avoir été réélu à la Chambre.
    Je reviens donc au contrôle des armes à feu. On a souligné, vendredi dernier, un anniversaire important: c'était le 30e anniversaire de la tuerie de Montréal.

[Français]

    Je me souviens très bien de cette année-là, il y a 30 ans, parce que ma sœur était une jeune étudiante à l'Université McGill. Comme elle était dans la ville même de Montréal, nous avons reçu plusieurs appels de gens qui voulaient savoir si Shakufe était correcte et si elle était en sécurité. Nous avons pu répondre que oui, car nous avions eu des nouvelles d'elle. Nous avons été chanceux, notre famille a été chanceuse.

[Traduction]

     Quatorze familles ont été bouleversées à tout jamais ce soir-là. Ce qui me dérange, c'est que bien des gens félicitent Jacinda Ardern pour la façon dont elle s'est acquittée du dossier du contrôle des armes à feu dans le sillage du massacre brutal perpétré en Nouvelle-Zélande, mais croient que nous devrions attendre le prochain massacre avant d'agir. Nous avons eu notre lot de problèmes et nous continuons d'en avoir. Je pense par exemple à la tuerie survenue il y a 30 ans à Montréal, et à celle qui a eu lieu le 29 janvier 2017 dans la ville de Québec.
    Nous avons déjà été témoins de massacres perpétrés au moyen d'armes à feu conçues uniquement pour tuer un maximum de personnes. Ce ne sont ni des fusils de chasse ni des armes que l'on peut avoir une raison légitime de se procurer; ce sont des armes qui n'ont pas leur place dans la société canadienne. Nous avons pris l'engagement audacieux de nous débarrasser des armes d'assaut de type militaire. Cet engagement a été réitéré dans le discours du Trône, et j'ai la ferme intention de veiller à ce qu'il soit mis en œuvre sans tarder.
    Cependant, cela ne s'arrête pas là. En tant que député de Toronto, je crois fermement à la nécessité de contrôler les armes à feu. Il y a certes beaucoup d'éléments qui contribuent au problème des armes à feu et à la violence dans des villes comme la mienne. Nous avons des problèmes liés aux gangs et au contrôle de nos frontières, mais une partie du problème s'explique par l'accessibilité des armes de poing, qui n'ont pas leur place dans une ville comme Toronto ni dans un grand nombre de nos centres urbains.
    C'est un enjeu qui touche nos collectivités, y compris les communautés racialisées. L'accessibilité des armes à feu fait du tort aux gens qui ont des problèmes de santé mentale ou des pensées suicidaires. Elle est étroitement liée à la violence familiale, en particulier la violence envers les femmes. C'est en nous attaquant au nœud du problème — le contrôle des armes à feu — que nous remédierons à cette situation.
    Le cinquième thème que je souhaite aborder est la réconciliation avec les Autochtones. J'étais très fier de voir ce thème être réitéré dans le discours, comme il doit l'être. Il faudra sept générations pour que la réconciliation se concrétise. Lors de la dernière législature, nous avons réalisé d'énormes progrès relativement aux besoins monétaires, aux avis d'ébullition de l'eau, aux mesures législatives sur les services à l'enfance et à la Loi sur les langues autochtones, sur laquelle j'ai eu le grand privilège de travailler à titre de secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien de l'époque. Abstraction faite de mes antécédents concernant les questions d'équité et la lutte contre la discrimination, ce dossier m'a appris que nous ne parviendrons à remédier à toutes sortes d'autres problèmes d'iniquité au Canada que si nous nous attaquons au problème fondamental, à savoir les 400 ans de colonialisme et de racisme dont les Autochtones ont été victimes.
    L'assurance-médicaments est le sixième thème dont je voulais parler. Dans le but de tendre la main à nos collègues d'en face, nous avons entendu différents partis en parler à la Chambre. Le temps est venu de combler les lacunes dans les politiques actuelles. Parmi tous les pays membres de l'OCDE, le Canada est le seul à avoir un régime public de soins de santé, mais pas de régime public d'assurance-médicaments. Personnellement, je ne souhaite pas faire partie d'une telle minorité et je sais que mes collègues d'en face partagent cet avis.
    Une autre excellente suggestion, qui se trouve dans la plateforme électorale du NPD, c'est d'examiner l'intégration des soins dentaires au régime de soins de santé. On l'a mentionné dans le discours du Trône, et je crois que cette idée mérite d'être examinée.
    Monsieur le Président, vous savez que, avant d'être élu, j'étais avocat spécialiste des droits de la personne et du droit constitutionnel. Étant donné que nous avons siégé ensemble, vous savez que je suis arrivé au Canada comme réfugié de l'Ouganda, que j'ai tiré parti des occasions qui se sont offertes à moi dans ce beau pays et que j'ai travaillé pour le rendre meilleur. Depuis quatre ans, nous avons fait de grands progrès, mais il reste encore beaucoup de pain sur la planche.
    Je tiens à conclure en mentionnant quatre points auxquels j'ai pensé après ma réélection, qui sont des engagements envers moi-même, mes concitoyens et la Chambre.
    Premièrement, je continuerai à exprimer mes convictions de toujours: lutter contre la discrimination, promouvoir l'égalité et faire du Canada un pays plus inclusif pour tous.
    Deuxièmement, je continuerai à défendre les droits de la personne, tant ici qu'à l'étranger, à chaque occasion qui se présente.
    Troisièmement, je veillerai à ce que l'abordabilité du logement ne soit pas uniquement une idée farfelue, mais bien une mesure qui se concrétise pour les habitants de ma circonscription.
    Quatrièmement, je m'assurerai que nous travaillerons toujours sans relâche, rapidement et de façon ambitieuse pour lutter contre les changements climatiques parce qu'il s'agit du problème le plus urgent de notre époque.
    Dans un esprit de collaboration et de collégialité, je félicite tous les nouveaux députés et ceux qui sont de retour. J'espère travailler en collaboration avec l'ensemble des députés pour améliorer le pays et le Parlement.

  (1225)  

    Monsieur le Président, j'aimerais remercier le député d'en face. Nous avons une chose en commun: nous sommes les deux seuls ici à avoir participé au Programme de stages parlementaires.
    Ma question est simple. Dans son intervention d'aujourd'hui, le député a parlé de mesures ciblées pour ceux qui en ont le plus besoin. Croit-il qu'il est approprié que le gouvernement du Canada subventionne l'achat de voitures électriques pour ceux qu'il considère comme le 1 % le plus riche ou qu'il leur offre des incitatifs?
    Monsieur le Président, c'est un honneur extraordinaire pour moi que la première personne à me poser une question à la Chambre, en cette nouvelle législature, soit un ancien stagiaire parlementaire. Je félicite le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon. Nous sommes maintenant trois. Judy Wasylycia-Leis, que je peux nommer puisqu'elle ne siège plus ici, a été la première stagiaire à être élue.
    C'est une question délicate que pose le député. Nous avons prévu un incitatif universel à l'achat de véhicules sans émissions, mais je ferai remarquer au député que c'est pour les véhicules sans émissions parmi les moins chers, ceux qui coûtent 50 000 $ ou moins.
    Les véhicules Tesla et d'autres types de véhicules coûtent dans les 80 000 $ et 90 000 $. Nous les avons expressément exclus parce que ces véhicules sont à la portée d'une certaine tranche de la population. Ils ne sont pas à la portée des personnes à faible revenu ou à revenu moyen. Ce sont elles que nous ciblons. C'est pour cette raison que le crédit d'impôt pour véhicules non polluants n'est offert que pour les véhicules dont le prix est inférieur au prix plafond que nous avons fixé.
    Monsieur le Président, je suis heureux de prendre encore une fois la parole à la Chambre en tant que représentant de St. John's-Est.
    J'aimerais revenir sur les commentaires du député au sujet de la collaboration. C'est ce que veulent les Canadiens, et ils l'ont fait savoir.
    Je ne veux pas faire preuve de cynisme lorsqu'il est question de collaboration, mais en ce qui a trait à la question du régime d'assurance-médicaments, les néo-démocrates réclamaient un régime universel et complet. Or, le discours du Trône ne parle que de prendre certaines mesures en ce sens. Pour ce qui est des soins dentaires, nous réclamions un programme précis, concret et réalisable qui aurait pu être mis en œuvre immédiatement, mais le discours du Trône se contente de mentionner que la possibilité d'un régime universel serait étudiée. À mon avis, il s'agit là d'une façon cynique d'aborder ces deux questions importantes.
    J'aimerais savoir ce que le député en pense. Comment concilie-t-il cela avec le concept de collaboration?

  (1230)  

    Monsieur le Président, je félicite le député de St. John's-Est de son retour à la Chambre. C'est un député expérimenté qui a été brièvement et involontairement absent, et je lui souhaite la bienvenue à la Chambre.
    Sur ces deux points, c'est en toute bonne foi que nous nous engageons à adopter l'assurance-médicaments et entamons un dialogue sur les soins dentaires.
    En ce qui concerne le deuxième point, les soins dentaires, j'en ai beaucoup entendu parler dans ma circonscription et pendant la campagne. Plus précisément — et je ne suis pas certain que cela ne concerne que l'Ontario —, les personnes admissibles à ce qu'on appelle le Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées pâtissent d'une lacune du programme. En effet, elles ont droit à l'assurance dentaire, mais celle-ci leur est subitement coupée dès lors qu'elles atteignent l'âge de 65 ans et qu'elles ont accès au Programme de prestations d'invalidité du Régime de pensions du Canada. C'est un problème, notamment pour les gens qui vivent jusqu'à 80 ou 90 ans. Nous devons nous pencher sur cette question. Nous devons l'étudier.
    Au sujet du calendrier, nous parlons de changements structurels massifs de la même ampleur que ceux que nous avons faits dans les années 1960 avec l'assurance-maladie ou dans les années 1950 avec les pensions, si je me souviens bien.
    Nous devons les apporter de façon méthodique et nous assurer de bien faire les choses. C'est la raison d'être de l'étude et du rapport Hoskins et c'est ainsi que nous allons procéder.

[Français]

    Monsieur le Président, j'aimerais d'abord remercier les citoyens et les citoyennes de Lac-Saint-Jean qui ont décidé de me faire confiance. C'est une situation très spéciale pour moi, puisque mon père a siégé ici pendant 20 ans. J'en suis très heureux.
    Tout le monde parle des changements climatiques. Évidemment, c'est très important. Cependant, en 2015, les libéraux nous avaient promis de mettre fin aux subventions aux pétrolières. Je me demande à quoi cela sert de subventionner l'industrie du pétrole si on veut aller de l'autre côté du spectre et faire la transition vers une économie verte.
    Mes honorables collègues libéraux croient-ils qu'ils ne devraient pas briser cette promesse encore une fois et qu'ils devraient arrêter de subventionner l'industrie pétrolière?
    Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question et je le félicite pour son élection et son histoire familiale. J'aimerais souligner deux choses.
    Premièrement, les subventions pétrolières ne sont pas aussi simples qu'il ne les fait paraître. Les subventions pétrolières comprennent aussi des subventions aux communautés autochtones, plus particulièrement celles du Nord du Canada. Ce sont elles qui nous ont dit, lors de la dernière législature, que si nous éliminions ces subventions, nous éliminerions le lien leur permettant d'avoir accès à une source d'énergie économique.
    Deuxièmement, nous nous sommes engagés à éliminer les subventions pétrolières d'ici 2025, et nous allons atteindre cet objectif.

[Traduction]

    Monsieur le Président, je m'adresse à vous pour féliciter le député de Nipissing—Timiskaming d'avoir été élu à la présidence. Je suis très heureux de ce choix et je suis persuadé que le nouveau président s'acquittera avec brio de sa tâche à la Chambre, dans l'intérêt de tous.

[Français]

    Cela me fait plaisir de prendre la parole en ces premiers jours de l’ouverture de la 43 législature du Parlement afin de répondre au discours du Trône du gouvernement.
    Je voudrais commencer ce discours par un grand merci.

[Traduction]

    Je remercie également les résidants de Vaughan—Woodbridge d'avoir cru en moi en me confiant un second mandat. Je suis honoré du fait que les citoyens de ma circonscription ont massivement exprimé leur confiance dans ma capacité de les représenter puisque, le soir des élections, j'ai remporté la victoire avec plus de 50 % des voix et une marge trois fois plus grande que mes adversaires. Je remercie les électeurs de cet extraordinaire vote de confiance.
    Ces résultats témoignent des nombreux efforts que j'ai consentis et de mon engagement inébranlable à représenter mes concitoyens au mieux de mes capacités et à défendre vigoureusement leurs intérêts au Parlement. Je veillerai toujours à ce que la voix des gens de ma circonscription soit entendue. Pour ce faire, je continuerai à faire des visites à domicile pour connaître les préoccupations et les problèmes, à être toujours disponible pour nos formidables aînés, que j'affectionne tout particulièrement, et à écouter l'opinion du milieu des affaires dont les acteurs dynamiques ont l'esprit d'entreprise et font leurs preuves puisqu'au cours des cinq dernières années, ils ont créé plus de 60 000 nouveaux emplois à temps plein dans la ville de Vaughan.
    Mon équipe de bénévoles, notamment les personnes qui ont fait du démarchage, installé des pancartes, envoyé de l'énergie positive et fait des appels téléphoniques importants sont une source d'inspiration pour moi. Je les remercie chaleureusement, merci beaucoup, grazie mille.
    Mon épouse Rose et nos enfants Natalia et Eliana regardent les débats aujourd'hui. Je leur exprime tout mon amour et je les remercie chaque jour de faire preuve d'une immense patience et de beaucoup d'amour en me permettant de m'acquitter de l'importante responsabilité qui m'incombe à titre député au Parlement du Canada.
    Je vois le discours du Trône comme une feuille de route: une feuille de route pour un Canada plus prospère et plus inclusif pour tous les Canadiens, pour un pays qui va de l'avant et qui fait face non seulement aux difficultés d'aujourd'hui, mais aussi — c'est également important — à celles qui l'attendent peut-être demain.
    En tant que députés, nous avons de nombreux devoirs et responsabilités sur le plan financier à remplir. Selon moi, notre plus grande responsabilité est de promouvoir des politiques qui donnent à tous les Canadiens ce que j'appelle l'égalité des chances. Je m'explique.
    Le devoir suprême de chaque député est de faire en sorte que tous les Canadiens aient la possibilité, individuellement, de réaliser leur plein potentiel. On ne peut y arriver que d'une manière et d'une manière seulement. Nous-mêmes devons faire preuve de leadership, mais leadership est synonyme de service. Tous les députés sont des serviteurs. Comme l'a dit Martin Luther King Jr., la plus importante question que nous devons nous poser dans la vie est la suivante: que faisons-nous pour les autres? L'écrivain et homme d'affaires Max De Pree a déclaré ceci:
    La première responsabilité d'un chef est de comprendre la réalité des choses. La dernière est de dire merci. Entre les deux, le chef doit se faire serviteur et débiteur.
    Le temps est venu pour les 338 députés de cette illustre Chambre de servir, d'être à l'écoute, d'agir avec humilité et de veiller à bâtir un pays plus fort et plus inclusif pour tous les Canadiens d'un bout à l'autre du territoire, un pays qui laisse à tous ses enfants un environnement sain ainsi qu'un avenir prospère et brillant.
    Le discours du Trône aborde diverses questions sur lesquelles le gouvernement concentrera ses efforts en collaboration avec tous les partis. Il s'agit de dossiers importants comme la lutte aux changements climatiques, la réconciliation, un coût de la vie plus abordable et le renforcement de la classe moyenne. Je vais consacrer le temps de parole qui me reste au dernier point, soit la classe moyenne et le renforcement de l'économie.
    Le capitalisme des XXe et XXIe siècles a créé d'énormes richesses dans le monde. Partout sur la planète, il a tiré des milliards de personnes de la pauvreté et permis une augmentation exponentielle des rendements agricoles et l'avancement des technologies, de la médecine et des innovations sociales. Le monde est plus branché que jamais. Qui sait ce que l'avenir nous réserve? En tout cas, le futur s'annonce très prometteur.
    Le gouvernement que nous formons continuera de veiller à ce que ses politiques soient fondées sur les valeurs auxquelles le pays est profondément attaché et à ce qu'elles stimulent l'économie d'ici en plus de créer de bons emplois et un avenir prometteur pour les Canadiens.
    Comme dans notre premier mandat, nous favoriserons la concurrence. Nous encouragerons les entrepreneurs à prendre des risques et à investir. Nous outillerons les Canadiens pour leur permettre de s'adapter à un marché mondial en évolution constante. Nous rendrons la fiscalité plus équitable afin que les familles canadiennes disposent de plus d'argent, dans le but de continuer à renforcer la classe moyenne et de créer un avenir prometteur pour notre pays, qui saura encore faire l'envie du monde entier.
    Nous avons constaté les résultats de notre approche au cours des quatre premières années du gouvernement: plus d'un million d'emplois ont été créés, principalement des emplois à temps plein dans le secteur privé — là où j'aime les voir créés. Plus de 800 000 Canadiens ont pu sortir de la pauvreté, y compris de 200 000 à 300 000 enfants. C'est ce qui s'est réellement passé un peu partout au Canada. Peu importe la province ou la ville, des Canadiens ont bénéficié directement des politiques que nous avons mises en place dès la première session, après notre arrivée au pouvoir.

  (1235)  

    Comme nous l'avons fait en 2015, nous allons alléger le fardeau fiscal de millions de Canadiens. Nous l'avons fait une fois et nous allons le faire de nouveau. C'est une promesse qui a été faite et qui sera respectée. La baisse d'impôt est destinée aux Canadiens qui en ont le plus besoin. Tous les Canadiens qui touchent un revenu, que ce soit un revenu de travail, de pension ou même de placements, profiteront d'une hausse du montant personnel de base. Je tenais à ce que cette mesure figure dans notre plateforme et je suis heureux qu'elle y soit. Le revenu exempté d'impôt fédéral augmentera plus vite qu'il ne le ferait normalement, pour passer de 12 000 $ à 15 000 $, avec indexation. Donc, les contribuables canadiens qui gagnent environ 15 000 $ auront 300 $ de plus à consacrer aux choses importantes à leurs yeux. Qu'il s'agisse d'épargner pour assurer un bon avenir à leurs enfants ou de payer les nécessités de la vie, cet argent leur appartient et nous allons leur redonner. Cette baisse d'impôt représente un allégement fiscal de plus de 5 milliards de dollars par année.
    Je suis fier de faire partie d'un gouvernement qui tient à réduire l'impôt des Canadiens de la classe moyenne. Je suis fier de faire partie d'un gouvernement qui va alléger le fardeau fiscal des Canadiens d'un bout à l'autre du pays. Ce sont neuf millions de Canadiens qui ont bénéficié de notre première baisse d'impôt, soit un montant d'environ 20 milliards de dollars sur cinq ans. Au cours des deux ou trois prochaines années, un allégement fiscal représentant de 15 à 20 milliards de dollars sera accordé aux familles qui en ont le plus besoin, pas au centile le plus riche, pas à ceux qui gagnent plus de 200 000 $ ou 300 000 $. La famille canadienne type de la classe moyenne ayant un revenu de 70 000 $ ou de 75 000 $ pourra garder un montant additionnel de plus de 600 $ dans ses poches. C'est une excellente chose à mes yeux.
     J'ai le privilège de représenter une circonscription caractérisée par le dynamisme de ses entrepreneurs et une attitude fonceuse. Cette attitude, je la vois à l'oeuvre chaque jour dans les quelque 12 000 petites entreprises qui ont pignon sur rue dans la ville de Vaughan ainsi que dans les quelque 4 000 entreprises de ma circonscription. Les gens se demandent ce qu'ils peuvent faire pour leur pays, et non l'inverse. Ils sont animés par le désir d'embaucher du personnel et de favoriser la croissance économique, ils veulent se mettre à l'ouvrage et faire avancer les choses. J'ai le plus grand respect pour les propriétaires d'entreprise et les entrepreneurs. Ils ne doivent pas leur succès à la chance, mais à leurs immenses efforts et à leur persévérance.
    Certains des entrepreneurs et des entreprises privées les plus prospères au pays se trouvent dans ma circonscription. Je sais d'expérience que nous devons nous concentrer sur des politiques qui favorisent les investissements. Nous devons également stimuler ce que j'appelle la croissance inclusive, c'est-à-dire l'ensemble des Canadiens doivent profiter de la croissance.
    C'est ce que le gouvernement vise depuis le début. Son objectif est de redonner de l'argent aux Canadiens au moyen de réductions d'impôt pour la classe moyenne et de l'Allocation canadienne pour enfants. D'ailleurs, grâce à cette dernière, la situation financière de huit ou neuf familles canadiennes sur dix s'est améliorée. Chaque mois, dans ma circonscription, 5 millions de dollars, libres d'impôt, sont versés aux familles, ce qui aide près de 18 000 enfants et plus de 10 000 familles. C'est un vrai changement. C'est ce changement qui a convaincu les Canadiens de nous élire pour notre premier mandat.
    Dans le cadre de la présente session, je suis heureux de voir dans le programme libéral d'autres ajustements à l'Allocation canadienne pour enfants, qui aideront les familles non seulement de ma circonscription, mais surtout de l'ensemble du pays. Nous continuerons de sortir des enfants de la pauvreté. Nous continuerons de créer de bons emplois à temps plein dans le secteur privé, comme ceux qui ont été créés au cours de notre premier mandat. D'ailleurs, au cours des 12 derniers mois, soit de novembre 2018 à aujourd'hui, près de 300 000 emplois à temps plein ont été créés au Canada. La façon dont les données sont mesurées a une incidence, mais si nous comparons des pommes avec des pommes, nous avons encore l'un des taux de chômage les plus bas au monde.
    J'ai passé plus de 20 ans à travailler sur les marchés financiers de la planète. J'ai grandi dans une petite ville et j'ai travaillé dans une usine de pâte à papier, dans un silo-élévateur et dans un McDonald's — l'un de mes premiers emplois —, alors je sais ce que c'est de travailler dur. C'est ce qui définit notre pays et c'est ce qui définit les gens qui habitent ma circonscription. Voilà pourquoi le gouvernement continuera d'écouter ce que les travailleurs canadiens d'un océan à l'autre ont à dire. Nous allons continuer de miser sur les politiques permettant d'assurer la croissance économique du Canada.
    Je vois certains de mes collègues des partis de l'opposition qui habitent dans la magnifique province de l'Alberta. Nous allons faire le nécessaire pour que le pipeline Trans Mountain soit achevé. Les travaux sont déjà commencés. Nous pourrons ainsi acheminer nos ressources vers de nouveaux marchés, en obtenir le plein prix et réduire l'écart entre les prix des différents types de pétrole, ce qui fait si mal à l'économie albertaine depuis plusieurs années. Nous devons tout faire pour que les ressources et les produits canadiens soient vendus à leur plein prix.
    Je sais que je pourrai compter sur la collaboration de mes collègues de tous les partis pendant la 43e législature.
    L'une de mes spécialités, durant la 42e législature, était de tendre la main aux députés des autres partis, de les saluer, de devenir leur ami et d'apprendre à les connaître. Si nous sommes nombreux à le faire, nous vivrons une expérience plus agréable et nous aurons une meilleure attitude. Je vois certains députés d'en face sourire.
    Monsieur le Président, par votre entremise, j'aimerais dire bonjour à tous et good morning. Je tiens aussi à envoyer un bonjour tout particulier à mes filles et à leur dire de rester fortes, et que papa les aime beaucoup et qu'elles le verront bientôt.
    Sur ce, je suis prêt à entendre les questions et les observations.

  (1240)  

    Monsieur le Président, les paroles et les intentions du député d'en face sont louables, comme toujours. Je crains toutefois que sa description optimiste de la situation du pays ne corresponde pas à ce que nous avons appris. Nous savons que les pertes d'emplois se chiffrent à 71 000 ce mois-ci. Nous savons que des investissements totalisant 80 milliards de dollars sont sortis du Canada et que les investissements étrangers ont baissé de moitié. Nous savons aussi que l'économie devrait faire du surplace et ne connaître aucune croissance pendant la prochaine année ou les deux prochaines années.
    Si nous voulons vraiment aider la classe moyenne, nous devons tout d'abord reconnaître quelle est la situation actuelle et admettre qu'elle découle des politiques désastreuses du gouvernement libéral. Récemment, nous avons été témoins de l'inaction du gouvernement dans le dossier de la grève du CN et des pénuries de propane dont ont souffert les agriculteurs. Je rappelle que trois abattoirs ont fermé et que 60 000 vaches n'ont pas encore été abattues. Le gouvernement n'a rien fait.
    Quels gestes précis le gouvernement posera-t-il pour améliorer la situation au Canada?

  (1245)  

    Monsieur le Président, en tant qu'économiste qui se penche de très près sur les chiffres au Canada, je sais qu'il y a des gens de tous les coins du pays derrière ces données. Dans les cinq dernières années, nous avons connu une création nette de plus de 1,1 million d'emplois à temps plein, voire davantage. Le gouvernement a mis en place des mesures comme l'Incitatif à l'investissement accéléré, introduit dans le cadre du budget précédent, afin d'encourager les fabricants à investir, et c'est ce qu'ils font. Nous avons vu une économie robuste, comme en témoigne la vigueur des investissements canadiens dans notre pays.
    J'aimerais pouvoir expliquer à la députée de Sarnia—Lambton certains détails concernant les chiffres relatifs aux investissements étrangers directs. En fait, nous avons connu une hausse à ce chapitre, surtout dans la province de l'Ontario, qui est devenue un chef de file de la technologie et de l'innovation en matière financière. Montréal et Waterloo sont devenues des leaders dans le domaine de l'intelligence artificielle. Beaucoup de bonnes choses se passent au Canada.

[Français]

    Monsieur le Président, je remercie le député de Vaughan—Woodbridge de son intervention.
    J'en retiens particulièrement la partie où il parlait de brancher les Canadiens, soit toute la question de la connectivité, voire du développement numérique dans un sens plus large.
    Dans le discours du Trône, on mentionne que « les différences régionales et les besoins des régions comptent vraiment. Les préoccupations économiques régionales d'aujourd'hui sont à la fois justifiées et importantes. » Pour moi qui viens d'une région en partie rurale, ce sont des éléments très importants.
    Ce qui me préoccupe, c'est de ne pas avoir deux catégories de Canadiens: ceux qui sont branchés et qui vivent de façon « urbaine », ayant accès non seulement à un signal fiable de téléphonie cellulaire, mais aussi à un accès à large bande au réseau Internet, et ceux qui vivent dans les régions rurales dans lesquelles ils n'y ont pas accès. J'estime que la prospérité de nos villages en dépend.
    Comment peut-on espérer attirer de jeunes familles en Abitibi-Témiscamingue si les parents ne sont pas capables d'aider leurs enfants à faire leurs devoirs ou s'il est impossible de regarder des séries télévisées en continu, par exemple? Comment peut-on attirer des PME dans nos villages si l'on ne peut pas en dresser un portrait attirant pour le développement économique?
    Ma question est la suivante: peut-on s'assurer que tous les Canadiens puissent être branchés, peu importe leur situation géographique?
    Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question.

