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Édifice de l'Ouest, pièce 200, la salle de la Confédération

David Monaghan, conservateur, Services de conservation

La salle de la Confédération

Tandis que s'amorcent les travaux de rénovation et de restauration de l'édifice de l'Ouest, il s'agit d'un bon moment pour réfléchir aux origines et à l'histoire d'un des endroits publics les plus connus de l'édifice, c'est-à-dire la pièce 200 ou la salle de la Confédération.

Le 15 avril 1964, l'honorable Alan Macnaughton, alors président de la Chambre des communes, procédait à l'inauguration de la pièce 200 nouvellement rénovée de l'édifice de l'Ouest, laquelle venait d'être renommée salle de la Confédération. Le premier ministre, le très honorable Lester B. Pearson, avait suggéré ce nom au président une semaine plus tôt. Le projet s'inscrivait parmi d'importants travaux de rénovation de l'édifice de l'Ouest qui avaient duré environ trois ans. La salle en soi était un nouveau local, créé à la suite de la démolition de tous les planchers et murs intérieurs de l'aile nord-ouest de l'édifice. Le mur ouest a été modifié pour y installer cinq grandes fenêtres, tandis que cinq grandes ouvertures réfléchissantes ont été créées sur le mur est afin de créer un équilibre dans la pièce.

La salle de la Confédération devait servir de salle de comité, de réunion et de réception. Elle mesure 24 mètres (79 pieds) de longueur par 14 mètres (47 pieds) de largeur et 8 mètres (27 pieds) de hauteur, ce qui en fait la plus grande pièce du genre sur la Colline du Parlement. Le tissu mural damassé, la feuille d'or qui recouvre largement le plafond à poutres apparentes et la boiserie (pin blanc de la Vallée de l'Outaouais) peinte, en font l'une des salles les plus décorées de la Colline. Le plancher en carreaux de vinyle a été conçu pour imiter un plancher en marbre.

La salle de la Confédération se caractérise principalement par ses six chandeliers de cristal. Datant des années 1840, ils étaient autrefois suspendus dans les salles de l'assemblée royale à Liverpool (Angleterre) mais ils en ont été enlevés vers 1930. Ils ont par la suite été récupérés par un spécialiste de l'éclairage à Londres, avant d'être achetés par Travaux publics en 1960 pour être installés dans cette pièce. Afin de faciliter le nettoyage des chandeliers, chacun est relié à un mécanisme de treuil permettant de le baisser.

Conformément à sa vocation, la pièce a été utilisée pour un large éventail d'événements politiques, gouvernementaux et sociaux. Elle a accueilli de nombreuses conférences fédérales-provinciales, les réunions du Comité spécial mixte sur la Constitution du Canada (1980-1981), deux grands banquets en l'honneur de Sa Majesté la reine Elizabeth II (1977, 1982), ainsi que des réceptions données en l'honneur de divers chefs d'État et autres visiteurs diplomatiques. Jusqu'à récemment, le petit-déjeuner‒prière national annuel s'y déroulait également.

Dans la vision et le plan à long terme, l'édifice de la Banque de Montréal, rue Wellington, a été désigné comme emplacement permanent futur des fonctions associées à la pièce 200. Compte tenu de son magnifique caractère patrimonial, il ne fait aucun doute que cet édifice servira de digne remplaçant.

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