[Traduction]

    Je suis tout à fait d'accord avec le député du Québec. Lors de mes observations sur le discours du Trône, j'ai affirmé que je crois fermement que tous les Canadiens doivent avoir une chance égale de réussir. Nous devons nous assurer que les Canadiens vivant dans des régions rurales — les plus beaux coins du pays — sont branchés à Internet. La situation avec Internet rappelle grandement ce qui s'est passé avec le téléphone il y a 20 ou 30 ans. Tous les gens habitant au Canada doivent avoir accès à Internet afin de pouvoir entreprendre les démarches nécessaires à leur réussite. Nous devons faire de cela une réalité. Pendant la dernière session, le gouvernement a investi des centaines de millions de dollars pour atteindre cet objectif et a formé des partenariats avec des entreprises de télécommunications partout au pays. Nous devons nous assurer que les taux de branchement dans les régions rurales du pays sont aussi élevés que ceux dans les régions urbaines. Il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures.
    Monsieur le Président, j'aimerais que mon collègue explique davantage pourquoi il est crucial que le gouvernement continue de soutenir la classe moyenne canadienne et d'investir dans celle-ci, ainsi que les retombées positives de tels investissements sur la situation économique globale. Si la classe moyenne se porte bien, l'économie ne s'en portera que mieux.
    Monsieur le Président, une croissance économique avantageuse pour tous les Canadiens doit nécessairement être inclusive. Nous devons cibler des politiques qui avantagent les Canadiens de la classe moyenne, comme nous l'avons fait en réduisant l'impôt la première fois, ce qui a avantagé neuf millions de Canadiens.
    Cette nouvelle réduction d'impôt retrancherait en fait 700 000 personnes du rôle d'imposition. Ainsi, 700 000 Canadiens ne paieraient plus d'impôts fédéraux. Voilà un véritable changement. Voilà une mesure qui redonnera aux Canadiens de l'argent qu'ils pourront dépenser. Ce qu'on appelle en science économique la propension marginale à consommer ou à dépenser est en fait très élevée. Cette mesure avantagera ces Canadiens et aura surtout des retombées positives pour l'économie.
    Pour que le pays progresse, il faut que tous les Canadiens bénéficient de la croissance économique, et les réductions d'impôt sont avantageuses pour les Canadiens.
    Monsieur le Président, je signale d'abord que je vais partager mon temps de parole avec la députée d'Elgin—Middlesex—London, dont j'ai hâte d'entendre les propos.
    Je ne saurais commencer mon intervention sans remercier les citoyens de Calgary Midnapore de m'avoir élue de nouveau. Je suis si heureuse d'être de retour à la Chambre pour les représenter. Je leur en suis sincèrement reconnaissante.
     Mes parents font partie des citoyens de ma circonscription. Ma mère me regarde probablement en ce moment. Je promets de très bien me comporter à la Chambre.

  (1250)  

[Français]

    Aujourd'hui, je suis vraiment triste. C'est à cause de ma famille. Ma mère est originaire du Québec et mon père est originaire de la Saskatchewan. C'est aussi le cas de plusieurs familles canadiennes d'avoir un parent originaire de l'Ouest et l'autre de l'Est. Il y avait d'ailleurs une histoire semblable de l'autre côté de la Chambre la semaine passée. Je peux maintenant dire que c'est une histoire canadienne: nous sommes une famille divisée, et c'est vraiment triste. Nous sommes divisés parce qu'il y a eu beaucoup de jeux politiques de l'autre côté de la Chambre au cours des quatre dernières années. Le gouvernement nous a complètement divisés; il a monté des régions l'une contre l'autre. C'est réellement triste.
     Je pense évidemment à ma région, l'Ouest, et plus précisément l'Alberta, où le secteur de l'énergie n'a eu aucun appui. Nous pouvons penser à plusieurs projets de loi, dont le projet de loi C-69 qui rend pratiquement impossible la mise en place de nouveaux projets. Il y a le projet de loi C-48 qui rend pratiquement impossibles la construction de pipeline et le transport du pétrole. C'est vraiment triste. Pensons également à la taxe sur le carbone. Les projets de loi contre le secteur de l'énergie ont des conséquences graves sur les familles et les personnes. Des projets de loi comme ceux-là détruisent complètement les familles et la vie des gens. Le gouvernement dit qu'il veut éliminer la pauvreté, mais, en fait, il crée de la pauvreté avec de tels projets de loi.
    À plusieurs occasions, le premier ministre a dit une chose à une partie du pays et son contraire à l'autre partie. Le président des États-Unis a utilisé une expression pour cela: « un visage à deux faces ». Le président des États-Unis et les Canadiens ont vu ce visage à deux faces.
    Le premier ministre avait l'occasion avec le discours du Trône d'ouvrir une nouvelle voie pour le pays. Malheureusement, il ne l'a pas fait. Pourtant, il avait pris auparavant plusieurs mesures en ce sens. Il a spécifiquement désigné une ministre aux relations avec les provinces. Il y a eu beaucoup de réunions avec divers premiers ministres provinciaux. Le premier ministre et la vice-première ministre ont promis qu'ils écouteraient attentivement ces derniers. Le discours du Trône était la parfaite occasion de démontrer qu'ils avaient écouté. Malheureusement, le discours n'indique pas cela. La situation n'est plus celle que nous avons vue avant l'élection.

[Traduction]

    Le discours du Trône contenait beaucoup de belles paroles, mais rien de bien concret. On nous a servi des platitudes et des lieux communs en parlant du bien des collectivités et en affirmant que « rien n'est impossible ». Le discours cherchait aussi à nous faire croire que le gouvernement avait de l'empathie pour les régions et qu'il les comprenait. On nous a même dit que, bien que les Canadiens nous aient demandé de collaborer, ils ont aussi souligné clairement l'importance des régions et de leurs besoins locaux.
    Que nous a vraiment dit le Canadien moyen? Que son père n'arrivait pas à trouver un emploi trois ans après avoir perdu le sien, parce que la société pour qui il travaillait a quitté le pays en raison de l'instabilité causée par la réglementation gouvernementale? Que son voisin n'arrive pas à se sortir d'une profonde dépression, parce qu'il a dû dépenser toutes ses économies de retraite pour joindre les deux bouts? Qu'il a envoyé une lettre de suicide à son député, parce qu'il avait perdu tout espoir de se trouver un emploi?
    Nous ne le savons pas et nous ne le saurons jamais, parce que ce n'était pas dans le discours du Trône.
    Dans le discours du Trône, il a été déclaré que les différences régionales et les besoins des régions comptaient vraiment. Les inquiétudes actuelles des régions sur le plan économique sont graves et justifiées. Toutefois, quand le premier ministre présentera-t-il des excuses aux travailleurs du secteur canadien de l'énergie? Quand versera-t-il une larme pour ceux qui se sont suicidés en raison du dénuement total dans lequel ils vivaient, ou pour les femmes et les enfants qui ont été victimes de violence aux mains d'un père au bout du rouleau après tant d'années au chômage? Quand cela se produira-t-il? Est-ce à ce moment que nous prendrons conscience que les différences régionales comptent réellement? Ce n'est pas maintenant, en tout cas, parce que le discours ne dit rien qui aille dans ce sens.
    C'était l'occasion de mettre l'accent sur l'action, et faute d'action, sur une véritable compréhension, et faute de véritable compréhension, au moins sur le respect. Il n'aurait pas fallu grand-chose: un calendrier pour l'oléoduc Trans Mountain ou la promesse de réfléchir au corridor énergétique national. Seulement, cela ne s'y trouvait pas.

  (1255)  

[Français]

    Nous pouvons faire semblant que le monde est simple et que la complexité et les détails ne sont pas nécessaires pour résoudre nos problèmes ici au Canada, mais ce n’est pas la vérité. Nous pouvons faire semblant que nous n’avons pas besoin de l’autre et que nous ne sommes pas interdépendants, mais cela non plus, ce n’est pas vrai. Les personnes qui ignorent ces faits vont éventuellement souffrir, même si elles refusent de le reconnaître aujourd’hui.

[Traduction]

    Ce n'est pas la façon de faire des Albertains.
    C'est toute une journée pour prendre la parole à la Chambre, le jour où mon prédécesseur et actuel premier ministre provincial, l'incomparable Jason Kenney, est ici en vue d'obtenir une entente équitable pour l'Alberta. Il est accompagné de mon homologue, la ministre des Services à l'enfance et députée provinciale de Calgary-Shaw, Rebecca Schulz. Ensemble, la ministre Schulz et moi travaillerons sans relâche pour les enfants du pays.
    Nous, les Albertains, aimons le Canada. Nous avons toujours été fiers de travailler fort et de partager le fruit de notre labeur avec le pays, d'apporter notre contribution au sein de la Confédération. Nous n'avons jamais dit aux autres qu'ils devaient vivre d'une certaine façon ou que leur mode de vie n'avait pas sa place dans notre pays.
    Nous ne laisserons pas le premier ministre nous diviser ni le gouvernement nous évincer de la Confédération. Nous ne le permettrons pas. Le gouvernement a eu l'occasion de franchir un pas, de prononcer des paroles d'une importance majeure pour défendre l'unité du pays. Il ne l'a pas saisie.

[Français]

    C’est la raison pour laquelle, je suis triste aujourd'hui. Je suis une femme de l’Alberta. Ma mère vient du Québec et mon père vient de la Saskatchewan. Je suis ici pour l’unité, je suis ici pour le Canada. Le discours du Trône, malheureusement, ne l’est pas.

[Traduction]

    Monsieur le Président, je suis originaire de l'Alberta. Lorsque j'étais jeune, on produisait à Turner Valley, au sud-ouest de Calgary, plus de pétrole que n'importe où ailleurs dans le Commonwealth. Cependant, Turner Valley est maintenant à sec. Il n'y a plus de pétrole. L'Alberta aurait dû en tirer une leçon et se diversifier, mais voilà où nous en sommes, après toutes ces années, et il se peut que les efforts en ce sens aient été insuffisants.
    Malgré les difficultés qu'éprouvent manifestement l'Alberta et nombre de familles qui y vivent, le revenu familial net moyen de l'Alberta demeure le plus élevé du pays, ce qui m'amène à ma question à la députée.
    En tant qu'Albertain, je conviens que le pays doit soutenir davantage notre province. Cependant, la députée ne croit-elle pas que la diversification doit aussi être une priorité et que les inégalités de revenu en Alberta sont un problème majeur auquel son prédécesseur, aujourd'hui premier ministre de l'Alberta, devrait consacrer du temps pour y remédier?

  (1300)  

    Monsieur le Président, je remercie mon collègue d'en face de sa question et tiens à le féliciter de sa réélection. Je suis contente de le revoir à la Chambre.
    Je crois qu'il suffit de regarder l'économie mondiale. Nous disposons d'une abondance de ressources naturelles, plus à Turner Valley malheureusement, mais à bien d'autres endroits. La planète a besoin de ces ressources. Notre pays en a besoin. Il est inutile que nous les importions de pays qui ne respectent ni la primauté du droit ni la démocratie. Nous disposons de toutes les ressources nécessaires ici même. Nous en avons besoin et nous devons les exploiter.
    J'ai hâte que nous explorions d'autres sources énergétiques et que nous les acheminions jusqu'aux marchés. Toutefois, la réalité actuelle est la suivante: nous disposons de ressources et le monde en a besoin. Le gouvernement ne nous a pas permis de les exploiter pour notre propre bénéfice, celui du pays ou encore du reste du monde, mais leur exploitation permettrait certainement de maintenir la qualité de vie dont jouissent les Canadiens depuis des années.

[Français]

    Monsieur le Président, ma question s'adresse à nos amis du Parti conservateur.
    Différents collègues ont fait état, ce matin, des difficultés du monde agricole, en partie causées par les changements climatiques. Tous les élus de la Chambre s'entendent pour constater l'urgence climatique.
    Du côté du Parti conservateur, y a-t-il une ouverture pour développer de façon consensuelle un plan de transition énergétique?
    On parle beaucoup de l'exploitation des sables bitumineux. On parle aussi beaucoup de la péréquation, ce qu'on ne devrait pas faire en même temps. Je pourrais parler pendant une demi-heure de la péréquation, qui est une compensation faible pour l'État du Québec dans cette fédération. Plus de 4 milliards de dollars de l'argent du Québec ont été investis dans les sables bitumineux au cours de la dernière année. Personne ne fait donc pitié.
    Ma question est la suivante: existe-t-il une ouverture pour commencer à réfléchir — c'est important de faire maintenant de la recherche-développement — afin de faire le pas vers des énergies propres et renouvelables?
    Monsieur le Président, je voudrais féliciter mon collègue, qui vient d'être élu, et lui souhaiter chaleureusement la bienvenue à la Chambre.
    Je voudrais aussi remercier mon collègue d'avoir fait mention du secteur agricole. Je considère, et c'est aussi l'opinion de mon parti, que les fermiers n'ont presque rien reçu de la part du gouvernement. Ce groupe a été complètement ignoré par le gouvernement. Je remercie donc mon collègue d'avoir abordé cet élément.
    Nous sommes bien entendu ouverts à toutes les options au sujet de l'avenir et de l'environnement. Je demande aussi à mon collègue d'être ouvert à l'énergie qui vient de l'Alberta. Peut-être que l'on devrait insister sur le fait que l'énergie qui provient de l'Alberta figure parmi les énergies les plus propres du monde. Je suis vraiment fière de cela. Peut-être pourrions-nous avoir un débat concernant l'énergie provenant de l'Alberta et discuter de la manière dont nous pourrions faire avancer les choses ensemble.

  (1305)  

[Traduction]

    Monsieur le Président, je suis absolument ravie de faire mon premier discours de la 43e législature. Je veux tout d'abord remercier les gens de la circonscription d'Elgin—Middlesex—London de m'avoir réélue.
    J'aimerais aussi prendre quelques instants pour remercier les membres de ma formidable équipe de campagne. Ils ont frappé aux portes, installé des pancartes et pris beaucoup de plaisir à parler du travail que nous pouvons faire ici. Si je suis de retour, c'est aussi parce que j'ai l'équipe administrative la plus incroyable qui soit. Ses membres connaissent les électeurs, ils connaissent leurs besoins et ils sont toujours là pour les servir. Je remercie donc tout spécialement Cathy, Jena, Scott, Jill et Charli.
    Je tiens aussi à remercier les membres de ma famille. Sans le soutien de ma mère, de mon père, de mes soeurs et de mon frère, et bien sûr de mon mari Mike, je ne serais pas ici. Nous savons, en particulier les plus nouveaux d'entre nous, que nous n'avons pas choisi un travail, mais bien un style de vie. Être député, ce n'est pas simplement choisir une carrière; c'est choisir de consacrer toute son énergie à travailler pour ses électeurs, et à le faire en veillant à bien servir les intérêts de sa communauté et du pays tout entier.
    Après les élections, j’ai perdu deux amis qui m’étaient chers. Il y a d’abord eu mon ancien directeur de campagne, Brian Clements. Qu’il repose en paix. C’était mon oncle, mon père, mon univers, et il me manquera à tout jamais. Ensuite, il y a eu Dave Dillon, notre coordonnateur régional, avec qui j’ai travaillé au sein du Parti conservateur au cours des 16 dernières années. Je le remercie pour son sourire permanent et son petit rire fou.
    C’est grâce à des gens comme eux que je suis ici aujourd’hui et que j’ai le courage et la force de parler des points soulevés dans le discours du Trône et d’écouter le débat sur les mesures que doit prendre le Canada pour avancer.
    C’est très simple: nous sommes revenus en situation de gouvernement minoritaire. Nous avons observé des changements de taille en Ontario, au Québec et dans les provinces de l’Atlantique. Cependant, nous avons aussi été témoins de l’annihilation du Parti libéral dans l’Ouest. On parle de la Saskatchewan et de l’Alberta, mais peu importe où vivent mes amis, nous sommes tous Canadiens. Il est de mon devoir de me préoccuper aussi de leur sort.
    Je dois dire que la division est palpable au cours du présent débat. Il est difficile d'entendre mes collègues de la région de Calgary parler des pertes d'emploi et des suicides que personne ne prend au sérieux parce qu'on n'en a que pour le besoin de diversification. Je comprends, mais pourrions-nous avoir de la compassion pour les gens de l'Ouest qui subissent les conséquences des lois et des règlements du gouvernement? C'est bien beau tout cela, mais ce n'est pas nous qui vivons la perte d'amis et de voisins. Ce sont les Albertains et les Saskatchewanais. Je vous demande de faire preuve d'un peu de compassion.
    Depuis quelques semaines, j'ai eu la chance de travailler sur de nombreux dossiers, dont celui de la grève du CN. Si j'en parle, c'est entre autres parce que les libéraux ont beaucoup insisté sur le fait qu'ils entendaient collaborer avec les Canadiens. Je tenais à parler de la grève du CN parce qu'elle a eu de graves répercussions en Ontario, et plus particulièrement dans le Sud-Ouest de la province.
    J'ai reçu un appel du PDG de Dowler-Karn, Dan Kelly, qui est aussi le président du conseil d'administration de l'Association canadienne du propane. M. Kelly m'a fait comprendre que son entreprise devra cesser toutes les livraisons de propane aux agriculteurs, qui en ont pourtant besoin pour faire sécher leurs récoltes. L'an dernier, c'est la moisissure qui a fait mal aux agriculteurs de l'Ontario, et cette année, ils ne peuvent pas faire sécher leurs céréales, qu'il s'agisse de soya, de blé ou de maïs. Pour les agriculteurs, les dommages et les pertes financières seront énormes.
    J'ai reçu l'appel de M. Kelly jeudi soir, et dès vendredi matin, mon équipe et celle du député de Chatham-Kent—Leamington étaient à pied d'œuvre. Nous nous sommes réunis avec une cinquantaine d'agriculteurs et d'intervenants et nous avons élaboré un plan de match.
    J'ai ensuite communiqué avec mes homologues libéraux, et j'aimerais remercier en particulier la députée de London-Ouest qui a répondu à mon appel et m'a dit que le gouvernement libéral allait communiquer avec les intervenants pour savoir ce qui se passait.
    Avant de discuter avec les intervenants de l'industrie du propane, elle n'était pas au courant des conséquences que cela avait pour nos agriculteurs et pour les gens qui ne sont pas alimentés en gaz naturel parce qu'ils vivent dans des régions rurales de l'Ontario. Toutefois, la députée était prête à répondre à l'appel.
    C'est la seule députée libérale qui a répondu à mon appel. Aucun autre ne m'a rappelée, et certains ont envoyé un message disant qu'ils ne s'en mêlaient pas.
    Si l'objectif est de travailler ensemble, eh bien, les intervenants de ma circonscription sont ceux de tous les députés. C'est pourquoi je dis aux gens que lorsque je veux faire quelque chose, je décroche le téléphone pour que la voix de mes intervenants soit entendue. Si j'ai tort à propos de quelque chose, demandez aux intervenants libéraux de m'appeler également. Je veux avoir un portrait global de la situation. Au lieu de fermer la porte en disant que la question n'est pas importante, rappelez-vous que, oui, elle est importante.

  (1310)  

    Si je soulève la question, c’est en raison des échos que je reçois de Calgary. C'est devenu viral sur Facebook et a suscité énormément de commentaires. Les gens de l’Alberta et de l’Ouest disaient: « Nous ne nous soucions pas du Québec. Qu’est-ce que ça peut nous faire qu’ils obtiennent du propane? » Les gens du Québec tenaient un autre discours et reconnaissaient qu’ils chauffaient leur maison au propane. On nous a parlé de maisons de retraite qui étaient à une journée de manquer de propane.
    Si je soulève la question, c’est que je n’ai pas entendu un traître mot de la part du gouvernement. Nous savions que nos producteurs céréaliers allaient perdre de l’argent et que les gens avaient de la difficulté à chauffer leur maison, mais que le gouvernement ne ferait rien pour les défendre. Sans les conservateurs, nous ignorons ce qui se serait passé pour certains producteurs céréaliers, car on ne les a pas écoutés.
    J’entends aussi beaucoup parler des changements climatiques. Il est clair que ce sera un thème récurrent au cours de la présente législature. Je ne pense pas qu’il y ait une personne dans cette pièce qui ne discute pas des changements climatiques avec ses électeurs. Dans mon cas, c’est une question que nous abordons tous différemment au fil des discussions.
    J'ai discuté de la taxe sur le carbone avec mes concitoyens d'Elgin—Middlesex—London. Les gens qui parlent de la taxe sur le carbone au centre-ville de Toronto n'abordent pas les mêmes enjeux que les agriculteurs de ma circonscription. Ils ne parlent pas du fait que la taxe sur le carbone est imposée sur les factures de gaz propane ou d'énergie de ces agriculteurs.
    Au moment même où ils tentaient de faire sécher leur tabac, les producteurs ont dû acquitter une taxe sur le carbone de 400 $. Comment pourront-ils poursuivre leurs activités s'ils se voient imposer une nouvelle taxe de 400 $ en plus de ce qu'ils doivent déjà payer? Voilà le genre de problèmes qui surgissent constamment, et je trouve que c'est extrêmement préoccupant.
    Les citadins ne comprennent pas l'impact de cette taxe. Je ne devrais peut-être pas dire cela, mais les gens qui habitent au centre-ville ne comprennent pas aussi bien les conséquences de la taxe sur le carbone que ceux qui reçoivent les factures alors qu'ils tentent de faire sécher leur grain et qu'ils doivent assurer le transport de leurs enfants et aller faire leurs courses dans une épicerie située à 20 minutes de chez eux. Ces personnes connaissent fort bien les effets de la taxe sur le carbone étant donné l'augmentation des frais de transport qu'ils doivent assumer. Toutes ces choses ont des conséquences pour mes concitoyens.
    La taxe sur le carbone découle d'une décision prise par les libéraux. Or, il y a bien d'autres façons d'envisager la question et d'autres technologies auxquelles il faut s'arrêter. Je demande au gouvernement actuel d'être à l'écoute.
    Je demande aux libéraux d'écouter les agriculteurs, les producteurs et les entreprises du secteur. Je leur demande de faire un effort pour comprendre le coût réel de faire sécher le maïs et le fardeau supplémentaire que représente la taxe sur le carbone. Dans tout le pays, les agriculteurs font bien des choses pour que l'agriculture fonctionne. Avec l'augmentation du coût des intrants, certains agriculteurs n'arriveront pas s'en sortir. Je demande au gouvernement de faire preuve d'une collaboration de tous les instants dans ce dossier.
    Hier, j'ai eu la chance de participer, à Aylmer, à une assemblée d'environ 700 personnes à l'Église de Dieu de la rue Bradley, ce qui m'a permis de constater que nous sommes sur la même longueur d'onde que bien des Canadiens. Les trois grandes préoccupations qu'exprimaient ces familles réunies pour la période de Noël recoupent celles de bien des députés et concernent les personnes âgées, les anciens combattants et l'épidémie de drogue qui frappe notre pays, autant de questions sociales que nous devons aborder.
    Nous savons que les aînés ont du mal à joindre les deux bouts. Étant donné que les taux d'intérêt ne sont plus aussi élevés qu'avant, nous savons que les aînés comptent sur leurs prestations de la Sécurité de la vieillesse et du Régime de pensions du Canada et que certaines de leurs économies s'épuisent. Il faut en être conscient. Nous devons veiller à ce que les aînés aient un toit et un bon niveau de vie. Le gouvernement doit être là pour eux.
    Je félicite le gouvernement parce que nous examinerons l'itinérance chez les anciens combattants. C'est un problème que nous devons tous examiner, ensemble, alors je remercie le gouvernement.
    De plus, je m'interroge sur l'épidémie de drogue. Au Canada, plus de 10 000 personnes en sont mortes, et nous devrions faire mieux pour combattre l'épidémie. Il n'est pas seulement question du fentanyl: il y a la méthamphétamine en cristaux et les autres drogues de ce genre. Nous devons travailler avec tous les ordres de gouvernement. En conséquence, je demande au gouvernement d'apprendre à travailler avec tous les ordres de gouvernement, le Parti conservateur et le premier ministre de l'Ontario — contrairement à ce qu'il a fait au cours des derniers mois — et de bien vouloir travailler avec les municipalités. Si les libéraux veulent vraiment obtenir des résultats, je leur demande de bien vouloir collaborer avec nous.

  (1315)  

    Monsieur le Président, la députée d'en face a longuement parlé de la grève du CN. Au bout du compte, le gouvernement a été à l'écoute. Je viens de Kings—Hants, où se trouvent beaucoup de producteurs agricoles. J'ai entendu les préoccupations qu'évoque la députée d'en face. Elle laisse entendre que les libéraux n'y ont pas prêté attention, mais ce n'est pas le cas.
    La députée aurait-elle préféré que le gouvernement intervienne et prive les travailleurs du CN de droits qui sont prévus dans la loi, notamment le droit à la négociation collective? Est-ce ainsi que le gouvernement aurait dû agir, selon elle?
    Monsieur le Président, ne nous égarons pas dans les détails de la grève du CN. Parlons plutôt d'agriculture.
    Je soutiens que la Chambre aurait dû reprendre ses travaux une semaine et demie plus tôt. Si le problème avait perduré, des agriculteurs seraient encore incapables de faire sécher leur maïs. Tout cela serait encore en train de se passer. C'est bien beau de dire qu'on est à l'écoute, mais cela va dans les deux sens. Il ne s'agit pas seulement des mots que l'on entend, mais aussi de ce que l'on compte faire. Un peu de compassion ne ferait pas de tort.
    Ce n'est pas la grève du CN qui est en cause, mais le fait qu'il n'y avait pas de plan B. On comptait sur le plan A et, si le plan A n'avait pas fonctionné, il y aurait encore des récoltes en train de pourrir dans les champs, ce qui représente des pertes de milliards de dollars.

[Français]

    Monsieur le Président, je profite de cette première occasion de prendre la parole pour remercier à mon tour les électeurs de ma circonscription qui m’ont fait le grand honneur de me confier la tâche de les représenter ici. Comme chacun le sait, Drummond est la plus belle et la plus dynamique des 338 circonscriptions que nous représentons avec fierté dans cette illustre enceinte.
    Des voix: Oh, oh!
    M. Martin Champoux: Monsieur le Président, j’entends des députés exprimer des doutes, mais j'invite tous mes collègues à venir le constater eux-mêmes. Ils sont les bienvenus. Par contre, je leur conseille de ne pas rester trop longtemps, parce qu’ils pourraient avoir l'envie de rester.
    J'ai accepté avec humilité et fierté de porter à la Chambre les dossiers qui préoccupent mes concitoyens. L’un de ces dossiers est l’accès à Internet haute vitesse et la téléphonie cellulaire dans toutes les régions rurales. Je suis convaincu que plusieurs de mes collègues s'en préoccupent également. L’accès à Internet est déficient. Dans certaines circonscriptions, on retrouve même des producteurs agricoles, des entreprises et des travailleurs autonomes qui ne peuvent pas suivre la parade et s’adapter aux réalités de leur marché. À ce titre, ils sont très perdants et doivent bien souvent aller s’installer dans des milieux urbains, à leur grand déplaisir, il va sans dire.
    Ce qui est encore pire, c'est qu'il y a des régions, en particulier au Québec, mais probablement ailleurs aussi dans le pays, où des services d’urgence sont en cause. La municipalité d’Amherst, au Québec, vit un problème à ce point criant que la sécurité des citoyens est en péril. On n’est pas en train de semer un vent de panique, mais c’est quelque chose dont le gouvernement devrait se soucier particulièrement.
    Quand la sécurité de nos concitoyens est en péril, je pense que c’est le temps d’agir rapidement. Alors, je demande au gouvernement s’il a l’intention de s’assurer que le processus de branchement à Internet haute vitesse en région se poursuit et si on peut accélérer...
    À l’ordre. Malheureusement, nous avons juste le temps pour une autre question. L’honorable députée d’Elgin—Middlesex—London a la parole.

[Traduction]

    Monsieur le Président, il y a de nombreux petits fournisseurs, mais dans certaines parties de ma circonscription, Elgin—Middlesex—London, le service haute vitesse n'est pas offert. Nous savons que cette situation nuit aux agriculteurs, aux petites entreprises, aux étudiants et aux familles. Nous continuerons à travailler pour garantir l'accès à tous, et je pense que ce devrait être un dossier important pour l'ensemble des Canadiens.
    Monsieur le Président, je félicite la députée d'Elgin—Middlesex—London pour sa réélection. C'est toujours un plaisir de travailler avec elle.
    Dans son beau discours, elle a parlé des aînés. Selon le discours du Trône, le gouvernement souhaite augmenter les pensions, comme l'a dit la députée, et faire en sorte que les aînés vivent bien et en santé. Or, la semaine dernière, la ministre des Aînés a affirmé à la Chambre que la Sécurité de la vieillesse serait bonifiée, mais seulement à partir de 75 ans.
    La députée appuie-t-elle la mesure prévue dans le discours du Trône ou est-elle d'avis que la bonification des prestations de la Sécurité de la vieillesse devrait s'appliquer à tous les aînés dès 65 ans?
    Monsieur le Président, pour être honnête, je n'ai pas de réponse catégorique. Cependant, cette question mérite notre attention parce qu'il faut savoir que le FERR de bien des gens est presque vide lorsque ces derniers arrivent à 75 ans, alors qu'ils ont encore plusieurs années à vivre.
    L'État devrait être un filet de sécurité pour bon nombre de programmes de ce type, comme le Supplément de revenu garanti. Or, beaucoup d'aînés vivent dans le besoin. Il faut un examen complet de la situation. En raison de la hausse du fardeau fiscal, de la taxe sur le carbone et de tout ce qui n'accablait pas les aînés auparavant, ce qui était autrefois suffisant ne l'est plus aujourd'hui. Je crois que la situation nécessite un examen en profondeur.

  (1320)  

    Monsieur le Président, c'est toujours un plaisir de prendre la parole en ce magnifique endroit qu'est la Chambre des communes. Je voudrais d'abord remercier les habitants de Winnipeg-Nord de m'avoir une fois permis de venir représenter cette circonscription qui est, à mon avis, la meilleure et la plus diversifiée du Canada. Il y a probablement 337 autres personnes ici qui seraient prêtes à me contredire à ce sujet, mais c'est un très grand privilège de représenter les gens de Winnipeg-Nord.
    Cela dit, je voudrais revenir sur différentes choses que les gens de ma région m'ont dites. Plus tôt, quelqu'un a donné son point de vue sur ce que la population avait à dire. On entend souvent parler de la classe moyenne. Lorsque j'étais dans l'opposition, à l'époque de Stephen Harper, on entendait très rarement parler des Canadiens de la classe moyenne. Il suffit de faire une recherche par mots pour le constater. Il arrivait que l'expression soit utilisée, mais c'était par le Parti libéral, le troisième parti à l'époque, et en particulier par son chef.
    La priorité du gouvernement n'a pas vraiment changé. Que ce soit en tant que troisième parti, par le passé, ou après avoir obtenu un second mandat, comme c'est le cas actuellement, nous soulignons l'importance de la classe moyenne canadienne. Nous sommes conscients de l'importance que revêt la classe moyenne, et ceux qui souhaitent en faire partie, pour notre société, pour notre économie et pour le tissu social, bref, ce qu'on appelle aujourd'hui le Canada.
    Pour ce qui est des mesures déjà prises, le ministre des Finances a parlé aujourd'hui d'un nouvel allégement fiscal dont la classe moyenne va bénéficier. L'une des toutes premières mesures que nous avons adoptées après les élections de 2015 a été d'accorder un allégement fiscal à la classe moyenne. Le gouvernement a toujours eu à cœur le bien-être de la classe moyenne, et c’est pourquoi, avec l’aide des Canadiens de toutes les régions du pays, les bonnes nouvelles ne cessent de s’accumuler. Je pense notamment à la création de plus d'un million d'emplois au cours des quatre dernières années.
    Je suis conscient que certaines parties du pays se portent moins bien que d'autres. Si l'on regarde l'histoire du Canada, on constate que certaines régions ont connu des périodes plus difficiles que d'autres et qu'il est parfois nécessaire pour le gouvernement d'intervenir. C'est le cas notamment des Prairies, en particulier de l'Alberta. Lorsqu'une région souffre plus que d'autres sur le plan économique, le gouvernement fédéral est à l'écoute et il appuie les intérêts régionaux là où il le peut.
    J'invite les députés à examiner le pourcentage des fonds alloués par l'entremise du Fonds de diversification de l'économie de l'Ouest ou encore le pourcentage des investissements dans les infrastructures, projetés et concrétisés, qui vise ces régions. Jamais Stephen Harper n'a collaboré avec autant de municipalités que le gouvernement fédéral actuel. C'est parce que nous reconnaissons que les municipalités assurent la prestation de nombreux services, surtout en ce qui a trait aux infrastructures.
    Pour aider les Canadiens de la classe moyenne, les libéraux ont réalisé d'énormes progrès au chapitre du commerce international. En plus d'être en pourparlers avec des pays du monde entier, le gouvernement a signé de très importants accords commerciaux. En fait, il en a signé plus que tout autre gouvernement avant lui, celui de Stephen Harper y compris, car il comprend et reconnaît la valeur de ces accords commerciaux.

  (1325)  

    Peu importe ce que le Parti conservateur tente de dire au sujet du commerce, il ne peut changer ni l'histoire ni les faits. C'est ce que je viens de citer: des faits.
    En quatre ans et demi, le gouvernement a accompli de nombreuses choses qui ont eu une incidence profonde et positive dans toutes les régions du pays. En songeant aux années à venir et au mandat qui nous a été confié, je crois, à la lumière des discussions avec les gens de ma circonscription, que les Canadiens souhaitent que nous poursuivions les nombreuses politiques progressistes que nous avons mises en place au cours des quatre dernières années, que nous les défendions et que nous en fassions la promotion. Voilà ce qu'une vaste majorité de nos concitoyens souhaitent m'entendre dire. C'est donc ce à quoi je m'engage et je crois que le gouvernement maintiendra le cap lui aussi.
    Je reconnais également que les Canadiens souhaitent que les députés de toutes allégeances, pas uniquement les ministériels, collaborent davantage à la Chambre et qu'ils fassent preuve d'un plus grand sens des responsabilités.
    Lorsque j'ai fait du porte-à-porte, ma plus grande déception a été de voir le désengagement à l'égard de la politique. Beaucoup n'ont pas voté parce qu'ils étaient découragés par l'attitude négative d'un trop grand nombre de politiciens. En fait, lorsque la Chambre siège, nous sommes en témoins presque au quotidien.
    À l'occasion de mes discours précédents à la Chambre, j'ai souvent parlé des propos diffamatoires, justifiés ou non, proférés par l'opposition officielle à l'endroit du premier ministre et du ministre des Finances, entre autres. Les conservateurs font passer la politique avant les gens. C'est du négativisme, une mentalité de « prince des Ténèbres », ou peu importe comment on appelle cela.
    Les Canadiens s'attendent à une meilleure tenue à la Chambre. Je crois que cela devrait commencer ici même, de part et d'autre de l'allée. Il ne faut pas faire de tout une affaire personnelle, comme cela a été le cas ces quatre dernières années. Une telle attitude n'a pas sa place ici. Comme on dit, il faut mettre la politique de côté autant que possible. Les propos diffamatoires n'aident en rien à l'atteinte d'un consensus.
    Nous pourrions convenir de nous entendre sur de nombreux sujets. L'intervenante précédente a parlé de l'importance de nos enfants et dit qu'elle allait collaborer avec la ministre de l'Alberta à leur sujet. Le gouvernement a beaucoup fait pour les enfants de ce pays. L'Allocation canadienne pour enfants nous a permis de tirer des centaines de milliers d'enfants canadiens de la pauvreté. Elle a aidé des enfants dans chacune des régions du pays. Plus de neuf millions de dollars sont ainsi versés chaque mois dans Winnipeg-Nord, ce qui a une très grande incidence sur le revenu disponible pour aider nos enfants. Cette allocation contribue à tirer des enfants de la pauvreté.
    J'ai de bonnes nouvelles pour les députés d'en face. Le gouvernement libéral va continuer d'aider les enfants de toutes les régions du pays. Comme la députée conservatrice vient de le mentionner, lorsque des mesures positives sont prévues — et il y en a beaucoup —, les députés peuvent appuyer le gouvernement.
    Le discours du Trône a fait l'objet de certaines critiques. Je suis un parlementaire depuis 30 ans, et j'ai été dans l'opposition la majeure partie de ce temps. J'espère un jour arriver à égalité à ce chapitre. J'ai passé un peu plus de 20 ans dans l'opposition et cinq ou six au gouvernement. Je suis un optimiste.

  (1330)  

    Au bout du compte, j'estime que les discours du Trône sont des documents très généraux. Nous trouverons toujours à redire, que ce soit dans le présent discours du Trône, dans ceux sous le gouvernement Harper ou dans la dizaine de discours du Trône que présentent les gouvernements provinciaux et territoriaux. Il est très rare qu'un discours du Trône donne des détails concrets. Il y aura toujours des questions que nous aurions aimé voir abordées dans un discours du Trône.
    Je crois toutefois que tous les points importants que nous avons soulignés, comme la classe moyenne du Canada, l'environnement et la réconciliation, devraient obtenir l'appui des deux côtés de la Chambre. Ce n'est pas parce que c'est un discours du Trône du gouvernement qu'il faut voter contre. En fait, je soupçonne que ce discours contient de nombreux éléments que tout le monde appuiera. Je suis d'avis que la vaste majorité des objectifs énoncés dans le discours du Trône devraient être appuyés par les députés des deux côtés de la Chambre.
    J'ai entendu des députés d'en face parler des aînés. Dans ce dossier, nous avons accompli de grandes choses au cours des quatre dernières années. Les députés se rappelleront que l'une des toutes premières initiatives que nous avons lancées fut d'annuler la décision des conservateurs d'augmenter l'âge de la retraite pour recevoir les versements de la Sécurité de la vieillesse. Lorsque j'ai été élu pour la première fois, il fallait avoir 65 ans pour y avoir droit. L'ancien gouvernement de Stephen Harper a fait passer l'âge à 67 ans, mais l'une des toutes premières mesures que nous avons prises a été de le ramener à ce qu'il était auparavant.
    De plus, nous reconnaissons qu'il y a toujours un certain montant d'argent à mettre dans une enveloppe donnée. Nous souhaitions aider les aînés les plus pauvres, alors nous avons augmenté considérablement le Supplément de revenu garanti, qui a sorti de la pauvreté des milliers d'aînés dans toutes les régions du pays. Dans Winnipeg-Nord seulement, des centaines d'aînés parmi les plus pauvres du Canada ont été sortis de la pauvreté grâce à cette initiative.
     Toutefois, ce n'est pas tout. Pour ce qui est d'améliorer les choses pour les personnes âgées, il y a quelques autres mesures, dont une est assez bien soulignée dans le discours du Trône.
    Mes collègues néo-démocrates parlent du fait que le Supplément de revenu garanti augmente à 75 ans et demandent pourquoi nous ne l'augmenterions pas à 65 ans. C'est une bonne question. C'est une très bonne question. J'ai soulevé cette question auprès des électeurs de ma circonscription lors de la campagne. Si nous disposons d'une certaine somme pour aider les personnes âgées et que nous essayons de les aider de la meilleure façon possible, nous devons tenir compte du fait qu'il y a une grande différence entre une personne de 65 ans et une personne de 75 ans. J'approche moi-même l'âge de 65 ans. J'ai 57 ans et j'aurai bientôt 58 ans.
    Si nous devons choisir entre augmenter davantage la prestation pour les personnes de 75 ans et l'augmenter davantage pour celles de 65 ans, je dirais qu'il est plus profitable pour la société de donner une plus grande augmentation, en pourcentage, aux personnes de 75 ans et plus. Nous pourrons ainsi les aider davantage. Mes collègues savent sans doute qu'un grand nombre de personnes de 65 ans choisissent de continuer à travailler. Rien ne nous oblige à arrêter à cet âge.
    En rétrospective, nous avons pris une décision judicieuse en proposant la Direction des aînés. Le gouvernement actuel se soucie véritablement de l'avenir des aînés, c'est pourquoi il a fait une sélection très minutieuse et efficace des aînés qui ont le plus besoin de soutien financier. Voilà ce que nous devons nous efforcer de faire, et nous le faisons très efficacement.
    J'invite les députés à réfléchir aux décisions prises. Nous accordons une augmentation substantielle aux personnes de 75 ans et plus ainsi qu'un autre allégement fiscal aux Canadiens de la classe moyenne. Ces mesures qui s'ajoutent aux réductions d'impôt et aux augmentations apportées à l'Allocation canadienne pour enfants et au Supplément de revenu garanti au cours de la législature précédente.

  (1335)  

     Grâce à tous ces allégements financiers, les Canadiens de partout au pays auront plus d'argent dans leurs poches. Ainsi, le revenu disponible augmentera, ce qui aura un effet positif sur l'économie. En effet, une augmentation du revenu disponible se traduit par une augmentation des sommes dépensées dans les collectivités. C'est l'une des clés du succès du gouvernement libéral: nous investissons dans les gens, et l'économie s'en porte plutôt bien.
    J'ai trouvé plutôt décourageant qu'une députée cherche à dire que le gouvernement devrait se sentir coupable à l'idée que des gens se suicident à cause des pertes d'emplois. Quand des centaines de milliers de personnes ont perdu leur emploi dans le secteur manufacturier, particulièrement en Ontario, le Parti libéral s'est soucié de leur situation et a fait preuve de compassion. Nous éprouvons aussi de la compassion pour les gens qui ont perdu leur emploi dans le secteur des ressources naturelles et nous nous soucions de leur situation.
    Malheureusement, lorsqu'une personne perd son emploi — peu importe dans quelle région du pays —, elle peut vivre une période très difficile. Ce serait plutôt irresponsable de dire que c'est la faute du gouvernement ou d'une personne en particulier. Allons au fond des choses. Examinons la situation économique et les politiques présentées au cours des quatre dernières années. Si nous écoutons le discours du Trône et les nombreux discours du premier ministre, des ministres et de bon nombre de mes collègues, nous verrons que nous sommes sur la bonne voie.
    Voilà pourquoi un de nos thèmes majeurs pendant la campagne électorale était la poursuite des dossiers qui importent pour les Canadiens. Nous savons ce qui importe pour les Canadiens parce que le premier ministre a toujours répété aux députés, surtout aux députés libéraux qu'ici, à Ottawa, nous représentons d'abord et avant tout les électeurs. Nous ne représentons pas Ottawa auprès des résidants de nos circonscriptions. Nous représentons d'abord et avant tout les intérêts de nos concitoyens ici, à Ottawa. Voilà ce qui explique les relations que nous avons établies au sein de notre caucus.
    Nous avons un caucus remarquable qui tient à assurer la force et la viabilité à long terme de la classe moyenne canadienne et des personnes qui aspirent à en faire partie. Il comprend l'importance de l'économie et des programmes sociaux, notamment le régime d'assurance-médicaments du Canada.
    Avant l'élection de l'actuel premier ministre, j'entendais très rarement le terme « assurance-médicaments ». C'est seulement grâce à lui et au présent gouvernement, ainsi qu'aux députés et à leurs concitoyens, que nous en sommes arrivés à un stade où je suis convaincu que nous instaurerons un régime national d'assurance-médicaments.
    J'aimerais que tous les députés, qu'ils soient néo-démocrates, bloquistes, conservateurs, verts ou indépendants, appuient l'idée d'un régime national d'assurance-médicaments. C'est une initiative qui a pris beaucoup de temps à élaborer.
    Le gouvernement est prêt à collaborer avec les divers intervenants et écouter ce qu'ils ont à dire. Toutefois, s'il est nécessaire d'agir, c'est ce que nous ferons dans l'intérêt de tous les Canadiens. Le gouvernement comprend que chaque jour est une occasion de travailler fort et d'améliorer la vie de tous les Canadiens, peu importe où ils vivent.

  (1340)  

    Monsieur le Président, je félicite mon ami de sa réélection que nous souhaitions tous si ardemment.
    Il a affirmé que le gouvernement se soucie de la classe moyenne. La preuve en est, selon lui, le nombre de fois où le terme apparaît dans le hansard. Je l'ai pris au mot et suis allé sur le site openparliament.ca. Il y a une fonction qui permet de trouver le mot préféré d'un député, celui qu'il utilise le plus souvent à la Chambre des communes. Les députés savent-ils quel est le mot préféré du député de Winnipeg-Nord? C'est le mot « conservateur ». Quand il s'adresse à la Chambre, le sujet dont il parle le plus n'est pas la classe moyenne ni l'assurance-médicaments, mais les conservateurs. Cela en dit beaucoup sur son discours.
    Au cours des quatre dernières années, les impôts de la classe moyenne ont augmenté. Le gouvernement a fait tout ce qui était en son pouvoir pour augmenter les impôts de la classe moyenne. Il a fait disparaître le fractionnement du revenu et a instauré la taxe sur le carbone. Pourquoi le député s'intéresse-t-il tellement plus aux conservateurs qu'à la classe moyenne?
    Monsieur le Président, la réponse à cette question est simple: j'essaie constamment d'obliger le Parti conservateur à faire ce qui s'impose. Lorsqu'on essaie de contraindre un parti à faire quelque chose, il est nettement préférable de dire « le Parti conservateur » plutôt que « Hé, vous en face ». S'ils regardent au-delà de mon mot préféré, les conservateurs constateront probablement que je leur demande quand ils feront telle ou telle chose ou pourquoi ils se plaignent de telle ou telle chose. C'est probablement pour cette raison qu'il s'agit de mon mot préféré.
    Je peux dire que les avantages de la réduction d'impôt contre laquelle le Parti conservateur a voté à la dernière législature comptent parmi les questions que je soulève de plus en plus. Les conservateurs auront toutefois de nouveau l'occasion de voter sur la question. Espérons qu'ils voteront en faveur de la réduction d'impôt cette fois-ci.
    Monsieur le Président, je suis honoré d'intervenir à la Chambre pour la première fois en cette 43e législature. Je profite de l'occasion pour remercier les gens de Vancouver Kingsway de m'avoir encore une fois accordé leur confiance. C'est pour moi un privilège et un honneur de les représenter au cours de la présente législature.
    Je me réjouis que mon collègue ait fait mention de l'assurance-médicaments. Dans le discours du Trône, il est fait état de l'intention du gouvernement de prendre des mesures pour instaurer un régime national d'assurance-médicaments. Cet objectif y est énoncé clairement. On sait que le Parti libéral promet, depuis 1997, de mettre en place un régime universel d'assurance-médicaments dans un certain délai. Les néo-démocrates ont fait valoir l'importance de cet enjeu lors de la campagne de 2015 et ils se sont sérieusement employés à en faire la promotion sur la scène nationale. Je suis ravi que le gouvernement en reconnaisse l'intérêt.
    Au cours de la présente législature, les Canadiens verront-ils le gouvernement libéral présenter un projet de loi visant la mise en place d'un programme d'assurance-médicaments universel et complet financé uniquement par les fonds publics?
    Monsieur le Président, ce serait merveilleux si nous pouvions simplement prendre cette décision ici, à la Chambre des communes. C'est malheureusement impossible. Il faut collaborer avec les provinces.
    Pendant de nombreuses années, j'ai été député provincial et porte-parole en matière de santé. Les provinces ont, au final, un grand rôle à jouer en matière de soins de santé. S'il doit y avoir un véritable programme national de soins de santé dans toutes les régions pour l'ensemble des Canadiens, il faudra collaborer avec les provinces. C'est pourquoi j'ai dit à la fin de mon intervention qu'il nous faudra peut-être prendre de très graves décisions. Quoi qu'il en soit, cela concerne de nombreuses parties prenantes.
    Je suis très optimiste en ce qui concerne le régime national d'assurance-médicaments dont il est question depuis des années. J'espère qu'il verra le jour, et le plus tôt sera le mieux.

  (1345)  

[Français]

    Monsieur le Président, j’ai cru comprendre que mon collègue aimait bien utiliser le mot « conservateur ». Je me demande s’il ne pourrait pas utiliser le mot « Québec » une ou deux fois.
    J’aimerais particulièrement l’entendre me dire à quel moment le gouvernement actuel pense augmenter les transferts en santé, pour que Québec — qui gère des hôpitaux, alors que le gouvernement fédéral n’en gère pas — puisse améliorer les soins offerts dans les hôpitaux. À quel moment Québec va-t-il avoir des investissements en matière de technologies vertes? Quand pourra-t-on investir dans les véhicules électriques plutôt que dans le pétrole, les pipelines, Trans Mountain et autres? Nous aimerions entendre moins le mot « conservateur », mais un peu plus le mot « Québec ».
    Qu’est-ce qu’on donne au Québec?

[Traduction]

    Monsieur le Président, je ne décevrai pas le député. S'il fait une recherche par mots-clés dans mes interventions antérieures, il s'apercevra assez vite que je parle souvent du Québec. À vrai dire, lors du débat sur le dernier budget, j'ai même souligné les efforts que fait la province pour l'environnement en offrant un rabais aux gens qui achètent une voiture électrique. Nous avons d'ailleurs repris cette initiative à notre compte et l'avons étendue au reste du pays. De nombreuses initiatives et politiques extraordinaires nous viennent du Québec, et il est arrivé assez souvent qu'elles deviennent des politiques pancanadiennes.
    Nous faisons partie d'une confédération, alors nous devons être conscients que de nombreuses choses peuvent se produire dans différentes régions du pays, et quand certaines initiatives se démarquent, comme la remise offerte par le Québec pour les voitures électriques, le gouvernement fédéral peut en faire profiter les autres provinces et territoires. Aujourd'hui, il existe un rabais pancanadien et un autre pour le Québec, et je me demande si cette initiative n'a pas été reprise dans une ou deux autres provinces.
    Le Québec est toujours bien présent dans mon esprit. J'y ai mes racines, après tout.
    Monsieur le Président, j'ai bien écouté mon collègue et il me semble qu'il adhère au principe de l'ancienne ministre de l'Environnement selon laquelle si on parle assez fort, les gens vont finir par nous croire.
    Je tiens à dire ceci: la province où j'habite, la Colombie-Britannique, est le plus grand producteur de bois d'oeuvre. Plus de 140 collectivités vivent de l'industrie forestière. Il y a seulement deux semaines de cela, l'entreprise Mosaic Forest Management a fermé ses portes. Cela représente 2 000 emplois. Le lendemain, Canfor, le plus important producteur de produits forestiers au pays, a annoncé des réductions partout dans la province. Cela s'ajoute aux milliers d'emplois perdus pendant l'été et l'an dernier. Or, il n'en a pas du tout été question dans le discours du Trône — ni dans celui-ci, ni dans le précédent. On a une impression de déjà-vu.
    Les libéraux disent que la protection des emplois canadiens est une responsabilité qui incombe au premier ministre. On dirait que les seuls emplois que les libéraux protègent sont les leurs ou ceux de SNC. Pourquoi?
    Monsieur le Président, ce qu'avance le député n'est pas nécessairement vrai. Trouve-t-on le mot « forêt » dans le discours du Trône? Je ne crois pas. Par ailleurs, y est-il question des industries canadiennes et de l'importance d'en défendre les intérêts? Oui, il en est question.
    Le Canada compte toutes sortes d'industries. Toutes proportions gardées, certaines affichent de meilleurs résultats. Certaines sont confrontées à des défis que d'autres ne connaissent pas. Quand je songe au secteur forestier dans son ensemble, je me rappelle qu'au cours des ans, nous avons eu des débats très animés pas uniquement à la Chambre des communes, mais également au sein du caucus libéral.
    Le Cabinet compte des ministres très progressistes. Je songe notamment à la vice-première ministre, qui connaît très bien le dossier et possède passablement d'expérience dans le domaine. Je crois qu'elle aura à coeur l'intérêt de cette industrie et qu'elle veillera, à l'instar de bon nombre de mes collègues, particulièrement de la Colombie-Britannique, du Québec et d'ailleurs, à ce que nous continuions à défendre ce secteur très important qui assure des dizaines de milliers d'emplois à l'échelle du Canada.

[Français]

    Monsieur le Président, la question que je veux adresser à mon collègue concerne la lutte contre les paradis fiscaux.
    On trouve, dans le discours du Trône, une certaine ouverture à ce sujet. On y fait mention de leur utilisation illégale. Or, à mon avis, le principal problème est l'utilisation légale des paradis fiscaux, notamment par les banques de Bay Street.
    Ne serait-il pas temps de rendre illégal ce qui est immoral?
    Le gouvernement a dit qu'il était ouvert à la collaboration. Est-ce là une avenue de collaboration?

  (1350)  

[Traduction]

    Monsieur le Président, comme le signale le député, il est fait mention de cette question dans le discours du Trône. Je rappelle toutefois au député d'en face, qui était ici au cours des dernières années, que l'actuel gouvernement a investi près d'un milliard de dollars pour poursuivre les contribuables qui ont voulu éviter de payer littéralement des centaines de millions de dollars en impôt, afin de leur faire payer leur juste part. Le gouvernement est déterminé à s'attaquer à ce problème et il l'a fait savoir. Je remercie le député d'avoir soulevé la question.

[Français]

    Avant de donner la parole à l’honorable député de La Prairie pour ses commentaires, je dois lui dire qu’il dispose d’environ 10 minutes, mais que je vais devoir l’interrompre à 14 heures. Il aura le temps restant plus tard à la reprise du débat.
    La parole est à l’honorable député de La Prairie.
    Monsieur le Président, comme c’est la première que je prends officiellement la parole, je profite de l’occasion pour remercier mon équipe de bénévoles de campagne électorale qui a travaillé très fort pour qu'il y ait un député du Bloc québécois de plus dans cette enceinte. Je suis très content de les saluer.
     Je suis très content également de saluer mon comité électoral qui a travaillé très fort. Sans lui, il aurait été difficile de gagner cette élection, parce que l’adversaire libéral était un adversaire coriace, je dois l'avouer.
     Je dois remercier aussi mes amis qui ont toujours été là pour moi et qui ont fait en sorte que je me lance en politique et que je poursuive la vie politique. C’était plaisant, parce que je sentais que j’étais appuyé par ces gens-là. Je les en remercie.
    Évidemment, je ne peux pas oublier ma famille: ma femme sans qui rien ne serait possible, mes enfants qui acceptent de partager leur père avec la politique québécoise. Je suis très content qu’ils m’appuient dans cette démarche et je l’apprécie beaucoup.
     Enfin, je dois remercier la population de La Prairie de sa confiance. Je dois dire que je suis modeste et lucide. Si les citoyens ont eu confiance en moi, c’est qu’ils font confiance au Bloc québécois et à mon chef. Ils ont voté pour Alain Therrien, pour le chef et pour le parti. Je vais travailler fort pour les représenter.
    À cet égard, il faut souligner les exploits quand il y en a dans notre circonscription. J’aimerais saluer les deux équipes de hockey de ma région. En fin de semaine, elles ont réalisé une performance extraordinaire dans un tournoi. Le hockey étant un sport national, je m’en voudrais de ne pas les saluer.
    Il s’agit d’abord des Étoiles du Richelieu Atome BB qui ont remporté le tournoi provincial de Blainville, par un but en supplémentaire. C’est très dur pour les gens de Candiac. Il faut saluer ces jeunes qui ont travaillé très fort. Ils ont été menés de main de maître par les entraîneurs Nicolas Leclerc et Martin Tétreault. Ils ont soulevé la coupe devant des parents en liesse, et le mot est faible.
    Je veux aussi saluer l’autre équipe des Étoiles du St-Laurent Atome AA qui a été finaliste. Cela ne doit pas porter ombrage au talent exceptionnel de cette équipe, à son énergie déployée et au parcours extraordinaire qu’elle a connu.
     Je terminerai ce clin d’œil à mes jeunes en disant: allez Étoiles, allez!
    Mon père me disait toujours que si je voulais comprendre la réalité, la politique, l’économie, il fallait que je connaisse mon histoire. C’est à travers l’histoire qu’on est capable de comprendre, et même de prévoir ce qui se passera. Je dirais que le discours du Trône ne fait pas exception à ce leitmotiv que j’ai appris de mon père.
    Si on regarde la création du Canada, on doit remonter à loin, en 1867. Il faut comprendre pourquoi et comment le Canada a été créé pour voir comment on fonctionne aujourd’hui. Le Canada ne s’est pas créé par un mouvement de masse, ni par une révolution ni par des gens qui ont pris la rue pour dire que ce qu’ils voulaient, c’était d’être reconnus au sein d’une nation qui leur rassemblait. La raison pour laquelle on a créé le Canada est simple, c’est tout simplement une question économique.
     En 1840, notre principal partenaire commercial était la Grande-Bretagne. Cette Grande-Bretagne va décider, au début des années 1840, de se tourner vers l'Europe et de faire du commerce avec elle. D'une certaine façon, elle va laisser tomber le Canada.
     Découragé de ne pas pouvoir exporter vers la mère patrie — pour certains d’entre nous ici —, on décide de se tourner vers les États-Unis. On signe en 1854 un traité de réciprocité qui fera que les Montrealers et les producteurs de chez nous, du Canada — qui n’était pas encore le Canada à l’époque — vont pouvoir exporter aux États-Unis, atteindre dans certains cas l’économie d’échelle et faire beaucoup de profits.
    On va signer le traité de réciprocité de 1854 à 1864. Ce traité ne sera pas reconduit parce que c'est la guerre de Sécession et que la Grande-Bretagne tire le mauvais sort et appuie le Sud. Pour se venger, les Américains disent alors à leurs collègues du Nord qu’ils ne feront plus de commerce avec eux.

  (1355)  

    Pris de panique, les Pères de la Confédération se sont dit qu’il fallait absolument protéger les gens riches de notre pays et leur offrir un marché pour qu’ils puissent écouler leur marchandise. Ces gens ont donc créé ce marché artificiellement. C’est cela, le Canada d’aujourd’hui. Cela a été créé pour faire plaisir à de riches personnages en 1867. C’était la seule motivation des Pères de la Confédération.
    Alors, à la naissance de la fédération canadienne, on voulait un gouvernement central fort. J’entends déjà les gens du NPD et du Parti libéral applaudir; ils sont issus directement de ces pères fondateurs. Pour s’assurer d’avoir un gouvernement fort et éviter une guerre de Sécession comme celle qui avait sévi au sud, une mauvaise expérience s’il en est une, on a décidé de donner l’ensemble des pouvoirs au gouvernement fédéral et de laisser des miettes aux provinces. C’est ce que ces gens ont fait.
    Sur le plan des dépenses, le gouvernement a gardé le transport maritime, les douanes et les frontières ainsi que le transport ferroviaire. Aux provinces, on a donné des miettes: la santé et l’éducation. C’était des miettes, à l'époque, parce que c’était le clergé qui s’en occupait. L’État n'était pas encore laïc. Peut-être que cela dit quelque chose à mes collègues.
    Ensuite, pour s’assurer d’avoir un gouvernement central fort, on a donné les revenus importants, les droits de douane et d’accise, au gouvernement fédéral. Aux provinces, on a donné les recettes de l’impôt sur le revenu, ce qui n'avait pas d'importance à cette époque. C'était presque inexistant.
    Voilà les fondements du Canada, notre pays, ou plutôt celui de nos collègues de l'autre côté. Notre fonctionnement repose sur ces fondements. Le problème fondamental, c’est que les Pères de la Confédération n’avaient pas prévu ce qui allait suivre.
    À partir des années 1960, la santé et l’éducation sont devenues le coeur des dépenses du pays. C’est ce qui était devenu le plus important. Aujourd’hui, 50 % de toutes les dépenses du Québec vont en santé. Le gouvernement fédéral n’est pas là. C’est la même chose pour l’éducation. Alors, ce qu’on pensait être négligeable au départ est devenu extrêmement important. La seule raison pour laquelle le gouvernement fédéral peut intervenir, c’est parce qu’en 1867, dans le cadre de la Confédération, il a mis les provinces canadiennes dans un état de mendicité. Leurs revenus étaient tellement faibles qu'elles dépendaient des transferts fédéraux. Elles étaient sous l'emprise du gouvernement fédéral.
    En 1954, à la suite d'attaques successives du gouvernement fédéral pour prendre l’impôt sur le revenu aux provinces, celles-ci ont finalement rendu les armes. Une seule province a décidé de garder cela, parce qu'elle trouvait qu'il était important pour un peuple comme le sien d’avoir un outil financier qui lui permette de réaliser ses rêves et ses objectifs. Seul Maurice Duplessis, en 1954, a dit qu’il voulait garder cela. C’est une autre réalité.
    Qu'est-ce que cela veut dire? Dans le discours du Trône, on parle de la santé, mais cela ne regarde pas le gouvernement. Les dépenses en santé relèvent des gouvernements des provinces et du Québec. Alors, lorsque le gouvernement commence à dire qu’il aimerait avoir ceci et cela, cela ne le regarde pas. Ce qui est important, c’est qu’il donne aux provinces et au Québec l’argent qui leur revient pour qu’ils puissent financer leurs services et servir la population, qui n’arrête pas de dire que sa priorité absolue est la santé. Le gouvernement doit répondre à cela adéquatement et non comme il l'a fait dans le discours du Trône. C’est important.
    Selon le rapport Thomson, déposé en 2014, pour maintenir les services de santé offerts à la population en tenant compte de l’inflation, du vieillissement et de l'augmentation de la population ainsi que des progrès technologiques en santé, une augmentation des dépenses de 5,6 % par année était nécessaire. Cependant, Harper et sa bande ont commencé à les plafonner à 3 %. C’est scandaleux. Les provinces demandent au gouvernement une augmentation d'au moins 5,6 %. C'est ce qu'il doit leur accorder s'il veut au moins assurer le maintien des systèmes de santé des provinces. Voilà pourquoi il est important d’augmenter les transferts aux provinces et d’écouter le Québec et les provinces.

  (1400)  

    L’honorable député disposera de 10 minutes pour terminer son discours lorsque nous reprendrons le débat.

DÉCLARATIONS DE DÉPUTÉS

[Déclarations de députés]

[Traduction]

Le logement

    Monsieur le Président, en 2017, le gouvernement du premier ministre Trudeau a signé une entente...
    À l'ordre, s'il vous plaît. Je sais qu'il y a beaucoup de nouveaux députés à la Chambre et que nous nous laissons emporter, mais je tiens à rappeler aux députés que lorsqu'ils interpellent un collègue, ils doivent utiliser le nom de sa circonscription ou son titre, et non pas son nom.
    La députée de Fredericton a la parole.
    Je vous présente mes excuses, monsieur le Président.
    En 2017, le gouvernement a signé avec le Nouveau-Brunswick une entente visant à investir 299,9 millions de dollars dans le logement pour les sans-abris et la sécurité du logement. L'entente est entrée en vigueur le 1er avril dernier. Malheureusement, le financement semble se faire au goutte-à-goutte, ce qui n'aide pas beaucoup les gens qui ont aujourd'hui désespérément besoin d'un logement abordable et sûr.
    Selon un reportage de CBC diffusé mercredi dernier, 500 Néo-Brunswickois sont actuellement sans abri et 5 000 ménages de la province attendent qu'une unité de logement à prix abordable soit disponible.
     Je constate que le budget supplémentaire des dépenses prévoit une augmentation de 9 millions de dollars du financement de la SCHL. J'espère qu'une partie de ce financement sera consacrée aux sans-abris à l'aube de la saison la plus froide de l'année.

Guru Nanak

    Monsieur le Président, cette année, les sikhs du Canada et du monde entier célèbrent le 550e anniversaire de naissance du gourou Nanak, fondateur de la foi sikhe.
    Le gourou Nanak Dev Ji a parcouru plus de 25 000 kilomètres dans le monde pour promouvoir l’égalité sociale, lutter contre la discrimination et aider les démunis. Il a livré son message par la parole et par le geste et traité les gens comme s’ils faisaient tous partie d’une vaste communauté, car il croyait en l’égalité de tous.
    Depuis 1947, des millions de sikhs doivent se contenter de contempler de loin le lieu de son dernier repos à Kartarpur, car la frontière pour s'y rendre leur est fermée. Cependant, leurs prières ont été exaucées. Cette année, le Pakistan et l’Inde ont convenu de bâtir un corridor pour relier le côté indien du Pendjab au côté pakistanais et ainsi permettre aux pèlerins de se recueillir sur la tombe du gourou Nanak à Kartarpur, au Pakistan. Ce corridor est maintenant devenu un symbole mondial de coopération et de paix.
    Le Canada compte la deuxième communauté sikhe au monde, et c’est un véritable honneur pour moi de souligner cet événement très spécial à la Chambre.

North Okanagan—Shuswap

    Monsieur le Président, c'est un grand honneur pour moi d'avoir été réélu par les gens de North Okanagan—Shuswap pour être leur porte-parole pendant la 43e législature.
    La semaine dernière, le chef de l’opposition a déclaré:
     Aucun des sièges ici ne nous appartient, et cela comprend celui du premier ministre. Ces sièges appartiennent tous aux gens qui ont voté pour nous et qui nous ont envoyés ici pour que nous nous mettions au travail. Les Canadiens nous ont donné le mandat de veiller à ce que le pays fonctionne dans leur intérêt [...]
    Ainsi, nous avons tous le devoir de travailler pour bâtir un Canada qui sert l'intérêt de tous les Canadiens, et je m'engage à aider tous les électeurs de la même façon, quelle que soit leur allégeance politique.
    Il y a tant de gens à remercier, car c'est à leur travail et à leur appui que nous devons l'honneur d'être ici: les équipes de campagne, les bénévoles, les membres du personnel, les donateurs, les amis, les membres de la famille et les électeurs qui nous soutiennent dans nos efforts pour bien servir tous les Canadiens. Nous siégeons pour les Canadiens. Je suis très honoré d'être ici.

  (1405)  

L'Holodomor

    Monsieur le Président, j'interviens pour souligner le 86e anniversaire de l'Holodomor, le génocide par la famine survenu en Ukraine en 1932 et 1933. Au plus fort de l'Holodomor, le rythme des morts était le suivant: 19 à la minute, 1 200 à l'heure et 28 000 par jour. Parce que le monde a fermé les yeux sur ce génocide, des millions de personnes ont perdu la vie.
    Ma grand-mère Olena avait survécu à l'Holodomor. Elle m'a dit un jour espérer que non seulement on commémore la mémoire des victimes de ce génocide, mais aussi qu'on leur rende hommage. Selon elle, en rendant hommage à ces victimes, on pourrait non seulement les commémorer, mais aussi apprendre des erreurs commises lors de l'Holodomor et agir pour qu'un tel crime ne se répète jamais.
    Malheureusement, Dougal MacDonald a prononcé une conférence récemment à l'Université de l'Alberta dans laquelle il a fait exactement le contraire. Il a nié l'existence de l'Holodomor, qu'il a qualifié de « mensonge » et de « mythe ». Je me joins aux efforts du Congrès des Ukrainiens canadiens, de l'Union des étudiants ukrainiens canadiens et des milliers de Canadiens qui demandent à l'Université de prendre des mesures concrètes et importantes contre ce déni de génocide.
    Faisons ce que ma grand-mère nous aurait demandé de faire si elle était ici aujourd'hui. Souvenons-nous des victimes, commémorons leur mémoire et rendons-leur hommage.
    Vichna yim pamyat.

[Français]

La Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal à Saint-Hyacinthe

    Monsieur le Président, depuis ce matin, la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal à Saint-Hyacinthe accueille, jusqu'au 12 décembre, les membres de l'équipe d'évaluation de l'American Veterinary Medical Association dans le cadre du renouvellement de son agrément.
    Cette institution, qui est la seule école vétérinaire de langue française de toute l'Amérique, accueille 400 étudiants au doctorat en médecine vétérinaire, en plus d'être un centre de recherche unique et reconnu, ainsi qu'un complexe médical absolument unique. Elle est une source de fierté pour le Québec tout entier.
    En 1999, elle a perdu son agrément. Il était clair que la Faculté était sous-financée par rapport aux trois autres facultés de médecine vétérinaire qu'il y a dans le reste du Canada. Mon prédécesseur du Bloc québécois, Yvan Loubier, avait mené un combat de tous les instants parce qu'Ottawa refusait d'apporter sa contribution pour financer les redressements nécessaires, alors que le gouvernement du grand Bernard Landry s'est empressé d'investir des sommes importantes.
    Après des efforts soutenus du Bloc, les fonds ont été accordés et ils ont permis, en 2012, à la Faculté de recevoir son agrément complet.
    Nous sommes fiers...
    La députée de Châteauguay—Lacolle a la parole.

La pénurie de propane

    Monsieur le Président, je tiens d'abord à remercier les citoyens de Châteauguay—Lacolle qui ont renouvelé leur confiance en moi, ainsi que mon équipe de bénévoles et ma famille, qui m'ont appuyée tout au long de la campagne.
    Le défaut de l'approvisionnement en propane, causé par la grève au CN, a été un coup dur pour les agriculteurs, surtout pour les producteurs de grains. Les gens de ma région et de l'ensemble du Québec ont été frappés de plein fouet. J'en ai accueilli une centaine à mon bureau le 22 novembre, lors d'une manifestation de l'UPA Montérégie. Je remercie les dirigeants de l'organisation de m'avoir expliqué les répercussions économiques, mais également humaines, afin que je les rapporte aux ministres de notre gouvernement.
    Nous sommes soulagés que la grève se soit terminée rapidement et que l'approvisionnement ait été rétabli.
    Je remercie l'UPA Montérégie de cette visite pacifique. Au plaisir de continuer notre collaboration.

[Traduction]

Le cannabis

    Monsieur le Président, j'aimerais tout d'abord exprimer ma gratitude aux habitants de Niagara-Ouest pour m'avoir de nouveau accordé leur confiance. Ils m'ont donné leur appui et leur confiance, et je travaillerai sans relâche tous les jours pour défendre leurs intérêts au Parlement.
    Les habitants chaleureux et accueillants des belles localités de Pelham, de West Lincoln, de Lincoln, de Grimsby et de Wainfleet ainsi que d'une partie de St. Catharines-Ouest offrent des magnifiques attraits. Ma circonscription comporte toutefois des défis communs.
    Premièrement, il y a la pollution par lumière et par les émanations que produisent les serres de cannabis. Deuxièmement, il y a les questions soulevées par les coopératives de cannabis. Mes concitoyens se sont exprimés clairement sur ces sujets avant et pendant la campagne. Ils m'ont demandé de prendre d'autres mesures pour régler ces deux dossiers, et c'est exactement ce que je continuerai de faire.
    J'examinerai toutes les solutions possibles pour éliminer la pollution par la lumière et par les émanations que produisent les serres de cannabis, ainsi que des moyens pour régler les questions liées aux coopératives de cannabis.
    Encore une fois, je remercie mes concitoyens de m'avoir élu pour les représenter à Ottawa et j'ai hâte de défendre leurs intérêts au cours de la 43e législature qui s'amorce.

Le chancelier de l'Université Dalhousie

    Monsieur le Président, je prends la parole pour féliciter l'ancien député de Kings—Hants, l'honorable Scott Brison, pour sa nomination à titre de chancelier de l'Université Dalhousie. Diplômé de l'école secondaire rurale de Hants-Ouest, il succède à cette fonction à l'ancienne vice-première ministre, l'honorable Anne McLellan, diplômée de l'école secondaire rurale de Hants-Nord.
    Il convient de mentionner que M. Brison devient le troisième résidant de Kings—Hants à être nommé chancelier de l'Université Dalhousie, puisque sir Graham Day de Hantsport a occupé ce poste dans les années 1990.
    L'éducation et l'innovation contribuent beaucoup à façonner l'avenir du Canada et à maintenir notre compétitivité dans l'économie mondiale. Scott sera un atout pour l'Université Dalhousie et je suis certain qu'il saura bien la servir à cette fonction, de même que la Nouvelle-Écosse et le Canada.
    Je demande à tous les députés de se joindre à moi pour lui souhaiter la meilleure des chances.

  (1410)  

[Français]

La communauté de Verner

    Monsieur le Président, je suis honoré de prendre la parole pour souligner le 125e anniversaire, en 2020, de la communauté de Verner.
    Personnellement, j'estime important de reconnaître mon héritage francophone en Ontario. J'aimerais rendre hommage à tous les individus qui ont joué des rôles clés en Ontario français et à nos francophiles. Les actions de certains partis sont nuisibles au développement et à l'épanouissement des communautés francophones hors Québec.
    Je suis fier de mes ancêtres de Nickel Belt: mes arrière-grands-parents Aubin et Serré qui ont immigré à Field et Sturgeon Falls en 1870; mes arrière-grands-parents Racine et Éthier qui sont arrivés à Verner et à Cache Bay en 1880. Je suis fier de ma grand-mère Victoire Aubin-Trudel, descendante de la Première Nation algonquine North Bay et Mattawa.
    La francophonie en Ontario est ancrée et bien vivante. Je remercie les dirigeants, les communautés et les bénévoles de leur dévouement.
    Bravo à la communauté de Verner pour ses 125 ans!

[Traduction]

Les ressources naturelles

    Monsieur le Président, je vous félicite pour votre élection.
    Étant donné que c'est la première fois que je prends la parole à la Chambre, je tiens à remercier les électeurs de Yellowhead de m'avoir accordé leur confiance pour les représenter à Ottawa.
    Pour renforcer l'unité du pays, nous devons nous entraider. Je tiens à rappeler au premier ministre qu'il a déclaré que nous devions tous travailler de concert.
    Je recommande que nous cessions d'utiliser du pétrole étranger au Canada. La majorité des pays d'où nous importons du pétrole disposent de normes environnementales très faibles et sont connus pour violer les droits de la personne. Nous devrions plutôt compter uniquement sur le pétrole canadien pour répondre à nos besoins énergétiques.
    Qui plus est, toutes nos industries, particulièrement les secteurs agricole et forestier, doivent produire davantage de biens de consommation directe. Si nous souhaitons bâtir une économie robuste, nous devons commencer chez nous en nous entraidant.
    Le temps des discours est révolu depuis longtemps. Il est temps de passer à l'action.

Cape Breton—Canso

    Monsieur le Président, c'est avec beaucoup de plaisir que je prends la parole pour la toute première fois à la Chambre en tant que député de Cape Breton—Canso.
    Je tiens d'abord à remercier les résidants de Cape Breton—Canso de m'avoir accordé leur confiance et de m'avoir choisi pour les représenter à Ottawa. Je tiens aussi à remercier le groupe de bénévoles très dévoués qui m'ont aidé à me faire élire à la Chambre. Bien sûr, j'aimerais rendre hommage au député de longue date qui m'a précédé et que la Chambre connaît évidemment très bien: Rodger Cuzner. Je sais que son amabilité et sa vivacité d'esprit manqueront à la Chambre, sans parler de ses poèmes.
    J'ai vécu une expérience tout à fait remarquable au cours des six derniers mois, alors que j'ai fait la connaissance des membres et des dirigeants de ma collectivité, que j'ai frappé à des milliers de portes et que j'ai passé des milliers d'appels téléphoniques. J'ai été inspiré par le degré de dévouement et d'engagement dont j'ai été témoin, à tous les niveaux, dans ma circonscription.
    Je suis prêt à collaborer avec le premier ministre et le gouvernement actuel afin de lutter sérieusement contre les changements climatiques, de financer les infrastructures, de stimuler la création d'emplois, de mettre en œuvre un régime universel d'assurance-médicaments, de favoriser la réconciliation avec les peuples autochtones et de rendre la vie plus abordable pour les Canadiens. Je suis prêt et je sais que tous les députés sont prêts à faire avancer le Canada.

Simcoe—Grey

    Monsieur le Président, je remercie les gens de Simcoe—Grey de m'avoir confié la tâche de les représenter à la Chambre des communes. C'est un grand honneur. Je tiens aussi à remercier mon épouse, Colleen, et mes filles, Lexi et Sarah, pour leur amour et le soutien précieux.
    Simcoe—Grey est l'une des circonscriptions les plus vastes et les plus fantastiques du pays. Nous avons la chance d'avoir une économie diversifiée, puisque la région compte notamment une usine de Honda Canada à Alliston ainsi que des fermes et des vergers prospères. C'est aussi une destination touristique pendant toute l'année, grâce aux pentes de ski de Blue Mountain et à la plus longue plage en eau douce du Canada, la plage Wasaga. La base militaire de Borden, la plus grande base d'entraînement militaire du pays, se trouve aussi dans la circonscription. L'une de mes priorités sera donc de voir à ce que les membres des Forces armées canadiennes aient accès à l'équipement dont ils ont besoin et à ce que les vétérans et les militaires soient traités avec tous les égards qui leur sont dus.

  (1415)  

Niagara Falls

    Monsieur le Président, c'est un immense honneur de prendre la parole à la Chambre afin d'intervenir une première fois à titre de nouveau député de la circonscription de Niagara Falls.
    Tout d'abord, monsieur le Président, je tiens à vous féliciter de votre récente élection. Il me tarde de travailler avec vous et tous les députés afin de servir les intérêts des Canadiens de partout au pays et de répondre à leurs besoins.
    J'ai eu l'honneur que le greffier de la Chambre préside la cérémonie de mon assermentation. Ce jour-là, il m'a conseillé de savourer le moment et de réaliser que servir est à la fois un honneur, un privilège et une responsabilité. Ces paroles m'habitent encore.
    Je tiens à remercier les bonnes gens de Fort Erie, Niagara Falls et Niagara-on-the-Lake de m'avoir choisi pour les représenter à la Chambre. Je suis honoré de leur décision et de la confiance qu'ils m'accordent. Ayant toujours espéré dans ma jeunesse que ce rêve devienne réalité, je n'oublierai jamais ce moment et l'immense responsabilité qu'ils me confient en me chargeant de les représenter.

Le logement

    Monsieur le Président, la crise nationale du logement est l'un des problèmes les plus importants à résoudre. Je milite depuis longtemps pour que l'accès à un logement sécuritaire, sûr et abordable soit considéré comme un droit fondamental de la personne.
    En 1993, le gouvernement fédéral libéral a mis fin au programme national de logement social. Ce seul geste a fait perdre au Canada plus d'un demi-million de logements sociaux et coopératifs qui, autrement, auraient été construits dans des collectivités de tous les coins du pays. Si ces logements avaient été construits, le Canada serait aujourd'hui dans une tout autre situation au chapitre de l'accès à un logement abordable. Dans l'Est de Vancouver, la situation est tellement grave qu'il y a un village de tentes dans le parc Oppenheimer depuis plus d'un an.
    Il est tout à fait possible de résoudre la crise de l'itinérance. Si on peut aller sur la Lune, on peut certainement construire des logements. Pendant la campagne électorale, le NPD a réclamé la construction d'un demi-million de logements abordables et le versement immédiat des fonds nécessaires. Je crois que le gouvernement fédéral doit intervenir et apporter sa contribution. Nous devons travailler avec les municipalités, la province et les organismes sans but lucratif afin que les logements nécessaires soient construits. Ensemble, nous pouvons mettre fin à l'itinérance.

[Français]

L'assurance-emploi

    Monsieur le Président, je tiens d'abord à saluer les gens de Thérèse-De Blainville et à les remercier de leur confiance. Je tiens surtout à saluer Émilie Sansfaçon, qui est ici avec nous et qui a eu deux cancers dans la même année.
     Deux cancers, c'est trop pour n'importe qui. Il semble que ce soit trop pour l'assurance-emploi aussi. En effet, les prestations de maladie du régime d'assurance-emploi sont limitées à 15 semaines. Si les traitements durent plus longtemps, tant pis pour la personne malade. Si, pour une personne comme Émilie, le cancer frappe deux fois, il faudra qu'elle se débrouille sans l'aide de l'assurance-emploi, même si elle y a contribué toute sa vie adulte. Émilie a réhypothéqué sa maison, elle s'est endettée et elle a dû compter sur l'aide de sa famille parce qu'elle ne peut pas compter sur nous.
    Quand on fait face à l'adversité, on peut baisser les bras ou on peut se battre. Émilie Sansfaçon a choisi de se battre, comme Marie-Hélène Dubé, qui mène ce combat depuis 10 ans. Nous pouvons régler ce problème une fois pour toutes, il n'en tient qu'à nous d'allonger...
    À l'ordre. La parole est au député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon.

[Traduction]

Mission—Matsqui—Fraser Canyon

    Monsieur le Président, je prends la parole pour la première fois à titre de député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon.
    Pendant la campagne électorale, j'ai demandé aux gens de ma circonscription de répondre aux questions suivantes, qui méritent d'être répétées ici.
    Me suis-je montré ouvert, transparent et accessible? Ai-je réellement contribué à établir des relations constructives avec les communautés autochtones? Ai-je défendu les secteurs névralgiques de notre économie, comme l'industrie forestière qui est en difficulté? Ai-je réclamé les infrastructures nécessaires comme les canalisations d'égout de Mission? Ai-je lutté pour un environnement plus propre dans le but de protéger le fleuve Fraser pour les générations futures? Ai-je exigé une plus grande reddition de comptes de la part du gouvernement fédéral? Ai-je été présent lorsque les gens avaient vraiment besoin de mon aide?
    Je demande à tous les habitants de ma circonscription d'exiger que je réponde à ces attentes. Je suis ici pour les représenter. Je les remercie de cet honneur.

Hull-Aylmer

    Monsieur le Président, en ce début de la 43e législature, où 338 hommes et femmes cherchent à mieux représenter la population canadienne, je souhaite faire une modeste proposition.

  (1420)  

[Français]

    À tous mes collègues parlementaires: nous devons mieux nous écouter. Trop souvent, à la Chambre, nous nous interrompons et nous nous chamaillons au moment où nous devrions prendre le temps de nous écouter davantage.
    Être député est l'un des plus grands privilèges que l'on puisse recevoir. Nous avons tous travaillé très fort pour mériter notre place ici, à la Chambre des communes, où des personnalités légendaires se sont elles aussi levées.

[Traduction]

    Honorons les choix de nos concitoyens en faisant preuve d'un plus grand respect les uns envers les autres. Soyons à l'écoute les uns des autres. C'est seulement en agissant ainsi que nous pourrons tous bâtir un Canada meilleur.

QUESTIONS ORALES

[Questions orales]

[Français]

L'économie

    Monsieur le Président, le premier ministre dit que l'économie va bien, mais ce n'est pas vrai. Le mois dernier, 71 000 Canadiens ont perdu leur emploi. Le mois dernier, on a connu le plus grand nombre de faillites personnelles et la moitié des Canadiens sont à moins de 200 $ de déclarer faillite.
    L'énoncé économique va-t-il inclure des réductions d'impôts pour les petites entreprises, des réductions de la paperasserie et un plan pour rétablir l'équilibre budgétaire?
    Monsieur le Président, nous reconnaissons à quel point des familles ont souffert et ont perdu des emplois récemment et au cours des dernières années.
    C'est pour cela que nous allons continuer d'investir pour aider ces familles. Nous reconnaissons que même si l'économie va bien et que nous avons créé plus d'un million d'emplois au cours des quatre dernières années, ce n'est pas la même chose pour tout le monde.
    C'est pour cela que nous avons choisi d'investir dans les familles, d'investir dans les communautés et de réduire les impôts. C'est la première chose que nous avons faite quand nous sommes arrivés au pouvoir en 2015, et c'est la première chose que nous allons faire maintenant. Nous allons réduire les impôts des Canadiens qui en ont besoin.

[Traduction]

    Monsieur le Président, la dernière fois que le premier ministre a promis d'alléger le fardeau fiscal de la population canadienne, il a plutôt alourdi celui de la majorité d'entre elle.
    À cause de l'inefficacité des politiques économiques du premier ministre, l'économie canadienne n'est profitable à personne. En effet, les entreprises quittent le Canada, et les investissements étrangers directs ont baissé de 56 % sous le gouvernement libéral. Les dépenses gouvernementales sont effrénées. La dette nationale augmente, et nous sommes au bord d'une récession.
    Le premier ministre agira-t-il en présentant une mise à jour économique de l'automne qui comporte un plan visant à rétablir l'équilibre budgétaire pour que les entreprises restent au Canada?
    Monsieur le Président, plutôt que de déprécier l'économie canadienne, de ce côté-ci de la Chambre, nous nous efforçons d'y investir. Comme la députée d'en face s'en souvient certainement, la première chose que nous avons faite en 2015 a été de réduire les impôts de la classe moyenne et d'augmenter ceux du 1 % le plus riche.
    Aujourd'hui, nous répétons l'exercice. Nous réduisons les impôts de dizaines de millions de Canadiens. Cela sortira des dizaines de milliers de Canadiens de la pauvreté et fera en sorte que des centaines de milliers d'autres n'auront plus à payer d'impôts sur le revenu. Nous savons que soutenir les Canadiens, investir dans l'économie et réduire les impôts des gens qui ont besoin de soutien sont des solutions pour continuer de servir ce grand pays pendant de nombreuses années encore.
    Monsieur le Président, le premier ministre s'emploie activement à affaiblir l'économie canadienne, une approche qui mène le Canada au bord de la récession. La productivité et la compétitivité du Canada ne cessent de baisser. Les salaires ont à peine augmenté, la croissance de l'économie américaine a été supérieure à celle du Canada au cours de trois des quatre dernières années, cinq des pays du G8 ont un taux de chômage inférieur à celui du Canada, et nous avons perdu 71 000 emplois le mois dernier.
    Quand le premier ministre ouvrira-t-il les yeux, quand cessera-t-il de s'obstiner sur de mauvaises politiques et quand changera-t-il de cap, tout simplement?
    Monsieur le Président, la voie que nous avons décidé de prendre il y a quatre ans et que nous continuons à suivre consiste à investir dans les Canadiens qui ont besoin d'aide, dans les collectivités et dans un avenir meilleur pour tous. C'est exactement ce que nous avons fait et c'est ce que continuerons à faire.
    La prochaine étape et la toute première chose que nous faisons aujourd'hui, c'est annoncer que nous allons réduire les impôts, comme promis, pour des dizaines de millions de Canadiens, ce qui tirera 40 000 personnes de la pauvreté et fera en sorte que des centaines de milliers de Canadiens n'auront plus à payer d'impôt sur le revenu. C'est comme cela qu'on aide les Canadiens quand ils en ont besoin.

  (1425)  

Les affaires étrangères

    Monsieur le Président, les Canadiens sont conscients que ce pourrait être le deuxième Noël que les Canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig passent dans une prison chinoise. Tous les Canadiens sont solidaires de leur famille et de leurs amis, et nous devons faire savoir qu'une telle conduite de la part des Chinois est inacceptable.
    Quelles mesures le premier ministre prendra-t-il pour signifier à la Chine que cette prise d'otages diplomatique est indigne d'une puissance mondiale?
    Monsieur le Président, nous sommes de tout cœur avec les deux Canadiens détenus injustement en Chine. Michael Kovrig et Michael Spavor ont passé beaucoup de temps en détention en Chine. Nous pensons à leur famille, à leur collectivité et à leurs proches, mais nous nous concentrons aussi sur eux, comme nous le faisons depuis un an.
    Nous avons continué les démarches directes — j'ai moi-même parlé directement au président Xi — pour souligner à quel point il est important de ramener ces Canadiens au pays. Comme tous les Canadiens j'en suis certain, nous continuerons de travailler très fort pour envoyer le message clair que ces Canadiens doivent être rapatriés.
    Des voix: Oh, oh!
    Je rappelle à la Chambre que le député de Durham est en train de poser des questions et qu'il tente d'entendre les réponses. Je ne veux pas qu'on le dérange, alors je refuse que quiconque crie, d'un côté ou de l'autre de la Chambre, pendant qu'il pose sa question ou qu'on y répond.
    Le député de Durham a la parole.
    Monsieur le Président, il y 75 ans cette semaine, des milliers de Canadiens se battaient pour défendre Hong Kong lors de bataille de Hong Kong, au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ces derniers mois, des millions de Hongkongais sont descendus dans la rue pour protester contre l'érosion de leurs droits en vertu du principe « un pays, deux régimes » que prévoit l'entente avec la Chine continentale. Les Canadiens chérissent la liberté. Actuellement, 300 000 citoyens canadiens se trouvent à Hong Kong, et du sang canadien a coulé là-bas. Le premier ministre prendra-t-il la parole à la Chambre aujourd'hui pour manifester son appui aux libertés civiles des Hongkongais?
    Monsieur le Président, nous avons fait très clairement fait savoir ces derniers mois que nous appuyons les Hongkongais qui défendent leurs droits fondamentaux. Nous avons toujours défendu le principe « un pays, deux régimes » et la primauté du droit. Nous n'avons pas cessé de réclamer la fin des violences et des hostilités et nous avons demandé aux autorités en place d'entamer un dialogue respectueux et non violent avec les Hongkongais, y compris avec les 300 000 Canadiens, pour qui nous nous faisons énormément de souci.

[Français]

L'assurance-emploi

    Monsieur le Président, je vous souhaite une agréable semaine.
    Imaginons que j'ai un cousin qui s'appelle Marcel, qu'il travaille dans une usine et que celle-ci ferme. Marcel a payé des cotisations d'assurance-emploi et a droit jusqu'à 50 semaines de prestations s'il a versé les cotisations nécessaires.
     Émilie est ici, parmi nous. Elle est malade, elle est atteinte du cancer. Elle a droit à 15 semaines de prestations même si elle a également payé ses cotisations à l'assurance-emploi. On réfléchit à une période de 26 semaines, ce qui reste inéquitable puisque l'équité en demanderait 50.
    Est-ce que le premier ministre est d'accord pour dire que cette situation soulève un grave enjeu de compassion et d'équité?
    Monsieur le Président, nous reconnaissons que bien trop de Canadiens souffrent de maladies graves et s'inquiètent de leur capacité d'obtenir les traitements nécessaires et de pouvoir compter sur leur famille. Nous reconnaissons qu'il est important d'augmenter les prestations de l'assurance-emploi pour les gens atteints d'une maladie. Nous reconnaissons qu'il y a énormément de familles qui souffrent à cause de cela. Nous allons travailler pour augmenter les prestations de maladie de l'assurance-emploi, comme nous l'avons promis.
    Monsieur le Président, compte tenu du temps qui pourrait nous être imparti, nous allons éventuellement faire quelque chose qui pourrait ne pas suffire. D'une part, je demande clairement au premier ministre s'il est d'accord pour considérer 50 semaines, en toute équité.
     D'autre part, puisqu'on ne peut pas prouver sa compassion en parlant de 35 millions de personnes, mais qu'on peut prouver sa compassion en parlant à une seule personne, je l'invite à rencontrer Émilie cet après-midi. Elle s'est déplacée à Ottawa dans le but de rencontrer le premier ministre. Est-ce qu'il va la rencontrer?
    Avant de donner la parole au premier ministre, j'aimerais rappeler aux députés, dont plusieurs sont nouveaux, qu'on ne peut pas faire référence aux personnes présentes à la tribune.
    La parole est au très honorable premier ministre.

  (1430)  

    Monsieur le Président, nous faisons tous notre travail ici, à la Chambre des communes, pour bien représenter et surtout bien servir des millions de Canadiens qui ont chacun leurs défis. Cela me fait toujours un énorme plaisir de rencontrer les gens que l'on peut mieux servir, d'écouter leurs priorités et d'apprendre de leur histoire.
     Je vais faire tout mon possible non seulement pour la rencontrer, mais également pour l'aider avec les difficultés qu'elle et plusieurs autres Canadiens vivent présentement.

La fiscalité

    Monsieur le Président, le plan fiscal des libéraux n'aidera pas 47 % des gens, mais nous avons un plan qui les aidera.

[Traduction]

    En ciblant uniquement les personnes qui en ont le plus besoin, nous pourrions dégager 1,6 milliard de dollars et consacrer cette somme à la création d'un régime national d'assurance dentaire. Nous pourrions ainsi venir en aide à 4,3 millions de Canadiens tout en faisant épargner des millions de dollars au réseau de la santé.

[Français]

    Est-ce que le premier ministre fera ce qu'il faut pour aider les gens qui en ont le plus besoin?

[Traduction]

    Monsieur le Président, la baisse d'impôt pour la classe moyenne que nous avons annoncée aujourd'hui ne permettra pas seulement de sortir des dizaines de milliers de Canadiens de la pauvreté, elle permettra aussi à des centaines de milliers d'autres de ne plus payer d'impôt du tout. En abaissant les impôts d'environ 20 millions de contribuables, c'est la vie d'un grand nombre de nos concitoyens qui changera de manière appréciable. Voilà la direction que nous entendons prendre. C'est la promesse que nous avons faite aux Canadiens pendant la campagne électorale, et nous espérons évidemment que cette mesure obtiendra l'appui de tous les partis ici présents.

[Français]

La santé

    Monsieur le Président, de beaux mots ne peuvent pas cacher les faits.

[Traduction]

    Quand il était dans l'opposition, le premier ministre dénonçait les compressions de Stephen Harper en santé.

[Français]

    Or, il a maintenu les mêmes coupes dans les soins de santé et il a donné 14 milliards de dollars aux entreprises les plus riches.

[Traduction]

    Il y a une crise dans le système de santé à l'heure actuelle. Le premier ministre va-t-il s'engager aujourd'hui à augmenter le financement de la santé afin d'aider les gens ou est-il trop occupé à aider ses amis du milieu des affaires pour cela?
    Monsieur le Président, pendant notre dernier mandat, nous avons été ravis de régler la question des transferts en santé avec les provinces. Nous avons signé des ententes avec les dix provinces et trois territoires pour leur permettre de financer des choses comme les soins à domicile, les services de santé mentale et d'autres services.
    Nous savons qu'il faut faire plus. C'est pourquoi notre plateforme électorale comprend un montant de 6 milliards de dollars pour des investissements dans le système de santé, ce qui comprend des mesures comme un régime universel d'assurance-médicaments. Nous allons continuer de travailler avec les provinces et d'investir. Cette année, 40 milliards de dollars seront consacrés aux transferts en santé aux provinces.

Les ressources naturelles

    Monsieur le Président, les familles de l'Ouest canadien sont désespérées. Des emplois disparaissent et les gens perdent espoir. Le discours du Trône était pour le premier ministre l'occasion de montrer aux Canadiens de l'Ouest qu'il comprend les problèmes auxquels ils font face, qu'il se soucie de leur sort et qu'il est prêt à agir, mais cela ne s'est pas produit. Non seulement le premier ministre ignore la crise, mais il poursuit ses politiques destructrices comme son projet de loi anti-pipelines.
    Le premier ministre se rend-il compte que, lorsqu'il s'agit de répondre aux préoccupations des Canadiens de l'Ouest, la voie qu'il emprunte nous mène droit dans le mur?
    Monsieur le Président, par votre entremise, je tiens à assurer aux députés d'en face et à tous les Canadiens que notre gouvernement prend très au sérieux les difficultés économiques auxquelles les Prairies canadiennes font face. Si vous me le permettez, j'aimerais citer le premier ministre Kenney, qui a dit ce midi qu'une Alberta forte est essentielle pour un Canada fort, et j'ajouterais un Manitoba fort et une Saskatchewan forte.
    Nous y parviendrons si tous les députés de cette assemblée...
    La leader de l'opposition a la parole.
    Monsieur le Président, la crise qui est ignorée ne sévit pas seulement en Alberta et en Saskatchewan. Les travailleurs forestiers de la Colombie-Britannique traversent actuellement une crise. Des scieries ferment et des gens se retrouvent en chômage, mais il n'est pas fait mention de l'accord sur le bois d'oeuvre dans le discours du Trône. Nous le voyons constamment, et nous venons de le voir: les libéraux ferment les yeux sur la moitié du pays. Ce n'est pas une façon de diriger notre grand pays.
    Quand le premier ministre va-t-il commencer à agir dans l'intérêt de tous les Canadiens et non seulement dans l'intérêt de ceux dont il essaie d'obtenir le vote?

  (1435)  

    Monsieur le Président, en 2017, le gouvernement a accordé au secteur forestier un financement de plus de 1,49 milliard de dollars. Nous avons lancé notre Plan d'action sur le bois d'oeuvre pour aider les travailleurs et les collectivités et nous avons annoncé des fonds spécialement destinés au secteur forestier par l'entremise du Fonds stratégique pour l'innovation.
    Dans la foulée du travail que nous avons accompli jusqu'à maintenant, nous ferons d'autres investissements pour aider ce secteur à innover, à se diversifier et à se développer.
    Je veux juste dire que certains députés ont une voix magnifique qui porte très loin. Ils ne se rendent simplement pas compte qu'ils ont une voix aussi forte. Je suis certain qu'ils chuchotent à la personne à côté d'eux. Je leur rappelle donc de chuchoter encore plus bas.

[Français]

Les relations intergouvernementales

    Monsieur le Président, le discours du Trône montre clairement que, au-delà de belles paroles, les libéraux ne prennent aucune mesure concrète pour répondre aux demandes spécifiques du Québec.
    Encore plus surprenant que cela, le Bloc québécois, qui a déchiré sa chemise en campagne électorale sur les demandes du Québec, a accepté d'appuyer sans réserve ce discours du Trône.
    Le premier ministre peut-il nous dire ce qu'il compte faire pour répondre de façon particulière aux demandes du gouvernement du Québec?
    Monsieur le Président, nous collaborons très bien avec le gouvernement du Québec, que ce soit au chapitre de la culture, que ce soit au chapitre des infrastructures, que ce soit au chapitre de l'environnement.
    Il y a ici 25 députés québécois qui ont le Québec tatoué dans le coeur et qui se tiennent debout pour le Québec.

L'infrastructure

    Monsieur le Président, pendant la campagne électorale, il y avait des demandes pour qu'il y ait une déclaration de revenus pour les Québécois, un troisième lien pour la grande région de Québec et une solution pour régler le problème des entrées illégales à la frontière.
    Vendredi, la ministre de l'Infrastructure et des Collectivités a laissé sous-entendre qu'il n'existait pas de projet de troisième lien dans la grande région de Québec. Pourtant, dans le dernier budget du gouvernement du Québec, 350 millions de dollars ont été réservés pour ce projet.
    Afin que les gens du Québec sachent à quoi s'en tenir, le premier ministre peut-il nous dire s'il appuie le projet de troisième lien de la grande région de Québec, oui ou non?
    Monsieur le Président, j'ai eu le privilège d'être à Québec la semaine dernière, en compagnie de la vice-première ministre. Nous avons eu d'excellentes discussions, sur un ensemble de sujets, avec le maire Labeaume et des ministres du gouvernement du Québec.
    Au lendemain de notre passage, les coupures de presse reflétaient, à mon avis, l'ouverture du gouvernement du Canada à vouloir collaborer à la fois avec la Ville de Québec et le gouvernement du Québec pour le bien-être de tous les Québécois.

[Traduction]

L'environnement

    Monsieur le Président, pendant dix ans, le Fonds d'assainissement du lac Simcoe a donné des résultats concrets et permis d'améliorer la qualité de l'eau et de restaurer la faune. Cependant, alors qu'il restait encore du travail à faire, les libéraux ont annulé le Fonds en 2017. Après que les conservateurs eurent promis de le rétablir, les libéraux ont finalement décidé de faire de même. Au moins, ils savent reconnaître une bonne idée lorsqu'on leur en présente une.
    Or, on dirait bien qu'il s'agissait, encore une fois, de paroles creuses. Ma lettre au premier ministre est demeurée sans réponse et le discours du Trône ne contenait rien au sujet du Fonds.
    Le gouvernement libéral entend-il rétablir le Fonds d'assainissement du lac Simcoe?
    Monsieur le Président, le gouvernement a fait des investissements substantiels dans tout ce qui concerne l'eau, notamment pour l'assainissement des Grands Lacs, du lac Winnipeg et de lacs et rivières partout au pays.
    Il maintiendra le cap afin d'assurer efficacement la qualité de l'eau pour les années à venir.

L'agriculture et l'agroalimentaire

    Monsieur le Président, les producteurs de canola de ma circonscription et de partout au pays ont connu une année difficile sous les libéraux. Leur situation est désespérée car ils ont perdu l'accès au marché chinois, ils ont été frappés par une grève des chemins de fer et il leur en coûte plus cher pour faire sécher les oléagineux et les céréales à cause de la taxe sur le carbone. De surcroît, trois millions d'acres de canola sont enfouis sous la neige. Pourtant, le discours du Trône de la semaine dernière ne prévoit absolument rien pour régler cette crise.
    Pourquoi les libéraux n'ont-ils aucun plan pour venir en aide à ces producteurs qui vivent des moments difficiles?
    Monsieur le Président, le gouvernement est solidaire de nos agriculteurs et de nos éleveurs depuis le premier jour. Nous avons rétabli l'accès aux marchés chinois du boeuf et du porc et nous travaillons très fort à rétablir l'accès au marché du canola.
    Nous apportons aussi des améliorations aux programmes de gestion des risques. Nous savons que nos agriculteurs courent des risques différents, notamment en ce qui a trait aux perturbations commerciales, et nous nous penchons sur cet aspect.

  (1440)  

[Français]

La santé

    Monsieur le Président, la question est posée à chaque élection dans les sondages et c'est toujours la même réponse. La santé est la priorité des Québécois. Le Québec et toutes les provinces ont entendu la volonté de leur population. La semaine dernière, elles ont toutes exigé une hausse des transferts en santé de 5,2 %.
    Le gouvernement va-t-il respecter la priorité du Québec, des provinces et surtout de toute la population?
    Monsieur le Président, notre système de santé est un symbole de fierté et nous faisons les investissements nécessaires pour qu'il le reste.
    Cette année, ce sont plus de 40 milliards de dollars qui iront aux provinces et aux territoires pour soutenir notre système de santé. Nous continuons de travailler avec les provinces et les territoires pour nous assurer que notre système répond aux besoins des gens partout au pays.
    Monsieur le Président, une hausse des transferts en santé de 5,2 %, c'est le strict minimum pour prendre soin de notre monde au Québec. C'est de l'argent pour engager des infirmières, dont on a tant besoin, et des médecins. C'est de l'argent pour la qualité de vie de nos personnes âgées. C'est pour des soins à domicile.
    Est-ce que le gouvernement va écouter les Québécois et augmenter les transferts en santé à 5,2 %?

[Traduction]

    Monsieur le Président, je conviens avec le député d'en face que notre système de santé est un symbole de l'identité canadienne. Nous investissons des sommes importantes pour qu'il demeure solide. Cette année par exemple, nous transférerons plus de 40 milliards de dollars aux provinces et aux territoires pour soutenir ce système, soit 6 milliards de dollars de plus que les conservateurs de M. Harper lors de leur dernière année au pouvoir. À cela s'ajoute une enveloppe de 11 milliards de dollars — la plus importante de l'histoire du pays — dans les domaines de la santé mentale et des soins à domicile.
    Nous allons continuer de collaborer afin que notre système de santé soit à la hauteur des attentes des Canadiens et qu'ils aient tous un accès égal à des soins de qualité près de chez eux.

[Français]

    Monsieur le Président, nous n'aurons pas de réponse concernant le 5,2 %.
    La hausse des transferts en santé, c'est une demande du Québec. C'est pour cela que le Bloc québécois a sous-amendé le discours du Trône pour l'inclure. On ajoute également à cela l'exigence d'une redevance aux géants du Web. On précise qu'il ne doit plus jamais y avoir de brèches de la gestion de l'offre dans les accords commerciaux. On ajoute le respect des lois québécoises en matière d'environnement et d'aménagement du territoire. Ce sont toutes des priorités du Québec.
    Est-ce que le gouvernement va voter en faveur de notre sous-amendement afin de les inclure dans le discours du Trône, oui ou non?
    Monsieur le Président, nous sommes extrêmement sensibles aux demandes du gouvernement du Québec. Nous collaborons extrêmement bien.
    Je le mentionnais tantôt, j'ai eu l'occasion de répondre à la question de mon collègue sur différents dossiers, notamment en ce qui concerne la culture, les infrastructures et l'environnement, et le reste. Il est clair, pour le gouvernement, que toute la question de la culture et de l'importance d'investir dans nos créateurs, nos artistes et nos artisans est au cœur de ce que nous faisons.
    D'ailleurs, le gouvernement a investi dans la culture plus que tout autre gouvernement dans l'histoire du Canada. Évidemment, lorsqu'on discute, comme je l'ai mentionné à mon collègue, on est toujours prêts à regarder les idées des autres.

[Traduction]

La sécurité publique

    Monsieur le Président, des experts en sécurité nationale du Canada considèrent que Huawei et d'autres entreprises de télécommunications chinoises posent un risque. On sait que la Chine a déjà piraté les systèmes informatiques d'entreprises et de gouvernements et qu'elle a répandu de fausses informations au Canada. La Chine ne se conduit ni comme un ami ni comme un partenaire du Canada. Nous savons que Huawei pose un risque réel et pourrait compromettre nos communications Internet.
    Quand le gouvernement libéral se décidera-t-il à bannir Huawei?
    Monsieur le Président, il serait inapproprié de discuter d'une entreprise en particulier, mais je tiens à dire qu'on procède à un examen très approfondi de la technologie 5G ainsi que des enjeux en matière de sécurité et des enjeux économiques qui y sont associés. Cet examen est déjà bien avancé. Nous tenons à ce que les Canadiens aient accès à la technologie 5G qui servira le mieux leurs intérêts, et nous ferons le nécessaire pour qu'ils soient protégés et que leurs systèmes ne soient pas compromis.

[Français]

    Monsieur le Président, au contraire, c'est très pertinent de parler de Huawei. Nos quatre partenaires du Five Eyes ont exclu le géant chinois du déploiement, parce qu'ils soupçonnent Huawei de poser un problème de sécurité nationale et d'intrusion dans les données personnelles.
    L'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et les États-Unis ont exclu Huawei. Les Américains nous ont même avertis que Huawei pourrait poser un problème et serait obligée de divulguer les données personnelles au gouvernement chinois.
    Qu'attendent les libéraux pour exclure Huawei? Préfèrent-ils que les données personnelles des Canadiens se retrouvent en Chine?

  (1445)  

[Traduction]

    Monsieur le Président, le gouvernement prend très au sérieux la sécurité des réseaux de télécommunications du Canada. Depuis 2013, le programme d'examen de la sécurité canadien permet d'atténuer les risques découlant de certaines pièces d'équipement et de certains services, dont ceux des entreprises mentionnées.
    Nous continuerons à collaborer avec les fournisseurs, notamment les fournisseurs de services de télécommunications, dans le cadre de ce programme afin d'atténuer les enjeux concernant la sécurité. Notre décision tiendra compte de tous les facteurs liés à la sécurité, à l'économie et à la situation mondiale.
    J'ai eu de la difficulté à entendre la réponse à la question qu'a posée le député de Bellechasse—Les Etchemins—Lévis. Je tiens à rappeler à tous les députés de ne pas crier vers les gens d'en face quand quelqu'un est en train de répondre à une question. Encore une fois, comme je l'ai dit quand nous avons commencé, et si les enfants des députés nous regardaient? Nous ne voulons pas être dans l'embarras.
    La députée de Cloverdale—Langley City a la parole.
    Monsieur le Président, je tiens à remercier les électeurs de Cloverdale—Langley City, de l'honneur qu'ils m'ont fait en me choisissant pour les représenter à la Chambre.
    L'ancien ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale — récemment défait — avait promis de rendre, avant les dernières élections, une décision concernant l'interdiction de Huawei. Ensuite, il a fait volte-face en disant qu'il rendrait sa décision immédiatement après les élections. Voici où nous en sommes: les alliés du Canada ont de graves préoccupations liées à la sécurité concernant Huawei.
    Les libéraux prendront-ils les mesures qui s'imposent pour protéger les Canadiens contre l'espionnage de la part de la Chine en interdisant immédiatement à Huawei l'accès au réseau 5G du Canada?
    Monsieur le Président, je tiens à assurer à la députée d'en face, ainsi qu'à tous les députés de la Chambre que les organismes canadiens de sécurité nationale travaillent sans relâche pour identifier toute menace à la sécurité et pour protéger les intérêts des Canadiens. Le gouvernement respecte l'intégrité scientifique, mais nous continuerons à écouter attentivement les avis des responsables de la sécurité publique afin de prendre cette décision importante pour les Canadiens.

L'économie

    Monsieur le Président, je suis une fière Albertaine. Les membres de ma famille font partie des fiers travailleurs qui contribuent à bâtir la province et le pays depuis des générations. Ces travailleurs sont maintenant en difficulté, et le gouvernement fait la sourde oreille. Il faut que le gouvernement s'engage à collaborer avec les Albertains pour diversifier l'économie et créer des emplois. Le gouvernement fédéral peut venir en aide à ceux qui ont perdu leur emploi avant qu'ils ne perdent espoir.
    Quand les Albertains obtiendront-ils enfin le soutien qu'ils méritent?
    Monsieur le Président, nous avons investi plus de 500 millions de dollars dans Diversification de l'économie de l'Ouest Canada. Nous savons qu'il y a encore du pain sur la planche et que nous devons soutenir les travailleurs de l'Ouest canadien.
    Je serai heureuse de collaborer avec ma collègue dans ce dossier.

[Français]

Le patrimoine canadien

    Monsieur le Président, il y a des travailleuses et des travailleurs en Alberta qui ont besoin de nouveaux emplois dans une nouvelle économie. Il est temps d’agir.
    À propos d’inaction, les libéraux se sont traîné les pieds et ont laissé faire pendant des années les géants du Web, qui ne paient pas leur juste part et qui se placent au-dessus des lois. Cela fait mal à nos artistes. Cela fait mal à nos créateurs, à nos entreprises, mais également à nos médias régionaux.
    Le ministre du Patrimoine canadien apprivoise son nouvel environnement, mais est-ce qu’il peut nous assurer, dès aujourd’hui, qu’au mois de janvier, il va arriver avec un plan clair pour tenir sa promesse et taxer les géants du Web?
    Monsieur le Président, je remercie le député de sa question.
    J’aimerais prendre quelques secondes pour remercier les électrices et les électeurs de Laurier—Sainte-Marie qui m’ont fait l’insigne honneur de me permettre de les représenter à la Chambre. Je vous félicite également pour votre élection, monsieur le Président.
    Je veux rassurer mon collègue de Rosemont—La Petite-Patrie. Notre position est claire: si on profite du système, on doit y contribuer. Nous devons protéger notre culture sur Internet comme partout ailleurs. Nos lois datent d’avant Internet et nous avons pris l’engagement de les modifier. C’est ce que nous ferons. Nous avons pris l’engagement de le faire dans la première année de notre mandat.

Les finances

    Monsieur le Président, premièrement, j’aimerais remercier les citoyens et les citoyennes de Vimy de l’honneur qu’ils m’ont accordé en me permettant de devenir leur députée.

[Traduction]

    Ce matin, le ministre des Finances a déposé un avis de motion des voies et moyens où l'on propose de diminuer le fardeau fiscal de la classe moyenne et des gens qui s'efforcent d'en faire partie, en faisant passer le montant personnel de base à 15 000 $ d'ici 2023.

  (1450)  

[Français]

    La ministre de la Prospérité de la classe moyenne peut-elle dire à la Chambre ce que ce changement signifie pour les familles de la classe moyenne?

[Traduction]

    Monsieur le Président, la première chose que nous faisons, c'est de diminuer les impôts des gens de la classe moyenne et de ceux qui s'efforcent d'en faire partie partout au pays, y compris dans Vimy, la circonscription de la députée.

[Français]

    À compter de 2020, ce changement mettra plus d’argent dans les poches des Canadiens en augmentant le montant d’argent qu’ils peuvent gagner avant de payer de l’impôt fédéral sur le revenu. Cette mesure devrait permettre à près de 20 millions de Canadiens d’économiser des centaines de dollars par année en impôt une fois qu’elle sera entièrement déployée, en 2023.

[Traduction]

Les affaires étrangères

    Monsieur le Président, depuis l'arrivée au pouvoir du premier ministre, l'image du Canada sur la scène internationale s'est détériorée de manière inimaginable. Que l'on pense à ses faux pas de danse en Inde ou à l'aveu de son admiration envers la dictature chinoise, le premier ministre n'a jamais cessé de faire honte au Canada.
    La semaine dernière, le premier ministre s'est fait prendre à se moquer du dirigeant de notre plus proche allié et principal partenaire commercial, du vrai potinage de cours d'école. Depuis, il se fait parodier un peu partout à la télévision.
    Qu'attend le premier ministre pour agir en adulte et commencer à prendre son rôle au sérieux?
     Monsieur le Président, je peux assurer au député et à tous les Canadiens que, grâce au travail que fait le premier ministre, nous entretenons une excellente relation de travail avec nos voisins américains. Je tiens à dire que, pour la population canadienne, aucun enjeu n'est plus important que celui du commerce dans nos relations avec les États-Unis.
    La semaine dernière, lors de sa rencontre avec le président, le premier ministre a abordé la question de la ratification du nouvel ALENA et d'autres enjeux commerciaux. Nous travaillons de façon intensive pour mettre la dernière main à l'entente. Nous avons d'ailleurs tenu de nombreuses discussions pendant la fin de semaine et ce matin avec nos partenaires américains à cet effet.

[Français]

L'industrie forestière

    Monsieur le Président, permettez-moi de profiter de ma première intervention à la Chambre pour remercier les électeurs de Chicoutimi—Le Fjord de ma réélection. C’est un privilège de les représenter.
    Il y a eu encore une rencontre internationale pour le premier ministre, et il y a eu encore un incident diplomatique. Pendant ce temps, ce sont nos relations et nos accords commerciaux qui écopent, et nos industries qui en souffrent. Tant qu’aucun accord sur le bois d’œuvre n’est signé, notre industrie forestière est en jeu.
    Comment le premier ministre croit-il que sa dernière bévue va aider notre industrie forestière, qui est déjà mal en point?
    Monsieur le Président, je voudrais assurer à mon honorable collègue et à tous les Canadiens que nous avons des relations excellentes avec nos voisins du Sud, surtout en ce qui concerne le commerce international.
    Je voudrais souligner, pour tous mes collègues et pour tous les Canadiens, qu'aujourd'hui, le Canada est le pays qui a le plus grand accès au marché américain de tous les pays du monde. C'est un grand avantage pour les Canadiens et les Canadiennes, et nous devons continuer de faire cet important travail.

[Traduction]

Les ressources naturelles

    Monsieur le Président, le ministre de l'Environnement a dit que le gaz naturel liquéfié est loin d'aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Or, il peut y contribuer si cette source d'électricité remplace le charbon, qui produit chaque année 60 à 90 mégatonnes de gaz à effet de serre, soit l'équivalent d'environ 10 % des émissions annuelles du Canada, sans oublier tous les emplois qui seront créés.
    Pourquoi le ministre se montre-t-il méprisant à l'égard du gaz naturel liquéfié alors qu'il devrait essayer d'en faire la promotion?
    Monsieur le Président, mon collègue fait allusion aux discussions sur l'article 6 qui ont cours à Madrid, dans le cadre de la Conférence des parties, à laquelle des députés des autres partis à la Chambre et moi-même participerons pendant le reste de la semaine.
    Les discussions concernant l'article 6 porteront sur la mise en place d'un cadre de base pour les échanges commerciaux entre les parties. Il est important d'assurer la transparence de ces instruments, d'éviter la double comptabilisation et de veiller à l'intégrité du système.
    Nous voulons veiller à la mise en place d'une architecture permettant d'envisager un système d'échange de droits d'émission, mais il faut d'abord établir des modalités concrètes.
    Monsieur le Président, le gaz naturel liquéfié représente une excellente occasion pour le Canada d'être un chef de file mondial au chapitre de l'énergie propre, de la création d'emplois et de la lutte mondiale contre les changements climatiques. Or, le ministre de l'Environnement affirme maintenant que nous devons nous montrer très prudents à l'égard du gaz naturel liquéfié.
    Le mois dernier, 18 000 Britanno-Colombiens ont perdu leur emploi. Le gaz naturel liquéfié offre une occasion extraordinaire d'aider la population à se remettre au travail.
    Au lieu de faire fi des perspectives d'emploi, pourquoi le ministre ne veut-il pas se porter à la défense du secteur du gaz naturel liquéfié?

  (1455)  

    Monsieur le Président, comme je l'ai déjà dit, la première étape du processus est de mettre en place des règles claires, à l'image des changements climatiques, qui sont sans équivoque. Pour permettre l'échange de droits d'émission dans le monde, il faut veiller à l'intégrité du système, en assurer la transparence et éviter la double comptabilisation.
    Au bout du compte, à la suite de la campagne électorale, nous devrions tous être déterminés à lutter contre les changements climatiques et à faire en sorte de respecter nos cibles nationales, des engagements que nous avons pris sur la scène internationale. C'est exactement ce que le gouvernement va faire.

[Français]

La sécurité publique

    Monsieur le Président, nous avons tous été émus vendredi à la cérémonie de commémoration de l'attentat antiféministe de Polytechnique.
    Il y a 30 ans, la vie de 14 femmes a été fauchée parce qu'elles étaient des femmes. Pourtant, 30 ans plus tard, l'arme utilisée contre elles demeure disponible. Son utilisation n'est même pas restreinte. Le premier ministre a déclaré que ces armes n'ont pas leur place dans nos collectivités.
    Le gouvernement va-t-il intervenir pour faire interdire l'arme qui a servi à tuer 14 femmes à Polytechnique?

[Traduction]

    Monsieur le Président, le gouvernement a travaillé sans relâche au cours des quatre dernières années afin de mieux prévenir la circulation d'armes illégales dans nos rues en adoptant le projet de loi C-71.
    Il reste encore beaucoup à faire. En particulier, nous avons parlé du fait que les armes d'assaut de type militaire n'ont pas leur place dans la société canadienne. Elles sont conçues pour les champs de bataille, et non pour nos collectivités. Depuis plus de 40 ans, les chefs de police de partout au pays réclament l'interdiction de ces armes. Nous avons entendu les victimes de la tragédie à l'École polytechnique livrer un témoignage des plus convaincants, un véritable cri du coeur, pas plus tard que vendredi dernier.
    Nous continuerons d'écouter les Canadiens. Nous aurons des annonces sur les prochaines mesures très bientôt.

[Français]

    Monsieur le Président, il faut arrêter d'écouter et faire son travail.
    Cela fait 30 ans qu'on en parle — c'est le temps d'agir. Le gouvernement peut le faire. On l'appuie dans sa volonté de bannir les armes d'assaut, mais il faut ajouter à la liste des interdictions pour l'arme qui a servi, en 1989, à tuer 14 jeunes femmes dans une école.
    Le gouvernement peut-il s'engager à interdire le Ruger Mini-14 et à mettre en place un programme de rachat pour les gens qui en possèdent?

[Traduction]

    Monsieur le Président, j'espère que dans les prochains jours, les députés auront la possibilité de faire leur travail, qui consiste à assurer la sécurité des Canadiens.
    À l'heure actuelle, nous dressons une liste des armes qui, par définition, seront considérées comme des armes d’assaut de style militaire. Elle sera publiée au moment opportun.
     J'en profite pour rappeler au député d'en face qu'en publiant le nom de ces armes avant le décret, nous provoquerions une augmentation des ventes sur le marché, et je crois que personne ne veut que cela se produise.

Les ressources naturelles

    Monsieur le Président, les familles de l'Ouest canadien souffrent. Des habitants de ma circonscription me racontent qu'ils ont perdu leur emploi et qu'ils sont forcés de vendre leur maison. Au cours des deux dernières années, des investissements dans le secteur de l'énergie d'une valeur de plus de 100 milliards de dollars ont été annulés.
    Le projet de loi C-69, le projet de loi anti-pipelines, aggravera encore plus la situation. Des centaines de milliers de Canadiens sont sans emploi à cause des mauvaises politiques libérales. De nombreux premiers ministres provinciaux font front commun contre cette mesure législative.
    Quand les libéraux les écouteront-ils et amenderont-ils ce projet de loi destructeur d'emplois?
    Monsieur le Président, il est certain que tous les Canadiens s'inquiètent des problèmes économiques qu'éprouvent l'Alberta et la Saskatchewan. La Loi sur l'évaluation d'impact, qui est maintenant en vigueur, visait à permettre aux projets de passer rapidement par le programme d'évaluation environnementale afin de permettre la réalisation de bons projets. Il s'agit d'une mesure législative bien supérieure à celle de 2012, qui avait retardé de nombreux projets.
    Nous devons mettre en place un processus qui protégera l'environnement et qui renforcera l'économie partout au pays. C'est exactement ce que fait la Loi sur l'évaluation d'impact.

  (1500)  

[Français]

    Monsieur le Président, après quatre ans de gouvernance libérale, jamais le Canada n'a été aussi divisé que depuis que ce gouvernement est en poste. Le problème est que les provinces se dressent les unes contre les autres, et même ce qui était folklorique à l'époque, c'est-à-dire le « Wexit », est devenu une réalité politique probante.
    Le gouvernement ne fait strictement rien pour régler cette situation. Pire que cela, 200 000 Canadiens ont perdu leur emploi dans le secteur de l'énergie. Une façon d'aider ces gens-là à retravailler serait d'abolir le projet de loi C-69.
    Pourquoi le gouvernement ne le fait-il pas? Ce projet de loi avait d'ailleurs été condamné par le gouvernement du Québec.
    Monsieur le Président, la Loi sur l'évaluation d'impact a concrétisé une promesse importante que nous avons faite aux Canadiens, soit de réformer un système défaillant et de rétablir la confiance du public dans la manière dont les décisions relatives aux grands projets sont prises.
    Les meilleures règles que nous avons mises en place pour l'examen de grands projets vont réduire de moitié les délais pour les examens, augmenter la transparence, protéger l'environnement et encourager les investissements.

[Traduction]

    Monsieur le Président, vendredi, le premier ministre s'est dit ouvert à améliorer au besoin son projet de loi hostile au secteur de l'énergie et au milieu des affaires, le projet de loi C-69. Nous lui assurons que des améliorations s'imposent, puisque plus de 200 000 Canadiens ont déjà perdu leur emploi dans le secteur pétrolier et gazier, que de grands projets d'une valeur de plus de 100 milliards de dollars sont tombés à l'eau et que ces pertes ont des répercussions négatives dans tous les secteurs et dans toutes les provinces.
     Au printemps dernier, les libéraux ont rejeté 80 % des amendements proposés pour corriger le projet de loi. Aujourd'hui, les premiers ministres provinciaux et territoriaux réclament tous des améliorations majeures.
    Quand les libéraux effectueront-ils enfin une refonte de leur projet de loi C-69?
    Monsieur le Président, la Loi sur l'évaluation d'impact a été mise en place pour que les investissements se concrétisent, que les bons projets se réalisent et que l'environnement soit protégé. Il s'agit d'un processus bien supérieur à celui de Stephen Harper, qui avait vidé de sa substance le processus d'évaluation environnementale en 2012. Cela fera en sorte que les bons projets se réalisent.
    Ce matin, j'ai eu l'occasion de rencontrer le ministre de l'Environnement de l'Alberta. Nous avons discuté de ce dossier. Comme nous le disons depuis le début, nous sommes ouverts en ce qui a trait à la façon dont le processus sera mis en oeuvre. Nous collaborerons avec toutes les provinces et tous les territoires.

L'itinérance

    Monsieur le Président, selon l'Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance, « Vers un chez-soi: la stratégie canadienne de lutte contre l'itinérance » représente le changement le plus important des 20 dernières années à avoir été apporté à la politique nationale en matière d'itinérance et les retombées sont perceptibles partout au Canada. Même si nous avons obtenu de grandes avancées, nous savons qu'il reste beaucoup à faire.
    Le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social peut-il expliquer à la Chambre comment le gouvernement atteindra son objectif de réduction de 50 % du nombre de sans-abri chroniques au Canada?
    Monsieur le Président, je tiens à remercier le député des efforts remarquables qu'il déploie en matière de lutte contre l'itinérance. Lorsqu'un membre de la société se retrouve dans la rue, c'est toute la société qui est perdante. C'est pour cette raison que notre stratégie de refonte prévoit le doublement des sommes consacrées à la lutte contre l'itinérance d'ici 2021 et nous allons octroyer ces importants fonds à davantage de collectivités.
    S'il reste encore beaucoup à faire, la stratégie « Vers un chez-soi » — la toute première stratégie nationale canadienne en matière de logement — nous permettra d'atteindre nos cibles ambitieuses de réduction de l'itinérance, voire de les dépasser.

Les affaires étrangères

    Monsieur le Président, le 17 novembre dernier, les libéraux ont trahi la confiance de nos alliés en Israël et de la communauté juive en participant à l'attaque annuelle contre Israël aux Nations unies.
    Le ministre des Affaires étrangères aurait déclaré que tout le monde sait pourquoi le Canada a voté comme il l'a fait aux Nations unies dans le dossier d'Israël. Cependant, la communauté juive et nos alliés en Israël sont dans l'incompréhension. De toute évidence, ils n'ont pas reçu la note de service.
     La ministre pourrait-elle nous expliquer pourquoi son collègue a décidé de voter contre la seule démocratie au Moyen-Orient et contre nos alliés?
    Monsieur le Président, comme c'est la première fois que je prends la parole à la Chambre cette session, j'aimerais remercier les électeurs de Burlington de m'avoir réélue.
    Je suis extrêmement fière que le Canada soit l'un des alliés les plus solides d'Israël aux Nations unies et dans de nombreuses autres organisations internationales. Nous nous opposons aux attaques qui ciblent injustement Israël et cherchent à l'isoler sur le plan international. Nous convenons qu'il y a trop de résolutions liées au conflit israélo-palestinien. Nous avons demandé à la communauté internationale de canaliser ses efforts pour aider les deux parties à reprendre des négociations directes et à instaurer une paix durable pour les deux peuples.

  (1505)  

Les affaires autochtones

    Monsieur le Président, les membres de la Première Nation de Grassy Narrows, dans ma circonscription, souffrent des effets de la contamination au mercure depuis des dizaines d'années. En 2017, le gouvernement a promis d'ouvrir un centre de traitement pour leur venir en aide. Nous sommes à quelques jours de 2020, et il ne s'est toujours rien passé de concret.
    Le ministre des Services aux Autochtones pourrait-il dire à la Chambre si le gouvernement va enfin tenir sa promesse et venir en aide à ces gens?
    Monsieur le Président, je tiens tout d'abord à féliciter le député d'en face pour sa victoire électorale, mais surtout pour la manière dont il défend ce dossier.
    J'ai eu la chance de pouvoir rencontrer le chef Turtle la semaine dernière et de discuter de manière franche et productive avec lui. Je lui ai redit que le premier ministre et moi-même avons la ferme intention de bâtir un centre de traitement pour empoisonnement au mercure et que le financement n'est pas un obstacle.
    La volonté est là, et je sais que je pourrai compter sur le chef Turtle et le reste de la communauté pour que ce centre voie le jour. Je serai en mesure de fournir plus de détails à la Chambre sous peu.

La fiscalité

    Monsieur le Président, comme c'est la première fois que je prends la parole à la Chambre, j'aimerais remercier les électeurs de Kelowna—Lake Country de m'avoir fait confiance.
    Les petites entreprises constituent l'épine dorsale de notre économie, et c'est assurément le cas dans ma circonscription, Kelowna—Lake Country. J'ai discuté avec des milliers de propriétaires d'entreprises qui ont subi les contrecoups des politiques fiscales désastreuses des libéraux.
    Les familles paient plus d'impôt et ont du mal à joindre les deux bouts. Uniquement dans ma province, la Colombie-Britannique, ce sont 18 000 emplois qui ont été perdus le mois dernier. Les nouvelles règles concernant les investissements passifs font en sorte que les entreprises doivent payer plus d'impôt lorsqu'elles veulent investir.
    Les libéraux prévoient-ils des réductions d'impôt pour les petites entreprises dans leur mise à jour économique?
    Monsieur le Président, j'aimerais souhaiter la bienvenue à la Chambre à la députée et l'informer que lors de la dernière législature, nous avons réduit l'impôt des Canadiens de la classe moyenne ainsi que l'impôt des petites entreprises.
    Nous sommes très fiers aujourd'hui d'aller de l'avant avec une nouvelle mesure pour alléger l'impôt de 20 millions de Canadiens. Nous savons que c'est important. Les gens s'inquiètent de la situation économique et nous voulons qu'ils disposent de plus d'argent pour élever leurs enfants et prendre leur vie en main.

[Français]

Les anciens combattants

    Monsieur le Président, ma question s'adresse au ministre des Anciens Combattants.
    De nombreux vétérans de ma circonscription m'ont dit à quel point ils étaient déçus lorsque le gouvernement précédent a annulé la carte de service des anciens combattants. Cette carte aide à reconnaître le service et le sacrifice de ces braves hommes et femmes pour notre pays.

[Traduction]

    Le gouvernement les a entendus et a rétabli cette carte l'an dernier. Le ministre pourrait-il faire le point dans ce dossier?
    Monsieur le Président, j'aimerais d'abord remercier les gens de la circonscription de Cardigan de m'avoir confié un 10e mandat consécutif. C'est un grand honneur en effet de servir les gens de Cardigan. Je tiens aussi à féliciter ma collègue qui a été élue dans Orléans.
    Je peux lui confirmer que tous les membres des Forces canadiennes qui ont été libérés honorablement et tous ceux qui ont terminé leur formation de base peuvent maintenant obtenir leur carte d'ancien combattant.
    J'encourage tous les anciens combattants à demander la leur dès aujourd'hui afin de demeurer en contact avec les communautés d'anciens combattants et qu'on reconnaisse le service inestimable qu'ils ont rendu.

L'industrie forestière

    Monsieur le Président, l'industrie forestière soutient plus de 140 000 emplois dans ma circonscription et dans l'ensemble de la Colombie-Britannique. Cependant, cette année, les fermetures de scieries ont créé de l'incertitude pour de nombreuses familles. Des milliers de travailleurs viendront grossir les rangs des chômeurs à Noël, et le gouvernement fédéral manque à l'appel.
    À tout le moins, le ministre peut-il s'engager à venir en Colombie-Britannique et à rencontrer les dirigeants locaux? Va-t-il collaborer avec nous pour assouplir les conditions du régime de l'assurance-emploi et ainsi donner un appui et une certaine sécurité aux familles de la Colombie-Britannique?
    Monsieur le Président, j'ai déjà eu la chance de m'entretenir avec le ministre des Forêts de la Colombie-Britannique la semaine dernière. Nous continuerons de travailler ensemble à des programmes comme l'Initiative de foresterie autochtone qui, l'an dernier, a soutenu 15 projets de développement économique dans le secteur des forêts. Ces investissements appuient la diversification et l'innovation tout en stimulant la compétitivité à long terme de l'industrie. Plus important encore, ils créent et maintiennent des emplois pour les Canadiens qui travaillent fort dans ce secteur et pour les familles qui dépendent de ces emplois.

[Français]

L'infrastructure

    Monsieur le Président, la ministre de l’Infrastructure et des Collectivités a déclaré, lors d’une récente allocution devant la Fédération canadienne des municipalités, que les infrastructures devaient être plus résilientes aux changements climatiques.

  (1510)  

[Traduction]

    J'étais heureuse de l'entendre tenir de tels propos. Les habitants de ma circonscription, Fredericton, ont subi les terribles conséquences de certaines des pires inondations de mémoire récente de la rivière Wolastoq, connue sous le nom de rivière Saint-Jean. Il ne s'agit certainement pas des dernières inondations saisonnières que nous vivrons. Nous devons nous adapter efficacement aux effets de la crise climatique.
    Voici ma question à la ministre de l'Infrastructure et des Collectivités: comment prévoit-elle utiliser le Fonds municipal vert au Nouveau-Brunswick afin que mes concitoyens cessent de subir les contrecoups des inondations maintenant récurrentes et prévisibles?
    Monsieur le Président, alors que nous construisons des infrastructures pour les 50 à 100 prochaines années, il est très important que nous tenions compte des répercussions des changements climatiques. Nous sommes au courant des données scientifiques sur le phénomène. Il faut des infrastructures résilientes. Il faut protéger les collectivités. Il faut aussi utiliser des méthodes de construction qui permettent de produire moins d'émissions.
    Je me réjouis à l'idée de travailler avec la députée d'en face. Le Fonds pour l'infrastructure verte comprend aussi le Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes qui appuie les efforts visant à assurer la sécurité des habitants de Fredericton.

[Français]

    Cela met fin à la période des questions orales.
     L’honorable député de Mirabel se lève pour un rappel au Règlement.
    Monsieur le Président, je ne voudrais pas qu'il y ait de confusion. Vous savez que je respecte votre fonction. J'ai même mis une cravate pour vous aujourd'hui.
     Tout à l'heure, quand j'ai posé une question, l'affirmation selon laquelle quelqu'un ne faisait pas son travail s'appliquait directement au gouvernement, et non à vous.
    J'aimerais remercier l'honorable député de Mirabel d'avoir présenté ses excuses. Je m'en réjouis. Je sais qu'il arrive qu'on soit très émotif à la Chambre et que l'on parle directement. Ce fut une bonne leçon pour tout le monde à la Chambre, et nous avons tous appris quelque chose.

[Traduction]

Présence à la tribune

    Je voudrais attirer l'attention des députés sur la présence à la tribune de l'honorable Ranj Pillai, vice-premier ministre du Yukon, ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources, ministre du Développement économique et ministre responsable de la Société de développement du Yukon et de la Société d’énergie du Yukon.
    Des voix: Bravo!

Les comités pléniers

La nomination du vice-président   

    Après mon élection à la présidence, j'ai consulté les chefs des partis reconnus au sujet de la nomination des autres occupants du fauteuil. Je suis prêt à soumettre à l'approbation de la Chambre un candidat au poste de vice-président de la Chambre et président des comités pléniers.

[Français]

    Conformément à l'article 7 du Règlement, je propose que M. Stanton soit nommé vice-président de la Chambre et président des comités pléniers.
    La motion est réputée proposée et appuyée.

[Traduction]

    Plaît-il à la Chambre de l'adopter?
    Des voix: D'accord.

    (La motion est adoptée.)


AFFAIRES COURANTES

[Affaires courantes]

[Français]

La Commission d'examen de la rémunération des juges

    Monsieur le Président, conformément à l'article 32(2) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles, le document « Rapport et recommandations » de la Commission d'examen de la rémunération des juges.

[Traduction]

L'ombudsman fédéral des victimes d'actes criminels

    Monsieur le Président, conformément au paragraphe 32(2) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles, le rapport annuel pour 2017-2018 du Bureau de l'ombudsman fédéral des victimes d'actes criminels.

  (1515)  

Pétitions

Le trafic d'organes humains  

    Monsieur le Président, je dépose aujourd'hui quatre pétitions. La première vise à appuyer les projets de loi C-350 et S-240, qui ont été présentés au cours de la dernière législature. Ces projets de loi portent sur le fléau qu'est le trafic forcé d'organes. Il ne fait aucun doute que les pétitionnaires sont déçus que ces projets de loi n'aient pas été adoptés au cours de la dernière législature, même s'ils ont reçu beaucoup d'appui, et ils espèrent maintenant qu'ils pourront être repris et adoptés par le présent Parlement.

Le Falun Gong  

    Monsieur le Président, la deuxième pétition est signée par des personnes qui s'inquiètent de la persécution des adeptes du Falun Gong en Chine. Elle demande au Parlement et au gouvernement d'établir des mesures pour mettre un terme aux massacres d'innocents perpétrés par le régime aux fins de prélèvement d'organes. Il demande également au gouvernement de saisir toutes les occasions de soulever la question de la persécution des adeptes du Falun Gong.

Les communautés afghanes en situation minoritaire  

    Monsieur le Président, la troisième pétition attire l'attention de la Chambre sur les difficultés auxquelles sont confrontées les minorités religieuses en Afghanistan, en particulier les communautés sikhes et hindoues. Les signataires demandent au ministre des Affaires étrangères de soulever sans relâche la question auprès de ses homologues afghans. On demande également au ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté d'utiliser les pouvoirs qui lui sont conférés pour créer un programme spécial afin d'aider les minorités qui sont persécutées en Afghanistan à être parrainées directement au Canada.

Les droits de la personne  

    Monsieur le Président, la quatrième pétition porte sur le sort des demandeurs d'asile chrétiens pakistanais en Thaïlande. Les signataires demandent au gouvernement du Canada de soulever la question auprès du gouvernement de ce pays. Il y est aussi question de la difficulté pour les réfugiés qui se trouvent dans cette situation de se voir conférer le statut de réfugié par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, car ce statut est laissé au bon vouloir du pays qui reçoit la demande.

Le trafic d'organes humains  

    Monsieur le Président, comme c'est la première fois que je prends la parole à la Chambre, je tiens à remercier les gens de Peace River—Westlock de m'avoir accordé une fois de plus leur confiance pour les représenter à Ottawa. J'aimerais vous féliciter, monsieur le Président, pour votre élection à la présidence. Grâce à elle, la présente législature sera une réussite.
    J'aimerais, moi aussi, présenter une pétition qui réclame l'adoption du projet de loi C-350 et du projet de loi S-240, qui ont été déposés au cours de la dernière législature. Bien qu'ils aient été adoptés à l'unanimité, ils n'ont pas pu être promulgués. Nous nous réjouissons à la perspective de les déposer à nouveau et de les faire adopter rapidement au Parlement.
    Monsieur le Président, comme c’est la première fois que je prends la parole à la Chambre, je tiens à remercier les électeurs de Nova-Ouest pour l’honneur qu’ils m’ont fait. Je me réjouis à la perspective de m’adresser à eux de façon plus appropriée dans une allocution ou une réponse.
    Le prélèvement forcé et le trafic d’organes sont des problèmes mondiaux qui prennent de l'ampleur et qui requièrent des mesures immédiates. Je suis ravi de présenter une pétition signée par des Canadiens qui souhaitent que le Parlement finisse enfin par agir pour contrer le prélèvement forcé d'organes en érigeant en infraction criminelle le fait de se rendre à l'étranger dans le but de recevoir un organe prélevé sans consentement.

La justice  

    Monsieur le Président, j'ai le plaisir de présenter une pétition électronique signée par plus de 1 100 Canadiens d'un bout du pays à l'autre, de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve-et-Labrador en passant par les territoires. J'aimerais remercier Lesslie Askin, une habitante de ma circonscription, qui est à l'origine de cette pétition.
    Les signataires, en tant que résidents et citoyens du Canada, prient le leader du gouvernement à la Chambre des communes de renoncer complètement au droit au secret professionnel de l'avocat et au secret du Cabinet pour que la députée de Vancouver Granville puisse parler ouvertement de l'affaire SNC-Lavalin et de lancer une enquête publique, en vertu de la Loi sur les enquêtes du Canada, pour déterminer si le Cabinet du premier ministre ou le premier ministre a fait de l'ingérence politique dans le procès intenté contre SNC-Lavalin.

Le trafic d'organes humains  

    Monsieur le Président, je présente une pétition à l'appui du projet de loi C-350 et du projet de loi S-240, présentés au cours de la 42e législature. Les pétitionnaires souhaitent que, durant cette 43e législature, les parlementaires décident enfin de faire adopter ces projets de loi pour enfin lutter contre le prélèvement forcé d'organes.
    Monsieur le Président, j'aimerais présenter une pétition à l'appui du projet de loi C-350 et du projet de loi S-240, présentés lors de la législature précédente. Ces projets de loi ont obtenu le consentement unanime des deux Chambres, mais ils n'ont pas été adoptés sous une forme identique; la loi n'a donc pas été modifiée.
    Les pétitionnaires espèrent que des mesures contre le prélèvement forcé d'organes seront enfin prises au cours de cette législature.

  (1520)  

Le saumon sauvage  

    Monsieur le Président, la pétition que je présente aujourd'hui vise à sauver le saumon sauvage et, plus précisément, à faire nôtre le principe de précaution en donnant suite sur-le-champ aux 75 recommandations du juge Cohen concernant le saumon du Pacifique. Il faudrait pour cela retirer à Pêches et Océans Canada le mandat de promouvoir la salmoniculture, éliminer les fermes salmonicoles des voies migratoires et envisager d'interdire aux élevages de la Colombie-Britannique d'utiliser des parcs en filets.

Le trafic d'organes humains 

    Monsieur le Président, j'aimerais moi aussi profiter de l'occasion, puisqu'il s'agit de ma première intervention, pour remercier les habitants de Saskatoon—University. Je dois prendre la parole plus tard cette semaine et je pourrai alors remercier certaines personnes en particulier, mais je tenais néanmoins à remercier les électeurs de leur appui.
    J'aimerais maintenant joindre ma voix à celle de mes collègues en présentant une pétition sur le fléau planétaire que représente le prélèvement forcé d'organes. Les pétitionnaires veulent mettre fin au trafic mondial d'organes et ils demandent au gouvernement d'ériger en infraction criminelle le fait de recevoir un organe prélevé sans le consentement de son propriétaire.

Questions au Feuilleton

    Monsieur le Président, je demande que toutes les questions restent au Feuilleton.
    Le Président: D'accord?
    Des voix: D'accord.

Discours du Trône

[L'Adresse]

[Français]

Reprise du débat sur l'Adresse en réponse

    La Chambre reprend l'étude de la motion portant qu'une adresse soit présentée à Son Excellence la gouverneure générale en réponse au discours qu'elle a prononcé à l'ouverture de la session, ainsi que de l'amendement et du sous-amendement.
    Monsieur le Président, je parlais des transferts en santé. J'ai expliqué en détail que les provinces sont dépendantes de l'argent versé par Ottawa, et c'est ainsi depuis le début de la Confédération. Les transferts du gouvernement fédéral servent à irriguer les provinces afin qu'elles puissent s'acquitter de leurs tâches. Par contre, au fil du temps, on a vu ces transferts diminuer de plus en plus afin de pelleter les déficits dans la cour des provinces, comme dans les années 1990, ou de les remplir de normes et de conditions afin de revenir à l'idée fondamentale que la centralisation des pouvoirs est l'idée des Pères de la Confédération et que les dépenses du fédéral servent justement à accomplir cette mission presque solennelle.
    On ne mentionne pas la déclaration de revenus unique dans le discours du Trône. Le 15 mai 2018, l'Assemblée nationale a voté à l'unanimité en faveur d'une déclaration de revenus unique qui serait assumée et gérée seulement par le gouvernement du Québec. Je sais que la motion était unanime car c'est moi qui l'ai déposée. À l'époque, le premier ministre mentionnait à la blague qu'il est rare que l'Assemblée nationale s'entende à l'unanimité, mais on s'est aperçu que c'est le cas relativement à la déclaration de revenus unique. Est-ce qu'on en fait mention? La réponse est non.
    Il y a toutefois de l'espoir, puisque nos collègues conservateurs ont le même cheval de bataille. Si le NPD ou les libéraux nous aidaient, on pourrait créer une déclaration de revenus unique gérée par le Québec, au grand plaisir de l'Assemblée nationale et des Québécois. Un récent sondage indique que 65 % des Québécois sont en faveur d'une déclaration de revenus unique gérée par le Québec. La seule recherche effectuée estime les gains annuels à 425 millions de dollars. On parle de gains monétaires, mais également de gains de temps, puisque les Québécois feront plus rapidement leur déclaration de revenus.
    Le gouvernement libéral et le NPD utilisent toujours l'argument des pertes d'emplois dans les régions de Jonquière et de Shawinigan, et ils disent que cela serait dramatique. Effectivement, des emplois seraient perdus. Est-ce que c'est un argument fatal? Ce ne l'est pas. Selon la ministre du Revenu national, 5 300 emplois au Québec servent à gérer l'impôt sur le revenu des Québécois pour le gouvernement fédéral. En transférant ces responsabilités au gouvernement du Québec, 2 332 emplois seraient créés par le gouvernement du Québec pour le même travail. Le gouvernement du Québec pourrait facilement faire en sorte que ces emplois soient localisés à Shawinigan et à Jonquière. Le reste des employés pourraient travailler à contrer l'évasion fiscale ou à gérer les GAFA. Ces emplois seraient autofinancés.
    Comme il y a une pénurie de travailleurs à la fonction publique fédérale, ces gens-là pourraient facilement aller travailler au gouvernement fédéral. Considérant que, chaque année, 4 % des employés de la fonction publique prennent leur retraite et qu'il faudra quatre ans pour transférer les responsabilités du gouvernement fédéral au gouvernement du Québec, plus de 800 emplois seront disponibles. On comprend qu'il n'y aura pas de pertes d'emplois.
    Qui du Parti libéral ou du NPD se joindra au consensus québécois qui ne crée pas de pertes d'emplois?
    Notre consensus engendre plutôt des gains monétaires de 287 millions de dollars pour la fonction publique et des gains de temps pour les Québécois qui font une déclaration de revenus. Qui peut cracher là-dessus?
    Le Bloc québécois attend une réponse positive. Nous sommes prêts à discuter pour faire la promotion de cette idée géniale.
    On sait que le Québec n'a pas la responsabilité de gérer sa représentation à l'international.

  (1525)  

     Nous aurions aimé que le document énonce clairement la fin des brèches dans la gestion de l'offre. Nous souhaitons que les agriculteurs québécois ne servent plus de monnaie d'échange pour faire la promotion de l'industrie de l'automobile comme en Ontario, ou celle de l'industrie du bœuf de l'Ouest. Nous souhaitons que ces gens soient respectés et que plus jamais on ne les attaque de front et on fouille dans leurs poches, parce que ces gens-là travaillent très fort et méritent ce qui leur revient grâce à leur dur labeur.
    Je rappelle en terminant que j'avais commencé ma présentation par une démarche historique. Quelque chose a changé depuis la création de la Confédération canadienne. À l'époque, la devise du Canada était « d'un océan à l'autre ». Maintenant, malheureusement, c'est « drill, baby, drill ».
    Aujourd'hui, malheureusement, dans l'Ouest du pays, l'économie est concentrée sur un seul secteur. Elle n'est pas assez diversifiée. Il faut aider l'Ouest à la diversifier. Il faut comprendre que la dépendance au pétrole n'est pas vécue que dans l'Ouest du pays, mais aussi par les banques. Dans le monde, cinq des douze banques qui investissent le plus dans le pétrole actuellement sont canadiennes. L'économie canadienne est donc fortement impliquée dans le pétrole.
    Il y a un parti ici qui explique qu'il faut produire plus de pétrole. Il a l'avantage d'être honnête et de dire le fond de sa pensée. Il y a un autre parti qui, lui, joue sur les définitions et dans les contradictions en essayant de nous endormir. Il se dit en faveur de ceci, mais pas trop. Il ne parle pas de pétrole, cet « éléphant dans la pièce » comme l'a mentionné mon collègue tantôt, dans le discours du Trône. Il parle de changements climatiques, alors que la question du pétrole va complètement dans l'autre sens.
    Il faut être clair et jouer visière levée. Si l'on veut la transition énergétique, on ne peut pas faire la promotion du pétrole, tout simplement. Il y a des gens qui disent qu'il faudrait changer la Constitution, que c'est un vieux modèle qui fonctionne mal et qui ne nous sert plus aujourd'hui. J'en ai expliqué les problèmes tantôt.
    J'annonce à la Chambre que le Bloc québécois et les Québécois ne veulent plus jouer dans ce film. Pour paraphraser Jean Garon, changer une virgule de la Constitution canadienne, c'est aussi facile que de se gratter le front avec les dents d'en haut. On a démissionné.
    Que fera le Bloc, alors? Le Bloc est ici pour défendre les agriculteurs, pour défendre le territoire québécois pour qu'il n'y ait pas de pipelines chez nous sans notre permission. Il est ici pour défendre notre milieu culturel attaqué et assailli par les géants du Web. Il va défendre la Davie et ses travailleurs extraordinaires, qui ont démontré à maintes reprises la qualité de leur production. Nous allons défendre la transition énergétique pour faire en sorte que nos jeunes aient un avenir sain dans un environnement extraordinaire.
     C'est cela, le travail du Bloc québécois. Nous allons le faire au nom du Québec. Nous allons le faire avec acharnement, jusqu'à ce que le Québec, un jour, soit un pays.

  (1530)  

[Traduction]

    Monsieur le Président, en réponse à l'observation du député d'en face au sujet de la gestion de l'offre, je dois dire que je viens de King—Hants, et notre région est celle où l'on trouve le plus de fermes à l'est de Montréal, notamment celles de nombreux producteurs de lait et de volaille.
    Je tiens à ce que le député d'en face sache que j'appuie les agriculteurs des secteurs soumis à la gestion de l'offre et les agriculteurs en général. Pour ce qui est de l'idée que le gouvernement trahirait les producteurs, j'aimerais lui rappeler que le gouvernement n'avait pas le choix de parvenir à une entente dans le cadre de l'ALENA. Nous avons maintenu l'intégrité du système de gestion de l'offre et nous avons dédommagé les agriculteurs.

[Français]

    Monsieur le Président, je voudrais remercier le député de ses bons mots parce qu'il parle en bien des agriculteurs. Nous serons toujours d'accord sur ce point.
     Il mentionne qu'il est prêt à collaborer. Je n'ai aucun problème à faire cela, bien au contraire, puisque le Bloc québécois est prêt à collaborer. C'est peut-être là le début d'une saine collaboration. Nous allons éventuellement déposer un projet de loi qui va justement interdire une fois pour toutes la possibilité de gruger les quotas et faire que l'on respecte à l'avenir notre identité agricole.
     Si vous avez cette volonté, sachez que le Bloc québécois marchera à vos côtés et s'assurera que les erreurs passées, qui ont coûté cher aux agriculteurs, ne se reproduisent pas.
    Avant de continuer, j’aimerais rappeler aux députés qu’ils ne doivent pas s'adresser à leurs collègues directement, mais plutôt par l'entremise de la présidence. Je leur recommande d'utiliser la troisième personne plutôt que le « vous ».
    L’honorable député de Louis-Saint-Laurent a la parole.
    Monsieur le Président, je suis très heureux de prendre la parole pour poser une question à mon collègue, avec qui j’ai eu le plaisir de siéger à l’Assemblée nationale en d’autres temps.
    En répondant à la question du député du parti ministériel, mon collègue a parlé de la question du lait au Québec. Je tiens à lui rappeler qu’il y a quatre ans et demi, alors que l’Accord de partenariat transpacifique global et progressif avait été conclu, le gouvernement conservateur avait enchâssé dans l’entente les sommes nécessaires, soit plus de 4 milliards de dollars, pour indemniser les agriculteurs. Nous, nous n’avons pas attendu que se terminent les négociations pendant quatre ans et demi. Nous avons promis de les indemniser, nous l’avons fait et nous l’avons budgété. Nous reconnaissons qu’il y a eu des brèches dans la gestion de l’offre, mais cela a permis de conclure des accords. De plus, nous avons attaché ce financement lors de l’annonce.
    J’aimerais poser une question à mon collègue du Bloc québécois qui représente la circonscription de La Prairie, si je ne me trompe pas. Je ne veux pas me tromper de circonscription, puisqu’en d’autres temps, je l’aurais appelé le député de Saint-Jean.
    M. Alain Therrien: J’étais le député de Sanguinet.
    M. Gérard Deltell: Monsieur le Président, je demande pardon à mon collègue. La mémoire me fait défaut. Je n’ai pas des cheveux blancs pour rien. J’en perds un brin, mais je vais me rattraper, ce ne sera pas long.
    Est-ce que le député pourrait nous dire s’il appuyait l’approche du gouvernement conservateur, c'est-à-dire d'enchâsser immédiatement dans tout accord qu'il concluait les indemnisations nécessaires? C’est ce que nous avons fait.
    Monsieur le Président, je vous remercie de votre commentaire. Je suis désolé d'avoir enfreint le Règlement.
    Effectivement, j’ai déjà côtoyé mon collègue sous d’autres cieux. Il a dit que les conservateurs avaient attaché une somme d’argent à l’entente commerciale. J’espère qu’il n’attache pas sa tuque comme cela quand il vente fort, parce qu’il va la perdre. S’ils l'avaient attachée, les autres ne l'auraient pas détachée. Nous n'en parlerions pas aujourd’hui.
    Ce que je dis, c’est que la meilleure façon d’éviter que des sommes qui sont attachées se détachent, c’est tout simplement de ne plus jamais mettre la tête des agriculteurs sur le billot du commerce international, même si on est de bonne foi. Je ne veux pas dire que mes collègues n’étaient pas de bonne foi, mais c'est cela qui est arrivé aux agriculteurs, et il ne faut plus jamais que cela arrive.

  (1535)  

    Monsieur le Président, je félicite mon collègue le leader parlementaire du Bloc québécois pour son premier discours à la Chambre. Il a très bien fait cela et il était très éloquent. J’ai apprécié ses paroles. Nous partageons plusieurs points de vue.
    Tout d’abord, il s'agit de la transition vers l’énergie propre. En Colombie-Britannique, comme au Québec et partout au Canada, il est essentiel de faire ces changements. Il est aussi question de la gestion de l’offre. Je suis très content d’apprendre que le Bloc québécois va poursuivre le travail de députés tels que Ruth Ellen Brosseau, Guy Caron, Karine Trudel, Robert Aubin et Brigitte Sansoucy, qui ont milité pour protéger la gestion de l’offre. Au Québec comme au Canada, c’est un besoin important.
    Maintenant, la question que je veux lui poser concerne la déclaration de revenus unique. Bien sûr, nous rencontrons des fonctionnaires fédéraux. J’en ai rencontré à Jonquière et à Shawinigan, et plusieurs d'entre eux s'inquiètent de leur avenir, de leur emploi et des répercussions sur le système. Il y a des avantages, mais bien sûr, il y a aussi des désavantages.
    Ma question est très simple: le leader parlementaire du Bloc québécois a-t-il rencontré des fonctionnaires fédéraux à Jonquière et à Shawinigan pour discuter de la suite des choses dans ce dossier?
    Monsieur le Président, je remercie mon collègue le leader du NPD de sa question.
    Je vais lui dire la vérité: je viens de commencer à siéger à la Chambre. J’ai déjà travaillé sur le dossier de la déclaration de revenus unique et je le connais quand même bien. Est-ce que j’ai parlé à ces gens? À l’époque, ce n’était pas ma responsabilité, parce que ce n’était pas le travail que j’avais à faire. Cependant, si le député a rencontré des gens qui travaillent à Shawinigan ou à Jonquière et qui sont inquiets, je propose que nous les rencontrions ensemble et que nous discutions avec eux pour trouver des solutions. Je suis convaincu que le gouvernement du Québec attend seulement que nous trouvions des solutions intelligentes et que nous faisons de cette déclaration de revenus unique une réalité.
    Je suis convaincu qu’il est possible que ces gens comprennent bien que cela n'entraînera aucune perte d'emploi. Si on est de bonne foi, il y a une façon de régler ce dossier sans pénaliser qui que ce soit. Si mon collègue me tend la main, je vais également lui tendre la mienne et lui proposer d'aller visiter ensemble les gens directement concernés dans ce dossier.
    Monsieur le Président, nous avons bien sûr beaucoup entendu parler de la province de Québec, mais tous les autres partis sont ici pour unifier le pays. Il est très important que nous ayons un pays uni. Nous avons aussi entendu beaucoup de critiques à l'égard du secteur du pétrole.
    Avant de poser ma question à mon collègue, j'aimerais d'abord lui souhaiter la bienvenue et le féliciter pour son élection.
    Que fera-t-il pour l'unité du Canada au cours de son mandat ici, à la Chambre?
    Monsieur le Président, je remercie ma collègue de sa question et de ses félicitations.
    Que vais-je faire pour l'unité canadienne? C'est une bonne question. Je n'y répondrai pas, je dirai plutôt ce que je vais faire pour le Québec. Les Québécois ont élu 32 députés du Bloc québécois. Dès le départ, nous avons dit, à visière levée, que notre travail consistait à servir uniquement le Québec. Cela ne veut pas dire que nous ne serons pas d'accord avec nos collègues des autres partis. Cela veut dire que nous allons nous asseoir avec eux. Je ne souhaite pas de mal à quiconque ici. S’il y a des moyens d'améliorer le sort des gens de l'Ouest et que nous pouvons y participer d'une certaine façon, nous allons le faire.
    Cela dit, nous sommes des représentants du peuple québécois. Nous ne sommes pas de mauvais garçons ou de mauvaises filles. Nous voulons nous asseoir avec nos collègues pour trouver des solutions, et s'ils veulent s'asseoir avec nous pour améliorer le sort du Québec, ils sont les bienvenus dans la discussion.

  (1540)  

[Traduction]

    Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec le député de Kingston et les Îles.
    Tout d'abord, je tiens à féliciter tous les députés qui ont été élus pour siéger durant la 43e législature, ainsi que vous, monsieur le Président, qui avez été nommé à la vice-présidence. Je remercie les résidants de Surrey—Newton, qui, de nouveau, m'ont fait confiance pour que je les représente à la Chambre. C'est un honneur pour moi d'être de retour ici, où je travaillerai fort en leur nom. Je suis fier de représenter l'une des circonscriptions les plus diversifiées au Canada.
    Cela dit, j'aimerais prendre un moment pour transmettre mes sincères salutations à toutes les personnes qui ont célébré récemment le 550e anniversaire de la naissance du gourou Nanak Dev Ji et le Milad un Nabi, qui commémore la naissance du prophète Mahomet, que la paix soit avec lui. Je tiens aussi à souhaiter un joyeux Noël et de très belles Fêtes à mes concitoyens qui célèbrent ce temps de l'année.
    Les électeurs canadiens nous ont confié la responsabilité de travailler ensemble afin de faire croître l'économie et de mieux appuyer les familles, de telle sorte qu'il soit plus facile pour leurs membres d'épargner, de faire des études, d'acheter une première maison et de jouir d'une retraite confortable. C'est le mandat que les Canadiens nous ont confié, et le discours du Trône que la gouverneure générale a prononcé la semaine dernière définit le plan d'action qui nous aidera à le remplir.
    Au cours de la législature précédente, le gouvernement libéral a jeté des fondements qui ont permis d'améliorer la vie des Canadiens. La création de plus d'un million de nouveaux emplois et des investissements records dans les programmes et les services dont les Canadiens ont besoin, comme les soins en santé, le RPC et les infrastructures, ont permis de faire des progrès. Pendant que l'autre camp ne faisait que s'opposer, notre gouvernement a obtenu des résultats.
    La présente législature offre l'occasion à tous les députés de s'employer à répondre aux besoins des Canadiens et d'appuyer les programmes et les services que la population demande. Nous allons offrir de meilleurs soins de santé et plus de logements abordables. Nous allons réduire les impôts de ceux qui en ont le plus besoin et poursuivre nos investissements records dans les infrastructures et le transport en commun. Nous allons lutter contre les changements climatiques tout en créant des emplois bien rémunérés.
    Ce qui est plus important encore pour les habitants de ma circonscription, Surrey—Newton c'est que notre gouvernement prendra des mesures pour interdire les armes d'assaut et donner aux villes le pouvoir d'interdire les armes de poing. Les gens que je représente ont dit haut et fort que ces types d'armes n'ont pas leur place dans nos quartiers.
    Je tiens à souligner le travail acharné que mon ami et ancien ministre Ralph Goodale a fait à ce sujet. Ralph a travaillé fort pour s'assurer que le Canada continue d'être un pays sûr et accueillant. Chaque fois que je lui faisais part d'un problème ou d'une préoccupation, il m'écoutait attentivement et m'aidait à trouver des solutions. Il y a deux ans, lorsque je lui ai parlé des besoins de Surrey en matière de services de police, il a déclaré sans détour que le gouvernement allait répondre aux souhaits du gouvernement municipal, qu'il s'agisse de recruter 100 nouveaux agents de police — ce que le gouvernement précédent n'a pas fait — ou d'appuyer la ville de Surrey dans sa volonté d'envisager une transition vers un service de police local.
    Je suis convaincu que le député de Scarborough-Sud-Ouest — qui vient d'être nommé ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile — assumera ce rôle avec autant d'enthousiasme et de rigueur que notre ami Ralph Goodale.

  (1545)  

    Je sais que tous les députés de ce côté de la Chambre ont à cœur de travailler dans l’intérêt de la population canadienne. Les mesures énoncées dans le discours du Trône de la semaine dernière amélioreront vraiment la vie des Canadiens. L’économie du Canada est en croissance et le taux de chômage au pays reste faible. Nous allons réduire davantage les impôts pour permettre aux Canadiens et aux personnes qui en ont le plus besoin de garder une plus grande partie de l'argent qu'ils ont difficilement gagné.
    Nous devons nous assurer que les jeunes puissent concrétiser leur rêve d’acheter une maison. Voilà pourquoi nous travaillerons fort pour régler la question de l’abordabilité et nous investirons dans le logement abordable afin qu’il soit plus facile pour les familles d’acquérir leur première maison.
    Les parents veulent donner à leurs enfants toutes les occasions possibles de se faire instruire et la chance de réaliser leurs rêves. Les membres de notre gouvernement visent le même objectif. Nous allons donc faire en sorte que les services de garde avant et après l’école soient plus abordables et accessibles qu’ils ne le sont actuellement.
    Afin de permettre aux aînés de prendre leur retraite dans la dignité, comme ils le méritent, nous renforcerons les pensions pour qu’ils puissent vivre dans la confiance et non la peur.
    La santé des Canadiens est primordiale. Nous collaborerons avec les provinces et les territoires afin que tous les Canadiens aient accès à un médecin de famille. Nous instaurerons des normes en matière de santé mentale en milieu de travail et ferons en sorte que les travailleurs bénéficient des soins dont ils ont besoin à cet égard.
    Enfin, nous allons prendre des mesures pour mettre sur pied un régime national d'assurance-médicaments afin d'offrir aux Canadiens l'aide dont ils ont besoin dans ce domaine. Voilà les mesures que nous allons adopter afin d'épauler les familles canadiennes.
    Comme je l'ai déjà mentionné, les familles de Surrey—Newton veulent que les lois en matière d'armes à feu soient resserrées afin de réduire la violence commise au moyen de ces armes dans nos rues. Le moment est venu d'adopter des mesures vigoureuses à cet égard. C'est pourquoi nous allons interdire les armes d'assaut de type militaire et mettre sur pied un programme de rachat. C'est ce que nous devons faire pour nous attaquer au problème des armes à feu et des gangs et assurer la sécurité des Canadiens.
    Globalement, ces mesures améliorent les perspectives de tous les Canadiens. Nous faisons ce que la population canadienne nous a demandé de faire.
    Je suis fier d'appuyer ce plan et je demande à tous les députés de la Chambre d'y souscrire pour nous permettre d'améliorer le sort de tous les Canadiens.
    J'aimerais féliciter tous mes collègues de leur élection à la 43e législature et souhaiter bonne chance à tous.
    Joyeux Noël et joyeuses Fêtes.

  (1550)  

    Monsieur le Président, je vous félicite pour votre nomination. Je me réjouis à l'idée de travailler à nouveau avec vous.
    Pour répondre au député, l'Alberta a reçu un coup de pied dans les tibias, s'est fait voler son argent de poche, et les pneus de sa voiture ont été crevés. Je n'ai rien vu dans le discours du Trône pour indiquer que l'on compte réparer ses pneus, lui redonner son argent de poche et lui permettre de retourner travailler.
    Le député d'en face a-t-il vu quoi que ce soit dans le discours du Trône qui redonnera confiance aux Albertains que les choses iront en s'améliorant?
    Monsieur le Président, je suis arrivé au Canada, en Alberta, en 1984. J'ai étudié à l'Université de Calgary pour obtenir un diplôme d'ingénieur. J'ai vécu en Alberta pendant huit ans, et c'est là que mes deux magnifiques filles sont nées. Je suis très fier d'être Canadien.
    Je peux dire aux députés que tout le travail que nous accomplissons, que ce soit réduire l'impôt des familles ordinaires de la classe ouvrière, fournir l'Incitatif à l'achat d'une nouvelle propriété ou investir dans les pipelines, aidera les Albertains. Je suis persuadé que, dans les prochains jours et les prochains mois, le député sera fier du travail accompli par le gouvernement.
    Monsieur le Président, en ce qui concerne les observations du député au sujet de l'assurance-médicaments, mis à part le fait que les libéraux en parlent depuis 1997 sans jamais agir, ils auraient besoin de la collaboration des provinces pour que celle-ci voie le jour.
    Aujourd'hui, le Québec nous a clairement fait savoir qu'il n'y voit aucun intérêt, car il a déjà un programme, tout comme d'ailleurs la Colombie-Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba. En fait, 98 % des Canadiens sont déjà couverts. Les provinces qui n'en ont pas sont l'Ontario, Terre-Neuve et certaines provinces de l'Atlantique. Il serait donc plus avantageux d'élargir les régimes provinciaux existants afin que tout le monde soit couvert, ce qui ne coûterait que 2,2 milliards de dollars, plutôt que de dépenser 15 à 40 milliards de dollars pour un programme national dont personne ne veut. Le député est-il d'accord?
    Monsieur le Président, je remercie la députée, qui est ingénieure comme moi.
    S'agissant d'assurance-médicaments, c'est ce que les gens veulent. Nous avons le rapport et un plan qui nous permettrait de mettre en oeuvre l'assurance-médicaments universelle d'ici 2027.
    Monsieur le Président, je porte un vif intérêt au logement et à l'itinérance. Dans les quatre derniers budgets, des fonds ont été affectés à la résolution de la crise de l'itinérance au Canada. Comme dans la circonscription du député et dans la mienne, c'est un problème auquel sont confrontés les Canadiens d'un océan à l'autre.
    Le député pourrait-il parler de l'importance de poursuivre nos programmes nationaux de logement et d'investir dans le logement des sans-abri au Canada?
    Monsieur le Président, je souhaite féliciter le député de Guelph et le remercier pour son travail formidable et pour les discussions que nous avons.
    Je suis heureux de lui dire que la Stratégie nationale sur le logement fonctionne. Dans ma circonscription, Surrey—Newton, nous avons construit 173 nouveaux logements. Nous avons réduit l'itinérance de 25 %. J'ai hâte de collaborer avec le député pour continuer la lutte qui mènera un jour à l'élimination de l'itinérance.
    Monsieur le Président, c'est un honneur d'être de retour et de prendre la parole dans cette enceinte. Je vous félicite d'avoir été nommé, il y a quelques instants, vice-président de la Chambre. Je suis impatient de vous voir occuper ce fauteuil avec brio, comme vous l'avez fait au cours des quatre dernières années. C'est un véritable honneur pour moi de siéger de nouveau à la Chambre.
    Comme c'est la première fois que j'ai la chance de le faire, j'aimerais tout d'abord remercier les électeurs de ma circonscription, Kingston et les Îles, de m'avoir fait confiance encore une fois pour les représenter au cours de la nouvelle législature. Il n'y a rien de tel que le sentiment de savoir qu'on a l'appui des électeurs de sa circonscription pour les représenter et s'assurer que leur voix est entendue à Ottawa. C'est un honneur incroyable pour moi d'avoir cet appui.
    Je profite aussi du moment pour remercier le très grand nombre de bénévoles qui m'ont aidé, comme c'est le cas pour l'ensemble des députés. Nous pouvons tous compter sur des bénévoles dévoués dans nos circonscriptions. C'est grâce à eux que les campagnes prennent forme et que nous parvenons à atteindre le fil d'arrivée.
    Il ne fait aucun doute que je jouis de ce même degré de soutien dans ma circonscription. Plus précisément, je tiens à remercier les membres de l'association libérale de l'Université Queen's, qui ont donné des heures et des heures de leur temps. J'en dégage l'impression que la jeune génération s'intéresse vivement à la politique. Voir ces jeunes s'impliquer en politique me remplit d'optimisme.
    Je remercie également mon personnel à Kingston. Je pense à Ann, Nicole, Kaitlin et Parth, qui font un travail extraordinaire pour me représenter et interagir avec les gens de ma circonscription au quotidien. À Ottawa, je peux compter sur Jeanna. Son excellent travail me permet de respecter l'horaire prévu et d'être ici lorsque c'est à mon tour de prendre la parole ou pour autre chose.
    Surtout, je remercie ma famille, ma femme, Vanessa, et mes enfants, Mason, Frankie et Vivian. Il n'est pas facile, comme la plupart des députés le savent, de quitter sa circonscription et de ne pas voir sa famille pendant plusieurs jours. Même si nous disposons de moyens technologiques, rien ne se compare à passer du temps en personne avec nos proches. Je leur suis extrêmement reconnaissant pour leur amour et leur soutien, des incontournables pour un travail comme le nôtre.
    Je tiens aussi à féliciter tous mes collègues, les 337 autres députés de cette Chambre. Nous provenons des différentes régions du pays. Nous avons été dûment élus par les gens de nos circonscriptions.
    Cette fois-ci, les électeurs de tout le pays ont décidé de reporter le Parti libéral au pouvoir, mais en situation minoritaire. Les Canadiens nous ont donné mandat de travailler ensemble dans un esprit de collaboration pour que nous puissions élaborer des mesures législatives et les leur présenter. Voilà qui décrit avec exactitude la présente législature.
    Il convient de signaler que des mesures législatives assez formidables, notamment celle portant création du RPC, ont été adoptées par la Chambre en situation de gouvernement minoritaire. Même le drapeau canadien a vu le jour sous un gouvernement minoritaire. Le régime d'assurance-maladie a été créé en situation de gouvernement minoritaire. Les exemples extraordinaires de collaboration abondent, et j'ai hâte de travailler avec tous les députés pour présenter des mesures législatives qui reflètent la volonté et les demandes des Canadiens.
    J'aimerais parler de trois choses en particulier qui m'ont interpellé dans le discours du Trône, l'une d'elles étant le désir d'accroître la sécurité et d'améliorer la situation économique de nombreux Canadiens. Je veux aussi parler un peu de l'engagement du gouvernement dans le domaine de la santé et, plus particulièrement, de l'assurance-médicaments. Bien entendu, je veux aussi aborder un sujet dont j'ai maintes fois parlé à la Chambre: les changements climatiques.
    Premièrement, en ce qui concerne l'accroissement de la sécurité des Canadiens et le renforcement de la classe moyenne, je suis extrêmement fier d'avoir fait partie, à la dernière législature, d'un gouvernement qui a profité de sa toute première occasion de présenter une mesure législative à la Chambre pour réduire l'impôt des Canadiens de la classe moyenne et demander aux Canadiens dont le revenu est considérablement plus élevé, le fameux 1 %, d'en payer un peu plus.
    Une autre mesure que nous avons instaurée dès le début, probablement au moyen du deuxième ou du troisième projet de loi à être présenté, était l'Allocation canadienne pour enfants. Quelques années plus tard, Statistique Canada a publié des données qui montraient que l'allocation a eu comme effet de sortir un peu moins d'un million de Canadiens de la pauvreté — ce chiffre s'élève probablement à un million à ce stade-ci — et, en particulier, près de 300 000 enfants. Voilà l'incidence de ces politiques sur les Canadiens.

  (1555)  

    C'est pourquoi j'ai été ravi de voir des initiatives semblables dans le discours du Trône. Il est important de mentionner qu'un discours du Trône constitue un document d'orientation. Il s'agit d'un document de principe qui établit le programme général d'un gouvernement durant son mandat. Il est extrêmement gratifiant de voir que le gouvernement est déterminé à poursuivre ses efforts en ce sens.
    Je pense plus particulièrement à l'exemption de base qui grimpera à 15 000 $ afin d'alléger le fardeau fiscal des Canadiens qui en ont le plus besoin.
    Le logement abordable est aussi mentionné dans le discours du Trône. Dans ma circonscription, en particulier, on observe actuellement une très grave pénurie de logements. Le taux d'inoccupation s'élève à 0,6 %. Pour ceux qui l'ignorent, un taux d'inoccupation acceptable serait d'environ 3 ou 4 %. Cela entraîne une hausse du coût des logements, tant ceux à acheter qu'à louer. Cela place des gens dans des situations fort difficiles.
    Je suis extrêmement heureux de savoir que nous continuerons à renforcer nos infrastructures, et pas seulement les infrastructures matérielles, mais aussi les infrastructures sociales dont ont besoin les familles, ainsi que les mesures de soutien que nous pouvons mettre en place pour ces dernières.
    Nous proposons de bonifier l'Allocation canadienne pour enfants, ce programme phare qui a sorti des centaines de milliers de personnes et d'enfants de la pauvreté, de manière à offrir une aide accrue pour les enfants de moins d'un an.
    Ma famille compte deux enfants très jeunes, l'un d'à peine trois ans et l'autre d'à peine un an. Je suis bien conscient des difficultés que peuvent éprouver les familles qui ont un enfant de moins d'un an ou un nouveau-né.
    Il est très encourageant de savoir que les gens en difficulté pourront se prévaloir de plus de ressources mises à leur disposition pour prendre soin de leur bébé au cours de sa première année, une période très déterminante de sa vie. Je sais également que cela permettra à encore plus d'enfants et de familles de sortir de la pauvreté.
    En ce qui concerne le deuxième sujet, les soins de santé, je suis très encouragé par deux points qui ont été mentionnés. Le premier est l'assurance-médicaments, un régime qui sera créé afin de répondre aux besoins des Canadiens en matière de médicaments sur ordonnance. Dans nos collectivités, et la mienne en particulier, beaucoup de gens doivent choisir quotidiennement entre prendre tous leurs médicaments ou payer le loyer ou la nourriture.
    En réalité, dans un pays aussi riche et aussi développé que le Canada, j'estime que les gens ne devraient pas avoir à choisir entre des médicaments et d'autres nécessités de la vie. Il nous importe de mettre en oeuvre un régime d'assurance-médicaments, et il me tarde d'y travailler.
    L'autre point est l'accès à un médecin de famille. Je me réjouis que le gouvernement veuille assurer à tous les Canadiens l'accès à un médecin de famille. À Kingston, il y a quelques années, nous avons eu une grave pénurie de médecins, et le conseil municipal a mis en place des mesures pour attirer plus de médecins.
    Le problème, c'est que ces médecins provenaient des localités environnantes et que nous causions un problème à celles-ci en attirant leurs médecins chez nous. Il est extrêmement encourageant de voir qu'on envisage un plan national pour attirer et retenir des médecins au Canada pour que tous aient accès à un médecin de famille.
    Enfin, rien n'est plus pressant pour les générations futures que les mesures que nous prenons dès maintenant pour lutter contre les changements climatiques.
     Comme l'a dit l'ancienne ministre de l'Environnement, notre génération est la première à sentir les effets des changements climatiques et elle sera la dernière à pouvoir y remédier. Nous devons atteindre certains de ces objectifs extrêmement ambitieux si nous voulons une économie carboneutre d'ici 2050. Nous devons diminuer notre consommation de plastique dès maintenant en utilisant moins de plastiques à usage unique, et nous devons continuer de stimuler l'économie verte et d'investir dans les technologies de l'avenir qui seront viables sur le plan économique et environnemental.
    Je me réjouis à l'idée de travailler avec mes collègues afin que la Chambre continue, dans les mois et les années à venir, de proposer des mesures législatives constructives et positives pour tous les Canadiens.

  (1600)  

    Monsieur le Président, je félicite le député d'en face de sa réélection. Je suis diplômée de l'Université Queen's et je me rends dans sa circonscription à l'occasion, comme il le sait.
    Le député conviendra sûrement que, pendant la dernière législature, je me suis efforcée de travailler avec le gouvernement et de voir à ce que ses priorités puissent mener à la création d'emplois dans Sarnia—Lambton, ce qui a donné d'excellents résultats. Maintenant, nous avons deux autres problèmes à régler, soit le logement abordable et le manque d'ouvriers spécialisés. À l'heure actuelle, il manque environ 1 500 ouvriers spécialisés, et on prévoit que ces besoins continueront de se faire sentir, étant donné le grand nombre de projets d'expansion.
    Le député pourrait-il me parler des plans du gouvernement qui se traduiront par des changements qui pourraient nous être utiles, c'est-à-dire de vrais dollars pour le logement abordable et des formations pour les métiers spécialisés?

  (1605)  

    Monsieur le Président, je pourrais passer 10 minutes sur chaque partie de la question.
    Je tiens également à souhaiter la bienvenue à la députée de Sarnia—Lambton. Je regrette qu'elle n'ait pas pu être présente aux retrouvailles, cette année, car elles étaient organisées pendant la fin de semaine qui précédait les élections, mais nous attendons avec impatience de l'y voir à l'avenir.
    En ce qui a trait plus particulièrement aux logements abordables, nous avons mis en œuvre la Stratégie nationale sur le logement, qui représente 40 milliards de dollars sur 10 ans, pour construire des logements abordables dans les collectivités grâce à une collaboration avec la Société canadienne d'hypothèques et de logement. Ces fonds seront accessibles aux fournisseurs de logements abordables dans la circonscription de la députée et dans toutes les circonscriptions du Canada.
    La députée a aussi parlé des métiers spécialisés. Il s'agit d'un domaine formidable sur lequel nous devons absolument miser. Bien que je n'aie pas de réponse pour la députée en ce moment, il s'agit d'un dossier auquel j'aimerais collaborer avec elle.
    La réalité est que, actuellement, l'âge moyen des maçons canadiens est de 58 ans. Nous devons prendre des mesures pour augmenter le nombre de personnes, surtout de jeunes, qui choisissent des métiers spécialisés, car il s'agit d'un domaine très rentable. Si un de mes enfants voulait se lancer dans un métier spécialisé, je serais le père le plus heureux du monde, car mon enfant serait bientôt riche.
    Monsieur le Président, j'ai une brève question à poser au sujet du parti du député et de ses antécédents en matière de paris sur une seule épreuve sportive et de tourisme dans sa région, dans ma région et ailleurs, ainsi qu'au sujet des 10 milliards de dollars qu'engrange le crime organisé grâce aux paris illégaux à l'étranger et aux maisons de jeu clandestines.
    Le gouvernement du député appuiera-t-il la généralisation de la politique en matière de jeux au Canada, conformément à l'approche que semblent adopter les États-Unis — tout comme l'Europe d'ailleurs —, et permettra-t-il les paris sur une seule épreuve sportive parmi les provinces?
    Cela leur permettrait de le faire si elles le veulent. À l'heure actuelle, c'est la loi de la jungle dont profite le crime organisé, alors que nous pourrions avoir un marché réglementé qui serait utile pour les destinations touristiques comme celles qui se trouvent dans sa propre circonscription.
     Le député appuiera-t-il cette proposition et pourrait-il nous dire pourquoi son gouvernement s'y est opposé la dernière fois? Peut-être qu'il changera d'avis cette fois-ci.
    Monsieur le Président, si les paris sur une seule épreuve sportive ne sont pas très importants dans ma circonscription, le tourisme l'est certainement. Le député me confond peut-être avec mon collègue de St. Catharines, que cette question passionne.
    Je n'ai pas de réponse à la question du député. C'est une question très directe. J'aimerais bien prendre connaissance des recherches menées à ce sujet, que ce soit dans le cadre d'un projet de loi d'initiative parlementaire ou d'un projet de loi d'initiative ministérielle, et entendre ce que quelqu'un comme lui — qui est fortement touché par ce phénomène dans sa circonscription — a à dire afin que nous puissions, au besoin, élaborer des lois, couper les ailes au crime organisé et saisir les occasions d'agir qui s'offrent à nous.
    Monsieur le Président, ceci est ma toute première intervention à la Chambre des communes et j'aimerais en profiter pour vous féliciter.
    Le député a indiqué qu'il voyait d'un bon oeil le fait qu'il était question de renforcer l'économie dans le discours du Trône. En réalité, il y a un problème de productivité au Canada. À l'heure actuelle, aux États-Unis, le PIB par heure travaillée est d'environ 60 $. En Suisse, il est de 65 $. Au Canada, c'est 50 $. En moyenne, le salaire est de 33 $ en Suisse, de 23 $ aux États-Unis et de 19 $ seulement au Canada.
    La contribution la plus élevée au PIB par heure travaillée provient du secteur du pétrole et du gaz. Le projet de loi C-69 frappe ce secteur de plein fouet et a eu une énorme incidence à cet égard. À l'heure actuelle, la contribution de ce secteur s'élève à 644 $ par heure travaillée.
    Quelle mesure concrète le gouvernement entend-il prendre pour améliorer la productivité au Canada?
    Monsieur le Président, je pense que l'une des choses les plus importantes à faire, c'est de diversifier les marchés. Il n'est pas nécessaire d'avoir des liens commerciaux uniquement avec les États-Unis. C'est pourquoi nous souhaitons diversifier nos relations commerciales dans le monde entier.
    Pour ce qui est tout particulièrement des produits et des services que nous vendons, je crois qu'il est important de veiller à leur diversification. Il faut aussi que notre économie soit diversifiée, de telle sorte que nous cessions de dépendre d'un ou deux secteurs dans différentes régions du pays.
    En ce qui concerne le secteur pétrolier et gazier, en particulier celui de l'Alberta, j'ai vraiment été étonné de constater que la pétrolière Suncor avait récemment annoncé sa décision d'investir 300 millions de dollars dans un parc éolien de cette province. Je pense que la meilleure chose à faire, c'est de pouvoir compter sur de multiples formes d'activités au sein de notre économie.
    Il ne faut pas dépendre uniquement des sources d'énergie renouvelable. Il ne faut pas dépendre uniquement du pétrole. Il ne faut pas dépendre d'un seul secteur de l'économie. Il faut diversifier notre économie pour être à l'abri des soubresauts du système économique.

  (1610)  

[Français]

    Monsieur le Président, je suis très heureux de vous retrouver à la Chambre. Bien entendu, je suis aussi heureux de retrouver tous mes collègues.
    J’aurais préféré que le résultat de l'élection soit différent, mais la population s’est prononcée, bien qu’elle ait voté majoritairement pour le parti qui forme l’opposition officielle.
    Je me permets de faire écho à ce que mon collègue a dit tout à l’heure. Ainsi, je vous félicite pour votre nomination à titre de vice-président de la Chambre. Vous agissez actuellement à titre de Président. Je crois que tous reconnaissent votre bon jugement et votre sens de l'« hommerie » tout à fait distingué. Cela fait de vous un homme avec qui nous avons du plaisir à travailler à la Chambre.

[Traduction]

    J'aimerais informer la Chambre que je vais partager mon temps de parole avec un tout nouveau nouveau député, le député de Charleswood—St. James—Assiniboia—Headingley. Je pense un jour déposer une motion pour mettre fin aux noms de circonscriptions trop longs pour être prononcés à la Chambre. Je suis certain d'obtenir le consentement unanime.
    Des voix: Oh, oh!

[Français]

    M. Gérard Deltell: Je suis très heureux d’être de retour à la Chambre. Je remercie du fond du cœur les citoyens de Louis-Saint-Laurent qui, pour une deuxième fois, m’ont honoré de leur confiance. On dira ce que l’on voudra, mais cela me fait toujours chaud au cœur de voir le nombre de votes en ma faveur augmenter d'une minute à l'autre lors du décompte des bulletins de vote. Parfois, on a une petite émotion, lorsque cela baisse un peu. Je tiens à remercier les gens qui m’ont accordé leur confiance afin que je les représente une deuxième fois à la Chambre des communes.
    Louis-Saint-Laurent, c’est là où je suis né, là où j’ai grandi, là où j’ai élevé ma famille et là où je vis encore aujourd'hui. Au cœur de la circonscription de Louis-Saint-Laurent se trouve la communauté autochtone de Wendake. Ce sont des gens que je représente avec fierté, honneur et enthousiasme. J’estime qu’ils sont une source d'inspiration pour les gens des Premières Nations et les autres en ce qui a trait au vivre-ensemble. Wendake est un modèle, un exemple, une inspiration pour tout le Canada, voire pour le monde entier.
    Dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent, les gens s’investissent année après année auprès des associations caritatives. En fin de semaine dernière, j’étais avec l’homme d’affaires Guy Boutin de la Fondation Le Petit Blanchon. Il s'agit d'une fondation qui vient en aide aux enfants provenant de familles qui sont aux prises avec des difficultés. Encore une fois, j'ai pu voir la générosité des gens de Québec et de Louis-Saint-Laurent.
    C’est la deuxième fois que je suis candidat à une élection fédérale, mais c’est le cinquième mandat que j’ai l’honneur de recevoir de la part des citoyens. À trois reprises, j’ai été élu dans la circonscription de Chauveau. D'ailleurs, je tiens à saluer les gens qui, il y a exactement 11 ans et un jour, soit le 8 décembre 2008, m’ont fait l’immense privilège d’être leur représentant à l’Assemblée nationale du Québec, où j’ai siégé pendant sept ans. Quelques-uns de mes anciens collègues de l’Assemblée nationale siègent maintenant à la Chambre des communes. Ce n’est pas que je ne les aime pas, mais je trouve qu’ils faisaient bien leur travail à l’Assemblée nationale. Ils auraient dû y rester. Or la population en a décidé autrement.
    C'est avec beaucoup d'émotion q